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30 août 2026 7 30 /08 /août /2026 18:00
 "Clamer notre solidarité avec la Palestine !" - par Fabien Gay, 27 août 2026 - éditorial de l'Humanité

 "Clamer notre solidarité avec la Palestine !"

Les dernières déclarations d’Itamar Ben Gvir sont d’une ignominie sans nom. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, figure de l’extrême droite au sein du gouvernement de Benjamin Netanyahou, revendique publiquement la mise à mort quotidienne de dizaines de Palestiniens à Gaza. Il appelle à tuer 30 à 40 personnes chaque nuit et défend dans le même temps l’expulsion des Palestiniens et la colonisation de Gaza.

C’est ce même ministre qui, au printemps dernier, a porté et fait adopter une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens. Une loi qui marque un nouveau recul de l’État de droit et illustre jusqu’où peut aller l’extrême droite israélienne.

Ces déclarations s’ajoutent à une longue liste d’atrocités subies par le peuple palestinien. En Cisjordanie, les violences des colons, les incursions militaires, les arrestations, les destructions et les expulsions se multiplient. Il s’agit d’une politique assumée : une politique d’annexion, de colonisation, d’apartheid et de dépossession du peuple palestinien, que veut encore amplifier le funeste plan E1. Face à cela, comment imaginer que la communauté internationale se contente de déclarations de circonstance ?

D’autant que la justice internationale, elle aussi, a parlé. Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale a délivré un mandat d’arrêt contre Benyamin Netanyahou, estimant qu’il existait des motifs raisonnables de le tenir pour responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Ce mandat doit être mis en oeuvre pour mettre un terme à l’impunité !

Dans ce contexte, notre pays a une responsabilité particulière. Parce que la France est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et qu’elle prétend défendre le droit international et les droits humains. La reconnaissance de l’État palestinien par la France, il y a tout juste un an, était une décision importante, mais depuis ?

Aujourd’hui, il faut condamner les responsables de la colonisation et du génocide, faire respecter l’interdiction d’importer les produits issus des colonies, mettre fin aux relations commerciales qui contribuent à l’entreprise de colonisation et utiliser tous les leviers diplomatiques dont dispose notre pays pour faire respecter le droit international. Il est plus qu’urgent de rendre possible la mise en oeuvre effective de la solution à deux États. Nous le réaffirmons sans ambiguïté : soutenir le peuple palestinien, ce n’est pas s’en prendre au peuple israélien. C’est refuser de confondre un gouvernement d’extrême droite avec l’ensemble de son peuple, tout comme c’est refuser l’antisémitisme, qui doit être combattu partout.

C’est aussi pourquoi nous devons continuer à faire vivre la solidarité internationale. La prochaine Fête de l’Humanité, qui se tiendra les 11, 12 et 13 septembre  prochains, fera résonner partout dans les allées la solidarité avec le peuple palestinien, notamment en présence de Mme Hala Abou-Hassira, ambassadrice de la Palestine en France. Avec elle, avec les militants de la paix, nous clamerons notre refus des logiques de guerre permanente et de domination.

Nous y ferons entendre une voix simple et forte : la Palestine, de Gaza à la Cisjordanie, en passant par Jérusalem- Est, ne doit pas être condamnée au silence ni réduite à néant. Nous y rappellerons que, derrière les cartes, les résolutions et les communiqués, il y a des femmes, des hommes, des enfants, des familles qui veulent simplement vivre libres, sur leur terre, en paix. Alors donnons-nous rendez-vous à la Fête de l’Humanité. Pour la Palestine, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Et pour, enfin, une paix juste et durable au Proche-Orient."

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30 août 2026 7 30 /08 /août /2026 17:57
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+7 % de lectrices et de lecteurs supplémentaires pour L’Humanité en un an.
2e meilleure progression dans la presse quotidienne.
Bravo aux équipes.
Merci de votre soutien.
 
Fabien Gay, Directeur de l'Humanité
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28 août 2026 5 28 /08 /août /2026 05:58

 

Le secrétaire national du PCF et le maire ultralibéral de Cannes, candidat à la présidentielle, ont débattu de la production et de l’industrie, à l’occasion de l’université d’été du Medef.

 

 

L’un veut un État planificateur, l’autre veut le désosser. Sur le court central de Roland-Garros, un tel fossé idéologique crée forcément des étincelles. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, était invité, ce 27 août, à débattre avec le maire de Cannes, David Lisnard, par ailleurs candidat déclaré à la présidentielle, à l’occasion de l’université d’été du Medef (la Ref).

Au centre du débat : la production et l’industrie, les deux hommes s’accordant sur le constat inquiétant d’une France qui se désindustrialise. Quand le communiste y lit l’échec des politiques libérales qui s’empilent depuis des décennies – politique de l’offre, baisse des cotisations, crédits d’impôts… –, le Cannois, lui, y voit la conséquence de « vingt ans de socialisation de l’économie ».

Fabien ROUSSEL souhaite que l'Etat reprenne la main sur l'industrie

C’est que David Lisnard, qui met régulièrement en scène sa fascination pour le président libertarien de l’Argentine, Javier Milei et dit « voir des communistes partout dans le débat présidentiel », a l’avantage d’endosser, à chaque intervention, la caricature de l’ultralibéral. Jusqu’au burlesque, parfois. « Le soviétisme ne marche pas, c’est comme ça, on a trop administré l’économie », lâche-t-il.

Du populisme patronal en somme, tant son discours allait au-delà même des revendications du Medef. Face à cela, Fabien Roussel, devant un parterre forcément peu enclin à l’étatisme, défend son projet de planification industrielle en martelant que « l’État n’est pas l’ennemi des entreprises » : « Planifier la réindustrialisation de notre pays pour avoir de la lisibilité, arrêter le “stop and go”. Nous avons un avantage compétitif sur le volet énergétique, avec une énergie décarbonée et abondante. »

 

Pour ce faire, le communiste plaide, face à la rengaine du toujours moins d’impôts de Lisnard, d’augmenter drastiquement les recettes de l’État : « La formation est un enjeu immense, rien que ce défi-là va coûter des milliards d’euros ces prochaines années. On aura besoin d’un choc d’investissements et d’un plan de relance. On ne paiera pas uniquement cet investissement en taxant les grandes fortunes et les dividendes. Tout le monde doit contribuer selon ses moyens. »

 
Un contrôle renforcé des aides publiques versées aux entreprises

 

Il a aussi rappelé qu’en termes d’assainissement des dépenses, l’État pourrait regarder du côté des 211 milliards d’aides aux entreprises versées chaque année : « Il faut les conditionner a minima, pour garantir que notre industrie et nos emplois restent en France et pour créer les conditions d’une croissance socialement et écologiquement utile, pour que nous tenions le cap de nos objectifs climatiques. »

Dans un débat au timing très serré, assez frustrant, Fabien Roussel s’est en revanche gardé de répondre à toutes les provocations de son adversaire de débat, qui est allé jusqu’à affirmer que « c’est parce qu’on a jamais autant dépensé dans le social qu’il y a autant de SDF dans la rue ». Avant de demander à être invité à la Fête de l’Humanité… Le thème de ces journées patronales était, après tout, celui du « courage ».

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28 août 2026 5 28 /08 /août /2026 05:51
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27 août 2026 4 27 /08 /août /2026 15:13

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 août 2026 4 20 /08 /août /2026 05:05

 

 

 

 

 

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19 août 2026 3 19 /08 /août /2026 05:00

 

1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.

22/28 juin 1936 (25) Notre Marseillaise

Le mouvement gréviste reste très fort dans de nombreuses régions, les tensions sociales également. À Marseille, le gangster fasciste Sabiani (Croix-de-Feu) lance un appel à la guerre civile ; Billoux, député des Bouches-du-Rhône, demande son arrestation immédiate.
Dans le 13e arrondissement parisien, puissante grève à l’usine Say des 1 200 ouvriers, « français et nord-africains » dit la presse ; ils tiennent depuis plus de trois semaines. Un grand calicot sur la façade de l’usine dénonce les bénéfices scandaleux des patrons, dont un certain Tinardon, « des 200 familles, régent de la Banque de France ». Côté luttes, on entend aussi la voix des « salariés des champs ». Le 27, dans la rubrique « Nous, de la terre… », un article : « Les paysans attendent ».

En cette fin juin, la CGT compterait 3 260 000 adhérents.

À l’occasion du centenaire de la mort de l’auteur de la Marseillaise, Rouget de Lisle, à Choisy, en 1836, le PCF organise une série de manifestations. Le 26, salle Pleyel, un concert est donné et Maurice Thorez prononce une allocution radiodiffusée (« par les postes de Rennes et de Lyon PTT »). Les 27 et 28 juin de vastes rassemblements populaires ont lieu à Choisy-le-Roi. « Les fascistes tentent d’entraîner la France à l’émeute, s’indigne Marcel Cachin, et s’ils le peuvent à la guerre civile, derrière le drapeau tricolore et la Marseillaise. Le peuple de France ne leur permettra pas ce double larcin. (…) Les fascistes et les gens de Coblentz ont l’audace de s’emparer du vieux chant de la grande Révolution aux accents duquel furent chassés les réactionnaires, les royalistes, les traitres et tous les mercenaires d’ancien régime. »

Le ministre Pierre Cot, qui représentait le gouvernement à l’initiative de Choisy, dira : « Vous avez réconcilié la République avec les traditions révolutionnaires. »

Côté sports se tenait le championnat de Paris de grand fond (25 km). En raison de la chaleur, plusieurs sportifs ont été rudement indisposés. L’Humanité s’inquiète des conditions de préparation de telles épreuves et se félicite de la réaction rapide du nouveau ministre des sports, Léo Lagrange, qui a aussitôt ordonné une enquête. « Nous félicitons vivement le camarade Léo Lagrange », écrit le journal qui titre : « Bravo Léo Lagrange ! »

C’est cette semaine que Jacques Doriot, maire de Saint-Denis, ex-PCF, crée le Parti populaire français, fasciste.

À l’international, le député Gabriel Péri définit une nouvelle politique étrangère de la France sur le principe de la sécurité collective. En Belgique se développe un mouvement social d’ampleur (et victorieux).

Gérard Streiff

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16 août 2026 7 16 /08 /août /2026 05:05

 

 

 

 

 

 

 

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14 août 2026 5 14 /08 /août /2026 05:05

 

 

 

 

 

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13 août 2026 4 13 /08 /août /2026 05:49
Ce sont les pompiers qui encaissent les restrictions budgétaires subies par les services publics », déplore Laurent Guilloteau, représentant CGT Sdis

À l’appel des neuf organisations de l’intersyndicale, les agents des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) sont en grève ce 13 août pour demander que leur sécurité et leur santé deviennent une priorité. Retour sur les raisons de la colère avec Laurent Guilloteau, représentant CGT Sdis.

Hélène May

Pourquoi cet appel à la grève lancé par les neuf organisations syndicales de pompiers ?

Laurent Guilloteau

Représentant CGT Sdis

Toutes ces organisations partagent le même constat : notre modèle de sécurité civile n’est plus en cohérence avec nos missions. Nos effectifs et nos moyens n’ont pas évolué en adéquation avec l’augmentation du nombre d’interventions que nous devons réaliser et qui atteignent aujourd’hui 5 millions par an. Cette multiplication s’explique par la récurrence d’interventions majeures sur les feux d’espaces naturels ou sur des inondations, comme dans l’ouest de la France l’hiver dernier.

Mais il y a aussi les secours d’urgence aux personnes, c’est-à-dire les ambulances que l’on envoie auprès des personnes malades ou sur des accidents de la circulation. Or, ces derniers aussi ont explosé durant les dix dernières années, en raison de la disparition de la médecine de ville, de la fermeture de centres hospitaliers ou de services d’urgence, des fermetures de lits.

Les restrictions budgétaires subies par tous ces services publics, nous les encaissons aujourd’hui, avec des ambulances qui font de plus en plus de kilomètres pour trouver un établissement de soins, et des équipes assumant des missions qui ne sont pas liées à de l’urgence vitale mais qui relèvent de la médecine de ville.

Ces restrictions budgétaires touchent-elles aussi directement les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) ?

 

Oui, tous les syndicats sont d’accord pour dire que la politique d’austérité menée par le gouvernement Macron depuis des années, sur l’ensemble des services publics et en particulier sur la sécurité civile, a créé un vide financier pour les Sdis, qui n’arrivent plus à assurer leur budget annuel. Et comme ce qui coûte le plus cher, c’est la masse salariale statutaire, qui représente 80 % du budget de fonctionnement d’un Sdis, quand les budgets sont insuffisants, c’est elle qui est supprimée. Elle est remplacée par des sapeurs-pompiers volontaires, qui coûtent moins cher car ils ne bénéficient pas de cotisations sociales.

L’année 2022 avait montré les prémices de ces difficultés, mais là, c’est l’année de trop. Nous n’avons pas été écoutés et tout ce qui aurait pu être anticipé pour éviter des catastrophes n’a pas été fait. Le ministre de l’Intérieur peut toujours dire que tout va bien mais si nous nous étions préparés, nous n’aurions pas été confrontés à une pénurie de Canadair capables de voler le matin de la reprise du feu de Gironde, à des décès tragiques de collègues en service ou à la rupture capacitaire de départements qui ne pouvaient plus assurer leurs missions régaliennes.

Nous n’aurions pas non plus été contraints de faire appel aux mécanismes européens de protection civile et aux employeurs privés pour que des sapeurs-pompiers volontaires viennent renforcer les casernes. Tout cela révèle la faillite de notre gouvernement en matière de sécurité civile.

Que réclamez-vous en priorité ?

Pour commencer, nous ne voulons pas de médailles, mais juste pouvoir exercer notre métier dans des conditions acceptables, avec des ressources humaines et des moyens adéquats. Donc, notre priorité, c’est un financement pour les Sdis, principalement pour pouvoir augmenter la ressource humaine. Après les feux de 2022, Macron avait reconnu qu’il fallait augmenter les effectifs de sapeurs-pompiers. Mais il a ciblé les volontaires, et il n’y a pas eu de recrutements de sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires.

Ce qu’il fallait, c’était au contraire des emplois statutaires, et continuer à créer des concours de sapeurs-pompiers professionnels pour pouvoir pallier l’absence des agents malades ou blessés, mais aussi anticiper la vague de départs à la retraite à laquelle on assiste aujourd’hui. Les embauches de 16 000 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires sur plusieurs années seraient nécessaires, selon les calculs de la CGT.

Pour les financer, je ne pense pas que taxer le citoyen soit la meilleure solution. En revanche, toutes les grandes entreprises qui émargent au CAC 40, qui font les super profits, et qu’on défend aussi lors des feux de forêt, pourraient peut-être mettre la main au portefeuille.

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