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En ce début janvier, la situation est difficile pour des millions de Françaises et de Français frappés par l’inflation et la crise énergétique. La hausse des prix, notamment dans l’alimentation et la fin de la ristourne de 10 centimes à la pompe aggravent ces difficultés. Les prix du gaz et de l'électricité augmentent eux aussi jusqu'à 15 %, soit la limite fixée par le bouclier tarifaire. On l’a vu avec les boulangers, et au-delà beaucoup de commerçants, de TPE et de PME, c’est aussi l’activité de beaucoup d’entreprises qui est menacée par cette hausse. Des alternatives existent mais le pouvoir inféodé au capital s’obstine à refuser de sortir du marché européen de l’énergie et développer une réelle maîtrise publique de l’énergie pour le bien commun.
C’est dans ce contexte que, loin de proposer une solution pour le pays, le gouvernement voudrait faire payer toujours plus la crise au peuple en faisant passer sa réforme des retraites, une réforme brutale qui porte le recul de l’âge de départ en retraite à 64 ans et l’allongement de la durée de cotisation. Ce sont les plus belles années à la retraite, celles en bonne santé, qui sont frontalement attaquées. Il s'agit d'une entreprise de démantèlement de l’État social, de notre système de Sécurité sociale, de l'esprit de solidarité.
L’heure est à la mobilisation pour mettre en échec ce projet. Un front syndical uni et déterminé est constitué pour s'opposer et mettre en échec cette réforme détestable. Huit centrales syndicales viennent d’annoncer ensemble une grande journée de grèves et de manifestations, jeudi 19 janvier prochain. La réussite de cette première journée est très importante, cela doit être notre priorité dans les jours qui viennent. Une immense majorité des Français, de 68 à 80 % selon les premières enquêtes d’opinion, est opposée au recul de l’âge de départ en retraite, adressons-nous à elles et eux pour qu’ils participent aux cortèges du 19 janvier.
Pour mettre en échec le pouvoir, l’unité des forces de gauche et écologistes, sera également un atout décisif. A l’initiative de Fabien Roussel, nous nous retrouverons ensemble, le mardi 17 janvier à 19h, au Gymnase Japy, en meeting pour révéler la brutalité du projet de réforme du gouvernement, lancer une grande campagne contre le projet dans tout le pays en multipliant les initiatives communes et porter le projet du PCF d’une bonne retraite pour toutes et tous avec un départ à 60 ans à taux plein avec une prise en charge des cotisations pour les périodes de non travail.
A toutes et tous les communistes, je souhaite le meilleur en ce début d’année et un plein succès à notre combat commun. Toutes et tous ensemble, mettons en échec la réforme des retraites du pouvoir, construisons la victoire sociale dont le pays a tant besoin !
Igor Zamichei
Les 27, 28 et 29 janvier (jusqu'à 13h) se déroulera le vote pour le choix de la base commune pour le 39e Congrès du PCF.
Le site internet du Congrès du PCF https://congres2023.pcf.fr contient toutes les informations concernant cette étape de notre Congrès.
Suite à la validation par la commission de transparence des débats, tu trouveras sur ce site et ci-après les textes soumis au vote des communistes dans le cadre du 39e Congrès du PCF en cliquant sur les liens suivants👇
Le projet de base commune adopté par le Conseil national :
🔗 "L’ambition communiste pour de nouveaux «Jours heureux»."
Le texte alternatif :
🔗 "Urgence de Communisme. Ensemble pour des victoires populaires."
Tu retrouveras également le journal du Congrès réalisé en partenariat avec la Marseillaise et le bulletin de vote. Le journal rassemble toutes les informations concernant le processus du Congrès ainsi que les textes et le bulletin de vote.
Dans les jours à venir, tu pourras récupérer auprès de ta section ou de ta fédération un exemplaire papier du Journal.
27, 28 & 29 janvier : Vote des communistes pour le choix de la base commune
4 & 5 février : adoption du projet de modification
des statuts par le Conseil National
4, 5 et 11, 12 mars : Congrès de section
18, 19 et 25, 26 mars : Congrès des fédérations
7, 8, 9 et 10 avril : Congrès national
Il est accessible sur internet: https://www.twitter.com/CoLiMxRoscoff
ou directement si on a l'appli twitter installée sur mobile ou tablette (adresse twitter à mettre sur nos communications): @CoLiMxRoscoffLe secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, vient officiellement de s’adresser, par courrier, à Emmanuel Macron. À l’occasion des dix ans de l’assassinat des trois militantes kurdes à Paris, il rappelle que « les commanditaires de ce triple meurtre ne sont toujours pas identifiés tandis que les juges d’instruction n’ont pas accès aux dossiers établis par la Direction générale de la sécurité intérieure ». Il demande au chef de l’État « de lever le secret-défense qui rend impossible la manifestation de la vérité dans cette douloureuse affaire ».
Dans un premier temps, la Commission du secret de la défense nationale avait accepté la déclassification, mais les documents fournis étaient « caviardés », comme l’a révélé maître Antoine Comte. Une seconde demande, après la réouverture du dossier en mai 2019, avait été refusée sous prétexte qu’il n’y avait aucun élément nouveau. Mais après la tuerie de la rue d’Enghien, dans le 10e arrondissement, le 23 décembre, l’argument ne tient plus.
Le président de la République peut s’affranchir de l’avis de la Commission et permettre la transparence. « Dans un tel contexte, une instruction libérée de toute entrave reste la meilleure garantie à l’exigence de justice et de vérité à laquelle nous sommes tous attachés. Elle passe sans aucun doute par la levée du secret-défense », écrit encore Fabien Roussel. Depuis des décennies, le PCF soutient la lutte des Kurdes et dénonce la répression dont ils sont l’objet, notamment en Turquie, mais également en France.
Les partisans de l’ancien président ont envahi, ce dimanche, le Congrès, le palais présidentiel et la Cour suprême. La gauche dénonce les complicités du gouverneur et des autorités chargées de la sécurité. Absent de la capitale au moment des faits, Lula annonce que les responsables et ceux qui les financent seront poursuivis. L'armée se tient prête.
Il y a du trumpisme dans la méthode. L’investiture du président Luiz Inacio Lula da Silva, il y a une semaine, n’aura pas empêché les groupes séditieux de rêver d’un coup d’État, refusant la défaite du président sortant, le fasciste Jair Bolsonaro dans les urnes, le 30 octobre dernier. À Brasilia, des centaines de bolsonaristes, qui contestent toujours le résultat des élections, ont envahi, ce dimanche, le Congrès, le palais présidentiel et la Cour suprême.
Le président Lula, en visite dans la ville dévastée par les inondations d’Araraquara (Sao Paulo), était absent de la capitale aujourd’hui. Dans les bâtiments conçus par l’architecte Oscar Niemeyer, riches en œuvres d’art, les dégâts semblent toutefois importants. Parallèlement, des manifestants vêtus de jaune et vert, bloquaient l'avenue du 23 mai de la capitale économique São Paulo.
Lula, qui a validé un décret pour l'intervention fédérale, s'est exprimé dans les heures qui ont suivi. Le chef de l’ Etat a souligné la responsabilité politique à son prédecesseur, notant : «il y a plusieurs discours de l'ancien président qui encouragent cela». Qualifiant les putschistes de «vandales», de «nazis» et de «fascistes fanatiques», il a également annoncé que les responsables de la tentative de putsch et ceux qui les financent seraient poursuivis.
Gleisi Hoffmann, la présidente du Parti des Travalleurs (PT), la formation de Lula, a mis en cause la responsabilité du gouverneur du District Fédéral, Ibaneis Rocha, et du secrétaire à la sécurité du District Fédéral, Anderson Torres. Ce dernier a été démis de ses fonctions. Dans la région capitale, les bolsonaristes ont largement emporté les élections au Congrès et du gouverneur ; un point d’appui non négligeable pour les putschistes.
Dans plusieurs vidéos diffusées sur les vidéos sociaux, on voit des bolsonaristes discuter sur la Place des trois pouvoirs avec la police militaire de la capitale qui dépend du préfet. «C’est un crime annoncé contre la démocratie, contre la volonté des urnes et pour d’autres intérêts», a réagi la responsable politique sur Twitter.
Alors que la gauche semble assister sidérée à cette action, certains militants n’ont pas tardé à questionner la lenteur de la réponse étatique. «L’inaction de l’État est stupéfiante. Il n’y a tout simplement aucune réaction à la hauteur, jusqu’à présent, contre la tentative de l’extrême droite. La tactique d’apaisement s’avère être un échec», s’est indigné le journaliste et fondateur du site Opera Mundi, Breno Altman.
En réaction, le nouveau ministre de la Justice Flavio Dino a pour sa part immédiatement annoncé l’envoi de renforts. «Cette tentative absurde d’imposer la volonté par la force ne prévaudra pas», a-t-il insisté. « La facilité avec laquelle les envahisseurs avancent est un signe de connivence des autorités», abonde la philosophe Marcia Tiburi en exil en France et toujours menacée par l’extrême droite.
Selon la Folha de São Paulo, l'armée aurait mis ses troupes en alerte en attente d'un déclenchement d'une opération de Garantie de la loi et l’ordre (GLO), un instrument prévu par la Constitution fédérale.
Le sénateur Rogério Carvalho (PT) émet quant à lui la proposition que les forces de sécurité du district fédéral soient fédéralisées, c’est à dire qu’elles passent sous l’autorité de l’état fédéral et donc du gouvernement «pour garantir l’intégrité des représentations institutionnelles du Brésil». «Nous ne pouvons pas avoir plus de sympathie pour les criminels», a-t-il ajouté. De son côté, l'ambassade américaine au Brésil a condamné cette tentative de putsch et appelé à «la fin immédiate de ces attaques».
Dans un tweet rédigé en portugais, Emmanuel Macron a pour sa part demandé à ce que «la volonté du peuple brésilien et les institutions démocratiques (soient) respectées !», ajoutant «le président Lula peut compter avec le soutien inconditionnel de la France».
À l’heure où ces lignes étaient écrites, ni Jair Bolsonaro ni son entourage n’avaient réagi à l’invasion des institutions. L’ex-président n’a jamais félicité son adversaire et a quitté le pays pour la Floride quelques jours avant l’investiture de Lula, signant là le peu de cas qu’il faisait du respect de la Constitution et de la transition démocratique. Depuis la défaite de Jair Bolsonaro, certains de ses partisans réclamaient une intervention de l’armée et faisaient le siège devant les casernes.
Brésil Lors de leur tentative de coup d’État manqué, les bolsonaristes ont testé la résistance de la démocratie. Le président Lula da Silva, qui a placé son mandat sous le signe de la réconciliation, est appelé à des réformes d’ampleur au sein de l’armée et de la police militaire.
Entre Noël et le carnaval, le Brésil plonge ordinairement dans la léthargie. Réveil douloureux, dimanche, alors que le pays assistait, stupéfait, à l’invasion de la place des Trois-Pouvoirs, à Brasilia, par des centaines de putschistes bolsonaristes, saccageant sur leur passage le palais présidentiel, le Congrès, la Cour suprême et les œuvres d’art offertes par les pays du monde entier qu’ils recelaient. L’une des journées les plus sombres de l’histoire du pays, qui a emporté avec elle trente-huit années de construction démocratique. La barbarie culturelle et politique aura duré quatre heures avant que 400 personnes ne soient interpellées.
Comment le temps de réaction a pu être aussi long dans des lieux aussi stratégiques? C’est la question posée immédiatement par l’ensemble des forces démocratiques sidérées par les images de la police militaire, sous autorité du district fédéral, laissant la marée auriverde défier la zone de sécurité, entre selfies et discussions aimables avec les partisans de l’ex-président Jair Bolsonaro. « L’inaction de l’État est stupéfiante. Il n’y a tout simplement aucune réaction à la hauteur, jusqu’à présent, contre la tentative de l’extrême droite. La tactique d’apaisement s’avère être un échec », s’est indigné, dans un premier temps, le journaliste et fondateur du site Opera Mundi, Breno Altman. Pour sa part, Gleisi Hoffmann, présidente du Parti des travailleurs (PT), la formation du chef de l’État Luiz Inacio Lula da Silva, a mis en cause la responsabilité du gouverneur du district fédéral, Ibaneis Rocha, et du secrétaire à la Sécurité et ex-ministre de la Justice, Anderson Torres: « C’est un crime annoncé contre la démocratie, contre la volonté des urnes et pour d’autres intérêts », a-t-elle fustigé.
À l’issue des élections générales, les bolsonaristes se sont retrouvés en position de force dans le district fédéral extrêmement conservateur, dans la capitale économique de São Paulo et dans l’ensemble du Sud-Est. Au fil de la journée, ils se sont pourtant désolidarisés un à un des putschistes, craignant que le coup de force de dimanche ait des airs de chant du cygne. « Je veux d’abord m’adresser au président Lula pour m’excuser pour ce qui s’est passé aujourd’hui dans notre ville… Ce qui s’est passé (…) est inacceptable », s’est excusé le gouverneur de Brasilia, Ibaneis Rocha. Affilié au Mouvement démocratique brésilien (MDB), ce proche de Jair Bolsonaro a été suspendu de ses fonctions par la Cour suprême pour une durée de quatre-vingt-dix jours. C’est également le cas de l’ex-ministre de la Justice bolsonariste, Anderson Torres, limogé par Ibaneis Rocha lui-même. Autre figure de l’extrême droite à prendre ses distances: Valdemar Costa Neto, président du Parti libéral de Jair Bolsonaro, qui a regretté ce « jour triste pour la nation brésilienne ».
Depuis plusieurs semaines, des informations circulaient au sein du PT selon lesquelles d’importantes transactions financières étaient en cours, depuis les États-Unis notamment. Des avions et des cars auraient également été affrétés afin de faire affluer les bolsonaristes vers la capitale fédérale. D’aucuns redoutaient que le coup de force n’ait lieu le jour de la passation de pouvoir, le 1er janvier. Ce ne fut pas le cas. De la même manière que les manifestations devant les casernes n’ont pas donné lieu à un soulèvement de l’armée. Si de nombreux parallèles ont été dressés avec l’action des trumpistes contre le Capitole, le 6 janvier 2021, le philosophe et professeur à l’université pontificale catholique de Rio de Janeiro Rodrigo Nunes souligne des différences de taille entre les deux coups de force. « La différence la plus importante est le timing. L’invasion du Capitole avait pour objectif d’empêcher la certification de Biden, afin d’éviter que sa victoire ne devienne un fait accompli. » Jusqu’à dimanche, les bolsonaristes, en position de force au Congrès à l’issue des élections d’octobre, ont laissé passer toutes les échéances: de l’annonce des résultats à leur certification jusqu’à l’investiture. La réaction unanime à l’international afin de valider l’élection puis de condamner la tentative de putsch (lire notre encadré) réduit la marge de manœuvre des cadres bolsonaristes pour qui le coût politique pourrait se révéler élevé. Même importante, leur capacité de mobilisation reste insuffisante. Et ce d’autant plus avec une base, certes violente, fanatisée par les réseaux sociaux et mue par la certitude d’une prophétie autoréalisatrice, mais désorganisée.
En visite dans la ville dévastée par les inondations d’Araraquara (São Paulo), Lula était absent de la capitale au moment des faits. Le président, qui a fait de la réconciliation nationale le maître mot de son mandat, a immédiatement pointé la responsabilité de Jair Bolsonaro: « Il y a plusieurs discours de l’ancien président qui encouragent » la sédition. Qualifiant les putschistes de « vandales », de « nazis » et de « fascistes fanatiques », Lula a également annoncé que les responsables de l’intervention de dimanche et ceux qui les financent seraient poursuivis.
Une demande forte de sa base qui rejette toute idée d’amnistie. « Ce qui se passe à Brasilia n’est ni un mouvement de masse ni un mouvement spontané. C’est organisé par des bandits qui défendent des intérêts objectifs: l’exploitation minière illégale, l’accaparement illégal des terres, la libéralisation (du port) d’armes, les milices et d’autres choses qui ont toutes reçu l’assentiment de Bolsonaro », argumente Gleisi Hoffmann, signifiant qu’au combat démocratique se superpose celui de classes. Minoritaire au Parlement, la gauche sait le danger de la situation. L’histoire récente de la destitution de Dilma Rousseff et de l’emprisonnement de Lula, par la volonté d’une justice aux ordres, le démontre. Dans ce rapport de forces, les mouvements syndicaux et citoyens ont appelé de manière concertée à des manifestations nationales pour la défense de la démocratie, qui devaient se dérouler ce 9 janvier en fin d’après-midi.
Lula est paradoxalement en position de force face à un Jair Bolsonaro qui, depuis sa défaite à la présidentielle, est obsédé par l’idée de minimiser les charges qui pourraient être retenues contre lui. Deux jours avant l’investiture de Lula, l’ex-président a quitté le Brésil pour la Floride de son ami Donald Trump. Si Jair Bolsonaro tire les fils en coulisses, il ne prend pas la direction explicite du putsch. Les cadres intermédiaires ont à charge d’organiser le coup de force. De cette masse, en attente de dirigeants plus extrêmes, pourrait toutefois naître des « loups solitaires » tentés par des actions meurtrières contre les partisans de gauche dont la campagne électorale n’a pas été exempte. De plus, alerte Rodrigo Nunes, la situation « pourrait déboucher sur un scénario digne du putsch bolivien, dans lequel la persistance de l’anomie sociale amène les militaires à s’exprimer en faveur d’un départ du gouvernement pour ne pas être obligés de tirer sur la population ».
Au nom de la Cour suprême, le juge Alexandre de Moraes a ordonné l’évacuation sous vingt-quatre heures des campements érigés dès le lendemain de la présidentielle à proximité des casernes et le déblocage des routes. Les événements appellent cependant une profonde réforme de la police militaire et de l’armée. « L’armée n’a jamais été purgée des éléments qui ont été à la base de la dictature. Bolsonaro, qui n’était qu’un officier subalterne, en est une triste illustration et les hommages rendus, pendant sa présidence, avec toute la hiérarchie militaire, aux responsables de la dictature et au tortionnaire de (l’ex-présidente) Dilma Rousseff en disent long », souligne l’historien Pedro Da Nobrega, qui rappelle l’immixtion des généraux dans le dernier processus électoral. En Colombie, le président Gustavo Petro a lui-même commencé à remplacer des généraux, une action indispensable pour parachever la transition démocratique et parvenir à la paix. Selon Gleisi Hoffmann, « il est plus que temps pour les forces armées de montrer qu’elles sont du côté du Brésil et non d’un mouvement politique partisan (…) et de putschistes ».
Les relations entre les clans trumpiste et bolsonariste, incarnées par l’ancien conseiller Steve Bannon et Eduardo Bolsonaro, le fils de l’ex-président, sont-elles allées jusqu’à une aide dans la préparation de l’assaut à Brasilia ?
On ne savait plus s’il parlait de Bolsonaro ou de Trump. Sans doute des deux, d’ailleurs. Il y était question du vol d’une élection, de machines à voter détournées à cette fin, de l’instrumentalisation de la justice et des médias et, finalement, de patriotes qui devaient récupérer leur bien. En un peu plus d’une minute, Steve Bannon, l’ancien conseiller de Donald Trump, cochait toutes les cases du « bingo » trumpiste. Au lendemain des attaques contre les lieux de pouvoir au Brésil, Eduardo Bolsonaro, l’un des fils de l’ancien président, a partagé cette vidéo enregistrée fin novembre, alors que Bannon recommandait à Bolsonaro père de ne pas reconnaître les résultats du second tour de l’élection présidentielle.
On aurait pu penser que le fondateur de The Movement, organisation visant à unir les nationaux-populistes du monde entier, parmi lesquels figure Marine Le Pen, dont il s’est vanté d’être le conseiller informel, en profitait pour refaire le match de l’élection perdue par Donald Trump. En fait, il joue la même partie mais sur un autre terrain. L’attention portée par Steve Bannon au Brésil n’est ni récente ni circonstancielle. Il a identifié dans le plus grand pays d’Amérique latine un terreau proche de celui des États-Unis, qu’il juge propice à une version « tropicale » du trumpisme. Les deux pays se caractérisent par d’immenses inégalités sociales qui sont souvent le calque d’inégalités raciales sur fond d’histoire esclavagiste (jusqu’en 1865 aux États-Unis et 1888 au Brésil) tandis que les évangéliques constituent le noyau dur du bolsonarisme comme du trumpisme. S’ajoute désormais à cette liste un assaut contre le cœur du pouvoir, deux ans et deux jours après l’attaque du Capitole à Washington.
Ce lien transcontinental ne se limite pas à la relation d’un ancien conseiller et d’un fils d’un président battu, dont la première rencontre, à New York en 2018, s’était soldée par un parfait accord dans la lutte contre le « marxisme culturel ». Il illustre la proximité des deux clans et des deux mouvements. Selon le Washington Post, Eduardo Bolsonaro, toujours lui, a été reçu à plusieurs reprises par Donald Trump dans sa résidence floridienne de Mar-a-Lago. Il a également rencontré Jason Miller, ancien porte-parole de campagne de Trump, désormais patron du réseau ultraconservateur Gettr. Lors de la première rencontre à la Maison-Blanche entre Trump et Bolsonaro, c’est le fils qui accompagne son père, pas l’ambassadeur. Celui qui est surnommé « Zéro trois », car il est le troisième fils du leader d’extrême droite, noue des relations personnelles avec Ivanka Trump. Le rejeton se trouve au même endroit le 5 janvier 2021, soit à la veille de l’assaut du Capitole. Une attaque que son président de père refusera de condamner, arguant d’un « manque de confiance » dans les élections qui a « conduit à ce qui se passe là-bas ». Anticipant une défaite annoncée, il ajoutait qu’il pourrait « se passer la même chose » au Brésil puisque « la fraude existe » aussi. Hier matin, toute la fachosphère états-unienne se rangeait derrière les assaillants bolsonaristes. Sans surprise. Demeure une question: a-t-elle participé d’une façon ou d’une autre à la préparation de cette attaque ?
Rassemblés, les partis de gauche ont lancé, vendredi, via un communiqué, leur campagne pour contrer la réforme des retraites. Un plan de bataille axé sur l’organisation de meetings et le soutien aux mobilisations syndicales, que développe le communiste Ian Brossat.
La première ministre Élisabeth Borne présente, mardi, son texte de réforme des retraites. Les partis de gauche sont-ils d’ores et déjà mobilisés et rassemblés pour tenter de faire reculer le gouvernement?
Face à cette réforme voulue par le gouvernement, qui constitue une agression sans précédent contre le monde du travail, les forces de gauche n’ont pas le droit à l’erreur. Nous avons souhaité très tôt constituer un front uni pour contrer cette offensive. C’est le cas aujourd’hui, à la fois du côté des forces syndicales, avec une alliance très large, et des mouvements politiques, qui vont mener cette campagne de concert. La première grande étape sera le meeting du 17 janvier, au gymnase Japy, à Paris. Avant cela, une autre réunion publique se sera déroulée, le 10 janvier, à l’appel du journal Fakir, avec des représentants des partis, dont Fabien Roussel. Ces dates ne sont qu’un début, l’idée est que beaucoup d’initiatives de ce type puissent essaimer à travers le pays.
Quels seront les enjeux de ces meetings?
En plus de montrer la dangerosité de la réforme, alors que deux tiers des Français la rejettent, il nous faut aussi convaincre que des solutions alternatives existent. Le Parti communiste a d’ailleurs mis sur la table des propositions, notamment la mise à contribution des revenus financiers des entreprises, c’est-à-dire mettre fin au régime spécial du capital. Ces réunions publiques vont permettre de mettre en débat ces solutions, d’autant que le gouvernement cherche à présenter sa réforme comme le seul horizon possible. Il mise ainsi sur le découragement de ceux qui s’y opposeraient.
Comment en outre va s’articuler l’alliance entre les partis politiques et l’intersyndicale ?
Les forces syndicales, auxquelles nous proposons une rencontre dans notre communiqué de vendredi, sont celles qui donneront le la des grandes mobilisations sociales. Il semble que le moyen le plus utile pour les mouvements politiques de renforcer le mouvement est de se mettre à leur service. Le front syndical est très large et doit être préservé. Le meilleur moyen pour cela est de permettre que ce soit à ces organisations de dicter le rythme des mobilisations.
Ce front commun des partis politiques et des syndicats peut-il faire reculer le gouvernement?
L’exécutif veut faire croire que sa détermination est absolue et que rien ne pourra la mettre en échec. La réalité, c’est que, ces dernières semaines, le gouvernement a engagé un recul sur la réforme de l’indemnisation de l’assurance-chômage, commence à reculer sur la privatisation des réseaux de bus en Île-de-France… Donc, il reculera sur sa réforme si un mouvement social puissant se lève. Ils sont fébriles et savent que la question des retraites peut être l’allumette qui fait flamber la colère sociale dans le pays. N’oublions pas que cette réforme arrive sur fond d’exaspération vis-à-vis de l’inflation, de difficultés croissantes liées au pouvoir d’achat. Notre rôle est de montrer qu’une victoire est possible, que ça vaut le coup de se mobiliser.
Contre la réforme des retraites de Macron, mobilisons-nous partout en France !
Nous sommes prêt·es pour la riposte unitaire.
Lancement à Paris au Gymnase Japy le 17 janvier à 19h avec Fabien Roussel et toutes les forces de gauche et écologistes.
https://www.pcf.fr/la_nupes_en_campagne_pour_nos_retraites
La Nupes lance une campagne de meetings et assure qu’elle soutiendra les actions décidées par l’intersyndicale. « Un front social et politique », selon le PCF.
La gauche et les syndicats se préparent à la bataille. Celle-ci se déroulera dans les entreprises, les meetings, la rue, mais aussi au Parlement, face au texte déposé par le gouvernement.
Trois ans après, le grand mouvement social contre la retraite à points est encore dans toutes les têtes. La crise sanitaire et plusieurs semaines de grève avaient conduit le gouvernement à retirer son projet.
Cette fois, il compte s’appuyer sur la droite pour le faire adopter. « Les formations politiques de la Nupes s’opposent totalement à cette réforme injuste et inefficace, rejetée par une majorité de Français et toutes les organisations syndicales de salariés », a annoncé la coalition des partis de gauche dans un communiqué.
Côté syndical également, c’est le rassemblement qui prévaut. « L’unité syndicale est solide, nous travaillons ensemble depuis le mois de juin », confirme Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT. Et « pour convaincre de se mettre en grève, c’est un atout important », souligne la syndicaliste.
La gauche affiche également sa cohésion en organisant de premières initiatives communes et des réunions publiques « partout en France ». Le 17 janvier, notamment, la Nupes tiendra un meeting à Paris, au gymnase Japy.
La question de l’unité entre gauche politique et syndicats est également au centre des préoccupations pour arriver à faire échec au projet de Macron.
« Nous proposons une rencontre à l’intersyndicale pour échanger sur le projet de réforme et pour envisager d’éventuelles initiatives communes. Nous soutiendrons toute date de mobilisation qu’elle décidera », assurent les partis de la Nupes.
Si la France insoumise est la seule organisation de la coalition à appeler à participer à une manifestation à l’appel des organisations de jeunesse, le 21 janvier, elle affiche toutefois son souci de respecter le calendrier syndical.
« Nous soutiendrons toute action qu’entreprendra le front syndical uni », répète le député insoumis Hadrien Clouet. « C’est vraiment un front social et politique que l’on veut développer, et l’action des organisations syndicales sera décisive », insiste également le dirigeant communiste Igor Zamichiei.
« La capacité de mobilisation du monde du travail par des grèves, des manifestations, sa capacité à créer un rapport de force social avec le pouvoir est décisive. »
Syndicats comme partis de la Nupes entendent aider à la mobilisation le plus rapidement possible, compte tenu du calendrier serré – un peu moins d’un mois –, notamment en cas d’utilisation du 49.3.
« S’il y a des grèves et de gros mouvements sociaux, un nouveau passage en force mettrait le bazar dans le pays », veut croire le député FI Hadrien Clouet. Mais, au-delà du barrage au projet gouvernemental, la gauche sera également attendue sur les propositions alternatives.
Si la Nupes est partisane d’un retour à la retraite à 60 ans, les socialistes sont pour le maintien d’une durée de 43 années de cotisation. Des différences qui ne semblent pas insurmontables.
« Nous sommes tous d’accord pour mettre à contribution les revenus financiers, élargir l’assiette des cotisations en faisant contribuer par exemple les primes Macron et augmenter les taux », assure le député insoumis, qui y voit une bonne base commune.
Contre la réforme des retraites de Macron, mobilisons-nous partout en France !
Nous sommes prêt·es pour la riposte unitaire.
Lancement à Paris au Gymnase Japy le 17 janvier à 19h avec Fabien Roussel et toutes les forces de gauche et écologistes.
https://www.pcf.fr/la_nupes_en_campagne_pour_nos_retraites
AG du PCF Finistère à la MPT de Quimerc'h ce samedi 7 janvier 2023
50 camarades de tout le département ont participé au travail d'analyse et aux débats sur la proposition de base commune du CN pour le 39e congrès du PCF, "Une ambition communiste pour de nouveaux jours heureux", en ateliers participatifs d'abord, sur différents chapitres du texte, puis en restitutions et en débat de plénière où nous avons aussi abordé le texte alternatif à celui majoritaire au CN cosigné par un certain nombre de camarades "Urgence de communisme" et les principaux points de clivage ou de désaccords entre les deux, notamment sur la stratégie.
Dans le premier groupe de travail, Pierre-Yves Thomas avait introduit les échanges sur le Préambule de "L'ambition communiste pour de nouveaux jours heureux", le chapitre I (2018-2023: Des années d'action au service de la transformation du pays) et le chapitre VII (Poursuivre le redéploiement du PCF). Gilles Dusautiez avait fait la restitution avec lui.
Dominique Gontier, dans un travail préparatoire avec Jeannine Daniel, avait introduit le deuxième atelier le chapitre III ( La France face à une crise de régime). C'est Isabelle qui a fait la restitution.
Roger Héré avait introduit sur le troisième atelier le chapitre II (Devant un défi de civilisation) et le chapitre IV (L'actualité brûlante du projet communiste). Il a fait la restitution avec Yvan Le Gall.
Enfin, Claude Bellec avec introduit sur la quatrième ruche le chapitre VI sur la stratégie (Agir pour le rassemblement majoritaire de notre peuple). Elle a fait la restitution avec Mickael.
Entre 12h25 et 13h, un débat général s'est engagé.
Des débats riches, profonds et fraternels, avant un repas délicieux pris en commun, et à 15h, un magnifique spectacle du Théâtre de la Corniche sur la Commune de Paris, "Les mauvais jours finiront", avec les comédiens, chanteurs et musiciens Claude Bonnard (Jean-Baptiste Clément), Antoine Asnar, Patrice Langlois.
C'était la deuxième AG de préparation du Congrès après celle du 12 novembre 2022 à la MPT de Quimerc'h, avec Igor Zamichéi, consacrée surtout aux aspects de fonctionnement et d'activité de la fédération et des sections:
Le Congrès Départemental aura lieu à la fin mars, préparé par des prochains Conseils Départementaux et des commissions du Congrès, et le Congrès National - 39e Congrès - à Marseille les 7, 8, 9, 10 avril tandis que le vote des adhérents sur la Base commune de discussion du Congrès aura lieu dans les sections (ou par correspondance à la fédération) les vendredi 27, samedi 28, dimanche 29 janvier jusqu'à 13h, après l'envoi des livrets aux adhérents avec les différents textes le 17 janvier depuis la fédération.
Photos de Daniel Laporte et Ismaël Dupont
Il est désormais important que tous les communistes prennent connaissance de ce projet de base commune. https://congres2023.pcf.fr
Le Calendrier du 39e Congrès du Parti communiste français:
Date limite de dépôt des textes
alternatifs
Vote des communistes pour le choix de la base
commune
adoption du projet de modification
des statuts par le Conseil National
Congrès de section
Congrès des fédérations
Congrès national