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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 12:59
EHPAD : les syndicats déterminés à obtenir satisfaction (5 février 2018)
EHPAD : les syndicats déterminés à obtenir satisfaction

lundi 5 février 2018

EHPAD : l’inter­syn­di­cale CGT, CFDT, FO, CFTC, UFAS, CFE-CGC, UNSA, SUD Soutenue par l’AD-PA, interpelle E. Macron, et lui donne jusqu’au 15 février pour ouvrir des négociations, faute de quoi elles appelleront de nouveau à la grève.

Communiqué du 1er février 2018 :

Partout en France, des dizai­nes de mil­liers de sala­riés, d’agents des mai­sons de retraite, d’EHPAD, de long séjour et de ser­vi­ces à domi­cile (équipes de SSIAD, etc.),ont répondu à l’appel à la grève natio­nale de l’inter­syn­di­cale et de l’AD-PA, sou­te­nues par de nom­breu­ses asso­cia­tions des famil­les, et de retrai­tés.

Un consen­sus aussi large ne s’était jamais vu !

Le mou­ve­ment de grève a été très suivi parce que les sala­riés n’en peu­vent plus : 31,8 % de per­son­nels gré­vis­tes et assi­gnés, selon les chif­fres offi­ciels de la DGCS. Tous les pro­fes­sion­nels quelle que soit leur caté­go­rie sont arri­vés à un point de rup­ture.

Ils n’accep­tent plus les condi­tions de prise en charge et d’accom­pa­gne­ment des rési­dents et de nos aînés à domi­cile, qu’ils qua­li­fient d’indi­gnes.

Il est temps que le gou­ver­ne­ment entende les reven­di­ca­tions. Elles sont clai­res :

 Application d’un agent ou un sala­rié par rési­dent, tel que prévu par le Plan Solidarité Grand Age de 2006 ;

 Abrogation des dis­po­si­tions légis­la­ti­ves rela­ti­ves à la réforme de la tari­fi­ca­tion des EHPAD, conte­nues dans la loi du 28 décem­bre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’appli­ca­tion ;

 Arrêt des bais­ses de dota­tions indui­tes par la conver­gence tari­faire et exige par consé­quent le main­tien de tous les effec­tifs des EHPAD y com­pris les contrats aidés qui doi­vent être inté­grés et sécu­ri­sés ;

 Amélioration des rému­né­ra­tions des per­son­nels, des pers­pec­ti­ves pro­fes­sion­nel­les et des car­riè­res dans le cadre du statut et des Conventions Collectives Nationales.

Nous avons pris connais­sance de décla­ra­tions de Madame Buzyn qui visent à indi­vi­dua­li­ser, et à ren­voyer chaque établissement ou ser­vice à domi­cile à une évaluation. Celle-ci existe déjà. Elle indi­que :"L’objec­tif est l’aug­men­ta­tion des postes pour tendre pro­gres­si­ve­ment vers ce fameux ratio de un pour un, … que nous ne pou­vons attein­dre aujourd’hui pour des rai­sons struc­tu­rel­les et bud­gé­tai­res". C’est pour­tant la reven­di­ca­tion prio­ri­taire de tous les agents des EHPAD et des ser­vi­ces à domi­cile !

Après cette mobi­li­sa­tion excep­tion­nelle, une prise en compte poli­ti­que et finan­cière s’impose. Celle-ci impli­que l’ouver­ture de négo­cia­tions sur la base des reven­di­ca­tions por­tées par l’inter­syn­di­cale et les asso­cia­tions, avec, en préa­la­ble, l’aban­don des dis­po­si­tions de la réforme de la tari­fi­ca­tion bais­sant les dota­tions.

Il y a en France, 7 200 EHPAD et 10 000 ser­vi­ces à domi­cile, qui assu­rent l’accueil et l’accom­pa­gne­ment de 1,4 mil­lion de per­son­nes âgées. Ils emploient plus de 700.000 pro­fes­sion­nels. L’appli­ca­tion du ratio prévu par le plan soli­da­rité grand âge de 2006 ainsi que l’aug­men­ta­tion du temps passé à domi­cile néces­site la créa­tion de 300.000 postes !

L’enve­loppe de 50 mil­lions annon­cée la semaine der­nière, cor­res­pond à moins d’un tiers de poste par établissement et ne couvre pas la néces­saire aug­men­ta­tion du temps passé à domi­cile ! Le compte n’y est donc pas !

Nous nous tour­nons, une ultime fois vers le pré­si­dent de la République, pour qu’il réponde main­te­nant à nos reven­di­ca­tions, afin que les sup­pres­sions de postes lais­sent place aux recru­te­ments néces­sai­res afin d’amé­lio­rer des condi­tions de tra­vail et de prise en charge de nos aînés.

Nous reven­di­quons également la réé­va­lua­tion des salai­res afin de com­pen­ser nos condi­tions de tra­vail dif­fi­ci­les, (alter­nance postes de jour / poste d’après midi / poste de nuit, 3 à 2 wee­kends par mois et les jours fériés etc.).

Nous deman­dons que nos col­lè­gues sous contrat aidé soient embau­chés défi­ni­ti­ve­ment après for­ma­tion et inté­grés sous statut (ou en CDI dans le privé).

Faute d’une réponse favo­ra­ble à notre demande de rendez-vous afin d’ouvrir des négo­cia­tions avant le 15 février 2018, l’inter­syn­di­cale et les asso­cia­tions se ver­raient dans l’obli­ga­tion de pren­dre leurs res­pon­sa­bi­li­tés et appel­le­raient à la grève et à la mobi­li­sa­tion de tous les agents du sec­teur concerné, et les famil­les pour la satis­fac­tion des reven­di­ca­tions.

Les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les appel­lent à réunir les per­son­nels dans les ser­vi­ces à domi­cile et les EHPAD pour mettre en œuvre cette orien­ta­tion,

Paris le 1er Février 2018 L’inter­syn­di­cale CGT, CFDT, FO, CFTC, UFAS, CFE-CGC, UNSA, SUD - Soutenue par l’AD-PA

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 06:34
UN BIG BANG ANNONCE DANS LA FONCTION PUBLIQUE  (L’HUMANITE - VENDREDI 2 FÉVRIER 2018 - KAREEN JANSELME)

Réforme. « Atteinte frontale », « stupéfaction », « dynamitage de la fonction publique » : les syndicats réagissent vivement aux annonces surprises du gouvernement, qui propose un plan de départs volontaires pour les fonctionnaires et l’usage accru de contractuels.

 

«Un plan de départs volontaires » dans la fonction publique : la formule est explosive, et la déflagration provient alors même que le grand chantier de réflexion pour la transformation de l’action publique commence à peine. Jeudi, au sortir du premier comité interministériel qui devait enclencher une réflexion dans les ministères jusqu’en avril sur des réformes structurelles, le ministre de l’Action et des Comptes publics a lâché la bombe tout en tentant d’atténuer son effet : « Il ne s’agit pas de faire un plan de départs volontaires pour tout le monde, bien évidemment. Il s’agit d’adapter nos services publics et de le faire avec et pour les agents publics », a assuré M. Darmanin. Pour autant, Édouard Philippe a ajouté vouloir étendre « largement » le recours aux contractuels, et développer davantage la rémunération au « mérite » des fonctionnaires. Une provocation, une semaine après la lettre de 8 des 9 organisations syndicales de fonctionnaires réclamant l’ouverture d’une concertation en vue d’un nouveau plan de titularisation des agents contractuels.

« C’est hallucinant, a réagi Jean-Marc Canon, secrétaire général de l’union fédérale des syndicats de l’État CGT. Ces annonces sont une atteinte frontale à la fonction publique. Rappelons le contexte : le 10 octobre 2017, l’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique avaient appelé à la grève ; dernièrement, il y a eu des luttes sectorielles importantes, avec la mobilisation historique de l’administration pénitentiaire, le mouvement dans les Ehpad, etc. Et maintenant, nous apprenons par voie de presse, à la sortie de ce comité, un “plan de départs volontaires”, une rémunération qui sera plus individualisée et un recours aux contrats largement étendu pour les métiers qui ne relèvent pas “d’une spécificité propre aux services publics”. » « C’est la stupéfaction, confirme Philippe Soubirous (FO), on apprend par voie de presse un certain nombre d’orientations du gouvernement alors que cela n’était pas à l’agenda social. Ils veulent dégrader les services publics et transférer les missions au privé. Or, c’est au Parlement qu’un débat doit avoir lieu pour savoir si nos écoles, nos hôpitaux, nos services doivent être publics ou privés. » Pour l’Union syndicale Solidaires, il s’agit d’un « dynamitage de la fonction publique », car « la gestion des personnels sera traitée sans attendre les annonces structurantes, qui seront dépendantes du rapport du comité d’experts et des réflexions menées actuellement au sein des ministères pour déterminer quelles missions ils gardent et quelles missions ils jettent ». Le gouvernement a également annoncé vouloir « un dialogue social plus fluide et recentré sur les enjeux les plus importants, sur le modèle de ce qui a été fait dans le cadre des ordonnances “Travail” ». Un « modèle » de dialogue social que n’avaient pas vraiment apprécié les syndicats, descendus pour la plupart le manifester dans la rue. Une nouvelle décision unilatérale qui passe d’autant plus mal que les élections professionnelles auront lieu en décembre de cette année.

Depuis le lancement, en octobre, de son programme « Action publique 2022 », le gouvernement a prétendu organiser commissions, forums régionaux et chantiers transverses pour « moderniser » en discutant et concertant. Mais la méthode ne convainc pas. Ni les formules avancées par le ministre Darmanin, assurant en octobre vouloir simplement « améliorer la qualité de service » et « offrir un environnement de travail modernisé aux agents ». Car, une note interne a révélé un objectif bien plus pragmatique. Le 27 septembre 2017, le premier ministre s’adressait aux secrétaires généraux de ministères avec des objectifs clairs et chiffrés : « Pour l’État et des opérateurs, 10 milliards d’euros d’économies à documenter pour 2020-2022, en supplément des mesures qui seront mises en place d’ici à 2019, et plus de 37 000 ETP (équivalents temps plein – NDLR) à supprimer sur la même période pour atteindre l’objectif de - 50 000 ETP sur 2018-2022. » Pour les administrations de sécurité sociale, les économies doivent atteindre « 10 milliards d’euros, à trouver sur-le-champ hors objectif national de dépenses d’assurance-maladie » ; pour les collectivités territoriales « 16 milliards d’euros, dont 3 milliards d’euros pour la société du Grand Paris et une réduction de - 70 000 ETP sur la période ».

 

Édouard Philippe a nommé 34 « experts » au profil homogène

Très vite, tous les syndicats de la fonction publique et des associations comme la Convergence des services publics, portant la parole d’élus, d’associations et d’usagers, ont dénoncé cette réforme construite comme une machine de guerre contre la fonction publique et le service public. Et ce n’est pas la nomination du Comité d’action publique, ou CAP 22, qui les a rassurés. Plutôt que de faire appel aux professionnels du secteur, aux syndicats représentatifs, aux responsables de l’aménagement du territoire, aux associations d’usagers, aux spécialistes de l’environnement ou des transports, Édouard Philippe a nommé des « experts » au profil homogène : 17 des 34  membres ont usé les bancs de l’École nationale d’administration. On y dénombre moult hauts fonctionnaires passés au privé, des créateurs d’entreprises numériques, des dirigeants de fonds d’investissement qui pourraient être intéressés par la privatisation de marchés publics, des anciens de la commission Attali. Celle-ci, en son temps, proposait déjà d’abandonner des missions pour les donner au privé, de diminuer la dépense publique, de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires… Autant de points que l’on retrouve dans la feuille de route actuelle de l’action publique 2022. Même Philippe Laurent, maire (UDI) de Sceaux et membre du CAP 22, remarque que « beaucoup de membres de CAP 22 sont de formation économique ou issus du monde financier, ce qui replace chaque discussion sous l’angle financier ». Et, comme le relèvent 7 associations de cadres territoriaux, aucun fonctionnaire territorial n’y siège. Quant à la plateforme numérique lancée en parallèle pour sonder agents et usagers, seules 3 200 contributions y ont été recensées ! Peu de personnes croient encore à ce simulacre d’échanges… Devant cette « tarte à la crème de la concertation », dénoncée par Jean-Marc Canon, l’intersyndicale des fonctionnaires, prévue le 6 février, est plus que jamais d’actualité. Et la volonté de la confédération d’organiser à la mi-mars une grande journée d’action devrait toucher plus d’une organisation.

 

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 06:32
LOI AGRICOLE. ADMONESTER LA GRANDE DISTRIBUTION NE SUFFIRA PAS (L’HUMANITE – JEUDI 1ER FEVRIER 2018 - OLIVIER MORIN)

Présenté mercredi dernier par le ministre de l'Agriculture, le projet de loi visant à équilibrer les relations commerciales en agriculture a été décrypté par les députés communistes qui pointent ses insuffisances.

 

A la fin de sa présentation du projet de loi issu des états généraux de l'alimentation le 31 janvier dernier, le ministre de l'agriculture Stéphane Travert a décrit l'objectif du texte par ces mots : « Améliorer l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, c'est-à-dire préserver nos capacités de production agricole et la juste rémunération des agriculteurs ».

Enfin, les agriculteurs, soumis à des revenus historiquement bas et à une hémorragie de leurs fermes (10 % de faillites agricoles de plus en 2017 qu'en 2016) allaient pouvoir sortir la tête de l'eau. Mais le projet de loi, si séduisant qu'il puisse paraître, n'a d'ambitieux que l'affichage. Et la déception est déjà au rendez-vous chez les paysans. La Confédération paysanne doute que les paysans et les consommateurs sortent gagnants de cette loi, tandis que le Modef (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux) craint qu'elle laisse un goût amer aux agriculteurs. Si ceux-ci ont déjà pointé les limites d'un texte qui prétend inverser la formation des prix agricoles en ne contraignant pas les distributeurs à payer aux producteurs le prix qu'ils demandent, ils ont été notamment entendu par les parlementaires communistes qui, eux aussi, dénoncent un projet de loi « séduisant de prime abord », mais au contenu insuffisant.

 

 

Une loi très favorable au lire échange

Dès le lendemain de la présentation de la loi par le ministre, les députés PCF André Chassaigne, chef de file du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) et Sébastien Jumel ont convoqué la presse pour expliquer leur point de vue. Ces derniers pointent une contradiction notable entre ce projet de loi qui prétend « à un rééquilibrage de la relation commerciale entre producteurs, transformateurs et distribution au bénéfice des premiers » et l'orientation présidentielle qui engage le pays « dans un engrenage de plus en plus libéral au nom duquel il va laisser détricoter la PAC en prenant appui sur ses défauts ». Sébastien Jumel résume la situation ainsi : « ce qu’une main promet aux agriculteurs avec la loi issue des états généraux de l’alimentation, si tant est que la promesse se réalise, l’autre main le laissera défaire avec des politiques européennes et internationales très favorables au libre-échange ». Une contradiction qui ne figure évidemment pas dans le texte de loi.

Sur le fond du texte, les parlementaires pointent malgré tout des éléments encourageants. Ainsi le relèvement de 10% du seuil de revente à perte des denrées alimentaires revendues au consommateur, ou encore l'encadrement en valeur et en volume des promotions sur les denrées alimentaires constituent des pistes qui « vont dans le bon sens ». Quant à l'inversion de la formation des prix qui pose le principe nouveau selon lequel le contrat doit être proposé aux acheteurs par les agriculteurs ou leurs organisations de producteurs et non plus proposé par les acheteurs aux producteurs, si l'idée correspond aux revendications des paysans, elle manque singulièrement de moyens pour la mettre en œuvre.

 

Sébastien Jumel et André Chassaigne prévoient d'amender et d'améliorer la loi

Sébastien Jumel cite à titre d'exemple la charte signée par les acteurs de l'agroalimentaire à la suite des états généraux et dont les principes ont déjà volé en éclat, y compris dans les négociations commerciales en cours. Le député illustre son propos avec les derniers exemples en date pour démontrer la nécessité d'inscrire dans la loi la possibilité de contraindre les acheteurs à payer le prix convenu. « Lactalis a tenu tête à l’État, échappé à ses contrôles, composé avec, et fait peser sur les pouvoirs publics, sans le dire ouvertement, la menace du chômage ». Évoquant aussi l'industriel de la viande Bigard « qui refuse de répondre aux questions des parlementaires, qui refuse de faire état de ses comptes, au mépris de ses obligations », il estime qu'il faudra « davantage que les appels à la bonne volonté et les petites sanctions que prévoit, en l’état, le texte ».

Fustigeant le choix du gouvernement d'utiliser les ordonnances pour faire passer le projet de loi, Sébastien Jumel et André Chassaigne prévoient de l'amender et d'améliorer ce qui ira dans le sens d'un rééquilibrage en faveur des agriculteurs, lors de sa présentation au Parlement annoncée pour fin mars, début avril.

 

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 06:29

Le mythe d'un jacobinisme centralisateur, synonyme d'État spoliateur.

 

Certes, ces dernières années, l'amateur (étymologiquement), celui qui aime la Révolution française pour tout ce qu'elle a inventé, a bien des fois assisté à une série de manipulations mensongères du moment qui a vu la République fondée (1792), la démocratie tentée (1793) et l'abolition de l'esclavage votée (1794), entre autres avancées. Tout cela se voyait réduit à la guillotine et à des massacres, le tout donnant naissance au mythe d'un jacobinisme centralisateur, synonyme d'État spoliateur. Dans son tweet du 22 mars 2017, EM écrivait : « La philosophie de la démarche que je vous propose aujourd'hui, c'est un pacte girondin avec nos collectivités, un pacte de liberté. » En clair, et surfant sur la vague d'un antijacobinisme primaire et liberticide, réduit à la ringardise de croire que la loi est la même pour tous, et que l'État est garant des services publics équitablement répartis sur le territoire au nom d'un effort commun, le candidat laissait supposer que, lui président, les régions auraient plus d'autonomie.

En clair, les riches pourraient s'enrichir davantage et les plus défavorisés... Une fois président et endossant le rôle de roi-président à Versailles, le 3 juillet 2017, il dénonçait la « centralisation jacobine », et annonçait sa volonté de conclure de « vrais pactes girondins » avec les régions. Quid de cette expression ? Le 17 juillet, un début d'explication prenait forme par la demande aux collectivités territoriales de réduire leurs dépenses de 13 milliards d'euros sans diminuer leurs missions.

La pilule girondine commençait à prendre un goût amer. Aujourd'hui, les nationalistes corses, dont toutes les demandes ne sont pas infondées lorsqu'elles pointent les aspects sociaux des problèmes de l'île, retournent l'expression pour légitimer leur éloignement de la République. Pourtant, on ne joue pas impunément avec l'histoire. Outre que les Girondins (rendons leur cette justice par souci de la vérité) n'ont jamais voulu la désunion de la République, il va falloir que le président s'explique sur le tout « en même temps » de sa position, entre le pouvoir exécutif dont il ne veut rien céder et le miroir aux alouettes girondines qu'il a agité de façon imprudente et que les indépendantistes corses lui renvoient aujourd'hui.

 

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 10:12
Casse leur bac d'abord! (PCF, Rouge 29)

Rouge Finistère

5 rue Henri Moreau 29200 Brest federation@29.pcf.fr

 

Casse leur bac d’abord

La stratégie est bien rôdée : les annonces dispersées et le débat anecdotique sur le port de la blouse masquent un véritable dynamitage du système scolaire.

La réforme du lycée et celle du Bac, l’instauration de « Parcoursup » et bientôt la nouvelle licence : à travers les méandres de dispositifs complexes, c’est un enjeu de société qui se dessine.

L’accès au niveau bac d’une part plus grande de la jeunesse a constitué un pas vers la démocratisation, entrouvrant la porte des études supérieures pour les couches populaires. L’entrebâillement reste modeste : 11% seulement d’étudiants sont des enfants d’ouvriers, alors qu’ils représentent un  tiers des jeunes de 18 à 23 ans.

La réforme envisagée du baccalauréat casse sa double fonction de diplôme national de référence et de clef d’accès à l’université. Avec le lycée « modulaire », les parcours seront différents d’un établissement, d’un individu à l’autre. Ajoutons à cela une forte dose de contrôle continu, et le bac ne sera plus qu’une coquille vide, sans dimension nationale. La sélection à l’entrée de l’université viendra estimer la valeur de chaque bac en fonction du parcours individuel de son titulaire.

Voici donc le fameux rapprochement du lycée et de l’université ! Un rapprochement qui ne permettra pas de s’attaquer dès l’amont aux obstacles pédagogiques et économiques rencontrés dans les études supérieures par les jeunes les moins familiers du système scolaire et les moins soutenus financièrement, pour permettre à tous de réussir dans des études longues. Non, il s’agit au contraire de transformer le lycée en « petite université » et de dissuader les jeunes les plus éloignés de la culture scolaire d’entrer dans ce cycle « lycée-licence » en les orientant dès la fin de la 3e vers l’apprentissage.

C’est pour leur bien : ils échoueraient de toute façon…Nous, communistes, nous refusons la transformation des universités en clubs privatisés et concurrentiels, le formatage de la jeunesse pour la compétition professionnelle, le marchandage des connaissances à coup de soutien privé,

de frais d’inscription et de crédit étudiant. Nous revendiquons un droit universel à l’accès aux savoirs et à leur maîtrise. Cette révolution est un puissant levier de transformation du travail, de la vie sociale et personnelle de chaque citoyen. Tous, de la maternelle à l’université incluse, sont capables d’en bénéficier, d’y apporter leur intelligence collective, et d’en faire profiter la société d’égalité et de justice que nous voulons.

 

Françoise Chardin et Marine Roussillon Commission d’animation du réseau école

 

Réforme du bac et plan étudiants du tirage au sort au triage social...

 

Avec le nouveau bac et le Plan étudiants, Macron met en conformité le système éducatif avec le monde du salariat organisé par la loi travail et plus globalement le modèle de société libérale qu’il veut imposer. On y retrouve les axes majeurs de cette reconfiguration globale : sélection, individualisation, mise en concurrence. Le tout favorisant l’introduction de nouveaux marchés privés dans le domaine de la formation.

La sélection contre les apprentissages

La sélection est l’arme de destruction massive de toute forme de solidarité et d’organisation collective. Evaluations, classement et sélections prolifèrent : dès septembre en CP, début de la scolarité obligatoire, une évaluation nationale repère l’élève qui sait déjà (ou pas !) identifier le dernier mot d’une phrase, distinguer majuscule et minuscule, etc. Puis vient la chasse au meilleur collège, aux options qui donnent un avantage dans la course au «bon» lycée, par le biais de procédures aussi opaques que chronophages. Le temps consacré à l’évaluation le dispute désormais à celui des apprentissages et de leur préparation, pour les élèves comme pour les enseignants.

Avec le nouveau «Parcoursup», quelque 700 000 lycéens devront formuler une dizaine de vœux chacun, étayés par des lettres de motivation. C’est 7millions d’avis que devront porter successivement les professeurs de terminale, puis, entre avril et mai, les établissements d’enseignement supérieur chargés d’examiner les dossiers. Et lorsqu’auront été donnés les avis sous forme de «oui», «oui si», ou «non», une seconde étape de classement démarrera. Avec à l’arrivée, des universités plus sélectives (et donc «meilleures» ?) et d’autres qu’on choisira par défaut. L’important n’est plus ce qu’on va étudier, mais où on l’étudiera, sur le modèle anglo-saxon.

Une sélection précoce et profondément inégalitaire

 

Le nouveau bac et l’organisation du lycée qui en découle casse les repères nationaux : à chaque lycéen son parcours, construit par des modules choisis dès la classe de seconde, à chaque établissement son baccalauréat, avec un poids du contrôle continu considérablement renforcé, à chaque quartier et chaque région sa carte de formation, sur laquelle le patronat local pèse de tout son poids.

En affirmant la fonction du bac comme simple «levier vers l’enseignement supérieur», on fait d’une pierre plusieurs mauvais coups. Le diplôme cesse d’être reconnu comme qualification, il n’est plus suffisant pour entrer à l’université.

Ce qui comptera, pour obtenir la formation de son choix, c’est le «profil» individuel des candidats, sa correspondance avec les « attendus » de chaque formation, ces compétences (les revoilà !) exigées du postulant. Un profil, c’est quoi ? C’est avoir fait ses études au bon endroit, dans le bon lycée, en ayant choisi, dès l’âge de quinze ans, les modules scolaires et même les activités extrascolaires –désormais prises en compte – les plus rentables.

Quel genre de personnes un tel système peut-il former? Des adultes qui auront appris, dès l’enfance, à mettre tout leur temps – loisir et travail confondus– au service de leur carrière et de leur employabilité, dans une concurrence permanente de tous contre tous.

Quant à ceux, moins bien informés ou moins bien dotés, qui n’auront pas le «bon profil», on leur promet tutorat et contrat de réussite personnalisé pour baliser leurs choix, et ils ne pourront donc s’en prendre qu’à eux-mêmes s’ils échouent... Informer des impossibles plutôt que de former à tous les possibles.

Université : les sélectionneurs sélectionnés

 

L’université, devenue sélective, n’en sera pas pour autant revalorisée ! La mise en concurrence des établissements change progressivement leur offre de formation, et cela ne peut que s’aggraver. Là, des formations plus sélectives et plus ambitieuses, pour une petite minorité. Partout ailleurs, l’injonction à accepter plus d’étudiants avec moins de moyens, à sacrifier les contenus, à baisser les ambitions. Se dessine ainsi de plus en plus clairement un  enseignement supérieur à plusieurs vitesses. Certaines licences continueront à préparer à la pour suite d’études en second cycle universitaire, tandis que les autres prendront en charge les lycéens – dont l’essentiel des titulaires de bac pro- pour qui l’horizon doit s’arrêter à une licence faiblement monnayable puisque délivrée par une université de moindre prestige.

la continuité bac -3/bac +3 tant vantée n’a donc pas grand-chose à voir avec l’élévation générale du niveau de connaissances et de qualification dont notre pays a besoin! La concurrence et la sélection sont mises au service de l’accroissement des inégalités. L’individualisation des parcours permet de refuser aux jeunes les avantages qu’ils devraient tirer de l’élévation de leur formation.

La sélection, une manne pour le privé

 

La réforme ouvre des perspectives alléchantes pour

les marchands de l’éducation. Plus la formation s’individualise, plus les vendeurs de «coaching» prospèrent. Gageons que nombre d’officines privées se bousculeront pour assurer en quelques semaines la remise à niveau exigée pour la spécialité choisie et délivrer des certifications maison...Par ailleurs, en surchargeant les universités de tâches nouvelles (sélection, actions de remise à niveau) sans leur donner les moyens supplémentaires de les assurer

 le gouvernement prépare les esprits à une nécessaire augmentation des droits d’inscription, modulée bien sûr en fonction du prestige de l’université, ouvrant la voie pour les banques au développement du crédit étudiant, enjeu stratégique majeur de la réforme.

Inévitable, la sélection ?

La sélection est présentée comme le seul remède possible aux maux de la société : trop de chômeurs? Qu’on les radie du chômage, ou qu’on les contraigne à accepter tout travail ! Trop d’étudiants qui encombrent les facs de leur échec ? Qu’on les sorte de l’université, ou qu’ils acceptent d’être fourrés là où restent des 

places. Et puisque le tirage au sort est vraiment trop injuste, remplaçons-le par la sélection sur dossier!

Mais une telle sélection n’est pas moins injuste. Elle accroît les inégalités. Elle ne répond pas au besoin d’une élévation du niveau de connaissance et de qualification dans la société. Elle corrompt la mission fondamentale de l’école comme de l’université : enseigner pour faire progresser, et non pour enfermer chacun dans ce qu’il est ; construire la réussite de toutes et tous, et non trier en fonction de compétences acquises avant et ailleurs. Incontournable, le fait de ne pouvoir accueillir tous les bacheliers ? Pas si l’on augmente les capacités d’accueil des facs, à la hauteur de la réalité démographique et des aspirations légitimes à  poursuivre des études supérieures à l’université.

Inéluctable, le taux d’échec élevé en premier cycle, d’ailleurs artificiellement gonflé en faisant entrer dans ce taux les réorientations choisies, les parcours plus lents d’étudiants salariés...? Pas si on s’attaque en amont à l’échec scolaire, pas si on améliore les conditions matérielles de vie et de scolarité des étudiants!

Les mobilisations qui se développent dans les universités ouvrent des perspectives. Avec toutes celles et ts ceux qui s’opposent à la sélection généralisée, nous voulons construire un projet ambitieux et égalitaire pour l’éducation.

 

L’engagement massif de l’état une fake news ?

 

L’effort financier pour l’université serait sans précédent: près d’un milliard d’euros sur le quinquennat. À voir :les 500 millions qui iront aux établissements – 1% du budget global des établissements –, attribués sur projets et versés sur 5 ans, doivent couvrir l’accueil des 40 000 étudiants supplémentaires chaque année (selon les projections du ministère), la mise en place de la réforme et des tâches nouvelles qu’elle implique (le Snesup évalue un temps de travail pour donner les avis entre 450 à 1600 équivalent temps plein), les progressions de carrière liées l’investissement pédagogique ; avec une inflation estimée à 1% par an : autant dire qu’il s’agit bel et bien d’une nouvelle baisse de la dépense par étudiant, et d’un alourdissement de la charge de travail des enseignants.

 

Contact ; reseau.ecole-pcf@orange.fr   http://reseau-ecole.pcf.fr/

Casse leur bac d'abord! (PCF, Rouge 29)
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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:45
Le PCF soutient le mouvement des cheminots du 8 février

Depuis maintenant plus de 20 ans, les décisions prises conjointement par les différents gouvernements et la direction de la SNCF mènent l’entreprise dans le mur.

À l’aube de la présentation de la loi mobilité qui transforme le droit au transport en droit à la mobilité, les dangers de mise à mort du service public ferroviaire sont réels. Le choix de confier une lettre de mission à Jean-Cyril Spinetta, ex PDG d’Air France, dont il organisa la privatisation partielle en 1994, n’est pas anodin.

En droite ligne du 4e paquet ferroviaire européen, dont seuls les députés PCF ont voté contre, les fossoyeurs du rail entendent présenter la libéralisation comme seule perspective à même de résoudre les dysfonctionnements actuels. Quel mensonge ! Avec la libéralisation du rail, usagers et cheminots seront ceux qui paieront la note.

D’un côté, les usagers assisteront à une hausse des tarifs et à une dégradation du service: fermeture de lignes, de guichets, baisse de la sécurité; avec comme conséquence directe la création de véritable déserts ferroviaires.

De l’autre, les cheminots et cheminotes, qui viennent de subir une troisième année consécutive sans hausse de salaire, verront leur condition de travail se dégrader encore plus. Pour rappel, l’année 2017 aura été terrible pour les salariés de la SNCF, avec plus de 50 suicides.

Il faut mettre fin à ces choix mortifères, guidés uniquement par des logiques de rentabilité, qui priorisent l’argent sur la sécurité et l’égalité, et qui sont incompatibles avec le développement et d’autres choix sont possibles l’amélioration d’un grand service public ferroviaire de voyageurs et de marchandises.

À l’heure où la question des transports est au cœur d’enjeux essentiels – climat et environnement, santé publique, aménagement du territoire, enjeux sociaux et économiques – le Parti communiste français défend l’idée d’un grand service public ferroviaire du XXI e siècle, au sein d’une entreprise unique et intégrée, permettant à chacune et chacun de se déplacer quel que soit son lieu de résidence sur le territoire, sa situation économique, tout en assurant des conditions de travail décentes pour les cheminotes et les cheminots.

Le PCF demande également à l’État de reprendre l’intégralité de la dette de la SNCF sans aucune contrepartie. Cette dette, consé- cutive à la création des lignes à grande vitesse imposées par l’État en 1997, est une dette d’État. Face à celles et ceux qui entendent livrer le rail aux appétits des vautours financiers, il faut opposer une large résistance. Usagers, citoyens, cheminots, élus, doivent ensemble lutter pour préserver le service public ferroviaire, ce bien commun qui appartient au patrimoine de la nation. À l’heure où les inégalités se creusent de façon inquiétante, les services publics représentent un rempart contre ces ruptures d’égalités. C’est le patrimoine de ceux qui n’en n’ont pas.

Préservons-les !

Le PCF soutient et participera à la manifestation organisée par la CGT/Cheminots le 8 février prochain à Paris.  

le PCF, 2 février 2018

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:42

INADMISSIBLE !!!!!
"Les représentants des fédérations syndicales CGT, CFDT, CFE-CGC et FO ont unanimement décidé de répondre favorablement à la demande de l’Etat pour reconduire l’accueil des réfugiés dans nos centres de vacances, comme nous l’avions précédemment décidé en 2015 et 2016. Trois mois plus tard, nous sommes surpris qu’aucun des centres de vacances que nous avons proposé n’ait été utilisé par l’Etat.
3000 places d’hébergement qui restent vides alors que nous constatons que des femmes, des hommes et des enfants ne peuvent être accueillis dignement pendant le traitement administratif de leur dossier."

Par Nicolas Cano, président de la CCAS

3 000 lits pour les réfugiés laissés vacants par l’État
VENDREDI, 2 FÉVRIER, 2018
L'HUMANITÉ
Nicolas Cano, agent GRDF, président de la CCAS
J.Millet/CCAS

Au président de la République. Par Nicolas Cano, président de la Caisse centrale des activités sociales des personnels des industries électriques et gazières (CCAS)

Le 27 juillet, lors d'une cérémonie de naturalisation à la préfecture du Loiret, Emmanuel Macron déclarait, concernant sa politique de logement et d’accueil des réfugiés : « La première bataille, c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité et d’efficacité là aussi. » Six mois après ces déclarations, la situation des réfugiés a empiré.  Les associations de solidarité, les bénévoles, les élus locaux, les salariés des services publics font le même constat : des entraves à un accueil d’urgence digne qui se multiplient pour les familles et les jeunes venus chercher refuge en France.
 
Dès 2015, le conseil d’administration de la CCAS a fait le choix unanime de répondre à la demande de l’Etat en mettant 3500 places à disposition.
En accord avec nos valeurs de solidarité, de dignité et de justice, nous avons ouvert les portes de nos institutions pour y accueillir des femmes, des hommes et des enfants qui ont fui la guerre, les persécutions au péril de leur vie. 
C’est avec bienveillance, humilité et humanité que nous les avons accueillis pour leur permettre de se reposer, de se soigner et de se reconstruire dans des conditions décentes.
La période précédant l’accueil de ces personnes n’a pas été simple. Nous avons dû parfois affronter les a priori et les craintes de certains habitants des communes concernées, parfois les commentaires et les attaques xénophobes, des tentatives d’incendies volontaires, des coups de feu… 
 
Ces actes d’hostilités ont rapidement laissé place à la réalité d’une situation humaine : les réfugiés ont été accueillis. Ils ont pu commencer à se reposer, construire leur parcours, apprendre, jouer au football, tisser des liens.
Nos chiffres : 24 centres de vacances mis à disposition, des centaines d’élus, de salariés et de bénévoles électriciens et gaziers mobilisés, près de 1300 personnes accueillies.
 
Car toutes les formes de solidarité font partie intrinsèque de notre engagement et de nos valeurs : hébergement de personnes sans-abri chaque année dans nos centres de vacances pour la période hivernale, accueil et aide au départ en vacances d’enfants défavorisés avec le Secours Populaire Français, aides face aux urgences climatiques …
En octobre 2017, les services de l’Etat nous ont à  nouveau sollicités afin que les Activités Sociales de l’Energie puissent mettre à disposition des hébergements pour accueillir des réfugiés.
 
Les représentants des fédérations syndicales CGT, CFDT, CFE-CGC et FO ont unanimement décidé de répondre favorablement à la demande de l’Etat pour reconduire l’accueil des réfugiés dans nos centres de vacances, comme nous l’avions précédemment décidé en 2015 et 2016.
 
Nous avons ainsi engagé les démarches pour réactiver le dispositif et nous avons indiqué avoir plus de 3000 places d’hébergement disponibles.
Trois mois plus tard et sans notification contraire de la part du Ministère, nous sommes surpris qu’aucun des centres de vacances que nous avons proposé n’ait été utilisé par l’Etat.
3000 places d’hébergement qui restent vides alors que nous constatons que des femmes, des hommes et des enfants ne peuvent être accueillis dignement pendant le traitement administratif de leur dossier.
Notre organisme a pour objet d’être aux services des électriciens et gaziers et de leur famille en proposant des activités sociales pour ce public spécifique. Nous ne revendiquons pas l’accueil des réfugiés ou toute autre action de solidarité comme l’une de nos prérogatives. 
 
Néanmoins, nous nous efforçons de répondre au mieux aux sollicitations qui nous parviennent, conscients des moyens matériels et humains qui sont les nôtres et forts des valeurs qui animent nos actions depuis plus de 70 ans.
Nous constatons qu’une politique nationale d’une rare hostilité à l’égard des migrants se dessine. Alors que le président de la République tente de limiter les départs vers l’Europe, alors qu’il renforce le contrôle aux frontières (rétabli en 2015) au point que des condamnations sont prononcées envers l’Etat pour avoir refoulé des demandeurs d’asile, on demande à présent aux associations et aux acteurs sociaux de « recenser »  les migrants dans les hébergements d’urgence. Ce principe s’oppose, comme l’a rappelé récemment le défenseur des droits, à l’accueil inconditionnel sur le seul critère de la vulnérabilité.
 
Monsieur Macron, vous avez raison, ces femmes, ces hommes et ces enfants, n’ont pas besoin d’un « Père Noel » mais que la République française renoue avec ses valeurs : la liberté, l’égalité et la fraternité dont vous êtes le garant.

Nicolas Cano est le Président de la CCAS. Depuis plus de 50 ans, la CCAS est au service des électriciens et gaziers. Elle s’efforce de promouvoir la place de l’humain dans la société et défend le droit aux vacances pour tous, l’accès aux loisirs, au sport, à la culture, à la santé et s’engage auprès de nombreux partenaires du tourisme social et de l’économie sociale et solidaire.

 

3000 lits pour réfugiés laissés vacants par l'Etat: Nicolas Cano, agent GRDF, président de la CCAS (L'Humanité, 2 février)
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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:32

 

Le gouvernement, avec cette annonce brutale lance une opération de démantèlement de la fonction publique. C'est la fin du statut des fonctionnaires.

Alors que les Ehpad et les hopitaux, dont les personnels sont à bout, ont besoin de nouvelles embauches, alors que la situation des prisons est catastrophique, alors que nous manquons d'enseignants et de moyens dans les écoles et dans les universités, alors même que la procureure de Bobigny vient de dénoncer avec force le manque de moyens dans son tribunal, le gouvernement, lui, ouvre la boîte à licencier dans la fonction publique.

C'est incroyable et aberrant.

Le PCF sera de toutes les mobilisations et appelle à un front de riposte très large partout dans le pays contre ce projet libéral qui organise la précarisation généralisée de la fonction publique et prépare la privatisation des services publics.

Moderniser la fonction publique ce n'est pas la détruire. Les services publics, c'est ce qui tient le pays debout.

 

 

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:32
Photos Ismaël Dupont

Photos Ismaël Dupont

Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique

C'était hier à Mellac, près de Quimperlé, pour une réunion publique organisée avec nos amis du PCF Morbihan et leur secrétaire départemental, Philippe Jumeau, et les camarades du Finistère-Sud, Dominique Gontier et la section de Quimperlé animée par Philippe Allouard notamment. Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, chaleureux, combatif, éclairant, analyse les ressorts de la contre-révolution libérale et autoritaire portée par Emmanuel Macron, avant que le débat s'engage, avec une introduction d'Yvonne Rainero pour la commission Santé du Finistère du PCF, sur l'hôpital et la santé. 50 personnes ont suivi cette réunion publique particulièrement riche et intéressante, avec un vrai débat ouvert par des camarades de Bouguenais, du Pays Bigouden, de Châteaulin, de Concarneau, de Quimperlé.

Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
Olivier Dartigolles à Mellac, en Finistère-Sud, ce jeudi 1er février: comprendre la pratique du pouvoir de Macron et construire la riposte à cette offensive ultra-libérale et post-démocratique
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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 08:29
Les députés communistes contre un parlement super-marché des godillots! (L'Humanité, 1er février 2018)
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