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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 10:15
André Chassaigne, responsable du groupe PCF- Gauche démocratique et Républicaine à l'Assemblée Nationale

André Chassaigne, responsable du groupe PCF- Gauche démocratique et Républicaine à l'Assemblée Nationale

"Macron veut pousser à l'extrême la perversité de la Ve République" (André Chassaigne) - 

Par 

 

Dans le cadre de la réforme des institutions, le Premier ministre veut restreindre le droit d'amendement des parlementaires. "Gravissime", selon le député communiste André Chassaigne.

Vous avez été reçu à Matignon mardi matin par le Premier ministre Edouard Philippe. Que vous a-t-il dit ? 

Il nous a mis sous les yeux une note blanche de 3 pages intitulée "liste des mesures envisagées". Des mesures qui sont selon moi déjà actées. Parmi elles, la baisse de 25 à 33% du nombre de députés et sénateurs. Est-ce un populisme, pour répondre à l'antiparlementarisme ambiant, que le pouvoir alimente lui-même ? Est-ce que ça répond à un objectif ? On lui a demandé. Il m'a répondu qu'il appliquait le programme du président de la République. Sans autre explication. J'ai dit que ça allait alimenter la défiance. Plus une circonscription est importante, plus l'ancrage territorial disparaît, plus le lien est distendu avec la population.

Le gouvernement veut aussi restreindre le droit d'amendement pour rendre la fabrique de la loi plus "efficace". Il veut d'une part rendre irrecevable le dépôt d'un amendement en séance qui aurait été rejeté en commission, et d'autre part, définir le nombre d'amendements que peut déposer un groupe en fonction de son nombre de députés. Vous dénoncez un "coup de force". Pourquoi ?  

C'est en effet d'une extrême gravité. En commission, seuls votent les députés de la commission. Or, je l'ai vu plusieurs fois au cours de mes mandats parlementaires, des amendements rejetés en commission sont parfois adoptés ensuite, lors de leur examen en séance. En commission tout va très vite, en séance on prend davantage le temps de débattre. C'est une explication. Et il y a aussi parfois des majorités de circonstance qui se créent en séance. 

La seconde mesure s'intitule : "Contingentement du nombre d'amendements par lecture et par groupe en s'inspirant du temps législatif programmé". Le temps programmé, c'est quand le temps de parole d'un groupe est fonction de sa taille. Un petit groupe a deux heures, un gros en a dix. Là, ils veulent faire pareil avec le nombre d'amendements. C'est le pompon, c'est gravissime. Tout est fait pour rapetisser le pouvoir législatif. Macron et Philippe veulent pousser à l'extrême la perversité de la Ve République pour renforcer le pouvoir exécutif et l'hyperpuissance du président. 

Entre l'examen d'un texte de loi et l'application réelle s'écoulent parfois plusieurs mois. Ne faudrait-il pas accélérer la production des lois ?

La priorité n'est pas d'accélérer la fabrique de la loi. C'est de l'appliquer réellement, en prenant les décrets d'application. Beaucoup de lois sont votées sans que ces décrets ne soient ensuite pris. C'était le cas avec la loi Alur, ou la loi sur le Numérique. 

On peut éviter l'obstruction parlementaire avec d'autres moyens. On pourrait par exemple empêcher que 30 députés puissent chacun tous déposer le même amendement. Macron et Philippe disent qu'ils veulent gagner en efficacité. Mais ils veulent surtout étouffer l'opposition et affaiblir le pouvoir législatif. En fait, ils ont ouvert la boîte à outils et ils se servent pour renforcer l'hyperprésidentialisation. C'est une rupture historique, au sens de notre histoire républicaine. 

Comment améliorer l'efficacité du Parlement selon vous ?

On pourrait par exemple mettre en place une meilleure anticipation des lois qui viennent. Ce serait un bon moyen d'associer les citoyens au processus législatif. Mais aujourd'hui c'est impossible, car ça va trop vite. Chaque ministre veut faire sa loi, pour répondre à l'émotivité ambiante ou aux soubresauts de l'actualité. On peut l'admettre aussi : quand après une lecture à l'Assemblée, une autre au Sénat, la commission mixte paritaire échoue, ça nous fatigue aussi d'avoir à faire une nouvelle lecture. Mais on parle là de démocratie. On n'est pas l'épicerie. Où est le problème si on passe deux jours de plus sur un texte de loi ?

Le gouvernement a deux options pour modifier la Constitution : convoquer le Congrès, ce qui suppose l'accord du Sénat, puis obtenir le vote d'au moins trois cinquièmes des députés et sénateurs réunis ; ou recourir à un référendum. Quelle option préférez-vous ?

A titre personnel, je suis favorable au référendum. Mais à deux conditions : qu'il y ait un débat parlementaire, et une vraie campagne. Qu'on en reste pas à un court temps populiste. A mon sens, si Macron et Philippe vont aussi loin dans leur volonté de soumettre le pouvoir législatif, c'est pour pousser le Sénat à refuser la révision constitutionnelle, de manière à pouvoir dire : "Regardez ces vieux cons, ils veulent rien bouger, c'est le vieux monde..." Si Macron va aussi loin, c'est pour passer par le référendum et obtenir un plébiscite. Encore une fois je ne suis pas contre. Mais à condition d'avoir un débat parlementaire et une vraie campagne. 

Propos recueillis par Rémy Dodet - Le Nouvel Observateur, 8 mars 2018

Dans le cadre de la réforme des institutions, le Premier ministre veut restreindre le droit d'amendement des parlementaires. "Gravissime", selon le député communiste André Chassaigne (Le Nouvel Observateur, 8 mars 2018)
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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 09:38
Bernard Arnault, quatrième fortune mondiale, payé 66 millions d'euros par jour: et vous?

EN UN AN, BERNARD ARNAULT DEVIENT 4e FORTUNE MONDIALE 
Dans le dernier classement Forbes, le Français Bernard Arnault, le patron du groupe de luxe LVMH, est désormais la 4e fortune mondiale. En faisant un bond colossal à 72 milliards de dollars, la fortune d'Arnault a progressé de 71%. Plus globalement, les riches sont toujours plus riches: les 40 premiers patrimoines français ont cru de 30% en 2017, beaucoup plus que la croissance (+2%). Il y a également plus de Français parmi les 50 plus riches du monde, on compte même maintenant 40 milliardaires français... 
Le fondateur d'Amazon Jeff Bezos a ravi à Bill Gates la première place. Bezos a pratiquement doublé sa fortune, passée à 120 milliards de dollars, devançant Gates et ses 90 milliards de dollars. Warren Buffet conserve sa troisième place... 

Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste à l'Humanité 

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 08:09
Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes: éradiquer les violences sexuelles et sexistes, un enjeu d'émancipation humaine (PCF)

Le 8 mars, rejoignez-la

Eradiquer les violences sexuelles et sexistes :

Un enjeu d’émancipation humaine

Le mouvement de libération de la parole des femmes, initié par #BalanceTonPorc et #MeToo, a permis d’éclairer les violences que subissent les femmes quotidiennement.

Le Parti Communiste Français apporte tout son soutien à ces femmes qui refusent de continuer à vivre des violences dans leur famille, leur travail ou dans les espaces publics.

Ces violences ne sont pas des actes individuels, isolés, elles font partie d’un continuum qui maintient les femmes dans un statut d’infériorité. Elles touchent tous les milieux sociaux, sont intergénérationnelles et ont lieu un peu partout dans le monde. Elles plongent leurs racines dans deux systèmes d’aliénation qui se nourrissent mutuellement sans jamais se confondre et que nous combattons : le capitalisme et le patriarcat.

Eradiquer les violences de genre, c’est ouvrir la voie vers une égalité entre les femmes et les hommes dont la société entière a besoin : égalité professionnelle et salariale, droits sexuels et reproductifs, partage du travail domestique. Comment penser bâtir une société d'émancipation humaine sans débarrasser la société des violences faites aux femmes ?

Les mobilisations féministes sont en train de prendre une ampleur internationale. Partout, les femmes manifestent, revendiquent de nouvelles libertés : en Pologne pour le droit à l’avortement, aux Etats-Unis contre les projets réactionnaires et de D. Trump, au Rojava pour la liberté…

En France également, les femmes luttent pour leurs droits : les femmes de chambre de l’hôtel Holiday Inn s’organisent collectivement pour demander des conditions de travail décentes, les salariées du salon de coiffure du 57 boulevard de Strasbourg ont gagné leur procès reconnaissant qu’elles étaient victimes de «d’êtres humains», des milliers de Français.e.s signent des pétitions pour demander la fin des requalifications des viols en agressions sexuelles, et des viols sur mineur.e.s en atteintes sexuelles…

Face aux mobilisations populaires, le président E. Macron avait affirmé faire de l’égalité femmes-hommes une «é» de son quinquennat, et le gouvernement a réitéré cette promesse le 25 novembre dernier. Malgré les belles paroles, les actes ne sont pas au rendez-vous : les associations féministes, débordées, ne voient pas leurs subventions augmenter, tout au contraire. Pour mettre en place une politique ambitieuse d'égalité femmes-hommes, il ne faut pas seulement des lois mais aussi les moyens de leur application :  nous demandons un investissement de 5 milliards d’euros ainsi que la création d’un ministère à l’égalité femmes-hommes de plein exercice !

Pour obtenir ces nouvelles conquêtes féministes, amplifions notre mobilisation : soyons nombreuses et nombreux le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, dans la rue !

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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 21:13
André Chassaigne auteur de la proposition de loi communiste validée à l'assemblée et bloquée par le gouvernement au Sénat pour l'augmentation des retraites des agriculteurs

André Chassaigne auteur de la proposition de loi communiste validée à l'assemblée et bloquée par le gouvernement au Sénat pour l'augmentation des retraites des agriculteurs


Par François Vignal

En imposant le vote bloqué contre un texte des communistes sur la revalorisation des retraites agricoles, le gouvernement a réussi à lever l’ensemble des sénateurs, de gauche comme de droite, contre lui. De quoi compliquer encore les discussions sur la réforme de la Constitution.

Le gouvernement ne pouvait pas faire mieux pour jeter de l’huile sur le feu dans ses relations avec le Sénat. En décidant d’utiliser l’article 44-3 de la Constitution, ou vote bloqué, l’exécutif a coupé court à la discussion sur une proposition de loi du groupe communiste sur la revalorisation des retraites agricoles. Le texte, déjà adopté par l’Assemblée, avait pourtant été voté à l’unanimité en commission. Autrement dit, le texte allait être adopté. Mais le gouvernement préfère attendre la réforme des retraites et vérifier la compatibilité avec son futur texte. De quoi repousser la réforme de deux ans. Et faire des économies d’ici là. Car c’est aussi le coût que regarde le gouvernement regarde.

85% du Smic

La proposition de loi communiste prévoit de faire passer le minimum garanti pour les anciens chefs d’exploitation de 75% à 85% du Smic net agricole, soit de 871 à 987 euros par mois. 30.000 retraités supplémentaires bénéficieraient du dispositif pour un coût estimé à 350 millions d’euros.

Mais le report demandé par l’exécutif ne tient pas pour les sénateurs. Toutes couleurs politiques confondues, ils crient au scandale. Le Sénat fait corps. Si le vote bloqué avait été utilisé en 2013 sur la loi sur la sécurisation de l’emploi ou en 2010 sur la réforme des retraites, c’est une première, de mémoire de sénateur, que le gouvernement l’utilise sur une proposition de loi déposée par un groupe dans sa « niche parlementaire ». C'est-à-dire le moment où les groupes ont la main sur l’ordre du jour… Pour les sénateurs, après le recours aux ordonnances, et l’annonce, hier, de l’encadrement du droit d’amendement, c’est une nouvelle attaque en règle du pouvoir exécutif sur les parlementaires.

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat.

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat.

« Un coup de force d’une rare violence contre le Parlement »

« Il s’agit d’un coup de force d’une rare violence contre le Parlement » a dénoncé la présidente du groupe communiste, Eliane Assassi, à l’ouverture de la séance (voir la vidéo ci-dessus). « Le gouvernement utilise le gouvernement comme un paillasson » accuse sa collègue PCF Cécile Cukierman. Un « oukase inadmissible du gouvernement au Sénat contre les retraites agricoles, le Parlement et la démocratie » s’indigne le sénateur et numéro 1 du PCF, Pierre Laurent, sur Twitter. « Une honte » pour la sénatrice écologiste, Esther Benbassa, qui ajoute : « Où va notre démocratie ? Le jeune roi Macron n'en a que faire ».

Même indignation de la part de la majorité sénatoriale. « Juste après le Salon de l’agriculture, quel signal envoyé aux agriculteurs » lance le sénateur LR des Deux-Sèvres, Jean-Marie Morisset, « abasourdi » par la nouvelle. Le président LR de la commission des lois, Philippe Bas, y voit « un précédent extrêmement dangereux », « il y a le droit. Mais il y a aussi l’abus de droit quand on sort de l’esprit de la Constitution » (voir la première vidéo). « C’est mal augurer de l’avenir de nos discussions sur le travail législatif », ajoute le sénateur. Autrement dit, le coup de force du gouvernement va encore compliquer les discussions entre Emmanuel Macron et Gérard Larcher sur la réforme constitutionnelle. Elles n’étaient déjà pas des mieux engagées. Si le gouvernement voulait provoquer davantage le clash avec le Sénat, il ne ferait pas mieux…

« Bâillonage du Parlement »

Le groupe PS, deuxième groupe de la Haute assemblée, est lui aussi solidaire et s’indigne tout autant. Il dénonce « un bâillonage du Parlement », « une attitude qui confirme le peu de respect du gouvernement pour la souveraineté nationale et qui inspire une grande méfiance sur la réforme constitutionnelle à venir ». Le président de groupe, Patrick Kanner, doit justement rencontrer Edouard Philippe sur la réforme vendredi. Il ne manquera pas d’exprimer sa « très grande inquiétude sur l’utilisation de cet article pour museler le débat » Une conférence des présidents a été convoquée en fin de journée au Sénat. La ministre en charge du dossier, Agnès Buzyn, peut encore revenir sur la décision de l’exécutif. Philippe Bas le demande « solennellement ». Pour le sénateur du Parti radical, Jean-Marc Gabouty, « ce serait bien de sortir par le haut » et de laisser le Sénat adopter ce texte.

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6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 10:52
SNCF: changer OUI, casser NON! (Tract PCF - mars 2018)

SNCF : changer OUI, casser NON !

 

L’Europe, avec sa doctrine libérale, mène une guerre contre le service public ferroviaire. La France, avec le nouveau pacte ferroviaire issu du rapport Spinetta, y joue un rôle central.

è Une France à deux vitesses

Alors que les besoins de mobilité ne cessent d’augmenter, cette réforme n’apportera aucune réponse. En refusant de financer les « petites lignes », le gouvernement laisse la responsabilité aux régions, sans aucun moyen supplémentaire. Plus de 9000 kilomètres sont menacés !

La concentration des investissements sur les métropoles et les grands nœuds ferroviaires va créer des déserts ferroviaires.

è Le statut comme argument de la division

Le gouvernement veut supprimer le statut des cheminots pour les nouveaux embauchés. Ce régime, qu’ils financent par des cotisations plus élevées que celles du régime général, n’est en rien responsable de la dette de la SNCF. Avec cette suppression purement idéologique, le gouvernement oppose les cheminots aux usagers.

è Ouverture à la concurrence : rien n’est obligatoire

Pour justifier l’urgence et la violence de cette réforme, le gouvernement dit que l’ouverture à la concurrence est inéluctable. Mensonge ! Rien n’est obligatoire, les traités européens permettent d'y déroger.

Hausse des prix, rétrécissement du réseau et  baisse du niveau de sécurité : les usagers seront les grands perdants de l’ouverture à la concurrence ! 

Usagers, citoyens, cheminots, élus : luttons pour un service public ferroviaire de qualité. C’est notre patrimoine. Il faut investir pour le développer et l'améliorer.

 

Une réforme anti-écologique !

En proposant la filiation du fret, donc sa privatisation, et alors que la question écologique est d’une urgence absolue, le gouvernement porte un coup fatal à la lutte contre le réchauffement climatique. Un train de 35 wagons, c’est 55 camions de 32 tonnes en moins sur les routes !

è La dette de la SNCF, parlons-en !

Le gouvernement utilise l’argument de la dette pour exiger la privatisation de la SNCF. Cette dette de 53 milliards résulte du sous-engagement de l’Etat et des investissements faits sur demande de l’Etat pour construire les lignes de TGV. Rien à voir avec le statut des cheminots ! La SNCF paie chaque année 2,7 milliard d’euros de frais financiers et intérêts aux banques et assurrances, l'équivalent de 26 000 emplois de cheminots au statut alors que les besoins de mobilité ne cessent d’augmenter.

 La solution : 3 milliards d’euros par an de nouveaux financements pour la SNCF

On trouverait des moyens pour le métro en Ile-de-France, et pas pour une bonne desserte ferroviaire dans tout le pays : cela n’a pas de sens ! Ce serait abandonner tous les territoires ruraux et les villes moyennes, une catastrophe en matière d’aménagement du territoire.

Il faut dégager plus de 3 milliards d’euros par an pour la SNCF, pour assurer la desserte de tout le territoire. Il suffit pour cela d’utiliser les leviers qui ont fait leur preuve en Ile-de-France :

  • extension de la taxe locale sur les bureaux et de la taxe sur les parkings d’hypermarchés à l’ensemble du pays ;
  • création d'un versement transport payé par les entreprises à toutes les régions.
  • mise en place d'une éco-taxe poids-lourds ;

Il sera possible ainsi de réduire la dette de la SNCF, d’augmenter les investissements et de limiter les prix des billets. Un cercle vertueux, plutôt que le cercle vicieux du gouvernement.

è Il faut changer, quelques propositions

  • Une entreprise unique et intégrée, 100 % publique, sous contrôle démocratique, protectrice pour ses agents comme pour les usagers.
  • Un plan d'investissement massif pour redynamiser les lignes vétustes et rendre son attractivité au rail.
  • Le développement du fret pour désengorger les routes, limiter la polution et l'insécurité routière.

Soyons toutes et tous dans la rue le 22 mars pour exiger une vraie réforme de la SNCF, pas un bradage !

SNCF: changer OUI, casser NON! (Tract PCF - mars 2018)
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6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 09:35
Bilan des élus Front de Gauche et PCF au Parlement européen - Patrick Le Hyaric, député européen PCF-Front de Gauche sera à Carhaix pour des rencontres et une réunion publique le samedi 28 avril 2018
Patrick Le Hyaric, député européen PCF-Front de Gauche

Patrick Le Hyaric, député européen PCF-Front de Gauche

Marie-Pierre Vieu (députée européenne PCF-Front de Gauche)

Marie-Pierre Vieu (députée européenne PCF-Front de Gauche)

Marie-Christine Vergiat (députée européenne Front de Gauche)

Marie-Christine Vergiat (députée européenne Front de Gauche)

               CE QU'IL EST POSSIBLE D'OBTENIR AU PARLEMENT EUROPÉEN SI...

 

Le Parlement européen a des prérogatives limitées, voire nulles, dans certains domaines, comme la politique extérieure ou la défense, ou encore la fiscalité : les États membres, initiateurs des traités européens, ont veillé à en conserver une totale maîtrise. Par ailleurs, notamment depuis la crise financière de 2008, suivie de la crise de la zone euro, les États les plus riches -au premier rang desquels l'Allemagne, qui se voit comme la principale "créancière de l'Europe"- se sont arrogé, aux côtés de la Banque centrale européenne, de plus en plus de pouvoirs en matière de "gouvernance économique" pouvant aller jusqu'à la mise sous tutelle d'un État dépendant de leur "assistance" financière (cf. la Grèce).

Ces évolutions scandaleuses et révoltantes ont eu pour effet pervers de faire oublier les prérogatives bien réelles du Parlement européen, en particulier en matière d'élaboration et d'adoption -ou de rejet- des "directives" ou des "règlements" européens. Rappelons, en effet, que la plupart de ces "lois" européennes auxquelles nous nous heurtons si souvent dans la vie quotidienne n'existent que parce qu'une majorité de parlementaires européens les a adoptés avec ce contenu ! Sans un accord -à la virgule près- entre le Parlement européen et le "Conseil" (les représentants des gouvernements), ce type de directive ne s'appliquerait tout simplement pas !

L'expérience montre à cet égard que, même minoritaires, des parlementaires déterminés à prendre appui sur des mobilisations populaires suffisantes, peuvent remporter des victoires spectaculaires. Parmi les exemples emblématiques de tels succès, citons la mise en échec , à deux reprises, du projet de la Commission de casser le statut des dockers (2003 et 2006) ou le rejet du projet de directive visant à légaliser en Europe  la pratique américaine des "brevets logiciels" réclamés par les lobbys des multinationales (2005) . Quant à directive sur laquelle se fonde le gouvernement Macron-Philippe pour justifier la "réforme" de la SNCF, elle avait failli -à 24 voix près sur 704 votants ! - être bloquée en décembre 2016...Comme quoi les premiers perdants d'une sous-estimation de l'utilité de députés franchement de gauche au Parlement européen, ce sont les travailleurs et les citoyens en général.

 

De l’utilité des élus Front de Gauche/PCF au Parlement Européen

 

Les élus français au sein du groupe de la Gauche Unitaire Européenne-Gauche Verte Nordique (GUE-NGL) : Lors des dernières élections européennes en 2014, nous avons élu 3 député-es sur les listes Front de Gauche : Patrick Le Hyaric, Marie-Christine Vergiat et Jean-Luc Mélenchon. La composante française du groupe a été renforcée par Younous Omarjee, de l’Alliance des Outre-Mers. Ces deux derniers élus décident de se séparer du Front de Gauche pour travailler dans le cadre de la France Insoumise. En juillet 2017, suite à l’élection de Jean-Luc Mélenchon au niveau national, Marie-Pierre Vieu devient députée européenne.

Au niveau européen, le groupe ressort renforcé de ces dernières élections avec 52 députés de 14 pays différents et 19 délégations. Il accueille ainsi de nouvelles forces politiques à l’image de Podemos (Espagne), de l’Altra Europa con Tsipras (Italie), Bildu (Pays-Basque) ou du parti des animaux (Allemagne et Pays-Bas) et est présidé par Gabi Zimmer (Die Linke). Marqué par son caractère confédéral (c’est à dire respectant et protégeant les diversités d’identités de ses membres), le groupe GUE-NGL est le seul groupe du Parlement à lutter constamment, et depuis le début, contre les plans d’austérités, les politiques macroéconomique et ultra-libérales de l’UE, et à prôner l’idée d’une autre Europe respectueuse des peuples.

 

Le Parlement Européen, seule institution élue de l’UE semble souvent bien éloigné des préoccupations des citoyens, a fortiori pour ceux et celles, qui ont une vision très critique de la construction européenne actuelle. De là à se poser la question de l’intérêt d’avoir des élus à ce niveau, il n’y a qu’un pas, trop vite franchi parfois y compris chez nos camarades.

Pourtant, pendant cette législature, nos élu-e-s se sont efforcé-e-s d’être les plus utiles possible aux combats que nous pouvons mener, aux citoyen-ne-s français-es et européen-ne-s en général. Ils ont permis d’obtenir des avancées concrètes en termes de travail parlementaire, d’amendements ou de résolutions. Plus largement, le rôle de nos élu-e-s tient à quatre piliers principaux et pourrait s’exprimer par les points suivants.

 

  1. Etre les porte-paroles du mouvement social et de la gauche de transformation sociale au sein des institutions. En effet, nos élus, par leur travail au sein du groupe GUE-NGL, porte une autre voix au sein des institutions : une voix profondément anti-austéritaire. Rappelons que la GUE-NGL est le seul groupe à avoir constamment voté contre les plans d’austérités et la casse des services publics et que nos élu-e-s sont au cœur de ces batailles.

 

  1. Pousser les contradictions. Nous le savons, les solutions prônées par les tenants du système néolibéral s’exprimant au Parlement par l’alliance des « grands groupes » (Libéraux, Droite et Social-démocrate), sont non seulement dangereuses pour les populations mais ne permettent pas de répondre aux objectifs qu’ils ont eux-mêmes énoncés. Le dogme libéral du libre-échange et de de la concurrence à tout va est un échec en termes de sortie de crise d’une part, de poids de l’UE sur la scène internationale d’autre part, et de débouchés en terme d’emplois, de consommation ou de respect des normes internationales (comme pour l’accueil des migrants) sans parler des défis en termes environnementaux… Nos élu-e-s sont là pour dénoncer ces politiques et pointer du doigt les contradictions d’un système qui peine de plus en plus à se survivre. Par exemple, dans la dernière période, les questions d’évasion et d’optimisation fiscale, où la Commission, tout en soulevant ces questions face aux diverses scandales type Panama Papers (on estime à  1 000 milliards d’euros les pertes pour les Etats de l’UE), est incapable ne serait-ce que de faire respecter les règles dont elle s’est elle-même dotée (car il faudrait pour cela sortir de l’institutionnalisation de la concurrence fiscale entre Etats qui est en grande partie due à l’action de la Commission elle-même).

 

  1. Permettre la diffusion de l’information. Nos élu-e-s sont de véritables lanceurs d’alertes sur des politiques qui, bien que semblant éloignées de nos préoccupations,touchent tous les jours notre vie quotidienne. Face à des institutions souvent volontairement opaques tout particulièrement au niveau  de la Commission ou du Conseil représentant les Etats Membres, il faut faire connaître les mauvais coups qui se préparent afin de d’organiser la mobilisation. A cette fin, nos élu-e-s sont d’une part constamment en contact avec les associations, les syndicats…afin de les prévenir et travailler avec eux sur les dossiers en cours au sein de l’UE. Ils nous permettent également de décrypter le projet européen actuel que ce soit en termes de libre échange (c’est le cas du travail de Patrick Le Hyaric sur le TAFTA par exemple), sur les questions de droits de l’Homme ou de migrations (cf. le travail de Marie-Christine Vergiat) ou sur la question des services publics (cf. le travail de Marie-Pierre Vieu).

 

  1. Construire l’alternative au niveau européen. Notre présence est indispensable à la consolidation de nos liens au niveau européen avec les différents partis politiques et à l’organisation d’un groupe parlementaire fort et clair sur ses ambitions progressistes.  C’est pour nous un moyen de construire une alternative crédible au niveau européen et un moyen de développer des convergences entre les organisations politiques permettant de peser dans le rapport de forces.

Outre ces quatre rôles que nous pouvons valoriser dans le bilan de nos élu-e-s, il est important ici de parler de méthode de travail. Les communistes et leurs allié-e-s ne se satisfont pas d’une « pseudo démocratie représentative » où une fois élus, les parlementaires auraient un chèque en blanc pendant 5 ans. A l’inverse de cette vision, nous avons toujours défendu l’idée d’élu-e-s de terrain, proches et utiles aux populations. Cela s’exprime, y compris, au niveau parlementaire par le travail régulier, notamment en termes d’amendements, de résolutions, de prises de position…avec nos partenaires au niveau national, européen, international. C’est à notre sens cette vision des choses qu’il faudra continuer à porter pour et après les futures élections. La politique ne peut pas, et ne doit pas se faire sans nous ! Pour cela, il nous faut des élu-e-s qui nous permettent de nous exprimer, de nous mobiliser et de porter haut les couleurs d’une Europe des peuples et de la solidarité en lieu et place de la construction européenne actuelle.

 

Bilan des élu-e-s au Parlement Européen

Patrick Le Hyaric

Vice-président du groupe de la Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique, Patrick Le Hyaric porte régulièrement en séance et dans les commissions parlementaires le combat contre l’austérité et ses outils européens (Semestre européen, MES).

Il a permis d’obtenir la remise en place du fonds européen d’aide aux plus démunis, travaillé et obtenu la pérennisation de la Garantie jeunesse.

Il a fait voter en début de mandat un rapport demandant une adoption rapide de la Convention de l’Organisation Internationale du Travail sur le travail forcé qui avait fait grincer des dents chez les libéraux pour son plaidoyer en faveur des droits du travail. Depuis, le Conseil l’a adopté et 12 pays européens dont la France ont ratifié ce texte.

Sur le dossier du détachement des travailleurs, il a défendu une égalité complète de droits entre détachés et locaux. Il a fait avancer par ses amendements et interventions l’inclusion des responsabilités légales aux pratiques des sous-traitants et a proposé la création d’un corps européen d’inspecteurs du travail pour que ces droits soient respectés. La Commission vient d’ailleurs de faire une proposition d’agence européenne du travail qui reprend en partie cette idée.

Il a largement aidé aux mobilisations contre le grand marché transatlantique (TAFTA), contre le traité sur les services (TISA), tout en menant la bataille pour changer des contenus du traité avec le Canada. 

En lien avec des associations et syndicats africains, il révèle et agit contre le projet de libre-échange entre l’UE et 16 pays d’Afrique de l’Ouest.

Il défend régulièrement le monde agricole en interpellant la Commission par le biais de nombreuses questions écrites dénonçant l’ouverture totale des marchés agricoles, leurs conséquences sur les petits paysans et y opposant un système de prix rémunérateurs pour leurs productions.

En tant que membre de la commission d’enquête sur les Panama Papers, c’est tout un travail de sensibilisation sur le rôle des lanceurs d’alerte qui a été mené, aboutissant à la demande du Parlement de créer un statut spécial les protégeant. Il a fait voter par le Parlement européen (le 11 novembre 2017) le projet d’une conférence internationale sur la lutte contre l’évasion fiscale.

En parallèle de ses activités en commissions parlementaires, il a mené de nombreux combats, comme son initiative « rendez l’argent aux grecs » lancée le 12 octobre 2017 en réponse aux profits réalisées par la BCE sur la dette grecque, ou les multiples rencontres organisées avec des syndicalistes aux Parlement européen pour y porter leurs combats : contre le projet de libéralisation du marché de l’énergie, contre la privatisation des barrages, en soutien aux travailleurs de Caterpillar, avec les salariés de Holiday Inn et en faisant le lien avec toutes les salariées d’hôtels en Europe.

Le 17 décembre 2014, il a porté et défendu  une résolution du Parlement européen adoptée à une large majorité pour la reconnaissance de la Palestine, et désormais c’est l’octroi de préférences commerciales aux produits provenant des colonies qui le font intervenir auprès de la Commission pour faire respecter le droit international.

 

Marie-Christine Vergiat

Militante des droits de l’Homme depuis plus de 30 ans, durant ce second mandat, Marie-Christine Vergiat a été membre des commissions "libertés civiles", "affaires étrangères", de la sous-commission des droits de l’Homme et de la commission spéciale sur le terrorisme.

Son action s’est notamment focalisée sur les enjeux migratoires et la défense des droits de l'Homme en Europe et dans le monde en liens réguliers avec les ONG européennes et internationales.  Elle refuse l’instrumentalisation de ces questions à des fins politiques et le deux poids, deux mesures trop souvent à l’œuvre au sein du Parlement européens. Elle se bat  pour le respect des droits des peuples trop souvent spoliés par les intérêts étrangers qu’ils soient économiques, politiques ou diplomatiques. Dans les nombreuses résolutions qu’elle a portées, elle a insisté et fait adopter des amendements portant en particulier sur la liberté de croire ou ne pas croire, sur les défenseurs des droits de l’Homme et de l’environnement, des journalistes et des minorités ainsi que  sur la responsabilité des entreprises européennes dans les atteintes aux droits de l’Homme des pays tiers, notamment en termes d’accaparement des terres, d’exploitation des travailleurs ou de financement des conflits.

Elle a notamment été l’auteur d'un rapport du Parlement européen sur « Les droits de l'Homme et la migration dans les pays tiers » adopté en octobre 2016 par 339 voix contre 333 et 25 abstentions. Ce texte analyse les évolutions globales des migrations pour mieux contextualiser les enjeux et lutter contre les fantasmes qui alimentent les peurs avant de proposer des approches acceptables partout dans le monde respectant les droits des migrants quels que soient leur statut. Elle a fait inscrire dans plusieurs résolutions du Parlement européen La nécessité pour les Etats membres de l’UE de ratifier la convention pour les travailleurs migrants et leurs familles.

Elle a poursuivi son engagement pour la protection des données personnelles dans le contexte du contrôle renforcé des frontières et de la lutte contre le terrorisme, pour la défense de l'Etat de droit et des libertés fondamentales notamment en Hongrie où les dérives autoritaires semblent servir de modèle à un nombre croissant d'États en Europe.

Pour ce qui concerne les violations des droits de l'Homme dans le monde, elle s'est mobilisée contre la répression Turquie en tant que vice-présidente du groupe d'amitiés avec le peuple kurde, auprès de nos camarades du HDP, mais aussi dans la Corne de l'Afrique et en Afrique du Nord sans oublier son soutien continu à la transition démocratique en Tunisie et aux mouvements sociaux au Maroc, pays où elle se rend régulièrement apporter son soutien aux forces progressistes.

 Elle a poursuivi ses actions en faveur de l’économie sociale et solidaire comme coprésidente de l'intergroupe consacré à ces questions et a co-organisé deux Forums de l’économie sociale et solidaire de la GUE/NGL rassemblant des acteurs de toute l’Europe pour promouvoir ces autres formes d'économie.

 Elle s'est aussi engagée dans le Progressive caucus et pour le Forum européen de Marseille considérant que le rassemblement des Gauches alternatives est le seul moyen de lutter efficacement en Europe contre la montée des nationalismes, des populismes et des extrêmes droites.

 

 

Marie-Pierre Vieu

Députée européenne de la région Occitanie depuis juillet 2017, en remplacement de Jean-Luc Mélenchon, membre de la direction du PCF en charge des relations extérieures, Marie-Pierre Vieu est une élue de terrain qui fait le lien entre les luttes locales et les enjeux européens. Héritant de son prédécesseur la commission budget, elle siége également à la commission des transports et du tourisme. Elle est membre de la plateforme de dialogue Union Européenne – Catalogne afin de promouvoir la démocratie en Espagne mise à mal ces derniers mois. Elle donne à ses nouvelles fonctions un marquage résolument anti-austéritaire, social et de défense des services publics. Elle s’investit sur les terrains de l'emploi et de la ré-industrialisation en travaillant le lien avec le mouvement syndical et social.

 

Issue d'une circonscription rurale, elle suit également les questions de la PAC au cœur des évolutions européennes ainsi que de la viticulture et de la pêche. Elle multiplie les initiatives au plus proche du terrain consacrant deux jours dans un département de la circonscription grand sud-ouest chaque mois, en plus des divers visites ou débats.

 

Marie-Pierre Vieu intervient sur les dossiers d’Alstom en interpellant la Commission sur la fusion avec Siemens, et en se déplaçant à diverses initiatives locales.

Elle a fait plusieurs interventions contre les plans sociaux et aide à l’élaboration d’alternatives industrielles notamment via les questions d’économie sociale et solidaire (ESS).  Suite à sa visite au port de Sète, elle intervient au Parlement européen sur le devenir de Saipol en concurrence avec une entreprise argentine. Très investie, sur les questions des services publics, elle défend lors de ses déplacements et par son travail en commission parlementaire un service public national du rail et se réunit régulièrement avec les syndicats des transports. Elle travaille actuellement sur les questions des travailleurs détachés sur les routes et organise le 24 mars 2018 une grande initiative à Montpellier sur les questions du rail, de la route et des transports aériens.

Elle soutient la lutte contre la concession des barrages hydrauliques et a interpelé le Ministre Nicolas Hulot en la matière. Elle est présente dans différentes initiatives contre le démantèlement des services scolaires, carcéraux et de libéralisation de la poste.

 

A partir de ces premières expériences, Marie-Pierre Vieu a décidé de prendre plusieurs initiatives futures comme une nouvelle conférence sur les transports dans le nord de la France au deuxième semestre 2018 permettant d’amplifier les mobilisations et résister au dumping social en lien avec nos partenaires européens. Elle entend proposer un audit des directives de libéralisation dans les secteurs du rail, de l'électricité et de la Poste dans 4-5 pays européens.  Elle a commandé un rapport sur la sécurité alimentaire, pour établir un diagnostic des besoins agricoles et dégager des pistes de propositions sur la réorientation de la PAC en lien avec la transition écologique. Marie-Pierre Vieu entend aussi être volontariste sur les questions de nouvelles ressources pour l'UE, pour la mise en place d'une taxe sur les transactions financières et un impôt écologiste juste.

 

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6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 09:23
Des parlementaires communistes engagé-e-s au Sénat et à l'Assemblée Nationale pour le Progrès Social: 7 propositions de lois présentées par nos députés et sénateurs en mars
Des parlementaires communistes engagé-e-s au Sénat et à l'Assemblée Nationale pour le Progrès Social: 7 propositions de lois présentées par nos députés et sénateurs en mars

 

DES PARLEMENTAIRES ENGAGÉ·E·S POUR LE PROGRÈS SOCIAL

 

Depuis son élection, Emmanuel Macron entreprend une politique ultra-libérale qui s'attaque tous azimuts aux acquis sociaux. Les plus précaires sont particulièrement touché·e·s : casse du code du travail, baisse des APL, hausse de la CSG, en particulier pour les retraité·e·s. En même temps, les cadeaux aux patrons du CAC40 se multiplient et l'ISF baisse… pour les plus riches !

 

  • A l'opposé de cette vision, le PCF propose un nouveau progrès social pour la France : égalité femmes-hommes, sécurisation de l'emploi et de la formation, plus de droits pour les salarié·e·s, développement des services publics et de la protection sociale, droit au logement pour tou·te·s. Une politique qui prend soin de nos aîné·e·s et offre un avenir à la jeunesse. Une politique qui lutte réellement contre l'évasion fiscale.
  • Les 7 et 8 mars, les parlementaires communistes vont présenter 7 propositions de loi allant dans ce sens, à l'Assemblée nationale et au Sénat. Que voteront vos parlementaires ? Assez de belles paroles ! Interpellez-les !

Pour la reconnaissance sociale pour les aidants familiaux

Plus de 8 millions de proches apportent une aide à une personne handicapée ou âgée, dans un cadre non professionnel. Nous proposons de leur donner un vrai statut, avec des droits effectifs et une reconnaissance sociale : rendre plus souple et plus large le congé de proche aidant, octroi d'une allocation journalière, gain de trimestres supplémentaires pour la retraite...

 

Pour lutter contre la précarité professionnelle des femmes

Les inégalités femmes-hommes dans le monde du travail sont criantes. Une femme gagne en moyenne 25,7 % de moins qu'un homme. 82 % des salarié·e·s à temps partiel et deux tiers des travailleurs pauvres sont des femmes. La France est 129e sur 144 pays en matière d'égalité salariale. Les parlementaires communistes ont donc déposé une loi visant à encadrer le temps partiel imposé, premier facteur à l'origine de ces inégalités. Ils proposent aussi de doubler la prime de précarité pour les CDD à temps partiel.

 

Pour la gratuité des transports scolaires

Les transports scolaires sont le moyen d'accès à l'éducation pour 4 millions d'élèves. Le coût moyen est de 800 €/an (1000 € hors agglomération). Cela pèse sur les choix d'orientation. Attaché·e·s à l'égalité des chances, à la solidarité, aux politiques en faveur de la jeunesse, les député·e·s communistes défendront une loi instaurant la gratuité des transports scolaires.

 

Pour la revalorisation des retraites agricoles

Les pensions moyennes des retraité·e·s agricoles non-salarié·e·s sont de 710 €, 570 € seulement pour les femmes alors que le seuil de pauvreté est de 1015 €. Une très grande majorité de ces retraité·e·s vit dans la pauvreté ou l'extrême pauvreté. Les député·e·s communistes ont fait adopter, en 2017, une loi fixant à 850 € minimum les retraites de ce régime. Les sénateurs et sénatrices du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste vont batailler pour la faire adopter par le Sénat afin qu'elle entre en vigueur.

 

Pour des logements dignes, lutter contre les marchands de sommeil

La France compte 400 000 à 600 000 logements indignes. Leurs propriétaires profitent de la misère humaine et exploitent celles et ceux, victimes, obligé·e·s d'accepter de loger dans de telles conditions, avec des loyers souvent à prix d'or. Aussi, nous 

proposons une série de mesures durcissant les sanctions contre les marchands de sommeil et créant obligation de travaux, notamment à la vente de ces biens.

 

Pour la justice fiscale, lutter contre l'évasion et les paradis fiscaux

Pas d'évasion fiscale sans paradis fiscaux. Il faut donc en dresser une liste française, sous contrôle des parlementaires et donc des citoyen·ne·s. Après les député·e·s qui ont fait voter une loi demandant une grande conférence internationale financière et fiscale, ce sera au tour des sénatrices et sénateurs de défendre cette proposition pour agir et enrayer ce fléau.

 

 

http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/ – https://senateurscrce.fr/

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6 mars 2018 2 06 /03 /mars /2018 07:55
Lucienne Nayet en conférence à Plougasnou (photo de Pierre-Yvon Boisnard le 12 mars 2015)

Lucienne Nayet en conférence à Plougasnou (photo de Pierre-Yvon Boisnard le 12 mars 2015)

Le MRAP solidaire de Lucienne Nayet, victime d'une odieuse campagne sur un site négationniste et antisémite

Le MRAP solidaire de Lucienne Nayet, victime d’une odieuse campagne sur un site négationniste et antisémite.

Lucienne Nayet, présidente du réseau des Musées de la Résistance nationale, est victime d’une opération de propagande odieuse et violente sur un site négationniste et antisémite de la mouvance néo-nazie très active sur Internet.

Le MRAP est indigné par l’opération dont a été victime Lucienne Nayet et l’assure de sa totale solidarité.

Un rédacteur de ce site a piraté et détourné un article de presse rendant compte d’une rencontre de Lucienne Nayet avec des collégiens. Cette intervention concernait l’histoire de son « enfance cachée » pendant la Seconde Guerre mondiale et de la persécution menée par les nazis et le régime de Vichy en France occupée.

Ce type d’opération s’inscrit dans une stratégie de provocation visant à donner le plus large écho possible à des discours de haine et de violence qui sans cela auraient du mal à trouver un auditoire en dehors des nostalgiques de l’ordre nazi et des adeptes d’une vision raciste du monde.

Le MRAP récemment visé par le même site a déjà déposé deux plaintes contre lui et demandé sa fermeture pour trouble à l’ordre public. Il sera vigilant sur les suites de la plainte déposée par Lucienne Nayet et faire condamner ses rédacteurs, ses hébergeurs, ses financeurs.

Face à la haine, il faut toujours trouver la force de résister. Le travail d’histoire reste le meilleur rempart face aux « assassins de la mémoire ».

Paris le 27 février

Lire aussi: 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/cotes-d-armor/le-musee-de-saint-connan-soutient-lucienne-nayet-5597710

Lire aussi: 

Notre amie et camarade Lucienne Nayet, fille de déporté à Auschwitz et ex enfant cachée, militante de la mémoire, ciblée par un ignoble site antisémite et néo-nazi

Attaques antisémites ignobles contre Lucienne Nayet: communiqué des administrateurs du Musée de la Résistance Nationale, 23 février 2018

Communiqué de l'ANACR 29 et du maire de Champigny-sur-Marne, Dominique Adenot, en soutien à Lucienne Nayet, présidente du réseau du Musée de la Résistance, victime d'attaques antisémites odieuses sur internet

94. CITOYENS. COM
Soutien à la présidente du MRN après les insultes d’un site néonazi
Soutien à la présidente du MRN après les insultes d’un site néonazi

Hébergés de l’étranger pour échapper à la loi française qui interdit l’incitation à la haine, les sites antisémites, racistes, homophobes se lâchent sur la toile, sous la confortable protection de l’anonymat. Mi-février, c’est la présidente du Musée de la Résistance nationale (MRN) de Champigny-sur-Marne, Lucienne Nayet, qui a été victime de l’un de ces portails.

Née en 1941 au milieu de la guerre, Lucienne Nayet n’a pas connu son père, Michel Lerman. S’étant enfui d’Ukraine pour se réfugier en Pologne puis en France, ce dernier a été raflé lorsque sa femme était enceinte, interné à Drancy puis déporté et assassiné à Auschwitz. Lucienne a survécu à l’horreur en vivant cachée chez un prêtre en Vendée, grâce à un réseau de résistance. Une histoire douloureuse et longtemps enfouie que la présidente du Musée de la Résistance nationale a commencé à raconter après la mort de sa mère. Ainsi, Lucienne va dans les écoles pour raconter le pire et le meilleur de l’humain dans ces périodes sombres. Mi-février, un article de la Dépêche a rendu compte d’une de ces visites, dans un collège de Pontacq, dans les Pyrénées, alors que Lucienne Nayet est également présidente du réseau Musée de la Résistance nationale en Béarn. C’est cet article et sa photo que le site nazi a caviardé d’insultes et de photo-montages, malheureusement complété d’une kyrielle de commentaires rivalisant d’images et de réactions du même tonneau. Le même site, généreux dans sa haine, s’en prend également à une députée LREM noire dans des termes tout aussi ignobles.

« Ce type d’opération s’inscrit dans une stratégie de provocation visant à donner le plus large écho possible à des discours de haine et de violence qui sans cela auraient du mal à trouver un auditoire en dehors des nostalgiques de l’ordre nazi et des adeptes d’une vision raciste du monde. Tous les adhérents de l’association Musée de la Résistance nationale, reconnue d’utilité publique pour son action pédagogique et mémorielle permanente, sont indignés par l’opération dont a été victime leur présidente et l’assurent de leur totale solidarité et de leur amitié. Ils l’accompagneront dans toutes les démarches qu’elle a entreprises afin de faire interdire ce site et de faire condamner ses rédacteurs, ses hébergeurs, ses financeurs. Une plainte a ainsi été déposée« , a réagi le MRN.

« L’Etat français doit intervenir au niveau national et international, afin que toutes les recherches soient entreprises, et que les coupables soient sévèrement punis. Les propos d’une grande lâcheté ont été émis depuis un site néo-nazi hébergé aux Etats-Unis pour contourner la législation française sur les atteintes à l’humanité de caractère raciste et  antisémite. Mais des moyens existent aujourd’hui, et doivent être utilisés, pour trouver et condamner les coupables. La bête immonde n’est pas morte, son ventre est encore fécond de nazillons qui vomissent toujours leur haine, leurs mensonges, leur négation de l’Histoire et leurs idées fascistes. C’est bien tout cela qui est en arrière-plan de l’attaque contre la personne de Lucienne Nayet« , réclame pour sa part Dominique Adenot, maire PCF de Champigny-sur-Marne, dans son communiqué de soutien à la président du musée.

« Je viens de saisir Madame Nicole Belloubet, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, pour lui demander de porter une attention toute particulière à la résolution de cette affaire. Je sais combien Lucienne Nayet est attachée au devoir de Mémoire de celles et ceux qui, comme elle, ont été victimes de la barbarie nazie. Les propos antisémites, dont elle est victime, témoignent de toute l’actualité de ce combat pour garder intacte la Mémoire de ces crimes », a également réagi Christian Favier, président PCF du Conseil départemental du Val-de-Marne.

Signaler un site Internet d’incitation à la haine

Un site gouvernemental permet de signaler les sites d’incitation à la haine. Son adresse : https://www.internet-signalement.gouv.fr Attention, le site précise bien qu’il ne sert à rien de signaler massivement des contenus comme on signe une pétition car une action est entreprise par les enquêteurs dès le premier signalement.  Lorsque le contenu signalé est illicite mais conçu à l’étranger, il est transmis à Interpol qui l’oriente vers les autorités judiciaires du pays concerné, précise le site gouvernemental.

A lire aussi :

Pierre Serne victime d’incitation à la haine par un site xénophobe

Souscription citoyenne pour le musée de la résistance

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 20:36
Qui va gagner 100 milliards ? ( PCF, 5 février 2018)

Les entreprises du CAC 40 ont gagné 100 milliards d’euros de profits en 2017. C’est 20 % de plus qu’en 2016 « qui fut déjà un excellent millésime » se réjouit Le Figaro Economie. Ainsi, alors que les salariés sont mis à la diète, que l’austérité fait des ravages dans les collectivités, qu’on casse le service public au nom d’ « économies » , les multinationales, elles, s’empiffrent, et gaspillent des milliards.


Cette explosion des inégalités est d’autant plus insupportable que l’on peut se demander : qui vont gagner ces 100 milliards ? En effet une récente étude d’Euronext sur les actionnaires du CAC 40 montre qu’on ignore l’origine de 42 % des fonds du CAC40. Ils sont « hors des radars » avoue la presse spécialisée. En gros les autorités boursières nous disent ignorer l’identité d’un actionnaire du CAC 40 sur deux !


Qui se cache donc derrière ces 42 % de fonds opaques ? Quels trafics se trouvent derrière ces sommes (plus de 500 milliards) ? Les parrains de la drogue ? Du trafic d’armes ou d’êtres humains? La Bourse de Paris serait-elle non seulement le refuge de rapaces mais aussi de gangsters ? On attend de notre banquier de Président, qui est, on le sait, très au fait des choses de la finance, d’utiles éclaircissements.

Gérard Streiff

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 18:18
Le courage de la petite-fille de Che Guevara, au Brésil, en solidarité avec la Palestine

LE COURAGE DE LA PETITE-FILLE DU CHE  EN SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE
La petite-fille du révolutionnaire cubain, Che Guevara, a brandi, jeudi dernier, le drapeau de la Palestine en pénétrant sur un terrain de football au Brésil, avant d'être interpellée. Cette photo de cette "Guevara" en lutte et solidaire avec le peuple palestinien a circulé sur les réseaux sociaux du monde entier. Elle a déjà été saluée par des dizaines de milliers d'internautes. Et nous la saluons à notre tour...

Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste à L'Humanité  

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