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12 août 2025 2 12 /08 /août /2025 05:00

Indécence...

Entendu aujourd'hui au journal de France Info ce lundi 11 août Madame Amélie Oudea Castera, ex ministre de la jeunesse et des sports, et brièvement ministre (catastrophique!) de l'éducation nationale, rapidement démissionnée dans le cadre du scandale de la scolarisation de ses enfants à l'école pour ultra riches réactionnaires pratiquant la ségrégation sociale et scolaire, Stanislas Paris, répondre à la journaliste de France Info qui revenait sur la polémique sur sa rente de présidente du comité national olympique, son nouveau parachute doré, de 9000 euros par mois, en ces termes qui laissent rêveurs:

"C'était déjà le salaire de mon prédécesseur il y a quatre ans, et personne ne trouvait rien à y redire, et depuis 4 ans, vous savez, l'inflation...! Arrêtez de vous en prendre à moi, c'est de l'acharnement, passons à des questions plus intéressantes".

Rien ne nous sera épargné par ces privilégiés nombrilistes que Macron a placés comme jamais au sommet de l'état!

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 14:46
Le scandale de l'explosion de la fortune et du patrimoine des français les plus riches
"Le dernier classement des 500 grandes fortunes de Challenges ressemble à un rapport Oxfam France :
En 1996, il y avait 16 milliardaires contre 145 en 2024.
Leur capital a été multiplié par 14 (de 80 à 1128 Milliards d'€)
Leur fortune représentait 6 % du PIB en 1996 contre 42 % en 2024."
 
Fabien Gay, directeur de l'Humanité et sénateur communiste
 
***
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dénonce: 

"Le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France est au plus haut depuis 1996 ! Avec 1128 milliards d’euros de patrimoine, les 500 fortunes de France, souvent des familles qui transmettent leur patrimoine de génération en génération, n’ont jamais été aussi riches. Les caisses de l’État sont à sec mais la France reste la championne d’Europe des millionnaires avec 2,9 millions de millionnaires, devançant même l’Allemagne et la Grande Bretagne !

La nausée devant des chiffres qui illustrent comment ces fortunes explosent depuis 2017 en bénéficiant de toutes les largesses que le président des riches et tous ses gouvernements ont mis en place depuis : ils ont siphonné les caisses de l’Etat avec la suppression de l'ISF, la baisse des impôts sur les dividendes, sur les revenus financiers, les niches fiscales au profit des plus riches.

Pire, ces 500 familles sont celles qui bénéficient le plus de toutes les aides publiques aux grandes entreprises estimées à 211 milliards d’euros par an comme l’a révélé la commission d’enquête parlementaire de notre camarade sénateur Fabien Gay ; non seulement elles payent moins d’impôts que les autres ménages mais en plus, l’État leur verse de l’argent par milliards ; certaines d’entre elles se félicitent même que la France devienne un vrai paradis fiscal ! 

Oui, tout cela donne de la nausée car cette fortune est indécente quant la pauvreté augmente en France, quand les travailleurs pauvres se développent, quand nos étudiants font la queue pour l'aide alimentaire."

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 07:34
La fédération du Finistère du PCF se félicite que la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».

Communiqué de la fédération PCF du Finistère. 

11 août 2025 

La fédération du Finistère du PCF se félicite que suite aux révélations du journal l’Humanité la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».

En effet derrière l’association qui pilote ce label se cache le milliardaire d'extrême-droite Pierre-Edouard Stérin. 

Cette décision intervient notamment après celle d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) .

La fête des filets bleus de Concarneau qui a pour origine une initiative des syndicats CGT pour venir en aide aux marins sinistrés de Bretagne en 1905, ne peut rester non plus associée au nouveau "Saint patron de l’extrême droite française" qui entend asseoir l'hégémonie des idées racistes et réactionnaires par le contrôle de nombreux médias, de la formation des journalistes, et des fêtes traditionnelles. Il en est de même pour le festival médiéval de St Renan.

Le PCF du Finistère appelle les différents intervenants à agir pour que nos fêtes régionales restent fidèles aux valeurs républicaines et de solidarité.

 

Précisions: 

Rappelons que comme l'a révélé le journal L'Humanité dans un article de Thomas Lemahieu le 11 juillet dernier, via sa principale holding belge, BAD 21 (en référence à la « base à défendre », le Graal des survivalistes), Pierre-Édouard Stérin est entré fin mai au capital de Studio 496 (un nom renvoyant, lui, au baptême de Clovis), la nouvelle boîte de Thibault Farrenq."Jeanne d’Arc à Orléans, Templiers à Biot, Grandes Médiévales à Andilly, Saint-Louis à Aigues-Mortes, Lavande à Digne-les-Bains, Filets bleus à Concarneau, Cassoulet à Castelnaudary… En quelques semaines, une soixantaine de fêtes – existant de longue date, en majorité – ont, après avoir réglé leur adhésion, reçu le label « Les plus belles fêtes de France ». Coordonnée par Studio 496, l’association leur promet monts et merveilles : un guide Michelin spécial, un tour-opérateur dédié, des émissions de télé, etc. Et, en retour, les initiatives locales renforcent à très bon compte le crédit de l’entreprise et de son nouvel actionnaire, Pierre-Édouard Stérin, le milliardaire d’extrême droite et exilé fiscal qui serait visé selon le journal Le Monde  par une enquête préliminaire pour financement illégal au bénéfice du RN."

 

La fédération du Finistère du PCF se félicite que la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».
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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 07:30
La menace Stérin plane sur les festivals bretons
La menace Stérin plane sur le plus vieux festival breton

 

Lu sur le site du PCF Pays Bigouden: https://pcbigouden.fr

Soufflant 120 bougies cette année, les Filets Bleus à Concarneau (29) sont un symbole pour les festivals de musiques bretonnes et celtiques. Cependant, des difficultés ont poussé le comité organisateur à adhérer à l’association « Les Plus Belles Fêtes de France ». La labellisation récente est en réalité un piège tendu par la galaxie ultraconservatrice du milliardaire Pierre-Édouard Stérin

Yonatan – Médiateur culturel, ancien étudiant en histoire

120 ans d’existence

Il arrive qu’il soit décrit comme le plus ancien festival en Bretagne (mais pas la plus vieille fête). Peut-être est-il le deuxième plus vieux en France (derrière Les Chorégies d’Orange, créé en 1869). En tout cas, les Filets Bleus fête ses 120 ans cette année. Il aura lieu aux alentours du 15 août. Créé en 1905 à Concarneau dans le Finistère, il résulte d’une volonté du maire de la ville et gérant de conserverie, Louis-Marie-Samuel Billette de Villeroche, de créer une « fête solidaire envers les marins et leur famille », comme le précise François-Yves Hillion dans son mémoire sur les festivals bretons. L’année dernière, il avait attiré 8.000 personnes par jour. Mettant en avant les cultures de la péninsule, il ouvre également son répertoire à d’autres musiques du monde (celtiques par exemple) et françaises. Du 13 au 17 août 2025 sont prévus Les Sonerien Du, Soldat Louis, O’Tridal, Boulevard des Airs, Ampouailh, Magic System, des bagadoù, des cercles celtiques, des expositions… Le festival est classé « grand rassemblement » cette année avec un budget de 800.000 euros. Cependant, en 2023 et 2024, le co-président et la co-présidente étaient plutôt pessimistes et pointaient le manque de subventions des collectivités territoriales, souhaitant une meilleure reconnaissance et faisant réagir la mairie LR de Concarneau.

Labellisée « plus belle fête de France »… par des ultraconservateurs

Créée en 2024, l’association Les Plus Belles Fêtes de France compte 100 fêtes adhérentes, dont 60 ont été labellisées. Toutes ses derniers mois. 10 sont en Bretagne historique (incluant 7 labellisées). La péninsule est réputée pour son nombre important de festivals, avec une audience festivalière élevée (allant jusqu’à potentiellement 2 millions environ).

Parmi les 7 fêtes « chanceuses », on trouve deux festivals : Les Filets Bleus à Concarneau (29) et Les Celtiques de Guérande (44). La co-présidente des Filets s’est émue face à cette annonce. Les Celtiques s’affichent fières de cette labellisation et incitent les autres festivals bretons à faire de même. À cela s’ajoutent 5 évènements aux univers variés (médiéval à St-Renan, frégate à Arzon…). Pointant les difficultés post-Covid du secteur, l’association propose des prestations et réductions à ses adhérentes.

L'Humanité pointe qu’elle leur « promet monts et merveilles ». Dans un article repris par le site de la section PCF du Pays Bigouden, territoire également situé dans le Sud Finistère.

Les labellisations ont donc été accordées par un Comité de pseudo experts de la Galaxie Stérin (Nuits du Bien Communjournaliste du média Neo etc.) à 60 fêtes cette année. L’association avait ses locaux à la même adresse que le Fonds du Bien Commun créés pae Stérin jusqu’en avril 2025. Cette labellisation apporte, en plus des avantages d’adhésion un soutien financier, un panneau avec le logo à l’entrée de la ville (non-fourni) et la participation à l’émission Les Plus Belles Fêtes de France en 2026, dont on ne sait rien.

La Bretagne et les musiques bretonnes / celtiques instrumentalisées

12 sur 60, soit 15% des fêtes labellisées ont lieu en Bretagne et / ou sont liées aux cultures bretonnes voire celtiques. On y trouve le festival d’extrême-droite loir-et-chérien Salera, un mini Puy-du-Fou, donc pseudo-historique. Il a instrumentalisé la musique de Plantec cette année par exemple. Le trésorier de l’association est Romain de Lacoste-Lareymondie. Issu d’une famille charentaise-maritime connue pour son adhésion au RN, il a été Directeur de Cabinet du Président du Puy du Fou. Avec son entreprise parisienne Commines, il a créé un guide touristique pour le Morbihan. Un condensé pseudohistorique aux relents racistes. Et visiblement, l’association, qui propose un service historique et scientifique avec des universitaires, a la même approche : prétexter une mise en  avant des terroirs pour imposer une sorte d’homogénéité culturelle, en préservant une identité dominante perçue comme traditionnelle et enracinée. Une politique culturelle qui a fait polémique avec d’autres acteurs de la galaxie Stérin récemment. En conformité avec un contrat mensonger et exigeant, les logos d’adhésion et du label sont bien visibles sur les pages d’accueil des sites internet des deux festivals bretons. Mais aussi sur le flyer de la programmation des Filets, où le logo de l’association est le seul présent. D’autant plus qu’il y aura des panneaux avec logo à l’entrée des villes.

Le projet Périclès, qui vise à permettre à Stérin de « faire main basse  » sur des fêtes dites traditionnelles et à faire gagner des villes aux extrême droite est en embuscade. Les récentes tensions pré-municipales entre deux associations politiques de droite concarnoises liées au maire actuel et à l’ancien maire posent question.

Le président du département du Finistère, Maël De Calan (Soyons Libres), qui soutient déjà l’une d’entre elles, est soupçonné d’être proche de Pierre-Édouard Stérin ou d’être un potentiel allié pour son projet. Un président dont le mandat est marqué par des coupures budgétaires dans le secteur culturel. Des coupures qui font penser au Conseil Régional des Pays de la Loire, où des subventions culturelles sont supprimées pour la langue bretonne notamment. Alors même que La Nuit du Bien Commun est soutenue par la présidente Horizons.

Conclusion 

Les Filets Bleus et Les Celtiques de Guérande sont les deux seuls festivals bretons labellisés parmi les « plus belles fêtes de France ». La presse locale a présenté cette nouvelle comme une bonne chose pour des évènements culturels. Cependant, derrière les promesses du label se cache un projet fasciste de mise au pas du secteur culturel. Les fêtes bretonnes concernées et la presse locale savent-elles ce qui se trame réellement ?Une menace pèse contre l’écosystème culturel breton, au travers de cette association de façade, exigeante, et qui n’affiche pas de statuts. Va-t-on vers un modèle style Puy-du-Fou ?

 

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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 08:09
Une délégation de la JC à Cuba pour exprimer la solidarité des Jeunes communistes français
Ils se sont envolés pour Cuba le 6 août avec une délégation de 20 jeunes communistes venus de tout le pays : Maine-et-Loire, Haute-Garonne, Vienne, Paris, Seine-Saint-Denis, Nord, Finistère (notre camarade de la JC et du PCF élu à Brest et secrétaire départemental de la JC Taran Marec), Tarn...
Pendant 10 jours, ils vont rencontrer des jeunes cubains, participer à des échanges politiques, découvrir des projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture ou encore de la transition énergétique.
Cette délégation, c’est aussi un acte de solidarité. Ils apportent des valises de médicaments et iront aider de jeunes agriculteurs dans leur travail quotidien, fortement entravé par le blocus imposé par les États-Unis.
 Ce blocus, illégal en droit international, est chaque année condamné par l’ONU à une écrasante majorité. Il affame et isole un peuple qui n’a jamais cessé de résister.
Depuis la France, cap sur Cuba : pour témoigner, pour agir, pour faire vivre la solidarité internationale.
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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 08:01
80 ans après Hiroshima : « La dissuasion nucléaire n’empêche rien, au contraire : elle favorise », analyse Roland Nivet, président du Mouvement de la paix - L'Humanité
Entretien avec Roland Nivet réalisé depuis Hiroshima par Valentin Ollier pour l'Humanité
80 ans après Hiroshima : « La dissuasion nucléaire n’empêche rien, au contraire : elle favorise », analyse Roland Nivet, président du Mouvement de la paix
 
Accompagné d’une délégation française du Mouvement de la paix, Roland Nivet participe à la Conférence d’Hiroshima contre les bombes A et H, où 4 000 pacifistes se réunissent. Entre les témoignages des rescapés (les Hibakushas) et les prises de position pour le respect du droit international, il appelle à la remise en cause de la dissuasion nucléaire.
 
Rubrique Monde de l'Humanité 
 
Vous participez avec une délégation française du Mouvement de la paix à la Conférence d’Hiroshima contre les bombes A et H. 80 ans après leur utilisation, quels sont les enjeux de ces discussions ?
 
Un des premiers moments forts de la Conférence a été le témoignage des hibakushas, les survivants et témoins d’Hiroshima et de Nagasaki. Ils ont raconté les conséquences de la bombe atomique sur les corps et les esprits, les cancers, les fausses couches et la panique généralisée… Nous tenions à ce qu’une partie de notre délégation soit composée de jeunes. Pour eux, ces témoignages vivants sont extrêmement importants. Dans nos discussions, c’est bien sûr la préoccupation des armes nucléaires qui prédomine. Mais nous avons aussi longuement abordé la question du conflit en Palestine qui fait écho aujourd’hui à la remise en cause du droit international. Dans nos échanges, j’ai senti cette année une forme de gravité. Tout le monde est conscient que nous sommes au bord de la catastrophe. Nous avons appelé tous les chefs d’États au respect des résolutions des Nations unies.
 
Lorsque l’on observe la passe d’armes entre Medvedev et Trump qui brandissent tous deux la menace atomique ou Emmanuel Macron qui souhaite étendre notre parapluie nucléaire, que penser de la dissuasion et de son efficacité ?
 
On s’aperçoit que la dissuasion n’empêche rien, au contraire : elle favorise. La campagne la plus importante aujourd’hui c’est la revalorisation du droit international. C’est le droit qui fixe l’obligation à la communauté internationale d’éliminer les armes nucléaires. Nous dénonçons l’illusion de la dissuasion comme possibilité de préserver ou d’apporter la paix, en appelant les cinq États dotés de l’arme et membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU de s’engager dans la signature du Traité pour l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Des alternatives sont possibles. Toutes les délégations s’attachent à dire que nous avons besoin de coopération. En 2017, les 122 États qui ont voté le TIAN étaient pour la plupart des États du Sud. Pour gagner le plus rapidement possible le désarmement nucléaire, il est nécessaire que nous, les opinions publiques des pays dotés d’armes nucléaires, trouvions les moyens de travailler mieux ensemble.
Comment expliquer que malgré la signature du Traité de non-prolifération (TNP) en 1968 et celui du TIAN en 2017, la prolifération se poursuit ?
La prolifération se poursuit parce que les forces du lobby militaro-industriel disposent aussi des moyens de communication. Il s’agit d’un combat entre ceux qui continuent de penser l’humanité en termes de domination économique et financière et ceux qui cherchent à inventer un monde plus juste, plus solidaire. Et dans ce bras de fer, les opinions publiques constituent les éléments déterminants. Il n’y a pas d’autres solutions. Il faut travailler mieux, sur le terrain politique, syndical et associatif. Dans la paix finale, il y a l’idée d’une coopération entre les États, les ONG, les opinions publiques et les organisations internationales. C’est de cette manière que le TIAN s’est imposé.
 
Alors que l’agression russe en Ukraine se poursuit et qu’Israël n’en finit plus d’attaquer ses voisins, le Traité de non-prolifération ne présente-t-il pas une limite en permettant à des États bénéficiant de l’arme nucléaire de dominer ceux n’y ayant pas droit ?
 
Je ne le crois pas. La Cour de justice internationale a estimé que le TNP impliquait une obligation juridique à aller jusqu’au bout du désarmement nucléaire. Le TIAN n’est que la mise en œuvre du TNP. Rien ne s’oppose à ce que la France signe celui-ci et pousse auprès de l’ensemble de ses partenaires pour que l’on avance vers le désarmement nucléaire. C’est une injustice inadmissible pour les populations victimes de cette menace. Si on veut faire grandir une construction de la paix alternative, il y a des solutions. Notamment grâce à l’outil que représente le droit international, grâce à la négociation et à la diplomatie. Je crois que le TNP est toujours un bon instrument pour faire remarquer à la France et d’autres leurs contradictions. Si nos pays se permettent de violer le droit international, cela ne signifie pas pour autant qu’il n’existe pas. Nous sommes dans une bataille qui vise à arrêter de discréditer le droit international, même si celui-ci peut être amélioré. Le TNP est l’élément fondateur, il faut le préserver et il comporte un engagement. C’est tricher avec la loi que de dire que le TNP permet la domination nucléaire de certains États.
 
 
80 ans après Hiroshima : « La dissuasion nucléaire n’empêche rien, au contraire : elle favorise », analyse Roland Nivet, président du Mouvement de la paix - L'Humanité
80 ans après Hiroshima : « La dissuasion nucléaire n’empêche rien, au contraire : elle favorise », analyse Roland Nivet, président du Mouvement de la paix - L'Humanité
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8 août 2025 5 08 /08 /août /2025 07:26
Chômage : la rupture conventionnelle, prochaine victime du gouvernement

Pour réduire les coûts de l’indemnisation chômage, le gouvernement prévoit de s’en prendre au dispositif de départ négocié entre employeur et employé, pourtant mis en place à la demande du Medef.

C’est l’attaque que les syndicats n’avaient pas vu venir. Parmi la série de nouvelles mesures promues par le gouvernement pour limiter l’accès à l’indemnisation chômage au nom de l’équilibre budgétaire, figure l’idée de réformer les ruptures conventionnelles.

Comme rappelait la feuille de route présentée le 4 août par l’exécutif, syndicats salariaux et patronaux sont invités à réfléchir aux modalités d’indemnisation de cette procédure instaurée en 2008 sous Nicolas Sarkozy, à la demande du patronat.

Destinée à permettre un divorce à l’amiable entre employeur et salarié en CDI, la rupture conventionnelle a en effet ouvert une voie médiane entre la démission, qui ne donne droit à aucune indemnisation chômage, et le licenciement, que l’employeur doit justifier et qui peut donner lieu à une contestation juridique devant les prud’hommes.

Un dispositif trop cher, selon le gouvernement

Elle a permis d’« apaiser » le marché du travail : « On voit que le nombre de contentieux prud’homaux a beaucoup baissé grâce à ces ruptures conventionnelles », a tenu à rappeler, fin juillet, Patrick Martin, le patron du Medef, appelant à « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ». Mais, pour le gouvernement, le dispositif coûte trop cher et, comme pour le reste de l’assurance-chômage, il faut lancer la chasse « aux abus ».

« Nous sommes toujours dans la stigmatisation des chômeurs, l’idée que la situation serait de leur faute, cela s’inscrit dans le discours populiste actuel sur l’assistanat », déplore Michèle Bauer, avocate spécialisée en droit du travail, qui accompagne de nombreux salariés. Elle rappelle par ailleurs qu’« une bonne partie de ces ruptures sont en fait des licenciements déguisés » et que beaucoup d’autres concernent « des salariés en grande souffrance pour qui c’est la seule solution ».

Il n’empêche. « C’est aujourd’hui 25 % de l’indemnisation au chômage », soit 9,4 milliards d’euros, a souligné, sur BFMTV-RMC, Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du Travail et de l’Emploi, pour à peine plus d’un sixième des allocataires. La raison de ce surcoût est, selon elle, des indemnités « supérieures » et une durée d’indemnisation plus longue que pour ceux qui se retrouvent au chômage pour une autre raison (15 mois contre 14 en cas de licenciement économique et 13 pour les autres types de licenciements et les ruptures volontaires).

Un dispositif victime de son succès

La rupture conventionnelle est par ailleurs victime de son succès. Entre 2019 et 2024, son nombre est passé de 439 000 à 515 000, soit une hausse de 17 %. « La plupart des gens concernés par les ruptures conventionnelles sont des cadres. Ils ont des salaires, donc des indemnités, élevés », confirme Michèle Bauer. 

Mais elle explique surtout la plus longue durée d’indemnisation par le fait « que beaucoup de ruptures conventionnelles ont lieu après une période de forte pression et qu’il s’agit de salariés qui ont besoin d’abord d’une aide psychologique », mais aussi parce que beaucoup « donnent lieu à des reconversions plus longues pour ceux qui veulent changer de domaine ou créer une entreprise ».

Surtout, calculer le montant et la durée des indemnités des personnes en rupture conventionnelle par rapport à ceux de l’ensemble des chômeurs « est absurde », souligne Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT en charge des négociations sur l’assurance-chômage : « On compare ce qui n’est pas comparable. La moitié des personnes indemnisées par l’Unédic sont des précaires qui arrivent au chômage après un cumul de CDD ou de missions d’intérim. Forcément, avec des contrats courts et des petits salaires, ils sont moins bien indemnisés. Ce qu’il faudrait, c’est comparer uniquement les allocataires qui étaient en CDI. »

Mais, pour le gouvernement, toute source d’économies sur le dos de la protection sociale est à étudier. Dans le cas des ruptures conventionnelles, il suggère deux pistes de réforme : allonger le délai de carence et réduire la durée d’indemnisation. « Le salarié perçoit des indemnités pour quitter l’entreprise et bénéficie aussitôt de l’assurance-chômage. Ne faut-il pas instaurer un délai correspondant à cette indemnisation avant de percevoir le chômage ? » avait ainsi fait mine de s’interroger la ministre de la Santé et du Travail, Catherine Vautrin, le 21 juillet, dans l’Union.

Jusqu’à présent, les personnes ayant signé une rupture conventionnelle, qui reçoivent des indemnités supérieures au montant légal, ne reçoivent pas d’allocation chômage pendant 150 jours, contre 75 en cas de licenciement économique. L’idée serait donc d’étendre encore ce délai. « Mais l’indemnité supralégale a été gagnée à défaut de conserver son emploi. S’en servir pour réduire la durée d’allocation, c’est reprendre d’une main ce qu’on a donné de l’autre », commente Denis Gravouil.

13 000 personnes pourraient être concernées

Une étude de l’Unédic, datée du 30 juin, a tenté d’évaluer ces différentes pistes d’économies. Elle estime que 13 000 personnes pourraient être concernées par cet allongement du délai de carence, puisque c’est le nombre de gens qui, en 2024, ont atteint les 150 jours de déféré pour l’ouverture de leurs droits. L’impact financier pourrait être entre 30 millions et 200 millions d’euros la deuxième année, et se réduit progressivement ensuite au moment des premières fins de droits pour un effet annuel en régime de croisière entre 15 millions et 60 millions d’euros.

Et encore, sous réserve que cette modification des règles n’entraîne pas une baisse des ruptures conventionnelles au profit des licenciements. Quant au plafonnement des allocations, son effet est encore plus complexe à mesurer, là encore parce qu’il pourrait entraîner un changement de comportement de la part des salariés.

Ce flou comptable n’entrave pas la croisade du gouvernement contre les bénéficiaires de rupture conventionnelle, présentés comme des profiteurs. Tout en cherchant à préserver un système qui avantage le patronat. « Dès le départ, on avait bien vu que c’était encore une mesure qui allait profiter aux employeurs mais pour laquelle l’État allait devoir payer », rappelle Michèle Bauer.

À son instauration, les syndicats et la gauche avaient d’ailleurs bataillé pour obtenir le droit à l’indemnisation en contrepartie de cette facilité de la rupture de contrat. L’État ne voulant plus payer, cette compensation risque de se réduire comme une peau de chagrin.

 

 
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6 août 2025 3 06 /08 /août /2025 08:00
« Révolution pénale » voulue par Gérald Darmanin : de la com' et des fausses pistes

Le ministre de la Justice a décidé d’occuper le terrain médiatique. Après la création de prisons de haute sécurité, il annonce une réforme de la justice pour la rentrée. Un projet pour répondre à un supposé « laxisme » de la justice, pourtant démenti par les faits et les acteurs de terrain.

En véritable fauve politique, Gérald Darmanin le sait parfaitement : la nature a horreur du vide. Le ministre de la Justice a donc décidé d’occuper le terrain médiatique durant la période estivale. Après une première salve centrée sur l’ouverture de ses prisons de haute sécurité destinées à regrouper « les 200 plus gros narcotrafiquants » en détention, Darmanin lance une nouvelle bordée : son projet de « révolution pénale » pour la rentrée. Il en présente les grandes lignes dans les colonnes du JDD ce dimanche. Du réchauffé. Le 12 mai dernier, il avait dévoilé sur X une lettre adressée aux magistrats pour leur annoncer son plan de bataille pour répondre aux maux de l’institution. Sa « révolution » reprend une bonne partie de ses annonces antérieures.

Au menu : simplification de l’échelle des peines, création de peines minimales, sursis réservés seulement aux primo-délinquants, rétablissement des peines de moins d’un mois d’emprisonnement ferme supprimées par l’ex-ministre Nicole Belloubet, etc. L’avant-projet de loi visant à assurer une sanction utile, rapide et effective (SURE) est ainsi composé de dix articles. « Ce que je veux, c’est une justice plus rapide, plus lisible, et surtout plus certaine. Quand la peine tombe, elle doit être exécutée. Telle qu’elle a été prononcée », explique-t-il dans le média de Vincent Bolloré.

« Une plus grande fermeté de la réponse pénale depuis 20 ans »

Avec en toile de fond une critique d’une justice qui serait devenue, au fil des ans, « laxiste ». Une analyse que les magistrats de terrain, en première ligne dans les prétoires, ne partagent pas franchement. Interrogé par l’Humanité sur l’affirmation que les peines de prison seraient « mal exécutées », Aurélien Martini, secrétaire général adjoint de l’Union syndicale des magistrats (USM), l’avait battue en brèche : « Le diagnostic est contestable. Le taux d’exécution des peines dépasse les 90 %, ce qui invite à préciser ce que l’on entend par “mal exécutées”… ».

 

Une analyse également démentie par un rapport de la Cour des comptes d’octobre 2023 sur la « surpopulation carcérale ». Dans ce document fouillé, on peut ainsi lire que ce phénomène trouve son origine dans une « sévérité croissante du système répressif. Celle-ci se traduit par une réponse pénale plus systématique. Elle conduit aussi à des procédures débouchant plus fréquemment sur des incarcérations ». Cette hausse du placement en prison, malgré une « relative stabilité » de la délinquance, s’explique notamment par « une plus grande systématicité et une plus grande fermeté de la réponse pénale depuis 20 ans ».

30 ans d’abandon de la justice par les pouvoirs publics

Et pourtant, comme l’écrivent les « Sages » de la rue Cambon, « ces tendances, qui attestent d’un durcissement de la réponse pénale pendant les vingt dernières années, n’ont pas été perçues par l’opinion publique, qui continue de considérer la justice comme trop laxiste ». Par l’opinion publique et Gérald Darmanin donc… Pourtant, si le ministre de la Justice avait pris le temps d’écouter les magistrats, il aurait peut-être pu affiner son analyse.

 

Sur la lenteur de la justice par exemple, Alexandra Vaillant, secrétaire de l’USM, a expliqué il y a quelques jours aux micros de RTL que « depuis des années, nous rappelons que nous ne sommes pas suffisamment nombreux en termes d’effectifs de magistrats et de greffiers en France pour apporter une réponse dans tous les contentieux, qu’on soit au civil ou au pénal, à nos concitoyens. Et le vrai problème, il est là. Aujourd’hui, le problème des délais, c’est la conséquence de 30 ans d’abandon de la justice par les pouvoirs publics, ni plus ni moins ».

Une réalité que Gérald Darmanin ne semble pas vouloir voir, quitte à aggraver un peu plus la situation de la Justice française.

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5 août 2025 2 05 /08 /août /2025 06:00

 

Prendre rendez-vous avec l’histoire. C’est le chemin que semble vouloir emprunter le président de la République. En annonçant hier le lancement d’un processus de reconnaissance unilatérale de l’Etat de Palestine par la France, Emmanuel Macron semble enfin prendre ses responsabilités.

En indiquant dans sa déclaration qu’il souhaite acter cette reconnaissance en septembre prochain à l’Assemblée générale des Nations Unies, le président exprime enfin la voix d’une France courageuse, indépendante et respectueuse du droit international sur le dossier proche-oriental. Une voie que nous aurions du prendre bet faire entendre depuis fort longtemps, y compris au moins depuis 2014, quand les deux assemblées avaient adopté une résolution invitant déjà l’Etat à reconnaître l’état palestinien. C’était déjà il y a plus de 11 ans. 

Dès ce lundi 28 juillet, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot portera cet objectif au comité des droits de l’homme de l’instance onusienne. Nous ne pouvons que s’en nous féliciter d’autant que le chemin a été très, trop long. Plusieurs décennies de processus de paix ont constitué l’excuse de l’inaction d’une diplomatie française qui s’est longtemps égarée ou tue. Non pas par manque d’engagement des personnels diplomatiques qui suivent les dossiers relatifs au monde arabe. Mais par manque de courage politique, l’orientation atlantiste ayant primé au détriment d’une voix originale de la France sur la scène internationale.

Le « bon moment » constituait la formule convenue pour écarter à chaque fois cette reconnaissance étatique de la Palestine. Malgré les mobilisations populaires, malgré les rapports internationaux alarmants, malgré les actions juridiques et pacifiques des acteurs palestiniens à travers l’Autorité palestinienne et l’OLP qui mené quinze ans de batailles dans les institutions internationales. Malgré un blocus de Gaza depuis plus de 20 ans, d’une colonisation qui se poursuit à Jérusalem est comme en Cisjordanie, du mur de la honte, des violences quotidiennes, des expropriations, des enfermements arbitraires, de la politique d’apartheid…

Ce changement de position de l’Elysée est à mettre au crédit de milliers d’actions d’un mouvement populaire, associatif et politique dans la durée pour faire entendre l’exigence de liberté du peuple palestinien. 

Il a fallu une énième guerre d’Israël contre le peuple palestinien non seulement meurtrière mais inédite par l’ampleur des massacres au point de constituer un génocide  pour que Paris daigne franchir le pas. Un pas qui se fait encore attendre d’ici septembre. Mais pourquoi pas maintenant ? On le sait pourtant, Tel-Aviv ne restera pas l’arme au poing et mène déjà la bataille diplomatique pour empêcher  cette initiative française, soutenu en cela par Washington. 

L’attaque israélienne contre l’Iran, dite guerre des 12 jours, en juin dernier, était par exemple une action menée, en partie, pour empêcher la conférence franco-saoudienne à l’ONU, où la France devait déjà reconnaitre la Palestine. Il faut espérer que le vote hier à la Knesset (parlement israélien) à une large majorité, au-delà de la coalition d’extrême droite au pouvoir, pour ne pas voir l’émergence d’un état palestinien au coté d’un état israélien, a fait prendre conscience qu’il ne fallait rien attendre des dirigeants israéliens actuellement au pouvoir. Il faut rester vigilant car l’Elysée est toujours capable d’une volte-face au dernier moment et le mois de septembre est encore lointain. 

De fait, au-delà de cette promesse présidentielle de reconnaissance, beaucoup d’incertitudes et d’obstacles demeurent : Paris ne fait nullement mention des frontières de 1967 dans sa déclaration ni de la fin de la colonisation et de l’occupation des territoires palestiniens. Les souffrances palestiniennes seraient tombées du ciel comme s’il n’y avait pas un occupant et un occupé…Pire, il est évoqué l’idée d’un Etat palestinien démilitarisé pour assurer la sécurité d’Israël…C’est le même type d’exigence que la Russie veut imposer à une Ukraine qu’elle souhaite morcelée et vassalisée… Cette pose de conditions est totalement inacceptable.

Le chemin est donc encore long pour une reconnaissance pleine et entière de l’Etat de Palestine. Si la France va au bout de ses intentions, cela serait un pas énorme d’autant plus que ce serait le premier pays membre du G7 à le faire. Mais n’oublions pas que 148 Etats l’ont déjà fait, prouvant que c’est une action bien tardive. L’urgence est avant tout, à stopper la folie guerrière de Netanyahou qui affame Gaza, à ouvrir un couloir humanitaire pour que l’aide internationale entre au plus vite. Les derniers otages retenus par le Hamas doivent être libérés au plus vite pour qu’ils retrouvent leurs familles. Un cessez le feu durable doit être une absolue nécessité. Et la libération des prisonniers politiques palestiniens, dont Marwan Barghouti, qui pourrait unifier le peuple palestinien doit être aussi exigé. 

La reconnaissance de l’Etat palestinien doit se faire sans plus tarder. Le président doit agir maintenant. Il doit aussi prendre d’autres actes en conformité avec cette ambition : il n’y aura pas d’Etat palestinien sans décolonisation et sans sanctions contre les dirigeants israéliens. Il faut rappeler que Netanyahou, comme d’autres dirigeants israéliens et du Hamas, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour crime de guerre et crime contre l’Humanité. Tout doit être mis en œuvre pour que les dirigeants répondent de leurs actes. Il faut également suspendre les accords internationaux, européens, de coopération avec l’Etat d’Israël tant que celui-ci ne respectera pas le droit international. 

Les mobilisations, des forces internationalistes aux simples citoyens épris d’humanisme, ne doivent pas attendre un moment officiel en septembre. Personne ne doit relâcher la pression et la mobilisation, car une volteface présidentielle est toujours possible. Restons pleinement mobilisés jusqu’à un cessez-le-feu, l’arrêt du génocide et pour la justice et la paix entre les peuples palestinien et israélien. 

 

 

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4 août 2025 1 04 /08 /août /2025 06:00

 

Le gouvernement pensait pouvoir passer l’été tranquille après l’adoption de la loi dite Duplomb.  

Lui qui s’était pourtant arrangé avec la Constitution pour passer outre les débats au Parlement et faire adopter cette loi aux forceps, se retrouve désormais avec une opposition encore plus grande qu’auparavant. Car il est faux de dire au peuple que la démocratie s’est exprimée la loi ayant été votée. Les conditions d’examen de ce texte et les manœuvres de contournement de la Constitution sont tout sauf démocratiques. Et le peuple l’a bien compris et reprend son destin en main pour que soit respecté le 1er de la charte de l’environnement de 2004, adossée à la Constitution« Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. »

En effet, la pétition citoyenne déposée sur la plateforme des pétitions de l’Assemblée Nationale a récolté déjà plus d’1,6 million de signatures, en quelques jours. Et ce chiffre ne cesse de progresser. Du jamais vu pour une telle initiative, preuve que ce sujet et la façon dont le gouvernement l’a traité suscitent colère et inquiétude. 

Des citoyens et citoyennes de toute la France se mobilisent par cet outil de démocratie directe, pour s’opposer à cette loi. Le droit de pétition est encadré par le règlement de l’Assemblée Nationale et les pétitions doivent recueillir a minima 500 000 signatures, et être issues d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, pour qu’un débat puisse être décidé et être organisé à l’Assemblée Nationale. Ces conditions sont largement réunies. 

On disait le peuple atone, défaitiste, résigné, le voilà mobilisé et déterminé ! Et c’est ce rapport de force qui va pouvoir permettre de changer les choses. Le gouvernement l’a déjà prouvé et peut à nouveau ne pas tenir compte de l’avis des citoyens et citoyennes. Mais il portera une très lourde responsabilité. 

Cette dynamique citoyenne prend le relais complémentaire de parlementaires qui se sont opposés à la loi. C’est bien la conjugaison de la rue et de l’hémicycle qui peuvent faire bouger ! Le gouvernement ne semble guère jusqu’ici prendre la mesure de cette révolte, mais cela risque d’être un énième caillou dans sa chaussure. 

Les éléments de langage sont rodés, les citoyens n’auraient pas bien compris en réalité les enjeux. Certains ‘’journalistes’’ ont beau tenté de décrédibiliser les opposants en les qualifiant de fascistes, ce sont pourtant bien 22 sociétés savantes médicales, la ligue contre le cancer, le conseil scientifique du CNRS, des centaines de médecins et chercheurs, la fondation pour la recherche médicale, la fédération des régies d’eau potable etc qui ont pris position contre cette loi et qui alertent sur les dangers. Non, cette loi ne souffre pas de désinformation ! 

Elle souffre de la minimisation du rôle de l’ANSES pour émettre des avis scientifiques objectifs, réellement indépendants qui ne cherchent pas de fausses excuses ! 

Elle souffre de la banalisation des méga-bassines dont l’installation va être désormais être facilitée alors qu’elles suscitent beaucoup d’opposition et contribuent à alimenter un modèle agro-industriel dévastateur pour les milieux naturels. 

Elle souffre des lobbys agro-industriels qui défendent leurs intérêts économiques plutôt que l’intérêt général. Elle souffre de défendre une agriculture intensive, de la réintroduction d’un pesticide néonicotinoïde, l’acétamipride, interdit depuis 2018 néfaste pour l’environnement. Les arguments utilisés, au nom de la garantie de la souveraineté alimentaire, sont déloyaux et ne peuvent être antinomiques de la sécurité sanitaire. 

Les dangers des pesticides pour la santé humaine ont été démontrés avec une hausse des cancers notamment pédiatriques et des maladies liées aux pesticides. Les conséquences sur la destruction de la biodiversité ont également été prouvées. 

Que des collectifs, des ONG, des médecins, des agriculteurs se mobilisent contre les ‘’alliés du cancer’’, pour reprendre les termes de Fleur Breteau, est une bonne nouvelle pour la vivacité de la démocratie. 

Le gouvernement ayant enfumé le peuple et le parlement tout l’hiver, se trouva fort dépourvu et empoisonné lorsque la pétition fut venue. 

 

 

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