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17 juillet 2026 5 17 /07 /juillet /2026 05:05

 

 

 

 

 

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15 juillet 2026 3 15 /07 /juillet /2026 05:05

 

 

 

 

 

 

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13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 08:23

 

L'adoption par l'Assemblée nationale de la proposition de loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre constitue une grave remise en cause des principes fondamentaux de notre État de droit. En créant un régime d'exception, ce texte rompt avec le principe d'égalité devant la loi et fragilise le rôle de l'autorité judiciaire, seule garante d'une appréciation indépendante et impartiale des faits.

Contrairement à ce que prétendent ses promoteurs, cette réforme n'apportera ni davantage de sécurité aux policiers et gendarmes, ni davantage de protection à nos concitoyens. Les femmes et les hommes qui servent dans les forces de l'ordre ont besoin de moyens, de formation, d'un encadrement clair et d'une justice efficace, non d'une présomption qui risque d'entretenir la confusion entre protection juridique et impunité.

De nombreuses organisations de défense des droits humains, ainsi que le Défenseur des droits, alertent sur les conséquences d'un tel dispositif. En inversant la logique du contrôle judiciaire, cette réforme fait peser un risque sérieux sur les libertés publiques, le droit à un recours effectif et la confiance indispensable entre la population et celles et ceux qui sont chargés d'assurer sa sécurité.

La sécurité ne peut se construire contre l'État de droit. Opposer justice et forces de l'ordre est une impasse. Les policiers ne doivent pas être abandonnés, mais ils ne doivent pas davantage être instrumentalisés à des fins idéologiques. Que ce soit par ceux qui entretiennent l'illusion qu'une dérégulation de l'usage de la force résoudrait les difficultés du quotidien ou par ceux qui opposent la police et la population. 

Au-delà d'une énième réforme législative, le véritable enjeu est ailleurs : une justice exsangue, des délais de traitement toujours plus longs, un manque criant de magistrats, de greffiers et d'enquêteurs, et des conditions de travail dégradées pour l'ensemble de la chaîne pénale. Renforcer les moyens de la justice, c'est garantir des décisions rendues dans des délais raisonnables, protéger les droits des citoyens, mais aussi offrir aux forces de l'ordre la sécurité juridique qu'elles sont en droit d'attendre. C'est enfin permettre un contrôle indépendant et rigoureux de l'usage nécessaire, proportionné et légitime de leurs armes, condition indispensable à la confiance entre la population, la justice et la police.

Les communistes réaffirment leur attachement à une police républicaine, respectée parce qu'exemplaire, protégée parce que justement encadrée, et à une justice indépendante, seule à même de dire le droit au nom du peuple français. C'est ce choix de l'équilibre, de la responsabilité et de l'État de droit qui permet de garantir durablement la sécurité de toutes et tous.

Parti Communiste Français,
Le 8 juillet 2026

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13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 05:05

 

 

 

 

 

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11 juillet 2026 6 11 /07 /juillet /2026 05:05

 

 

 

 

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9 juillet 2026 4 09 /07 /juillet /2026 05:05

 

 

 

Le contexte devrait tous nous inviter à la lucidité. Notre pays a traversé, en moins de deux mois, deux canicules à l’intensité et la précocité historiques.

Personnes âgées, travailleurs exposés, personnes fragiles ont été touchés. Ce n’est pourtant pas une surprise : les scientifiques nous alertent depuis des années sur la multiplication des événements climatiques extrêmes : incendies dans nos forêts, sécheresse sur nos cultures, inondations. Nous avons aussi connu le covid et ses conséquences sanitaires, économiques et sociales considérables.

Bizarrement, quand il s’agit d’augmenter les moyens de nos armées, cela va vite ; mais quand il s’agit d’adapter notre pays au changement climatique, c’est beaucoup plus long !

Vous proposez d’ajouter 36 milliards d’euros aux plus de 400 milliards déjà programmés pour le réarmement, au nom d’une menace russe présentée comme majeure, et que nous ne sous-estimons pas.

Il ne s’agit pas d’opposer les enjeux. La sécurité d’une nation ne s’analyse pas par une seule grille de lecture. Notre capacité à protéger nos concitoyens face aux crises climatique, industrielle et sociale est essentielle.

Pour cette raison, nous défendons une approche fondée sur la stricte suffisance : disposer des moyens nécessaires à notre défense sans basculer dans une logique de surenchère qui réduirait nos marges de manoeuvre pour répondre aux autres vulnérabilités de notre pays.

Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) a rappelé la contrainte forte qui pèse sur nos finances publiques, dans un contexte de déficit excessif et de dette insoutenable. Or cette actualisation de la LPM représente autant de crédits qui ne seront pas investis dans les services publics ni consacrés à l’adaptation au changement climatique, à l’école, à l’hôpital, à la justice, aux transports ou à la protection civile.

La sécurité nationale, c’est d’abord la protection de notre population, de notre territoire et de nos infrastructures critiques. Cela suppose une adaptation au changement climatique.

À chaque crise, la même réponse : toujours plus d’armements, de dérogations, et d’atteintes nouvelles aux libertés publiques. Par touches successives, on dessine un régime d’exception permanente... Et que dire de l’avenir de notre jeunesse, enfoncée dans la précarité ?

Nous voulons un dialogue respectueux avec les collectivités territoriales et leurs élus, une association réelle aux décisions, avant d’ajouter des charges complémentaires.

Une politique de défense responsable ne peut être pensée indépendamment des autres dimensions de la souveraineté. Aucun État ne pourra seul répondre aux différents défis que nous aurons à affronter ensemble.

Une grande puissance se distingue également par sa capacité à faire vivre le droit international et les initiatives diplomatiques en faveur de la paix, dont il n’est guère mention ici.

Notre discours n’est pas dirigé contre nos armées : nous savons ce que représentent les industries de défense.

Mais, parce que nous prenons au sérieux les enjeux de défense, nous refusons la fuite en avant. Le groupe CRCE-K votera donc contre les conclusions de la CMP.

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7 juillet 2026 2 07 /07 /juillet /2026 07:08
Congrès du PCF : Fabien Roussel réélu secrétaire national du Parti communiste  - L'Humanité, 5 juillet 2026

Fabien Roussel a été réélu secrétaire national du PCF, ce dimanche 5 juillet, à l’issue du 40e congrès du parti.

Fabien Roussel a été réélu secrétaire national du PCF ce dimanche 5 juillet, lors du 40e congrès qui se tenait à Lille ce week-end. La liste unique de 162 membres qu’il conduisait pour le conseil national du parti a obtenu 70 % des voix des congressistes. Devenu premier dirigeant du PCF en 2018, il avait été réélu en 2023 lors du précédent congrès.

Pendant les débats, les délégués ont décidé de « porter une candidature de rassemblement issu de leur rang, pour l’élection présidentielle avec l’objectif de rassembler largement toutes celles et tous ceux qui se retrouveront dans le projet communiste pour la France ». Le texte de congrès adopté à 73 % précise que les communistes veulent « rendre la gauche majoritaire, convaincre l’électorat notamment ouvrier et battre la droite et l’extrême droite. »

La candidature de Fabien Roussel soumise au vote des militants

Le congrès s’est mué dimanche matin en conférence nationale pour débattre du choix de candidature. Le nom de Fabien Roussel, déjà candidat en 2022 et seul candidat à la candidature pour 2027, validé à 65 % par la conférence nationale, sera soumis à un vote des militants le 6 septembre prochain.

Les communistes ont également acté vouloir œuvrer à des rassemblements pour les élections législatives qui « devront défendre les droits et exigences du monde du travail, défendre le développement des services publics, défendre des exigences de paix, porter une politique de reconquête industrielle, des exigences écologiques ambitieuses, exiger la démocratie dans le cadre d’une République débarrassée du présidentialisme. »

Lors de son discours de clôture, le secrétaire national du PCF a dit vouloir s’adresser « au premier parti de France : celui des abstentionnistes qui sont de plus en plus nombreux malheureusement tellement ils sont fatigués des promesses non tenues, des magouilles électorales. » Et d’ajouter : « Nous ne lâcherons jamais le drapeau de l’union et nous ferons toujours tout ce qu’il faut pour rendre la gauche majoritaire et qu’elle l’emporte dans notre pays ! »

Les communistes entendent mener le débat sur l’argent et son utilisation. « Nous ne laisserons jamais dire qu’il n’y a pas d’argent. Nous ne voulons plus que notre pays soit l’otage des intérêts de 500 familles qui ont vu leur patrimoine doubler en 10 ans pour atteindre plus de 1 200 milliards ! Merci président Macron ! », a tonné le presque candidat à l’élection présidentielle : « Nous sommes la seule force politique à gauche voulons faire du travail, de la production, de la planification, le cœur de la reconstruction du pays. »

Le dirigeant communiste veut s’attaquer aux grands groupes. « Vous nous volez monsieur Pouyanné », s’est-il exclamé à l’attention du président de Total, une entreprise qu’il veut nationaliser. « Nationalisations, planification et socialisation voilà la triple perspective que nous voulons pour notre pays », résume-t-il.

La paix et la question sociale

Après avoir dénoncé la maltraitance sociale subie par les femmes, celui qui veut faire de la question des salaires « la question centrale pour redresser la France », les appelle « à se rebeller, à utiliser leur bulletin de vote pour se faire respecter ! ».

Fabien Roussel a également proposé un serment aux congressistes communistes : « de gagner le combat contre le régime d’apartheid imposé par l’extrême droite israélienne ! Celui de libérer le peuple palestinien pour qu’il récupère toutes ces terres occupées aujourd’hui par la colonisation. ». En guise de conclusion, Fabien Roussel a appelé à mener collectivement la bataille « la plus importante peut être de ces 40 dernières années. »

 

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7 juillet 2026 2 07 /07 /juillet /2026 06:55
Congrès du PCF : Fabien Roussel réélu, les communistes se lancent dans la bataille de la présidentielle 2027  Les communistes ont reconduit Fabien Roussel à la tête de leur parti, à l’issue du 40e congrès national, à Lille. Le secrétaire national, dont la candidature devrait être officialisée le 6 septembre, veut désormais jeter « toutes ses forces » dans la campagne présidentielle.

Les communistes ont reconduit Fabien Roussel à la tête de leur parti, à l’issue du 40e congrès national, à Lille. Le secrétaire national, dont la candidature devrait être officialisée le 6 septembre, veut désormais jeter « toutes ses forces » dans la campagne présidentielle

Cyprien Caddeo Aurélien Soucheyre

L'Humanité, 5 juillet 2026 

Lille (Nord), envoyés spéciaux.

Les communistes ont fait leur choix pour les trois prochaines années. Au 40e congrès national du PCF, ce week-end à Lille, dans ses terres du Nord, le secrétaire national, Fabien Roussel, a été réélu à la tête du parti, qu’il dirige depuis 2018. La liste unique de 162 membres qu’il conduisait pour le conseil national du PCF a obtenu 70,1 % des voix des 660 congressistes.

« Nous venons de franchir un moment important, démocratique, dans l’histoire de notre parti et dans l’histoire de notre pays, dans laquelle nous voulons jouer tout notre rôle », a déclaré Fabien Roussel en clôture de l’événement, dimanche, sous les applaudissements et devant une forêt de drapeaux rouges. Et de formuler un souhait : « J’espère que les orientations fixées ce week-end et depuis le 38e congrès s’inscriront dans la durée, pour les 15 à 20 ans qui viennent. Si nous n’avons pas de stratégie à géométrie variable, alors cela paiera. »

Durant les trois jours du congrès national, les débats ont parfois été vifs entre militants, dans l’enceinte du Grand Palais de Lille, qui accueillait l’événement. Avec pour principal sujet de crispation, comme en amont lors des congrès de section et dans les fédérations départementales, le scrutin de 2027. Les communistes s’accordent sur le constat : la présidentielle présente un risque historique de victoire de l’extrême droite en France.

Mais c’est sur la méthode que les militants divergent. D’un côté, les tenants de la stratégie défendue par Fabien Roussel – majoritaires au sein du parti – assurent que présenter une candidature communiste permettra d’affaiblir le Rassemblement national en élargissant le score total gauche. « Pour battre le RN, il faut être majoritaire dans le pays, or la gauche plafonne à 30 %. Nous allons chercher à convaincre les abstentionnistes, les indécis, les déçus. Je ne désespère pas qu’ils nous fassent à nouveau confiance », assure Fabien Roussel.

 

« Il va falloir reprendre le pouvoir à tous ces parasites »

Pour cela, le maire de Saint-Amand-les-Eaux veut que les communistes fassent campagne sur l’augmentation des salaires, la nationalisation de secteurs stratégiques (dont l’acier avec ArcelorMittal et l’énergie avec Total), l’extension des services publics, la paix, mais aussi le plan climat 2050 du PCF, très ambitieux mais resté jusqu’ici peu audible dans le débat public. Et, bien sûr, contre le capital : « Il va falloir reprendre le pouvoir à tous ces parasites, ces oligarques, qui nous empêchent de vivre dignement. Que les riches passent enfin à la caisse, qu’ils assument les efforts, qu’ils polluent moins », déclare Fabien Roussel.

« Nous sommes les seuls à pouvoir nous adresser aux électeurs du RN et leur proposer une réelle alternative pour changer leur quotidien, avance Léon Deffontaines, porte-parole du PCF. Notre enjeu n’est pas de diviser la gauche, mais au contraire d’augmenter son total de voix. »

Les défenseurs d’une ligne plus unitaire à gauche s’inquiètent qu’une candidature ne parvienne pas à faire recette (2,28 % en 2022) et, pire, réduise les chances de la gauche d’accéder au second tour. « On ne fait pas naître une conscience de classe en neuf mois. La société qui attend l’union de la gauche ne va pas se laisser faire, alerte Saliha Boussedra, déléguée du Gard. Toute la question est de savoir où nous serons quand la base populaire voudra l’union. »

Une situation qui pourrait affaiblir, selon eux, le PCF dans la perspective des négociations pour les législatives. « Le plus grand danger qui guette notre parti, c’est son effacement de l’Assemblée nationale », a averti le coprésident des députés GDR Stéphane Peu.

Un nouveau vote prévu le 6 septembre

Le 7 juin, le vote du texte de la base commune, qui avait placé en tête avec 61 % des voix le projet défendu par la direction nationale du PCF, avait marqué une étape importante vers la candidature : oui, il y aura bien un communiste à l’élection présidentielle. S’étant d’ores et déjà dit « disponible » et « en campagne », Fabien Roussel, dont la candidature a été validée à 65 % par la conférence nationale ce dimanche, est le plus désigné pour concourir au scrutin – les militants seront appelés à valider cette option le 6 septembre lors d’un nouveau vote.

Malgré tout, la question de la candidature à la présidentielle s’est réinvitée dans le débat lors du congrès national autour d’un amendement bien précis : la « clause de revoyure ». Soit l’idée de tenir une conférence nationale en janvier prochain, afin d’examiner si le maintien de la candidature PCF est opportun ou non, au regard de la dynamique de campagne des communistes et de celles des autres forces de gauche.

Une clause de revoyure dont Fabien Roussel ne voulait absolument pas, estimant que laisser ouverte l’hypothèse d’un retrait handicaperait la campagne : « La présidentielle, c’est l’Everest. Je ne vais pas faire l’ascension en tongs et avec deux boulets aux pieds. »

Un avis suivi par la majorité des congressistes communistes, qui ont rejeté à 66 % l’option, samedi. « La clause de revoyure, c’est affaiblir la candidature avant même qu’elle ait lieu, a défendu à la tribune Adrien Tiberti, de la fédération de Paris. Nous sommes le seul parti à nous être effacés à plusieurs présidentielles. Alors nous n’avons pas de leçon de rassemblement à recevoir. »

« Nous devons nous donner les moyens de regarder tous ensemble quelle sera la situation en janvier. Il en va de notre responsabilité politique, a argumenté, en vain, l’ancien secrétaire national du PCF Pierre Laurent. Personne n’a proposé de ne pas engager la campagne présidentielle maintenant. En janvier, nous pourrions discuter d’un accord programmatique et législatif de toutes les forces de gauche. Sinon, nous nous mettons nous-mêmes dans un étau qui nous passe à la trappe au Parlement. »

Fermement opposé à la clause de revoyure, et à l’absence d’une candidature qui revient selon lui à « creuser la fosse pour enterrer le parti », l’ancien président du groupe communiste à l’Assemblée André Chassaigne a également attiré l’attention sur le risque de division, sur fond d’anathèmes entre militants : « Nous sommes tous communistes, il n’y a ni identitaires ni liquidateurs ! »

Jean-Luc Mélenchon, l’éléphant dans la pièce du congrès

Et maintenant ? Les communistes, qui ont planché durant le congrès sur la question du socialisme comme société de transition avant le communisme, sont invités à se mettre en marche autour du triptyque marxiste « nationalisation, planification, socialisation ». Devant la presse, Fabien Roussel assure, lui, ne « pas vouloir faire la même campagne qu’en 2022. Il y a cinq ans, il y avait un besoin de se démarquer. En 2027, il faudra consacrer 100 % de notre énergie à convaincre sur notre projet et non à parler de ceux des autres ».

Non sans égratigner au passage Jean-Luc Mélenchon, le candidat LFI dont le nom était l’éléphant dans la pièce de ce congrès, renvoyé par le secrétaire national à ses « excès » et à ses « sorties à caractère antisémite ». Dans son discours de clôture, Fabien Roussel a toutefois réservé ses piques à l’extrême droite et aux candidats de la droite, Édouard Philippe et Gabriel Attal, et à leur bilan sur la désindustrialisation et les retraites.

Alors que le congrès s’achève, les militants s’apprêtent à rejoindre leurs sections aux quatre coins de la France et à commencer pleinement une campagne dans laquelle ils espèrent imposer les idées communistes. Et ceux qui doutent encore d’une candidature ?

« Ce n’était pas forcément mon option au départ, mais je ferai la campagne de Fabien Roussel, par respect pour notre processus démocratique », répond Gianni Blanco Prétou, 18 ans, un des benjamins des délégations. Mais d’autres congressistes paraissaient plus amers : « Ce congrès m’inquiète, je le trouve extrêmement rabougri. On fête les 90 ans du Front populaire, on n’en a pas dit un mot. L’egotrip présidentiel de Fabien Roussel risque rapidement de se prendre le mur de la réalité », cingle une cadre.

Face à ces tensions que le congrès national n’aura pas réussi à apaiser totalement, le secrétaire national, Fabien Roussel, a prévenu : « Les problèmes politiques doivent se régler politiquement. Nous ne sommes pas là pour couper des têtes mais pour les faire pousser. » Et de promettre, au contraire, le plein d’adhésions, à la faveur de la présidentielle, mais aussi des campagnes structurantes, sur l’industrie ou contre l’impérialisme.

 

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7 juillet 2026 2 07 /07 /juillet /2026 06:11
Congrès du PCF : la « clause de revoyure » pour 2027 rejetée
Congrès du PCF : la « clause de revoyure » pour 2027 rejetée

Lors du congrès du PCF, à Lille ce week-end, une majorité de communistes ont rejeté la proposition d’une conférence nationale en janvier, pour « vérifier si la candidature de Fabien Roussel correspond bien aux objectifs politiques du PCF ».

Tania Mellier - L'Humanité

Il n’y aura pas de retour en arrière sur la candidature communiste à la présidentielle. C’est ce qu’ont décidé à 66, 1 % les congressistes à Lille, ce samedi. Alors que Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF avait annoncé avec force, la veille, son souhait de se lancer dans la bataille pour 2027, un amendement a été présenté proposant une « clause de revoyure » en janvier prochain. 

L’idée, issue des débats de plusieurs fédérations, et défendue notamment par Nathalie Simonnet, membre du comité exécutif sortant, était “de vérifier que la candidature pour l’élection présidentielle, réponde bien à nos objectifs politiques », et de ne pas fermer définitivement la porte à un rassemblement à gauche.

« Quelle est notre crédibilité si on explique déjà qu’on n’est pas sûrs d’aller jusqu’au bout ? », estime de son côté Anthony Gonçalves, des Bouches-du-Rhône. « La clause de revoyure, c’est affaiblir la candidature avant même qu’elle ait lieu, abonde Adrien Tiberti. Nous sommes le seul parti à nous être effacés à plusieurs présidentielles. Alors nous n’avons pas de leçon de rassemblement à recevoir ».

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7 juillet 2026 2 07 /07 /juillet /2026 05:00

 

Face à la multiplication des pénuries, le médicament ne peut plus être abandonné aux seules logiques de rentabilité de l’industrie pharmaceutique. Pour garantir le droit à la santé, le Collectif "Médicament Bien Commun" appelle à reprendre démocratiquement la main sur la recherche, la production et l’accès aux traitements essentiels.

 

Le médicament est un bien essentiel au droit à la santé, droit fondamental figurant dans la Constitution de 1958. Il est donc de la responsabilité de l’État d’assurer l’accès aux soins de santé à toute la population. Et, face aux choix du secteur pharmaceutique, d’intervenir pour que cet objectif soit atteint.

Préserver sa santé : un parcours du combattant

73 % des personnes interrogées1 indiquent avoir renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq dernières années, pour des raisons soit d’ordre logistique (délais, distance à parcourir), soit d’ordre financier pour 40 % d’entre elles. Les jeunes adultes sont les plus impactés : 85 % des moins de 35 ans.

Les pénuries de médicaments sont récurrentes et de plus en plus nombreuses : 5 000 en 2025, cinq fois plus qu’en 2018. Elles concernent toutes les classes thérapeutiques : antibiotiques, anti-cancéreux, antidépresseurs, neuroleptiques.

En 2024, 39 % des Français ont déclaré y avoir été confrontés, 35 % ne pas avoir disposé de solutions alternatives2. Les professionnels de santé attestent des effets délétères de ces ruptures d’approvisionnement pour les malades.

 

Les multiples causes des pénuries

La principale est la financiarisation du secteur pharmaceutique, qui implique une logique de rendement au détriment des impératifs de santé publique. Les laboratoires se détournent de la production des médicaments essentiels, de moindre rentabilité, la plupart n’étant plus protégés par les brevets qui confèrent aux titulaires le monopole d’exploitation.

Ils se consacrent aux innovations thérapeutiques, pour lesquelles ils exigent des prix exorbitants. Ils menacent, si les prix ne sont pas libérés des contraintes financières de la Sécurité sociale, de délocaliser la production de certaines molécules, ou de renoncer à investir en France dans le développement de nouveaux traitements.

Un modèle inadapté aux besoins

Nous sommes face à un dysfonctionnement structurel profond, privant des millions d’individus des traitements adaptés. Il est impératif de le surmonter.

Les pouvoirs publics ont le devoir d’imposer des mesures urgentes :

La souveraineté sanitaire : une priorité

Il faut mettre fin aux restructurations incessantes dans l’industrie pharmaceutique (IP) ‒ telles celles pratiquées par Sanofi, qui a fermé 8 sites de R & D, réduit de 10 000 ses effectifs en France et vendu sa filiale de médicaments grand public (incluant le Doliprane). Des cessions d’actifs qui ont permis l’acquisition de start-ups, la plupart localisées hors de France, entraînant une suppression d’emplois très qualifiés, un recul des capacités de recherche et une dépendance de plus en plus grande pour la mise à disposition des médicaments.

  • En conditionnant les aides publiques et les incitations fiscales accordées à l’IP.
  • En augmentant les capacités de production publique et en facilitant la reprise des usines dont les multinationales ne veulent plus par des structures issues de l’économie sociale et solidaire. Cela permettrait de pérenniser les activités pharmaceutiques sur le territoire, de faire vivre la démocratie sanitaire par une participation aux politiques de santé des parties prenantes (associations de patients, syndicats).
  • En favorisant les relocalisations de la production pharmaceutique, en amplifiant les efforts consacrés (50 millions d’euros) dans le cadre de France 2030.

Contrôler les innovations thérapeutiques

Le budget de la recherche publique (2,2 % du PIB actuellement, le plus faible d’Europe) doit être revalorisé. Son augmentation favoriserait la production de connaissances et d’innovations scientifiques pouvant déboucher sur le développement de nouveaux médicaments, proposés à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués par l’IP.

 

Une refondation de la propriété intellectuelle s’impose pour protéger les résultats de la recherche publique de la prédation des laboratoires privés. Remplacer les droits d’exclusivité d’exploitation des brevets par de nouveaux outils juridiques, tels que des licences Creative Commons, permettrait de contrôler l’usage des avancées scientifiques.

La remise en question du secret des affaires est la condition d’un partage des connaissances et des technologies médicales au niveau mondial.

Assurer l’accès aux médicaments essentiels

Des actions concrètes à partir des besoins de santé de la population sont nécessaires :

  • Renforcer les institutions, en accroissant les moyens de l’ANSM3 et de l’HAS4, afin de mieux anticiper les tensions d’approvisionnement des produits de santé, pour une meilleure évaluation de l’intérêt thérapeutique du médicament et le respect des normes sociales et environnementales.
  • Rendre publiques les négociations entre le CEPS5et les grands laboratoires et y impliquer la Sécurité sociale, pour une information fiable, indépendante des laboratoires privés.

Instaurer un statut juridique des communs

Au fil du temps, la finalité de bien industriel du médicament, source de profit, a effacé celle de l’effectivité du droit à la santé.

Il est nécessaire de protéger les médicaments de cette marchandisation. En les rendant non appropriables, par un statut juridique de bien commun, instauré par la loi, et transposable dans le droit international.

C’est un moyen d’opposer à la domination de l’IP sur le médicament une gestion démocratique et transparente des modalités de production. Pour rendre durable l’existence des produits de santé indispensables, garantir leur accès à toutes les personnes qui en ont besoin, et conforter le système de protection sociale.

Le droit à la santé pour toutes et tous doit être au cœur des politiques gouvernementales.

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