Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
14 février 2026 6 14 /02 /février /2026 10:20

 

Le fictif torrent de larmes de crocodile sur « la souveraineté industrielle », qui maculent les moquettes des palais et les ponts des yachts des capitalistes, est proportionnel aux mensonges de leurs occupants.

Ministres, président de la République, conseillers ministériels et de l’ombre, président de la Banque publique d’investissements, (BPI) toutes et tous mandataires d’un capitalisme sans foi ni loi, crachent un verbiage de plomb pour nous perdre en savantes analyses sur « l’autonomie stratégique », sur la souveraineté industrielle, agricole, militaire.

À peine ont-ils fini leurs prêches qu’ils s’empressent de brader la France à ceux-là mêmes sur lesquels ils se sont émus de la brutalité : les États-Unis. Ou plutôt au grand capital financier Nord-Américain.

Ainsi, la semaine dernière, le ministre de l’Économie a signé le bradage de l’entreprise LMD Aerospace installée en Corrèze au profit de l’entreprise américaine Loar-Holdinds.

Pourtant, LMD est comme ils disent « un actif stratégique » pour le système de défense français. Ses 80 travailleurs produisent des ventilateurs électriques pour le Rafale, les sous-marins nucléaires, les lanceurs d’engins, les hélicoptères Tigre, le char Leclerc ou le porte-avions Charles de Gaulle. Ainsi place-t-on une entreprise intégrée à des programmes d’armements français ultrasensibles dans les mains d’un propriétaire américain. Comble de cette opération au cœur du capitalisme de prédation : c’est le fonds financier Tikehau créé en partenariat avec la Société Générale, CNP Assurances et le groupe CARAC, qui a bénéficié de 150 millions d’euros d’aides publiques au temps du Covid pour consolider les entreprises stratégiques aéronautiques, qui est à l’origine de la vente.

Après leur forfaiture, nos bonimenteurs en habits de ministre, tout provisoires qu’ils sont, sortent leurs croquis sur « la dette de l’État » et sur l’impossibilité de maintenir un système de protection sociale.

Ils en savent quelque chose puisqu’ils l’organisent. Les groupes de gauche du Parlement doivent s’en saisir et porter le fer sur les responsabilités des pouvoirs dans la soumission de notre pays aux forces du capital international et pour faire cesser cette braderie cachée derrière la vacuité d’une propagande destinée à couvrir d’un linceul la destruction de nos territoires et du travail, des savoir-faire ouvriers et des apports des chercheurs, les amputations stratégiques et la souveraineté industrielle et agricole.

En plus de la cession de LMD Aerospace, nous avons assisté la semaine dernière, avec la complicité de la Banque publique d’investissement, à la vente de Biogaran au fonds financier BC Partners à Londres, à la vente au groupe Chinois Anta de Puma appartenant au groupe Pinault, à l’abandon par Carrefour de l’entreprise Abeil fabricant de couettes et d’oreillers basé à Aurillac, au profit de fournisseurs asiatiques, plongeant ainsi Abeil dans une procédure de règlement judiciaire et ses salariés dans l’obscure incertitude du possible chômage.

Souveraineté industrielle, disent-ils ? Voyons !

Avril 2025 : la filiale hongroise du groupe chinois Wanhua met la main sur l’entreprise grenobloise Vencorex.

Ce même mois d’avril 2025, l’équipementier automobile français GMD (Eurostyle et Eurocast) est avalé par la société chinoise DSBJ.

Mai 2025 : le dernier constructeur français de bus à hydrogène, La Safra, originaire d’Albi depuis 1955, est intégré au groupe chinois Wanrun.

Ces grands messieurs des ministères nous rebattent les oreilles avec L’Intelligence Artificielle. Ils seraient plus crédibles s’ils n’avaient pas laissé le groupe britannique IQGeo faire main basse sur la société française Deepomatic, spécialisée dans l’analyse visuelle par IA pour le secteur industriel et les opérateurs d’infrastructures.

Décembre 2025 : l’enseigne française Grand Frais a été vendue au fonds d’investissement américain Apollo.

Septembre 2025 : le groupe Rocher a vendu son entreprise de prêt-à-porter pour enfants Petit Bateau, fondée en 1920 à Troyes, au groupe américain Régent.

En fin d’année 2025, le groupe vendéen Atlantic, figure de proue des pompes à chaleur, est devenu propriété du consortium nippo-américain Paloma-Rhee.

Cette insupportable braderie fait suite aux offrandes d’Exxellia spécialiste des composants électroniques, à l’Américain Heico, la cession de Doliprane par Sanofi au fonds américain CD$R.

Il est temps de contrer les sornettes répandues par la bien pensance du cercle de la raison capitaliste

En dix ans, les vautours du grand capital américain ont absorbé 1 500 entreprises françaises pour une valeur de 132,2 milliards de dollars. Les Suisses ont acquis 346 entreprises pour 58 milliards d’euros et les Britanniques ont mobilisé 48 milliards d’euros pour acquérir 967 entreprises. Mesure-t-on les quantités de travail réduites à néant, les territoires saccagés, la vie de millions de familles malmenée, amputée, niée. Il est temps de se lever contre ce saccage organisé au cœur du grand Monopoly capitaliste qui n’a que faire des êtres humains, de leurs lieux de vie et d’émancipation. Il est temps de contrer les sornettes répandues par la bien pensance du cercle de la raison capitaliste qui déverse ses éditoriaux économiques jusqu’aux médias de services publics pendant que le président de la Banque publique d’investissement comme celui de la Banque de France se démultiplient dans les médias – sans contradicteurs- afin de préparer nos acceptations à la retraite à 67 ans et à la destruction du système de la Sécurité sociale. Leur rôle devrait être de défendre, de protéger nos atouts industriels et agricoles – y compris dans le cadre de coopérations européennes audacieuses-. Ils devraient impulser les projets industriels de demain en lien avec les développements numériques et les exigences de la protection du climat à partir des immenses moyens financiers publics dont ils disposent. Et non pas nous faire la leçon du haut de leur opulence pour faire accepter la mal-vie et l’irrespect des corps usés par le travail.

Leurs sermons ne cessent de creuser des voies ouvertes par Trump lors du Forum de Davos enjoignant le capitalisme européen à se fondre dans la domination de l’imperium nord-américain. Et, le traité de « libre-échange » avec L’Inde prépare de nouvelles pressions sur les salaires ouvriers et de nouvelles destructions de nos capacités de production.

Il est urgent que le peuple-travailleur se lève pour libérer la construction européenne et La France du mortifère dogme du « marché ouvert où la concurrence est libre ». Les peuples et leurs organisations sociales, syndicales et progressistes doivent s’atteler à l’émergence d’un nouveau projet mêlant progrès social et environnemental, nouvelle politique industrielle et agro-écologique, démocratie et action géopolitique pour la paix et la coopération. Conditionner les aides publiques et donner de nouveaux pouvoirs aux comités d’entreprise relèvent de l’urgence. Ils doivent s’inscrire dans un processus portant plus haut la transformation sociale, écologique et démocratique ouvrant la voie à la conquête par les créateurs de richesses, les travailleuses et travailleurs du pouvoir sur la production, sur le travail et la gestion de leur protection sociale et sur la création monétaire.

Tout en s’émancipant radicalement de l’étau des marchés financiers il faut enfin inventer des projets d’abord à partir des besoins humains et des exigences environnementales : transports, santé, logements, énergie, information, recherche, culture, numérique en lien avec l’altérité et la connaissance, biotechnologies, eau, climat et biodiversité. Le chantier des combats est immense. Personne ne peut comprendre que l’Union européenne puisse décider d’un fonds dit « Réarm-Europe » de 800 milliards € alors qu’il ne serait pas possible de construire un fonds pour le développement humain, pour l’innovation publique, la recherche, la formation et l’éducation ; la culture et la qualité alimentaire.

Il est temps de se lever pour faire cesser cette grande braderie sur la place du grand marché capitaliste.

* Pour mesurer le niveau de la langue d’ébène ministérielle à propos de la vente de LMD Aerospace il faut retenir cette phrase du ministre Lescure digne d’un mauvais sketch : « L’économie dans laquelle nous souhaitons être, c’est une économie qui reste ouverte, mais qui est extrêmement exigeante ».

 

Partager cet article
Repost0
13 février 2026 5 13 /02 /février /2026 13:59

 

Le mercredi 28 janvier, le MEDEF a transmis aux organisations syndicales des propositions visant à remédier au problème de l’intégration des jeunes sur le marché de l’emploi. Ces propositions relèvent d’une offensive libérale assumée, dans un contexte de crise du capitalisme français et européen. 

Première proposition : un CDI qui pourrait être rompu sans motif pendant les trois premières années. Seconde proposition : attaquer la rémunération, et proposer un SMIC jeune inférieur de 20 % du SMIC. Troisième proposition : rompre le cadre légal et les obligations patronales autour des contrats courts. Enfin, la dernière proposition entend supprimer la durée minimum de 24 h hebdomadaires pour les temps partiels.
Ces propositions ne sortent pas de nulle part. Elles s’articulent entre deux phénomènes. Le premier est celui de la crise des entreprises françaises, de la baisse de leur capacité à générer du profit, de la nécessité d’assurer un rendement toujours plus grand pour leurs actionnaires. 

Le second phénomène concerne la situation de la jeunesse. Le taux de chômage des jeunes stagne aux alentours de 18 %. Les jeunes sans emploi, ni étude ou formation NEET concernent 12 % de la jeunesse. Dans les deux cas, ce sont les jeunes des catégories populaires qui sont le plus durement touchés. Derrière la question du travail se trouve un enjeu de classe.

C’est dans ce cadre qu’il faut entendre la proposition du MEDEF. Les références aux propositions avortées du CIP de 1994, au CPE de 2006 sont justes. Mais ces propositions sont surtout la suite d’un travail de sape concernant la formation professionnelle.

Depuis son arrivée à la tête du MEDEF, Patrick Martin a déclaré faire de la jeunesse sa priorité, son cheval de bataille. Main dans la main avec les gouvernements, le patronat entend généraliser l’apprentissage et ses conditions : salaires inférieur au SMIC, aide à l’embauche, etc. Autant de propositions qui creusent le déficit, précarisent in fine les jeunes et remplissent les poches du patronat.

Avec ces propositions, le MEDEF entend fixer l’agenda politique futur. Il souhaite fixer les axes de négociations pour la présidentielle. En réalité, le patronat veut profiter d’une situation de crise qu’il a lui-même engendrée afin d’avancer ses pions : il s’agit de trouver une main-d’œuvre flexible et bon marché, au dépend des jeunes eux-mêmes et de leur capacité à se projeter sur le long terme.

Nous l’affirmons : nous ne sommes pas des sous-travailleurs ! L’âge d’un salarié, peu importe son secteur d’activité, ne doit pas être un facteur régressif sur ses droits et son niveau de rémunération. 

Nous ne pourrons pas sortir les jeunes de la précarité au prisme de basses mesures qui, en réalité, ne servent que les intérêts du patronat. Au MJCF, nous y opposons un modèle ambitieux, qui doit permettre à chaque jeune de s’émanciper à travers un travail utile, répondant à ses aspirations et aux besoins de la société. Nous revendiquons :

  • La suppression de Parcoursup et la mise en place d’un grand service public de l’orientation, qui doit permettre à chaque jeune d’être accompagné dans son parcours de formation, du collège jusqu’à l’insertion professionnelle.
  • La mise en place de statut protecteur pour les stagiaires et les apprentis. Le dispositif de formation ne doit plus être synonyme de travail déguisé ; faisons des jeunes en lycées pro et en CFA un atout essentiel du redressement de notre économie.
  • La création d’un million d’emplois pour révolutionner la France, dans les services publics et le secteur industriel. Nous ne répondrons pas aux défis auxquels nous faisons face sans planifier de façon ambitieuse les besoins auxquels nous devons répondre.
Partager cet article
Repost0
13 février 2026 5 13 /02 /février /2026 13:54

 

Sans eau, pas de vie. Boire, se laver, cuisiner, vivre dignement : ce sont des besoins vitaux.

Et pourtant, l’accès à l’eau dépend encore trop souvent du revenu, du lieu d’habitation ou de la logique de profit.

Alors même que le droit à l’eau est reconnu au niveau international, il n’est toujours pas effectif partout, y compris dans notre pays. La facture pèse de plus en plus lourd, pendant que la gestion de l’eau reste largement confiée à de grands groupes privés.

➡️Nous, nous faisons le choix de sortir l’eau du marché.

Nous proposons la gratuité des 15 premiers m³ d’eau, correspondant aux besoins essentiels, pour garantir à toutes et tous l’accès à ce bien vital.

Parce que l’eau est déterminante pour la vie, elle doit être :

✔accessible à toutes et tous

✔de qualité

✔protégée des pollutions

✔gérée de manière publique, transparente et citoyenne

En 2026, faisons le choix de communes qui défendent les biens communs, qui protègent les habitant·es et qui refusent que le vital devienne une source de profits.

🔴Communistes en campagne - Municipales 2026

👉Retrouvez nos 250 propositions :

Partager cet article
Repost0
8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 05:55

 

En politique, le compromis n’est pas un gros mot. On aime parfois dire que les communistes n’en font jamais. L’idée est flatteuse, mais fausse. Le compromis n’est pas inacceptable par nature. Il l’est lorsque ce que l’on abandonne dépasse largement ce que l’on obtient. Ainsi de ce texte.

Derrière l’appel à la responsabilité et à l’équilibre, le fond ne bouge pas : les privilèges demeurent intacts ; les impôts des plus riches restent au même niveau qu’en 2025, comme si elle n’avait pas été l’année des dividendes et rachats d’actions records - 107 milliards d’euros. Et le Medef surjoue son désarroi, alors que la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (CEBGE) rapportera 500 millions d’euros de moins que l’an dernier...

La taxe sur les holdings, déjà vaporeuse, s’est complètement évaporée sous le patient travail de sape de la droite. Présentée comme l’alternative à la taxe Zucman, elle ne rapportera rien - ou presque.

Le pacte Dutreil reste le sanctuaire fiscal que vous avez tenu à protéger, allant jusqu’à utiliser le 49.3 pour supprimer l’amendement déposé par notre groupe et adopté par le Sénat puis par l’Assemblée nationale, qui visait à exclure les cryptoactifs du pacte Dutreil. Le message est limpide : pour protéger le capital, même les consensus parlementaires sont jetables.

Sur les 211 milliards d’aides publiques, pas question d’en interroger le coeur ni de renforcer l’information du Parlement, encore moins d’en conditionner l’usage... La seule lignée touchée, c’est France 2030, amputée de plus d’1 milliard. Ce qui prépare l’avenir disparaît en premier.

Sur l’école, 4 000 suppressions de postes sont programmées : une saignée. Les syndicats parlent de « politique sanglante ». Pourtant, la baisse démographique offrait une perspective historique : renforcer l’école où elle était plus fragile. Vous avez fait le choix d’une gestion comptable de l’éducation nationale.

Même logique pour le logement. Vous refusez un plan public de construction et de rénovation à la hauteur des enjeux. Vous refusez de soutenir le logement social, vous instaurez un statut du bailleur privé. Le logement demeure un terrain de rente ou de spéculation, quand il devrait être un droit.

Le décalage est criant sur les collectivités territoriales. Vous parlez d’un nouvel acte de décentralisation, mais celui-ci est précédé par une ponction de plus de 2 milliards d’euros sur les collectivités. Là où le service public recule, le privé lucratif s’engouffre. C’est la loi du vide. Les territoires en paieront le prix.

Au changement de méthode doit succéder le changement de politique. C’est ce que les Français expriment. Il ne faut pas plus d’habileté, mais une rupture.

Ne comptez pas sur les membres du CRCE-K pour accompagner cette illusion du changement, qui est un renoncement à l’idée que la politique peut et doit changer la vie.

Partager cet article
Repost0
7 février 2026 6 07 /02 /février /2026 09:17

 

Publié le 04 février 2026

À l’occasion du grand meeting pour les libertés syndicales organisé ce soir par la CGT, le Parti communiste français affirme son soutien total à la CGT et à l’ensemble du mouvement syndical, aujourd’hui en première ligne face à une offensive d’ampleur contre les droits et libertés syndicales.

La réalité est connue : la répression syndicale explose depuis les lois travail. Et depuis 2023, plusieurs dirigeant·es confédéral·es de la CGT ont été visé·es par des procédures judiciaires, tandis que des centaines de militant·es syndicaux·ales sont inquiété·es, poursuivi·es ou sanctionné·es pour avoir exercé leurs mandats et défendu les salarié·es.

Cette offensive a franchi un nouveau seuil avec la mise en examen de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, pour des propos dénonçant le chantage patronal. Mettre en cause pénalement une dirigeante syndicale pour avoir décrit une réalité sociale, c’est attaquer tous les travailleurs et travailleuses !

Le pouvoir macroniste porte une lourde responsabilité dans cette dérive autoritaire : en criminalisant les luttes sociales et en laissant prospérer la répression syndicale, il protège les intérêts du capital au détriment des droits et libertés.

Le PCF dénonce une instrumentalisation de la justice au service des intérêts patronaux, visant à intimider, isoler et affaiblir les organisations syndicales. Cette stratégie est claire : faire taire celles et ceux qui résistent aux politiques antisociales et à l’exploitation.

Nous l’affirmons avec force : s’attaquer aux syndicats, c’est s’attaquer à la démocratie. Le droit de s’organiser, de manifester, de s’exprimer et de lutter n’est pas négociable.

S'attaquer aux syndicats, ainsi qu'aux associations, c'est aussi affaiblir l'État de droit à l'heure où l'extrême droite et la droite extrême sont à l'offensive contre la République.

Le Parti communiste français appelle à une riposte unitaire, massive et offensive pour :

  • l’abandon immédiat des poursuites visant les militant·es et responsables syndicaux·ales ;
  • la fin de la criminalisation des luttes sociales ;
  • la garantie pleine et entière des libertés syndicales dans le pays.

Quand on réprime les syndicats, on protège les profits.

Quand on défend les syndicats, on défend la classe travailleuse.

Le PCF sera de tous les combats pour que le mouvement social ne soit ni intimidé, ni muselé !

Paris, le 4 février 2026

Parti communiste français.

Partager cet article
Repost0
3 février 2026 2 03 /02 /février /2026 17:18
Cuba: lettre ouverte de Fabien Roussel au président de la République
Cuba: lettre ouverte de Fabien Roussel au président de la République
Cuba: lettre ouverte de Fabien Roussel au président de la République

Face à l’aggravation des mesures coercitives imposées par l’administration Trump à Cuba et à leurs conséquences humaines, économiques et géopolitiques graves, Fabien Roussel a adressé une lettre ouverte au Président de la République.

Il y appelle la France à agir sans délai pour exiger la levée immédiate et inconditionnelle du blocus, protéger ses ressortissants, faire respecter le droit international et mettre en œuvre des mesures anti-coercition effectives.

La stabilité de la région, la sécurité des populations et les intérêts de la France sont en jeu.

L’urgence est là.

Partager cet article
Repost0
3 février 2026 2 03 /02 /février /2026 17:10
CDI Jeunes du MEDEF : un faux CDI, un vrai retour en arrière.
CDI Jeunes du MEDEF : un faux CDI, un vrai retour en arrière.
 
3 ans de période d’essai, salaires en baisse, précarité généralisée, etc.
La jeunesse ne doit pas être sacrifiée !
On a déjà vu ça.
📉 Le CPE hier, le « CDI Jeunes » aujourd’hui.
La logique reste la même : faire des jeunes une variable d’ajustement du marché du travail.
La précarité n’a jamais créé d’emplois durables.
🚩 Le PCF dit NON à la précarité renforcée.
OUI à la sécurité d’emploi et de formation :
CDI comme norme, salaires dignes, droits sociaux renforcés, service public de l’emploi.
🔆 Ce n’est pas le « coût du travail » qu’il faut baisser, c’est le coût du capital.
1 million d’emplois utiles, industrie et services publics, pour donner un vrai avenir à la jeunesse.
Contrat Jeunes du MEDEF : non à la précarité renforcée, oui à la sécurité d’emploi et de formation !
Publié le 02 février 2026

Les récentes propositions du MEDEF — un CDI Jeunes qui n'est pas un CDI avec trois ans de période d’essai, un SMIC Jeunes qui n'est pas un SMIC mais un montant inférieur, et la possibilité de mettre encore plus de jeunes dans des contrats précaires et à temps partiel — ne sont pas une réponse au chômage des jeunes, mais une aggravation de la précarité. Elles reproduisent les pires logiques capitalistes et néolibérales et institutionnalisent encore plus l'insécurité de l'emploi pour les jeunes. Ces propositions tentent de ressusciter en pire le Contrat Première Embauche (CPE) avec 2 ans de période d'essai mis en échec par la mobilisation de la jeunesse il y a 20 ans !

Le PCF refuse de faire des jeunes une variable d’ajustement du marché du travail. La jeunesse ne doit pas être condamnée à l’instabilité et à la surexploitation ! Elle doit pouvoir accéder à un emploi stable, qualifié et bien rémunéré dès le début de sa vie active.

Le PCF porte une alternative claire et ambitieuse :

  • Créer un nouveau service public unifié de l’emploi et de la formation professionnelle, centré sur l’accès à l’emploi, à la formation qualifiante et à la sécurisation des parcours professionnels.
  • Garantir à tout·e jeune un emploi ou une formation de qualité bien rémunérés correspondant à ses aspirations, stable et durable, en faisant du CDI la norme et en mettant fin aux contrats précaires qui précarisent la vie des jeunes et des salarié·es.
  • Avec le MJCF, nous proposons de mettre en oeuvre un plan pluri-annuel d'embauche pour que l'État et les entreprises engagent la création d'1 million d'emplois dans l'industrie et les services publics pour sortir les jeunes de la précarité et révolutionner la France.
  • Mobiliser les aides publiques aux entreprises pour qu'elles baissent le cout du capital, non celui dit du travail, et les conditionner à l’embauche de jeunes en CDI et à la formation professionnelle.
  • Garantir une rémunération minimale au moins égale au Smic ou au 1er niveau de la grille corresponsant à leur qualification pour tous les jeunes en formation ou en alternance.
  • Renforcer les droits sociaux et les protections collectives pour que la jeunesse ne soit plus laissée au bon vouloir du marché.

C'est le coût du capital qu'il faut baisser, pas celui dit "du travail" ni les dépenses sociales, en mobilisant à ces fins le pôle public bancaire et en transformant la fiscalité. 

L’emploi des jeunes ne se sécurise pas avec davantage de flexibilité pour le patronat, mais avec des droits concrets et des garanties, une politique publique forte et un service public de l’emploi et de la formation qui mette fin à la précarité massive. Le PCF s’inscrit résolument dans cette voie pour construire de véritables perspectives d’avenir pour les jeunes et pour tout le monde du travail.

Paris, le 2 février 2026

Parti communiste français

Partager cet article
Repost0
3 février 2026 2 03 /02 /février /2026 16:36
Kloé Marin Ouest-France, 3 février 2026

Kloé Marin Ouest-France, 3 février 2026

À Landerneau, un appel à la grève au lycée de l’Elorn en soutien au professeur convoqué pour un drapeau palestinien

Les sections syndicales du lycée de l’Elorn, à Landerneau (Finistère) appellent à la mobilisation, lundi 9 février 2026, en soutien à un professeur convoqué par le Rectorat pour avoir affiché un drapeau palestinien sur son casier

Au lycée de l’Élorn, à Landerneau (Finistère), plusieurs syndicats d’enseignants (FO, SNES, SUD Éducation 29) apportent leur soutien à un professeur convoqué par le rectorat le 9 février 2026. En cause : l’affichage d’un drapeau palestinien sur son casier en salle des professeurs et d’une brochure d’ONG sur la situation sanitaire à Gaza.

Rassemblement lundi 9 février

Les organisations syndicales dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et au droit syndical, rappelant que la salle des professeurs est un espace réservé aux personnels. Elles jugent la convocation inacceptable et appellent à la mobilisation : Pour montrer leur solidarité, ils et elles appellent tous les personnels à se mettre en grève et à rejoindre les rassemblements qui seront organisés le lundi 9 février 2026.

Merci de signer la pétition pour soutenir cet enseignant et représentant syndical du lycée de l'Elorn à Landerneau convoqué au Rectorat d'académie de Rennes pour avoir affiché un drapeau palestinien sur son casier en salle des professeurs et la brochure d'une ONG sur la situation sanitaire à Gaza. Non à la répression syndicale. Défendons la liberté d'expression. Cette pétition est soutenue par les syndicats d'enseignants du Finistère et du lycée de l'Elorn FO, SNES, Sud Éducation.

‼️ NON À LA RÉPRESSION SYNDICALE ‼️ 🇸🇩✊
 
➡️ Signez la pétition en soutien au camarade enseignant au lycée de l'Elorn à Landerneau, convoqué au Rectorat pour avoir collé un drapeau palestinien sur son casier en salle des profs et affiché la brochure d'une ONG sur la situation sanitaire à Gaza.
➡️ Mobilisation le 9 février devant le rectorat de Rennes.
➡️ Mobilisation à organiser dans les établissements scolaires le 9 février.
➡️ Texte de la pétition 👇
Les sections syndicales FO, SNES, SUD éducation 29 du lycée de l'Élorn et les personnels, réunis en heure d'information syndicale ce jeudi 29 janvier 2026, apportent leur soutien entier à leur collègue professeur convoqué par les services du Rectorat le 9 février pour avoir collé un drapeau palestinien sur son casier situé en salle des professeurs et affiché la brochure d'une ONG sur la situation sanitaire à Gaza.
Un manquement au devoir de neutralité est reproché à notre collègue.
Précisons que la salle des professeurs est un lieu réservé aux personnels auquel aucun élève n'a accès.
Précisons que la liberté d'expression est garantie aux fonctionnaires par la Loi Le Pors depuis 1983.
Rappelons aussi que l'État Français a reconnu officiellement l'État Palestinien.
Rappelons que l'ONU a officiellement reconnu que le peuple palestinien était victime d'un génocide.
Les responsables des sections syndicales du lycée avec les personnels sont en conséquence choqués par la convocation de leur collègue qui n'a fait qu'exprimer son soutien aux travailleurs et travailleuses palestinien.ne.s victimes d'un génocide de la part de l’État d'Israël.
Ils, elles dénoncent le fait que la direction de l'établissement ait demandé à leur collègue d'enlever le drapeau palestinien de son casier ainsi que la brochure puis ait reproché à leur collègue de les avoir exposés sur le panneau du syndicat dont il est le représentant dans l'établissement.
Les sections syndicales et les personnels y voient une grave atteinte à la liberté d'expression syndicale au sein de l'établissement.
Ils, elles considèrent que cette convocation au Rectorat est inacceptable car elle représente une forme de répression envers toutes celles et ceux qui manifestent leur soutien à un peuple victime d'un génocide, ainsi qu'une entrave à l'exercice du droit syndical et une forme de répression envers un représentant syndical.
En signant cette pétition, je demande à ce que le droit syndical soit respecté et que le Rectorat renonce immédiatement à convoquer notre camarade.
Pour montrer leur solidarité, il et elles appellent tous les personnels à cosigner ce communiqué, à se mettre en grève et à rejoindre les rassemblements qui seront organisés le lundi 9 février 2026.
 
Lycée de l' Élorn, le 29 janvier 2026.

 

Partager cet article
Repost0
1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 10:11
« Une déclaration de guerre » : le patronat veut créer un CDI pouvant être rompu facilement, les syndicats en colère

Le Medef, le syndicat des patrons, veut créer un CDI pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes. Les syndicats sont vent debout contre ce projet.

CPE XXL, CPE déguisé : la proposition du Medef de créer un CDI pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes suscite ce samedi 31 janvier l’ire de la CGT et de l’Unef, cette dernière brandissant la menace d’une mobilisation massive.

Selon des documents remis mercredi aux organisations syndicales et consultés par l’AFP vendredi, la principale organisation patronale a proposé la création d’un CDI pouvant être rompu sans motif pendant les premières années, avec une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture.

 

Une discrimination pure et simple fondée sur l’âge

— Le syndicat Unef

Ce dispositif comporte des similitudes avec le Contrat première embauche (CPE), créé en 2006 par Dominique de Villepin alors Premier ministre, qui avait généré une mobilisation historique et amené le gouvernement à le supprimer avant son application.

 

Alors que nous fêtons cette année les 20 ans de la victoire contre le CPE, le Medef ose remettre le couvert et réussit à faire pire que le CPE qui avait 2 ans de période d’essai, a réagi samedi la CGT dans un communiqué.

Selon des documents remis mercredi aux organisations syndicales et consultés par l’AFP vendredi, la principale organisation patronale a proposé la création d’un CDI pouvant être rompu sans motif pendant les premières années, avec une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture.

« Une déclaration de guerre » : le patronat veut créer un CDI pouvant être rompu facilement, les syndicats en colère
Partager cet article
Repost0
29 janvier 2026 4 29 /01 /janvier /2026 06:38
Lettre de Stephane Peu, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale, au président de la République suite aux propos racistes d'Arno Klarsfeld appelant à rafler les étrangers en situation irrégulière avec la même violence qu'aux USA
Lettre de Stephane Peu, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale, au président de la République suite aux propos racistes d'Arno Klarsfeld appelant à rafler les étrangers en situation irrégulière avec la même violence qu'aux USA
Après les propos relatifs à l'organisation de "rafles contre les OQTF" tenus par Arno Klarsfeld, conseiller d'Etat, sur le plateau de CNews, nous avons attiré l'attention du Président de la République, sur leur gravité et leurs conséquences s'ils devaient rester sans suite.
Notre courrier à Emmanuel Macron 
Stephane Peu, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011