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14 février 2025 5 14 /02 /février /2025 06:49
L’ignominie d’une « Riviera » sur le tombeau des Gazaouis - par Patrick Le Hyaric, 11 février 2025
L’ignominie d’une « Riviera » sur le tombeau des Gazaouis
 
Voici l’une des dernières abjections du président des États-Unis Donald Trump, par ailleurs magnat de l’immobilier : un transfert forcé de deux millions de Gazaouis hors de leur terre et de leur patrie pour faire de Gaza une « Riviera du Moyen-Orient » où viendraient sur le sable chaud se prélasser de riches Occidentaux, entourés de fleurs et de palmiers, s’enivrant de fêtes nocturnes sur les tombes de dizaines de milliers de Palestiniens.
Bref, Trump qui fait la chasse aux immigrés dans son pays veut en créer deux millions, et prie l’Égypte et la Jordanie de les accueillir toute affaire cessante. A défaut, l’ogre Nord-Américain les sanctionnera durement. Il revendique donc ouvertement lors d’une conférence de presse en mondovision la préparation d’un crime contre l’humanité, selon les termes de l’article 7 du Statut de Rome. Il a réitéré ces propos à trois reprises depuis dans des déclarations officielles. Ce 11 janvier face au roi de Jordanie il a persisté et signé : » Nous allons posséder Gaza. Nous n’avons pas besoin de l’acheter. Il n’y a rien a acheté » s’est-il exclamé en confirmant son projet : Gaza « sera placé sous le contrôle américain ».
En vérité, il a exposé le plan des dirigeants israéliens, et leur a donné le feu vert pour passer aux actes.
La mollesse des réactions dans les capitales européennes, le jour où celles-ci livraient des avions de combat, dont le Mirage français, à l’Ukraine, laisse pantois. Leurs communiqués, écrits à l’encre sympathique, se terminant une nouvelle fois par leur soutien à « une solution à deux États », ne sont que tissus d’hypocrisie et de duplicité.
Si les dirigeants européens, vassalisés à Washington, étaient réellement pour une solution à deux États, ils produiraient un acte clair, simple et fort : se conformer au droit international et reconnaître, comme 147 autres pays, l’État de Palestine, puisque l’un des « deux États » existe depuis le 19 mai 1948, Israël.
Ne pas le faire les rend complices de l’enchaînement des événements en Palestine. En refusant de poser avec force depuis trop longtemps la reconnaissance de l’État de Palestine, en semant la confusion entre le sort d’un peuple aux mains nues et son colonisateur qu’ils arment jusqu’aux dents, en empêchant tout débat sérieux et argumenté, en assimilant les contestations du processus de « colonisation-annexion » à de l’antisémitisme, ils ont ouvert le chemin aux projets communs de la droite et de l’extrême droite israéliennes et à Trump.
Tout le monde a clairement entendu, en janvier 2024, le sinistre ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich appelant au nettoyage ethnique de Gaza en ces termes : « Nous voulons encourager l’émigration volontaire, et nous devons trouver des pays prêts à accueillir les Palestiniens. » Au même moment, son collègue et ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir expliquait à des journalistes que la guerre menée contre les Palestiniens de Gaza offrait « l’occasion de se concentrer sur l’encouragement à la migration des habitants de Gaza ».
Les conducteurs fous de la machine de nettoyage ethnique se sentent confortés dans leur sale entreprise. Les brouilleurs d’ondes expliquent que Trump ne pourra pas déployer son armée pour une telle opération à Gaza. Pourquoi font-ils mine de ne pas avoir entendu Netanyahou expliquer qu’aucune troupe nord-américaine ne serait nécessaire parce que l’armée israélienne écraserait toute velléité des Palestiniens à faire respecter leur souveraineté sur leur sol ? « C’est notre engagement, notre travail, et nous sommes absolument déterminés à le faire », s’est exclamé, hilare, celui qui est sous le coup d’un mandat d’arrêt international – non sans avoir précisé à propos de la déclaration de Trump : « C’est la première bonne idée que j’ai entendue. »
Pourquoi s’acharne-t-on tant, dans d’importants cercles diplomatiques, politiques et médiatiques, à nier, à minimiser, à banaliser ces infâmes projets ? Tout simplement pour laisser faire. C’est une insupportable injustice pour les Palestiniens, c’est une impardonnable faute politique pour ceux qui s’y livrent, c’est une insondable meurtrissure pour l’humanité tout entière.
À peine le leader de l’imperium avait-il finit de lire son texte que le ministre israélien de la Défense Israël Katz affirmait avoir « ordonné à Tsahal de préparer un plan » qui « comprendrait des options de sortie par les points de passage terrestre, ainsi que des dispositions spéciales pour les départs par voie maritime et aérienne ».
Si la naïveté devait s’emparer de certains cercles attachés au droit, à la démocratie et à la justice, il faudrait s’empresser de la combattre.
L’expression de Trump agira comme un désinhibiteur pour toutes celles et ceux qui veulent jeter la cause palestinienne dans les braises d’une géopolitique de reconquête du Proche-Orient par l’Occident capitaliste. Le projet fondamental reste la construction du « Grand Israël », base élargie de l’implantation des firmes occidentales au Proche et Moyen-Orient.
Le projet est la mise sous tutelle US de la bande de Gaza pour pouvoir exploiter les réserves de gaz au large de l’enclave et un espace de transport de gaz et d’énergie au sein de cette région ; et Israël engloutirait la Cisjordanie annexée. Derrière ces molles désapprobations de façade des pays occidentaux, le projet de « Riviera » en même temps que s’accélère la colonisation-annexion de la Cisjordanie, qu’Israël ferme l’URNWA à Jérusalem et que les États-Unis lui coupent les crédits, se soupèse l’occasion de faire capoter définitivement ce que le langage diplomatique baptise de « solution à deux États ».
Autrement dit, il s’agit de la liquidation en bonne et due forme de l’idée même d’une Palestine libre et souveraine, indépendante et démocratique.
Il nous faut, avec nos associations, avec toutes les forces démocratiques, avec les nombreuses personnalités attachées à l’existence de deux États, renforcer un mouvement de révolte contre la tentative de faire disparaître un peuple, un pays, et organiser la solidarité avec le peuple palestinien.
Ne laissons pas étouffer le mouvement national palestinien. Avec les citoyens des pays arabes, empêchons la normalisation entre Israël et les pays arabes. Multiplions pétitions, marches et démarches, prises de parole partout où c’est possible afin d’obtenir qu’Emmanuel Macron déclare que la France reconnaît officiellement l’État de Palestine et pour qu’enfin l’Union européenne suspende l’accord d’association qui la lie à Israël depuis 1995.
Le mouvement des peuples pour la justice, le droit à l’autodétermination et la paix peut changer la donne.
L’axe proto-fascistoïde Trump-Netanyahou se heurtera au nombre. Le colonialisme de peuplement n’empêchera pas les Palestiniens de rester majoritaires et de combattre l’apartheid. Choqués, révoltés par la volonté d’annexion et par une guerre génocidaire, les peuples arabes ne laisseront pas leurs gouvernements accepter l’effacement des Palestiniens.
La cause palestinienne, désormais placée au cœur des enjeux internationaux, mobilisant de larges fractions de la jeunesse à travers le monde, ne peut s’éteindre sous les coups de boutoir des extrêmes droites mondiales et de leurs silencieux complices. La solidarité internationaliste peut et doit fortement se déployer jusqu’à permettre aux Palestiniens d’exercer leur souveraineté en élisant leurs représentants dans un parlement et un gouvernement sur la base de la charte de l’OLP, chargés d’entamer le difficile processus de construction des fondements de l’État palestinien. Le rapport de force peut et doit être inversé pour faire respecter le droit international. C’est urgent. C’est difficile. Mais encore possible.
 
Patrick Le Hyaric
 
11 Février( mis à jour 13 février) 2025
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14 février 2025 5 14 /02 /février /2025 06:47
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14 février 2025 5 14 /02 /février /2025 06:42

 

 

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14 février 2025 5 14 /02 /février /2025 06:34

 

On naît ultrariche, on ne le devient pas, ou en tout cas de plus en plus rarement. Mais le dernier rapport d’Oxfam sur les inégalités a montré qu’en outre, une large part de leur fortune vient du colonialisme et de ses conséquences.

Le dernier rapport d’Oxfam explique qu’une large partie de la richesse des milliardaires est issue du colonialisme et de ses conséquences.

Les récentes mobilisations contre la vie chère en Martinique trouvent leur origine dans le passé colonial : 80 % de la distribution alimentaire de l’île sont tenus par quatre familles de békés (descendants de colons), et le groupe CMA-CGM, contrôlé par le milliardaire français Rodolphe Saadé, bénéficie d’une situation de quasi-monopole sur l’approvisionnement maritime. La colonisation et son héritage ont créé des situations de rente encore d’actualité, et c’est ce que dénonce Oxfam dans son dernier rapport sur les inégalités.

« Économiquement, la colonisation, c’est l’exploitation des ressources et la surspécialisation de la production à des fins d’exportation vers la métropole, en l’occurrence la banane et la canne à sucre », explique Layla Abdelké Yakoub, responsable de plaidoyer justice fiscale et inégalités à Oxfam France et autrice du rapport. « En plus d’avoir créé une catastrophe écologique, ces territoires sont complètement dépendants de la métropole pour leur subsistance », poursuit-elle.

Un cercle vicieux qui entretient la rente et accroît les inégalités : le taux de pauvreté est deux fois plus élevé dans les Dom, quatre fois en Guyane et cinq fois à Mayotte, selon l’Insee, avec respectivement des taux de 53 % et 77 %. Une situation aggravée par le fait que, à cause des marges permises par la dépendance à la métropole, les prix à la consommation sont en moyenne de 9 à 16 % plus chers que dans l’Hexagone, et de 30 à 42 % plus chers pour ce qui est des produits alimentaires.

Héritage et situations de monopole

L’exemple français est loin d’être isolé et les conséquences de l’histoire coloniale sur les inégalités Nord-Sud sont immenses. « Le colonialisme a été mené par des multinationales privées qui se sont souvent vues accorder des monopoles et ont tiré d’énormes profits de leur expansion à l’étranger. Le concept de multinationale privée, financée par de riches actionnaires, est d’ailleurs un produit de l’ère coloniale », rappelle Oxfam. Daron Acemoglu, économiste au MIT (Institut de technologie de Boston), a calculé que les inégalités économiques entre le Nord et le Sud, modestes au début de la colonisation, ont été multipliées par 10 au cours de cette période. « Rien qu’entre 1825 et 1947, la France a ainsi extrait de ses colonies africaines 313 milliers de milliards d’euros (en euros constants actuels) », a calculé Oxfam.

Conséquence de cette histoire : 60 % de la fortune actuelle des milliardaires dans le monde sont hérités ou le fruit d’une situation de monopole. L’ONG insiste sur ce point : « Les entreprises en position de monopole peuvent contrôler les marchés, dicter les règles du jeu commercial et les conditions d’échange. » On peut penser aux Gafam, mais pas que. Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique (11 milliards de dollars), contrôle le marché du ciment dans plusieurs pays africains, dont le Nigeria. En outre, selon Tax Justice Network, 70 % des abus fiscaux proviennent d’entreprises dont le siège est dans des pays l’OCDE, pour beaucoup au détriment de pays du Sud.

122 années de remboursement aux anciens propriétaires d’esclaves

Les pays riches préservent leur situation de rente via le système financier mondial et leur contrôle des monnaies de référence. « Dans le Nord, s’endetter en investissant dans le Sud rapporte, quand l’inverse est faux, puisque les taux d’intérêt sont très défavorables au Sud, explique Layla Abdelké Yakoub. Ces pratiques à elles seules engendrent un transfert de près de 1 000 milliards de dollars US par an des pays du Sud vers les pays du Nord » assure-t-elle. Elle a calculé que, en 2023 en France, les 1 % les plus riches ont perçu près de 20 milliards d’euros du Sud via le système financier.

Bolloré une fortune sur le dos de l’Afrique

En février 2012, une note de la BNP Paribas estimait que les activités logistiques de Bolloré en Afrique représentaient 80 % des bénéfices du groupe ! Vincent Bolloré a commencé en 1985 par prendre le contrôle de Socfin, propriétaire entre autres de grandes plantations de tabac en Afrique. Il a ensuite profité au maximum de la politique du FMI : en échange d’aides du fonds, les pays africains devaient privatiser une à une leurs infrastructures de transport (concessions portuaires et ferroviaires…). Bolloré était aux aguets pour mettre la main dessus. Petit à petit, il a pris le contrôle d’un gros quart des exportations de cacao, de café, d’huile de palme, de coton du continent et s’est bâti un empire de la logistique et du transport, présent dans 45 pays africains. Il a revendu en 2022 sa filiale Bolloré Africa Logistics et fait plus de 3,15 milliards d’euros de plus-value. Depuis 2015, le groupe Bolloré prend peu à peu le contrôle de médias (et groupes) majeurs en France, comme Canal + et iTélé devenue CNews, Europe 1 ou plus récemment le Journal du dimanche…

Par exemple, à la suite de l’abolition de l’esclavage et après avoir arraché son indépendance à la France, Haïti a été forcée d’emprunter 150 millions de francs à son ancien colonisateur (l’équivalent de 20 milliards d’euros au cours actuel) pour rembourser les anciens propriétaires d’esclaves. Le pays a mis cent vingt-deux ans à rembourser cette somme, à 80 % accaparée par une petite oligarchie française. Ce cycle d’endettement reste un problème qui perdure aujourd’hui. Entre 1970 et 2023, les gouvernements des pays du Sud ont dû payer 3 300 milliards de dollars US d’intérêts à leurs créanciers des pays du Nord. Et la situation n’est pas près de changer. Les pays du G7 détiennent encore 41 % des voix au FMI et à la Banque mondiale, alors qu’ils représentent moins de 10 % de la population mondiale.

La France exerce toujours un contrôle économique important sur 14 pays de la zone CFA (Communauté financière africaine ou Coopération financière en Afrique) par le biais du franc CFA. Ces pays doivent déposer au moins 50 % de leurs réserves de change sur un compte spécifique du Trésor français, et la Banque de France détient près de 70 % des réserves d’or de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.

Aux côtés de celles et ceux qui luttent !

 

 

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13 février 2025 4 13 /02 /février /2025 17:20
Photo de la manif de Guingamp pour l'hôpital public du 1er février 2025

Photo de la manif de Guingamp pour l'hôpital public du 1er février 2025

L’action des arrêtés (1) par 55 maires, initiée par Gaël Roblin lors d’un conseil municipal de Guingamp et validé par Initiative Urgence Armor Santé Yec’hed Mat ! n’a pas reçu de réponse de la part du Préfet, sauf à convoquer les maires devant le Tribunal administratif en invoquant leur incompétence en la matière. En précisant, avec beaucoup de désinvolture et de mépris qu’il n’y avait aucun problème pour l’accès aux soins dans notre département. propos ont mis le feu aux poudres.
Le 5 novembre, Initiative Urgence Armor Santé Yec’hed Mat ! a décidé de deux actions conjointes : la mise à disposition de Cahiers de doléances à la population pendant 3 mois et une manifestation le 1er février pour la remise des réponses à la sous-préfecture. La veille, le bilan des 2 000 témoignages et des expressions de la population a été présenté au public et à la presse.
Plus la date du 1er février se rapprochait, plus les appels à se mobiliser s’élargissaient à d’autres départements proches du GHT (2) Armor, notamment à Carhaix par l’organisation d’un train, 7 comités de défense des hôpitaux publics de proximité et de la Confédération paysanne avec des tracteurs. Une trentaine d’organisations se sont retrouvées ensemble pour dénoncer les difficultés d’accès aux soins.
La mobilisation ne faiblit donc pas à Guingamp, en témoigne cette manifestation de 2 500 personnes qui s’est déroulée avec détermination et sérénité au son des bombardes, du biniou et jazzy. Les drapeaux de Cuba bien présents, dont l’un d’entre eux était sur le tracteur au départ de la manifestation, symbolisaient l’une des propositions forte pour obtenir des médecins cubains. Avec les PADHUE (3), il n’existe aucune autre solution immédiate pour stopper l’hémorragie des fermetures de services de soins !
Cette période permettrait, en luttant, d’augmenter le nombre de formations médicales dans les universités de Rennes et Brest. Il est urgent de désengorger les urgences par des lits d’hôpitaux, des centres de santé supplémentaires, de contrer les fuites de professionnels en raison de la perte de sens dans leur travail. « La démocratie ne s’arrête pas à la porte des usines. C’est dans le milieu du travail que doit s’opérer une réhabilitation de la parole qui nous amène à chasser tous ces protocoles stupides d’évaluation qui ne sont que des chaînes numériques faisant de nous des esclaves. » (4)
Dans cette lutte, ces chemins du possible conjuguent nos propositions sur l’Hôpital et la Sécurité sociale avec la construction d’émergence de solutions. Elle passe par le combat contre l’ostracisme entourant la réalité cubaine en développant la solidarité à travers des contrats d’État à État et non pas à titre individuel. Ces contrats garantissent les conditions d’accueil des médecins cubains comme en Italie et permettent à Cuba d’obtenir des financements pour améliorer les conditions de vie des Cubains, victimes du blocus américain. Mais aussi de ne plus imposer, comme au CHU de Brest, à 30 personnes âgées de plus de 75 ans de passer plus de 12 heures aux urgences sur un brancard ! (5)
Christiane Caro
Animatrice de l’Atelier Citoyen Santé Bretagne PCF
______________________________
1. À Cœur Ouvert 3e trimestre 2024 : L’accès à la santé…une affaire de dignité.
2. Groupement Hospitalier de Territoire.
3. Praticiens à diplôme hors Union européenne.
4. Roland Gori se réfère à une citation de Jaurès (À Cœur Ouvert, 1er Trimestre 2025).
5. Courageusement dénoncé par la CGT du CHU de Brest.
Article publié dans CommunisteS, numéro 1029 du 12 février 2025.
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11 février 2025 2 11 /02 /février /2025 15:45

 

NOUVEAU RASSEMBLEMENT DE LA SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN

SAMEDI 15 FÉVRIER À 16H - PLACE DES OTAGES À MORLAIX

 

Le cessez-le-feu à Gaza signé entre Israël et le Hamas est opérationnel depuis le 19 janvier. Il tient malgré sa fragilité et apporte un extrême soulagement aux souffrances des habitants de Gaza dénués de tout. S’il est essentiel qu'il soit définitif et permanent, il ne met pas fin à la violence coloniale ni à l’oppression du peuple palestinien..

Israël, avec le soutien inconditionnel des États-unis et la complicité tacite de la plupart des états européens, poursuit et même intensifie en ce moment ses crimes de guerre et contre l’humanité à l’encontre des Palestiniens.

Après 471 jours de génocide à Gaza et un bilan qui pourrait bien atteindre les 100 000 victimes, le nouveau président des États-unis reprend à son compte le projet des gouvernants israéliens d’extrême droite d’un transfert forcé des Gazaouis hors de leur territoire. Quelles que soient les raisons invoquées, la réalisation d’une telle expulsion est qualifiée par le droit international et les conventions de Genève de crime contre l’humanité. Et les Palestiniens savent tous que, si cela devait se produire, ils ne pourraient jamais remettre un pied sur leur terre.

En Cisjordanie, dès le lendemain de la trêve à Gaza, Benjamin Netanyahou a lancé l’opération « Mur de fer » qui cible les camps de réfugiés palestiniens en particulier ceux de Jénine et Tulkrarem, massivement détruits et dont des milliers d'habitants sont depuis à la rue. La Cisjordanie est plus que jamais menacée d’annexion, projet « boosté » par l’élection de Donald Trump. Les 3,2 millions de Palestiniens qui y vivent n’auront d’autre choix que de se soumettre à l’apartheid de l’occupant ou de s’exiler. Dans tout ce territoire sous blocus militaire, les colons israéliens s’acharnent contre les Palestiniens avec un sentiment d’impunité redoublé depuis la levée par Donald Trump des sanctions à leur encontre. le nombre de Palestinien·nes tué·es en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupée depuis le mois d’octobre 2023 est désormais de 886.

A Jérusalem-Est, le nettoyage ethnique s’intensifie : les Palestiniens sont privés depuis le 1e février de l’aide alimentaire, médicale, éducative apportée par l’UNRWA. Israël vient d’interdire sur son sol la présence et les activités de cette agence onusienne internationale d’aide aux réfugiés palestiniens qui officie depuis 1949 et Donald Trump vient de signer un décret supprimant toutes les subventions nord-américaines à l'UNRWA.

Nous sommes donc bien loin d’une évolution vers une paix juste et durable dans le respect du droit international dont les Nations Unies devraient être le garant. Bien au contraire, Israël, les États-Unis et leurs alliés utilisent de multiples procédures pour invalider les ordonnances de la CIJ et les mandats d’arrêt émis par la CPI concernant la guerre menée par Israël contre les Palestiniens.

La mobilisation en solidarité avec la Palestine est présente partout dans le monde. En France, notre présence dans les mobilisations est encore indispensable pour dénoncer le silence complice de nos gouvernants et le naufrage éthique de la presse dominante devant les crimes commis par Israël. Le traitement médiatique français autour des échanges d’otages détenus par les groupes armés palestiniens et les prisonniers palestiniens relâchés par Israël en est un parfait exemple.

C’est pourquoi l’AFPS du Pays de Morlaix vous appelle à soutenir et à participer massivement à un NOUVEAU RASSEMBLEMENT DE LA SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN SAMEDI 15 FÉVRIER À 16H - PLACE DES OTAGES À MORLAIX

Venez nombreux !

 

 

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11 février 2025 2 11 /02 /février /2025 06:35
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11 février 2025 2 11 /02 /février /2025 06:29

 

" - Avec des mots simples et des doutes sérieux, nos concitoyens s’inquiètent d’une énième séquence de 49.3 et de motions de censure.
L’émotion est grande. Les motions sont nombreuses. Alors que la situation de l’emploi, la grande braderie de notre tissu industriel, les questions de salaires et de pouvoir d’achat, l’avenir de nos écoles, de nos hôpitaux, de notre justice, de la culture devraient être au cœur du message politique.
Toute l’énergie des parlementaires est aspirée par la tentative de coup de force d’un gouvernement soumis aux exigences du capital et la prétendue radicalité dans les faits, impuissante d’une partie de la gauche. Stop !
Le premier responsable de cette situation est le Premier ministre qui utilise le 49.3 pour éviter un vote sur son budget. Il n’y a pas les méchants qui votent la censure et les gentils qui utilisent le 49.3. Ces deux outils – bien que constitutionnels – sont violents pour la démocratie. Ils sont la preuve d’un gouvernement brutal mais aussi de l’incapacité des groupes parlementaires à trouver des compromis.
J’avais d’ailleurs proposé, lors d’une réunion de toutes les forces politiques en présence du président de la République, une sorte de « pacte » engageant toutes les parties à ne recourir ni au 49.3 ni au vote de motions de censure, pour forcer les uns et les autres à trouver les voies du compromis et des majorités.
Las, personne n’a voulu s’engager.
Comment s’opposer à ces budgets iniques présentés par François Bayrou ? Comment les amender, les transformer quand le Gouvernement empêche les parlementaires de voter en déclenchant le 49.3 ?
La motion de censure devient automatiquement le seul moyen pour les rejeter.
Mais voter une motion de censure sans majorité alternative, c’est faire tomber le gouvernement sans rien régler des problèmes de nos concitoyens et concitoyennes.
Pour la vie quotidienne de nos concitoyens, leur pouvoir d’achat, leur emploi, pour nos communes, nos entreprises, nos associations, nos hôpitaux, nos écoles… ces motions de censure ne résolvent rien.
J’appelle les responsables de gauche et toutes les forces sociales, le monde du travail, les forces associatives et citoyennes à dépasser le débat sur la censure pour agir ensemble.
C’est pourquoi, après ce nouveau 49.3, je peux comprendre autant ceux qui votent la censure que ceux qui ne la votent pas.
Je comprends autant celles et ceux qui veulent tout faire pour empêcher l’adoption d’un budget extrêmement dur et dangereux pour la France et je comprends aussi ceux qui ne veulent pas d’un saut dans le vide, de l’inconnu politique, d’un pays sans budget où l’extrême droite est en embuscade.
Surtout, j’appelle les responsables de gauche et toutes les forces sociales, le monde du travail, les forces associatives et citoyennes à dépasser le débat sur la censure pour agir ensemble.
Ripostons à l’offensive capitaliste des grands groupes qui détruisent notre industrie, aux néolibéraux qui cassent nos services publics et aux forces d’extrême droite qui nous divisent.
Et mobilisons-nous pour faire progresser un projet rassembleur pour le travail, pour des salaires et des pensions dignes et une appropriation sociale de la production, un projet pour la paix et la coopération, pour la République sociale, laïque et démocratique.
Je me suis engagé en politique pour améliorer la vie des gens. Pas pour jouer aux dés avec leur avenir et celui de mon pays.
Notre industrie comme nos services publics, sont gravement menacés.
Partout, des salariés, des agents publics des usagers luttent. Mais les espoirs de victoire apparaissent souvent bien minces.
Ces femmes et ces hommes ont besoin de nous. Ils ont besoin de la gauche. D’une gauche qui les soutienne, qui donne à leurs voix l’écho dont elles ont besoin pour être entendues ; d’une gauche prête à gouverner avec un programme de rupture avec le système économique, une gauche qui choisira de défendre l’être humain et la planète plutôt que les rentes du capital.
En psychanalyse nous dit le dictionnaire de l’Académie française, la censure constitue l’« action défensive du moi qui empêche le retour à la conscience de représentations inacceptables, refoulées ».
Le refoulé de la gauche, les catégories populaires dans leur diversité, ne peuvent plus être la victime de l’action défensive du moi qui ces dernières semaines a utilement pris les habits de la motion de censure.
Allons plus loin, sortons de l’émotion de censure. Travaillons à éveiller les consciences, à nourrir les luttes, à ouvrir un chemin d’espoir pour révolutionner la France."
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10 février 2025 1 10 /02 /février /2025 07:40
Le PCF organisait une vente solidaire de légume, samedi 8 février, dans le quartier de la Vierge noire, à Morlaix. | OUEST-FRANCE

Le PCF organisait une vente solidaire de légume, samedi 8 février, dans le quartier de la Vierge noire, à Morlaix. | OUEST-FRANCE

Ouest-France

À Morlaix, le PCF organise une vente de légumes à prix coûtant et s’engage auprès des quartiers
Baptiste LE ROUZIC.

Publié le

Le Parti communiste organisait, samedi 8 février 2025, une vente solidaire de légumes dans le quartier de la Vierge noire, à Morlaix (Finistère). L’occasion de faire marcher les circuits courts, de proposer un mode de consommation alternatif et d’agir auprès des quartiers populaires.

Samedi 8 février 2025, à 10 h, dans le quartier de la Vierge noire, les Morlaisiens remplissent leur panier. Le Parti communiste français organise une vente de légumes, juste devant la maison de quartier Zoé-Puyo. C’est la quatrième en quatre mois. Les sympathisants du parti ne distribuent pas seulement des pommes de terre, ils réalisent une action militante. « On ne se rémunère pas, explique Ismaël Dupont, secrétaire départemental du Parti communiste dans le Finistère. Nous vendons à prix coûtant. » Près de 400 kg de pommes de terre, carottes, poireaux, oignons et potimarrons sont écoulés, en deux heures seulement.

Les légumes viennent du coin, du Pays de Léon, près de Roscoff, où les producteurs ont même accepté de baisser le prix pour la bonne cause. Les trois dernières ventes, à Bakounine (Morlaix), ont rassemblé entre 20 et 25 acheteurs. Ici, aux alentours de 10 h 30, on en compte déjà autant. « C’est la première fois que je vois autant de monde », explique Ismaël Dupont. Parmi eux, Juliette Resenterra est venue chercher la qualité des produits, mais surtout la bienveillance. « La gentillesse et le service sont imbattables », sourit-elle.

« Faire marcher les circuits courts »

Les sourires se distribuent et s’échangent au rythme des billets et des sacs remplis de produits locaux. Les gens se connaissent : « Comment vont les enfants ? Cela faisait longtemps ! Tu passeras prendre un café. » C’est une manière de faire la politique : rassembler les gens. « C’est important de rester connecté au quotidien des gens, à leurs problèmes, explique le secrétaire départemental du PCF Finistère. Mais aussi d’être dans l’action. Le pouvoir d’achat des Morlaisiens chute depuis la crise sanitaire. Il faut réagir. »

Le PCF veut aussi montrer qu’il est possible de consommer autrement. « C’est important de faire marcher les circuits courts, continue Ismaël Dupont. On supprime les intermédiaires. Tout de suite, ça devient beaucoup moins cher ! » 80 centimes le kilo de pommes de terre, 1 € le kilo d’oignons et 1,50 € le potimarron. Difficile de trouver moins cher ailleurs. « Si je pouvais, je viendrais ici tous les jours, c’est beaucoup moins cher qu’au marché, précise Juliette Resenterra. En plus, la qualité des produits est incroyable ! »

Agir auprès des classes populaires

Laurence, elle aussi, est satisfaite des produits et du prix. Elle n’a pas eu à se déplacer bien loin, elle habite dans le quartier. « J’ai découvert le stand grâce à la presse, raconte-t-elle. Mais des tracts ont également été distribués aux habitants. » Le choix des quartiers Bakounine et la Vierge noire comme points de vente n’est pas le fruit du hasard. « C’est une priorité d’aller dans les quartiers populaires, témoigne le secrétaire départemental du PCF Finistère. On voit que l’extrême droite progresse dans les coins où la population se sent délaissée, chez les travailleurs, les classes populaires. Nous montrons que nous sommes là. »

Juliette Resenterra s’impatiente déjà de la prochaine vente de légumes. Pas d’inquiétude, la prochaine arrive bientôt, au mois de mars. « Nous serons là le mois prochain, s’enthousiasme Ismaël Dupont. Exactement au même endroit ! »

https://www.ouest-france.fr/politique/parti-communiste/a-morlaix-le-pcf-organise-une-vente-de-legumes-a-prix-coutant-et-sengage-aupres-des-quartiers-7a06be58-e5f5-11ef-a721-b0bb668bdebd

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10 février 2025 1 10 /02 /février /2025 07:38
60 camarades présents au repas de section du PCF Le Relecq-Kerhuon ce vendredi 7 février 2025
60 camarades présents au repas de section du PCF Le Relecq-Kerhuon ce vendredi 7 février 2025
60 camarades présents au repas de section du PCF Le Relecq-Kerhuon ce vendredi 7 février 2025
60 camarades présents au repas de section du PCF Le Relecq-Kerhuon ce vendredi 7 février 2025

C'était ce vendredi 7 février 2025 le traditionnel repas du mois de février de la section du PCF Relecq-Kerhuon à la maison des associations Germain Bournot. Après le discours du secrétaire de section Pierre-Yves Liziar qui a évoqué l'état du monde, les responsabilités de la gauche, et la riche activité de la section en 2024 avec ses objectifs pour 2025, nous avons partagé l'apéritif et un repas délicieux du traiteur local dans une ambiance chaleureuse et en présence d'une soixantaine de camarades et de sympathisants, du Relecq et de Brest principalement. Bravo aux camarades du Relecq-Kerhuon pour l'organisation!

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