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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 05:21

 

Dans un contexte de changement climatique, et pour gérer durablement les milieux marins et les ressources halieutiques, faut-il parier sur une intensification grâce à la pêche industrielle ou sur une pêche artisanale de proximité ?

*Daniel Pauly est professeur à l’université de Colombie-Britannique, Vancouver, Canada.

La pêche est une activité très ancienne. Il existe une abondante documentation attestant cette activité depuis les débuts de l’homme moderne, par exemple il y a plus de 100 000 ans sur la côte érythréenne actuelle, et sur celle du Congo il y a 90000 ans. Nous avons de nombreux documents sur la pêche en mer depuis l’Antiquité et sur la pêche médiévale européenne. Le christianisme a de fait encouragé la pêche en interdisant la consommation de viandes pendant le carême et d’autres fêtes religieuses. 

 

UNE PÊCHE INDUSTRIELLE 

Alors que la pêche de type européen (par exemple basque) s’est développée jusqu’en Amérique peut-être même avant sa « découverte » en 1492, c’est l’apparition de la pêche industrielle utilisant massivement les carburants fossiles qui a progressivement fait de la pêche une activité planétaire en expansion constante, telle qu’on la connaît aujourd’hui. Les premiers chalutiers à vapeur, utilisant du charbon, sillonnèrent les côtes anglaises dès les années 1880, vite suivis par les chalutiers français et ceux des autres pays industrialisés. Bien que non performants selon nos critères actuels, ces navires « monstrueux » étaient de loin supérieurs aux embarcations à rames ou à voiles de cette époque, et ils ne firent qu’une bouchée des réserves de poissons côtiers. Des photos de l’époque attestent les quantités considérables et la taille des poissons alors capturés. En une décennie, pour maintenir l’importance de leurs prises, ces chalutiers furent obligés d’élargir leurs zones d’activité en Atlantique Nord, en Islande et au-delà. La Première Guerre mondiale fournit un répit à la ressource halieutique en Atlantique Nord, mais après la fin des hostilités, avec le retour des bateaux et d’hommes jeunes, la tendance antérieure reprit. La côte est d’Amérique du Nord (c’est à dire des États-Unis et du Canada) et les côtes d’un Japon nouvellement industrialisé ont connu un développement identique. Les efforts fournis dans l’entre-deux-guerres pour contrôler la croissance des flottes de ces gros navires de pêche échouèrent ; en revanche, la mobilisation des hommes et des navires durant la Seconde Guerre mondiale profita aux stocks de poissons. Au cours des deux décennies suivantes, la création des Nations unies et d’un système d’organisations spécialisées (dont la FAO) ont fourni un espace de discussions rationnelles pour l’organisation de la pêche, qui à l’époque était complètement internationalisée. Certains pays voulaient maintenir le vieux concept de « liberté des mers » ; d’autres, en particulier ceux d’Amérique latine, commencèrent à réclamer de grands espaces maritimes désignés comme mers nationales, véritables ancêtres du concept de zone économique exclusive (ZEE). Certains pays ont adopté des positions intermédiaires, en particulier les États-Unis, qui utilisaient le concept très pratique de prise maximale équilibrée pour revendiquer simultanément l’accès aux stocks de thons « sous-exploités » dans le Pacifique centre-oriental et refuser au Japon l’accès aux eaux riches en saumons de l’Alaska, « surexploitées » selon eux. 

 

ZONES DE PÊCHE ET GESTION DE LA RESSOURCE 

En Europe, une théorie de la pêche est apparue. Elle met en avant l’exploitation rationnelle des stocks, selon des prélèvements en quantité optimale ; ainsi, la taille des mailles des filets a été définie et on a tenu compte des fluctuations naturelles des stocks ; mais elle n’a pas réussi à limiter la pression croissante sur la ressource. En Afrique et en Asie, où bon nombre de pays étaient alors des colonies européennes, des efforts furent entrepris pour introduire le chalutage et d’autres formes industrialisées de pêche, mais hormis quelques rares pays, dont la Thaïlande, ils n’ont pas réussi à mettre en place un développement autonome. La période suivante, à partir du milieu des années 1960, a vu une augmentation phénoménale des prises, principalement liée à l’extension des zones géographiques de pêche; mais on a aussi observé des effondrements massifs des populations de poissons, souvent attribués à des conditions environnementales, mais dans lesquels une pêche excessive a joué dans la plupart des cas un rôle majeur.

Par exemple les anchois péruviens, dont le premier effondrement survint en 1972, le hareng norvégien et le hareng de l’Atlantique ; le pire des cas fut l’effondrement, en 1992, des stocks des zones canadiennes de pêche de la morue du Nord. Certains stocks qui s’étaient effondrés ne furent volontairement plus exploités afin de permettre leur reconstitution – ce fut le cas du hareng norvégien – tandis que d’autres espèces ont continué à être surexploitées, comme la morue du Nord. La principale réponse de la filière pêche en tant que système mondial a été de s’agrandir : les pays européens ont commencé à pêcher autour de l’Afrique et le long des côtes canadiennes, où ils ont dévasté les populations de morue de Terre-Neuve et du Labrador. Au milieu des années 1980, la Chine a rejoint ce groupe, et elle domine maintenant les pêcheries mondiales. Cette expansion sans reconstitution des stocks dans les eaux de presque tous les pays industrialisés (États- Unis et Norvège sont parmi les rares exceptions) a eu pour effet dans un premier temps d’augmenter le volume global des prises. Mais depuis le milieu des années 1990 les prises mondiales diminuent parce que les nouveaux stocks découverts sont exploités à un rythme qui excède le renouvellement global du fait de l’effondrement des stocks traditionnels. La convention de l’ONU sur l’exploitation de la mer, adoptée en 1982 et ratifiée en 1994, a cependant et paradoxalement permis l’extension des flottes de pêche des pays industrialisés, car ils ont pu acheter des droits de pêche dans les ZEE de 200 miles que cette convention avait réservés à tel ou tel pays. Cela a théoriquement donné à ces pays un droit de contrôle sur les lieux de pêche des flottes hauturières. Pourtant ces contrôles ont été limités en efficacité par le déséquilibre entre, d’une part, pays riches (dont la Chine et l’Espagne) ayant obtenu l’accès à ces zones de pêche et, d’autre part, pays côtiers du tiers monde africain ou petits États insulaires du Pacifique. Récemment, devant le déclin de la ressource, la pêche industrielle, en particulier hauturière, est devenue toujours plus dépendante des subventions gouvernementales : environ 35 milliards de dollars par an pour une valeur globale d’environ 140 milliards (prix départ bateau), soit 25 % de la valeur globale des prises. À cela il faut ajouter les revenus financiers des armateurs grâce à la pêche clandestine, illégale, et aux salaires dérisoires des milliers de personnels maltraités et travaillant dans des conditions inhumaines. 

LA PÊCHE ARTISANALE 

Étant donnée la situation morose de la grande pêche industrielle au niveau mondial, comment espérer que la pêche devienne durable ? En fait, la description ci-dessus a omis un secteur très important : la pêche artisanale, celle de subsistance et celle de loisir, qui diffèrent profondément de la grande pêche industrielle. La pêche artisanale n’intervient que localement, et ses prises sont majoritairement destinées à la consommation locale des populations, à la différence de la pêche industrielle qui ravitaille les marchés internationaux et dont 25 % des prises sont destinées à la consommation animale. La pêche artisanale est aussi plus sélective que la pêche industrielle, car elle se sert souvent de pièges et autres moyens fixes dont l’utilisation repose sur la connaissance approfondie des mœurs des espèces de poissons, ce qui aboutit littéralement à ce que les poissons s’attrapent d’eux-mêmes. De plus, la pêche artisanale peut à la fois fournir des protéines animales et des micronutriments aux marchés locaux dans les zones rurales où la population en a le plus besoin. Pour une grande partie, la pêche artisanale concurrence la pêche industrielle dans la mesure où elle exploite les mêmes stocks côtiers que les senneurs et chalutiers étrangers, par exemple en Afrique occidentale et en Asie. Pourtant, dans la plupart des pays, les gouvernements ne prêtent que peu d’attention à cette pêche, et la majorité des pays membres de la FAO n’évaluent pas leurs prises dans les statistiques et ne reconnaissent même pas leur existence. En fait, la prise en compte totale de la pêche artisanale, de celle de subsistance, de la pêche clandestine illégale et des rejets à la mer ajoute 50 % aux prises en mer déclarées par les États de la FAO. La pêche de subsistance, quant à elle, c’est-à-dire celle de poissons et d’invertébrés (souvent pratiquée par des femmes) pour la consommation familiale et conviviale, a des prises bien moindres que celles de la pêche artisanale, mais contribue à la sécurité alimentaire de bon nombre de pays en voie de développement, notamment dans le Pacifique Sud. À l’exception d’un petit nombre de pays en voie de développement, les données concernant les prises de la pêche de subsistance ne sont pas transmises à la FAO. Il en est de même pour les prises de la pêche de loisir, qui pourtant constituent une part significative des prises dans certains pays, comme les Bahamas. De fait, au large des côtes d’Afrique de l’Ouest, du Maroc à la Namibie, le secteur de la pêche de loisir en croissance rapide devient même une source importante de commerce et d’échanges : chaque poisson attrapé par des pêcheurs « amateurs » vaut 7 fois sa valeur dans une structure commerciale. Ces pêches côtières sont cependant limitées actuellement par la concurrence que leur impose la pêche industrielle des senneurs et chalutiers qui opèrent au plus près des côtes ainsi que par le faible niveau des aides reçues de gouvernements qui les ignorent le plus souvent. Cette négligence à l’égard de la petite pêche s’explique par le fait qu’elle sert de soupape, de « décharge sociale », pour paysans sans terres et autres groupes marginalisés. Or cette mise à l’écart peut conduire à de réels problèmes de développement et à des destructions des habitats et de la ressource. 

POUR UN ACCÈS ÉQUITABLE AUX RESSOURCES HALIEUTIQUES MARINES 

À quoi ressemblerait une pêche maritime durable ? Ce qui vient fréquemment à l’esprit quand on pense pêche, c’est qu’il faut pêcher en haute mer pour exploiter le thon et autres grands poissons pélagiques, et qu’il est donc nécessaire de maintenir la pêche industrielle puisque la pêche artisanale ne peut se pratiquer au-delà de la limite des 200 miles de la ZEE. En fait, le thon et autres grands poissons de haute mer entreprennent de longues migrations qui les conduisent près des zones côtières de divers pays. Comme ils tendent à être globalement surexploités, la haute mer pourrait être utilisée comme zone de repeuplement et les ZEE comme zones de pêche, ce qui permettrait in fine des prises plus importantes. Ainsi, l’interdiction de toute pêche en haute mer permettrait la suppression de toutes les activités de pêche douteuses, mal contrôlées, et on aurait vraisemblablement une augmentation globale des prises.

De plus, limiter l’exploitation des thons et autres variétés de grands pélagiques aux ZEE conduirait à plus d’équité entre les pays côtiers du monde, car à présent seuls quelques pays spécialement équipés en flottes hauturières lourdement subventionnées (Japon, France, Espagne,…) raflent la mise sur les ressources halieutiques. En outre, la réduction drastique de la pêche industrielle, et donc aussi du chalutage destructeur des habitats, peut s’obtenir par la réduction des subventions dont elle jouit actuellement. En revanche, une mise en avant de la pêche artisanale pourrait s’appuyer sur un accès privilégié aux ressources côtières. En somme, dans bon nombre de pays, une pêche artisanale bien encadrée pourrait au moins partiellement remplacer la pêche industrielle, avec laquelle elle est actuellement en concurrence. Cela conduirait à ceci qu’une plus grande partie des prises globales soit consommée directement par les populations, au lieu d’être rejetée ou transformée en farines animales. Cela conduirait aussi à ce que ce stock côtier auquel ils auraient un accès privilégié soit exploité par des pêcheurs ayant intérêt à le préserver et à le gérer en harmonie avec d’autres secteurs, par exemple l’écotourisme. 

 

LES CONSÉQUENCES DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE 

Les océans se réchauffent. Faut-il en être content ? S’ils n’avaient pas absorbé plus de 90 % de la chaleur en excès due à l’intensification de l’effet de serre, lui-même dû à nos émissions de CO2, méthane et autres gaz à effet de serre, l’atmosphère terrestre aurait déjà cessé de permettre la vie. Toutefois, nous pouvons déjà constater les effets du réchauffement des océans sur les poissons et autres espèces animales ainsi que, donc, sur la pêche : ce constat est sombre. Ce réchauffement provoque la migration des poissons et autres invertébrés vers les zones polaires pour fuir l’élévation des températures de leurs habitats traditionnels. Leur taille se réduit aussi du fait de leurs besoins en oxygène que des océans plus chauds et désoxygénés ne fournissent qu’en moindre quantité tandis que l’acidité croissante des océans leur provoque du stress. Cela va entraîner la raréfaction de nombreuses espèces locales de poissons, jusqu’à extinction de certaines d’entre elles. Jusqu’à récemment, seuls les États- Unis avaient une législation sur la gestion et la conservation des ressources halieutiques : le Magnuson- Steven Act (1976), qui prévoyait la reconstitution en dix ans de tous les stocks halieutiques à un niveau permettant une exploitation durable et profitable ; cette loi a été mise en oeuvre avec succès. Le Parlement européen a voté il y a quelques années des règles similaires en vue de reconstituer les stocks épuisés ; cette législation a été complétée par la limitation de méthodes de pêche destructrices, telles que le chalutage. Si la législation européenne était sérieusement respectée, ce qui n’est pas actuellement le cas, nous pourrions mettre la pêche sur une trajectoire durable. Cependant, sans réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre, nous ne pourrons pas avoir de pêche durable en Europe ni ailleurs.  

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:42
Lier relance industrielle, justice sociale et transition écologique  : le plan des parlementaires PCF pour faire face à la crise du Covid (L'Humanité, 23 septembre)
« Lier relance industrielle, justice sociale et transition écologique » : le plan des parlementaires PCF pour faire face à la crise du Covid
Mercredi 23 Septembre 2020

Députés et sénateurs communistes ont présenté un contre-plan de relance bien différent de celui du gouvernement,  à la fois par son ampleur de 252 milliards d’euros et par son contenu, avec 117 mesures.

 

Les parlementaires PCF ont présenté, mardi, leur propre plan de relance pour faire face à la crise du Covid. « Celui du premier ministre Jean Castex n’est pas guidé par la justice sociale et l’exigence écologique. Il n’a qu’une boussole : le capital », prévient Éliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat.

 

« La crise appelle une réponse politique sans précédent. Celle du gouvernement est loin de l’essentiel. Nous, nous avons un plan à la hauteur de la situation », assure André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée. Ce plan, baptisé Pour une transformation économique, sociale et écologique, se décline en 117 propositions. « On nous annonce 250 milliards d’euros de pertes pour l’économie française, donc nous répondons avec un plan de 252 milliards d’euros, avec des objectifs concrets », indique le député PCF Pierre Dharréville. Soit bien loin des 100 milliards prévus par Castex. « Ils seront inefficaces économiquement, injustes socialement et inopérants écologiquement, car le gouvernement se base sur une théorie du ruissellement qui ne fonctionne pas. Les milliards du Cice versés sans condition n’ont amené que 100 000 emplois », dénonce Sébastien Jumel. L’élu PCF invite donc à mettre « l’accent sur l’investissement, en réconciliant les objectifs de justice sociale et de transition écologique avec la relance industrielle ».

Supprimer le Cice

Mais où dénicher 252 milliards ? Près de 150 seraient investis sur trois ans, 85 constitueraient une dépense courante et 17 seraient dédiés à des aides temporaires. En plus d’une annulation partielle de la dette et de son traitement par la BCE, les parlementaires PCF savent où trouver des sous. Plus de 102 milliards d’euros sont à récupérer chaque année du côté de la fiscalité. D’abord, en supprimant un Cice qui en coûte 22 milliards par an, et en créant un grand impôt progressif sur le patrimoine net qui fusionnerait taxe foncière et impôt sur la fortune immobilière, pour un gain de 10 milliards. Fin de la flat taxe, hausse de celle sur les transactions financières, impôt sur le revenu en 12 tranches et rétablissement du taux d’imposition de 2018 sur les sociétés (avec prélèvement à la source contre l’évitement fiscal) sont autant de mesures qui composent le plan. L’idée étant de construire une nouvelle société en changeant de logique et en aidant massivement les secteurs clés qui en ont besoin, sans laisser personne sur le carreau.

30 milliards d'euros pour la rénovation énergétique des bâtiments

Sur le front écologique, le plan vise à atteindre la neutralité carbone en 2050. La somme de 30 milliards serait dédiée à la rénovation énergétique des bâtiments (700 000 isolations par an jusqu’en 2040), en plus de construire 600 000 logements sociaux en trois ans. Les communistes veulent ici transformer la BPI en Banque de la transition écologique et sociale. Un livret d’épargne de l’ESS et un livret agricole viendraient abonder cet effort. Plus de 27 milliards d’euros seraient dirigés vers les transports, dont 15 milliards pour le ferroviaire et 2 millliards pour le vélo (avec la fin des exonérations fiscales pour l’aérien et le routier). Aides de 2 milliards à l’agroécologie, refonte de la PAC, prix minimal d’achat et d’entrée sur le marché, pêche raisonnée et mix électrique entre nucléaire, éolien et photovoltaïque sont au menu, des créations d’emplois à la clé.

Un dispositif antidélocalisations et antifaillites

Pour éviter dès demain des licenciements, le plan prévoit un dispositif antidélocalisations et antifaillites. Les aides publiques seraient conditionnées à des critères sociaux et environnementaux : interdiction des licenciements boursiers, écart de salaires de 1 à 12, non-distribution de dividendes en 2020 et 2021 et obligation du reporting pays par pays. La baisse temporaire de la TVA pour le tourisme, le sport et la culture, un fonds pour les TPE-PME et un pour les relocalisations sont aussi au programme, l’État devant assumer son rôle de stratège pour atteindre la souveraineté industrielle, sanitaire et alimentaire. Un pôle national du médicament serait ainsi créé, en lien avec un plan hôpital visant 100 000 personnels supplémentaires, sans oublier une conférence nationale sur les salaires, le Smic à 1 800 euros brut, un revenu étudiant et le RSA de 18 à 25 ans, l’assurance-chômage élargie, la semaine de 32 heures et un soutien massif à l’éducation nationale avec un dispositif pour les décrocheurs. « Nous défendrons ces 117 propositions à chaque occasion », promet Pierre Dharréville

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:42
Sénatoriales - En Finistère, la Gauche - Notre 4 pages avec nos orientations
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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:40
Photo Glenn Le Saoût - Les candidats titulaires de la liste En Finistère, la gauche: Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Isabelle Mazelin, Philippe Broudeur

Photo Glenn Le Saoût - Les candidats titulaires de la liste En Finistère, la gauche: Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Isabelle Mazelin, Philippe Broudeur

 
Les élections sénatoriales, dans le Finistère, c'est le 27 septembre.
 
Le Sénat, c'est la deuxième chambre du Parlement.
Au même titre que l'Assemblée nationale, il vote la loi. Son accord est même nécessaire pour les révisions constitutionnelles. Le Sénat est aussi un outil essentiel pour garantir un équilibre démocratique de notre République. Désigner une Sénatrice ou un Sénateur, le 27 septembre 2020, est donc un acte politique fort sur le plan local mais aussi national. Celles et ceux qui siègeront à compter du 1er octobre au Palais du Luxembourg auront à se prononcer dans les premières semaines sur la loi de Finances pour 2021 qui intègrera un plan de relance présenté le 3 septembre dernier. Elles et ils se prononceront sur la loi de programmation sur la recherche ainsi que, si Emmanuel Macron s'obstine, sur le projet de loi de destruction du système de retraite issu du programme du Conseil National de la Résistance.
 
En Finistère, la Gauche
Alors que nous subissons une crise multiple, sanitaire, économique, écologique, sociale et politique, une autre voix, votre voix, doit se faire entendre au Sénat. Nous serons des relais avec les élu.e.s de terrain et les luttes des citoyens. Il est urgent de porter au Sénat une parole différente qui affronte le désengagement de l’État et l'appauvrissement du fait communal, qui ouvre un nouvel horizon de progrès social et démocratique. Notre liste s'est constituée sur la base d'une volonté collective de réaliser l'union la plus large possible pour porter votre voix, la voix des territoires, pour redonner du sens à la gauche et qu'elle redevienne une alternative crédible.  
 
La liste est composée est conduite par:
 
Isabelle Mazelin, 56 ans, professeure d'histoire en collège, adjointe PCF à la culture au Relecq-Kerhuon
 
Isabelle Mazelin est une femme de caractère et de générosité, une battante engagée très tôt en politique et dans le syndicalisme étudiant. Elle est communiste, adjointe à la culture au Relecq-Kerhuon, ayant beaucoup fait pour le dynamisme associatif, culturel et artistique dans la commune.
Elle a 55 ans et exerce en même temps le beau métier de prof d'histoire-géo en collège à Landivisiau. Avec Isabelle, seule femme tête de liste aux Sénatoriales dans le Finistère jusqu'à présent, les élu.e.s du Finistère auront l'assurance de pouvoir compter sur une élue humble, simple, mais déterminée et pugnace pour défendre les intérêts du territoire, les communes et la démocratie de proximité, les droits des travailleurs contre le rouleau compresseur néo-libéral de la politique de Macron et ses soutiens dans la droite sénatoriale majoritaire. "En tant qu'élue, je mesure comme vous chaque jour les défaillances et l'abandon de l’État dans de nombreux domaines, et, au contraire, notre réussite d'élus de terrain lorsque nous en avons les moyens". Le 27 septembre, faites entrer une Finistérienne à la gauche du Sénat, dans le groupe de rassemblement CRCE (Communiste, Républicain, Citoyen, Écologiste) présidé par une autre femme (le seul groupe du Sénat à être présidée par une femme): Eliane Assassi. Les sénateurs du groupe CRCE sont les plus constants au Sénat pour défendre les droits des travailleuses et travailleurs, la lutte contre l'évasion fiscale et la défiscalisation des grosses entreprises du CAC 40 et des riches, pour les droits des chômeurs, la défense de l'hôpital public. Leur vote ne change pas avec les gouvernements, en passant de Hollande à Macron, ils ont un seul cap: la défense de l'intérêt général, de la justice sociale et des intérêts des classes populaires et des travailleurs.
Si elle était élue Sénatrice, Isabelle Mazelin suivrait les pas d'une autre sénatrice communiste bretonne, dans les Côtes d'Armor, dont le mandat qui s'achève a été très riche en combats pour les libertés, la solidarité internationale, les services publics, l'accueil des étrangers, l'égalité femmes-hommes: Christine Prunaud, dont nous ne pouvons que saluer son bel engagement dans son mandat de sénatrice.
 
Philippe Broudeur, 50 ans, élu à Quimper, chef de service à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, président des Radicaux de Gauche Finistère
 
Philippe Broudeur, président de la fédération finistérienne du parti des Radicaux de Gauche, est en 2e position sur la liste "En Finistère, la gauche" aux Sénatoriales du 27 septembre 2020, au côté d'Isabelle Mazelin, Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Catherine Flageul et Laurent Le Treust. Il a 50 ans, et il est chef de service à la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi qu'élu municipal et communautaire à Quimper.
Homme de terrain, ayant une très bonne connaissance du Finistère de par ses engagements associatifs et politiques, il sera un lien, un très d'union entre les citoyens, les élus, et le Sénat.
 
Sylvaine Vulpiani, 56 ans, juriste, Conseillère régionale, membre de Génération.s (Plouescat)
 
Elle est en 3e position sur la liste "En Finistère à gauche" pour les Sénatoriales du 27 septembre 2020, Sylvaine Vulpiani, 56 ans, de Plouescat, juriste, conseillère régionale de Bretagne, militante associative et membre de Génération.S.
" Du fait de mes délégations dans la santé au Conseil Régional, je mesure tout le problème des déserts médicaux. Et en tant que conseillère du salarié, je pèse les conséquences du détricotage du droit du travail et de la protection sociale".
Sylvaine est une conseillère régionale très présente sur le territoire du pays de Morlaix.
Sa générosité et ses engagements humains et sociaux bien connus en font une excellente candidate et en feraient aussi une non moins précieuse sénatrice
 
Bernard Pino, 64 ans, médecin aux Urgences (Pont L'Abbé), écologiste membre de Nouvelle Donne
 
En 4e position sur la liste En Finistère, la Gauche pour les Sénatoriales 2020, Bernard Pino, 64 ans, résidant à Pont L'Abbé, médecin aux Urgences de Landerneau, écologiste et adhérent à Nouvelle Donne.
"Actuellement en fonction aux Urgences, j'assiste tous les jours aux conséquences de la dégradation des services publics (santé, handicap, EHPAD, psychiatrie, etc) mise en lumière par le Covid-19: ça ne peut plus durer!"
 
Et avec pour candidats suppléants:
 
Catherine Flageul, militante du PCF, du Mouvement de la Paix et de la plateforme finistérienne pour le désarmement nucléaire, CIAN 29 (Rosnoën), 63 ans, professeure des écoles en retraite
 
Laurent Le Treust, co-référent de Générations.S 29 (Quimper), 51 ans, conseiller clientèle en communication
 
Cette liste s'est constituée sur une volonté de notre part d'unir la gauche dans le sillage des réussites enregistrées aux municipales de rassemblements sur des bases de respect de la diversité de la gauche.
 
Nous pensons que nous pouvons créer une belle surprise!
 
Pour cela, nous avons besoin de votre soutien.
 
Si vous voulez donner votre soutien public d'élu-e, d'ancien élu, de citoyen, à la liste En Finistère, la gauche, la liste de soutien sera mise à jour régulièrement d'ici deux semaines et publiée sur les réseaux sociaux?
 
Dans ce cas, envoyez les informations que vous jugez utile: Nom/ Prénom/ âge (facultatif)/ Profession/ Mandat, Engagements, etc: à l'adresse dupont.ismael@yahoo.fr
 
 
Nos candidats de la liste d'union de la gauche "En Finistère, la Gauche", pour les Sénatoriales du 27 septembre 2020, s'engagent, s'ils sont élus, au Parlement, à défendre les services publics, garants de l'égalité des droits.
Il faut un plan d'urgence pour les EHPAD et les hôpitaux, où il faut mettre fin à la tarification à l'activité et à la main-mise croissante du privé lucratif.
Nous voulons relancer les lignes ferroviaires de proximité et le fret ferroviaire, lutter contre la mise en concurrence et le saucissonnage et le démantèlement de la SNCF, outil d'aménagement du territoire, d'égalité devant les mobilités, et de transition écologique.
Nous nous battrons pour sauver les gares, les bureaux de poste, les trésoreries, les écoles et les classes à chaque fois que les orientations libérales et austéritaires de l’État les menacent.
Nous voulons mettre fin au sous-financement des services publics et des structures, qui prennent en charge les plus fragiles d'entre nous: les personnes âgées, les personnes ayant des handicaps.
Cette politique de solidarité et de défense des services publics ne peut être financée que dans le cadre de politique de justices fiscales et sociales: lutte contre l'évasion fiscale, rétablissement de l'ISF, rejet de la politique de baisse de la fiscalité et des cotisations sociales pour les grands groupes, réforme de la fiscalité des entreprises pour soutenir l'emploi.
 
L'écologie, au cœur de nos engagements.
Face aux enjeux climatiques et de la crise écologique, nous nous battrons pour une transition écologique volontariste au Parlement:
- Soutien à l'agriculture bio et aux circuits courts.
- Transformation du modèle agricole et lutte contre les pesticides.
- Soutien à la pêche artisanale respectueuse de la ressource.
- Relance du fret ferroviaire et des transports en commun pour donner des alternatives au tout-voiture et au tout-camion
- Financement des travaux de rénovation du bâti, d'isolation
- Aider à l'harmonisation vers des normes vertueuses du tri sélectif des déchets, y compris en zone rurale.

Parce que la démocratie pour nous est essentielle, nous défendrons ce contre-pouvoir démocratique qu'est le Sénat face à l'ultra-présidentialisme de la Ve République aggravé encore par le président E.Macron: développement des commissions d'enquête, des missions d'information, pouvoir d'initiative parlementaire. Nous défendrons l'autonomie fiscale des communes, leurs dotations, nous nous opposerons aux mesures de recentralisation et d'éloignement des citoyens par rapport aux centres de décision. Nous serons particulièrement attentifs à soutenir les communes du monde rural exposées aux conséquences de la métropolisation et de la perte des services (publics et autres). Notre département est riche de son réseau de bourgs, de communes petites et moyennes, qu'il faut préserver, comme garant de la cohésion sociale et des solidarités, en soutenant les élus locaux. Le 27 septembre, votez pour la liste "En Finistère, la Gauche".

Quelques-uns des premiers soutiens publics à la liste : "En Finistère, la Gauche"

Comité de soutien à la liste « En Finistère, la gauche » (Génération.S, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne, Parti communiste français) pour les Sénatoriales du 27 septembre 2020
 

Pour rejoindre le comité de soutien de la liste « En Finistère, la gauche » : dupont.ismael@yahoo.fr

Christian BEAUMANOIR, syndicaliste, militant association action caritative et sociale, ancien élu PCF, Lanvéoc

Patrick BEGUIVIN chauffeur miroitier Conseiller municipal à Plouigneau, PCF

Djelloul BENHENNI conseiller municipal Rosporden-Kernevel

Annie BERGOT LE CALVEZ ancienne élue pendant plusieurs mandats à Morlaix

Thierry BIGER, conseiller départemental du Finistère sur le canton de Quimper-2, 44 ans, membre des Radicaux de gauche

Véronique BLANCHET ancienne adjointe et vice-présidente d'agglomération à Pont L'Abbé, candidate sur la liste du Front de Gauche aux Sénatoriales en 2014, PCF

Lydie BOURBIGOT membre de la commission consultative Rosporden-Kernevel

Anne BORGNIET-YOUÉNOU adhérente PCF Brest

Christophe BOUDROT, adjoint au sport et aux associations à Plouigneau, syndicaliste hôpital

Maéla BURLOT, élue à Morlaix, conseillère déléguée petite enfance-enfance, coordinatrice dans le secteur social

Bernard CALVEZ adhérent communiste Le Relecq Kerhuon
 
Denise CAM PCF Brest

Jean-Paul CAM secrétaire de section PCF du Pays de Brest

Eugène CARADEC DAVILLERS, conseiller municipal à Morlaix, à l'urbanisme membre du PCF et du MJCF

Christian CARDUNER conseiller municipal à Scaër

Martine CARN, conseillère municipale à Plougonven

Philippe Carquet ouvrier Gouesnou

Anne-Catherine CLEUZIOU, conseillère municipale de la ville de Brest.

Jean-Marie CLOAREC, adjoint à la culture à Rosporden-Kernevel

Jeannine DANIEL, élue à Scaër pendant plusieurs mandats, militante de la solidarité

Louis DEBARNOT  retraité arsenal Brest

Enzo De Gregorio, étudiant, membre des MJCF et du PCF, section de Morlaix

Corentin DERRIEN, conseiller municipal à Saint Thégonnec-Loc-Eguiner, étudiant, PCF et MJCF

Alain DAVID ancien maire adjoint , élu à Morlaix pendant 31 ans

Jean-Philippe DEUNF adhérent PCF Lanmeur

Ismaël DUPONT, premier adjoint à Morlaix, conseiller communautaire, PCF, tête de liste du Front de Gauche aux Sénatoriales de 2014

Laurence FLATTE membre de la commission consultative de Rosporden-Kernevel

Henri Merlin GABA ENGABA, conseiller municipal délégué aux travaux à Morlaix, membre de Génération.s

Patrick GAMBACHE, élu à Morlaix, conseiller délégué au Personnel

Eric GUELLEC, adjoint au maire de la ville de Brest, délégué à la dynamique associative, aux relations avec les équipements quartier, les acteurs de l’éducation populaire, les associations patriotiques et les anciens combattants. Conseiller Brest métropole.

Xavier HAMON Adjoint au maire à Brest, délégué à la salubrité, la sécurité dans les ERP, la gestion des risques et l’affichage municipal, membre de Génération.S

Roger HERE, premier adjoint Plouigneau, PCF

Yves HIRRIEN, adjoint à la communication et à la vie citoyenne à Plourin-les-Morlaix, Génération.s

Patrick GAMBACHE, militant communiste, conseiller municipal délégué de Morlaix

Mariane GAUTHIER-DESTABLE, élue à Plouigneau, conseillère déléguée à la communication

Gladys GRELAUD, candidate sur la liste de gauche à Landerneau, adhérente PCF

Jacqueline HERE, adjointe au maire de la ville de Brest en charge du quartier de Bellevue. Conseillère Brest métropole déléguée à l'urbanisme réglementaire

Karen LE MOAL, adjointe au maire (Sports) à Rosporden-Kernevel

Bernard JASSERAND, militant communiste, adjoint au maire de Quimper en charge de la mairie annexe de Kerfeunteun

Pascal KERBORIOU syndicaliste à l'hôpital public Ancien adjoint à Plougonven

Elise KEREBEL, conseillère municipale à Morlaix, déléguée à la culture

Corentin KERNEIS, ancien maire communiste et professeur des collèges en retraite

Michèle LACROIX BOURVEN retraitée Morlaix

Fréderic L'AMINOT, ouvrier en bâtiment, adjoint aux Affaires scolaires à Morlaix, PCF

Jérémy LAINE, adjoint au maire à Guimaëc, PCF

André LAURENT, adjoint à la culture à Morlaix, membre de Génération.s

Annie-Noëlle LE BERRE, professeur de lettres de l'éducation nationale en retraite, membre du PCF, Brest.

Yves LE BERRE Professeur émérite des universités Ancien adjoint au Maire de Brest

Jean-Luc LE CALVEZ, ancien élu PCF à la ville de Morlaix

Roger Le GUENIC PCF Brest

Jean-Michel LE LORC'H, vice-président de Brest métropole en charge de la proximité territoriale. Conseiller municipal de la ville de Brest

Sandra LE ROUX, conseillère municipale de la ville de Brest déléguée au développement du sport dans les quartiers

Martine LE NOZERH, adhérente PCF, Plozévet-Pays Bigouden

Michel LE ROUX PCF Brest

Glenn Le SAOUT,  candidat sur la liste de Ian Brossat aux élections Européennes dans le Finistère

Doriane LE TREUST, élue à QUIMPER, Génération.S

Pierre-Yves LIZIAR, 48 ans enseignant Conseiller municipal délégué En charge du handicap au Relecq-Kerhuon

Marie-Françoise MADEC JACOB Conseillère municipale déléguée aux Seniors à Morlaix, PCF

Marie-Christine MAHMUTOVIC, Adjointe à l'urbanisme au Relecq-Kerhuon, 2008-2014 et 2014-2020, Membre du PCF

Mathilde MAILLARD, adjointe au maire de la ville de Brest en charge de la politique du bien vieillir et de l’inclusion des personnes en situation de handicap. Conseillère Brest métropole.

Juliette MANNEVY, 42 ans, infirmière cadre à l’hôpital de Morlaix 

Taran MAREC, conseiller municipal de la ville de Brest délégué à la vitalité de la langue bretonne, à la charte « Ya d’Ar Brezhoneg », à l’enseignement et la signalétique bilingue.

Monique MEVELLEC SITHAMMA Professeur de lettres en retraite. Conseillère municipale déléguée en charge des associations au Relecq-Kerhuon Syndicaliste, militante dans des associations culturelles et caritatives.

Pierig MORVAN Membre de la consultation consultative de Rosporden-Kernevel

Lucienne NAYET militante de la mémoire présidente du réseau Musée National de la Résistance Locquénolé

Françoise NIOCHE,  enseignante retraitée, conseillère municipale Rosporden

Maxime PAUL, Plougastel-Daoulas, dirigeant mutualiste- Ancien Vice-Président de

Brest Métropole.

Jean-Claude PERROT, retraité de la Poste, Conseiller municipal de BRIEC, Trésorier du PCF de la section de QUIMPER

Catherine PIETRI adhérente PCF Finistère

Christine PRUNAUD, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Piero RAINERO Ancien élu communiste à la région Bretagne et maire-adjoint à la ville de Quimper, militant internationaliste

Yvonne RAINERO, Retraitée enseignante Conseillère municipale déléguée sur la Santé Conseillère communautaire Quimper

Jacques RANNOU Maire-Délégué de Kernével commune associée à Rosporden. Conseiller Communautaire de Concarneau Cornouaille Agglomération (Membre du Bureau deCCA) et Vice-président du SDEF (Syndicat Energie et Equipement du Finistère).

Quentin RANNOU conseiller municipal Rosporden-Kernevel

Daniel RAVASIO retraité éducation nationale et ancien responsable syndical - secrétaire section PCF Morlaix

Anita RICHARD Enseignante retraitée éducation nationale Adhérente Parti Communiste Français Conseillère municipale Rosporden Kernevel

Gisèle RICHEZ - Travailleur social Le Relecq Kerhuon

Erwan RIVOALAN Brest - syndicaliste CGT.

Katell SALAZAR, conseillère municipale à Morlaix, déléguée à la communication

Valérie SCATTOLIN Adjointe à Morlaix (Centre-ville, Commerce, Animations et tourisme), PCF

Pascal SEGALEN, le Relecq-Kerhuon. 

Jacques TANGUY, Brest, Lambezellec, conseiller d'orientation psychologue en retraire, adhérent PCF

Michel TANGUY adhérent PCF Finistère

Ronan TANGUY ancien adjoint PCF au Relecq-Kerhuon

Alain TASCON militant PCF FINISTERE

Pierre-Yves THOMAS, élu d'opposition à Carhaix, PCF

Catherine TREANTON, adjointe aux Affaires Sociales à Morlaix, Vice-présidente à Morlaix Communauté, co-référente Génération.S Finistère

Hugues TUPIN, conseiller municipal et conseiller communautaire à Douarnenez

Kofi YAMGNANE ancien député-maire, ancien ministre

Jocelyne VILMIN Conseillère déléguée au personnel au Relecq-Kerhuon de 2014 à 2020

 

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:40
Le groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste au Sénat s'engage pour la gratuité des masques
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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:39
Vous avez dit République? - Par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 23 septembre 2020
Vous avez dit République ?
Mercredi 23 Septembre 2020

Il semblerait désormais, selon le ministre de l’éducation nationale, qu’il faille aller chercher la République entre le nombril et le décolleté des jeunes filles... Le mot « République » est devenu dans la bouche du pouvoir un « mot gourdin », que l’on assène sur la tête des classes populaires au fur à mesure que l’on assèche ses principes. Un mot pour filer droit et mettre au pas, un mot pour surveiller et punir, un mot pour maquiller les propos xénophobes, un mot pour cacher la destruction méthodique de tous les fondements de la République démocratique et sociale érigée il y a 228 ans et fortifiée par le mouvement socialiste et communiste, un mot pour protéger le pouvoir.

Quelle farce d’hurler « République ! » quand l’éducation nationale est laissée à la merci de la concurrence d’officines privées et affaiblie dans ses missions, quand le Parlement est bâillonné, quand les services publics sont privatisés, quand le pouvoir dit « républicain » pactise avec la finance, devançant toutes les aspirations du capital, contre les retraites, les droits sociaux, la sécurité sociale.

Quelle blague de prétendre défendre l’unité républicaine quand les territoires sont laissés à l’abandon au profit de métropoles portées vers les rivages du capital mondialisé, quand la sécession des plus riches est entretenue, quand un sabir « globish » est imposé partout par les pouvoirs économiques et politiques, quand des élites corrompues adossent la France et l’Europe à l’empire états-unien.

Certes, le concept de République embrasse large. Raison de plus pour définir le sens que l’on veut lui donner. Il n’y a pas besoin d’aller chercher bien loin. L’histoire de notre pays et les principes constitutionnels arrachés contre la réaction ne demandent qu’à être défendus, travaillés et approfondis. L’émancipation individuelle et collective ne sera le fruit que d’une République garante des libertés, démocratique, sociale et laïque. Tisser à nouveau ce fil, en rehaussant le débat et non en le maintenant au niveau du nombril, voilà l’urgence.

Vous avez dit République? - Par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 23 septembre 2020
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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:36
Parlement. Au Sénat, nous affrontons LaREM et LR  (Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE, L'Humanité - 25 septembre 2020)
Parlement. « Au Sénat, nous affrontons LaREM et LR » (Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE)
Vendredi 25 Septembre 2020
Les élections sénatoriales se tiennent dimanche. La présidente du groupe communiste, Éliane Assassi, revient sur les enjeux de ce scrutin. Entretien.
 

Vingt ans après le référendum sur le quinquennat, à quoi sert le Sénat ?

Éliane Assassi C’est toujours l’une des deux chambres qui votent la loi et contrôlent le gouvernement  ! Bien sûr, l’Assemblée nationale a le dernier mot. C’est logique puisqu’elle est élue au suffrage universel. Et le Sénat entretient toujours une approche plus fine dans sa relation aux collectivités locales. Mais il est aussi devenu une sorte de contre-pouvoir. C’est bien sûr dans un contexte où la majorité LR du Sénat affronte la majorité LaREM de l’Assemblée, ne soyons pas naïfs. Mais on peut dire que le bicamérisme a retrouvé du sens : l’Assemblée est de plus en plus soumise à l’exécutif, et le Sénat peut jouer un rôle de garde-fou. Nous l’avons vu sur le projet de réforme constitutionnelle et lors de l’affaire Benalla. Mais, d’évidence, nous, les communistes, avons deux adversaires au Sénat : la Macronie, qui dépose les projets de loi, et la droite, qui les réécrits dans un sens qui n’est pas le nôtre et qu’il faut combattre.

Quel est justement le rôle du groupe communiste ?

Éliane Assassi Il est toujours utile d’avoir des élus du local au national pour porter la voix des luttes, des citoyens et des collectivités locales. Nous forçons les débats, imposons des questions sur le monde du travail, les libertés collectives, l’écologie ou encore la fraude fiscale. Nous avons des textes qui ont été adoptés lors de beaux combats, comme la hausse des APL et la revalorisation des retraites agricoles. Nous sommes un peu les trublions de cette chambre, car nous cherchons toujours à mettre en avant des causes que le Sénat préférerait ignorer. Nous avons été très actifs l’an dernier, lors de l’immense mobilisation pour l’avenir d’Aéroports de Paris, qui a rassemblé plus d’un million de signatures. Les communistes ont prouvé qu’ils savent réunir toutes les familles politiques pour défendre un équipement stratégique au cœur des questions d’emploi, de souveraineté, d’aménagement du territoire, de comptes publics et d’écologie. Plus récemment, nous avons déposé deux propositions de loi : l’une pour réduire les inégalités d’accès au numérique, l’autre pour créer un pôle public du médicament assurant à la fois la production et le contrôle des prix.

Le Sénat est souvent présenté comme la chambre qui défend les territoires. Est-ce vraiment le cas ?

Éliane Assassi Il y a des postures sur cette question. Nous sommes en complet désaccord avec LaREM et la droite sénatoriale sur le projet de différenciation territoriale. Cela va conduire à terme à la création d’un État fédéral et à une rupture d’égalité devant la loi. Tout le monde parle en ce moment des « territoires ». LaREM et LR ont tous ce mot à la bouche. Mais ils sont en train de déployer une stratégie sémantique pour ne plus parler des communes et des départements, et encore moins de leurs compétences et de leurs moyens propres pour développer des politiques locales au service des citoyens. C’est une façon de revenir sur l’article 1 de la Constitution qui dit que la République est une et indivisible.

Quels sont vos objectifs pour les sénatoriales de dimanche ?

Éliane Assassi Nous entendons conserver nos sièges en Seine-Maritime avec Céline Brulin et dans les Côtes d’Armor avec Gérard Lahellec. Nous attendons aussi de bonnes nouvelles des Bouches-du-Rhône, où Jérémy Bacchi conduit la liste de rassemblement de la gauche. Des surprises peuvent enfin venir des Alpes-Maritimes, des Alpes-de-Haute-Provence, de Dordogne, du Rhône ou du Finistère, où les communistes sont reconnus comme des élus de terrain combatifs, constants et cohérents. Au final, la droite va gagner, ce n’est pas un suspense. Il y aura une possible recomposition au centre-droit et un retour du groupe EELV. Nous avons, quoi qu’il arrive, hâte d’en découdre sur le budget et celui de la Sécurité sociale, forts de notre propre plan de relance composé de 117 propositions. Nous sommes ici en phase avec l’opinion publique, que ce soit sur le conditionnement des aides publiques, l’hôpital, les retraites ou la gratuité des masques.

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 05:25
Signez la pétition de l'UEC pour un revenu étudiant
Après avoir défendu cette revendication à l'Assemblée nationale, Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis rejoint les signataires du revenu étudiant 🤩
Sur les bancs de la fac ou de l'Asssemblée Nationale, on signe la pétition pour un revenu étudiant ✊
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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 05:13

 

*Editorial par Amar Bellal, rédacteur en chef de la revue Progressistes

Alors que le débat sur le racisme a été très présent ces deniers mois, il a été fort peu question de la contribution des étrangers au rayonnement scientifique de notre pays. A-t-on entendu dans les médias, aux heures de grande écoute, ou lu dans la presse bien-pensante des références à la forte présence dans nos hôpitaux publics des médecins étrangers ou à tous ces chercheurs, souvent d’origine africaine et formés dans leur pays, qui travaillent dans les universités et dont la France bénéficie allégrement car immédiatement productifs et dans la force de l’âge ?

D’ailleurs, leur apport pose d’autres problèmes et met en évidence la nécessité de bâtir une coopération équitable entre les pays africains et la France, pour un développement scientifique commun… Et on n’oublie pas la lutte actuelle sur les droits d’inscription pour que les étudiants étrangers puissent continuer à venir en France. Étonnamment, on en parle rarement, alors qu’on devrait mettre en avant ce contre-discours, ce rappel qui pourrait s’avérer très utile face à l’extrême droite qui assimile inlassablement les immigrés à la délinquance, les présente comme intellectuellement inférieurs à la moyenne, incapables de quoi que ce soit, ne contribuant en rien à la richesse du pays. Écouter notre contre-discours pourrait en outre aider à « débloquer » une situation politique délétère, à démonter des mensonges massivement relayés à des fins électoralistes.

Alors pourquoi y fait-on si peu référence? Serait-ce parce que en parler sérieusement signifie replacer la question du travail au centre du débat et faire prendre conscience que nous ne sommes, avant tout, ni plus ni moins que des salariés partageant le sentiment d’être en partie exploités par le même système qui a pour boussole non pas le bien collectif mais le seul profit (qui peut parfois contribuer, si peu que ce soit, au bien collectif, bien que ce ne soit pas son but premier) ? Tout se passe comme s’il fallait éviter cette idée que, salariés, nous faisons tourner le pays, que pour cela nous recevons les mêmes fiches de paie, que nous voyons nos conditions de travail se dégrader et sommes pareillement exposés aux risques au travail. Et pourtant nous gardons l’envie du travail bien fait, avec cette caractéristique bien française qui est de vouloir à tout prix donner à son travail un sens, d’en faire autre chose qu’un simple un gagne-pain.

Ainsi, rappeler cette évidence qu’il y a des Noirs, des Arabes, des Asiatiques qui soignent et sauvent des vies, qui transportent ou font tourner les usines, les centres de recherche, etc., ceux-là mêmes que nous avons applaudis au balcon à 20 heures en pleine période de confinement Covid-19, nous incite à voir les choses différemment et contribue à dégonfler un tas de problèmes. Mais cette approche n’est jamais vraiment bienvenue pour les obsédés de l’« identité » de tous acabits, car cela casse leur fonds de commerce.

Bien sûr, cela ne suffit pas à lutter contre le racisme, car c’est un combat culturel plus global qu’il faut mener, mais cela y contribuerait fortement. Si les personnalités politiques de gauche, et au-delà, pouvaient l’entendre, ce serait un grand progrès!

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 05:42

 

La Covid 19 a révélé l’échec des politiques d’austérité et de la course aux profits qui épuise la nature et sacrifie les êtres humains. Mais tout continue comme avant ! Le « Ségur de la santé » ne résout en rien la crise de l’hôpital public. Si nous laissons faire, la France comptera un million de chômeurs·euses en plus d’ici à la fin de l’année et 700 000 jeunes arrivant sur le marché du travail risquent de voir leurs perspectives d’embauche s’évanouir.

Des grands groupes gavés d’aides publiques prétextent de la crise pour annoncer des plans massifs de suppressions d’emploi avec l’appui du gouvernement et des banques. La fiscalité est toujours aussi injuste et le gouvernement Castex continue de baisser les impôts sur le capital et les profits. Cela doit changer ! Les entreprises et les banques doivent être contraintes à des engagements précis et contrôlés par les salarié·es, les élu·es, la population.

Construisons une grande mobilisation à l’automne pour l’emploi, les salaires et les services publics nous exigeons que les milliards déversés par les banques et la BCE sur l’État et sur les entreprises soient utilisés autrement.

Dans l’immédiat, nous demandons :

  • Interdire les licenciements des grands groupes bénéficiant de fonds publics et instaurer un droit de contre-propositions des salarié·es et des habitant·es pour sécuriser l'emploi au lieu de baisser le "coût du travail".
  • Un plan jeunes d’embauches par les entreprises par un contrat sécurisant leur emploi et leur garantissant une formation rémunérée.
  • Une augmentation générale des salaires (revalorisation du SMIC de 20% et de toutes les grilles et échelles de salaires), des minima sociaux et un revenu minimum, à un niveau décent, pour les 18-25 ans.
  • Pour la santé et l’éducation nationale, un plan d’embauches et de formation, initiale et continue, l’annulation des fermetures de lits ou d’hôpitaux et de toutes les fermetures de classes et de postes.
  • Un fonds de sécurisation de l’emploi, de la formation et pour la transition écologique, géré démocratiquement, pour agir sur les décisions des grandes entreprises et des banques et faire contribuer le capital et les profits.

 

signer la pétition

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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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