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16 mars 2025 7 16 /03 /mars /2025 07:05
André Chassaigne, « un monument de l’Assemblée et un militant » (Aurelien Soucheyre - L'Humanité, 15 mars 2025)
André Chassaigne, « un monument de l’Assemblée et un militant »

Figure centrale du PCF et de l’Assemblée nationale, le chef de file des députés communistes a été élu vendredi 14 mars maire-adjoint, à Saint-Amand-Roche-Savine, dans son Puy-de-Dôme natal. Il prévoit de rendre fin mars son mandat parlementaire. Portrait d’un combattant de l’intérêt général.

André Chassaigne, « un monument de l’Assemblée et un militant » (Aurelien Soucheyre - L'Humanité, 15 mars 2025)
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16 mars 2025 7 16 /03 /mars /2025 07:02
Ouest-France, 13 mars 2025.

Ouest-France, 13 mars 2025.

Morlaix Wavel - AJPF - Un salon artisanal pour financer l'accueil des Palestiniens ce dimanche 16 mars à Plourin-les-Morlaix de 10h à 18h (article Ouest-France, 13 mars 2025)
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16 mars 2025 7 16 /03 /mars /2025 06:58
Hommage à Missak et Mélinée Manouchian le 22 mars, 11h à Brest, pour le dévoilement de la plaque de la rue rebaptisée du nom des résistants communistes arméniens de la FTP-MOI entrés au Panthéon

Hommage à Mélinée et Missak Manouchian

Nous vous invitons au dévoilement de la plaque en hommage à Mélinée et Missak Manouchian, figures emblématiques de la Résistance.

 Samedi 22 mars
 À partir de 11h
15, rue Coat ar Gueven


Missak Manouchian, chef du groupe des FTP-MOI, et son épouse Mélinée, résistante et survivante, incarnent le combat pour la liberté et la justice. Leur engagement ne doit jamais être oublié.

Venez nombreux leur rendre hommage !

 

Le mardi 25 mars, la section communiste de Brest organisera une conférence d'éducation populaire à 18h 6 rue Berger à Brest avec l'historien de la Résistance Gildas Priol sur la résistance communiste à Brest et dans le Finistère. 

Venez nombreux!

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14 mars 2025 5 14 /03 /mars /2025 06:45
Mort de Jean-François Téaldi, un journaliste combattant - Pierre Barbancey, L'Humanité, 12 mars 2025

Notre confrère, qui travaillait à France 3 Côte d’Azur avant de prendre sa retraite, nous a quittés. Il était un professionnel exigeant, défenseur du service public de l’audiovisuel, militant communiste et syndical. Ses obsèques auront lieu mercredi 19 mars à 16 heures au crématorium de Cannes.

Pierre Barbancey, L'Humanité, 12 mars 2025

Jean-François Téaldi nous a quittés après un long et douloureux combat contre la maladie, le seul peut-être qu’il a jamais perdu. Il venait d’avoir 73 ans. Combattant, c’est sans doute le mot qui le désigne le mieux, entièrement. Depuis très jeune jusqu’à son dernier soupir. Il y a quelques jours encore, il postait des messages sur les réseaux sociaux pour mettre en avant une émission avec Fabien Roussel, un rendez-vous de la section du PCF de Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, ou un commentaire sur l’actualité internationale.

Jef, comme tous ses amis l’appelaient, avait le journalisme chevillé au corps. Lui le fils de prolo, le gamin qui a grandi dans un quartier populaire de Cannes, savait ce qu’était la ségrégation sociale. C’est à la faculté des lettres de Nice qu’il adhère à l’Union des étudiants communistes (UEC), puis au PCF. Côté syndical, il s’engage à l’Unef dite Renouveau.

Journaliste, syndicaliste, communiste

Mais peut-être faut-il chercher dans son amour de la vérité et des petites gens son choix professionnel. Chercher, interroger, comprendre, tel était son mantra. En 1977, il devient pigiste pour le quotidien Nice-Matin et à l’antenne locale de FR3. Le passionné de foot qu’il était saute sur les multiplexes de France Inter. Il devient, en 1982, journaliste spécialisé à FR3 Méditerranée puis présentateur du JT à FR3 Côte d’Azur. Il animait également une émission culturelle particulièrement remarquée où, pour une fois, les plasticiens pouvaient parler à un large public. Ce qui ne l’empêchait pas de multiplier les reportages à l’étranger au Liban, en Afrique du Sud (avec Ernest Pignon-Ernest parti remettre à Nelson Mandela les œuvres des artistes contre l’apartheid), en Afrique du Nord, au Japon…

Ce métier, qu’il a aimé passionnément, il l’assumait totalement, y compris en restant attaché à sa station locale. Être journaliste, c’était être citoyen. Un citoyen avec des engagements politiques et syndicaux, membre du Comité national du PCF de 2008 à 2016 et secrétaire général du SNJ-CGT à France Télévisions et pour l’ensemble de l’audiovisuel public et privé, de 2002 à 2012. C’est d’ailleurs le titre de l’ouvrage qu’il a publié en 2017 au titre répulsif pour certains mais que beaucoup devraient méditer. Journaliste, syndicaliste, communiste. Trente-sept ans d’un combat dans l’audiovisuel public (éditions Tirésias-Michel Reynaud). Un ouvrage qui, pour ceux qui ne connaissaient pas Jef, permet de découvrir toutes les facettes de sa personnalité.

C’est le regretté Marcel Trillat, autre grand défenseur du service public de l’audiovisuel et communiste dans l’âme, qui a réalisé cet important entretien. « La mémoire de Jean-François Téaldi fourmille d’anecdotes (…) : il n’a pas toujours été facile d’être communiste, dans une télévision publique longtemps contrôlée par le pouvoir politique », écrivait l’ancien PDG de France Télévisions Hervé Bourges dans la préface. Il sera d’ailleurs « débarqué » de son poste de rédacteur en chef de FR3 Nice sans raison valable. Son rôle leader dans les grèves de France Télévisions n’y est évidemment pour rien !

 

Le 15 mars 2017, Jean-François Téaldi confiait à notre collègue Caroline Constant, dans une interview publiée dans l’Humanité : « Le mythe de la neutralité ou de l’objectivité a toujours existé. Je l’ai toujours réfuté. Y compris dans les écoles de journalisme où j’ai enseigné. » Il fallait le voir dans ses émissions face à Jacques Médecin, Jean-Marie Le Pen, Christian Estrosi ou Bernard Tapie, les poussant dans leurs retranchements, dévoilant leurs contradictions, ne cédant jamais avant d’obtenir une réponse, malgré les invectives. « Je sais bien que vous voudriez que mes idées aient la couleur de votre veste », lui a même lancé l’ancien député FN, Jacques Peyrat, qui allait devenir maire de Nice après avoir décollé son étiquette.

Avec Jef, c’est un camarade, un ami et un frère qui nous quitte. Nous avons en tête mille anecdotes, de rires, d’engueulades, de désaccords politiques (rarement), de bons moments passés à la Fête de l’Huma, au Village du monde et au stand des Amis avec Trillat, Pignon-Ernest et bien d’autres encore. Et à Nice, bien sûr, aux deux rendez-vous annuels du PCF, la fête du Château et celle de l’hebdomadaire « Le Patriote Côte d’Azur ». Sans parler des échappées dans de petites échoppes inconnues des touristes dans la vieille ville.

« Chez moi, il n’y avait ni livres, ni télévision, ni voiture. Ma culture politique et culturelle, je la tiens du Parti communiste. Ça me structure et ça me structurera jusqu’à ma mort », confiait-il à l’Huma, son journal, qu’il lisait chaque jour, y compris dans les derniers moments. A luta continua, Jef, comme disait Miriam Makeba dans cette chanson que tu aimais tant. À Marie-France, son épouse, nous disons notre peine.

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14 mars 2025 5 14 /03 /mars /2025 06:44
Manifestation des retraités le 20 mars à Pontivy - communiqué de la fédération PCF du Finistère

Communiqué de la Fédération du PCF du Finistère

Manifestation des retraités le 20 mars à Pontivy

La fédération du PCF du Finistère appelle les retraité.e.s et retraitables à se mobiliser jeudi 20 mars et à participer à la manifestation régionale à l'appel de neuf organisations syndicales et associations de retraités.

La situation sociale des retraité-e-s se dégrade fortement depuis plusieurs décennies en raison du travail de sape mené par les gouvernements successifs. La pauvreté se développe et se posent les questions de santé, de logement, d’accès aux soins et aux services publics. Une opposition systématique est entretenue entre jeunes et retraité-e-s, retraité-e-s et salarié-e-s et même entre retraité-e-s car il y aurait des retraité-e-s aisé-e-s avec une pension mensuelle de 2000 €.
Nous constatons également que depuis des mois, les retraité-e-s sont accusé-e-s de tous les maux, responsables d’une grande partie de la dette du pays et du prétendu « déficit de la Sécurité sociale».
Cela revient à oublier rapidement les milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises, ainsi que les aides publiques massivement versées à ces mêmes entreprises, sans aucune contrepartie en termes d’emploi, de formation professionnelle ou de revalorisation des salaires.
Rappelons que 60% des retraité-e-s perçoivent une pension inférieure au SMIC, 31% des retraité-e-s reçoivent moins de 1 000 € par mois;
Nous ne devons qu’au vote de la motion de censure que les pensions aient été enfin revalorisées de 2.2% au 1er janvier, mais les retraités sont sous la menace de la suppression des 10% d’abattement pour le calcul de nos impôts et de l’alignement du taux de CSG sur celui des actif·ves

Une réforme pour une bonne retraite est possible et nécessaire

Les communistes appellent à agir pour l’augmentation immédiate de 10 % de toutes les pensions et pour une loi pour rétablissant  la retraite à 60 ans à taux plein avec une pension à 75 % du revenu net d’activité

Des déplacements en car sont prévus , inscrivez vous auprès des Unions locales des syndicats

À Brest : départ à 8 h de la Maison du Peuple, 2, place Edouard-Mazé, passages au Géant (arrêt de bus Villeneuve), puis Leclerc Plougastel-Daoulas, passage à Châteaulin – Le Pouillot à 8 h 45.

À Morlaix : départ à 8 h 40, arrêt de bus Carrefour Saint-Martin-des-Champs, passage à Huelgoat 9 h 10, zone de covoiturage de Menez-Braz et Carhaix, maison des syndicats, à 9 h 35.

À Quimper : départ du parking Penvillers à 9 h. Inscriptions/contact : usrcgt29@orange.fr ; tél. 02 98 44 37 55.

Manifestation des retraités le 20 mars à Pontivy - communiqué de la fédération PCF du Finistère
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11 mars 2025 2 11 /03 /mars /2025 06:15
Après plusieurs bains de sang dans la région alaouite, le nouveau régime syrien sur un fil - Mazhen al Gazali, L'Humanité, 10 mars 2025
« Les autorités ne parviennent pas à endiguer la violence » : après plusieurs bains de sang dans la région alaouite, le nouveau régime syrien sur un fil

Depuis le 7 mars, une violence sans précédent s’est abattue sur les provinces de l’ouest du pays, où se concentre l’essentiel de la communauté alaouite. Les victimes se compteraient par milliers.

Mazen al Ghazali

Homs (Syrie), correspondance particulière.

Les images macabres ont fait le tour du monde : des hommes armés massacrant des civils jusque dans leurs maisons, des piles de corps devant des femmes hurlant au désespoir, des combattants à visage découvert frappant des civils à terre avant de les abattre froidement. Un déchaînement de violence que tout le monde redoutait et qui a fini par avoir lieu.

Le jeudi 6 mars au soir, des rebelles opposés au nouveau gouvernement syrien avaient pourtant frappé les premiers. Au cours d’une attaque surprise sur des positions de forces de sécurité proches de la base russe de Hmeimim, dans la province de Lattaquié, seize soldats loyalistes trouvaient la mort avant qu’une série d’actions coordonnées n’embrase une grande partie de la côte syrienne.

Le spectre d’une vague d’épuration ethnique

Emmenée par Muqdad Fatiha, ancien homme fort du régime baasiste connu pour ses nombreux crimes de guerre, la Brigade de défense de la côte (Liwa Deraa al Sahel), frappe alors les forces de sécurité du gouvernement de transition tout en appelant à un soulèvement général en Syrie.

Rapidement dépassées par l’ampleur de cette attaque, les autorités syriennes font aussitôt appel à des renforts pour repousser les rebelles. Des milliers de combattants accourent de tout le pays. Prélude au drame, les combats font au moins deux cents victimes militaires, dont une majorité dans les rangs des forces gouvernementales.

 

Si les combattants de Hayat Tahrir al-Cham (HTC), que dirige le président intérimaire Ahmed Al Charaa sont généralement disciplinés, c’est loin d’être le cas de nombre d’autres milices syriennes. Une fois les rebelles repoussés vers le maquis, des images de massacres se succèdent.

Ivres du désir de vengeance, des hommes armés s’adonnent depuis lors aux pires exactions sur la côte, selon des témoignages que nous avons pu recueillir. Sur le littoral, les zones les plus touchées sont situées dans et aux alentours des villes de Lattaquié, Jableh et Baniyas, une région désormais inaccessible aux journalistes indépendants.

Sur les réseaux sociaux, des combattants se filment mettant à mort par dizaines des hommes désarmés et plus rarement des femmes et des enfants. Désemparée, la population fuit où elle peut. « On est terrorisés, on ne sait pas où aller. Qu’ils nous dépouillent de tous nos biens, mais qu’ils nous laissent vivre, par pitié ! » s’écrie dans un état de grande détresse Abou Zaid, originaire du village d’Ain Shqaq, près de Lattaquié.

Sa famille et lui-même se cachent dans des oliveraies depuis deux jours ; ils observent le va-et-vient de soldats sur les routes au rythme de coups de feu incessants alors que brûlent de nombreux villages de la montagne. « On ne sait pas qui sont ces soldats. Il faut que les forces régulières du gouvernement viennent nous protéger, il nous faut de l’aide et vite, nous n’avons rien à manger », ajoute-t-il, terrorisé.

Abou Zaid décrit des scènes de carnage dans les villages de la côte où des soldats non identifiés et lourdement armés vont de maison en maison pour abattre tous les Alaouites qu’ils croisent, n’oubliant pas au passage de piller leurs biens.

Totalement dépassé par les événements, le gouvernement syrien de transition n’a pas anticipé ce déchaînement de violence sectaire pourtant latent depuis des semaines. Les franges les plus radicales des milices syriennes sont en effet composées de nombreux combattants qui ont fait étalage d’une rhétorique anti-alaouite décomplexée depuis la chute du régime de Bachar Al Assad.

Complicité d’inaction

Si des massacres d’une telle ampleur n’avaient encore jamais eu lieu, c’est parce qu’aucun prétexte sécuritaire n’avait pu le justifier. Pourtant, les meurtres et les exactions contre les Alaouites sont monnaie courante, surtout dans les provinces de Hama et de Homs, où ils sont minoritaires, contrairement aux régions côtières.

De manière quotidienne, des enlèvements, des meurtres, des vols et des expropriations ont eu lieu ces derniers mois dans l’indifférence quasi générale des autorités locales, plus soucieuses d’entraver le travail des journalistes que d’enquêter sur cette criminalité systémique.

Depuis les événements de la côte, des crimes ont d’ailleurs également eu lieu dans la province de Hama et Homs, où des familles entières ont été massacrées, notamment à Thuwaym et Mahrousseh où des dizaines de victimes, dont des enfants, sont à déplorer.

Dans le village de Salhab, le cheikh Chaabane Mansour, un dignitaire religieux nonagénaire et philanthrope a été enlevé puis retrouvé assassiné au bord d’un chemin. « Son fils a lui aussi été tué dans des circonstances similaires », explique Bilal, un habitant de Salhab contacté par téléphone.

Dans ces régions comme sur la côte, les Alaouites vivent dans la terreur. « Les villages sont les plus vulnérables. Les forces du gouvernement central n’y sont que rarement déployées et des milices indépendantes radicales peuvent frapper à tout moment, déplore Nibal. Mais quoi qu’il arrive, les autorités ne parviennent pas à endiguer la violence. »

La majorité des crimes sont aujourd’hui imputés à des milices radicales comme la brigade Hamza ou la division Sultan Mourad, toutes deux parrainées par la Turquie et accusées de sérieux crimes de guerre depuis des années. Cependant des témoignages de membres de HTC incriminent également les troupes du président intérimaire.

En attendant que justice soit faite, le bain de sang se poursuit dans de nombreux villages isolés du djebel alaouite sans que la communauté internationale n’ait encore pris conscience de l’étendue de l’horreur que connaissent à nouveau les Syriens. Dans un communiqué déconcertant, la porte-parole de l’Union européenne aux affaires de sécurité dénonce ainsi les crimes… des forces loyales au régime baasiste.

Stop aux massacres de masse des alaouites en Syrie !
Publié le 09 mars 2025

Le Parti Communiste Français exprime sa profonde indignation et sa vive condamnation face aux massacres de masse perpétrés contre les communautés alaouites en Syrie depuis la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024. Ces crimes et exactions survenus notamment dans les régions côtières du pays, ont entraîné la mort de centaines de civils innocents. Ils ont été menés par des unités des forces de sécurité du pouvoir en place à Damas dominé par le mouvement islamiste HTC et ses alliés.

L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH), rapportent qu'au moins 750 civils ont été tués entre le 6 et le 8 mars 2025 lors de 29 massacres distincts. Ces atrocités ont été commises principalement dans les gouvernorats de Lattaquié, Tartous et Homs, des régions à forte population alaouite.

En outre, nous ne pouvons exclure la possibilité que des armes françaises aient été utilisées dans ces atrocités. Il est donc essentiel de mener des investigations approfondies pour déterminer l'origine des armements employés et, le cas échéant, établir les responsabilités dans leur transfert et leur utilisation.

Le Parti Communiste Français appelle la communauté internationale à réagir fermement face à ces crimes odieux pour y mettre un terme. Il est impératif que des enquêtes indépendantes soient menées pour identifier et traduire en justice les responsables de ces massacres. Nous exhortons également le gouvernement français et l'Union européenne à prendre des mesures concrètes pour protéger les minorités en Syrie et assurer leur sécurité.

Paris, le 9 mars 2025

Parti communiste français.

Après plusieurs bains de sang dans la région alaouite, le nouveau régime syrien sur un fil - Mazhen al Gazali, L'Humanité, 10 mars 2025
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11 mars 2025 2 11 /03 /mars /2025 06:09
"Tout ça pour ça": le spleen d'André Chassaigne avant de rendre son écharpe de député (Huffington Post)
Un grand monsieur de la politique. Merci André Chassaigne
 
POLITIQUE - Après vingt-trois ans passés sur les bancs de l’Assemblée nationale, André Chassaigne s’apprête à tirer sa révérence. Dans les prochains jours, le président du groupe GDR rangera son écharpe de député au placard, lui préférant celle d’adjoint au maire de Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme). « Le mandat local me manque. Mon rêve est de revenir aux fonctions que j’avais à 27 ans pour finir ma vie politique en toute humilité », justifie-t-il auprès de LCP.
Mais avant de définitivement quitter le Palais Bourbon, « Dédé le rouge », comme le surnomment certains de ses amis, est revenu sur sa longue carrière politique et a assuré s’en aller « avec le sentiment du travail accompli » : « J’ai fait mon travail d’élu, comme maire, comme conseiller général, puis comme député. J’en suis fier. Je n’ai pas honte de ce que j’ai fait ». Il est entré à l’Assemblée pour la première fois en 2002, et s’est ensuite fait réélire à cinq reprises.
Pour autant, le communiste à la célèbre moustache porte un regard amer sur la situation politique actuelle. « J’ai commencé à militer à l’âge de 16 ans, j’en ai 75 aujourd’hui. Nous assistons aujourd’hui à une dérive planétaire sur les valeurs humanistes qu’on écrabouille », a-t-il exposé sur LCP. Il parle de ces individus dépourvus de « morale » qui « deviennent chef d’État » et qui « écrasent tout le monde », tel Donald Trump. « Tout ça pour ça ! », finit par conclure André Chassaigne qui fait part d’une forme de spleen à l’heure de raccrocher les gants : « Quand on a une vie de militant et d’élu comme moi, j’arrive à 75 ans dans un monde qui est à l’opposé de ce que j’ai toujours voulu construire ».
« Un vieux meuble de l’Assemblée »
Conscient d’être devenu au fil du temps une figure emblématique de l’Assemblée, André Chassaigne assume de vouloir transmettre le flambeau à la jeune génération. C’est son suppléant Julien Brugerolles, 43 ans, qui prendra la suite. Quand on lui demande s’il a l’impression d’être « un vieux meuble de l’Assemblée », le président de groupe répond avec humour : « Allez dans un magasin de brocante ou une antiquité, vous verrez que les vieux meubles ça ne se vend plus, les jeunes n’en veulent plus. Il faut faire du moderne ».
Son meilleur souvenir dans l’hémicycle, révèle-t-il, restera la loi sur les retraites agricoles qu’il a initiée et qui porte désormais son nom. Celle-ci réhausse le montant minimum des pensions des agriculteurs à 85 % du SMIC net agricole. « Un combat de plusieurs année s», souligne celui qui est devenu l’un des derniers représentants du communisme rural à l’Assemblée : « J’ai toujours fait de la politique avec mes tripes ». Il continuera à en faire, mais loin de la capitale.
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11 mars 2025 2 11 /03 /mars /2025 06:07
Guerre en Ukraine, principes de sécurité collective, travail pour la paix - Intervention de Marianne Margaté, sénatrice communiste, au Sénat le 6 mars 2025

La guerre en Ukraine, trois ans après l’invasion russe, demeure une plaie ouverte au cœur de l'Europe. Derrière l’enlisement militaire et les discours belliqueux, une évidence s’impose : aucune solution purement militaire ne mettra fin à ce conflit. Les récentes déclarations d’Emmanuel Macron sur « l’autonomie stratégique européenne », évoquant notamment l’éventuelle extension du parapluie nucléaire français, révèlent moins une vision cohérente qu'un aveu d’impuissance. Ce projet, flou et dangereux, ne répond pas aux urgences actuelles : désamorcer l’escalade, assurer la sécurité collective et penser la paix hors des logiques de blocs.

Un million de victimes plus tard, le constat est implacable : l’escalade militariste a échoué. Les livraisons massives d’armes, censées faire barrage à l’agression russe, n’ont fait qu’alimenter une machine de guerre destructrice, affectant gravement les populations ukrainiennes, russes et européennes. Les profits record des industriels de l’armement (+29 % pour Lockheed Martin en 2024) contrastent violemment avec l’asphyxie des budgets sociaux européens, où inflation et dette publique fragilisent les services essentiels.

Cette guerre, issue d’une mondialisation capitaliste en crise, ne bénéficie à aucun peuple. Elle profite exclusivement à une minorité : oligarques russes avides de rentes énergétiques, fonds spéculatifs tirant profit de la dette ukrainienne, et complexe militaro-industriel occidental. Tandis que les armes font des centaines de milliers de victimes sur le terrain, c’est dans les capitales, les conseils d’administration et lors de négociations opaques que se décide l’avenir de ce conflit — un avenir où l’Ukraine risque de sortir exsangue, quel que soit le camp proclamé « vainqueur ».

Les projets de « reconstruction » de l’Ukraine, souvent présentés comme une lueur d’espoir, exigent une vigilance renforcée. Dirigés par des institutions telles que BlackRock ou le FMI, ces plans risquent de transformer le pays en laboratoire néolibéral : accaparement des terres agricoles par des fonds spéculatifs, privatisation des infrastructures au bénéfice des multinationales, droits sociaux sacrifiés sur l’autel de la « compétitivité ». Ce scénario, déjà observé en Irak ou en Grèce, imposerait une double peine aux Ukrainiens : après la guerre, la dilapidation.

L’Europe, quant à elle, paie le prix de sa dépendance stratégique. Pris de court par un Donald Trump isolationniste qui entend redéployer ses forces face à la Chine, Emmanuel Macron s’est livré à une rhétorique martiale, préparant les Français à un effort de guerre. Mais qu’en est-il de l’effort de paix auquel aspirent tous les peuples ? L’idée d’une guerre imminente contre une Russie prête à débarquer sur les Champs-Élysées apparaît davantage comme une justification commode à des politiques d’austérité qu’une réalité tangible.

Alors que nos collectivités locales cherchent désespérément à faire plus avec toujours moins, et que nos services publics s’épuisent à pallier les carences, le gouvernement semble pourtant capable de mobiliser soudainement des ressources considérables pour alimenter une escalade militaire aux objectifs incertains. Cette contradiction révèle un choix politique évident : sacrifier les besoins sociaux pour défendre une souveraineté factice, quitte à accentuer davantage les fractures internes d’une société déjà fragilisée par des crises successives. L’urgence véritable serait de reconstruire un modèle de coopération internationale fondé sur la solidarité, préservant ainsi à la fois la paix et le progrès social, plutôt que d’alimenter une spirale infinie de confrontations aux conséquences imprévisibles.

La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a les moyens de sortir de l’immobilisme. Au lieu de s’enfermer dans une rhétorique guerrière, elle doit :

* Exiger un cessez-le-feu immédiat et soutenir des négociations sous l’égide de l’ONU, en impliquant des pays non-alignés (Inde, Brésil, Afrique du Sud) ainsi que les acteurs locaux ukrainiens et russes.

* Relancer les principes d’Helsinki de 1975, affirmant l’inviolabilité des frontières et la coopération paneuropéenne, tout en garantissant la sécurité de tous les États, y compris la Russie.

* Dialoguer activement avec les BRICS et organiser une conférence internationale sous l’égide du G20, afin de réduire le risque d'une guerre mondiale en incluant les pays du Sud global majoritaire.

La paix en Ukraine ne sera ni victoire ni capitulation, mais l’art fragile de concilier des intérêts antagonistes. À nous de refuser les simplifications dangereuses et de renouer avec notre vocation de puissance de paix, en exigeant l’arrêt immédiat des combats, en relançant le désarmement nucléaire et en construisant une sécurité européenne inclusive. Cela implique de rompre avec les logiques libérales qui ont laminé notre industrie, fragilisé notre souveraineté et jeté les peuples les uns contre les autres.

 

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11 mars 2025 2 11 /03 /mars /2025 06:03
1,5 milliard d'euros de coupes budgétaires : comment l’enseignement supérieur tente de survivre
1,5 milliard d'euros de coupes budgétaires : comment l’enseignement supérieur tente de survivre

Unanimes, des enseignants-chercheurs aux étudiants en passant par les parents, la communauté universitaire se rassemble, ce mardi 11 mars, dans la rue, pour dénoncer une situation qui a atteint un point de non-retour.

10 mars 2025, Olivier Chartrain - L'Humanité

Que veut faire la France de son enseignement supérieur ? La question doit être posée, aujourd’hui, alors que l’ensemble de la communauté universitaire se donne rendez-vous dans la rue (à Paris, à 12 h 30, place de la Sorbonne) pour dénoncer la menace qui pèse sur les universités, leur personnel, leurs étudiants, leurs diplômes.

Asphyxiés par le sous-financement depuis (au moins) 2007 et la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) portée à l’époque par Valérie Pécresse, les établissements d’enseignement supérieur ont atteint les limites ultimes de leurs capacités de résilience. On ne saurait s’y prendre de manière à la fois plus violente et plus efficace pour les conduire vers un projet qui ne serait plus celui de l’université française.

Selon les modes de calcul, les chiffres divergent. Mais ils demeurent impressionnants : selon le Snesup-FSU, principal syndicat des enseignants à l’université, il manque 8 milliards à l’enseignement supérieur et à la recherche (ESR) pour « financer les 150 000 places qui manquent pour les étudiants, la transition écologique et la rénovation du bâti, la revalorisation des salaires, l’amélioration des taux d’encadrement avec des enseignants-chercheurs », énumère sa cosecrétaire générale, Anne Roger.

L’équivalent de la fermeture de 7 universités

Selon l’Union étudiante, la loi de finances adoptée le 5 février par 49.3 programme « 1,5 milliard de coupes budgétaires » pour l’enseignement supérieur. Soit, selon le syndicat, l’équivalent de la fermeture des universités de Rennes II, Montpellier-Paul-Valéry, Sorbonne Université, Aix-Marseille, Lyon III, Chambéry et Pau (chère au cœur de François Bayrou).

L’alerte avait déjà été donnée en décembre dernier par les présidents d’université eux-mêmes, au moment où 80 % (60 sur 75) des établissements dont ils ont la charge risquaient de se retrouver en cessation de paiements. Ce qui permet de pointer une des premières perversions du système : « l’autonomie » d’universités dont l’activité demeure, de par la nature des missions qui leur sont confiées, étroitement dépendante des financements publics, consiste essentiellement à se débrouiller avec ce que l’État veut bien leur donner.

Voter une loi de finances qui stagne ou baisse, comme c’est le cas depuis des années, c’est de facto les mettre dans l’impossibilité matérielle d’accueillir tous les étudiants, de financer les rémunérations de leur personnel, de rénover leurs bâtiments qui sombrent parfois dans un état de délabrement indigne au point de rendre impossible leur utilisation. C’est encore les contraindre à fermer l’hiver pour réduire les dépenses énergétiques (surtout avec des bâtiments-passoires), ou à renoncer aux cours à distance qui facilitent l’accès des étudiants salariés à l’université…

Pour faire face, les responsables mettent en œuvre des solutions qui sont en réalité des expédients, sciant la branche sur laquelle est assise l’excellence de l’enseignement supérieur et de la recherche français (ESR). Certaines universités ont déjà commencé à envisager de supprimer des formations entières : c’est la partie visible de l’iceberg.

D’autres, après avoir accepté l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants hors Union européenne, réfléchissent à le faire pour tous les autres. Plus insidieuse est la suppression de groupes de travaux dirigés, qui permet de mettre autant d’élèves devant moins d’enseignants… au détriment des conditions d’études et de l’attention portée à chacun. Surtout quand, pour les mêmes raisons économiques, les enseignants-chercheurs titulaires sont remplacés par du personnel précaire – dont l’infinité des statuts offre l’embarras du choix.

Dans un tel contexte, « l’affaire du Hcéres » (Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) ne tombe pas comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Pour résumer, les universités voient leurs formations évaluées tous les cinq ans, par roulement, par ce Haut Conseil. Cette année, c’était le tour de la « vague E », c’est-à-dire les établissements d’Île-de-France hors Paris, de Lille, d’Amiens, mais aussi de La Réunion et Mayotte.

Mettre à genoux l’université publique

Résultat (provisoire) de ce travail : selon les cas, entre le quart et la moitié des formations ont reçu un avis défavorable. Lire ces documents, trois pages à peu près pour chaque licence ou master, est… instructif. La qualité de ces formations y est souvent louée, avant une balance points forts/points faibles, des recommandations pour s’améliorer et un avis… le plus souvent défavorable, qui n’hésite pas à contredire tout ce qui a précédé ! Une étrangeté qui conduit certains à s’interroger sur d’éventuelles manipulations du Hcéres.

Mais ce qui frappe surtout, ce sont les reproches qui sont formulés : « taux d’encadrement insuffisant », « manque de lien avec la recherche », « suivi insuffisant du devenir des étudiants », exigence d’« accroître la dimension professionnalisante via des stages », « internationalisation qui peine à décoller », manque de dispositifs de remédiation, etc.

Qui ne verrait le lien entre ces remarques et l’état d’asphyxie financière des universités tel qu’il vient d’être décrit ? A fortiori concernant les universités en question, qui recrutent plus que d’autres des étudiants issus de milieux populaires, parce qu’elles sont implantées dans des territoires défavorisés sur le plan socio-économique – ce qui, par exemple, ne facilite ni les voyages à l’étranger, ni le lien avec le tissu économique quand celui-ci est ravagé…

Autrement dit, on reproche aux universités de subir les conséquences de la politique qu’elles subissent ! Et, accessoirement, de renâcler à rendre leurs étudiants « employables », alors que ce n’est pas leur mission – et qu’on n’hésite pas, « en même temps », à leur reprocher de s’éloigner de la recherche. Il ne s’agit pas d’incohérences : c’est la politique de l’ESR que l’Union européenne a adoptée depuis plusieurs années.

Mettre à genoux l’université publique, c’est ouvrir le marché aux fonds de pension qui se jettent sur le très lucratif « marché » du supérieur privé, avec l’aide de Parcoursup… et les conséquences catastrophiques pour les étudiants qu’on ne parvient plus à masquer. Et peu importe que les étudiants eux-mêmes vivent aujourd’hui dans des conditions indignes, ou que la recherche française s’effondre. L’enjeu dépasse largement, on le voit, la communauté universitaire qui s’unit aujourd’hui pour résister à ces orientations mortifères.

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11 mars 2025 2 11 /03 /mars /2025 06:00
Fabien Roussel appelle à relocaliser l’industrie, pour l’emploi et l’écologie (L'Humanité, Margot Bonnery, 5 mars 2025)
Fabien Roussel appelle à relocaliser l’industrie, pour l’emploi et l’écologie

Mardi, Fabien Roussel s’est rendu dans la Sarthe pour rencontrer les salariés du secteur automobile et soutenir la réindustrialisation du pays, alors que les promesses gouvernementales restent bien trop souvent lettre morte.

Margot Bonnéry Margot Bonnery, L'Humanité

Le Mans (Sarthe), envoyée spéciale.

Au pied de l’usine Renault Le Mans (Sarthe), les drapeaux rouges de la CGT fendent l’air. « Je contribue à fabriquer un véhicule que je ne pourrai jamais m’acheter. J’aime mon travail, mais mon salaire ne suit pas. J’aimerais mieux en vivre », fustige un ouvrier.

Alors que les salaires des Français stagnent, les véhicules sont de plus en plus chers. « Nous avons besoin d’une grande industrie dans notre pays qui permette de garantir un emploi avec un bon salaire et de bonnes conditions de travail pour que chacun puisse vivre dignement », insiste Fabien Roussel auprès des syndicalistes.

Malgré les belles promesses gouvernementales pour le développement de l’industrie française à la suite de la crise du Covid, cinq ans après aucune amélioration n’est remarquée par les ouvriers. Des usines ferment ou sont délocalisées, les salaires sont gelés, les carrières avant la retraite se rallongent… Pour y faire face, le PCF s’est lancé dans une campagne nationale pour défendre la réindustrialisation. « L’argent public et les aides aux entreprises doivent être conditionnés au maintien de l’emploi en France. C’est une règle d’or qu’on doit mettre en place, affirme Fabien Roussel. Relocaliser est le meilleur moyen de retrouver une indépendance, une souveraineté économique véritable. »

Relocaliser pour sauver l’emploi

« Les chiffres montrent que la production hexagonale de véhicules a beaucoup plus chuté que la vente. Pour retrouver notre indépendance financière, nous devons relocaliser puisqu’une grande partie de nos usines sont parties à l’étranger, comme en Roumanie, en Slovénie ou en Chine », analyse-t-il devant un panneau publicitaire représentant un châssis de Renault 5. En discutant avec les ouvriers, l’élu apprend que les pièces produites dans cette usine s’en vont à l’étranger pour être assemblées avant de revenir en France.

 

« Le bilan carbone de cette délocalisation dépasse l’entendement. Le climat et l’emploi sont menacés. L’ensemble des pièces automobiles doivent être fabriquées dans l’Hexagone », argumente-t-il. « Bien sûr qu’il faut décarboner l’industrie automobile, l’adapter au dérèglement climatique, mais comment créer l’industrie de demain, sans donner du travail à tous ces travailleurs et tous ces salariés ? » renchérit Hoël Le Moal, cosecrétaire de la section PCF du Mans.

Grâce à son ancrage dans le secteur, le site industriel du Mans n’est, pour l’heure, pas menacé de fermeture. Mais la délocalisation continue de ravager la région. À la fin du mois d’avril, l’équipementier automobile Valeo, à La Suze-sur-Sarthe, va mettre un terme à sa production en laissant 250 salariés sans emploi.

Même problématique dans la ville d’Allonnes, où la possible fermeture de l’usine NTN, spécialisée dans la fabrication de joints de transmission pour l’automobile, risque de laisser sur le carreau près de 127 employés. « Nous ne devons pas attendre que des usines ferment pour agir. Cette bataille pour l’industrie est un projet d’avenir. Elle va durer des mois, voire des années, mais nous ne devons pas baisser les bras », insiste Hoël Le Moal.

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