Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 avril 2026 2 21 /04 /avril /2026 09:42

 

La décision de Monsieur Bolloré d’écarter Olivier Nora de la direction des éditions Grasset a pour but de réorienter radicalement la politique éditoriale de cette institution emblématique dans le paysage éditorial français. Monsieur Bolloré ne supporte aucune résistance dans les entreprises qu’il s’approprie, au mépris des savoir-faire, de l’histoire, des collectifs humains qui les font vivre.

Cet acte d’autorité est un nouveau coup de semonce adressé à l’ensemble de son empire : il est prêt à détruire la réputation d’une maison, sa place, sa raison d'être. Ce que Vincent Bolloré a fait dans le monde des médias, il le poursuit avec la même brutalité dans le monde de l’édition. Il met sa puissance financière au service d’une vision politique profondément réactionnaire et de ses amis d’extrême droite. Il reconfigure l’espace de l’information et de la création pour reconfigurer les imaginaires.

En nombre, les auteurs et autrices de la maison Grasset ont manifesté plus que leur inquiétude, leur refus radical devant cette décision qui porte atteinte à leurs œuvres et à leurs projets : ils ne veulent pas être associés à l’entreprise de Monsieur Bolloré, ils ne veulent pas être sa propriété.

Nous leur apportons tout notre soutien. Nous appelons à prendre la mesure de la gravité de cette offensive et à voter des lois contre la concentration des moyens d’information, d’édition, de distribution ou de production culturelle, à prendre des dispositions pour protéger les institutions culturelles et médiatiques qui concourent à la santé démocratique de notre pays.

Nous appelons à déployer des politiques puissantes face à ces entreprises de dévoiement et de destruction. Monsieur Bolloré mène la bataille culturelle. Il veut promouvoir les auteurs qui lui conviennent, les commentateurs qui lui conviennent, pour façonner le peuple qui lui convient.

La République doit être au rendez-vous. Nous appelons à faire grandir le large front populaire pour la culture et la liberté qui a commencé à se constituer avec les Nouveaux Etats généraux de la culture.

Le 17 avril 2026,
Pierre Dharréville, responsable de la commission culture du PCF
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF 

Partager cet article
Repost0
21 avril 2026 2 21 /04 /avril /2026 09:39

 

Publié le 08 avril 2026

La guerre déclenchée par Washington et Tel-Aviv contre l’Iran n’est pas « là-bas ». Elle est déjà dans le porte-monnaie des Français.es. Elle vient s’ajouter au conflit en cours en Ukraine avec ses conséquences sur les peuples, bien au-delà des champs de bataille.

Même si la perspective d’un cessez-le-feu se concrétise, c’est déjà un tsunami budgétaire pour les ménages, mais aussi pour nos entreprises, nos collectivités et nos services publics. Notre pays fait face à un choc économique mondial.

Il faut agir, vite et fort !

Je demande au Premier ministre de décréter l’état d’urgence énergétique. Plus que jamais, il doit abandonner ses préjugés idéologiques qui nous emmènent collectivement dans le mur.
Même si la situation relative aux prix à la pompe pourrait s’améliorer dans les semaines qui viennent, nous le savons d’expérience, les baisses de prix sont toujours plus longues à se concrétiser que les hausses.

Face à la crise, il faut faire preuve d’audace et prendre des mesures exceptionnelles en bloquant les prix du carburant et en mettant à contribution l’industrie pétrolière.

Nous demandons :

  • De bloquer les prix à 1,60 € le litre pour l’essence sans plomb, à 1,50 € pour le gazole ;

  • De taxer immédiatement les bénéfices de l’industrie pétrolière, qui ont explosé, notamment dans le raffinage. Total Énergies a engrangé 65 milliards d’euros de bénéfices en 4 ans !

  • D’annuler l’augmentation des certificats d’économies d’énergie, décidée par le gouvernement et effective depuis janvier 2026, qui représente jusqu’à 6 centimes par litre ;

  • D’utiliser une part des réserves stratégiques pour faire baisser les prix et éviter les pénuries.

Pour redonner du pouvoir d’achat aux Français.es, redonner des marges de manœuvre aux entreprises, la bataille de l’énergie doit être menée sur tous les fronts.
Pour un juste prix, baissons tout de suite de 25 à 30 % les factures d’électricité en baissant la TVA et en sortant du marché européen de l’énergie. L’Espagne et le Portugal l’ont fait ! Pourquoi la France continue-t-elle de satisfaire les oukases libéraux de Bruxelles ?

Retrouvons notre souveraineté pleine et entière sur l’énergie !

Soyons offensifs en renouant avec l’esprit d’une France qui bâtit, qui produit, qui innove, en assurant à nos concitoyens une qualité et un niveau de vie élevé tout en planifiant son économie et la transition écologique.
Aménagement du territoire, relocalisation de notre industrie, compétitivité en matière énergétique, formation, recherche… Pour relever tous ces défis, il faut arrêter de dire que nous n’avons pas d’argent, pas de richesses ou trop de dettes et de fermer ainsi la porte à toute possibilité de se projeter dans l’avenir !

Soyons ambitieux et prenons le problème de l’énergie à la racine car cette question sera au centre de toutes les politiques économiques mondiales des 20 prochaines années. Certains, comme Donald Trump, mènent déjà la guerre en son nom. La guerre est désormais d’abord une guerre énergétique.

Protégeons toutes les sources d’énergie pour les mettre au service des peuples, du progrès, du climat et de la paix.
L’énergie, aussi bien le pétrole que l’électricité ou le gaz, n’est pas une marchandise comme les autres et encore moins un objet de spéculation. C’est un bien commun indispensable, autant pour sauver le climat que pour chauffer sa maison ou produire des biens.

Nous proposons de créer un pôle public de l’énergie, en réintégrant nos entreprises productrices et distributrices d’électricité, de gaz et de pétrole. C’est dans cet esprit que nous proposons la nationalisation de Total Energies.

Alors que nous fêtons cette année les 80 ans de la nationalisation des secteurs de l’électricité et du gaz, renouons avec l’ambition d’une réelle maîtrise publique de l’énergie.

De même, l’État doit changer de braquet pour planifier l’électrification des usages, sortir de l’ère du pétrole et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. C’est au cœur du plan Climat du PCF qui propose, entre autres :

  • Un mix énergétique décarboné reposant sur deux piliers : le nucléaire et les énergies renouvelables.

  • Changer d’échelle avec un programme nucléaire, en planifiant la mise en service de 20 réacteurs EPR2 et de 12 petits réacteurs modulaires d’ici 2050, tout en prolongeant la durée de vie du parc existant. Mesurons l’atout pour la France que représentent nos centrales nucléaires, première énergie décarbonée française, aux côtés des énergies renouvelables.

  • Un plan de décarbonation et de relocalisation de l’industrie pour renouer avec 12 % d’industrie dans notre PIB d’ici 2035. Cela nécessitera l’électrification, le recours au biogaz et à l’hydrogène.

  • L’engagement d’un plan massif de rénovation thermique globale des bâtiments, visant jusqu’à 900 000 rénovations par an en 2032 avec un reste à charge nul pour les ménages les plus modestes.

  • Le développement prioritaire du rail et des transports publics, grâce à un investissement supplémentaire de 10 milliards d’euros par an dans le ferroviaire et la mise en place de la gratuité des transports publics urbains.

La France peut compter sur ses millions de travailleurs formés, sur ses ingénieurs, sur ses savoir-faire et ses services publics. Construisons l’avenir avec eux et arrêtons d’opposer les énergies !

La BCE, au sein de l’Union européenne, ou la Caisse des dépôts, la Banque postale, la Banque publique d’investissement en France sont les outils de financement pour de tels projets. Nous ne sommes pas seuls en Europe à réclamer de tels engagements.

Allons-y, la liberté et l’indépendance de la France, comme de l’Union européenne, en dépendent !

Le 8 avril 2026, 

Fabien Roussel

Partager cet article
Repost0
30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 09:18

 

 

Partager cet article
Repost0
30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 05:34
Municipales 2026 : le PCF savoure ses victoires, mais reste lucide sur la suite -Gaël de Santis, L'Humanité, 29 mars 2026

Le Conseil national du PCF a commencé, ce samedi 28 mars, à se pencher sur les résultats des élections des dimanches 15 et 22 mars derniers. Le parti revendique plus de 400 maires et plusieurs milliers de conseillers municipaux.

Gaël de Santis, L'Humanité, 29 mars 2026

Les communistes ont un motif de fierté : leur implantation locale, sur laquelle leur Conseil national a planché, samedi, une semaine après les élections municipales. « Je voulais saluer et remercier l’ensemble des militantes et militants du PCF, qui ont mené une formidable bataille sur le terrain », a déclaré en lançant les travaux leur secrétaire national, Fabien Roussel.

« Grâce à elles, grâce à eux, des listes de large rassemblement ont pu gagner partout en France », fait-il valoir, avant de mettre en avant les « belles victoires de nos camarades à Nîmes », première ville de plus de 150 000 habitants conquise en vingt-cinq ans par un communiste, Vincent Bouget, « mais aussi à Martigues, Échirolles et en Île-de-France, à Montreuil, à Vitry-sur-Seine, à Bagneux, à Villejuif, à Gennevilliers, à Noisy-le-Sec, à Mitry-Mory et dans plus de 400 communes de France métropolitaine ».

En outre, des « milliers d’élus communistes » siégeront les sept années à venir dans les conseils municipaux. Cela permet au PCF de demeurer la troisième force municipale, derrière « les Républicains » (LR) et le Parti socialiste.

Le constat d’une gauche faible dans son ensemble

Si la satisfaction était de mise, place du Colonel-Fabien, la lucidité également. Si neuf villes de plus de 3 500 habitants ont été gagnées – dont Nîmes face au Rassemblement national (RN), Aubagne (48 000 habitants) et Héricourt –, dans la même catégorie, quarante ont été perdues, dont Vénissieux (66 000 habitants) et La Courneuve au profit de la France Insoumise (FI), Corbeil-Essonnes et Champs-sur-Marne au profit de la droite, Vierzon, au profit de l’extrême droite.

Un autre motif inquiète la direction du PCF : dans une centaine de villages, des maires n’ont pas pu assurer la relève avec un successeur issu du PCF, symptôme de la difficulté à renouveler les effectifs.

 

Le constat est fait d’une gauche qui reste faible. Pour elle, désormais, « l’enjeu (…) n’est pas de se partager une part de marché électoral plafonnant à 30 %, estime Véronique Sanchez, responsable de la commission santé et protection sociale, mais de construire un projet politique capable de parler à une majorité sociale ». Le secrétaire du Rhône, Benoît Roux, alerte sur la situation de son département, où la gauche l’emporte à Lyon et Villeurbanne, « mais, dès qu’on passe le périphérique, c’est la raclée ».

Évelyne Ternant, du Doubs, explique les reculs de la gauche : « La fusion des trois droites se réalise. L’électorat précède souvent les décisions des états-majors » de LR, RN ou macroniste en « votant utile dès le premier tour pour le candidat qui va l’emporter ».

La question de l’union de la gauche a également interrogé les conseillers nationaux. Adrien Tiberti, du secteur élections, relève la capacité des communistes, aux municipales, à rassembler l’électorat de gauche : « Il y a des points d’appui. Dans les endroits où il y a absence de l’union de toute la gauche, la FI est éteinte quand la liste d’union est menée par les communistes. Au Havre, à Nîmes, la France insoumise fait 4 % au premier tour. » D’autres estiment que la dispersion au premier tour n’a pas permis de rassembler les électorats au second tour et que la nationalisation du débat a empêché de se concentrer sur les enjeux locaux.

Partager cet article
Repost0
29 mars 2026 7 29 /03 /mars /2026 08:51
Dissuasion nucléaire : l’effet d’une bombe. - Fabien Gay, 11 mars 2026
Dissuasion nucléaire : l’effet d’une bombe.
Au cœur de la rade de Brest, sur la base sous-marine de l’Île Longue, le 2 mars dernier, Emmanuel Macron a exposé sa politique de durcissement en matière de dissuasion nucléaire, avec un nouveau concept, celui de ‘’dissuasion nucléaire avancée’’ proposé à 8 pays européens.
Derrière les mots de stratégie et de souveraineté, le président de la République a surtout réaffirmé un choix politique ; En mettant en scène la force nucléaire française au moment même où les attaques se multiplient en Iran et dans toute la région, Emmanuel Macron installe l’idée que l’arme nucléaire devient un instrument plus central, plus assumé, de la stratégie politique de la France.
Le message n’est plus seulement celui d’une assurance ultime, il devient celui d’une puissance nucléaire revendiquée, presque démonstrative, en se vantant d’avoir un sous-marin « capable d’une puissance de frappe équivalente à la somme de toutes les bombes tombées en Europe pendant la Seconde guerre mondiale, soit près de 1000 fois la puissance des premières bombes nucléaires ». Le Président a montré les muscles en exhibant le Téméraire qui prendra la mer dans quelques jours, et en annonçant l’Invincible nouveau sous-marin nucléaire lanceur d’engin, 3ème génération.
Il se voulait solennel et rassurant. Il a été en réalité profondément inquiétant et menaçant. « Pour être libre il faut être craint, et pour être craint, il faut être puissant » a-t-il martelé.
Au moment où le monde est traversé par des tensions inédites depuis la fin de la guerre froide, fallait-il vraiment envoyer ce signal ? En réaffirmant la centralité de l’arme nucléaire dans la stratégie française, Emmanuel Macron contribue à banaliser ce qui devrait au contraire rester l’ultime tabou : la capacité d’anéantir des millions de vies humaines en quelques minutes. Le souvenir d’Hiroshima et Nagasaki nous hante pourtant encore.
La dissuasion nucléaire repose sur une fiction morale et politique : la paix par la peur, la stabilité par la menace d’anéantissement. On nous explique depuis des décennies que cet équilibre de la terreur serait le garant de notre sécurité. Mais il suffit d’observer la réalité du monde pour mesurer combien cette certitude est fragile. Les arsenaux se modernisent, les doctrines se durcissent et parallèlement les tensions entre puissances s’exacerbent. La logique de la dissuasion nourrit elle-même la course aux armements qu’elle prétend empêcher.
La France consacre des dizaines de milliards d’euros à la modernisation de son arsenal nucléaire, et Macron promet d’augmenter encore le nombre de têtes nucléaires. À l’heure où les services publics sont fragilisés, où l’hôpital souffre, où l’école manque de moyens, où la transition écologique exige des investissements massifs, ce choix de changement de doctrine mérite au minimum un débat démocratique et transparent, à la hauteur des enjeux. Or ce débat est soigneusement évité, « sans aucun partage de la décision ultime » a-t-il expliqué.
Le président invoque l’indépendance nationale. Mais quelle indépendance construit-on lorsque l’on enferme notre sécurité dans une logique militaire et belliqueuse ? La véritable souveraineté devrait être celle qui permet de protéger les populations, de prévenir les conflits, de renforcer la coopération internationale et de promouvoir le désarmement.
La France aime se présenter comme une puissance d’équilibre, porteuse d’une voix singulière sur la scène internationale. Elle devrait jouer un rôle majeur dans la relance des efforts de désarmement nucléaire, aujourd’hui en panne. Elle pourrait soutenir plus activement les initiatives internationales visant à réduire les arsenaux et à sortir progressivement de la logique de la dissuasion.
Il ne s’agit pas d’être naïf face aux périls qui pèsent mais face aux défis immenses de notre siècle, dérèglement climatique, inégalités, instabilité internationale, la sécurité ne peut pas être pensée uniquement à travers la menace nucléaire. Elle doit être collective, politique, sociale et environnementale.
Alors que la XIème conférence d’examen du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires se tiendra fin avril à New York, la France s’éloigne encore un peu plus de la signature du Traité antiprolifération des armes nucléaires (TIAN) et d’un chemin vers la paix.
Partager cet article
Repost0
29 mars 2026 7 29 /03 /mars /2026 08:45
Proposition de loi des sénateurs communistes visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
Proposition de loi des sénateurs communistes visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
Proposition de loi des sénateurs communistes visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
Proposition de loi des sénateurs communistes visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
Proposition de loi des sénateurs communistes visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
Proposition de loi visant à bloquer les prix du gaz et des carburants et à encadrer les marges en période de crise.
 
Les sénateurs du groupe communiste
Partager cet article
Repost0
29 mars 2026 7 29 /03 /mars /2026 08:40
Réservez vos places pour la Fête de l'Humanité des 11, 12, 13 septembre 2026
Partager cet article
Repost0
29 mars 2026 7 29 /03 /mars /2026 08:11
« Nous avons coconstruit un projet pour Nîmes avec les habitants », se réjouit le nouveau maire communiste, Vincent Bouget (L'Humanité, 23 mars 2026)

Le communiste Vincent Bouget, élu maire de Nîmes dimanche, assure que la démarche des partis de gauche, qui se sont mis au service de l’implication de chaque citoyen pour bâtir un projet commun, a été constitutive de la victoire.

Aurélien Soucheyre L'Humanité, 23 mars 2026

Le nouveau maire PCF de la grande ville du Gard, tête d’une liste de large rassemblement à gauche, estime que le long travail de dialogue pour renouer avec les priorités des citoyens a été décisif dans la création d’un mouvement collectif et le rejet des idées d’extrême droite.

Vous l’avez emporté avec 2 000 voix d’avance sur l’extrême droite, dimanche soir. Quelle est votre réaction ?

C’est un soulagement et une grande joie. Nous avons travaillé pendant très longtemps pour proposer une perspective positive aux Nîmoises et aux Nîmois, après vingt-cinq ans de droite. Cette envie de changement s’est manifestée dès le premier tour. Mais l’extrême droite a, elle aussi, réalisé un score historique, bénéficiant de l’effondrement de la majorité sortante. Le second tour a donc été marqué par beaucoup d’espoir et de craintes. C’était assez vertigineux.

Nous avons poursuivi notre chemin en menant une campagne respectueuse et digne, sans jamais dénigrer les autres. Nous avons critiqué sur le fond, en faisant le pari du dialogue, de l’intelligence et de l’écoute, quand la droite et l’extrême droite criaient de concert au « péril communiste ». C’est allé plus loin le dernier jour de campagne, puisque deux de nos militants ont été tabassés. Et on ressent, au final, beaucoup de soulagement devant la victoire de la gauche, ce qui explique le grand rassemblement populaire de dimanche devant le Prolé (le célèbre bar nîmois culturel et engagé – NDLR), puis la mairie.

Comment s’est construite cette victoire ? Le long travail de recension des doléances et des priorités des citoyens a-t-il été décisif ?

Tout est parti de là. Nous avons fait le constat d’une fracture démocratique très forte après les législatives de 2024. Nous nous sommes dit que sans nous reconnecter aux citoyens, sans travailler une offre politique avec les habitants, alors le barrage face à l’extrême droite n’allait pas pouvoir tenir. Les partis de gauche se sont donc mis au service d’une dynamique qui les dépassait.

Nous avons d’abord mené des rencontres et des entretiens avec les habitants, nourris par un véritable travail d’enquête et de collecte. Nous avons ensuite organisé des débats dans lesquels les Nîmois parlaient aux Nîmois, sans intervenir dans les échanges. Cela a été long, très prenant, parfois fastidieux, mais toujours très intéressant. Les problématiques ont peu à peu émergé et nous avons coconstruit les réponses avec les habitants.

Cela nous a permis de nous connecter tous ensemble au projet, de se créer un vécu commun, en plus de bâtir un collectif très divers. Nous sommes sortis de nos postures pour nous mettre au service d’un mouvement citoyen qui s’est enraciné.

Les élus vont-ils continuer sur ces bases après la victoire ?

Évidemment. La délégation sans lien citoyen permanent, je pense que c’est mortel. Notre feuille de route est de rester fidèles à ce que nous avons fait jusqu’à maintenant, en ne tombant surtout pas dans la prise de décision solitaire. Ici, le pouvoir municipal a été très vertical pendant vingt-cinq ans. C’était voulu. Nous, nous avons théorisé le modèle inverse, nous voulons développer l’association de chacun à chaque instant qui a fait notre force collective.

Mon premier déplacement, lundi matin, après mon élection, a été de me rendre aux ateliers de la ville à la rencontre des agents communaux. Ils étaient surpris, m’ont dit que c’était la première fois qu’un maire venait les voir. L’ancien modèle ne peut plus durer. Les défis devant nous sont immenses. Nous ne pourrons pas répondre aux questions de sécurité, de santé, de politiques sociales, de rentrée scolaire en pensant détenir à nous seuls les solutions.

Pensez-vous vraiment pouvoir améliorer le quotidien des Nîmois ?

Il existe dans cette ville une tradition populaire et une présence des communistes dans la ville, qui font que les forces de progrès n’ont pas baissé la tête et sont parvenues à se relancer. Nous avons su résister à une forme de vague trumpiste très forte, y compris à Nîmes, grâce à un dialogue permanent. La société, ce n’est pas un plateau de CNews, dès lors qu’on prend le temps de parler et de proposer aux citoyens d’être les principaux acteurs des réalisations à venir, avec des élus à leur écoute. Les projets sont nombreux, concernant les halles de Nîmes, le plan de végétalisation, le centre de santé, une police municipale fondée sur la proximité, une forte ambition culturelle avec la gratuité des bibliothèques et des musées, le développement du sport pour tous. Personne ne restera sur la touche.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 mars 2026 6 28 /03 /mars /2026 08:56
50 ans de la Journée de la Terre : manifestation pour le peuple palestinien le 28 mars
50 ans de la Journée de la Terre : manifestation pour le peuple palestinien le 28 mars

La célébration annuelle de la Journée de la terre, destinée à dénoncer la spoliation par les autorités israéliennes des terres palestiniennes, commémore aussi le massacre de six Palestiniens protestant contre des réquisitions le 30 mars 1976 par les garde-frontières israéliens. Dans l’élan de la grève du 30 mars 1976, qui eut lieu tant dans les territoires occupés qu’en Israël et dans les camps de réfugiés palestiniens, fut créée la coalition Hadash, sous l’impulsion de nos camarades communistes israéliens.

50 ans plus tard, les droits nationaux du peuple palestinien et le droit international sont toujours systématiquement bafoués par le gouvernement israélien. La situation à Gaza, qui a souffert du génocide, reste totalement dramatique, dans le silence médiatique le plus complet. Les exactions, arrestations, assassinats commis par les colons israéliens se poursuivent quotidiennement en Cisjordanie. Benjamin Netanyahou lance une nouvelle offensive contre le Liban, pire que celle de 2023-2024. Avec les Etats-Unis, ils mettent à feu et à sang la région entière.

Il n’y aura pas de paix juste et durable sans application des droits nationaux du peuple palestinien, ni du droit international.

Il n’y aura pas de paix juste et durable sans réunification des territoires palestiniens de Cisjordanie, Gaza et Jerusalem-Est sous l’égide de l’OLP, seule représente internationale du peuple palestinien.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec l’OLP et les communistes palestiniens, avec le mouvement de la paix et les communistes israéliens, avec les communistes libanais.

Il porte l’exigence d’un cessez-le-feu et d’un retrait de l’armée israélienne de la totalité du territoire libanais.

Le PCF exige que la France agisse concrètement pour :

  • instituer dans les faits l’Etat de Palestine, sur la base des frontières de 1967, en application de sa reconnaissance, comme étape pour la fin de la colonisation et de l’occupation des territoires palestiniens par l’armée israélienne, et l’application du droit au retour tel qu’il est prévu par l’ONU.
  •  mettre fin au blocus de Gaza, et permettre l’acheminement de l’aide humanitaire d’urgence
  • mettre fin à la guerre qui écrase et ravage le Liban et le peuple libanais, et faire respecter, en application des résolutions de l’ONU, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban
  • Faire libérer les prisonniers politiques palestiniens dont Marwan Barghouti
  • Faire cesser la livraison d’armes et de matériel militaire à l’Etat d’Israël
  • Prendre des sanctions économiques envers l’Etat d’Israël tant qu’il ne respecte pas le droit international et agisse pour que l’UE suspende l’accord d’association avec l’Etat d’Israël
  • Respecte et fasse respecter les décisions de la justice internationale tant à l’égard du gouvernement israélien que du Hamas.

Le PCF appelle à manifester sur ces bases à Paris, place de la Bastille, samedi 28 mars à 14 h.

Paris, le 24 mars 2026

Parti communiste français

Partager cet article
Repost0
22 mars 2026 7 22 /03 /mars /2026 17:45
Municipales: les communistes font preuve d'une belle résistance - l'Humanité Magazine, 18 mars 2026
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011