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10 décembre 2025 3 10 /12 /décembre /2025 14:37
Casser la mécanique d'accumulation du capital sur l'industrie de guerre - par Marianne Margaté, sénatrice PCF de Seine-et-Marne

La guerre est un marché. Et dans le système actuel, ce marché fonctionne comme une gigantesque pompe aspirante : il capte la richesse produite par le travail collectif pour la transformer en dividendes privés.

Chaque euro d'argent public injecté dans l'industrie de la défense, qui se traduit aujourd'hui par une explosion des cours de bourse, est un euro soustrait à la reproduction de notre société.

La hausse des tensions géopolitiques ne doit pas être une variable d'ajustement pour le taux de profit des actionnaires. C'est une rente de situation, une spéculation sur la destruction.

Avec le groupe CRCE-K, je dépose la Proposition de loi n°150 pour intervenir directement sur ces flux financiers.

Notre texte pose trois verrous contre cette logique d'accumulation :

La captation de la rente : Une imposition massive (jusqu'à 41%) sur les surprofits des maîtres d'œuvre de la défense. L'argent généré par la commande publique doit revenir au public.

Le frein à la spéculation : Une surtaxe sur les transactions financières et les plus-values latentes. La valorisation boursière fondée sur l'anticipation de conflits armés est du capital fictif que nous devons neutraliser fiscalement.

La réallocation matérielle : L’article 4 crée un Fonds national. Il s’agit de transférer concrètement ces capitaux du secteur de la destruction vers les infrastructures vitales : l'école, l'hôpital, la recherche et la rénovation thermique.

Il s'agit de reprendre le contrôle sur les ressources. L'argent existe, il circule, mais il s'accumule au mauvais endroit. Notre rôle de législateur est de dévier ce flux : des coffres de l'industrie de l'armement vers les besoins concrets de la population.

Marianne Margaté, sénatrice PCF de Seine-et-Marn

👇 Retrouvez le texte complet et le détail du dispositif fiscal via le lien en premier commentaire.

Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes

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10 décembre 2025 3 10 /12 /décembre /2025 12:40
Ian Brossat : « Les députés communistes ont eu raison de s’opposer au budget de loi de finances de la sécurité sociale dans sa copie finale » (Public Sénat, 10 décembre 2025)

Le budget de la Sécurité sociale a été voté par l’Assemblée nationale ce mardi 9 décembre.

Le texte a été approuvé par les groupes Ensemble (macronistes), MoDem (centristes), le Parti Socialiste et le groupe LIOT (indépendants). Il a été rejeté par La France Insoumise, le Parti Communiste, l’Union des Droites d’Éric Ciotti et le Rassembl

Public Sénat, le

 

https://www.publicsenat.fr/emission/bonjour-chez-vous/ian-brossat-les-deputes-communistes-ont-eu-raison-de-sopposer-au-budget-dans-sa-copie-finale-e0?fbclid=IwY2xjawOmSYFleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeE8nSgMRdwhiRT2rpcGTKo3_TUVLe3fbKQYAnM7Iolsf0F2i4HcS186i3pFk_aem_7vBGWKjTyEfadgudD7ePKQ
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6 décembre 2025 6 06 /12 /décembre /2025 06:56
Budget : un fil à reprendre  - par Maryse Dumas, L'Humanité magazine du 29-30 novembre 2025

Nuit du 21 au 22 novembre, l’Assemblée nationale repousse la partie recettes du projet de budget. Un seul député émet un vote favorable. 125 heures de débats parlementaires sont envoyées à la poubelle. Un sentiment d’immense gâchis nous envahit, au vu d’abord de l’échec d’une pratique parlementaire se substituant au 49-3, au vu aussi du gros travail fourni par les députés et qui se trouve réduit à néant. « Tout ça pour ça ! » serait-on tenté de commenter. Comme en physique, les forces contraires se sont équilibrées et finalement annulées mutuellement.

Depuis plusieurs semaines déjà, le grand public n’arrive plus à suivre. Le rythme quasiment quotidien de mise en débat de nouveaux amendements a rendu difficile l’appropriation de leurs enjeux fondamentaux par le plus grand nombre. Quant aux votes, leur logique était parfois difficile à décrypter… Ceux reflétant l’appréciation des groupes parlementaires sur le texte de l’amendement et lui seul n’ont pas été les plus nombreux.

Ils ont moins souvent obéi à des stratégies de fond clairement affirmées qu’à des tactiques ponctuelles influencées soit par la technique parlementaire soit par la situation politique générale et le positionnement des uns et des autres quant à l’exigence ou pas d’une nouvelle dissolution, voire d’une hypothétique démission du président de la République.

Résultat ? Alors que nous avons vécu plusieurs semaines de débats sur des sujets essentiels, susceptibles de faire grandir la démocratie et l’intérêt de la population pour la politique, c’est le contraire qui s’est produit. L’attentisme, voire pire, a gagné du terrain au lieu d’une plus grande motivation des citoyens à s’impliquer dans un débat et des choix qui les concernent au premier chef. Tout aussi préoccupant, le sentiment grandit que le débat pluraliste et contradictoire serait moins efficace que des décisions autoritaires et centralisées. On sait à quel point cela peut être dangereux, encore plus quand l’extrême droite est aussi près du pouvoir.

Il est donc plus que temps de redonner sens à la situation et d’ouvrir des pistes pour l’engagement citoyen, sans oublier celles pour des liens renforcés entre les élu.es et leurs mandants. À cet égard, une relecture des débats parlementaires, une mise en cohérence des amendements déposés et du sens des votes intervenus est plus que nécessaire. D’autant que les forces de gauche se sont montrées plus souvent désunies que rassemblées. Il leur revient pourtant d’ouvrir ensemble une perspective pour changer radicalement la situation de notre pays.

Pendant quelques semaines, on a espéré qu’une page nouvelle puisse s’ouvrir au vu de la richesse du débat public, notamment sur la taxe Zucman, sur les questions de justice fiscale et sociale, sur la mise à contribution du capital, toutes propositions ouvrant la voie de politiques économiques alternatives. Dans ce court laps de temps, les idées et valeurs de gauche ont repris des couleurs et pu faire un bout de chemin dans les consciences.

C’est ce fil qu’il faut aujourd’hui reprendre pour tisser autour de lui un lien de confiance et d’espoir. Les très fortes mobilisations des 10 et 18 septembre n’ont pas été des coups d’épée dans l’eau. Il y a toujours une disponibilité des forces vives de notre pays pour renouer avec la combativité nécessaire à des changements fondamentaux. Encore faut-il vouloir résolument ouvrir ce chemin. À ce prix, le travail parlementaire de ces derniers mois n’aura pas été vain.

Chronique de Maryse Dumas dans L'Humanité Magazine du 29-30 novembre 2025 

 

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6 décembre 2025 6 06 /12 /décembre /2025 06:30
Francis Wurtz: Alerte rouge, la solidarité internationale en péril
Francis Wurtz, ancien président du groupe communiste au Parlement Européen, chroniqueur dans L'Humanité Magazine 
 
ALERTE ROUGE : LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE EN PÉRIL !
 
« Pour les ONG françaises de solidarité internationale, la chute historique de l'aide publique au développement a conduit cette année à l'arrêt de 1300 projets de coopération, qui touchent directement 15 millions de bénéficiaires dans le monde et se traduit par le licenciement de 10 000 personnes chargées de mener à bien ces projets ! Et ces chiffres sont sans doute déjà dépassés à l'heure qu'il est ! » Le constat d'Olivier Bruyeron , président de « Coordination Sud » -qui représente plus de 180 organisations de solidarité internationale- est accablant. Après une première coupe à la hache de 39% dans le budget de 2025 par rapport à 2024, l'adoption du projet de budget 2026 du gouvernement conduirait à une chute de plus de 50% de la mission « Aide publique au développement » des ONG -soit quelque 3 milliards d'euros- en l'espace de deux ans ! Cette fragilisation sans précédent des organisations de la société civile , encore accentuée par le licenciement forcé de nombre d’acteurs et d’actrices de la solidarité, se traduira inévitablement par un lourd déficit de soutien aux populations les plus vulnérables.
Cette régression aux conséquences dévastatrices sur le terrain est en contradiction radicale avec les engagements solennels du Président de la République comme avec les votes unanimes des députés et des sénateurs ! Ainsi, le 4 août 2021, le Parlement adoptait, sans aucune voix contre, une « loi de programmation » (planifiant des dépenses sur plusieurs années) relative au « développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales ».
Quant au Chef de l'Etat, il s'est adressé aux Françaises et aux Français, le 5 mai 2023, pour leur expliquer pourquoi « la France doit donner l'exemple » en la matière : « En luttant contre la pauvreté dans le monde, rappelait-il fort justement, nous luttons contre les causes profondes des guerres (...), nous incarnons nos valeurs (...), nous investissons dans notre sécurité collective ». Et d'annoncer « plus de moyens pour les pays vulnérables » ! Depuis, le nouveau mantra de l'Elysée est l'ode à la militarisation de la société jusqu'au « sacrifice de ses enfants »...
Ce lâche abandon, calqué sur celui de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne en plus de celui, particulièrement féroce, des Etats-Unis, a d'ores et déjà un coût humain colossal. Coordination Sud relève que « Les coupes américaines seules pourraient entraîner plus de 1,6 million de morts liées au VIH et 550 000 à la malnutrition » selon le New York Times. D'après une enquête menée par l'Organisation mondiale de la santé auprès de 108 pays, les baisses enregistrées ont eu pour conséquence « une réduction pouvant atteindre 70% des services essentiels : soins maternels, vaccination, préparation et réponse aux urgences, surveillance des maladies ». Plus de 50 Etats signalent aussi des pertes d'emplois dans le secteur de la santé et l'interruption de programmes de formation (1). On frémit en imaginant l'étendue du désastre supplémentaire imputable à la France et à l'Europe...
C'est dire s'il faut relayer avec force l'alerte rouge lancée par les organisations de solidarité internationale, jusqu'à rendre intenable l'irresponsable position de nos décideurs.
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(1) ONU Info: « Aide internationale en recul : l'OMS plaide pour un financement durable de la santé » (3/11/2025)
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6 décembre 2025 6 06 /12 /décembre /2025 06:00

 

 

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5 décembre 2025 5 05 /12 /décembre /2025 06:41
L'éditorial de Stéphane Sahuc dans L'Humanité du 2 décembre -La folie fiscale d’un budget de classe

Aujourd’hui, une nouvelle fois, les syndicats sont dans la rue. L’objet de leur mécontentement : les budgets qui vont plomber le quotidien des travailleurs. 27 milliards d’euros d’économies à réaliser en 2026, 148 milliards sur six ans, nous dit le pouvoir. Et après des semaines de débat parlementaire, force est de constater que la trajectoire budgétaire reste une « folie fiscale ». Mais pas celle qu’aiment dénoncer les grands patrons.

Car pour trouver cet argent, va-t-on s’attaquer aux 211 milliards d’euros d’aides publiques versés aux entreprises sans aucun contrôle ? Va-t-on raboter la niche Dutreil, qui permet aux plus riches de léguer ou de donner leur entreprise en ne payant quasiment pas d’impôts, soit 5 à 8 milliards de manque à gagner pour l’État en 2024 ? Va-t-on revenir sur la baisse des impôts de production, soit 10 milliards qui n’ont absolument servi à rien ? Va-t-on s’attaquer à l’évasion et à la fraude fiscale, qui coûtent de 80 à 100 milliards d’euros par an ? Va-t-on taxer les ultra-riches, ces 500 familles dont la fortune est passée de 6 % du PIB en 1996 à 42 % du PIB aujourd’hui, soit 1 228 milliards d’euros ?

Il y a là de quoi boucler les budgets, voire les augmenter. Voilà qui crédibilise, au passage, la proposition du PCF d’un pacte d’avenir pour la France avec un plan de dépenses publiques, de formation, d’embauches et d’investissement à 500 milliards d’euros pour les cinq prochaines années.

Mais non et c’est folie. « L’effort », ce sont les classes populaires et moyennes qui vont seules le supporter. Doublement des franchises fiscales, augmentation des taxes sur l’électricité et le gaz, taxe sur les revenus des apprentis, gel des salaires et minima sociaux, suppression de l’abattement fiscal des retraités, baisse des budgets de la santé, augmentation du nombre de jours de carence…

Cette trajectoire budgétaire de classe est bien sûr plébiscitée par la Macronie, la droite et le patronat. Mais également par le Rassemblement national. Le soi-disant parti favorable au social « pour les Français » a fait la démonstration qu’en réalité il était contre le social, que ce soit pour les étrangers ou les Français. Et que loin d’être un parti patriote il était avant tout le parti des riches et celui des émigrés fiscaux.

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5 décembre 2025 5 05 /12 /décembre /2025 06:33
Chronique de Philippe Rio - La République sans communes, c'est comme le beurre sans sel, c'est fade (L'Humanité, 4 décembre 2025)

Excellent édito de Philippe Rio maire de Grigny, président de la coopérative des élus communistes, élu meilleur maire du monde en 2021, ce jeudi 4 décembre dans l'humanité reprenant les idées et exemples abordés dans son discours à Lanester dimanche pour la Fête de l'Humanité Bretagne

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2 décembre 2025 2 02 /12 /décembre /2025 19:29
Sophie Binet mise en examen pour avoir mis en cause le patronat et ses exilés fiscaux: solidarité!
Sophie Binet mise en examen pour avoir mis en cause le patronat et ses exilés fiscaux: solidarité!
Sophie Binet mise en examen pour avoir mis en cause le patronat et ses exilés fiscaux: solidarité!

La mise en examen de Sophie Binet est le résultat d'une plainte de Sophie de Menthon, symbole de la frange la plus réactionnaire de la bourgeoise patronnale.

S'attaquer à la secrétaire générale de la #CGT, c'est une offensive contre les militant-e-s syndicaux qui se battent au quotidien pour les droits des travailleurs dans les entreprises et les services.

C'est une remise en cause grave de la démocratie sociale au cœur d'un débat budgétaire qui se traduit par une guerre sociale faite aux plus fragiles d'entre nous.

À l'heure où la réalité de la société française exige la justice fiscale. L'offensive médiatique et politiques des ultra-riches est scandaleuse qui s'apparente à une rupture des principes de l'unité de la République. En ce sens, ils sont bien les rats qui quittent le navire.

Chacun-e, travailleurs, citoyens, élu-e-s, doit être aux côtés de Sophie Binet et de l'ensemble des militant-e-s de la CGT.

Alors que le patronat multiplie les plans sociaux ( plus de 400 ) , reçoit plus de 211 milliards de fonds publics sans aucune contrepartie , dilapide 80 milliards par an en évasion fiscale , engraisse comme jamais ses actionnaires ( les 500 plus riches français se partagent 1300 milliards, en augmentation exponentielle), organise la précarité et bloque les salaires ... ils veulent en plus faire taire la CGT et sa secrétaire générale. 
 
Solidarité pleine et entière avec Sophie
 
Nous ne nous tairons jamais !!
Les grands patrons qui délocalisent, des « rats qui quittent le navire » : Sophie Binet mise en examen pour « injures publiques »

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a été mise en examen pour « injures publiques » après avoir comparé les grands patrons menaçant de délocaliser leurs entreprises à des « rats qui quittent le navire ». La centrale syndicale dénonce, dans un communiqué, une « énième procédure-bâillon » et une « attaque d’un degré inédit » alors qu’il s’agit de « la 5e procédure judiciaire contre un membre du bureau confédéral en 2 ans ».

L'Humanité, 2 décembre 2025 

Si on était taquins, on dirait qu’« on ne peut plus rien dire »… Parce que les grands patrons n’aiment pas voir leur image écornée. Ce sont des gens susceptibles. Au point de porter plainte si une dirigeante syndicale a l’audace de les qualifier de « rats (qui) quittent le navire » dont « le seul objectif est l’appât du gain ». Pour cette comparaison, et comme le veut une procédure quasi-automatique, Sophie Binet est mise en examen pour « injures publiques ».

La secrétaire générale de la CGT l’a elle-même annoncé sur France Inter ce mardi matin : « J’étais extrêmement choquée parce qu’en disant cela, je n’ai fait que mon travail de syndicaliste, à savoir dénoncer les inégalités de répartition des richesses et le fait que les milliardaires paient toujours moins d’impôts et ne se sentent plus responsables de l’emploi en France. »

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26 novembre 2025 3 26 /11 /novembre /2025 06:20
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26 novembre 2025 3 26 /11 /novembre /2025 06:05
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