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14 août 2025 4 14 /08 /août /2025 06:00
Budget : plutôt que de taxer les ultra-riches, l’exécutif s'attaque encore aux chômeurs et aux précaires (Léa Darnay, L'Humanité, 10 août 2025)

En plein cœur de l’été, le premier ministre lance une nouvelle offensive contre les droits des demandeurs d’emploi. Les syndicats dénoncent un plan d’austérité déguisé ciblant une fois de plus les plus précaires.

Léa Darnay, L'Humanité, 10 août 2025 

Les privés d’emploi sont devenus le bouc émissaire favori du gouvernement. Dans une lettre de cadrage adressée ce vendredi 1er août aux « partenaires sociaux », le premier ministre exige que syndicats et patronat trouvent, d’ici au 15 novembre, entre 2 et 2,5 milliards d’euros d’économies annuelles dès 2026. Objectif final : atteindre au moins 4 milliards par an à partir de 2030, pour « participer à l’effort budgétaire ».

L’intersyndicale (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC), dans un courrier commun, dénonce une « attaque en règle » dépourvue de « justification légale » et « stigmatisant les demandeurs d’emploi ». Elle déplore « une volonté explicite de revenir sur soixante-dix ans de luttes et d’acquis sociaux, au moyen de nombreuses contrevérités », notamment concernant les prévisions sur la dégradation de la trajectoire budgétaire de l’assurance-chômage, selon elle « faussées, comme le montraient celles de l’Unédic, de la Banque de France ou de la Commission européenne ».

« Un plan d’économie violent »

Pour justifier ce tour de vis, le chef du gouvernement invoque la nécessité d’être « plus nombreux à travailler » et compare la France à ses voisins européens, accusant le pays d’offrir des indemnités « trop généreuses ». Dans ce sens, il prévoit un durcissement des règles d’indemnisation après une rupture conventionnelle et la hausse de la durée minimale d’activité qui ouvre des droits à l’indemnisation. Celle-ci avait déjà été rehaussée en 2019, de 4 à 6 mois sur les vingt-quatre derniers mois.

Denis Gravouil (CGT) parle d’« un plan d’économie violent », qui touchera « les plus précaires ». Derrière cette énième offensive se profile une orientation politique claire : faire payer aux privés d’emploi une part croissante de l’austérité, sous prétexte d’un « retour rapide à l’emploi » qui s’apparente surtout à une pression accrue pour accepter n’importe quel poste, à n’importe quel salaire.

Ce nouvel assaut survient alors qu’une convention austéritaire est en vigueur depuis avril 2025, que la CGT et la CFE-CGC avaient refusé de signer. Les syndicats fustigent la « précipitation du gouvernement », d’autant plus qu’« une commission d’enquête sénatoriale vient de révéler le maquis des dispositifs permettant de transférer 211 milliards d’argent public vers les entreprises, sans évaluation sérieuse de leur efficacité et, pour certains, sans contrôle ni condition » de leur affectation.

 

Dans cette missive, François Bayrou annonce également vouloir « porter en projet de loi de finances pour 2026 une mesure de suppression du caractère férié de deux jours, le lundi de Pâques et le 8 mai », pour les salariés du public comme du privé. Il invite les syndicats à ouvrir les négociations dès le 1er septembre et à les conclure « au plus tard le 30 septembre ».

En cas d’échec des négociations, l’exécutif menace de reprendre la main et d’imposer ses règles, comme l’avait tenté Gabriel Attal en 2024 avant la suspension de son projet. FO a déjà appelé à la mobilisation et à la grève, avec un préavis couvrant du 1er septembre au 30 novembre. Alors que la pétition contre le budget Bayrou a déjà recueilli plus de 300 000 signatures, une réunion intersyndicale début septembre doit décider des suites à donner.

 

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13 août 2025 3 13 /08 /août /2025 07:47
Lettre ouverte de Philippe Rio, maire de Grigny, président de la coopérative des élus communistes: Monsieur le Premier Ministre Bayrou, supprimer le 8 mai, ce serait affaiblir notre capacité à dire "Plus jamais ça"
Lettre ouverte de Philippe Rio, maire de Grigny, président de la coopérative des élus communistes: Monsieur le Premier Ministre Bayrou, supprimer le 8 mai, ce serait affaiblir notre capacité à dire "Plus jamais ça"
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13 août 2025 3 13 /08 /août /2025 05:03
Ouest-France, 11 août 2025

Ouest-France, 11 août 2025

Non content de vouloir imposer
- la remise en cause de deux jours fériés, voire de la cinquième semaine de congés payés
- une réduction de 5 milliards d'euros des dépenses de santé par de nouvelles coupes dans les moyens des hôpitaux et des déremboursements dans le cadre de la Sécurité sociale qui vont se répercuter sur une augmentation du coût des complémentaires santé
- augmentation du coût des abonnements d'électricité et de gaz
- une nouvelle baisse des droits et indemnisations pour les chômeurs et privés d'emploi à hauteur de 2 milliards d'euros économisés sur le dos des précaires 
- 5,3 milliards d'euros demandés aux collectivités

Le premier ministre François Bayrou demande une énième réforme de l'assurance chômage pour dégrader les droits de ceux qui sont privés et ont perdu leur emploi. 2 milliards d'euros retirés aux chômeurs, c'est le but de ce premier ministre spectral et sans vision, à l'image d'une fin de règne macronienne crépusculaire et plus dure que jamais pour les précaires et les droits sociaux.

 

C'est dans le Ouest-France du jour, 11 août 2025

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12 août 2025 2 12 /08 /août /2025 05:59
Génocide à Gaza : des salariés de Safran, Thales et STMicroelectronics dénoncent la complicité de l’industrie française de l’armement - L'Humanité, Elisabeth Fleury, 7 août 2025
Génocide à Gaza : des salariés de Safran, Thales et STMicroelectronics dénoncent la complicité de l’industrie française de l’armement
 
Au sein des entreprises d’armement, la coopération avec Israël pose la question d’une éventuelle complicité de génocide. La CGT, en pointe sur ce combat, multiplie les initiatives. La prise de conscience s’étend.
 
L'Humanité, Social et Économie, le 7 août 2025
Elisabeth Fleury
 
Le 15 octobre 2023, alors qu’un processus génocidaire s’amorce en réponse aux sanglantes attaques du Hamas, une trentaine de syndicats palestiniens lancent un SOS. Ils appellent « leurs homologues internationaux et toutes les personnes de conscience à mettre fin à toute forme de complicité avec les crimes d’Israël, en cessant de toute urgence le commerce des armes avec Israël ainsi que tout financement et toute recherche militaire ».
Leur message, relayé par le Réseau syndical international de solidarité et de luttes, prend une résonance particulière dans les entreprises françaises liées à l’armement.
Depuis fin 2021, la jurisprudence de la Cour de cassation est claire : « Toute personne qui apporterait intentionnellement son aide, son concours ou toute forme d’assistance à la commission ou à la tentative de commission de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crime de génocide serait passible de poursuites, en qualité de complice. »
Exportations d’armes vers Israël : des entreprises françaises sous pression
Et ce, insiste l’avocat Matteo Bonaglia, « sans que soit exigé un seuil minimal de participation ni qu’il soit nécessaire de démontrer une intention d’aider à la commission du crieme ». « En clair, résume l’avocat, les entreprises françaises d’armement ne peuvent plus se réfugier derrière l’État, qui leur a octroyé une licence d’exportation. Leur responsabilité propre peut être engagée. »
Dans la foulée de l’appel des syndicats palestiniens, l’association Stop Arming Israël est créée. « L’objectif, c’est qu’aucun matériel militaire ne soit acheminé vers Israël », relate Loïc, un de ses fondateurs. Bientôt, des campagnes de tractage sont organisées à l’entrée des entreprises du secteur de l’armement. Les salariés de Thales, Airbus, MBDA, Dassault ou Safran sont approchés.
D’autres sociétés, plus petites, sont également visées. « À chaque fois, explique Loïc, on essaie d’alerter sur leurs liens avec Israël. » L’accueil est parfois frileux. « On a reçu quelques insultes », reconnaît le militant. Mais, au fil des mois, les réactions se font plus chaleureuses, assure-t-il. « Installer un rapport de force, cela prend du temps. »
Élue CGT de la société franco-italienne de fabrication de composants STMicroelectronics – environ 50 000 salariés dont 12 000 en France –, Nadia Salhi répond immédiatement à l’appel des syndicalistes palestiniens et, « pour garantir la sérénité des débats », entame une réflexion collective au sein du syndicat.
Génocide à Gaza : la décision de la CIJ fait évoluer les consciences
Pas facile. « Questionner la coopération militaire sort des préoccupations habituelles, admet Nadia. Dans une entreprise d’armement, cela peut être perçu comme une façon de scier la branche sur laquelle on est assis. » Des enquêtes du média Blast et de l’Observatoire des armements vont encourager la mobilisation.
En violation de l’embargo imposé à la Russie, des composants de STMicroelectronics ont été retrouvés dans des armes utilisées contre l’Ukraine et la direction de ST doit, publiquement, s’engager à cesser tout commerce avec la Russie. Pour la CGT, dont le pacifisme et l’antimilitarisme sont des valeurs fondatrices, c’est une première victoire.
En janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) dénonce un « risque de génocide » à Gaza. « Le mot « génocide », ça fait réfléchir », constate Grégory Lewandowski, élu CGT chez Thales. Deux mois plus tard, le site Disclose révèle que la France a continué à fournir des armes à Israël après octobre 2023.
Des « pièces de cartouches pour fusils-mitrailleurs », envoyées par la société Eurolinks au groupe israélien IMI Systems depuis le port de Marseille, ont pu être utilisées contre des civils palestiniens, indique le site d’information. Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, sommé de s’expliquer, reconnaît l’envoi des pièces. Elles étaient destinées à être « réexportées vers des pays tiers », minore-t-il.
Les syndicats demandent des comptes sur les partenariats israéliens
Son démenti ne convainc pas. Chez STMicroelectronics, une lettre ouverte de la CGT à la direction réclame « des mesures fortes et urgentes pour garantir que notre entreprise ne participe ni de près ni de loin au massacre en cours à Gaza et en Cisjordanie ». « Afin d’assurer la transparence des usages des puces produites par notre entreprise, nous vous demandons de rendre public (…) l’ensemble des partenariats en cours avec des entités israéliennes », ajoute-t-elle.
Face aux organisations syndicales, la direction se borne à affirmer que ses composants sont « destinés à des fonctionnalités civiles, et pas autre chose ». « On a continué à travailler la question », relate Nadia. En juin 2025, une journée de grève est décidée sur le site de Crolles. « Beaucoup de salariés, sans y prendre part, nous ont encouragés et remerciés », affirme la syndicaliste. Les initiatives se multiplient.
Chez Thales, le partenariat avec la société israélienne de drones Elbit suscite de plus en plus de questions. L’élue CGT Stéphanie Gwizdak opte pour l’organisation d’une journée de formation afin, dit-elle, « d’alimenter les camarades en arguments juridiques et géopolitiques».
Intitulée « Droits et devoirs d’intervention des salariés de l’industrie de la défense », la journée s’articule autour d’une question cruciale : « Si on est associé à un génocide, qu’est-ce qu’on risque ? » Les échanges sont « fructueux » et « de qualité », affirme Stéphanie Gwizdak.
À Fos-sur-Mer, les dockers bloquent l’armement vers Israël
Mais moins d’une trentaine de salariés s’inscrivent. « Mobiliser sur ces questions, c’est un travail de fourmi », constate-t-elle. « Ce n’est pas évident de trouver un consensus, en interne, pour parler du sujet », abonde Pascal Jaugeas, son homologue chez Airbus.
Début juin 2025, une action coup de poing des dockers de Fos-sur-Mer va « libérer les énergies », selon Nadia, de STMicroelectronics. Alertés sur la présence de colis d’armement destinés à Israël, les dockers bloquent coup sur coup deux chargements.
« La CGT pèse 95 % chez nous, cela nous permet d’agir vite, explique leur secrétaire général, Tony Hautbois. Ce n’est malheureusement pas le cas partout. » À quelques jours de l’ouverture du Salon international de l’aéronautique du Bourget, où la présence de stands israéliens suscite une vague de protestations, le blocage de Fos provoque une onde de choc.
Des manifestations sont organisées. Des ONG saisissent la justice en urgence – elles seront déboutées. Sous la pression, le gouvernement décide finalement de faire marche arrière et réclame la fermeture de cinq des neuf stands israéliens. Une victoire en demi-teinte, pour les ONG.
Chez Red Hat, des salariés enquêtent sur les usages militaires de leurs outils
Mais une victoire quand même. « En interne, on ne parlait que de ça », affirme un salarié de Thales. « On était très isolés il y a un an. Depuis quatre ou cinq mois, de plus en plus de camarades s’emparent du sujet », constate Grégory Lewandowski qui, outre Thales, est aussi responsable à la CGT métallurgie. Après les dockers de Fos, la CGT Air France et SUD Solidaires aérien décident, à Roissy, de bloquer l’envoi d’une cargaison d’armes en direction d’Israël.
« La prise de conscience commence à s’étendre », se réjouit Loïc, de Stop Arming Israël. Salarié de l’entreprise Red Hat, rachetée au prix fort par IBM en 2018, Haïkel Guémar est un des fondateurs de Solidaires informatique. Fichage, drones, cloud, data centers… l’informatique, domaine où excellent les entreprises israéliennes, est omniprésente dans les armées modernes, explique-t-il.
« Elle est même cruciale », insiste le syndicaliste. Les drones tueurs ne sont pas tous guidés par des humains. « Ce sont des systèmes informatiques qui, la plupart du temps, décident qui doit vivre ou mourir, détaille le représentant syndical. Sans eux, rien n’est possible. Ils sont les yeux et les oreilles des drones tueurs. »
Les 440 salariés français de Red Hat ont-ils participé, sans le savoir, aux massacres perpétrés à Gaza ? « On a interrogé notre direction, on voulait savoir sur quel terrain d’opération était utilisé le matériel qu’on fabrique, ça n’a rien donné », assure-t-il.
Face à ce « manque de transparence organisé », le syndicaliste s’est transformé en enquêteur. Il épluche les journaux spécialisés, multiplie les contacts avec les associations, les collectifs, les syndicats. Il voit grand, Haïkel Guémar. « J’entretiens le doux rêve d’avoir, un jour, une coopération avec des syndicats israéliens. »
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12 août 2025 2 12 /08 /août /2025 05:00

Un article de Camille Stromboni dans le journal Le Monde du 10 août interpelle sur les progrès des motivations vénales dans les professions médicales, notamment chez les spécialistes, profitant aussi de la tension au niveau de l'offre (que leurs syndicats corporatistes ont parfois eux-mêmes organisée).  

Il paraît bien loin le serment d'Hippocrate pour certains praticiens! 

56 % des médecins spécialistes sont désormais installés dans le secteur 2 permettant les dépassements d'honoraires.

Le montant des dépassements d'honoraires est passé de 2,6 milliards en 2004, à 4,5 milliards en 2024, 20 ans plus tard, malgré l'augmentation significative du prix forfaitaire de la consultation de base, à 31,50 euros.

Un médecin ORL témoigne dans Le Monde de ce dimanche 10 août pratiquer allègrement les dépassements d'honoraires pour asseoir ses revenus de 30 000 euros par mois, sans aucun problème de conscience, ayant été suffisamment "exploité" pendant ses années d'internat.

Il semble que les pouvoirs politiques sont faibles face aux appétits financiers de ces médecins alors que tout le système devrait reposer sur la Sécurité sociale, un principe d'égalité d'accès au droit à la santé et de rémunération juste mais sans excès des compétences et du travail médical.

Or, l'envolée des dépassements d'honoraires ne peut que conduire à une médecine à deux vitesses, à une augmentation du prix des mutuelles et complémentaires santé et du renoncement aux soins. 

Ismaël Dupont

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12 août 2025 2 12 /08 /août /2025 05:00

Indécence...

Entendu aujourd'hui au journal de France Info ce lundi 11 août Madame Amélie Oudea Castera, ex ministre de la jeunesse et des sports, et brièvement ministre (catastrophique!) de l'éducation nationale, rapidement démissionnée dans le cadre du scandale de la scolarisation de ses enfants à l'école pour ultra riches réactionnaires pratiquant la ségrégation sociale et scolaire, Stanislas Paris, répondre à la journaliste de France Info qui revenait sur la polémique sur sa rente de présidente du comité national olympique, son nouveau parachute doré, de 9000 euros par mois, en ces termes qui laissent rêveurs:

"C'était déjà le salaire de mon prédécesseur il y a quatre ans, et personne ne trouvait rien à y redire, et depuis 4 ans, vous savez, l'inflation...! Arrêtez de vous en prendre à moi, c'est de l'acharnement, passons à des questions plus intéressantes".

Rien ne nous sera épargné par ces privilégiés nombrilistes que Macron a placés comme jamais au sommet de l'état!

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 14:46
Le scandale de l'explosion de la fortune et du patrimoine des français les plus riches
"Le dernier classement des 500 grandes fortunes de Challenges ressemble à un rapport Oxfam France :
En 1996, il y avait 16 milliardaires contre 145 en 2024.
Leur capital a été multiplié par 14 (de 80 à 1128 Milliards d'€)
Leur fortune représentait 6 % du PIB en 1996 contre 42 % en 2024."
 
Fabien Gay, directeur de l'Humanité et sénateur communiste
 
***
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dénonce: 

"Le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France est au plus haut depuis 1996 ! Avec 1128 milliards d’euros de patrimoine, les 500 fortunes de France, souvent des familles qui transmettent leur patrimoine de génération en génération, n’ont jamais été aussi riches. Les caisses de l’État sont à sec mais la France reste la championne d’Europe des millionnaires avec 2,9 millions de millionnaires, devançant même l’Allemagne et la Grande Bretagne !

La nausée devant des chiffres qui illustrent comment ces fortunes explosent depuis 2017 en bénéficiant de toutes les largesses que le président des riches et tous ses gouvernements ont mis en place depuis : ils ont siphonné les caisses de l’Etat avec la suppression de l'ISF, la baisse des impôts sur les dividendes, sur les revenus financiers, les niches fiscales au profit des plus riches.

Pire, ces 500 familles sont celles qui bénéficient le plus de toutes les aides publiques aux grandes entreprises estimées à 211 milliards d’euros par an comme l’a révélé la commission d’enquête parlementaire de notre camarade sénateur Fabien Gay ; non seulement elles payent moins d’impôts que les autres ménages mais en plus, l’État leur verse de l’argent par milliards ; certaines d’entre elles se félicitent même que la France devienne un vrai paradis fiscal ! 

Oui, tout cela donne de la nausée car cette fortune est indécente quant la pauvreté augmente en France, quand les travailleurs pauvres se développent, quand nos étudiants font la queue pour l'aide alimentaire."

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 07:34
La fédération du Finistère du PCF se félicite que la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».

Communiqué de la fédération PCF du Finistère. 

11 août 2025 

La fédération du Finistère du PCF se félicite que suite aux révélations du journal l’Humanité la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».

En effet derrière l’association qui pilote ce label se cache le milliardaire d'extrême-droite Pierre-Edouard Stérin. 

Cette décision intervient notamment après celle d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) .

La fête des filets bleus de Concarneau qui a pour origine une initiative des syndicats CGT pour venir en aide aux marins sinistrés de Bretagne en 1905, ne peut rester non plus associée au nouveau "Saint patron de l’extrême droite française" qui entend asseoir l'hégémonie des idées racistes et réactionnaires par le contrôle de nombreux médias, de la formation des journalistes, et des fêtes traditionnelles. Il en est de même pour le festival médiéval de St Renan.

Le PCF du Finistère appelle les différents intervenants à agir pour que nos fêtes régionales restent fidèles aux valeurs républicaines et de solidarité.

 

Précisions: 

Rappelons que comme l'a révélé le journal L'Humanité dans un article de Thomas Lemahieu le 11 juillet dernier, via sa principale holding belge, BAD 21 (en référence à la « base à défendre », le Graal des survivalistes), Pierre-Édouard Stérin est entré fin mai au capital de Studio 496 (un nom renvoyant, lui, au baptême de Clovis), la nouvelle boîte de Thibault Farrenq."Jeanne d’Arc à Orléans, Templiers à Biot, Grandes Médiévales à Andilly, Saint-Louis à Aigues-Mortes, Lavande à Digne-les-Bains, Filets bleus à Concarneau, Cassoulet à Castelnaudary… En quelques semaines, une soixantaine de fêtes – existant de longue date, en majorité – ont, après avoir réglé leur adhésion, reçu le label « Les plus belles fêtes de France ». Coordonnée par Studio 496, l’association leur promet monts et merveilles : un guide Michelin spécial, un tour-opérateur dédié, des émissions de télé, etc. Et, en retour, les initiatives locales renforcent à très bon compte le crédit de l’entreprise et de son nouvel actionnaire, Pierre-Édouard Stérin, le milliardaire d’extrême droite et exilé fiscal qui serait visé selon le journal Le Monde  par une enquête préliminaire pour financement illégal au bénéfice du RN."

 

La fédération du Finistère du PCF se félicite que la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».
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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 07:30
La menace Stérin plane sur les festivals bretons
La menace Stérin plane sur le plus vieux festival breton

 

Lu sur le site du PCF Pays Bigouden: https://pcbigouden.fr

Soufflant 120 bougies cette année, les Filets Bleus à Concarneau (29) sont un symbole pour les festivals de musiques bretonnes et celtiques. Cependant, des difficultés ont poussé le comité organisateur à adhérer à l’association « Les Plus Belles Fêtes de France ». La labellisation récente est en réalité un piège tendu par la galaxie ultraconservatrice du milliardaire Pierre-Édouard Stérin

Yonatan – Médiateur culturel, ancien étudiant en histoire

120 ans d’existence

Il arrive qu’il soit décrit comme le plus ancien festival en Bretagne (mais pas la plus vieille fête). Peut-être est-il le deuxième plus vieux en France (derrière Les Chorégies d’Orange, créé en 1869). En tout cas, les Filets Bleus fête ses 120 ans cette année. Il aura lieu aux alentours du 15 août. Créé en 1905 à Concarneau dans le Finistère, il résulte d’une volonté du maire de la ville et gérant de conserverie, Louis-Marie-Samuel Billette de Villeroche, de créer une « fête solidaire envers les marins et leur famille », comme le précise François-Yves Hillion dans son mémoire sur les festivals bretons. L’année dernière, il avait attiré 8.000 personnes par jour. Mettant en avant les cultures de la péninsule, il ouvre également son répertoire à d’autres musiques du monde (celtiques par exemple) et françaises. Du 13 au 17 août 2025 sont prévus Les Sonerien Du, Soldat Louis, O’Tridal, Boulevard des Airs, Ampouailh, Magic System, des bagadoù, des cercles celtiques, des expositions… Le festival est classé « grand rassemblement » cette année avec un budget de 800.000 euros. Cependant, en 2023 et 2024, le co-président et la co-présidente étaient plutôt pessimistes et pointaient le manque de subventions des collectivités territoriales, souhaitant une meilleure reconnaissance et faisant réagir la mairie LR de Concarneau.

Labellisée « plus belle fête de France »… par des ultraconservateurs

Créée en 2024, l’association Les Plus Belles Fêtes de France compte 100 fêtes adhérentes, dont 60 ont été labellisées. Toutes ses derniers mois. 10 sont en Bretagne historique (incluant 7 labellisées). La péninsule est réputée pour son nombre important de festivals, avec une audience festivalière élevée (allant jusqu’à potentiellement 2 millions environ).

Parmi les 7 fêtes « chanceuses », on trouve deux festivals : Les Filets Bleus à Concarneau (29) et Les Celtiques de Guérande (44). La co-présidente des Filets s’est émue face à cette annonce. Les Celtiques s’affichent fières de cette labellisation et incitent les autres festivals bretons à faire de même. À cela s’ajoutent 5 évènements aux univers variés (médiéval à St-Renan, frégate à Arzon…). Pointant les difficultés post-Covid du secteur, l’association propose des prestations et réductions à ses adhérentes.

L'Humanité pointe qu’elle leur « promet monts et merveilles ». Dans un article repris par le site de la section PCF du Pays Bigouden, territoire également situé dans le Sud Finistère.

Les labellisations ont donc été accordées par un Comité de pseudo experts de la Galaxie Stérin (Nuits du Bien Commun, journaliste du média Neo etc.) à 60 fêtes cette année. L’association avait ses locaux à la même adresse que le Fonds du Bien Commun créés pae Stérin jusqu’en avril 2025. Cette labellisation apporte, en plus des avantages d’adhésion un soutien financier, un panneau avec le logo à l’entrée de la ville (non-fourni) et la participation à l’émission Les Plus Belles Fêtes de France en 2026, dont on ne sait rien.

La Bretagne et les musiques bretonnes / celtiques instrumentalisées

12 sur 60, soit 15% des fêtes labellisées ont lieu en Bretagne et / ou sont liées aux cultures bretonnes voire celtiques. On y trouve le festival d’extrême-droite loir-et-chérien Salera, un mini Puy-du-Fou, donc pseudo-historique. Il a instrumentalisé la musique de Plantec cette année par exemple. Le trésorier de l’association est Romain de Lacoste-Lareymondie. Issu d’une famille charentaise-maritime connue pour son adhésion au RN, il a été Directeur de Cabinet du Président du Puy du Fou. Avec son entreprise parisienne Commines, il a créé un guide touristique pour le Morbihan. Un condensé pseudohistorique aux relents racistes. Et visiblement, l’association, qui propose un service historique et scientifique avec des universitaires, a la même approche : prétexter une mise en  avant des terroirs pour imposer une sorte d’homogénéité culturelle, en préservant une identité dominante perçue comme traditionnelle et enracinée. Une politique culturelle qui a fait polémique avec d’autres acteurs de la galaxie Stérin récemment. En conformité avec un contrat mensonger et exigeant, les logos d’adhésion et du label sont bien visibles sur les pages d’accueil des sites internet des deux festivals bretons. Mais aussi sur le flyer de la programmation des Filets, où le logo de l’association est le seul présent. D’autant plus qu’il y aura des panneaux avec logo à l’entrée des villes.

Le projet Périclès, qui vise à permettre à Stérin de « faire main basse  » sur des fêtes dites traditionnelles et à faire gagner des villes aux extrême droite est en embuscade. Les récentes tensions pré-municipales entre deux associations politiques de droite concarnoises liées au maire actuel et à l’ancien maire posent question.

Le président du département du Finistère, Maël De Calan (Soyons Libres), qui soutient déjà l’une d’entre elles, est soupçonné d’être proche de Pierre-Édouard Stérin ou d’être un potentiel allié pour son projet. Un président dont le mandat est marqué par des coupures budgétaires dans le secteur culturel. Des coupures qui font penser au Conseil Régional des Pays de la Loire, où des subventions culturelles sont supprimées pour la langue bretonne notamment. Alors même que La Nuit du Bien Commun est soutenue par la présidente Horizons.

Conclusion 

Les Filets Bleus et Les Celtiques de Guérande sont les deux seuls festivals bretons labellisés parmi les « plus belles fêtes de France ». La presse locale a présenté cette nouvelle comme une bonne chose pour des évènements culturels. Cependant, derrière les promesses du label se cache un projet fasciste de mise au pas du secteur culturel. Les fêtes bretonnes concernées et la presse locale savent-elles ce qui se trame réellement ?Une menace pèse contre l’écosystème culturel breton, au travers de cette association de façade, exigeante, et qui n’affiche pas de statuts. Va-t-on vers un modèle style Puy-du-Fou ?

 

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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 08:09
Une délégation de la JC à Cuba pour exprimer la solidarité des Jeunes communistes français
Ils se sont envolés pour Cuba le 6 août avec une délégation de 20 jeunes communistes venus de tout le pays : Maine-et-Loire, Haute-Garonne, Vienne, Paris, Seine-Saint-Denis, Nord, Finistère (notre camarade de la JC et du PCF élu à Brest et secrétaire départemental de la JC Taran Marec), Tarn...
Pendant 10 jours, ils vont rencontrer des jeunes cubains, participer à des échanges politiques, découvrir des projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture ou encore de la transition énergétique.
Cette délégation, c’est aussi un acte de solidarité. Ils apportent des valises de médicaments et iront aider de jeunes agriculteurs dans leur travail quotidien, fortement entravé par le blocus imposé par les États-Unis.
 Ce blocus, illégal en droit international, est chaque année condamné par l’ONU à une écrasante majorité. Il affame et isole un peuple qui n’a jamais cessé de résister.
Depuis la France, cap sur Cuba : pour témoigner, pour agir, pour faire vivre la solidarité internationale.
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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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