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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 16:47

Ce 2 septembre a débuté le procès de l’attentat de janvier 2015 contre Charlie-Hebdo et des assassinats de Montrouge et de l’Hyper-Casher de la Porte de Vincennes.

À la veille des audiences qui viennent de s’ouvrir devant la Cour d’assises de Paris, souvent qualifiées de procès pour l’histoire et qui sont exceptionnellement filmées, la rédaction de Charlie-Hebdo a pris la décision de republier les caricatures qui avaient été le prétexte du massacre commis dans ses locaux il y a cinq ans.

 

 

En réaction, l’organisation jihadiste Al Qaïda, suivie de diverses forces intégristes dans le monde, vient de menacer de nouveau le journal satirique qui voulait, en rendant hommage à l’oeuvre de ses dessinateurs assassinés, rester fidèle à sa liberté de ton envers toutes les religions, tous les fondamentalismes, tous les racismes.

Le Parti communiste français exprime sa totale solidarité avec  l’hebdomadaire.

Il réaffirme que la liberté d’expression, de critique et de caricature n’est pas négociable. Dans notre pays, elle est garantie par la Constitution et encadrée par la loi qui interdit qu’elle ne serve d’alibi à quelque dérive que ce soit.

L’attachement de Charlie-hebdo aux principes de fraternité et de laïcité de notre République doit, par conséquent, être fermement défendu contre toute forme de terreur et d’obscurantisme.

Le droit de chacune et chacun de pratiquer la religion de son choix, dans un État qui n’en reconnaît aucune et se refuse à censurer les journalistes comme les artistes, est le fondement de notre vivre-ensemble. 

Ne pas condamner comme il se doit les attaques dont la rédaction de Charlie-Hebdo fait l’objet constituerait une remise en cause des conquêtes pour lesquelles notre peuple, fort de sa diversité, n’a cessé de se battre depuis la Révolution française. Ce serait encourager d’autres actes criminels, perpétrés au nom d’une idéologie mortifère. N’oublions jamais que ceux qui sont tombés, victimes d'abjects fanatiques, étaient peu soutenus avant ce terrible drame. Aujourd’hui, soyons à leurs cotés, sans ambiguïté.

Le PCF appelle nos concitoyens et concitoyennes rester mobilisés contre la barbarie tout en refusant les amalgames qui les divisent. Comme ils ont su le faire lors des grandes marches du 11 janvier 2015.

 

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 16:14

 

La fermeture programmée de l'usine Bridgestone de Béthune est un séisme non seulement pour les 863 salarié-es dont l'emploi va être supprimé, pour leurs familles, mais aussi plus largement pour tous les habitant-es d'une ville que je connais bien, où je suis né et où je garde encore de nombreuses attaches. Je me rendrai dès demain sur place, à 10h30, avec la sénatrice Cathy Apourceau-Poly.

 

 

La perte de cette usine, la dernière de la commune, ouverte en 1961 et où travaillaient jusqu'à 1 700 salariés au plus fort de l'activité, souligne une fois de plus l'absence de stratégie industrielle du gouvernement. Alors que les importations en provenance d'Asie du Sud-Est progressent à un rythme vertigineux, au prix d'un bilan carbone désastreux, notre pays, pourtant historiquement bien placé parmi les fabricants de pneus, continue de laisser filer peu à peu ses unités de production et ses savoir-faire, comme tout dernièrement Michelin à la Roche-sur-Yon.

« Produire plus sur le sol national pour réduire la dépendance » : le cap fixé par le président de la République lui-même, le 31 mars dernier à Saint-Barthélémy d'Anjou, était pourtant clair. Cette ambition, nous pouvons la partager, à condition qu'elle soit suivie par des actes. Or c'est l'inverse qui se déroule sous nos yeux, avec une indécente accumulations de plans de licenciements et de fermetures brutales, sous couvert de la crise liée à la pandémie de Covid-19. A Béthune, la direction avait même tenté d'imposer un Accord de performance collective, l'an passé, synonyme de sacrifices pour les salarié-es, mais dépourvu d'engagements sérieux sur la pérénnité de l'usine.

Une exigence doit être posée de toute urgence : les milliards d'argent public du plan de relance doivent être consacrés au maintien de l'emploi et en aucun cas à sa destruction. L'Etat a les moyens de faire respecter une telle règle, en rentrant par exemple au capital d'entreprises stratégiques, pour peser sur les décisions. Plutôt que de laisser Bridgestone réduire ses investissements dans l'usine de Béthune quasiment à néant, voilà ce qu'aurait dû faire un gouvernement en accord avec l'objectif affiché d'une relocalisation de la production.

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 11:16
Journée mondiale de la Paix - le Comité du mouvement de la Paix du Nord Finistère organise des rendez-vous le 19 septembre à Morlaix et le 26 septembre à Brest
Le comité du mouvement de la paix du Nord Finistère dans le cadre de la journée internationale de la paix organise un rassemblement le 19 septembre devant l'hôtel de ville de Morlaix de 10 h à à 13 h 30 avec des prises de paroles  et le 26 septembre  de 10 h à 13 h 30 à Brest au monument aux morts en haut de la rue de Siam.
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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 11:05
Rouge Finistère, spécial mobilisation du 17 septembre 2020: Agir pour l'emploi et le pouvoir d'achat
Rouge Finistère, spécial mobilisation du 17 septembre 2020: Agir pour l'emploi et le pouvoir d'achat
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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 06:08

 

Nous vivons un moment aussi grave qu’exceptionnel. La crise sanitaire a révélé celle, globale, du capitalisme mondialisé et financiarisé. Pour la deuxième fois depuis la secousse de 2007-2008, le modèle néolibéral, qui s’est imposé à la planète depuis la fin des années 1970, révèle sa faillite.

 

 

Le capital répondant à ce contexte par la volonté d’en faire payer le coût au monde du travail et au peuple, nous sommes confrontés à la menace d’un véritable tsunami social. Avec des plans de licenciements en série portant le chômage de masse à des niveaux inégalés depuis longtemps, la précarisation accentuée de tout un pan de la société, la montée des inégalités, des discriminations, du racisme, de la répression.

La question posée n’est, par conséquent, pas celle du « monde d’après », mais celle… du système d’après. Se hisser à la hauteur d’un tel enjeu de civilisation, telle est l’ambition du projet de programme, dont s’est doté le PCF et que résume son titre : « Construisons la France en commun, formons une union populaire agissante ».

Ce document n’est pas une plateforme électorale, ni une esquisse de programme de gouvernement. C’est une autre démarche qui l’inspire : partir des objectifs et des besoins immédiats que la crise actuelle fait apparaître — en matière de santé, d’éducation, de salaires, de lutte contre la pauvreté ou de l’exigence de droits nouveaux — pour montrer pratiquement que l’on ne peut aborder ces urgences sans des mesures radicales, qui vont à la racine des problèmes, en l’occurrence la domination du capital, l’utilisation de l’argent, les pouvoirs grâce auxquels la classe possédante impose sa loi à l’immense majorité. À partir de là, il s’emploie à montrer en quoi l’exigence de ruptures immédiates ouvre la voie au projet de rupture avec les logiques dominantes que nous voulons proposer au pays. Dit autrement, il s’agit de mettre en lumière que c’est être tout simplement réaliste que d’affirmer une volonté de changement révolutionnaire.

L’originalité de la démarche consiste donc à mettre en débat un programme de lutte qui est, en même temps, un programme pour la France. Elle veut nourrir d’un contenu porteur d’espoir les mobilisations immédiatement indispensables pour faire face aux désastres, sociaux et écologiques, que génère l’ordre dominant, aidant ainsi à ce que tous ces combats débouchent, de l’échelon territorial jusqu’au plan national, sur des conquêtes changeant concrètement les rapports de force.

Plus précisément, l’objectif est de restituer, auprès de celles et ceux qui liront nos propositions, la cohérence de l’action des communistes. Jusqu’à la solution politique à travers laquelle ils appellent à changer la gauche : cette union populaire agissante qui ne saurait voir le jour à partir seulement de débats de sommet ou d’échanges entre organisations, mais doit résulter, si elle veut enclencher une véritable dynamique transformatrice, de l’intervention directe des acteurs du mouvement social, des citoyens, de la jeunesse.

Le plan choisi découle de l’approche. Il décrit d’abord les enjeux du tournant de situation. Puis il développe les solutions d’urgence exceptionnelles qu’appellent l’état désastreux maintenu de notre système de santé (en dépit des annonces du « Ségur » de la santé), une rentrée scolaire si chaotique qu’elle menace le devenir même de l’école de la République, des inégalités et des violences qui se sont développées au gré de la crise sanitaire, et depuis. Il s’efforce enfin de dessiner à grands traits l’exigence d’un autre modèle de développement.

Notre spécificité, dans ce cadre, concerne d’abord la manière dont notre proposition de sécurité-emploi-formation cherche à répondre aux aspirations à la sécurisation de tous les moments de la vie, telles qu’elles montent de la société et des luttes : elle sera, en cette rentrée, au centre de la bataille que nous initions pour l’emploi, avec les rendez-vous départementaux du 10 octobre comme premiers rendez-vous. Ou la place centrale que nous donnons aux services publics, comme leviers d’un changement global de logique. Ou encore l’articulation que nous nous employons à construire entre l’indispensable transition écologique, le besoin d’un autre mode de production et de consommation, et la reconquête industrielle si déterminante pour l’avenir du pays. Ou encore notre appel à restaurer la souveraineté nationale et populaire, pour favoriser de nouvelles coopérations solidaires, en Europe et dans le monde. Ou les moyens que nous avançons pour prendre le pouvoir sur l’argent, changer les règles de la fiscalité, s’approprier les grands moyens de production et échange à l’aide notamment de nationalisations d’une nouvelle sorte, constituer un pôle financier et bancaire public afin de réorienter le crédit au service du développement humain. Ou, enfin, les nouveaux pouvoirs et institutions démocratiques qui, de l’entreprise à l’État, doivent permettre aux salariés et aux citoyens de décider enfin du destin collectif. Afin de se débarrasser de toutes les dominations, qu’elles soient patronale, patriarcale ou raciste…

Ce programme a vocation à être défendu dans l’ensemble des échéances politiques. Il ne se veut pas toutefois un produit achevé. C’est pourquoi nous le mettons en débat et appelons les communistes, autant que celles et ceux qui souhaiteront y contribuer, à l’enrichir de leurs réflexions et expériences. C’est l’objet de la plateforme participative aujourd’hui mise à disposition. À chacune et chacun de s’en saisir, pour engager le débat avec nos concitoyens et construire, avec eux, une société qui mette l’humain et la planète au cœur de tous les choix.

Christian Picquet, membre du Comité exécutif national, responsable Mouvement des idées, intellectuel·le·s.

 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 06:07

Lundi 14 Septembre 2020

Geoffroy Roux de Bézieux - Philippe Martinez : le président du Medef et le secrétaire général de la CGT réunis pour une confrontation inédite, projet contre projet, sur la sortie de crise et le monde que l’on souhaite pour demain.

Que propose le patronat à la société pour son développement ? ️

Que propose la CGT pour l’émancipation des travailleurs ?

Un débat d’idées et un événement sans précédent.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 20:01
Mi-août dernier, 500 personnes se sont retrouvés devant le siège de HOP à Morlaix (Finistère) pour manifester contre les licenciements d’Air France après l’annonce de la fermeture du site. | VINCENT MOUCHEL/OUEST-FRANCE

Mi-août dernier, 500 personnes se sont retrouvés devant le siège de HOP à Morlaix (Finistère) pour manifester contre les licenciements d’Air France après l’annonce de la fermeture du site. | VINCENT MOUCHEL/OUEST-FRANCE

Ouest-France
Morlaix. L’intersyndicale de Hop ! appelle à la mobilisation, ce jeudi 17 septembre

Publié le

Rejoignant la mobilisation, l’intersyndical Hop ! appelle à son tour à la manifestation ce jeudi 17 septembre 2020. Le cortège se donne rendez-vous à 10 h devant les grilles de l’entreprise Hop !

Ce jeudi 17 septembre 2020, l’intersyndicale de Hop ! se joint à la grande journée de mobilisation interprofessionnelle à Morlaix (Finistère). Les salariés de l’entreprise se donnent rendez-vous à 10 h devant les grilles de la compagnie aérienne, avant de rejoindre la manifestation dans le centre-ville à 11 h.

Ils viendront dénoncer la fermeture du site de Morlaix, et avec, la suppression de 276 emplois. « Le Gouvernement et son Premier ministre clament haut et fort qu’il faut maintenir l’emploi sur les territoires d’un côté et de l’autre encouragent et financent un plan social avec de l’argent public. »

Dans le centre-ville, les employés rejoindront les syndicats CGT et Sud de l’hôpital, ainsi que la mobilisation appelée par la CGT, FSU (Fédération syndicale unitaire) Solidaires, FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), MNL (Mouvement national lycéen), Unef (Union nationale des étudiants de France) et UNL (Union nationale lycéenne).

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-intersyndicale-de-hop-appelle-a-la-mobilisation-ce-jeudi-17-septembre-6973992

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 19:59
Défense de l’hôpital public : manifestation jeudi matin

Le comité de soutien des usagers du centre hospitalier en Pays de Morlaix appelle tous les adhérents du comité à se rendre à l’hôpital psychiatrique jeudi 17 septembre, devant l’ancienne blanchisserie, en soutien à l’intersyndicale du personnel hospitalier. Le départ du cortège est prévu à 10 h. Ceux qui le souhaitent peuvent attendre le cortège à la sortie de l’hôpital rue de Brest ou bien se rendre directement à la place des Otages où a lieu le rassemblement de la manifestation.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 19:55
Nos priorités: l'emploi, le climat et le pouvoir d'achat (Parti communiste français)
Nos priorités: l'emploi, le climat et le pouvoir d'achat (Parti communiste français)
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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 07:37
Face à la crise, les alternatives de gauche marquent des points. Un Sondage exclusif pour la Fête de l'Humanité (L’HUMANITE - Vendredi 11 Septembre 2020 - Julia Hamlaoui)
Face à la crise, les alternatives de gauche marquent des points. Un Sondage exclusif pour la Fête de l'Humanité (L’HUMANITE - Vendredi 11 Septembre 2020 - Julia Hamlaoui)

Tout le week-end, la Fête de l’Humanité autrement multipliera les débats pour des réponses de progrès à une crise sanitaire, économique et sociale inédite. Dans ce contexte, la 7e vague de notre baromètre annuel Ifop « Être de gauche aujourd’hui » émet une série de propositions qui suscitent une large adhésion. DÉCRYPTAGE.

Les promesses d’un « jour d’après » tournant la page d’un monde qui marche sur la tête n’y ont rien fait. À l’heure du plan de relance « pro business » de l’exécutif, le peuple de gauche est moins dupe que jamais. Et certaines de ses idées marquent même des points. C’est ce que révèle notre baromètre annuel Ifop, publié depuis sept ans à l’occasion de la Fête de l’Humanité.

 

 

 

 

Après une rentrée estampillée « sécurité »

La politique conduite par Emmanuel Macron est ainsi jugée de droite par 80 % des personnes de gauche interrogées, soit 5 points de plus que l’an dernier quand s’amorçait la mobilisation sociale contre la réforme des retraites. La rentrée estampillée « sécurité » et « lutte contre les séparatismes » de l’exécutif, à l’instar du séminaire gouvernemental de mercredi dernier, n’y est pas pour rien. C’est sur ce terrain que les clivages droite-gauche demeurent les plus marqués. Le droit de vote des résidents étrangers, par exemple, est soutenu à 65 % à gauche (+ 3 points par rapport à 2019) contre 33 % à droite.

« Mais en rester là serait réducteur, car le clivage se retrouve aussi sur le plan économique », observe Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop. L’idée que l’État doit « donner plus de liberté aux chefs d’entreprise » trouve un écho favorable à gauche à hauteur de 47 % (56 % en 2014), contre 74 % à droite. Un écart de 24 points existe aussi sur la possibilité pour les chômeurs de « trouver du travail s’ils le voulaient vraiment » entre la droite (69 % de sondés d’accord) et la gauche (45 % tout de même, malgré une chute de 8 points depuis l’année dernière). Les sympathisants de droite sont également 62 % à soutenir un retour de la réforme des retraites avant la fin du quinquennat. Au total, le clivage gauche-droite reste bel et bien valide pour 71 % des sondés de gauche (contre 62 % en 2014).

Plusieurs éléments indiquent de surcroît un possible rebond

La gauche n’est, cependant, pas au mieux de sa forme : la part de ceux se positionnant à gauche tombe à 42 % (47 % pour la droite et 11 % pour l’extrême droite). Cette proportion montait à 44 % l’an passé et à 48 %, au plus fort, en 2016. « L’identité de gauche existe bien mais elle est attaquée, clairement “challengée”. C’est le reflet du fond de l’air actuel, avec un traitement médiatique très marqué sur les questions identitaires et sécuritaires », estime le politologue de l’Ifop. « Cela reste un socle très fort, note-t-il cependant. Le total gauche aux européennes, le dernier scrutin à dimension nationale, était de 30 %. » Plusieurs éléments indiquent de surcroît un possible rebond. 79 % des concernés estiment ainsi que « la gauche peut défendre ses idées et principes sans se renier si elle est au pouvoir » (+ 2 points par rapport à 2019). Et 71 % se disent désormais « fiers de se revendiquer de gauche ». Avec 14 points de mieux qu’en 2014, le spectre du quinquennat Hollande et son cortège de déceptions s’éloignent.

Mieux, certaines de ses idées irriguent la société. Sur le plan des valeurs (la liberté, la solidarité, la protection de l’environnement forment le trio de tête à gauche), la crise sanitaire n’y est pas pour rien. « C’est une petite victoire dans le contexte macronien, relève Frédéric Dabi : le Code du travail est salué par tout le monde (76 % d’opinions positives) mais aussi les services publics, avec un écart de perception qui a quasiment disparu entre l’ensemble des Français (68 %) et la gauche (73 %). » En miroir, la perception négative de la mondialisation progresse aussi.

Face aux conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire, l’exécutif, lui, ne fait pas recette. 60 % des Français (63 % à gauche) ne font pas confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement de Jean Castex pour y remédier. En revanche, certaines propositions pourraient constituer des points d’appui pour la gauche. Alors que le gouvernement avec son plan de relance a passé sous silence cette question, 89 % des Français (90 % à gauche) estiment que les aides publiques accordées aux entreprises doivent avoir des contreparties environnementales et sociales. La même proportion juge qu’il « faut que les richesses ne soient pas accaparées par une minorité »« Ces idées défendues par la gauche vont bien au-delà de ses rangs », souligne le directeur adjoint de l’Ifop.

Le top trois des « priorités »

Avec la crise sanitaire, à gauche, le top trois des « priorités » porte sur une « meilleure redistribution des richesses » (59 % de citations), la « revalorisation des salaires » (42 %) et « la protection de l’environnement » (42 %). Mais la question sociale revient en force. Sur les sujets sur lesquels il est le plus urgent d’agir, les plus fortes progressions par rapport à l’année dernière reviennent à la lutte contre le chômage (+ 5 points) et la lutte contre la pauvreté (+ 3), au détriment notamment de la lutte contre le dérèglement climatique (– 6). L’idée de prioriser la « réduction de la dette » chute elle aussi, avec 60 % de sondés d’accord, contre 74 % en 2015.

Si 70 % d’entre eux jugent possible de mettre en place une politique correspondant à leurs attentes, reste à en trouver le chemin. À l’instar de l’appel lancé mercredi par des élus de différentes formations (PS, PCF, FI, EELV…) en vue des prochaines régionales dans le Nord, le rassemblement est au cœur des débats pour les échéances de mars prochain mais aussi de 2022. Pour les personnes de gauche interrogées par l’Ifop, les choses sont claires sur ce point : 71 % se prononcent en faveur d’une candidature unique dans ce camp (79 % chez les sympathisants de FI, 77 % de ceux du PCF, 73 % pour ceux d’EELV, et 88 % pour Génération.s et le PS). « On n’a pas été au-delà sur les différents scénarios possibles de candidats et l’incarnation pose problème, reconnaît Frédéric Dabi, mais cela montre l’envie d’une vraie politique de gauche. » Un premier pas, déjà décisif.

 

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