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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 13:39
Solidaires des personnels de santé: tous à nos fenêtres à 20h pour les applaudir
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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 07:49
Gauche. Entre maires réélus et possibles reconquêtes, le PCF marque des points (Aurélien Soucheyre, L'Humanité, mardi 17 mars)
Mardi, 17 Mars, 2020
Gauche. Entre maires réélus et possibles reconquêtes, le PCF marque des points

Les communistes ont obtenu des succès dès dimanche, avec de nombreux sortants élus dès le premier tour. Si des villes emblématiques sont menacées, comme Saint-Denis et Aubervilliers, des victoires sont possibles à Bobigny et Villejuif.

 

Ils sont à l’offensive. Les élus communistes municipaux ont réalisé de très bons résultats au premier tour des élections municipales. Ceux qui font vivre au quotidien des politiques locales qui servent de bouclier aux mauvais coups portés par Emmanuel Macron ont su rassembler leur électorat le 15 mars, lors du premier tour des élections municipales. Entre un mouvement social historique sur la réforme des retraites et un scrutin hélas frappé par l’épidémie de coronavirus, les communistes n’ont pas baissé les bras, loin de là, et ont remporté d’emblée de très nombreux succès. Les maires de Montreuil, Gennevilliers, Dieppe, Martigues, Vierzon, Montataire, Saint-Amand-les-Eaux et Tarnos, entre autres, ont été réélus dès dimanche. «  Ces résultats montrent à quel point les populations comptent sur ces élus pour les défendre », mesure Pierre Lacaze, en charge des élections au PCF. Les communistes, à la tête de 651 communes pour un total de 2 870 705 citoyens entre 2014 et 2020, portent nombre d’alternatives locales depuis cent ans désormais. Des mesures phares du communisme municipal font même florès dans de nombreuses autres villes. Comme le développement des centres de santé municipaux, le soutien actif au logement social, la garantie d’un accès au sport et à la culture, ou le combat pour des cantines bio accessibles et la gratuité des transports publics, au cœur de la campagne de 2020. Autant de mesures à l’opposé de ce qu’impose Macron, qui manquent lorsqu’elles disparaissent. Même si la faible participation de dimanche appelle à la prudence, le PCF peut espérer l’emporter au second tour dans plusieurs communes perdues en 2014.

Des espoirs de reconquête

C’est notamment le cas à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le candidat communiste Abdel Sadi est arrivé en tête (37,65 %) devant Christian Bartholmé (26,38), premier adjoint UDI et candidat à la suite de la défection du maire Stéphane de Paoli pour cause de bilan calamiteux. Abdel Sadi devrait pouvoir compter sur les reports de voix du PS (11,36 %) et de la FI (6,42 %) au second tour. Les communistes peuvent aussi revenir aux responsabilités au Havre (Seine-Maritime), perdue en 1995, où Jean-Paul Lecoq affronte le premier ministre Édouard Philippe. Ils sont tout autant en situation de reconquête à Villejuif (Val-de-Marne), dans une autre ville emblématique perdue en 2014. « Et de quelle manière ! Il y avait eu une alliance hétéroclite entre la droite et les écologistes avec pour mot d’ordre ‘‘tous sauf les communistes’’. Un succès, six ans plus tard, symboliserait toute la capacité de rebond du PCF », note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Dans cette commune, Pierre Garzon est arrivé en tête de la gauche avec 26,29 %, quand le PS et EELV ont manqué de peu les 10 %. Il espère battre la droite, tout comme Magali Giovannangeli à Aubagne (Bouches-du-Rhône), ville PCF jusqu’en 2014. La communiste (24,11 %) sera la seule candidate de gauche lors d’un second tour où la droite, le centre et le RN peuvent se maintenir. Défait en 2002 à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), le PCF peut là aussi faire son retour. Le communiste Olivier Sarrabeyrouse (32,86 %) s’est imposé devant le maire UDI Laurent Rivoire (27,99 %), devant EELV (12,66 %), une liste divers gauche (11,54 %) et le PS (6,52 %).

Une foule de maires réélus dès le premier tour

C’est arrivé de partout, en provenance des différents coins de l’Hexagone : nombre de maires PCF ont été réélus dès le premier tour des municipales. Carton plein dans les Hauts-de-Seine, par exemple, avec des victoires dans les quatre villes communistes. Jacqueline Belhomme s’impose à Malakoff (64,16 %), Marie-Hélène Amiable à Bagneux (60,74 %), Patrice Leclerc à Gennevilliers (58,40 %) et Patrick Jarry à Nanterre (51,91 %). De beaux succès sont aussi enregistrés en Seine-Maritime : Nicolas Langlois est réélu à Dieppe (61,41 %), Joachim Moyse à Saint-Étienne-du-Rouvray (78,94 %), Laurent Jacques au Tréport (73 %) et Stéphane Barré à Oissel (76,71 %). « On constate dans tout le pays qu’il y a eu une prime aux maires sortants et un engouement pour les maires communistes, qui l’emportent de suite dans de nombreuses communes », apprécie Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. Dans le Nord, Alain Bocquet est élu à Saint-Amand-les-Eaux (50,96 %) et Denis Michalak à Lewarde (70,17 %). Dans le Pas-de-Calais, Bernard Baude gagne à Méricourt (68 %), une ville que l’extrême droite ciblait officiellement, et Valérie Cuvillier au Rouvroy (73,15 %). Dans les Bouches-du-Rhône, Gaby Charroux l’emporte tout aussi rapidement à Martigues (60,93 %) et Laurent Belsola à Port-de-Bouc (53,58 %). « Il y a des victoires qui ne doivent rien au hasard mais au bilan des élus sortants et à la qualité des politiques menées », assure Pierre Lacaze. Ses succès, avec souvent de très larges écarts, sont remportés aussi bien dans des villes où la participation a été basse, atour de 30 %, que haute vu le contexte, autour des 50 %. Dans le Val-de-Marne, Patrick Douet est élu à Bonneuil-sur-Marne (77,27 %), Stéphanie Daumin à Chevilly-Larue (58,82 %) et Jean-Philippe Gautrais à Fontenay-sous-Bois (57,15 %). Idem en Seine-Saint-Denis pour Patrice Bessac à Montreuil (51,34 %) et François Asensi à Tremblay-en-France (75,27 %). Une liste loin d’être exhaustive, que complètent Nicolas Sansu à Vierzon (Cher) avec 50,18 %, Jean-Marc Lespade à Tarnos (Landes) avec 68,64 %, Jean-Pierre Bosino à Montataire (Oise) avec 55,32 %, David Queiros à Saint-Martin-d’Hères (Isère) avec 53,64 %, ou encore Charlotte Blandiot-Faride à Mitry-Mory (Seine-et-Marne) avec 59,07 %. « Il y a clairement eu une prime aux sortants avec le coronavirus. C’est le cas pour tous les partis mais c’est très frappant dans les villes communistes, et cela tient aussi à la qualité des élus. C’est ce qui ressort de nos études : les habitants sont satisfaits », note Frédéric Dabi.

Les duels clés au second tour

Ils ont tout fait pour battre le communiste Philippe Bouyssou. À Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), une coalition a été montée entre EELV, le PS et la FI. Sans succès. Le maire PCF sortant a fait 48 % contre 22 % pour ses adversaires de gauche du premier tour. Le second s’annonce plus calme. Tel n’est pas le cas à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la plus peuplée des villes communiste, où le socialiste Mathieu Hanotin est en tête (35,32 %) devant le maire PCF Laurent Russier (24 %) et le maire adjoint insoumis Bally Bagayoko (18,05 %). « Il s’agirait d’une perte importante pour le PCF en cas de défaite, mais il est possible de renverser la vapeur. Il peut y avoir un effet d’entraînement pour Hanotin ou alors un effet de réaction pour Russier. Cela se jouera sans doute à quelques voix », note Frédéric Dabi. La situation est compliquée dans le même département à Aubervilliers, où la maire PCF sortante Meriem Derkaoui est arrivée troisième au premier tour (17,67 %), derrière l’UDI (25,69 %) et l’ancien adjoint Sofienne Karroumi. Un autre ancien adjoint, Jean-Jacques Karman, arrive derrière (7,43 %), tout comme le PS (13,08 %) et une liste divers gauche (15,77 %). « Les divisions à gauche, c’est toujours le pire et l’accident assuré », note Frédéric Dabi. Autres duels clés : le maire PCF d’Échirolles (Isère), Renzo Sulli (30,37 %), doit affronter le RN d’Alexis Jolly (19,82 %). Le maire communiste Christian Fautré (34,92 %) est opposé à la droite de Laurent Jeanne (39,76 %) à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).

Aurélien Soucheyre

Au moins 135 Maires PCF ont été élus ou réélus hier soir dès le premier tour :

-Contes (06) : Francis Tujague (PCF) réélu avec 81,59% des voix
- Port-de-Bouc (13) : Laurent Belsola (PCF) élu 53,56% des voix dès le premier tour
- Unieux (42) : Christophe Faverjon (PCF) réélu avec 60,7% des voix
- Martigues (13) : Gaby Charroux (PCF) réélu avec 60,93% des voix
- Dieppe (76) : Nicolas Langlois (PCF) réélu maire avec 61,4% des voix
- Vierzon (18) : Nicolas Sansu (PCF) réélu avec 50,12% des voix
- Chalette-sur-Loing (45) : Franck Demaumont (PCF) réélu avec 54.36% des voix
- Avesnes-les-Auber (59) : Alexandre Basquin (PCF) réélu avec 80,77% des voix
- Talange (57) : Patrick Abate (PCF) réélu avec 91,56 % des voix
- Algrange (57) : Patrick Peron (PCF) réélu avec 51,15 % des voix
- Le Rove (13) : Georges Rosso (PCF) réélu avec 79,24% des voix
- Saran (45) : Maryvonne Hautin (PCF) réélue avec 65,13% des voix
- Tarnos (40) : Jean-Marc Lespade (PCF) réélu avec 68,64% des voix
- Septèmes-les-vallons (13) : André Molino (PCF) réélu avec 80,54% des voix
- Cabestany (66) : Jean Vila (PCF) réélu avec 58,9% des voix
- Riom ès Montagne (15) : François Boisset réélu avec 55,78% des voix
- Les Mées (04) : Gérard Paul (PCF) réélu avec 51,43% des voix
- Saint-Martin-d'Hères (38) : David Queiros (PCF) réėlu avec 53,64% des voix
- Ploufragan (22) : Rémy Moulin (PCF) réélu avec 66,88% des voix
- Méricourt (62) : Bernard Baude (PCF) réélu avec 68,51% des voix
- Avion (62) : Jean-Marc Tellier (PCF) réélu avec 100% des voix
- Roeulx (59) : Charles Lemoine (PCF) réélu avec 100% des voix
- Aulnoye-Aymeries (59) : Bernard Baudoux (PCF) réélu avec 69,52 % des voix
- Thourotte (60) : Patrice Carvalho (PCF) réélu avec 74,08% des voix
- Alénya (66) : Jean-André Magdalou (PCF) réélu avec 100% des voix
- Roquevaire (13) : Yves Mesnard (app-PCF) réélu avec 53,25% des voix
- Allonnes (72) : Gilles Leproust (PCF) réélu avec 53.80% des voix
- Louvroil (59) : Giuseppe "Pino" Ascone (PCF) réélu avec 68,98% des voix
- La Ricamarie (42) : Cyrille Bonnefoy (PCF) réélu avec 62,55 % des voix
- Saint Etienne du Rouveray (76) : Joachim Moyse (PCF) réélu avec 78,94% des voix
- Contes (06) : Francis Tujague (PCF) réélu avec 81,59% des voix
- Bilia (20) : Michel Tramoni (PCF) réélu avec 100% des voix
- Saint Amand les Eaux (59) : Alain Bocquet (PCF) réélu avec 50,96 % des voix
- Boussois (59) : Jean-Claude Maret (PCF) réélu avec 57,16% des voix
- Boulazac-Isle-Manoire (24) : Jacques Auzou (PCF) réélu avec 61,11% des voix
- Le Cheylas (38) : Roger Cohard (PCF) réélu avec 100% des voix
- Salaise-sur-Sanne (38) : Gilles Vial (PCF) réélu avec 69,42% des voix
- Trélissac (24) : Francis Colbac (PCF) réélu avec 56,01% des voix
- Mitry-Mory (77), Charlotte Blandiot-Faride (PCF) réélue avec 59,08% des voix
- Montreuil (93) : Patrice Bessac (PCF) réélu avec 51,35% des voix
- Gennevilliers (92) : Patrice Leclerc (PCF) réélu avec 58,40% des voix
- Malakoff (92) : Jacqueline Belhomme (PCF) réélue avec 64.17% des voix
- Nanterre (92) : Patrick Jarry (app-PCF) réélu avec 51,91% des voix
- Bagneux (92) : Marie Hélène Amiable (PCF) réélue avec 60,74% des voix
- Auzat la Combelle (63) : George Tenet (PCF) réélu avec 100% des voix
- Fleury-Mérogis (91) : Olivier Corzani (PCF) réélu avec 79,72% des voix
- Briis-sous-Forges (91) : Emmanuel Dassa (PCF) réélu avec 67,36% des voix
- Grigny (91) : Philippe Rio (PCF) réélu avec 50,34% des voix
- Fosses (95) : Pierre Barros (PCF) réélu avec 62,45% des voix
- Marly-la-ville (95) : André Specq (app-PCF) réélu avec 100% des voix
- Pierrelaye (95) : Michel Vallade (PCF) réélu avec 64,90% des voix
- Quincy-Voisins (77) : Chantal KACI (app-PCF) réélue avec 65,83% des voix
- Bonneuil-sur-Marne (94) : Patrick Douet (PCF) réélu avec 77,28% des voix
- Chevilly-Larue (94) : Stéphanie Daumin (PCF) réélue avec 59,20% des voix
- Fontenay-sous-Bois (94) : Jean-Philippe Gautrais (app-PCF) réélu avec 57,15 % des voix
- La Courneuve (93) : Gilles Poux (PCF) réélu avec 64,42% des voix
- Stains (93) : Azzédine TAÏBI (PCF) réélu avec 57,88% des voix
- Tremblay-en-France (93) : François Assensi (PCF) réélu avec 75,26% des voix
- Blanzat (63) : Richard Bert (PCF) réélu avec 52,06 % des voix
- Saint Etienne au Mont (62) : Brigitte Passebosc (PCF) réélue avec 62,82% des voix
- Le Treport (76) : Laurent Jacques (PCF) réélu avec 72,99% des voix
- Gonfreville-l'Orcher (76) : Alban Bruneau (PCF) réélu avec 100% des voix
- Bourbon-l’Archambault (03) : Jacky Bélien (PCF) élu avec 68,46 % des voix
- Ygrande (03) : Pierre Thomas (PCF) réélu avec 100% des voix
- Trelissac (24) : Francis Colbac (PCF) réélu avec 56,01% des voix
- Brionne (27) : Valéry Beuriot (PCF) réélue avec 70,19% des voix
- Harfleur (76) : Christine Morel (PCF) réélue avec 59.06% des voix
- Villorceau (45) : Daniel Thouvenin (PCF) réélu avec 66,67% des voix
- Darvoy (45) : Marc Brynhole (PCF) élu avec 100% des voix
- Soues (65) : Roger Lescoute (PCF) réélu avec 100% des voix
- Estagel (66) : Roger Ferrer (PCF) réélu avec 58,46% des voix
- Pont-Péan (35) : Michel Demolder (PCF) élu avec 51.49% des voix
- La Grand Combes (30) : Patrick Malavieille (PCF) réélu avec 69,75% des voix
- La Salvetat Saint Gilles (31) : François Arderiu (app-PCF) élu avec 80,20% des voix
- Saint Hilaire (31) : André Morere (PCF) réélu avec 100% des voix
- Boussan (31) : Alain Boube (PCF) réélu avec 96,16% des voix
- Neuville-sur-Saône (69) : Eric Bellot (PCF) élu avec 53,42% des voix
- Magnanville (78) : Michel LEBOUC (PCF) réélu avec 50,96% des voix
- Compans (77) : Joël Marion (PCF) réélu avec 100% des voix
- Varennes-sur-Seine (77) : José Ruiz (PCF) réélu avec 80,84% des voix

- Saint-Martin-de-Valgalgues (30) : Claude Cerpedes (PCF) réélu avec 71,04% des voix
- Cendras (30) : Sylvain André (PCF) réélu avec 100% des voix
- Laval Pradel (30) : Joseph Barba (PCF) réélu avec 100% des voix
- Saint-Florent-sur-Auzonnet (30) : Jean-Pierre Beauclair (app-PCF) réélu avec 74% des voix
- Sauveterre (30) : Jacques Demanse (PCF) réélu avec 53% des voix
- Les Mages (30) : Alain Giovinazzo (PCF) réélu avec 86% des voix
- Rousson (30) : Ghislain Chassary (PCF) réélu avec 100% des voix
- Saint-Julien-les-Rosiers (30) : Serge Bord (PCF) réélu avec 67% des voix
- Barjac (30) : Édouard Chaulet (PCF) réélu avec 100% des voix
- Le Martinet (30) : Michel Mercier (PCF) réélu avec 100% des voix
- Mont-Saint-Martin (54) : Serge DE CARLI (PCF) réélu avec 65,02% des voix
- Saulnes (54) : Adrien Zolfo (PCF) réélu avec 100% des voix
- Hussigny-Godbrange (54) : Laurent RIGHI (PCF) réélu avec 100% des voix
- Aumetz (57) : Gilles DESTREMONT (app-PCF) réélu avec 67,38% des voix
- Joudreville (54) : Jean-Marc LEON (PCF) réélu avec 67,18% des voix
- Knutange (57) : FRabrice CERBAI (PCF) réélu avec 74,82% des voix
- Jœuf (54) : André Corzani (PCF) réélu avec 69,17% des voix
- Conflans-en-Jarnisy (54) : Alain Lemey (PCF) réélu avec 70,13% des voix
- Jarny (54) : Jacky Zanardo (PCF) réélu avec 100% des voix
- Blénod-lès-Pont-à-Mousson (54) : Bernard Bertelle (PCF) réélu avec 79,51% des voix
- Vendres (34) : Jean Pierre Perez (PCF) réélu avec 6069% des voix
- Montréjeau (31) : Eric Miquel (app-PCF) réélu avec 68,75% des voix
- Saint-Pierre-d'Aurillac (33) : Stéphane Denoyelle (PCF) réélu avec 100% des voix
- Mornac (16) : Francis Laurent (PCF) réélu avec 85,76% des voix
- Queaux (86) : Gisèle Jean (app-PCF) réélue
- Desertines (03) : Christian Sanvoisin (PCF) réélu avec 77,74% des voix
- Beaulon (03) : Alain Lognon (PCF) réélu avec 100% des voix
- Camon (80) : Jean Claude Renaux (PCF) réélu avec 86,39% des voix
- Breuil-le-Sec (60) : Denis Dupuis (PCF) réélu avec 77,76% des voix
- Montataire (60) : Jean Pierre Bosino (PCF) réélu avec 55;32% des voix
- Saint-Maximin (60) : Serge Macudzinski (PCF) réélu avec 62,25% des voix
- Alizay (76) : Arnaud Levitre (PCF) réélu avec 100% des voix
- Oissel (76) : Stéphane Barre (PCF) réélu avec 76,71% des voix
- Le Houlme (76) : Daneil Grenier (PCF) réélu avec 67,51% des voix
- Woincourt (76) : Arnaud Petit (PCF) réélu avec 100% des voix
- Anstaing (59) : Etienne Dumoulin (app-PCF) réélu avec 100% des voix
- Flines-lez-Raches (59) : Annie Goupil (PCF) réélue avec 65,34% des voix
- Lewarde (59) : Denis Michalak (PCF) élu avec 70,17% des voix
- Bruille-lez-Marchiennes (59) : Jean Jacques Candelier (PCF) réélu avec 72,75% des voix
- Escautpont (59) : Joëlle Legrand (PCF) élu avec 100% des voix
- Raismes (59) : Aymeric Robin (PCF) réélu avec 64,66% des voix
- Trith-Saint-Léger (59) : Dominique Savary (PCF) élu avec 52,16% des voix
- Prouvy (59) : Isabelle Choain (PCF) réélu avec 74,88% des voix
- Thiant (59) : Jean Marie Lecerf (PCF) réélu avec 63,93% des voix
- Lieu-Saint-Amand (59) : Jean Michel Denhez (PCF) réélu avec 100% des voix
- Neuville-sur-Escaut (59) : Pascal Jean (PCF) réélu avec 68,12% des voix
- Bachant (59) : David Zelani (PCF) réélu avec 65,55% des voix
- Drocourt (62) : Bernard Czerwinski (PCF) réélu avec 62,76% des voix
- Rouvroy (62) : Valérie Cuvillier (PCF) réélue avec 73,16% des voix
- Sallaumines (62) : Christian Pedowski (PCF) réélu avec 69,22% des voix
- Angres (62) : Maryse Roger (PCF) réélue avec 100% des voix
- Grenay (62) : Christian Champire (PCF) réélu avec 100% des voix
- Contes (62) : Francis Tujague (PCF) réélu avec 81,59% des voix
- Saint-Étienne-au-Mont (62) : Brigitte Passebosc (PCF) réélue avec 62,82% des voix

Bilan (provisoire) : 135 maires PCF (dont 11 apparenté.e.s) élus/réélus à l'issue du premier tour.

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 15:22
Notre pays connaît une crise sanitaire majeure (Déclaration du Parti communiste français- 16 mars 2020)

Déclaration du Parti communiste français- 16 mars 2020
 

Notre pays connaît une crise sanitaire majeure.


La priorité doit être la mobilisation de la nation tout entière contre la pandémie et pour la protection de nos concitoyennes et concitoyens.
Cela exige des mesures exceptionnelles. Les communistes entendent y prendre toute leur part.
Au vu des recommandations des autorités sanitaires et des professionnels de santé, le report du second tour des élections municipales est aujourd'hui incontournable. Cela doit, naturellement, se faire dans le respect du vote démocratique des électrices et électeurs, et des résultats acquis lors du premier tour, ce dimanche 15 mars.
Comme ils l'ont toujours fait dans l'histoire lorsque l'essentiel était en jeu, les communistes et leurs élus se mettent à la disposition du pays. Pour contribuer à prendre toutes les mesures d'urgence sanitaire et économique qui s'imposent. Pour construire avec les citoyennes et les citoyens les solidarités indispensables pour faire face à la menace. Pour aider les professionnels de la santé et les agents du service public dans leurs missions essentielles.
Pour cela, les communes et leurs 500 000 élus locaux seront en première ligne et joueront un rôle
important.
Partout, dans les heures qui viennent, les instances nationales, départementales et locales du PCF vont se concerter et prendre les dispositions exceptionnelles leur permettant de s'engager pleinement dans ce combat vital pour la France, pour l'humain, pour la planète.
Le Parti communiste français propose, dans cet esprit, que se mette sans délai en place une instance, un Comité d'urgence nationale, où les forces politiques ainsi que les organisations syndicales et professionnelles se retrouveront. Car la gravité de la situation impose la transparence totale avec l'ensemble des forces vives du pays. Le Parlement doit aussi être réuni, sous des formes à définir, pour prendre les décisions exceptionnelles que la situation exigera.
Dans les prochaines heures, le Parti communiste français contribuera à cette action commune en soumettant à la discussion ses propositions pour triompher de cette crise.

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 07:55
Premier tour des élections municipales : déclaration du Parti communiste français

Premier tour des élections municipales : déclaration du Parti communiste français

Le premier tour de ces élections municipales s'est tenu dans la situation exceptionnelle de la crise sanitaire du coronavirus.

Cela a évidemment pesé sur une abstention qui, à plus de 54%, s'avère historique.

Il faut, dans ce contexte particulièrement difficile, saluer l'engagement des élus municipaux et des personnels communaux, qui ont permis la continuité de cet exercice démocratique essentiel.

Cet engagement constitue un atout pour la mobilisation de toute la nation et pour la construction des solidarités populaires indispensables face à la menace pesant sur le pays.

La priorité est à l'amplification de la mobilisation nationale contre la pandémie.

Il appartient dans ce cadre à l'exécutif d'informer, sur la base des estimations des autorités sanitaires, sur l'évolution de la pandémie, et sur les conditions dans lesquelles les opérations de vote du second tour pourront ou non se tenir.

Parce que l'implication de chacun et chacune va être indispensable, les décisions à prendre ne peuvent relever du seul président de la République et de son gouvernement. Elles doivent être prises en concertation avec les partis représentés au Parlement, qui doivent être prochainement réunis.

Au-delà, les premiers résultats du scrutin font apparaître la bonne tenue des listes de large rassemblement à gauche, et tout particulièrement de celles que conduisent des communistes.

Ainsi, à cette heure, alors que l'on ne connaît pas encore tous les résultats, sont notamment remportées au premier tour des villes comme Montreuil-sous-Bois, Stains, Fontenay-sous-Bois, Bonneuil, Nanterre, Gennevilliers, Martigues, Vierzon, Dieppe, Tarnos, Saint-Amand-les-Eaux, Avion etc.

Au Havre, le Premier ministre subit la sanction de la politique de casse sociale et de régression démocratique de son gouvernement. Il perd 8 points sur son résultat de 2014, Jean-Paul Lecocq obtenant face à lui le score de 35 %.

Le Parti communiste français y voit une invitation à défendre les communes, pilier de notre République, et à consolider les politiques publiques qui font de celles-ci des laboratoires de progrès social et écologique au quotidien.

Plus que jamais, l 'humain et la planète doivent être au cœur des politiques à mettre en œuvre pour répondre aux attentes des Françaises et des Français.

Ce soir, les communistes et leurs élus sont mobilisés pour poursuive la bataille engagée pour le premier tour de ces municipales. Partout où c'est possible, ils appellent au plus large rassemblement des forces de gauche et écologistes pour l'emporter face aux listes soutenues par le gouvernement, la droite et l'extrême droite.


Paris 15 mars 2020
Parti communiste français
 
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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 07:54
Lundi, 16 Mars, 2020 - L'Humanité
Municipales : Un premier tour très positif pour les communistes

Les maires PCF de Montreuil, Gennevilliers, Dieppe, Martigues, Vierzon, Montataire, Saint-Amand-les-Eaux et Tarnos ont, notamment, été réélus dès hier.

L'issue du scrutin a été bonne pour les candidats du PCF. Nicolas Langlois a été réélu maire de Dieppe dès le premier tour (61,41 %), et Joachim Moyse s’impose (78,94 %) à Saint-Étienne-du-Rouvray. Toujours en Seine-Maritime, le PCF l’emporte à Gonfreville-l’Orcher et au Tréport (73 %). Au Havre, le député Jean-Paul Lecoq (35,87 %) se qualifie pour un second tour qui s’annonce serré face au premier ministre, Édouard Philippe (43,59 %). « Les premiers retours sont très positifs. Ils confortent pour l’instant les maires communistes. Ces résultats montrent à quel point les populations comptent sur ces élus pour les défendre, y compris dans un contexte bouleversé par l’épidémie de coronavirus », mesure Pierre Lacaze, chargé des élections au PCF.

Gaby Charroux a été élu, lui aussi, dès le premier tour à Martigues (60,93 %). Dans les Bouches-du-Rhône, Laurent Belsola s’impose à Port-de-Bouc (53,58 %), et les communistes sont largement réélus au Rove et à Ensuès-la-Redonne. « Il faudra par contre un second tour à Arles, où Patrick de Carolis (26,41 %) est devant la liste PCF (21,16 %) », pointe Pierre Lacaze. Tout comme à Aubagne, où le PCF (24,11 %) arrive en tête de la gauche dans une ville perdue en 2014. Ou encore à Gardanne, où la liste PCF fait la course en tête avec 23,78 % des suffrages malgré les divisions locales.

Le communiste Nicolas Sansu est élu au premier tour à Vierzon (Cher) avec 50,18 %, tout comme Jean-Marc Lespade à Tarnos (Landes) avec 68,64 %, Jean-Pierre Bosino à Montataire (Oise) avec 55,32 %, Christophe Faverjon à Unieux (Loire) avec 60,7 %. Dans la banlieue rouge de Grenoble, David Queiros passe au premier tour à Saint-Martin-d’Hères (53,64 %) mais Renzo Sulli (30,36 %) ira au second tour à Échirolles contre le RN conduit par Alexis Jolly (19,82 %). « Le PCF résiste bien au RN dans le Nord et le Pas-de-Calais », apprécie Pierre Lacaze, avec la réélection dès le premier tour de Jean-Jacques Candelier (72,75 %) à Bruille-lez-Marchiennes et un succès à Lewarde pour Denis Michalak (70,17 %). Toujours dans le Nord, Alain Bocquet est élu à Saint-Amand-les-Eaux (50,96 %). Dans le Pas-de-Calais, le PCF l’emporte à Avion. Et aussi à Méricourt avec Bernard Baude (68 %), dans une ville que l’extrême droite ciblait officiellement. Valérie Cuvillier s’impose au Rouvroy (73,15 %). Dans le Loiret, les communistes sont réélus à Saran (65,13 %) et Chalette-sur-Loing (54,36 %), et la maire Michèle Picard (28,37 %) se qualifie pour le second tour à Vénissieux (Rhône).

En Île-de-France, enfin, les quatre villes communistes des Hauts-de-Seine le restent, avec des victoires pour Patrice Leclerc à Gennevilliers (58,40 %), Patrick Jarry à Nanterre (51,91 %), Jacqueline Belhomme à Malakoff (64,16 %), et Marie-Hélène Amiable à Bagneux (60,74 %). Dans le Val-de-Marne, seul département à direction communiste, le maire PCF d’Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou, obtient 48,65 % devant la coalition EELV-PS-FI à 22,10 % et Jean-Claude Kennedy 46 % à Vitry-sur-Seine (51 %). Et Patrick Douet (77,27 %) s'impose à Bonneuil-sur-Marne. En revanche, la droite (39,76 %) arrive en tête à Champigny-sur-Marne.

Dans les deux villes PCF de plus 100 000 habitants, situées en Seine-Saint-Denis, les communistes l’emportent dès le premier tour à Montreuil (51,34 %), quand le second sera déterminant à Saint-Denis où le maire sortant Laurent Russier (24 %) est derrière le PS (35,31 %) et devant la FI (18,04 %). La droite est, par contre, en tête à Aubervilliers, avec 25,69 %. À Bagnolet, la liste PS (30,78 %) est devant la liste PCF-FI (22,17 %). À Stains, le maire PCF Azzedine Taïbi a été élu au premier tour (57,88 %). Les communistes peuvent nourrir des espoirs de reconquête à Bobigny (37,65 %), Saint-Ouen (la liste conduite par Denis Vemclefs emporte 18,78 % des suffrages exprimés, derrière la droite, 25,65 %, et les socialistes, 24,34 %), Romainville (26,11 % pour la liste conduite par Vincent Pruvost) et Noisy-le-Sec, où Olivier Sarrabeyrouse sort en tête du scrutin (32,85 %). Ils s’imposent à Mitry-Mory (Seine-et-Marne), où la maire sortante, Charlotte Blandiot-Faride est réélue (59,07 %).

Aurélien Soucheyre
***

Article de Nicolas Maury

A l'issue du premier tour des élections municipales, le Parti communiste a remporté plus de mairie que le Rassemblement national (RN), que EELV et que LREM. A cette heure, le PCF a été élu/réélu dans 76 communes (liste incomplète du fait qu'elle ne tient pas compte des résultats dans les communes de moins de 1000 habitant.e.s et de la difficulté à lire les étiquettes politiques dans les communes de moins de 3500 habitant.e.s)

https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/

 
Le Rassemblement national n'est parvenu qu'à faire réélire certains de ses maires sortants (Hénin-Beaumont, Fréjus, Beaucaire, Villers-Cotterêts et Hayange). Il ne remporte aucune villes/commune supplémentaire malgré ses bons scores notamment à Perpignan, où Louis Aliot (35,6%) peut espérer s'emparer de la capitale de la Catalogne Nord au second tour. Et est en capacité de perdre deux mairies : Le Luc (Var) et Mantes-la-Ville (Yvelines). A Béziers, le maire soutenu par le RN, Robert Ménard a fait 68%.

EELV et les écologistes ont remporté de bons scores dans les grandes villes (Lyon, Besançon, Strasbourg. Bordeaux, Grenoble ...), mais ne confirment que peut d'élections/réélections lors de ce premier tour.

LREM, sans tenir compte des soutiens envoyés à des candidats PS ou LR, ne parvient pas à s'imposer dans le paysage municipal. Le parti des marcheurs doit se contenter de scores si modestes, entre 13% et 17% dans le meilleur des cas, qu’il ne peut prétendre qu’à une poignée d’élus d’opposition. Même au Havre le premier ministre est menacé pour le second tour.

 

 
🔻 Liste des maires communistes élus/réélus dès le premier tour (communes de plus de 1000 habitant.e.s) :

- Port-de-Bouc (13) : Laurent Belsola (PCF) élu 53,56% des voix dès le premier tour
- Unieux (42) : Christophe Faverjon (PCF) réélu avec 60,7% des voix
- Martigues (13) : Gaby Charroux (PCF) réélu avec 60,93% des voix
- Dieppe (76) : Nicolas Langlois (PCF) réélu maire avec 61,4% des voix
- Vierzon (18) : Nicolas Sansu (PCF) réélu avec 50,12% des voix
- Chalette-sur-Loing (45) : Franck Demaumont (PCF) réélu avec 54.36% des voix
- Avesnes-les-Auber (59) : Alexandre Basquin (PCF) réélu avec 80,77% des voix
- Talange (57) : Patrick Abate (PCF) réélu avec 91,56 % des voix
- Algrange (57) : Patrick Peron (PCF) réélu avec 51,15 % des voix
- Le Rove (13) : Georges Rosso (PCF) réélu avec 79,24% des voix
- Saran (45) : Maryvonne Hautin (PCF) réélue avec 65,13% des voix
- Tarnos (40) : Jean-Marc Lespade (PCF) réélu avec 68,64% des voix
- Septèmes-les-vallons (13) : André Molino (PCF) réélu avec 80,54% des voix
- Cabestany (66) : Jean Vila (PCF) réélu avec 58,9% des voix
- Riom ès Montagne (15) : François Boisset réélu avec 55,78% des voix
- Les Mées (04) : Gérard Paul (PCF) réélu avec 51,43% des voix
- Saint-Martin-d'Hères (38) : David Queiros (PCF) réėlu avec 53,64% des voix
- Ploufragan (22) : Rémy Moulin (PCF) réélu avec 66,88% des voix
- Méricourt (62) : Bernard Baude (PCF) réélu avec 68,51% des voix
- Avion (62) : Jean-Marc Tellier (PCF) réélu avec 100% des voix
- Roeulx (59) : Charles Lemoine (PCF) réélu avec 100% des voix
- Aulnoye-Aymeries (59) : Bernard Baudoux (PCF) réélu avec 69,52 % des voix
- Thourotte (60) : Patrice Carvalho (PCF) réélu avec 74,08% des voix
- Alénya (66) : Jean-André Magdalou (PCF) réélu avec 100% des voix
- Roquevaire (13) : Yves Mesnard (app-PCF) réélu avec 53,25% des voix
- Allonnes (72) : Gilles Leproust (PCF) réélu avec 53.80% des voix
- Louvroil (59) : Giuseppe "Pino" Ascone (PCF) réélu avec 68,98% des voix
- La Ricamarie (42) : Cyrille Bonnefoy (PCF) réélu avec 62,55 % des voix
- Saint Etienne du Rouveray (76) : Joachim Moyse (PCF) réélu avec 78,94% des voix
- Contes (06) : Francis Tujague (PCF) réélu avec 81,59% des voix
- Bilia (20) : Michel Tramoni (PCF) réélu avec 100% des voix
- Saint Amand les Eaux (59) : Alain Bocquet (PCF) réélu avec 50,96 % des voix
- Boussois (59) : Jean-Claude Maret (PCF) réélu avec 57,16% des voix
- Boulazac-Isle-Manoire (24) : Jacques Auzou (PCF) réélu avec 61,11% des voix
- Le Cheylas (38) : Roger Cohard (PCF) réélu avec 100% des voix
- Salaise-sur-Sanne (38) : Gilles Vial (PCF) réélu avec 69,42% des voix
- Trélissac (24) : Francis Colbac (PCF) réélu avec 56,01% des voix
- Mitry-Mory (77), Charlotte Blandiot-Faride (PCF) réélue avec 59,08% des voix
- Montreuil (93) : Patrice Bessac (PCF) réélu avec 51,35% des voix
- Gennevilliers (92) : Patrice Leclerc (PCF) réélu avec 58,40% des voix
- Malakoff (92) : Jacqueline Belhomme (PCF) réélue avec 64.17% des voix
- Nanterre (92) : Patrick Jarry (app-PCF) réélu avec 51,91% des voix
- Bagneux (92) : Marie Hélène Amiable (PCF) réélue avec 60,74% des voix
- Auzat la Combelle (63) : George Tenet (PCF) réélu avec 100% des voix
- Fleury-Mérogis (91) : Olivier Corzani (PCF) réélu avec 79,72% des voix
- Briis-sous-Forges (91) : Emmanuel Dassa (PCF) réélu avec 67,36% des voix
- Grigny (91) : Philippe Rio (PCF) réélu avec 50,34% des voix
- Fosses (95) : Pierre Barros (PCF) réélu avec 62,45% des voix
- Marly-la-ville (95) : André Specq (app-PCF) réélu avec 100% des voix
- Pierrelaye (95) : Michel Vallade (PCF) réélu avec 64,90% des voix
- Quincy-Voisins (77) : Chantal KACI (app-PCF) réélue avec 65,83% des voix
- Bonneuil-sur-Marne (94) : Patrick Douet (PCF) réélu avec 77,28% des voix
- Chevilly-Larue (94) : Stéphanie Daumin (PCF) réélue avec 59,20% des voix
- Fontenay-sous-Bois (94) : Jean-Philippe Gautrais (app-PCF) réélu avec 57,15 % des voix
- La Courneuve (93) : Gilles Poux (PCF) réélu avec 64,42% des voix
- Stains (93) : Azzédine TAÏBI (PCF) réélu avec 57,88% des voix
- Tremblay-en-France (93) : François Assensi (PCF) réélu avec 75,26% des voix
- Blanzat (63) : Richard Bert (PCF) réélu avec 52,06 % des voix
- Saint Etienne au Mont (62) : Brigitte Passebosc (PCF) réélue avec 62,82% des voix
- Le Treport (76) : Laurent Jacques (PCF) réélu avec 72,99% des voix
- Gonfreville-l'Orcher (76) : Alban Bruneau (PCF) réélu avec 100% des voix
- Bourbon-l’Archambault (03) : Jacky Bélien (PCF) élu avec 68,46 % des voix
- Ygrande (03) : Pierre Thomas (PCF) réélu avec 100% des voix
- Trelissac (24) : Francis Colbac (PCF) réélu avec 56,01% des voix
- Brionne (27) : Valéry Beuriot (PCF) réélue avec 70,19% des voix
- Harfleur (76) : Christine Morel (PCF) réélue avec 59.06% des voix
- Villorceau (45) : Daniel Thouvenin (PCF) réélu avec 66,67% des voix
- Darvoy (45) : Marc Brynhole (PCF) élu avec 100% des voix
- Soues (65) : Roger Lescoute (PCF) réélu avec 100% des voix
- Estagel (66) : Roger Ferrer (PCF) réélu avec 58,46% des voix
- Pont-Péan (35) : Michel Demolder (PCF) élu avec 51.49% des voix
- La Grand Combes (30) : Patrick Malavieille (PCF) réélu avec 69,75% des voix
- La Salvetat Saint Gilles (31) : François Arderiu (app-PCF) élu avec 80,20% des voix
- Saint Hilaire (31) : André Morere (PCF) réélu avec 100% des voix
- Boussan (31) : Alain Boube (PCF) réélu avec 96,16% des voix
- Neuville-sur-Saône (69) : Eric Bellot (PCF) élu avec 53,42% des voix
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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 06:50
Coronavirus/Macron : réaction de Fabien Roussel

L'heure est à la mobilisation nationale pour délivrer la réponse la plus efficace face à la crise sanitaire et à la crise économique exceptionnelles que nous affrontons.

Les flottements de ces dernières heures sur les décisions à prendre ne doivent pas fragiliser la capacité d'action de l'État.

Les annonces du Président de la République supposent aussi des engagements précis que les services publics, notamment ceux de la santé, attendent depuis longtemps ! Les annonces de ce soir impliquent donc de remettre en cause les politiques d'austérité.

La fermeture des établissements scolaires et universitaires ou le report des soins non essentiels ne pouvaient plus être différés. Mais aucun engagement précis n'est annoncé en moyens humains et financiers concernant la crise sanitaire contrairement à d'autres pays comme l'Italie ou le Royaume uni qui ont annoncé mobiliser plusieurs dizaines de milliards d'euros. Et aucune mesure structurelle n'est engagée sur le plan économique.

Coordonner et financer la réponse sanitaire

Notre système de santé public, déjà sous tension, a besoin de moyens pour protéger ses personnels et pour élargir ses capacités d'accueil des patients atteints de coronavirus. Le Président de la République annonce qu'il prendra les mesures nécessaires « quoi qu'il en coûte ». Aux actes ! Les personnels de santé sonnent l'alarme depuis des mois ! De même, dans encore beaucoup de territoires, les médecins et les infirmières libéraux, les personnels de secours comme les pompiers, les laboratoires sont en attente du matériel tel que les masques pour se protéger et protéger les patients ou pour réaliser les tests épidémiologiques. La puissance publique doit demander aux hôpitaux privés de se mettre à la disposition de la nation.

Des mesures structurelles fortes pour faire face à la crise économique

Une crise financière historique, elle aussi d'ampleur mondiale, est en cours. La crise sanitaire en est le catalyseur et non la cause. Ce sont les politiques monétaires et néolibérales qui en sont les principaux déclencheurs. Si des mesures de soutien et d'accompagnement des entreprises et des salariés doivent être mises en place rapidement, il faut donc aussi revoir les règles d'intervention de la BCE pour que les sommes débloquées soutiennent l'économie réelle et non la spéculation financière. Le « Pacte de stabilité » budgétaire européen doit être abandonné. Les secteurs stratégiques du pays doivent être protégés. Nous demandons enfin le report de la réforme de l'assurance chômage dont l'entrée en application est prévue pour le 1er avril.

 

 

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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 15:54

 

Le Premier ministre a annoncé samedi en fin de d’après-midi le recours au 49.3 pour le projet de loi sur les retraites, privant ainsi la représentation nationale d’un vote sur un texte présenté par Emmanuel Macron et le gouvernement comme la « reine des réformes du quinquennat ». L’opération a été préparée en loucedé lors d’un Conseil des ministres extraordinaire consacré, le matin même, au Coronavirus.

 

 

 

Pour faire oublier la fièvre parlementaire sur la réforme des retraites et passer à autre chose, le pouvoir a manœuvré avec cynisme en profitant de l’inquiétude des Français vis-à-vis d’un risque d’épidémie (voir plus bas). Le pouvoir mise sur un basculement de l’opinion publique du dossier des retraites à celui du Coronavirus.

À quinze jours des élections municipales, il ne voulait pas faire durer le supplice. Comme cela avait déjà été le cas lors de l’examen du projet de loi en commission spéciale, le débat dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale au cours des 12 derniers jours a de nouveau fait la démonstration de l’incapacité du gouvernement et de sa majorité parlementaire à apporter des réponses précises à des questions portant sur l’avenir des retraites. Certains sujets ont même tourné à un véritable fiasco pour le pouvoir. Un exemple parmi tant d’autres : comment va évoluer la valeur du point ? Réponse : par une indexation sur un index… qui n’existe pas, qui reste à créer de l’aveu même du ministre ! On pourrait multiplier les exemples : sur la pénibilité (bravo aux députés communistes pour avoir si bien parlé des métiers où les salariés n’ont vraiment pas envie d’avoir le « loisir de se tuer à la tâche », sur le financement de la période de transition, sur la situation faite aux femmes, sur les inégalités entre générations, sur l’espérance de vie en bonne santé et l’âge pivot... Le seul élément gravé dans le marbre est la règle d’or de « l’équilibre financier », avec une baisse du financement et de la part de la richesse nationale consacrée aux retraites. Malgré des mois et des mois de « concertation », de pédagogie, le pouvoir n’a pas réussi à convaincre de la nécessité, et encore moins des bienfaits ou de la justice de sa réforme du système de retraites. En s’attaquant au cœur du pacte social, Emmanuel Macron et le gouvernement ont en fait ouvert un débat de fond portant sur le choix de société (quel travail, quelle vie après le travail, la solidarité entre les générations, le financement de notre protection sociale, les inégalités).

Aujourd’hui, malgré les départs successifs de députés macronistes (un sénateur des Bouches-du- Rhône vient d’annoncer son départ du groupe au Sénat et des députés sont à la manœuvre pour constituer un nouveau groupe au Palais Bourbon), le pouvoir dispose toujours d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Le 49.3 est donc utilisé contre les oppositions et la démocratie parlementaire, pour mettre fin au débat sur le fond, comme cela avait été le cas pour les travaux de la commission spéciale, et pour mettre un terme à ce spectacle catastrophique pour le pouvoir d’une majorité dos au mur, incapable de défendre sa réforme, confrontée à une opinion publique majoritairement hostile au projet de loi et favorable au recours au référendum comme ultime solution. Après le choix d’une procédure accélérée (pour une réforme qui ne rentrerait en vigueur qu’en 2037, où est l’urgence ?), l’utilisation du 49.3 est donc un nouveau seuil franchi dans la crise politique et démocratique.

Après le mouvement des Gilets jaunes, qui n’a obtenu aucune réponse pérenne sur les deux moteurs de la mobilisation populaire, la démocratie et la justice sociale (via la justice fiscale), puis avec le mouvement sur les retraites, avec des formes de lutte et de mobilisation inédites (encore ce dimanche avec des acteurs de la Comédie française et une pluie qui s’est arrêtée pour les laisser jouer), le macronisme poursuit sa course vers un autoritarisme qui fracture notre société et nourrit la violence. La question de l’avenir politique de notre pays doit être examinée avec gravité. Le pire est possible. Une alternative progressiste est plus que jamais urgente et nécessaire. Engageant sa responsabilité sur ce texte (il ne pourra donc pas le faire sur le volet organique de la réforme), le gouvernement fait tout au contraire preuve d’une très grande irresponsabilité en s’entêtant sur un texte mal préparé, incomplet, flou, à trous avec 29 ordonnances pour 65 articles, non financé, ne garantissant pas l’avenir des retraites et ayant comme seul « imaginaire » celui de travaille plus longtemps pour des pensions réduites. On peut y voir, comme cela est régulièrement rappelé, de l’amateurisme ; c’est aussi la marque d’un pouvoir voulant faire taire les partenaires sociaux, le Parlement, les citoyens, les mobilisations. Un pouvoir pour qui la construction d’un compromis n’est plus un objectif pour travailler à l’intérêt général.

Un nouveau seuil dans la crise politique

Face aux réactions dénonçant un passage en force et un aveu de faiblesse, le Premier ministre évoque un dispositif prévu par la Constitution, déplore la stratégie « d’obstruction parlementaire » de l’opposition, et promet un « nouveau texte, enrichi de tous les acquis de la négociation avec les partenaires sociaux et d’un grand nombre d’amendements venus de la majorité parlementaire ». Édouard Philippe a adressé un courrier aux partenaires sociaux sur la « poursuite des travaux de la conférence de financement », en précisant qu’à défaut d’accord entre les organisations syndicales et patronales, « le gouvernement prendra ses responsabilités, aussi bien en matière de retour à l’équilibre qu’en matière de pénibilité ». Cette tentative d’apaisement et de diversion est vouée à l’échec. Le gouvernement a voulu profiter de l’inquiétude des Français sur le coronavirus et le risque d’une crise sanitaire pour, en plein week-end, faire passer le 49.3. Cela a eu l’effet inverse avec des rassemblements spontanés, à Paris devant l’Assemblée nationale et dans de très nombreuses villes. D’autres mobilisations sont programmées pour aujourd’hui et demain.

Du côté des syndicats, la CFDT, dans un communiqué, déplore « que les débats n’aient pas pu se tenir jusqu’au bout », renvoyant dos à dos « la multiplication stérile d’amendements sans aucun intérêt et le recours au 49.3 » et donnant rendez-vous lors du passage du texte au Sénat. La CFDT attend des bougés sur la pénibilité afin « de conjuguer régime universel et justice sociale ». Pour la CGT, Philippe Martinez a annoncé une nouvelle mobilisation dès cette semaine. L’intersyndicale se réunit lundi matin pour fixer ce calendrier.

Quelles suites ? Deux motions de censure ont été déposées. L’une par les groupes de gauche (PCF, LFI, PS), l’autre par LR. Le débat aura lieu mardi. La création d’une commission d’enquête sur la sincérité, l’exhaustivité et l’exactitude de l’étude d’impact sera discutée mercredi. Dans son avis au vitriol, le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, avait jugé la réforme incomplète, concluant à l’impossibilité de « garantir la sécurité juridique » du projet de loi. Le Conseil constitutionnel sera saisi. De nouvelles journées nationales de mobilisation feront entendre l’opposition à cette réforme des retraites et au coup de force démocratique. Dans un tel contexte, la bataille pour un référendum est plus que jamais centrale. Dans un récent sondage, 67 % des personnes interrogées ont demandé l’organisation d’un tel référendum sur l’avenir des retraites.

 

 

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 15:39
Manifestations de femmes et de gilets jaunes : Le PCF dénonce des violences illégitimes
 
Manifestations de femmes et de gilets jaunes : Le PCF dénonce des violences illégitimes
 
 
Samedi 7 mars, veille de la journée internationale pour le droit des femmes, à l’appel de collectifs et d’associations, plusieurs milliers de personnes ont participé à une marche nocturne pour un féminisme
populaire et antiraciste.
 
 
Cette manifestation a fait l’objet de charges policières injustifiables et disproportionnées avant que les forces de l’ordre ne tentent de disperser la foule avec du gaz lacrymogène.
 
Une fois de plus, le PCF déplore que l’usage de la force s, celles et ceux qui expriment de justes revendications. Il est intolérable que des femmes aient été frappées, traînées et repoussées violemment dans les escaliers d’une station de métro alors qu’elles manifestaient contre les violences machistes et sexuelles.
 
Le PCF dénonce fermement ces violences absolument illégitimes alors que 9 personnes ont été interpellées avant d’être relâchées dimanche soir.
 
Ces faits interviennent au moment où le préfet de police de Paris, Didier Lallement, est critiqué jusque dans ses rangs.
 
Sa gestion du maintien de l’ordre, avec la technique du « nassage », et l’emploi disproportionné de la force est remise en cause.
 
A Nantes, d’autres violences ont eu lieu à l’occasion d’une manifestation de gilets jaunes qui a été durement réprimée, un jeune ayant eu sa mâchoire arrachée.
 
Sur ces affaires, toute la lumière doit être faite. Le Ministre Castaner doit s’expliquer sur la gestion des forces de l’ordre et à travers elle, les consignes qui leur sont données.
 
Le PCF déplore une fois de plus ce climat de violence qui constitue une nouvelle régression démocratique et marque de plus en plus une tendance autoritaire du gouvernement d’Édouard Philippe.
 
Le PCF demande le rétablissement d’une police républicaine qui intervient dans le cadre de ses missions de service public et non une police utilisée pour museler et intimider le mouvement social.
 
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 9 mars 2020.
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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 09:26
Question au gouvernement de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen sur les conditions de détentions des mineurs non accompagnés
 
 
 
 
🤬 J'interroge Nicole Belloubet, Ministre de la Justice, sur les conditions de détention, inhumaines, des mineurs non accompagnés.

"Mme Laurence Cohen attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur les conditions de détention des mineurs non accompagnés, suite au suicide tragique de l’un d’entre eux à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, le lundi 17 février 2020.

Comme le rappelle notamment la Ligue des droits de l'Homme, sur les 4 333 mineurs déférés au tribunal pour enfants de Paris en 2019, 68 % sont des mineurs isolés. Ils représentent 45 % des adolescents incarcérés à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Le rapport 2017 de La Cimade dénonce la généralisation des logiques d’incarcération et de placement en rétention de ces mineurs. Dans un rapport de 2018, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté s’inquiète de la quantité non négligeable de mineurs non accompagnés dans les prisons françaises. En novembre 2019, dans son rapport sur les droits de l’enfant, le défenseur des droits s’alarmait de leur traitement.

Ce nouveau suicide doit nous alerter sur la vulnérabilité de ces jeunes, victimes de stigmatisations et de discriminations au sein des établissements pénitentiaires. En effet, leur prise en charge, faute de moyens et de personnels en nombre suffisant, s’avère difficile et ne favorise ni leur intégration ni leur réinsertion. Ces jeunes, souffrant souvent de poly-toxicomanie et de troubles psychiatriques, nécessitent un vrai accompagnement.

Souvent sans attaches, sans adresse ni responsables légaux, sans papiers et parlant mal le français, ils sont convoqués en procédure accélérée devant les juges et presque systématiquement placés en détention provisoire, pour des délits mineurs de subsistance. Face à la justice, ils sont soupçonnés de mentir, en particulier sur leur nom et leur âge. À ce sujet, La Cimade dénonce les tests osseux et les humiliations qu’ils peuvent subir comme des examens des parties génitales. Considérés à tort comme adultes suite à ces tests non fiables, certains mineurs se retrouvent en prison pour adultes.

En prison, ils sont discriminés par les autres jeunes et les adultes, ce qui les fragilise davantage. De plus, une fois incarcérés, ils n’ont plus de contact avec leur famille, leur seul lien avec elle étant souvent les réseaux sociaux, bannis des établissements pénitentiaires. À cet isolement, s’ajoutent les provocations, les injonctions à faire entrer des produits illicites de la part des autres détenus qui multiplient menaces et violences à leur encontre.

La loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 dite « asile et immigration », comme le durcissement des politiques européennes, renforcent la stigmatisation et contribuent à fragiliser ces mineurs. Ainsi, elle lui demande quelles actions concrètes elle entend mettre en place pour sortir de cette situation injuste et inhumaine qui ne permet pas de répondre aux dangers auxquels sont confrontés ces jeunes en déshérence."

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 09:22
Discours de Marie-Georges Buffet au meeting pour l'égalité femmes-hommes du PCF à la Belleviloise à Paris cette semaine ( photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Discours de Marie-Georges Buffet au meeting pour l'égalité femmes-hommes du PCF à la Belleviloise à Paris cette semaine ( photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Discours de Fabien Roussel au meeting pour l'égalité femmes-hommes du PCF à la Belleviloise à Paris cette semaine ( photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Discours de Fabien Roussel au meeting pour l'égalité femmes-hommes du PCF à la Belleviloise à Paris cette semaine ( photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

 (photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

(photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

 (photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

(photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Laurence Cohen et Hélène Bidard de la commission Féminisme du PCF (photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Laurence Cohen et Hélène Bidard de la commission Féminisme du PCF (photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Meeting PCF - Parti Communiste Français #egalitepro : des femmes de combat qui se battent au quotidien pour l’égalité des droits : Mélanie Di Nato, femme de ménage Hopital De Valenciennes, Johanna Guinée, étudiante salariée, Delphine Bithorel, métallurgiste et syndicaliste, Angele Dione, MA à Stains. Une initiative pour dénoncer les conditions de travail des femmes mais aussi pour redonner du souffle en appelant à une révolution féministe avec Fabien Roussel, Marie-George Buffet, Hélène Bidard , Anne Sabourin, et Pierre Laurent. Une belle initiative pour le 8 mars juste avant la manif nationale #onarretetoutes
Laurence Cohen sur sa page Facebook
 
 
Samedi, 7 Mars, 2020 - L'Humanité
Égalité. Le PCF plaide pour « la révolution féministe »

À l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le PCF a invité des salariées, chercheuses, syndicalistes, élues pour un meeting à la Bellevilloise à Paris ce vendredi. Avec un fil conducteur : l’égalité professionnelle.

 

« On veut l’égalité au boulot ! » Autour de ce slogan, c’est une soirée à mi-chemin entre éducation populaire et meeting qu’ont organisé les communistes ce vendredi à la Bellevilloise, à Paris. Sur scène, aux côtés du secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, et de la députée Marie-George Buffet, des salariées, syndicalistes, étudiante, élue racontent leur vécu, leurs combats. En vidéo, projetées au-dessus de leur tête, des « expertes » ponctuent les interventions de leur éclairage. Tout.e.s sont féministes. E à leurs yeux l’égalité professionnelle, fil conducteur de la rencontre, ne se limite pas à l’égalité salariale. Ça compte, bien sûr.

« Les femmes ont des salaires de 25 % inférieurs à ceux des hommes », rappelle la militante féministe Élisabeth Maugars. Mais il y a aussi toutes ces autres discriminations. « Avec les trois huit, on a fait le constat que les jeunes femmes ont de plus en plus de mal à avoir des enfants », raconte Delphine Bithorel, ouvrière de l’automobile. « Normal, on ne mange pas à heure régulière, on a des horaires décalés, on a des problèmes hormonaux, poursuit la syndicaliste CGT. Mais on a beau le dire à la direction, ils répondent que c’est parce qu’on a une hygiène de vie qui n’est pas correcte… »

« Bien sûr, ajoute la sociologue Margaret Maruani, il y a eu une évolution de la féminisation d’un certain nombre de professions dites supérieures, très qualifiées comme les médecins ou les avocates. Mais à l’autre bout de l’échelle sociale on observe une féminisation massive des emplois non qualifiés du tertiaire. » Dans son entreprise, Onet, à qui l’hôpital de Valenciennes sous traite le ménage « plus de 50 % des salariées sont en CDD, plus de 50 % à temps partiel… les sociétés abusent de leur pouvoir sur des salariées souvent isolées, explique Mélanie Di Nato. Ce sont des remplacements de dernières minutes, jamais de week-end de libres au mépris de la vie de famille ». Après deux ans de lutte, avec ses collègues elle a gagné que la mise en place d’un planning avec « un samedi travaillé, un dimanche travaillé, et un week-end de libre ». Beaucoup reste à faire : « C’est un travail humain, harassant, non reconnu, mal payé, lâche-t-elle. Il faut que les regards changent sur ces métiers-là. »

Il y a aussi ces violences sexistes et sexuelles dans les entreprises contre lesquelles si peu est fait. « Un tiers des femmes disent être victimes de harcèlement sexuel au travail, 80 % y être victimes de sexisme et 230 000 sont victimes de violences conjugales chaque année », constate Sophie Binet de la CGT qui propose notamment de « rendre obligatoire les plans de prévention » dans les entreprises, de « systématiser les temps de sensibilisation obligatoire » ou encore « d’interdire le licenciement des femmes victimes de violences conjugales ». C’est aussi du quotidien de ces « femmes seules responsables de famille » qui « se privent de tout pour donner la priorité à leurs enfants » dont témoigne Angele Dione, adjointe au maire de Stains (Seine-Saint-Denis) en charge de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations.

La réforme des retraites, tout juste imposée à l’Assemblée nationale à coup de 49-3, est également sur toutes les lèvres quand « les femmes ont déjà une pension inférieure de 42 % en moyenne à celle des hommes », est-il rappelé à plusieurs reprises. Avec le projet du gouvernement de retraite à point qui « va supprimer la reconnaissance de la pénibilité dans le secteur hospitalier, les aides soignantes et les infirmières qui pouvaient partir à 57 ans, parce qu’elles exercent des métiers qui entraînent une usure professionnelle, ne pourront partir qu’à 60 voire 62 ans », s’étrangle Ana Azaria, président de Femmes Égalité.

Autant de combats que partagent pleinement les communistes, assure Fabien Roussel qui plaide pour une « révolution féministe » face au capitalisme et au patriarcat. Des dix premières étapes de son « tour de France des entreprises », il est revenu avec une multitude de témoignages de ces injustices qui prospèrent malgré les « 13 lois adoptées depuis 40 ans ». « À la Caisse d’Épargne, en 2018, les hommes gagnent en moyenne près de18 % de plus que les femmes, soit près de 700 euros de plus par mois. Mais ces écarts de salaires sont justifiés en partie par la direction par le fait que les hommes occupent des postes à responsabilité. Or ces derniers bénéficient de 56 % des promotions alors qu’ils ne représentent que 38 % des effectifs », cite-t-il notamment en exemple. Pour le député du Nord, au-delà de l’égalité stricte des salaires à un même poste, il est indispensable d’« imposer la parité dans les postes à responsabilité dans le monde de l’entreprise » avec contraintes financières à la clé.

« Si on ne les tape pas au porte-monnaie, les actionnaires ne bougeront jamais », estime-t-il enchaînant avec « la mère de toutes les batailles » : « l’allongement du congé paternité et le partage équitable du congé parental ». « La France est à la traîne en Europe avec un congé paternité non obligatoire et de seulement 11 jours consécutifs week-end compris. En Espagne, cette durée devrait bientôt être alignée sur le congé des mères, soit 16 semaines, 112 jours », lance-t-il. « C’est ainsi, plaide-t-il, que l’on supprimera cet odieux risque maternité brandie au moment de l’entretien d’embauche (…) et qu’on suscitera un sentiment de responsabilité partagée pour la fameuse charge mentale. »

« J’entends dire la parole des femmes se libèrent, j’ai envie de dire ‘’messieurs vous aviez les oreilles bouchées depuis de nombreuses années’’ », conclut, un peu plus tard, Marie-George Buffet égrainant quelques exemples de la longue liste des conquêtes déjà obtenues de hautes luttes par les femmes. « Oui, comptez sur nous, on va continuer à se battre, poursuit-elle. C’est un combat de libération humaine, avec chaque acquis obtenu c’est la civilisation qui avance, c’est l’émancipation de chacun et de chacune ». Prochaine étape : dans la rue, place d’Italie, à 14 heures, le 8 mars.

Julia Hamlaoui
Egalité. Le PCF plaide pour la révolution féministe - Meeting pour l'égalité femmes-hommes à la Belleviloise - L'Humanité, 7 mars 2020, Julia Hamlaoui
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