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30 mai 2025 5 30 /05 /mai /2025 08:36
20 ans après le non au TCE, l'union européenne toujours impopulaire et antisociale! - par Fabien Gay, sénateur communiste et directeur de l'Humanité, 29 mai 2025

Le 29 mai 2005 est une date marquante de la période contemporaine puisque ce jour-là, les électeurs ont rejeté l’adoption du Traité constitutionnel européen. C’est un événement car un vote populaire massif des travailleurs, de la jeunesse, des grandes villes aux territoires ruraux, s’est exprimé alors pour dire ‘’non’’ à la fuite en avant libérale. C’est un souvenir marquant pour moi, jeune communiste de Gironde impliqué dans une de mes premières campagnes. 

Du déroulé de la campagne au contenu du traité constitutionnel européen, les liens avec l’actualité politique présente sont criants. 

Dès l’annonce d’un référendum par le président d’alors, Jacques Chirac, la doxa libérale s’est mis en branle pour dénoncer non seulement le processus démocratique mais également les partisans du ‘’Non’’ au texte à portée constitutionnelle. 

A mesure que les sondages confirmaient un rejet net et populaire du texte proposé par le Haut-commissaire Valéry Giscard d’Estaing, la hargne médiatique n’a eu de cesse de taxer de populistes, de racistes, d’irresponsables, celles et ceux qui interrogeaient cette construction européenne défaillante. 

N’en déplaise à ces chiens de garde, la campagne fut un moment de mobilisation extraordinaire, de débat politique participatif animé par des collectifs unitaires à travers tout le territoire. Des ouvriers, des employés, des étudiants, des retraités se réunissaient pour analyser le texte, décortiquer les articles dont certains étaient très techniques et précis comme celui sur l’usage des graisses animales…L’Humanité avait notamment publié un hors-série décortiquant le texte, devenu au fil de la campagne un outil phare de la mobilisation. Loin des caricatures sur le rejet d’un prétendu plombier polonais, ce sont des forces vives qui confrontaient un texte avec leurs réalités sociales.

Le contenu du texte avait de quoi faire débat. Des références sur les racines chrétiennes de l’Europe à la libéralisation de tous les pans de la vie économique et sociale, remettant en cause les services publics, puis l’alignement inconditionnel vers un atlantisme arrogant et guerrier (deux ans après l’invasion illégitime de l’Irak par une coalition étatsunienne), les inquiétudes étaient légitimes. Le débat public, poussé par la mobilisation populaire, a permis de soulever des espoirs et d’appeler à une autre construction européenne basée sur la solidarité, la coopération. Les forces progressistes en appelaient notamment à une autre utilisation de l’argent, par le biais de la Banque centrale européenne, à des coopérations avec le voisinage immédiat du Vieux continent.

Le ‘’Non’’, inattendu, a marqué un signal fort, repris quelques semaines plus tard par le rejet du même texte aux Pays-Bas puis en Irlande. Si dans ces deux pays, une deuxième consultation a eu lieu, le non a fait l’objet d’un déni intolérable en France.

Elu notamment sur la promesse de réviser le traité constitutionnel européen, devenu traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy a littéralement validé le texte originel et foulé aux pieds la volonté populaire. 2007 fut également le moment d’application de la directive Bolkenstein, du nom du commissaire européen à la (sacro-sainte) concurrence. Ce texte, symbole du libéralisme le plus débridé, a établi le recrutement de travailleurs communautaires selon les règles de leur pays d’origine (salaires, temps de travail) actant un nivellement par le bas des conditions de travail de l’ensemble des salariés. François Hollande en fera de même cinq ans plus tard, ne touchant pas une ligne du mécanisme européen.

Vingt ans plus tard, les dégâts d’une concurrence sans limites, accentuée par deux crises économiques (subprimes puis Covid) sont considérables. 

L’Union européenne n’est plus celle du consensus du marché libre et non faussé mais celui d’un conservatisme débridé aux accents sécuritaires, identitaires et antisociaux. 2005 a enclenché le cycle dit des populismes avec près de la moitié des gouvernements européens désormais dirigés par l’extrême droite ou participant à une coalition gouvernementale. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas du tout hostiles à une Union européenne qu’ils dénoncent dans les mots mais dont ils appliquent les préceptes néolibéraux de manière zélée, teintés de racisme et de conservatisme.

Derrière une façade démocratique, c’est un technocratisme qui s’est imposé contre les besoins sociaux, répondant à une mondialisation de traités de libre-échange, toujours au service des puissants, des intérêts financiers des conglomérats dans l’agriculture, l’industrie, la santé. Cela a consisté en « modération salariale », en privatisations, en réformes territoriales toujours plus violentes contre les couches moyennes et populaires. L’austérité a toujours été la réponse  aux différentes crises, particulièrement en Europe du Sud où les peuples subissent encore les dégâts d’une crise de la dette privée (donc principalement des banques). Il faut dire que les mobilisations populaires ont été au mieux ignorées, au pire étouffées. L’expérience de la coalition de gauche progressiste en Grèce en 2015 a été marginalisée alors même que les gouvernements dits illibéraux, tels la Hongrie, bénéficient d’une mansuétude de la part de la Commission européenne. Il serait vain de se cacher derrière la malveillance d’une élite technocratique à Bruxelles. Les gouvernements des Etats ont leur responsabilité pleinement engagés et peu se sont opposés à toute voie alternative aux dogmes libéraux.

La construction européenne devait amener prospérité et paix, basée sur une  économie de la connaissance la plus compétitive du monde. Vingt ans plus tard, l’Union européenne reste une zone économique relativement riche comparé au reste du monde. Mais elle prend le chemin d’un déclin car elle n’a pas anticipé les chocs qu’elle a elle-même alimentés. Dans un monde où les puissance émergentes d’hier comptent davantage dans les affaires du monde, ce qui est logique quand l’Asie notamment représente la moitié de l’humanité, l’Europe décroche. Le rapport Draghi en atteste, appelant à faire les investissements d’avenir. C’est bien de s’en soucier après des décennies de bradage de l’industrie pour produire à moindre coût ailleurs, de saccager l’agriculture, d’affaiblir le tissu social de tous les pays membres. L’Union européenne s’est elle-même sabordée en participant à un jeu de libre-échange dérégulé sans vision d’avenir : aucun champion industriel n’a émergé dans les hautes technologies, la santé, l’énergie, sujets qui ont été au cœur des récentes crises et montré la nécessité d’une souveraineté dans ces domaines.

La guerre n’est plus aux portes de l’Europe mais en plein cœur du continent et la fuite en avant militariste vers l’économie de guerre, avec des gouvernements aux teintes nationalistes, ne présage rien de bon. Concevant son voisinage comme foncièrement hostile, notre continent s’est muré dans une politique migratoire irresponsable avec l’Europe forteresse du programme Frontex.

Mais plutôt que de raisonner en termes de compétitivité ou de glisser sur une grille de lecture civilisationnelle comme le veut l’extrême droite, c’est la finalité de la construction européenne qu’il faut réinterroger. 

Ce n’est pas d’un saut vers le fédéralisme, d’un marché unique des capitaux, de commandes militaires mutualisées qui sauveront le soldat Union européenne. Une refondation de la construction est essentielle pour répondre aux défis du XXIe siècle.

Une Union des peuples et des nations souverains et librement associés doit émerger. Un nouveau traité pourrait refonder les règles communes en associant les volontés des gouvernements et des peuples. Une refondation devrait notamment permettre d’investir par un fonds européen écologique, économique et social pour réindustrialiser, adapter nos sociétés au changement climatique (notre continent étant celui qui se réchauffe le plus vite), bâtir des nouveaux services publics. Il faut repenser notre rapport au monde, dépassant l’héritage colonial, et aller vers un multilatéralisme coopératif avec le « Sud global ».

Tout cela ne sera possible que par une implication populaire, agissante au niveau national et par des actions communes au niveau continental. Les forces du travail et de la création doivent être motrices car rien ne se fera par le haut mais au contraire par un lien nécessaire entre les luttes et les perspectives politiques. 

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29 mai 2025 4 29 /05 /mai /2025 04:00

 

 

 

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28 mai 2025 3 28 /05 /mai /2025 14:36
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28 mai 2025 3 28 /05 /mai /2025 14:34
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25 mai 2025 7 25 /05 /mai /2025 07:36
L’Appel de Paris pour la protection du peuple palestinien

https://orientxxi.info/magazine/l-appel-de-paris-pour-la-protection-du-peuple-palestinien,8246?fbclid=IwY2xjawKfp7lleHRuA2FlbQIxMQABHhloFM0nPiSoiGC07EIAfshjeXrE5S_-Dq1Xf4_WE7zTk8Rckh1IiqfBG2Gm_aem_LszO6zGABwvG_c4LR57abw

La protection du peuple palestinien est devenue une urgence absolue. À Gaza, après quelques semaines de suspension, les massacres de masse ont repris, accompagnés d’un siège total et d’une famine généralisée ainsi que des déplacements forcés de populations ; au moins 53 000 Palestinienes ont été tuées suite aux opérations militaires israéliennes ; la bande de Gaza est dévastée et devenue inhabitable. En Cisjordanie — y compris Jérusalem-Est — en dix-neuf mois, plus de 1 500 attaques de l’armée et des colons ont fait près de 962 morts et plus de 7030 blessées palestinienes ; plus de 40 000 Palestinienes y ont été déplacées de force.

Cependant, alors que le peuple palestinien vit la pire période de son histoire, la légitimité de son combat pour la justice et l’autodétermination face à la volonté d’effacement dont il fait l’objet, est réaffirmée par le droit international. Dans le prolongement de l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ), l’Assemblée générale des Nations unies a exigé par son vote du 18 septembre 2024 la fin de l’occupation israélienne du territoire palestinien et le démantèlement des colonies avant le 18 septembre 2025.

Dès lors, la France et l’Europe doivent s’acquitter de leurs obligations. Elles doivent, comme le précise la résolution de l’ONU, « favoriser, conjointement avec d’autres États ou séparément, la réalisation des droits du peuple palestinien à l’autodétermination et s’abstenir d’entretenir des relations conventionnelles avec Israël dans toutes les situations où celui-ci prétend agir au nom des Palestiniens ou pour des questions les concernant ».

Il y a 80 ans se construisaient les bases d’une justice internationale avec la création de l’ONU, dont la Charte fondait les conditions de la paix. Les États membres adoptaient trois ans plus tard la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Marquons cet anniversaire par notre refus solennel que la loi du plus fort l’emporte sur le droit international en Palestine.

L’Assemblée générale de l’ONU a décidé le 3 décembre 2024 de la tenue d’une conférence internationale. Elle se tiendra du 17 au 20 juin 2025 à New York. Elle aura pour mission « d’examiner l’application des résolutions de l’Organisation des Nations Unies relatives à la question de Palestine ».

En préalable de cette conférence internationale sous l’égide de l’ONU, nous lançons solennellement un appel pour la protection du peuple palestinien et la mise en œuvre du droit international.

Nous, signataires de cet appel, sommes convaincues que c’est l’application du droit international qui garantira la protection du peuple palestinien en lui permettant de vivre enfin en paix et en sécurité. Pour cette raison, nous demandons à la France de reconnaître l’État de Palestine dans le cadre du droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

De la même façon, nous sommes convaincues que seuls la fin de l’occupation et l’arrêt de l’oppression du peuple palestinien permettront à Israël de connaître également la paix et la sécurité. En conséquence nous demandons à la France et aux États membres de l’Union européenne d’appliquer sans tarder les mesures énoncées par la résolution votée par l’Assemblée générale des Nations unies le 18 septembre 2024.

Liste des 55 premiers signataires

  • Xavier Dolan, cinéaste réalisateur
  • Ken Loach, cinéaste réalisateur
  • Adèle Haenel, actrice
  • Reda Kateb, acteur
  • Roger Waters, auteur-compositeur-interprète
  • Blanche Gardin, actrice
  • Swann Arlaud, acteur
  • Yvan Le Bolloc’h, acteur
  • Annie Ernaux, romancière
  • Corinne Masiero, actrice
  • Robert Guédiguian, cinéaste
  • Ernest Pignon-Ernest, plasticien
  • Elias Sanbar, ancien ambassadeur de la Palestine auprès de l’UNESCO
  • Edwy Plenel, journaliste
  • Fabien Gay, journaliste rédacteur en chef de l’Humanité, Sénateur de Seine Saint-Denis
  • Denis Sieffert, journaliste, directeur de Politis
  • Denis Robert, réalisateur
  • Alain Gresh, journaliste, fondateur et directeur d’Orient XXI
  • Catherine Tricot, directrice de la revue Regards
  • Thomas Vescovi, cofondateur de Yaani
  • Daniel Mermet, journaliste
  • Rony Brauman, ex-directeur de Médecins sans frontières
  • Raphaël Pitti, médecin urgentiste
  • Yanis Varoufakis, économiste grec
  • Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes
  • Olivier Faure, député de Seine et Marne, 1er secrétaire du Parti socialiste
  • Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste
  • Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône, coordinateur de La France insoumise
  • Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français
  • Aymeric Caron, député de Paris, président de Révolution écologique pour le vivant
  • Gisèle Jourda, sénatrice, présidente du groupe d’amitié France Palestine au Sénat
  • Richard Ramos, député du Loiret, président du groupe d’amitié France-Palestine à l’Assemblée nationale
  • Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis
  • Thomas Portes, député de Seine-Saint-Denis
  • Raymonde Poncet-Monge, sénatrice du Rhône
  • Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine
  • Johann Soufi, avocat et procureur, spécialisé en droit international
  • Monique Chemillier-Gendreau, professeure émérite de droit public
  • Ziad Majed, politologue, professeur universitaire et chercheur
  • François Dubuisson, professeur de droit international à l’Université libre de Bruxelles
  • Agnès Levallois, vice-présidente de l’iReMMO
  • Anne-Marie Eddé, professeure émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Bertrand Badie, professeur émérite à l’IEP de Paris, chercheur au CERI
  • Didier Fassin, professeur au Collège de France
  • Sylvain Cypel, journaliste
  • Pascal Boniface, géopolitologue
  • Sophie Bessis, historienne et journaliste, secrétaire générale adjointe de la FIDH
  • Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT
  • Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU
  • Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT
  • Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des Droits de l’Homme-LDH
  • Pierre Stambul, porte-parole de l’Union juive française pour la paix
  • Youlie Yamamoto, porte-parole d’ATTAC
  • Anne Tuaillon, présidente de l’Association France Palestine Solidarité-AFPS
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23 mai 2025 5 23 /05 /mai /2025 04:00
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22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 05:14
Stop aux massacres à Gaza - Rassemblement au Trocadero à Paris le 26 mai
Gaza, déjà plus de 50 000 morts. Des familles entières décimées. Une famine organisée. Un peuple abandonné.
✊ STOP AUX MASSACRES.
📣 Le PCF appelle à un grand rassemblement pour la paix :
📍 Lundi 26 mai à 19h
📍 Parvis des Droits de l’Homme – Trocadéro, Paris
🎙 Unissons nos voix, dans toute leur diversité, pour exiger :
➡ L’arrêt des massacres
➡ La reconnaissance de l’État de Palestine
➡ La paix maintenant !
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22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 05:05
Le petit collectif breton des participants à l'assemblée de l'AJPF avec les représentants des camps de réfugiés: Michèle Gambache, Lucienne Nayet, Monique Prévost, Guillaume Robic, Martine Pivard, Grégory Lebert, Patrick Gambache

Le petit collectif breton des participants à l'assemblée de l'AJPF avec les représentants des camps de réfugiés: Michèle Gambache, Lucienne Nayet, Monique Prévost, Guillaume Robic, Martine Pivard, Grégory Lebert, Patrick Gambache

Communiqué de presse

La troisième conférence organisée par l’AJPF* pour la défense des Réfugiés palestiniens et le rôle de l’UNRWA* s’est tenue le samedi 17 Mai, à quelques jours de la date anniversaire de la Nakba, 77 ans après.

 

C’est dans cette actualité tragique et ce contexte d’urgence que s’est tenue cette conférence particulièrement riche et dense. 300 personnes étaient présentes à Paris au Théâtre Traversière : des délégués des camps de Cisjordanie, du Liban, de Jordanie, de Syrie, de Gaza, des chercheu.r.se.s, des intervenants politiques, des représentants des villes jumelées, et quelques Breton.ne.s,…

Les Palestiniennes et Palestiniens qui se sont succédé.e.s à la tribune ont égrené les horreurs de leur quotidien : incendies, attaques armées, milliers de morts et de blessés, centaines de prisonniers, populations affamées, déplacées.

A aucun moment, nous n’avons entendu de propos vengeurs, seulement beaucoup de dignité, de la résilience, pas de résignation mais une forte détermination à poursuivre la reconquête de leurs droits, pour la justice, la paix, la liberté.

Les représentant.e.s ont beaucoup insisté sur l’importance des jumelages et des projets de coopérations qui font partie de la résistance pacifique du peuple palestinien et permettent également de rapporter des témoignages de pratiques inacceptables mais réelles vécues dans les camps. Si la dernière délégation de l’AJPF qui devait avoir lieu en avril 2025 a été interdite d’entrer en Israël et ses visas annulés, c’est bien la preuve que l’opinion de ces élu.e.s engagé.e.s dérange et qu’il faut les réduire au silence.

Par ailleurs, a été fortement mise en avant la place accordée à l’éducation et à la volonté de préserver le passé, telle une mémoire vivante auprès des jeunes générations, c’est une forme de résistance légitime à l’occupation et une affirmation au droit au retour.

Le représentant de l’UNRWA a dénoncé l’exécution d’un programme planifié visant à déplacer tous les Palestiniens. L’UNRWA revendique le droit à la santé et à l’éducation pour tous, mais comme ses agents sont les témoins directs de ce qui se passe sur place, les soutiens politiques et financiers s’effritent.

Amnesty International par la voix d’un juriste, et chiffres à l’appui, liste les éléments qui lui permettent d’affirmer que ce qui se passe à Gaza en ce moment, correspond à la définition d’un génocide.

Les élu.e.s engagé.e.s dans les jumelages disent leur fierté d’être aux côtés des Palestiniens dans ce combat historique et affirment qu’ils seront toujours avec eux.
A une question posée dans la salle : « Que peut-on faire pour vous aider ? », la réponse a été : « Parlez partout, partout, partout ! Nous avons besoin de votre aide, de votre soutien moral. Utilisez tous les moyens : médias, réseaux sociaux, discussions, plaidoyers, diffusion d’informations et de photos … »
Nous remplissons donc ici une part de notre mission en terminant par la citation de Pablo Neruda rapportée par Marianne Margaté : « Ils peuvent couper toutes les fleurs, ils ne seront jamais maîtres du printemps ».

Nous espérons de tout notre cœur que le printemps ne tarde plus… Il y a trop d’injustice et trop de souffrance ! C’est insupportable.

Nous ne pouvons-nous taire plus longtemps !

*AJPF : Association pour le Jumelage entre les camps de réfugié-e-s Palestinien-ne-s et les villes Françaises

*UNRWA : United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient)

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21 mai 2025 3 21 /05 /mai /2025 05:27
À Paris, la solidarité avec la Palestine fait scène commune - La coopérative des élu.e.s communistes, républicains, citoyens

« Nous sommes les yeux, la bouche et les oreilles des réfugiés palestiniens » Philippe Rio

Le 17 mai 2025, le Théâtre Traversière à Paris a accueilli une journée de solidarité en soutien aux réfugié·e·s palestinien·es, organisée par l’Association pour le Jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF). Cet événement s’inscrivait dans le cadre des commémorations du 77e anniversaire de la Nakba, mettant en lumière la situation des réfugié·e·s palestinien.es et les défis auxquels ils sont confrontés.

Une journée d’engagement et de témoignages

Autour de Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory (77) et présidente de l’AFPJ, la journée a rassemblé des élu·e·s, des militant·e·s associatifs, des artistes et des citoyen·ne·s ·s, venu·e·s exprimer leur solidarité envers le peuple palestinien. Elle a donné la parole à Hamdam Ballal, co-réalisateur oscarisé pour son film « No other land ». Elle a également permis d’apporter des témoignages et des éléments d’expertise sur la situation à Gaza et en Cisjordanie, avec des éclairages de Marc Lassouaoui, directeur adjoint du bureau de l’UNRWA pour l’Europe et Aymeric Elluin, responsable du plaidoyer « Armes » d’Amnesty et d’interventions de représentant·e·s palestinien·ne·s dont Mahmoud Moubarak chef du bureau exécutif des camps de réfugiés dans les territoires palestiniens occupés. En préambule, la délégation palestinien avait été reçue le 16 mai à l’Assemblée Nationale par Soumya Bourouaha, députée de la Seine-Saint-Denis.

Parmi les débats, le rôle de la diplomatie des villes a été mis en avant, comme vecteur de solidarité concrète, de peuple à peuple. Louis Labadot, maire de Mauléon-Licharre (64), ville jumelée avec le camp de Balata, Catherine Bouché, 1ere adjointe à Allonnes (72) ville jumelée avec le camp de New Askar, Ali Rabeh, maire de Trappes (78), qui a lancé son e jumelage avec Al Fawar la veille et Olivier Sarrabeyrouse, maire de Noisy-le-Sec (93) ont ainsi pu valoriser la force des échanges permis par le jumelage. D’autres élu·e·s représentant les villes jumelées, étaient présent·e·s : Philippe Rio, maire de Grigny et président de la Coop des élu·e·s, Marianne Margaté, sénatrice de Seine-et-Marne, (78), Djamel Nedjar, maire de Limay (78) et bien des personnalités… La journée a été conclue par l’intervention de son excellence Hala Abou-Hassira, ambassadrice de Palestine en France.

L’initiative visait à sensibiliser le public à la réalité vécue par les réfugiés palestiniens, à promouvoir des actions de soutien et à renforcer les liens de solidarité entre les collectivités locales françaises et les camps de réfugiés. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation en faveur des droits du peuple palestinien et de la recherche d’une paix juste et durable.

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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 05:30
Le silence génocidaire - Philippe Rio, maire de Grigny, président de la coopérative des élus communistes, dans L'Humanité du 15 mai 2025
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