Le PCF salue la riposte intersyndicale au projet de budget 2026 par le lancement de la pétition « Budget : les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit » qu’il invite à signer largement.
Nous partageons le constat d’un budget d’« une brutalité sans précédent » contre les travailleurs et les travailleuses du pays et l’idée qu’« il existe des solutions qui intègrent les plus hauts revenus comme la contribution des entreprises ».
Le Premier ministre et le gouvernement doivent entendre ce message. Le pays a besoin d'un autre budget.
Le PCF se tient aux côtés des organisations syndicales pour contribuer, dans le respect de nos rôles respectifs, à une riposte populaire d’ampleur à ce projet de budget. Nous appuierons toute date de mobilisation décidée par les organisations syndicales.
A l'opposé de la politique du pouvoir, nous proposons d'augmenter les salaires et les pensions, baisser le prix de l'électricité, garantir tout de suite l'égalité professionnelle, l'emploi et la formation pour tous et pré-recruter des dizaines de milliers d'agents pour nos écoles, nos hôpitaux, nos trains, nos commissariats et nos tribunaux, développer l'industrie et l'agriculture pour répondre aux besoins, relever les défis énergétique, climatique et alimentaire, et agir pour la paix par la diplomatie et le respect du droit international, en Ukraine et à Gaza !
Face au braquage inédit de nos richesses, l'heure est à prendre le pouvoir sur l'argent et sur les choix des entreprises et du pays :
Nationaliser ou mettre en coopérative les grandes entreprises stratégiques, avec des pouvoirs d’intervention de l’Etat, des collectivités, des salariés et de leurs représentants qui doivent avoir un droit de veto et de contre-propositions
Créer un pôle public bancaire
Instaurer des critères et un contrôle sur les 211 milliards d'aides aux entreprises
Faire davantage contribuer le capital et les grandes fortunes
Engager un réel plan de lutte contre la fraude fiscale.
Dans quel monde les plus riches demandent aux plus pauvres de mettre la main à la poche ? Dans quel monde les bien portants exigent des malades qu'ils fassent des efforts ? Ce budget est une...
La Sécu est très bien gérée avec des frais de fonctionnement de 3%. Quand c'est le privé qui gère les complémentaires, cela peut monter à 25 %. Quel est donc le meilleur système monsieur Bayrou ?
Le Praluent et le Repatha, deux traitements efficaces dans le domaine des maladies cardiovasculaires, ne sont plus disponibles dans de nombreuses officines. Médecins et patients lancent l’alerte : des dizaines de milliers de malades sont en danger vital.
Voilà deux mois que Sabine Guérin ne parvient plus à trouver du Repatha, produit par le laboratoire américain Amgen. « J’ai parcouru de nombreuses pharmacies dans les alentours de Carcassonne, j’ai même contacté des officines à Marseille, mais je n’ai rien trouvé », se désespère-t-elle.
Le Repatha, comme le Praluent mis sur le marché par le français Sanofi, est un médicament indiqué pour des patients ayant déjà subi un infarctus et dont le taux de mauvais cholestérol reste élevé. « Ils réduisent d’environ 60 % le cholestérol LCL et de 15 % le risque d’infarctus, c’est considérable en médecine », précise le professeur de cardiologie François Roubille. Problème : il n’existe aucune alternative à ces deux traitements et, l’un comme l’autre sont en situation de tension d’approvisionnement.
« Nos patients ont peur et sont angoissés, ils témoignent d’un sentiment d’injustice, affirme le professeur François Roubille. En tant que cardiologue je leur explique que ces traitements sont réellement bénéfiques et, du jour au lendemain, ils n’y ont plus accès, c’est très anxiogène pour eux. Et très grave, car ces médicaments permettent d’éviter des morts. »
« Les laboratoires cherchent le profit financier au détriment des patients »
Âgée de 55 ans, Sabine Guérin est porteuse d’un diabète insulinorésistant depuis l’enfance. Aujourd’hui, huit stents lui ont déjà été posés pour maintenir ses artères ouvertes et « depuis trois ans, grâce au Repatha, je n’ai plus eu de problème cardiovasculaire majeur », précise-t-elle. « Cette situation est inadmissible, nous sommes des milliers dans mon cas, nous encourons des risques graves d’AVC ou d’incident cardiovasculaires », insiste la patiente aguerrie aux combats contre les géants de l’industrie du médicament.
Fondatrice du collectif des Diabétiques implantés, elle a mené la bataille contre Medtronic quand l’entreprise médicale a annoncé l’arrêt de fabrication des pompes à insuline implantables, et a remporté en partie ce bras de fer. Mais l’histoire se répète et Sabine Guérin doit encore partir au front pour dénoncer « le problème des laboratoires qui cherchent le profit financier au détriment des patients ».
Amgen a tenu à justifier cette situation de tension en éludant la question financière. Selon le laboratoire américain qui a répondu aux questions de l’Humanité : « Elle résulte d’une hausse exceptionnelle de la demande mondiale, particulièrement marquée en France. Elle est aggravée par la tension prolongée de Praluent (alirocumab), seule alternative sur le marché français, qu’Amgen a en partie suppléée avec Repatha (évolocumab) depuis près d’un an. » Sanofi pour sa part assume une conception marchande de la santé : « Il n’est plus économiquement viable de continuer à répondre à la hausse des demandes. Dans ce contexte, Sanofi se voit contraint de demander le déremboursement de Praluent en France. »
En moyenne 400 euros par mois
Un traitement par le Praluent et ou le Repatha coûte en moyenne 400 euros par mois. « Si demain ce n’est plus remboursé comment pourrons-nous nous soigner ? Ce sera impossible », conclut Sabine Guérin. Quant au cardiologue François Roubille, il constate les effets de ces tensions d’approvisionnement et le désengagement annoncé de Sanofi : « Certains de mes patients les plus aisés se fournissent déjà à l’étranger », souligne-t-il.
Pour la militante d’un marché de la santé au service du patient : « Un laboratoire français qui laisse tomber les patients français et vend aux pays les plus offrants, c’est inadmissible. » Elle tient à légitimer sa colère en rappelant quelques chiffres : « Sanofi se situe au sixième rang mondial des fabricants de médicaments, il a réalisé l’an dernier 43 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 5,4 milliards de bénéfices nets, soit plus de 10 % de marge nette. »
Pour sa part, Amgen assure à l’Humanité ne pas souhaiter se désengager du marché français : « Face au déremboursement annoncé de Praluent et aux risques supplémentaires que cette décision ferait peser sur le marché français, nous appelons à une mobilisation collective et à un dialogue constructif avec l’ensemble des parties prenantes – autorités, industriels, soignants et associations – pour mettre en place des solutions durables, au service des patients. » Si seul le fournisseur américain répond à la demande des patients français, cela signera encore une perte de souveraineté sanitaire, un enjeu amplement mis en avant après la pandémie de Covid.
Amgen précise qu’en France « entre 30 000 et 40 000 patients par an sont traités par Repatha ». Autant de vies qui sont en danger et de morts évitables.
Alors que le Premier ministre s’apprête à dévoiler ses pistes de coupes dans les dépenses publiques, menaçant le pays d’une dérive austéritaire, le tout nouveau classement Challenge tombe à pic : les riches n’ont jamais été aussi riches et peuvent donc être aisément taxés.
Où trouver 40 milliards d’euros, se demande François Bayrou. Parmi toutes les pistes possibles, on peut suggérer au Premier ministre de feuilleter le dernier numéro de Challenges. Le magazine a publié jeudi 10 juillet son traditionnel classement des 500 plus grandes fortunes de France. Dès les premières pages, on y apprend que depuis l’élection d’Emmanuel Macron, en 2017, le nombre de millionnaires en France est passé de 2 millions à 2,9 millions, faisant du pays « la championne du monde des millionnaires » titre le magazine. Dommage que l’hebdomadaire ne mette pas ce chiffre en rapport avec le nombre encore plus record de pauvres, qui frôle les 10 millions en France en 2023, en hausse de 650 000 sur un an…
Quelques pages plus tard, on arrive enfin au classement, et la très bonne idée de ce cru 2025 est d’avoir mis systématiquement ses données en perspective avec celles de 1996. Le résultat est édifiant, c’est simple, on dirait un rapport rédigé par Oxfam, l’ONG qui revendique de « mobiliser le pouvoir citoyen contre la pauvreté ». « En 1996, on comptait 16 milliardaires, ils sont aujourd’hui 145. Passé de 80 à 1 128 milliards d’euros, le patrimoine total des » 500 « a flambé, multiplié par 14 », a calculé l’hebdomadaire.
163 milliards pour la famille Hermès
Et si on prend juste le top 10, c’est par 24 que leur fortune a été multipliée sur la période. Il y a un peu moins de 30 ans, la fortune des ultrariches représentait 6 % du PIB. C’était 42 % en 2024. En 1996, la famille la plus riche de France était les Mulliez (l’empire Auchan) avec 5,5 milliards d’euros de patrimoine, quand Bernard Arnault a culminé à 203 milliards en 2023, en baisse dette année, laissant la première place du podium à la famille Hermès, à la tête de 163,4 milliards d’euros. Cécile Duflot, directrice d’Oxfam France, tempérait le revers de fortune du groupe LVMH et de son patron : « Si on lui enlevait 99 % de sa fortune, Bernard Arnault resterait tout de même milliardaire. »
Challenge précise bien que la fortune des membres de son classement est « professionnelle ». Elle réside en effet dans la propriété de holding, qui détient elle-même des parts d’entreprises. Challenge le rappelle, à travers plusieurs entreprises familiales (Agache notamment), les Arnault détiennent 48 % de LVMH, ce qui constitue l’essentiel de leur fortune.
Selon le comité de la réforme de la fiscalité du capital, ces biens dits « professionnels » représentent au moins 66 % du patrimoine des 380 foyers les plus riches. Or, ces actifs ne sont pas imposés – ils ne l’étaient pas non plus par l’ISF – puisqu’ils ne constituent pas un « revenu » tel que défini par l’administration fiscale. Ainsi la famille Arnault s’est versé l’an passé 3,1 milliards d’euros de dividendes, qui ne seront pas taxés puisque conservés dans les holdings et que l’Europe a proscrit toute taxation entre sociétés mère – filles (ce qui n’est pas le cas aux États-Unis).
« Cela permet par exemple à des milliardaires de financer leur train de vie avec des prêts bancaires, donc toujours sans revenu, juste avec les garanties permises par leur patrimoine financier, c’est l’une des nombreuses techniques que permettent les holdings pour échapper à l’impôt », nous expliquait Layla Yakoub, responsable de plaidoyer justice fiscale et inégalités chez Oxfam. C’était tout l’intérêt de la taxe Zucman, rejetée le mois dernier au Sénat : son assiette inclut les biens professionnels.
211 milliards d’aides publiques aux entreprises
Taxer les patrimoines professionnels apparaît d’autant plus urgent depuis qu’on a confirmation, suite à un rapport d’enquête sénatorial, que les aides d’État sous toutes leur forme aux entreprises ont coûté 211 milliards d’euros en 2023. « Nous sommes passés d’un État providence, au sortir de la seconde guerre mondiale, avec la Sécurité sociale, la retraite… à un État providence pour les grandes entreprises, » explique Maxime Combes.
« Àchaque problème qu’elles rencontrent, elles réclament des aides : l’élection de Trump, une guerre en Ukraine, un aléa climatique, la nécessité de se décarboner… Elles prennent l’argent et s’opposent à toute conditionnalité et contrôle, et elles estiment en retour qu’elles ne doivent rien à la collectivité » déplore l’économiste, coauteur du livre Un Pognon de Dingue, mais pour qui ?.
Quels impôts les milliardaires paient-ils ? Très peu, à en croire une étude de l’Institut des politiques publiques. Le taux d’imposition, progressif jusqu’au 0,1 % des foyers fiscaux les plus riches, régresse ensuite… pour ne représenter qu’une toute petite part des revenus des ultrariches. Décryptage.
Les ultrariches paient-ils autant d’impôts qu’ils le devraient ? La réponse est non, selon une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP), publiée le 6 juin.
Alors que les questions de justice fiscale reviennent régulièrement dans les débats, cette étude démontre que, au lieu de progresser, le taux d’imposition est dégressif à mesure que l’on monte dans l’échelle des plus hauts revenus.
Pour la première fois, les données de l’impôt sur les revenus sont combinées à celles de l’impôt sur les sociétés
Ces résultats sont le fruit d’un travail de recherche mené dans le cadre de l’évaluation de la réforme de la fiscalité du capital enclenchée en 2017. Pour la première fois, les données de l’impôt sur les revenus sont combinées à celles de l’impôt sur les sociétés, pour mesurer un « taux d’imposition global » (1) pour ces ménages.
Jusqu’au 0,1 % des plus grandes fortunes françaises (autour de 600 000 euros de revenu économique annuel), le taux d’imposition est progressif puis régresse fortement, « jusqu’à ne représenter plus que 2 % du revenu économique parmi les 378 ménages les plus aisés ».
Cette dégressivité s’explique par une substitution du type de revenu : les foyers fiscaux les plus aisés contrôlent plus souvent des sociétés et ont une fortune issue non plus des revenus assujettis à l’impôt sur les revenus, mais des bénéfices des sociétés qu’ils détiennent.
L’impôt sur les sociétés, quasiment le seul impôt acquitté pour ces ménages
L’impôt sur les sociétés devient donc quasiment le seul impôt acquitté pour ces ménages. Or, il n’a pas de principe de progressivité, contrairement à celui sur les revenus. Le taux global d’imposition chute ainsi de 45 % pour les 0,1 % les plus riches à 26 % pour les milliardaires.
Pire, ces données sont celles de l’année 2016, seule année pour laquelle elles sont disponibles pour le moment. Elles ne prennent pas en compte la baisse de l’impôt sur les sociétés passée de 33,3 % à 25 % à partir de 2022. Ces taux actualisés pourraient donc s’avérer encore plus bas depuis les réformes fiscales engagées par Emmanuel Macron depuis 2017.
Or, les dispositifs législatifs centrés sur les bénéfices des sociétés sont devenus « de plus en plus faibles », souligne Laurent Bach, l’un des auteurs de l’étude.
De forts abattements fiscaux sur les plus-values peuvent être mobilisés au moment de la vente des parts des sociétés. Quant à l’« exit tax », qui permet de soumettre à l’impôt sur le revenu les bénéfices non distribués accumulés en cas de départ à l’étranger, elle n’a concerné que très peu de personnes.
« Le taux d’imposition sur les sociétés était, comme l’impôt sur les revenus, autour de 50 %, avant une baisse généralisée observée à l’échelle européenne »
Enfin, l’impôt sur la donation de parts a aussi très fortement diminué ces trente dernières années. « Cela n’a pas toujours été le cas, le taux d’imposition sur les sociétés était, comme l’impôt sur les revenus, autour de 50 %, avant une baisse généralisée observée à l’échelle européenne il y a une quarantaine d’années pour éviter des effets de concurrence entre pays voisins », souligne Laurent Bach.
C’est du côté des États-Unis qu’un contre-modèle est avancé : le pays parvient à mieux intégrer les résultats des sociétés dans les feuilles d’impôt des grandes fortunes.
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Ceci en raison d’une taxe spécifique sur les holdings, qui obligent les actionnaires soit à se verser directement les dividendes (et à les déclarer parmi leurs revenus imposables), soit, à ne pas les distribuer. En Europe, une directive européenne rend au contraire difficile la taxation des holdings.
Ce que les auteurs de l’étude préconisent, c’est une véritable transparence fiscale des résultats des sociétés. « C’est un système déjà en place pour un certain nombre de sociétés en France : les sociétés dites de “personnes” (SCI, SNC, SARL de famille, etc.) voient leurs revenus remonter aux feuilles d’impôt, indique Laurent Bach. Cette transparence fiscale pourrait être généralisée aux autres types de sociétés. »
Si les revenus agrégés de ces groupes se chiffrent à plusieurs dizaines de milliards, l’IPP évite tout chiffrage précis sur ce qui pourrait être absorbé par l’État français en cas de changement de mode de calcul des taux d’imposition.
« La baisse de l’impôt sur les sociétés, de 33,3 % à 25 % va faire baisser le taux effectif payé par les grandes fortunes, mais aura aussi probablement des effets d’assiette avec des profils localisés à l’étranger qui peuvent revenir en France, explique Antoine Bozio, directeur de l’IPP. La question est : que se passerait-il si l’on doublait leur taux d’imposition effectif ? On n’a aucune idée de la réponse potentielle de ces groupes à de telles réformes. »
(1) Ce « revenu économique » comprend le revenu fiscal, les cotisations sociales non contributives (maladie, etc.), et les profits non distribués des sociétés, au prorata de leur part de détention.
À partir du 1er août, la TVA appliquée à l’ensemble des composantes de la facture d’énergie des ménages va passer à 20 %, au lieu de 5,5% actuellement. Le groupe communiste du Sénat a présenté, ce mercredi, une proposition de loi pour maintenir la TVA sur les abonnements et consommations d’électricité et de gaz. Une mesure essentielle au pouvoir d’achat des ménages, appuyée par le syndicat CGT des électriciens, prêt à en découdre.
« Quand le marché explose, les prix explosent, mais ils ne reculent pas quand le marché recule. Les factures n’ont pas baissé alors que l’énergie s’échange parfois à prix négatif sur le marché », assure Fabien Gay, porteur de la proposition de loi.
Alors que François Bayrou a détaillé, mardi 15 juillet, son plan d’austérité pour renflouer les caisses de l’État de quelque 43 milliards d’euros, voilà un effort de plus qui va être imposé aux Français. À partir du 1er août, la TVA appliquée à l’ensemble des composantes de la facture d’énergie des ménages – consommation et abonnements compris – sera rehaussée à 20 % contre 5,5 % aujourd’hui, pour une recette estimée à 1,5 milliard d’euros pour l’État.
Le texte propose ainsi, dans un premier article, de revenir à cette taxation à 5,5 % pour l’ensemble des composantes des factures d’énergie des ménages. Pour éviter que les fournisseurs ne profitent de cette baisse de la taxation, ceux-ci seront tenus de communiquer trimestriellement le détail de leurs prix à la commission de régulation de l’énergie et de prouver que la baisse de la taxe est bien répercutée, sous peine de sanctions financières.
Sortir l’énergie du marché européen
La loi a été préparée en collaboration avec la FNME-CGT (fédération nationale des mines et de l’énergie), qui assure que les ménages les plus précaires paieront le plus lourd tribut face à cette hausse de la taxation. « L’augmentation de la TVA sur l’énergie crée un nouveau paradigme. L’énergie ne sera plus un bien de première nécessité, mais un bien marchand, ce n’est pas acceptable », affirme Fabrice Coudour, secrétaire général de la fédération.
Si le rétablissement de la TVA le plus faible possible est un bon début, le syndicaliste défend plus largement un remaniement total du prix de l’énergie. Celui-ci pourrait faire fondre les factures de près de 25 %, à condition de sortir du marché européen de l’énergie et de recréer un véritable service public.
« Quand le marché explose, les prix explosent, mais ils ne reculent pas quand le marché recule. Les factures n’ont pas baissé alors que l’énergie s’échange parfois à prix négatif sur le marché », abonde Fabien Gay.
Appel à la grève à partir du 2 septembre
Si le sénateur espère que sa loi pourra être examinée le plus vite possible en septembre, à la reprise des sessions parlementaires, une issue plus rapide est possible, assure-t-il. Le ministre de l’Industrie et de l’Énergie, Marc Ferracci, dispose encore de deux semaines pour revenir sur la hausse prévue de la TVA, suggère l’élu de Seine-Saint-Denis.
Dans le cas contraire, le membre du gouvernement risque de trouver sur son chemin les salariés énergéticiens. La FNME-CGT a en effet profité de la présentation de la proposition de loi pour appeler les agents à la grève, à partir du 2 septembre.
François BAYROU persiste et signe. Au coeur de l'été, le Premeier Ministre annonce une politiqie de sacrifices pour le plus grand nombre, 44 milliards d'économies, protégeant jalousement les privilèges des grandes fortunes et des actionnaires.
Ce 15 juillet, la liste des mauvais coups s’allonge : suppression de deux jours fériés — le lundi de Pâques et le 8 Mai, tout un symbole puisque ce dernier commémore la victoire sur le nazisme — instauration d’une “année blanche” pour les salariés, les pensionnés et les retraités, pour les services publics, non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois, au risque d’aggraver encore le déficit des caisses de la Sécurité sociale. Seules les dépenses militaires seront sanctuarisées, avec une hausse de plus de 6 milliards d’euros en 2026.
Comble du cynisme : pendant que le gouvernement annonce un rabot sur la couverture des affections de longue durée, il reste désespérément flou sur la contribution du capital et des plus riches.
Quelques vérités qu’ils préfèrent taire : depuis 2017, la suppression de l’ISF, l’instauration de la flat tax sur les revenus du capital et la baisse de l’impôt sur les sociétés ont coûté plus de 31 milliards d’euros par an aux finances publiques. Pendant ce temps, 211 milliards d’euros d’aides aux entreprises — établis par le Sénat et la commission d’enquête du groupe CRCE-K — continuent d’être distribués sans condition ni contrôle.
Oui, ce sont bien les cadeaux aux plus aisés, ce « tout pour les plus riches » qui sont à l’origine du déséquilibre budgétaire — pas les services publics, pas les salariés, pas les retraités. Et pourtant, c’est encore à eux que le gouvernement présente la facture.
Le discours est bien rodé : “vérité”, “responsabilité”, “avenir”, “effort partagé”… mais derrière ces mots se cache une austérité assumée et le démantèlement de l’État social.
Nous, sénatrices et sénateurs du groupe CRCE-K, refusons cette dramaturgie budgétaire qui voudrait faire croire à l’inéluctabilité des sacrifices pour le monde du travail, pendant que prospèrent des richesses insolentes. D’autres choix existent : remettre à plat les aides aux entreprises, restaurer l’ISF, appliquer la taxe Zucman, investir massivement dans la planification écologique, la santé, les collectivités, la recherche et l’industrie. Bref : reconstruire une souveraineté qui profite réellement à toutes et tous.
Assez de ces “vérités” taillées sur mesure pour les puissants ! Nous appelons à un sursaut de justice sociale et fiscale pour mettre en échec les choix ultralibéraux d’E. Macron et de F. Bayrou.
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Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste.
Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale.
Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.