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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 11:34
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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 11:00
Marie-George Buffet, invitée de l'Université Populaire du Pays d'Iroise le mardi 7 avril à 18h30 à Locmaria Plouzané- L'égalité hommes-femmes de 1789 à nos jours (Ouest-France)

INFORMATION IMPORTANTE - INFORMATION IMPORTANTE.

Suite à l’acticité exceptionnelle à l’Assemblée Nationale du fait de la réforme des retraites, entre autre, Madame Marie George Buffet vient de nous demander de décaler sa conférence au Mardi 7 Avril 2020 même lieu même horaire. Les personnes ayant des billets réservés initialement pour le 31 Mars pourrons les présenter le 7 Avril sans problème.

S’il y a autour de vous des personnes intéressées pour venir à la conférence, soyez aimable de l’informer du changement de date.

Vous en remerciant par avance et avec toutes nos excuses pour ce contre temps

Cordiales salutations

Jean Michel Piquet

Président de l’UPPI.  

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 10:48
 
A l'heure de la clôture du dépôt des listes dans les communes du Finistère, nous sommes en mesure d'annoncer que le Parti communiste français présentera sur des listes de rassemblement de la gauche dans des configurations dépendant d'une commune à l'autre au moins 85 candidats dans les communes du département, parmi lesquels, une douzaine de sympathisants environ. 
 
Pas si mal pour un parti qui compte 900 adhérents dans le Finistère, même s'il y a eu des communes où il nous a été plus difficile, malgré notre volonté ou des opportunités, de bâtir des listes ou de trouver des candidats, ou parfois même des interlocuteurs à gauche.
 
Nous aurons des candidats sur des listes d'union de la gauche à Brest, Quimper, Briec, au Relecq-Kerhuon, Gouesnou, Morlaix, Pont l'Abbé, Loctudy, Carhaix, Rosporden-Kernevel, Scaër, Landerneau, Douarnenez, Plouigneau, Plougonven, Guimaëc, Saint Thégonnec-Loc Eguiner, l'Ile de Batz, Sizun, Moëlan-sur-Mer, voire Plomeur, Berrien si on compte de proches sympathisants .
 
Environ un tiers des électeurs du Finistère sera en mesure de voter pour une liste de gauche où figureront des militants communistes, en plus ou moins grand nombre.
 
Des camarades ou proches sympathisants se présentent aussi en tête de liste avec des possibilités réelles de gagner pour être maires à Scaër (Christian Carduner), Rosporden-Kernével (Jacques Rannou, maire délégué de Kernevel, avec Michel Loussouarn, maire de Rosporden), Plougonven (Martine Carn), Loctudy (Christine Corfmat), et Douarnenez (Hugues Tupin).
 
Nous présentons aussi beaucoup de jeunes candidats sur ces élections municipales, avec un renouvellement important de nos candidats et élus potentiels.
 
Merci à tous nos candidats pour leur investissement et leur prise de responsabilité au service des droits sociaux des citoyens, d'une démocratie vivante, de l'égalité, du partage, de l'écologie, du service public et d'une société de "l'humain d'abord" qui commence à se construire à l'échelle de la commune et des communautés de commune.
 
Nous espérons avoir de nombreux élus, adjoints, conseillers communautaires au sortir de ces élections municipales du 15 et 22 mars pour servir la population avec le souci de lui rendre des comptes régulièrement et de l'associer aux décisions. 
 
Bonne chance à tous nos candidats sur ces listes d'union.
 
Nous espérons qu'ils contribueront à permettre à la gauche de sortir renforcée de ces élections municipales dans le Finistère, comme dans le reste du territoire breton et national.
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF
Municipales: le Parti communiste présentera au moins 85 candidats dans le Finistère
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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 09:54

Réforme des retraites, 49.3, motion de censure, salon de l’agriculture, politique agricole commune, municipales : on fait le point avec André Chassaigne, député communiste et président du groupe GDR à l’Assemblée nationale. Il est l’invité de #LaMidinale.

www.regards.fr

Sur le 49.3
« Je ne suis pas sûr que la décision soit prise aujourd’hui par le gouvernement. »
« Il y a un rejet de ce 49.3, qui est très impopulaire. »
« Pour le gouvernement, ça serait l’aveu qu’il y a le refus de discuter de ce projet de loi. »
« Le gouvernement a tout faux dans ce qu’il a mis en oeuvre aujourd’hui et si il me en mouvement le 49.3 il aura des explications à donner au peuple de France. »

Sur l’obstruction parlementaire
« Je n’assume pas l’obstruction parlementaire en tant que telle. »
« La multiplicité des amendements, c’est avant tout pour introduire le débat »
« 4000 de nos amendements ont été considérés irrecevables. »
« Les amendements, les défenses d’amendements, c’est pour poser des questions et débusquer le gouvernement. C’est faire en sorte qu’on puisse analyser, détricoter ce projet de loi et montrer à quel point il est nocif. »
« Ce projet de loi serait une catastrophe pour notre pacte social. »

Sur le recours au référendum
« Notre groupe parlementaire a pris l’initiative d’une motion référendaire soutenue par la FI et le groupe socialiste. »
« On ne lâche pas l’idée d’un référendum. C’est une exigence. C’est au peuple d’avoir le dernier mot. »
« On n’obtient pas le retrait du projet de loi. Dans ce cas là, qu’on suspende le débat afin qu’il reprenne lorsqu’on aura toutes les données en mains. »
« Je ne comprends pas cette crispation mentale qui fait que le gouvernement veut à tout prix terminer la discussion à l’assemblée nationale avant les municipales. Ça s’appuie sur quoi ? Ça ne s’appuie sur rien. »
« On est dans un déni de démocratie. »
« La meilleure des solutions serait que le mouvement social obtienne un retrait du projet de loi. »

Sur la motion de censure
« Les trois groupes sont favorables à une motion de censure : les groupes FI, GDR et socialistes. Il se pose juste la question du moment le plus opportun. »
« Qu’il y ait 49.3 ou pas, je suis persuadé qu’on déposera une motion de censure. »

Sur la retraite des agriculteurs
« On nous dit que les paysans vont être les grands gagnants. C’est pas du tout ça. »
« On sait qu’un chef d’exploitation, il est aide familial avec ses parents ou il est collaborateur. Les femmes souvent ne sont que collaboratrices et c’est souvent lorsque leurs maris prennent leur retraite, qu’elles-mêmes deviennent chef d’exploitation. »
« On n’a aucune visibilité sur le nombre de paysans qui pourront bénéficier de cette retraite à mille euros. »
« Avec l’âge pivot, les agriculteurs devront travailler davantage. »

Sur les révélations de Mediapart sur la FNSEA
« J’ai été surpris quand j’ai vu les chiffres annoncés. Je ne porte pas d’appréciation là-dessus. À eux d’assumer les montants de salaires. C’est aux adhérents de la FNSEA d’apporter une appréciation.

Sur la Politique Agricole Commune
« On a besoin d’une politique agricole commune. Je balaie tout ceux qui disent qu’il faut renationaliser. »
« Il faut repenser la PAC en plafonnement les aides et en tenant compte du nombre d’actifs sur une exploitation, ce qui n’est pas le cas actuellement. »
« Il faut rompre avec les accords de libre échange parce qu’ils réduisent à néant tout ce qu’on peut avoir d’objectifs ambitieux sur notre agriculture européenne. »

Sur les municipales et le PCF
« L’enjeu pour le PCF c’est de pouvoir avec des listes les plus larges possibles, sur des enjeux locaux, apporter du mieux vivre, du vivre ensemble, tout en prenant en compte les grands enjeux du moment : la défense des services publics, de l’environnement mais aussi de la sécurité alimentaire. »
« Il faut s’appuyer sur la population et les forces vivres, les associations, les citoyens, afin d’avoir des gestions communales qui répondent aux besoins et qui soient réfléchies collectivement. »

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 08:54
Le PCF premier parti de France en nombre d'adhérents et de militants - c'est confirmé par le rapport de la commission nationale des comptes de campagne et financements des partis politiques

D'après les chiffres de la commission des financements des partis politiques, le PCF est toujours le 1er parti de France en nombre d'adhérents

Chiffres de la commission des comptes de campagne et des partis politiques concernant l'année 2018 publiés au JO du 15 février 2020.

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 08:46
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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 07:30
PCF - RETRAITES : MACRON TORPILLE LA DEMOCRATIE
PCF - RETRAITES : MACRON TORPILLE LA DEMOCRATIE
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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 07:13
Retraites - La Macronie menace - Un 49-3 serait une immense duperie, dixit André Chassaigne (L'Humanité, 24 février)
La Macronie menace : «  Attendez-vous à un 49-3 cette semaine  »
Lundi, 24 Février, 2020 - L'Humanité

Le gouvernement songe de plus en plus à utiliser le 49-3 pour imposer son texte sur les retraites. Il l’évoque désormais publiquement. Une démarche antidémocratique, à l’image de sa réforme, marquée du sceau du mépris depuis le début.

 
C’est une petite musique qui a commencé doucement, avant de monter crescendo. Une musique lourde de menace : celle du 49-3. La Macronie la joue désormais à plein poumons, afin de faire passer en force sa réforme des retraites. « La question n’est plus de savoir si, mais quand. Attendez-vous à un 49-3 cette semaine », a ainsi lancé un poids lourd de la majorité, hier, dans le Journal du dimanche.
 
Le même jour, Ouest France publiait une tribune de députés LaREM et Modem qui appellent sans la nommer le gouvernement à sortir l’arme fatale. Car l’article 49-3 de la Constitution permet de faire adopter un texte sans vote au Parlement. « À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. Il est de notre responsabilité collective de mettre un terme à cette mascarade », écrivent les 13 signataires, qui accusent l’opposition de freiner les débats en ayant déposé 41 000 amendements. « Notre Constitution permet d’accélérer l’approbation de ce texte. Si nous voulons assurer un système de retraite universel, il n’y aura peut-être pas d’autre choix », ajoutent les auteurs de la tribune, avant de sortir les trompettes : « On tente un coup de force contre l’Assemblée. Que l’Assemblée s’en libère. C’est le sens de cet appel. »
 

 

 
« Libérer » l’Assemblée, donc, en ayant recours au 49-3 ? La Macronie n’en finit décidément plus de pervertir le sens des mots. Car le 49-3 a été pensé pour contraindre le Parlement à s’agenouiller devant le gouvernement. « L’utiliser serait une faute politique grave, un aveu de faiblesse gigantesque et l’expression d’un autoritarisme dangereux. Normalement, le 49-3 est utilisé pour discipliner une majorité. Là, ce serait fait pour museler l’opposition. C’est particulièrement grave », s’alarme Sébastien Jumel. Le député PCF refuse tout procès en « obstruction » intenté par les macronistes. « Nous utilisons nos amendements pour contraindre le gouvernement à s’expliquer et à dévoiler son projet. Quel sera l’âge de départ à la retraite ? Quels seront la valeur du point et le montant des pensions ? Comment sera calculée la pénibilité ? Quelles garanties pour les femmes ? Le gouvernement ne nous répond pas. Son texte n’est pas prêt », accuse le parlementaire.

Cela n’a hélas rien de surprenant. Le gouvernement marche seul et ne veut absolument pas débattre de sa réforme. « Il ne veut pas discuter de son projet avec les partenaires sociaux qu’il méprise. Il ne veut pas entendre les manifestants et les professions mobilisées qu’il passe son temps à enfumer. Il refuse de débattre avec les Français en repoussant tout référendum. Il ne veut pas non plus dévoiler le fond de sa réforme devant le Parlement. La preuve, c’est que son texte à trous est composé de 29 ordonnances », détaille le député PCF Pierre Dharréville.

« Comment pourrions-nous voter un texte aussi important, qui bouscule toute notre organisation sociale, sans savoir précisément ce qu’il y a dedans et en laissant le gouvernement le rédiger plus tard en ayant recours à des ordonnances ? Voilà pourquoi nos amendements sont si nombreux, dès l’article premier, afin d’aborder tous les dangers d’emblée », argumente Adrien Quatennens. Le député FI estime même qu’il était nécessaire d’amender massivement cet article, dont l’examen est en cours à l’Assemblée, au motif que l’exécutif « ne veut pas aller plus loin, car il n’arrive pas à vendre son texte ».

 

LaREM accuse l’opposition

Plutôt que de défendre pied à pied sa réforme, l’exécutif songe depuis longtemps au 49-3. « Il faut faire constater au grand public le jeu d’obstruction mené par certains », a ainsi commandé Emmanuel Macron en réunissant les députés LaREM à l’Élysée, le 11 février. Quelques jours plus tard, alors que le texte arrivait dans l’Hémicycle, le 17 février, Gilles Le Gendre lançait à la presse un commentaire sans appel. « Nous allons perdre du temps à nous embourber et nous noyer dans des choses qui n’ont aucun intérêt », déclarait le président du groupe LaREM, qui n’a eu de cesse de faire référence au 49-3 les jours suivants. « C’est un outil qui n’est pas à exclure évidemment », a ensuite déclaré le secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, le 21 février, avant un week-end durant lequel l’ensemble des ministres ont pris soin d’accuser l’opposition en cas de recours au 49-3.

Dans la foulée, le questeur LaREM de l’Assemblée nationale, Florian Bachelier, a nourri l’offensive en calculant qu’une « journée d’obstruction parlementaire par les députés minoritaires d’extrême gauche, c’est 1 500 000 euros d’argent public ». Sauf que le budget de l’Assemblée atteint chaque jour ce montant en moyenne, que les élus siègent ou non, comme l’a rappelé le député PS Boris Vallaud. « J’ai fait un rappel au règlement suite à cette déclaration de Bachelier. Sa démonstration est poujadiste et antiparlementariste. La démocratie a un coût, c’est normal. Que voudrait dire l’inverse ? Qu’il faut dissoudre le Parlement pour faire des économies et avoir recours à des ordonnances permanentes ? » tacle Sébastien Jumel.

Au même moment, dix députés proches du président, dont six LaREM, signaient de leur côté une tribune contre le 49-3, qui serait selon eux interprété comme « un passage en force » et un « déni de démocratie ». L’image de Manuel Valls s’était d’ailleurs considérablement dégradée après un recours à cette arme ultime sur la loi El Khomri en 2016. Près de 72 % des Français sont même contre un recours au 49-3 sur les retraites, selon un sondage BVA. L’usage du 44-3, ou vote bloqué, aurait sans doute le même impact et viendrait couronner la façon de gouverner de Macron : se passer du peuple, se passer des syndicats, et se passer du Parlement. 

Aurélien Soucheyre
 
Retraites - La Macronie menace - Un 49-3 serait une immense duperie, dixit André Chassaigne (L'Humanité, 24 février)
André Chassaigne : « Le 49-3 serait une immense duperie » - L'Humanité
Lundi, 24 Février, 2020

Le député communiste du Puy-de-Dôme s’explique sur le nombre d’amendements déposés par son groupe. Il accuse le gouvernement de vouloir passer en force.
 

 

André Chassaigne Président PCF du groupe GDR

Pourquoi avoir déposé des milliers d’amendements ?

André Chassaigne Nous avons déposé autant d’amendements parce que nous savions qu’ils seraient considérés comme irrecevables par dizaines. Tous les prétextes sont utilisés par le gouvernement. Tous les amendements que j’ai pu rédiger, par exemple sur les retraites agricoles ou celles des militaires, ont été déclarés irrecevables. Nous les avons donc multipliés pour expliquer notre conception d’une réforme des retraites, et poser des questions précises : quel sera l’âge de départ à la retraite, les garanties sur le niveau des pensions… Chaque fois, nous posons des questions fondamentales, sur lesquelles nous n’obtenons pas de réponses. Nos amendements sont un moyen de mener un débat de fond dans le cadre d’une procédure accélérée. Avec la modification du règlement de l’Assemblée, nos interventions sont de surcroît plus limitées qu’auparavant. Ces amendements nous permettent de nous exprimer.

La majorité et l’exécutif vous accusent de faire de l’obstruction parlementaire et brandissent la menace du 49-3. Que leur répondez-vous ?

André Chassaigne Notre objectif, ce n’est pas le 49-3. Nous maintenons notre revendication d’origine qui est le retrait du projet de loi. Ou alors un référendum. Et à défaut, nous voulons que la discussion soit conduite jusqu’au bout. Le gouvernement a fixé de façon arbitraire, sur une base électoraliste, opportuniste, le vote de la loi avant les municipales. Ce projet de loi est d’une extrême importance parce qu’il remet en cause notre socle social, et il n’y a aucune justification valable à cette date butoir. Nous sommes prêts à reprendre le débat après les municipales. Nous sommes fermement opposés au 49-3 qui serait un coup de force s’il était utilisé. Nous accuser de faire de l’obstruction est une fausse justification de l’empressement politicien du gouvernement.

C’est une menace réelle ? On parle aussi de l’article 44-3, ou « vote bloqué »…

André Chassaigne Le 44-3 a déjà été utilisé au Sénat pour bloquer ma proposition de loi sur les retraites agricoles, qui avait pourtant été votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale et très largement par la commission des Affaires sociales du Sénat… Cet article permet au gouvernement de faire voter un texte avec seulement ses propres amendements. Je ne sais pas laquelle de ces deux procédures le gouvernement choisirait. Mais il est évident que ce serait inacceptable, et un déni de démocratie dans les deux cas. Et une immense duperie.

Avec quelles conséquences politiques ?

André Chassaigne Ce serait un aveuglement terrible. D’une part à l’égard du mouvement des gilets jaunes, dont émanait une demande de dignité, de respect des citoyens. D’autre part à l’égard de l’immense mobilisation sociale en cours depuis début décembre. Elle trouve en quelque sorte un prolongement dans le débat parlementaire, qui ne s’y substitue pas pour autant. Le 49-3 fermerait la porte à toute évolution du projet de loi en séance. Il s’agirait d’un refus de prendre en compte, ou même de simplement répondre aux questionnements du mouvement social. Le 49-3 est fait pour souder une majorité divisée. Mais ce n’est pas son cas et elle votera sans discussion le texte du gouvernement. Le 49-3 serait alors utilisé pour empêcher le débat et la levée des zones d’ombre de cette réforme. 

Entretien réalisé par Diego Chauvet
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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 09:01
 
 

Retrouvez sur notre chaîne YouTube rouge Finistère PCF29 notre nouvelle vidéo.

La Bretagne en vrai, loin des cartes postales, d'une région en carton pâte dont on nous rebat les oreilles.
Loin des plages, du farniente,des menhirs, des calvaires...
Tiens au fait en parlant de calvaires qu'en est il des cohortes de travailleurs pauvres, des exclus, des réfugiés, de la misère dans notre département ?

Loin de nous l'idée de dresser un tableau apocalyptique mais d'aborder avec des spécialistes un sujet généralement ignoré ou à tous le moins minimisé.

Nous avons invité pour présenter ce dossier et en débattre des représentants de deux associations reconnues au plan national et départemental, le Secours Populaire Français et le Secours Catholique.

Regards croisés du Secours Populaire Français avec Françoise Le Lann et Yves Guiriec membres du comité départemental et du Secours Catholique avec Isabelle Biseau présidente de la délégation départementale et Ludovic Raulin délégué diocésain

Plus d'information contactez : pcfpaysdequimperle@gmail.com

Organisé par le réseau d'initiatives « partage des savoirs » du PCF en Bretagne sud.

N’hésitez pas à vous abonner à notre chaîne YouTube

https://m.youtube.com/channel/UC_JA1gtX_4_vDNQiU5SbkyQ

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 07:18
Fausse carte d'identité dans la Résistance d'Yves Le Meur au nom de Bonis Jean-Pierre, instituteur

Fausse carte d'identité dans la Résistance d'Yves Le Meur au nom de Bonis Jean-Pierre, instituteur

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 

52/ Yves Le Meur (1924-1981)

Source: Notice du Maitron - Gilles Pichavant

Né le 4 août 1924 à Audierne (Finistère), mort le 29 janvier 1981 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) ; journaliste-pigiste, dessinateur, technicien, puis ingénieur ; syndicaliste CGT ; militant communiste ; résistant.

Fils d’un marin de la marine nationale et d’une mère au foyer, il s’intéresse très jeune la politique en accompagnant son père - militant socialiste SFIO - dans les meetings électoraux à Audierne (Finistère) et dans les communes voisines dès 1936. Il se passionna pour les événements, et divergea bientôt des opinions de son père, à l’occasion de la guerre d’Espagne. A la fin des années 30, il adhéra à la Jeunesse Communiste.

Les organisations communistes ayant été dissoutes, il réussit après plusieurs tentatives infructueuses à prendre contact, à Quimper, en décembre 1940, avec André Quiniou, organisateur des groupes OS du Sud-Finistère. Celui-ci lui apporta les premiers tracts en janvier 1941, à Audierne. Yves Le Meur assura ensuite, alternativement avec lui, le transfert du matériel de propagande du PCF entre Quimper et Audierne. Il le ventila entre les membres du groupe OS du canton de Pont Croix et, à partir de la fin 41, du canton de Plozévet, cela jusqu’à son départ, en octobre 1942, au collège moderne de Quimperlé. Dans les premiers jours de février 1941, il effectua la première diffusion de tracts appelant à l’organisation de la Résistance, et dénonçant le rôle du gouvernement de Vichy.

À partir de février 1941, Yves Le Meur prit progressivement contact avec des jeunes d’Audierne, puis des autres communes du canton. Il mit progressivement sur pied une organisation de jeunes résistants. Début 1942, ils étaient une cinquantaine de jeunes des communes d’Audierne, Esquibien, Primelin, Plogoff, Cléden, Beuzec-cap-Sizun, Pont-Croix, et Plouhinec, à en faire partie. Affilié en 1941 au Front National de la Résistance, ce groupe adhéra au Front Patriotique de la Jeunesse à sa création. Il assura la diffusion du matériel de propagande du Front National dans le secteur, et constitua une base de recrutement des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF).

En mai 1941, à la suite d’une une fuite au cours de la constitution de cette organisation, une lettre anonyme de menaces fut adressée à son père. Yves Le Meur ayant 16 ans à l’époque, et l’auteur de cette lettre pensait sans doute que l’autorité paternelle ferait rentrer les choses « dans l’ordre ». Menaçant de mettre les autorités au courant de ses activités, cette lettre informait son père qu’il mettait sur pied une organisation en vue de « la lutte contre les Allemands ». Elle lui demandait de faire en sorte de faire cesser immédiatement ses activités. C’était une lettre d’intimidation, mais les menaces ne furent pas mises à exécution, du moins dans l’immédiat.

À partir d’août 1941, Yves le Meur organisa au sein de ce groupe de Résistance, un groupe OS de jeunes, avec les plus déterminés à une action immédiate ; ils furent une douzaine, dont le noyau principal était constitué de jeunes d’Esquibien. Ceux-ci entreprirent, en août 1941, le premier sabotage du canton de Pont-Croix, en coupant un câble téléphonique enterré, posé par les Allemands.

Fin 1941, certains tracts arrivant en quantité insuffisante, l’ingénieur des Ponts et Chaussées d’Audierne lui fournit une machine à écrire, usagée, pouvant être mise « hors circulation ». Yves Le Meur passa alors ses jeudi d’étudiant dans une ferme voisine, à taper la machine afin de disposer de quelques dizaines de tracts supplémentaires.

Fin 1941 ou début 1942, la Sûreté Nationale, de Rennes, descendit à Audierne. Deux anciens conseillers municipaux d’Audierne, un ancien conseiller de Pont-Croix furent arrêtés. Son groupe n’avait aucun contact avec les deux premiers, mais le dernier fait parti du groupe OS du canton. Ils furent internés au camp de concentration de Voves.

Yves le Meur figurait sur la liste des hommes dénoncés, mais l’identité de son prénom avec celui de son père, vont permettre au brigadier de gendarmerie d’Audierne, membre actif du Front National, de dévier l’enquête sur lui. Ils l’interrogèrent en ville et, après explications, le laissèrent partir. Ancien militaire, et pétainiste convaincu, il était totalement étranger aux organisations de résistance du canton. Avisé une vingtaine de minutes plus tard des opérations en cours, Yves Le Meur déménageait en hâte des kilos de tracts, et de brochures dissimulées à son domicile, qui était aussi celui de ses parents.

Durant l’année 1942, diffusion de matériel clandestin, recrutement, actes de sabotage se poursuivirent dans les cantons de Plozévet et de Pont-Croix.
À la rentrée scolaire d’octobre 1942, Yves Le Meur entra au Collège moderne de Quimperlé. Il y découvrit des patriotes qui n’étaient plus à convaincre et qui ne demandaient qu’à s’organiser. Un groupe de jeunes du Front National y fut créé. Yves Le Meur assura la liaison avec les dirigeants départementaux, et la pénétration du matériel clandestin au collège. De ce groupe sortit en octobre 1943 un groupe FTPF qui opéra dans toute la région de Quimperlé malgré le régime d’internat.

Dans les premiers jours des vacances scolaires, en juillet 1943, le responsable départemental du Front Patriotique de la Jeunesse, appelé à la direction provinciale des FTPF, le sollicita pour le remplacer dans le Finistère. Il accepta, et quitta définitivement le domicile parental vers le 15 juillet 1943 pour la clandestinité.

Tournées du département, discussions avec les responsables locaux des solutions à trouver à leurs problèmes, répartition des tracts et brochures, renforcement des FTPF par des jeunes du Front Patriotique de la Jeunesse, etc. furent le canevas de ses activités dans le dernier semestre de 1943.

Mais Yves Le Meur gardait un contact étroit avec les jeunes du canton de Pont-Croix et de Plozévet, et participa, dans leur grande majorité, avec Jean Simon, un jeune dont il a obtenu l’adhésion en août 43, à la préparation et à la réalisation d’un certain nombre d’opérations : enlèvement de titres d’alimentation dans les mairies de Plouhinec, Esquibien, Primelin, Cléden-cap-Sizun, Goulien etc. opérations punitives chez des collaborateurs, récupération de fonds pour faire vivre les réfractaires et maquisards, sabotages. La plus spectaculaire de ces actions, fut réalisée à quelques mètres de l’entrée de l’Hôtel-de-France d’Audierne, siège de la Kommandantur. La Résistance avait besoin de chaussures. Début novembre, à 7 heures du soir, Yves Le Meur, en compagnie de 8 FTPF armés seulement de deux 7,65, sortirent un par un les colis sur le trottoir et les évacuèrent promptement, quasiment aux pieds de la sentinelle allemande. Tandis que les deux camarades armés demeuraient encore cinq minutes à tenir en respect les propriétaires du magasin ficelés et bâillonnés auxquels ils ne voulaient aucun mal, ils transportèrent les colis à dos d’homme, dans une ferme du village de Trolouan, en empruntant les petites ruelles de la ville et les chemins creux. Le cuir neuf sentait si fort qu’il fallut, dès le lendemain, l’éloigner de plusieurs centaines de mètres, et l’entreposer dans une cache dans une lande au fond d’un champ. L’état major départemental des FTPF en prit livraison huit jours après pour les répartir dans le département.

Fin octobre début novembre 43, Yves Le Meur échappa de justesse à une arrestation. Alors qu’il se rendait à un rendez-vous fixé à Quimper, rue de la Tour d’Auvergne, dans le restaurant du même nom, il rencontra à une centaine de mètres du lieu de rendez-vous, le commissaire départemental aux effectifs des FTPF, qui lui fit de la main un geste impératif de rebrousser chemin. Les deux responsables départementaux du Front National venaient d’être arrêtés au rendez-vous, où une souricière leur était tendue. Le fils du restaurateur, membre du Front National, réussit à quitter le restaurant par une porte dérobée donnant sur une cour, et donna l’alerte. Les deux résistants arrêtés, Le Queguiner et Ropars, connurent la déportation.

Début décembre, s’étant aperçu qu’il était filé par des policiers, Yves Le Meur échappa une nouvelle fois à une arrestation. Mais Robert Normand, un jeune de Plouhinec, qui avait accepté de quitter sa femme pour consacrer tout son temps à la Résistance et devenir son adjoint, filé lui aussi à plusieurs reprises, se fit prendre quelques jours plus tard. Il fut fusillé le 21 avril 1944 sur les dunes de Poulguen en Penmarc’h, en même temps que Jean Simon, qui avait pris la direction des FTPF du Sud-Finistère, qui fut arrêté à Quimper en février 44, et Emmanuel Brusq, un autre jeune du groupe d’Audierne.

Quinze jours plus tard, Yves Le Meur fut muté par la Résistance à Château-Gontier en Mayenne. Mais juste avant son arrivée le réseau de résistance avait été démantelé. Personne ne l’attendait sur place. Il dut s’héberger à l’hôtel de la Courtille, où il fournit une fausse identité. Sa présence inquiétant l’entourage, dont des officiers allemands, la propriétaire le fit passer pour son neveu et le fit manger à la cuisine. Il s’y planqua un mois et demi, grâce à l’argent qu’une cousine d’Audierne lui fit parvenir, avant de revenir à Brest où l’on pensait qu’il avait été arrêté. En mai 1944 il fut envoyé à Paris pour rencontrer un responsable national du Front Patriotique de la Jeunesse, déjà connu de lui à Rennes et Redon, Paul Lasteur, « Doré » sous l’occupation. Il lui fixa la tâche de défricheur provincial des Forces Unies de la Jeunesse Patriotique (FUJP) pour les départements du Loiret, du Cher, du Loir-et-Cher et de la Nièvre, avec pour mission de rechercher et prendre contact avec les organisations regroupées dans les FUJP, afin de créer les organismes de coordination départementaux.

Mais le débarquement arriva le 6 juin. Il reçut l’ordre de se replier auprès de l’état major départemental des FTPF de la Nièvre. Il connut alors la vie des maquis « Roland ». Il accompagna l’état major départemental d’un maquis à l’autre, prit contact avec les jeunes FTPF, partagea leur vie, leurs gardes, participa avec eux à plusieurs opérations, participa à plusieurs parachutages d’armes, transport de conteneurs d’un maquis à l’autre, coordonna l’action des jeunes non-maquisards avec celle des FTPF. Et assura trois liaisons avec Paris, la dernière avec des tracts pour les quatre départements, le convoyeur ayant été arrêté.

La route libre vers Paris, il fut rappelé auprès de la direction nationale des FTPF. Il y travailla en tant que collaborateur, avant d’être sollicité pour travailler au COMAC (Comité d’action militaire, organe créé par le Comité central des mouvements de Résistance, le 1er février 1944), Commission Militaire du CNR. Il participa alors aux opérations de désarmement des maquis, et de restitution des armes. Il quitta le CNR à sa liquidation en 1946.

Utilisant les possibilités offertes à la Libération, aux jeunes qui avaient dû interrompre leurs études pour entrer dans la Résistance, il apprit le métier de dessinateur en « formation accélérée » au Cnam. Mais il n’exerça pas ce métier immédiatement. Il intégra la rédaction du journal communiste Ce Soir, où il exerça quelques temps une activité de journaliste pigiste jusqu’à la disparition du journal.

S’étant définitivement installé à Paris, Yves Le Meur s’y maria en 1947 avec Raymonde Markovitch. Ils eurent quatre enfants. Raymonde était née le 1er octobre 1926 à Paris, de parents immigrés polonais de confession juive. C’était une survivante de la rafle du Vel d’hiv des 16 et 17 juillet 1942 ; à cette époque elle avait 16 ans, et sa jeune sœur 6 ans ; alors que ses parents avaient été arrêtés, un gendarme français la fit prévenir, par la concierge, de ne pas revenir à l’appartement.

En 1946, il entra, comme dessinateur, à la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, à Montrouge, et se syndiqua à la CGT. Il y fut sanctionné le 13 mai 1948, pour avoir pris la parole le 30 avril du balcon d’un immeuble appartenant à l’entreprise, pourtant mis à la disposition des syndicats. Il fut licencié et connut plusieurs mois de chômage. Il habitait alors 163 rue de Sèvres à Paris 15ème.

Il travailla ensuite comme dessinateur-projeteur chez Nordon, puis chez Babcock. Il devint technicien puis technicien supérieur chez Heurtey, puis chez Qualiqua, où il passa ingénieur au milieu des années 1970.

Yves Le Meur fut membre de la cellule "plaisance", du Parti communiste dans le XVe arrondissement, habitant au 163 rue de Sèvres. Puis, à la cellule Jules-Vercruisse, porte de Bagnolet, dont il fut secrétaire, et membre du comité de section du PCF du 20e arrondissement de 1956 à 1966, où il milita avec le fils de Lucien Sampaix. De 1956 à 1966 ils habitaient 43 rue Duvernois, Paris 20e. Ayant déménagé à Aubervilliers (en avril 1966), il y fut membre de la cellule Henri Barbusse.

Il s’impliqua fortement dans le Mouvement de la paix, contre la guerre de Corée, d’Indochine d’Algérie et du Vietnam.

https://maitron.fr/spip.php?article152186, notice LE MEUR Yves, Marie par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 9 janvier 2014, dernière modification le 16 décembre 2015.
 
SOURCES : Archives familiales d’Yves Le Meur. — 1 640 militants du Finistère (1918-1945), d’Eugène Kerbaul, Bagnolet, 1988. – An disonj ne ket bezo ho eil sebeil, L’oubli ne sera pas leur second linceul, de Mme Yvonne Bouer-Trividic.— Pointe de Cornouaille, 1940-1944, chronique d’une région maritime bretonne durant la seconde guerre mondiale, de Jean-Jacques Doaré et Alain Le Berre, mars 2006, ISBN : 2-9624073-0-4.

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