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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 07:25
Photo Gaëlle Colin, Ouest-France, 9 février 2023

Photo Gaëlle Colin, Ouest-France, 9 février 2023

Ouest-France

Patrick Gambache est le nouveau premier adjoint au maire de Morlaix

Publié le 09/02/2023 à 19h08 Gaëlle COLIN.

Patrick Gambache, jusqu’ici conseiller, a été élu premier adjoint à l’unanimité, jeudi 9 février, lors du conseil municipal de Morlaix (Finistère). Il récupère les délégations d’Ismaël Dupont, qui a démissionné de ses fonctions d’adjoint délégué aux ressources humaines et aux finances.

Patrick Gambache (au milieu) a été élu premier adjoint à la Ville de Morlaix. Il est entouré par le maire, Jean-Paul Vermot et Ismaël Dupont, désormais ex-premier adjoint et redevenu simple conseiller. | OUEST-FRANCE

Ce n’est pas une surprise : Patrick Gambache, 64 ans, a été élu premier adjoint au maire de Morlaix, lors du conseil municipal de jeudi 9 février 2023. Il récupère les délégations d’Ismaël Dupont, qui a démissionné, mais qui demeure simple conseiller. Ce dernier a rappelé qu’il ne s’agissait pas « d’une mise en retrait de la majorité, mais plutôt d’un rééquilibrage dans ma vie politique et personnelle. […] Je reste investi dans la vie politique et locale et garde certaines de mes délégations comme conseiller. Je souhaite que la liste Morlaix ensemble honore son programme ». Il a été applaudi par tous les conseillers municipaux, sauf par les élus d’opposition.

Le vote s’est déroulé à bulletin secret, Patrick Gambache étant le seul candidat. Il était jusqu’ici conseiller délégué à la gestion du personnel, aux affaires générales et à la tranquillité urbaine.

Équilibre des partis respecté

Élu à 26 voix pour et sept blancs, le nouvel adjoint a rappelé que cette prise de nouvelles fonctions se faisait dans « la continuité de ce que je faisais auparavant. On va poursuivre le travail ensemble, en coordination avec les autres élus ».

Patrick Gambache est donc le nouveau référent sur les questions de finances, ressources humaines, de cuisine centrale, police municipale, musée ou encore des affaires générales. Il sera chargé prochainement de présenter le débat d’orientations budgétaires, dont les négociations sont encore en construction.

++ LIRE AUSSI : PORTRAIT. Patrick Gambache, un professionnel de l’édition à la Ville

L’équilibre des partis reste respecté dans la liste menée par Jean-Paul Vermot, puisque Patrick Gambache est, tout comme Ismaël Dupont, également encarté au Parti communiste français.

 
Patrick Gambache est le nouveau premier adjoint de la ville de Morlaix 

Publié par Gwendal Hameury le 09 février 2023 

Le Télégramme

 Le maire Jean-Paul Vermot (à gauche) a remis son écharpe tricolore à son nouveau premier adjoint, Patrick Gambache (au centre). Ce dernier remplace Ismaël Dupont, démissionnaire. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Le maire Jean-Paul Vermot (à gauche) a remis son écharpe tricolore à son nouveau premier adjoint, Patrick Gambache (au centre). Ce dernier remplace Ismaël Dupont, démissionnaire. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Ce jeudi 9 février, le conseil municipal de Morlaix a élu un nouveau premier adjoint, suite à la démission d’Ismaël Dupont. Il s’agit de Patrick Gambache.

Sans surprise, Patrick Gambache, 64 ans, a été élu premier adjoint de la ville de Morlaix, ce jeudi 9 février, par le conseil municipal. Seul candidat, le communiste a obtenu 26 voix, contre sept blancs. Il succède à Ismaël Dupont, démissionnaire, qui restera néanmoins conseiller municipal délégué et élu communautaire.

 
 
« Je suis resté concentré sur mes délégations jusqu’au bout. Il ne s’agit pas d’une mise en retrait de la majorité, dans laquelle je vais continuer à m’investir, mais d’un rééquilibrage dans ma vie politique et personnelle. J’avais des difficultés à me démultiplier sur toutes mes tâches », a soufflé celui qui est secrétaire départemental et membre du bureau national du PCF, mais aussi conseiller départemental du Finistère et professeur documentaliste au collège Mendès-France. Et de louer ensuite les qualités de son successeur, avec lequel il travaille en binôme depuis le début du mandat. Patrick Gambache récupère ses délégations : finances, ressources humaines, Police municipale, affaires générales, musée et cuisine centrale.

S’inscrivant dans la continuité de l’action conduite par l’équipe Vermot, celui qui était jusqu’à présent le responsable de la majorité, présentera la situation financière de la ville lors du prochain débat d’orientations budgétaires, le 2 mars. Ancien instituteur, Patrick Gambache a longtemps travaillé dans le monde de l’édition en région parisienne (Centre régional de documentation pédagogique dans le public puis J’ai Lu et les Éditions de La Martinière dans le privé). Il est Morlaisien depuis 2017.

 
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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 07:19
Immigration : besoin d’égalité et d’humanisme (Fabien Gay)
Immigration : besoin d’égalité et d’humanisme

Elue par un refus de voir l’extrême-droite prendre le pouvoir, cette majorité présidentielle n’en finit plus de lui faire des concessions idéologiques et politiques. La nouvelle loi sur l’immigration en est la preuve la plus éclatante. Intitulé « Pour contrôler l’immigration (sic), améliorer l’intégration », la 22e loi en trente ans, ce projet renforce une vision utilitariste et menaçante de l’immigration. Annoncé depuis des semaines, il tombe à pic pour un gouvernement acculé sur la question sociale par le mouvement puissant contre la réforme des retraites et qui cherchera à détourner le débat public sur d’autres sujets.

C’est un péril qu’il faudrait contenir et maîtriser. Malheureusement, comme durant de nombreuses périodes de notre histoire, l’immigration est déshumanisée, perçue comme le bouc-émissaire de politiques publiques qui fracturent la société française, surtout quand le gouvernement est impopulaire sur d’autres projets en cours comme la réforme des retraites.

Le plus grave est que le principe de base de cette loi est de sous-entendre que les entrées sur le territoire national ne sont plus maîtrisées et que les populations récemment arrivées sur le territoire seraient différentes des précédentes. En l’occurrence, il s’agit des populations africaines jugées « inassimilables ». Pourtant, les flux de population immigrés n’ont pas augmenté de manière exponentielle ces dernières années, exception faites des années 2015 et 2016, par les bateaux de fortune en Méditerranée, populations qui sont réparties entre Etats européens. Surtout, sur les 7 millions d’immigrés en France, plus d’un tiers sont désormais…Français.

Pour revenir au projet de loi, les principales mesures sont les suivantes. D’abord, la création d’un titre de séjour pour les travailleurs sans-papiers dans les secteurs dits « en tension ». Ce sont en réalité des secteurs essentiels, cette main d’œuvre a été vitale durant le premier confinement notamment mais qui l’est encore dans de nombreux secteurs qui seraient à l’arrêt : hôtellerie-restauration, métiers du soin, bâtiment, hôpital public.

Si ce titre de séjour peut constituer une avancée, il n’est valable qu’un an, renouvelable, selon les besoins économiques du patronat ! Le gouvernement ouvre la voie à un dispositif de titre de séjour plus court de trois ou six mois pour plaire au parti Les Républicains. Sortis de l’ombre, ces masses de travailleurs pourraient se retrouver à nouveau en marge du jour au lendemain si les critères administratifs changeaient, ce qui n’est pas acceptable ! La création d’une carte pluriannuelle « talents-profession médicale » révèle l’ampleur de la crise de nos hôpitaux publics et d’une conception libérale de la main-d’œuvre : les personnes qualifiées jugées utiles seront accueillies. Mais rien n’est dit sur leurs rémunérations, pour l’instant en-deçà de celle des médecins français. Le reste du projet de loi évoque les « méchants », ceux que Gérald Darmanin associe directement à la fraude sociale et à la délinquance. La réduction du délai de traitement de la cour d’asile, en apparence positive, et la création de cours territoriales visent à restreindre les recours des réfugiés et le droit d’asile.

En réalité, le traitement par un magistrat (au lieu de plusieurs) dans le droit d’asile sera facteur d’injustice. La chasse aux détenteurs d’OQTF (Obligation de quitter le territoire français) relève enfin de la répression et renforce l’arbitraire d’un système qui crée des sans-papiers par des procédures administratives numérisées et excluantes. Je le constate chaque jour dans mon département de Seine-Saint-Denis des personnes se retrouvent sans-papiers car ils n’ont pas pu prendre rendez-vous auprès de la préfecture pour la reconduction de leur titre de séjour. En faisant mine de croire que l’ensemble des OQTF ne sont pas exécutées, le gouvernement répète un mensonge éhonté. Plus d’un tiers sont annulées dans les jours suivants, en raison d’erreurs administratives qui ciblaient les mauvaises personnes ou de procédures judiciaires auxquelles ont droit ces travailleurs. Enfin, le gouvernement réinstaure la double peine, supprimée en 2003, pour des étrangers (même ceux ayant un titre de séjour) !

On sait d’ores et déjà que les débats parlementaires et médiatiques seront insupportables tant la surenchère sera poussée par la droite et l’extrême-droite. On sait que le droit du sol sera notamment attaqué, comme il l’est déjà à Mayotte…par le ministre de l’Intérieur. On sait aussi que l’acquisition de la nationalité française ou l’arbitraire administratif seront au menu des propositions de LR et du RN. Il ne faut pas baisser la garde et défendre d’autres conceptions, fidèles aux valeurs progressistes, à l’idée d’une France républicaine, généreuse et solidaire.

Il y a mieux à faire en considérant d’abord ces travailleurs et travailleuses comme des humains qui cherchent une vie meilleure ici, surtout pour celles et ceux qui fuient les guerres, les effets du changement climatique, la misère souvent provoquées par les effets d’une mondialisation libérale dévastatrice dont les Européens ont été les chantres. Il faut aussi réfléchir à leur apport humain, économique, culturel à la vie de notre pays. Il faut de suite régulariser ces milliers de travailleurs sans-papiers, agir sur le droit commun car l’affaiblissement du droit des étrangers est un affaiblissement du droit de toutes et tous. Ce débat sur l’immigration est aussi un débat social car le patronat instrumentalise cette question pour tenter d’opposer les salariés et tirer les droits vers le bas. Il est aussi social quand des familles en procédure d’asile se retrouvent à la rue ou ne peuvent accéder à des droits fondamentaux, pourtant garantis par nos lois et les conventions internationales dont la France est signataire. Enfin, les polémiques racistes à l’encontre du film Tirailleurs et de son acteur principal Omar Sy le prouvent : il est important de revoir nos programmes d’histoire, ouvrir des politiques culturelles pour donner à voir l’apport de l’immigration dans notre histoire, celles des immigrations intérieures puis d’Europe, des anciennes colonies qui font la France d’aujourd’hui et dont nous devons être fiers.

L’immigration ne doit donc pas rester un débat aux mains des racistes et des libéraux. Il faut s’en emparer et faire progresser notre humanité commune.

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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 07:14
Contre la réforme des retraites, tous mobilisés pour gagner ! - Appel du PCF Morlaix à participer à la manifestation du 11 février à 14h place de la Barrière à Saint-Martin-des-Champs
Contre la réforme des retraites, tous mobilisés pour gagner ! - Appel du PCF Morlaix à participer à la manifestation du 11 février à 14h place de la Barrière à Saint-Martin-des-Champs
Contre la réforme des retraites, tous mobilisés pour gagner !
 
Le Samedi 11 Février, le PCF Pays de Morlaix appelle à participer très nombreux à la manifestation de l'intersyndicale qui se déroulera à Saint Martin des Champs, avec un rendez-vous fixé à 14 h, place de la Barrière, où se trouve l’hôtel de ville.
 
Les premières journées de mobilisation ont montré un rejet massif par les Françaises et les Français du projet de réforme des retraites du gouvernement portant l'âge légal de départ en retraite à 64 ans et allongeant la durée de cotisation.
 
Jours après jours, les mensonges du gouvernement ne parviennent pas à masquer la brutalité de sa réforme : ce sont les ouvrier·es, les employé·es, celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, qui exercent des métiers pénibles les plus précaires, les femmes, les jeunes, l'immense majorité du monde du travail, qui seront touché·es. Ce sont les plus belles années à la retraite, celles en bonne santé, qui sont frontalement attaquées.
 
La réalité du travail est si dure que repousser l'âge de la retraite serait insupportable pour des millions de salarié·es subissant déjà l'intensification de l'activité, des conditions difficiles pour des salaires amputés par une inflation élevée, des contrats courts et horaires décalés jusqu'à l'uberisation.
 
Rien n’impose une réforme d'une telle violence, d'autres solutions sont possibles pour garantir un système plus juste, plus solidaire et plus efficace.
 
Ce que veut en réalité le pouvoir, c'est contraindre le pays à subir de nouveau une austérité budgétaire drastique, comme l'exigent les marchés financiers et la Commission européenne à leur service.
 
Notre projet est celui d'une retraite à taux plein à 60 ans pour toutes et tous, intégrant la prise en compte des années d'études et de formation, du nombre d'enfants, de la pénibilité avec des droits au départ anticipés et une Sécurité sociale du XXIe siècle, bien commun de ses cotisant·es. Nos propositions de financement reposent sur des innovations comme la création d'une cotisation sur les revenus financiers des entreprises ; une modulation à la hausse des cotisations sociales pour les entreprises qui attaquent l'emploi, les salaires et la formation.
Contre la réforme des retraites, tous mobilisés pour gagner ! - Appel du PCF Morlaix à participer à la manifestation du 11 février à 14h place de la Barrière à Saint-Martin-des-Champs
Contre la réforme des retraites, tous mobilisés pour gagner ! - Appel du PCF Morlaix à participer à la manifestation du 11 février à 14h place de la Barrière à Saint-Martin-des-Champs
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10 février 2023 5 10 /02 /février /2023 06:44
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Réunion publique unitaire contre la réforme des retraites à Plourin-les-Morlaix le mercredi 8 février - Photos de Pierre-Yvon Boisnard

Tous uni.e.s contre la réforme des retraites Macron. Avec la FI, EELV, le PS, le PCF, l'UDB, Génération.s, le NPA, dont les représentants ont pris la parole, pour notre collectif unitaire retraites du pays de Morlaix soutenu aussi par la gauche indépendantiste, Ensemble, la LDH et le mncp 29- comité chômeurs et solidaires, réunion publique unitaire contre la réforme des retraites Macron. C'était ce mercredi 8 février à la salle du cheval blanc à Plourin-les-Morlaix, mise à disposition gracieusement par la mairie.

Les maires de Garlan, Plounéour-Menez, Plourin-les-Morlaix étaient présents, ainsi que l'ancienne ministre Marylise Lebranchu.

Photos de Pierre-Yvon Boisnard avec des interventions liminaires de Pascal Pouillet (animateur du débat, PCF), Christine Prigent (EELV), Ali Azzala et Philippe Gachet Mauroz (LFI), Cathérine Tréanton (Génération.S), Julie Matthieu (PS), Philippe Plouzané (UDB), Ismaël Dupont (PCF), Jean-Pierre Carrons (NPA)

Une belle réunion publique politique de décryptage de la réforme des retraites, de ses motivations et de ses alternatives, pour accompagner l'énorme mouvement social en cours.

Tous mobilisé.e.s à nouveau les samedi 11 février et jeudi 16 février pour faire plier le gouvernement.

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8 février 2023 3 08 /02 /février /2023 06:35
7 février, acte III: Ils étaient 10 000 à Quimper à manifester contre la réforme des retraites
7 février, acte III: Ils étaient 10 000 à Quimper à manifester contre la réforme des retraites
7 février, acte III: Ils étaient 10 000 à Quimper à manifester contre la réforme des retraites
7 février, acte III: Ils étaient 10 000 à Quimper à manifester contre la réforme des retraites
7 février, acte III: Ils étaient 10 000 à Quimper à manifester contre la réforme des retraites

Photos Roberte Saint-jalmes

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7 février 2023 2 07 /02 /février /2023 20:10
Quelques chiffres et éléments clefs à retenir sur ces enjeux de la Réforme des Retraites:
C'est dans le Hors-Série de l'Humanité sur la Réforme des retraites, disponible auprès des militants communistes au prix de 2 euros.
 
Quelques chiffres clefs à retenir sur ces enjeux de la Réforme des Retraites:
 
Dans le système actuel, la pension d'un salarié du privé quand il a cotisé le nombre d'annuités prévu dans la loi s'élève à 50% du salaire de référence calculé sur les 25 meilleures années. Dans la fonction publique, elle correspond à 75% du salaire de référence calculé sur les six derniers mois. Pour bénéficier du temps plein, il faut avoir cotiser 42 ans en 2023, et ce serait 43 ans pour tout le monde en 2035. Si un salarié part en retraite sans avoir cotisé suffisamment de trimestres, il subit une décote sur sa pension, à moins qu'il n'ait atteint l'âge de 67 ans, l'âge d'annulation de la décote.
 
7% seulement des actifs sont pour le recul de l’âge légal de départ
 
25% des Français les plus pauvres (contre 5% des plus riches) sont déjà morts à l'âge de 62 ans. La durée de vie moyenne des 5% les plus pauvres est de 71 ans pour les hommes, 80 ans pour les femmes, contre pour 5% les plus riches 84 ans pour les hommes, 88 ans pour les femmes.
 
50% des salariés de 61 ans sont encore en activité, 25% sont en retraite anticipée, 25% n'ont ni emploi ni retraite.
 
Selon l'OCDE, le taux d'emploi des 55-64 ans atteint 56,8 % en France.  

L'écart moyen entre les pensions de retraite des femmes et celles des hommes est de 40%

 
Réforme Touraine: en décembre 2013, sous le gouvernement socialiste de Hollande, la loi Marisol Touraine, entrée en vigueur en 2020, prévoyait d'augmenter le nombre de trimestres nécessaires pour avoir droit à une retraite à taux plein, à raison d'un trimestre par an, jusqu'à arriver à 172 trimestres (43 ans) en 2035. Un calendrier que le gouvernement entend accélérer avec l'objectif d'atteindre les 172 trimestres dès 2027. 
 
70 ans - c'est l'âge de départ en retraite que vise la Commission Européenne à l'horizon 2040. Avec pour seule alternative le développement des retraites complémentaires assurantielles, les fameux fonds de pension, qui créerait des milliards de fonds capitalisables pour nourrir la spéculation et les profits financiers.
 
Les principaux caractéristiques du projet de réforme des retraites de MACRON: 
 
- ARTICLE 7: Le Report de l'âge légal, la punition collective: de 62 ans à 64 ans, de 40 ans de cotisation pour la génération 1948 à 43 ans pour la génération 73.
Et pourtant, les écarts d'espérance de vie sont énormes selon les milieux sociaux. 
 
- ARTICLE 1: Suppression des régimes spéciaux de retraite de la RATP, des industries électriques et gazières (EDF, Engie, RTE), les clercs de notaire et les employés de la Banque de France : niveler par le bas les régimes de retraite. Les salariés en poste conserveront toutefois leur régime actuel en vertu de la "clause du grand père", mais l'allongement de la durée de cotisation et le report de l'âge légal s'appliqueront néanmoins dès maintenant.
 
- Article 10: la chimère d'une pension minimale à 1200 euros brut (85% du SMIC) net. Ce dispositif était inscrit dans la loi depuis 2003 mais n'a jamais été appliqué. Le gouvernement assure que la mesure bénéficierait à près de 25% des futurs retraités. Cette pension minimale sera à distinguer avec le minimum vieillesse, allocation de solidarité versée aux personnes de plus de 65 ans dont les revenus sont inférieurs à 961 euros.
Pour bénéficier de cette somme, il faudra toutes ses annuités, hors 7 pensionnés sur 10 bénéficiant à ce jour d'une allocation inférieure à 1000 euros ont eu des carrières incomplètes.
 
- Carrières Longues. Créé en 2003, le dispositif carrières longues permet à ceux qui ont cotisé au moins 5 trimestres avant l'année civile de leurs 16 ans ou de leurs 20 ans de partir à la retraite de manière anticipée, à 58 ans ou 60 ans dans le régime actuel. Dans le système envisagé par le gouvernement, ceux qui ont cotisé 5 trimestres avant 20 ans devraient désormais attendre 62 ans pour liquider leurs droits; si elles ont commencé à travailler avant 18 ans, elles pourront partir à 60 ans.
 
- Catégories actives: à l'image des policiers, les surveillants de prison, les sapeurs-pompiers, certains fonctionnaires relèvent d'une catégorie active, avec un emploi présentant un risque particulier et des fatigues exceptionnelles. Ils pouvaient partir en retraite de manière anticipée, ils le pourront toujours mais le pourront plus tard, et perdront eux aussi 2 ans de droit à la retraite (les pompiers partiront par exemple à 59 ans plutôt qu'à 57 ans dans le système actuel)
 
 
 
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7 février 2023 2 07 /02 /février /2023 19:54
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites
Morlaix - 7 février 2023 - 9000 manifestants contre la réforme Macron des retraites

9 000 manifestants à MORLAIX ce mardi 7 février 2023.

Une manifestation joyeuse, festive, sonore et colorée.

Photos Pierre-Yvon Boisnard, Ismaël Dupont

 

Voir aussi: 10 000 à 12 000 personnes à Morlaix pour la manif du 31 janvier contre la réforme des retraites Macron: du jamais vu depuis 2010

 

 

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7 février 2023 2 07 /02 /février /2023 18:04
Photo Fabien Roussel au Kremlin-Bicêtre le 6 février - Alain Rouy

Photo Fabien Roussel au Kremlin-Bicêtre le 6 février - Alain Rouy

Photo Fabien Roussel au Kremlin-Bicêtre le 6 février - Alain Rouy

Photo Fabien Roussel au Kremlin-Bicêtre le 6 février - Alain Rouy

Fabien Roussel : « Tenons bon, la victoire en ligne de mire »

PCF Au Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a répondu aux questions de nombreux citoyens venus l’écouter dans le cadre de son « tour de France ».

Publié le Mardi 7 Février 2023 - L'Humanité
 
« Pourquoi Macron s’entête ? Est-ce qu’on peut gagner ? » interroge une enseignante. Au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), le 6 février, Fabien Roussel tient la neuvième rencontre dans le cadre de son « tour de France ». Venu à la rencontre de citoyens pour une discussion « avec vous, sans tabou », le secrétaire national du PCF quitte tout juste la séance de l’Assemblée nationale consacrée à la réforme des retraites, et s’apprête à y retourner sitôt son meeting terminé. Celui-ci durera deux heures dans une salle remplie de 300 personnes. Il y est accueilli par le maire et président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Luc Laurent, qui salue sa campagne « dont on peut être fier » et qui « ouvre un espoir, une aspiration à la construction d’une nouvelle union de la gauche sans hégémonie d’aucune sorte ».

Une « réforme de classe »

Et si « tous les sujets sont à l’ordre du jour, sans tabous », comme le rappelle Fabien Roussel, une bonne partie des questions est relative à la réforme des retraites, posées par des citoyens de tous âges. Car cette lutte est de toute façon fondamentale : « Il faut aller voir les gens qui doutent et les convaincre de venir dans les manifestations », répond le dirigeant du PCF. « Nous devons tenir bon, avec la victoire en ligne de mire. Si on gagne, ensuite tout est possible », assure Fabien Roussel. « Les propos des ministres, quand on connaît la vie des gens, font mal, ajoute-t-il. Ils en parlent avec une suffisance qui donnerait envie de monter à la tribune et… » Le dirigeant communiste s’interrompt, la salle éclate de rire. Dénonçant une « réforme de classe », il martèle les arguments à opposer au gouvernement et à la droite, alliés pour imposer cette régression sociale au monde du travail. Et notamment les « financements supplémentaires   » pour « l’allongement de la durée de la vie » : embaucher pour créer des emplois et des cotisations supplémentaires, augmenter les salaires « alors qu’on perd en moyenne 200 euros par mois à cause de l’inflation », cotiser « 6 milliards d’euros supplémentaires en réalisant l’égalité salariale entre les hommes et les femmes »

« Je n’appelle pas à l’émeute, mais à la lutte. Il faut organiser la résistance »

Des préoccupations au-delà de la question des retraites

Les préoccupations exprimées par celles et ceux qui ont pris la parole, ce lundi soir, vont au-delà de la question des retraites. Mais tous fustigent l’attitude du gouvernement et de sa majorité à l’égard des salariés. Une AESH interpelle ainsi Fabien Roussel en lui demandant d’adresser un message à la députée macroniste Claire Guichard, qui avait déclaré que ces précaires de l’éducation nationale choisissaient leur statut pour disposer des « mercredis » pour s’occuper de leurs enfants. « Au nom de tous les AESH, vous lui direz qu’on se bat depuis des années pour sortir de la précarité. Son mépris, les petites gens le lui renvoient ! clame-t-elle,  offrez-nous le statut de fonctionnaire ! » Le message sera transmis, assure le communiste.

« Par endroits, les loyers ont doublé »

Les sujets d’inquiétudes exprimés fortement lundi soir rejoignent aussi les crises du moment. Celle de l’énergie en particulier. « De nombreux bailleurs sociaux ont procédé à des régularisations de charges. Par endroits, les loyers en ont doublé, s’inquiète une locataire.  Des gens risquent d’être expulsés, et n’ont déjà plus rien à manger. » «  C’est le scandale des mois qui viennent », abonde Fabien Roussel. « Dans ma circonscription, j’ai sommé le bailleur de trouver des solutions. Et j’ai recommandé aux gens de ne pas payer. De toute façon, ils ne peuvent pas payer », explique le député du Nord. Et de continuer, citant l’exemple de l’Espagne, qui est temporairement sortie du marché européen de l’énergie : « Je n’appelle pas à l’émeute, mais à la lutte. Il faut organiser la résistance. » «  Ici, ils ne le font pas, alors que les prix de l’électricité sont indexés sur la Bourse d’Amsterdam », fustige-t-il à l’attention du gouvernement.

Un « devoir de solidarité » envers le peuple ukrainien

Au cours de cette rencontre, d’autres questions fusent. La position du PCF sur l’Ukraine ne serait-elle pas trop «  atlantiste » ? interroge une participante. « La Russie a violé l’intégrité territoriale de l’Ukraine, que l’on soit d’accord ou pas avec le gouvernement ukrainien », répond Fabien Roussel pour qui « l’Otan porte aussi une part de responsabilité en ayant avancé ses bases au plus près de la frontière russe ». Il invoque un « devoir de solidarité » alors que « 6 millions d’Ukrainiens ont fui leur pays », mais prévient, en même temps, que «   plus on envoie d’armes, plus on s’éloigne de la perspective d’un cessez-le-feu ».

Sitôt l’échange terminé, le secrétaire national repart sur les bancs de l’Assemblée pour mener la bataille contre la réforme des retraites. Il lui reste encore 5 rencontres dans le cadre de son tour de France.

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7 février 2023 2 07 /02 /février /2023 18:00
BREST, 7 février: 25 000 manifestants pour l'acte III de la mobilisation contre les retraites! - 50 000 à 55 000 au global dans le Finistère

BREST, 7 février: 25 000 manifestants pour l'acte III de la mobilisation contre les retraites! - 50 000 à 55 000 au global dans le Finistère

Les remontées des camarades communistes sur le nombre de manifestants dans les cortèges du 7 février 2023:

En BRETAGNE:

25 000 à BREST (contre 30 000 le 31 janvier)

25 000 à RENNES

10 000 à QUIMPER

9 000 à MORLAIX

8 000 à VANNES

2 500 à PONTIVY

Ailleurs en FRANCE:

400 000 à Paris (selon la CGT et l'Humanité)

115 000 à Marseille (contre 200 000 le 31 janvier)

80 000 à Toulouse

30 000 à Lyon (contre 45 000 le 31 janvier)

20 000 à Clermont-Ferrand (contre 40 000 le 31 janvier)

16 500 à Cherbourg

16 000 à Strasbourg

13 000 à Dijon

10 000 à Poitiers

10 000 à Tarbes

8 500 à Nevers

8 000 à Chateauroux

5 000 à Béziers

3 000 à Troyes

1000 à Granville, 1500 à Coutances, 2000 à Saint-Lo

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7 février 2023 2 07 /02 /février /2023 17:36
Dessin d'Eric Appéré pour le journal du PCF 29, Rouge Finistère

Dessin d'Eric Appéré pour le journal du PCF 29, Rouge Finistère

Lors de la dernière réunion du collectif de la NUPES dans le Pays de Morlaix, notre camarade Elisabeth Bégard, militante des droits humains, et de la solidarité envers les migrants, adhérente d'EELV, nous a fait une présentation partielle du projet de loi Asile-Immigration et de ses conséquences pour les demandeurs d'asile et les réfugié.e.s, une présentation qui a tout lieu d'inquiéter les défenseurs des droits de l'homme et de la solidarité humaine avec les exilé.e.s.

Nous reproduisons ici la présentation d'Elisabeth avec son autorisation dont nous la remercions.

PROJET DE LOI  ASILE -IMMIGRATION 2023

La politique française actuelle tend à réduire au maximum le nombre de personnes étrangères non européennes accueillies sur notre territoire. Elle sélectionne les étrangers non européens « qui ont vocation à rester sur notre territoire », elle engendre des sans papiers privés de leurs droits et tente d'expulser le maximum de personnes  qui ne répondent pas aux  critères du moment .

Les lois se succèdent à un rythme effréné.

Un  projet de loi a été présenté par la première ministre à l'assemblée nationale le 6 Décembre 2022. Ce projet de loi a été présenté de manière plus détaillée  par le ministère de l'intérieur et le ministère du travail du plein emplois et de l'insertion. Si elle  est adoptée, la nouvelle loi  détricoterait, encore un peu plus,  les droits accordés aux étrangers non européens qui se trouvent sur le territoire français .

Dans son discours, Elisabeth Borne donne le la.

Ces mots : « Parler d'immigration, c'est parler de trajectoires personnelles et familiales, c'est parler de nos valeurs , de notre droit et de notre histoire. » pourraient introduire une réflexion et des propositions justes qui prennent en compte les histoires personnelles, familiales et le contexte géopolitique actuel.

La première ministre  semble satisfaite lorsqu 'elle indique que le nombre de bénéficiaires de l'asile a augmenté modérément chaque année. Elle cite des chiffres : « nous accueillons chaque année 30 000 personnes menacées dans leur pays » .

Elle affirme : « C'est l'honneur de la France de leur donner une place. »

Au regard de nos constatations, au regard des statistiques communiquées par le gouvernement lors du débat au parlement la satisfaction exprimée nous semble excessive .

     Nous autres, militants, avons aidé  un nombre important de demandeurs d'asile à constituer leur dossier et constaté que malgré les dangers qui les guettent dans leur pays plusieurs d'entre eux ont été déboutés .

Le taux de protection en première instance  en France est de 28,4 %, contre 38 % dans l'UE .

 Le taux de protection global (OFPRA* et CNDA*) est de 40,7 % (au 30 Septembre 2022) .

Le ton devient plus agressif lorsqu'Elisabeth Borne affirme : « Le flux des demandes augmente nettement ces dernières années. Et ceux à qui nous n'accordons pas la protection restent encore trop fréquemment sur notre territoire .  Nous voulons accélérer les procédures d'examen des demandes d'asile et du droit au séjour pour lutter contre les pratiques dilatoires*.  Oui je souhaite des éloignements rapides et efficaces des personnes en situation irrégulière. »

Elle affiche son attachement à l'action du président Macron dans l'espace européen lorsqu'elle dit : « Notre premier levier d'action est européen . Pendant la Présidence française du Conseil de l'Union européenne nous sommes parvenus à plusieurs avancées autour du pacte sur les migrations et l'asile :

 - en particulier pour rendre plus efficace les contrôles à l'arrivée de l'Europe

 - et pour renforcer le mécanisme de solidarité pour les pays de première entrée pourvu que ces états respectent le droit maritime. »

Le premier  énoncé montre  que le gouvernement veut à tout prix limiter le nombre des entrées de demandeurs d'asile sur notre territoire .

Le président français et son gouvernement se montrent donneurs de leçons à l'égard des pays de première entrée. Mais ce gouvernement  ne se gêne pas pour renvoyer en Italie, en Espagne,en Bulgarie, en Croatie ...des « migrants » dont les empreintes furent enregistrées dans ces pays de passage qui furent souvent les premiers atteints dans l'espace Schengen .Il ne prend nullement en compte la déficience systémique de l'accueil et de l'instruction des demandes d'asile dans ces pays quand ce n'est pas des violences physiques avérées .Cette politique de « réadmission *» dans les pays qui ont le plus fort taux d'arrivée est injuste au niveau politique et désastreux au niveau des conséquences humaines.Ces pays ne disposent pas d'un nombre suffisant de structures d'accueil dignes de ce nom.

 Nous constatons que des personnes, des familles qui commencent à trouver des repères, des soutiens dans notre pays ne peuvent pas vivre le traumatisme supplémentaire que représenterait le retour dans un pays de l'espace Schengen qu'elles ont quitté volontairement. Lors qu'elles refusent leur rooting* , elles sont considérées en fuite.

 

Le projet de loi reprend les mêmes idées que la loi Asile et Immigration de 2018 qui a déjà durci les conditions d'accueil des personnes demandant l'asile en France , avec

  • une durée d'emprisonnement en centre de rétention administrative( CRA) passant de 45 à 90 jours
  • la réduction des délais pour déposer la demande d'asile de 120 jours à 90 jours
  •  l'imposition aux personnes demandeuses d'asile en procédure accélérée de passer devant un juge unique à la cour nationale du droit d'asile( CNDA) alors que la possibilité de s'exprimer devant 3 juges augmente largement les chance d'accéder à une justice plus équitable(argumentaire BAAM*) 

 

La proposition de réduire les délais de la demande d'asile pourrait paraître  judicieuse .

Nous applaudirions si l'état accordait rapidement les  rendez vous pour le renouvellement  des cartes de séjour .

Mais nous  réalisons que cette volonté d'accélérer  les procédures de demande d'asile ne procèdent pas de la même nécessité. Cette accélération  aurait des  effets pervers.

  • Elle éviterait que les demandeurs d'asile aient le temps de s'intégrer et d'ouvrir d'autres droits à la régularisation.
  • Elle éviterait que les demandeurs d'asile aient le temps d'établir des liens avec des citoyens français  qui se montreraient solidaires si l'état français décidait d'expulser des personnes déboutées.
  • Elle répondrait à une volonté de réduire l'impact économique

de la prise en charge des demandeurs d'asile (versement de l'ADA, logement et accompagnement dans les structures financées par l'état). 

  • Elle rendrait difficile pour certains la construction d'un dossier solide.

L'état post traumatique subi par les demandeurs, les problèmes de langue , le manque de moyens accordés pour  un accompagnement satisfaisant , la difficulté d'obtenir des preuves appuyant le récit de vie déposé à l'OFPRA  et la demande de recours à la CNDA rendent nécessaire un temps adapté aux situations vécues.

Le nombre important des demandeurs d'asile vivant à la rue ou dans  des logements précaires ou hébergés par des bénévoles dans des lieux loin des SPADA et de tout conseil « juridique » est un handicap supplémentaire que nous mesurons régulièrement

 

Les enjeux sont terribles . La démarche et l'accompagnement proposés doivent  être à la hauteur de la situation.

 

Après un attentat, après un accident collectif  survenus sur le territoire français l'état organise des cellules de crise. Pourquoi n'accorde t'il pas la même considération à des hommes, à des femmes et des enfants qui ont subi maint traumatismes et attendent un soutien qui leur permettrait de se reconstruire ?

 

Le  gouvernement exprime sa satisfaction et sa volonté d'engager le dispositif d'asile dans une logique  «  d'aller vers » afin de renforcer le rééquilibrage territorial de répartition des demandeurs d'asile. Il ne remet nullement en question que l'orientation soit directive , donc que les personnes concernées ne soient pas autorisées à  formuler une demande qui prenne en compte les facteurs humains .

 Les élèves de terminale qui rentre dans le dispositif parcours sup peuvent exprimer leurs choix qui sont  ensuite étudiés en fonction des places disponibles . Pourquoi une telle démarche n'est elle pas appliquée pour les demandeurs d'asile ? Cette remarque a fait rire une professeur retraitée qui m'a indiqué qu'il y avait des loupés dans le dispositif parcours sup. Le dispositif  pour la localisation des hébergements n'aurait pas les mêmes dimensions donc il serait plus facile à gérer et devrait pouvoir améliorer les orientations.

 

La territorialisation  de la CNDA pour réformer la juridiction localisée à Montreuil en s'appuyant sur le maillage actuel des cours administratives d'appel est envisagée. Cela reviendrait à créer des chambres territoriales de la CNDA . Dans quel lieu siégeraient ces chambres ? Comment l'état va t'il pouvoir nommer et recruter non seulement des juges, mais également des rapporteurs  et des traducteurs , tous indispensables à la qualité des audiences et de la prise de décision finale ? Y aura t'il assez d'avocats des étrangers qualifiés habitant près des lieux d'audience ?

 

Il nous semble que la proposition d'élargir l'intervention  du juge unique à la CNDA répond à des considérations d'ordre budgétaires et au dysfonctionnement des tribunaux qui manquent cruellement de moyens . Cette mesure priverait les demandeurs venus  de la présence de trois juges qui est accordée actuellement aux demandeurs issus de pays qui ne sont pas listés sur la liste des « pays sûrs ». L'un des trois juges est nommé par le haut commissariat aux réfugiés (HCR) .Il connaît la situation des pays d'origine dont sont issus les demandeurs et peut apprécier le contexte dans lequel ils ont évolué .

 

La création de pôles d'asile territoriaux  qui s'occuperaient       d'enregistrer la demande , d'octroyer ou non les conditions matérielles  d'accueil, d'introduire la demande d'asile et de mener l'entretien personnel est  envisagée .

Actuellement après une inscription au spada le demandeur est convoqué par le GUDA,  service des étrangers de la préfecture de région. Le jour du rendez vous , dans les mêmes locaux,  il rencontre un agent de l'OFII .

 S'il est autorisé à déposer sa demande d'asile il dispose de   21 jours pour envoyer son dossier de demande d'asile à l'OFPRA à   Fontenay sous Bois en région parisienne.

 

La cimade ,association française qui est très active dans le soutien aux personnes étrangères, désapprouve la création des pôles d'asile territoriaux . Selon elle ces pôles écorneraient

  -  l'autonomie de l'OFPRA

  -  l'indépendance de celle ci concernant l'instruction qui est un 

     principe inscrit dans la loi.

Un obstacle juridique est dénoncé. Le décret de mai 2015 indique que tout établissement public déconcentré est placé sous l'autorité du préfet qui

    • coordonne son action
    • fait participer aux instances de collégialité des chefs des services déconcentrés de l'état en région ou dans les départements.

L'OFPRA déconcentré serait donc fortement incité à participer à différents comités Théodule qui sont prévus par les schémas régionaux d'accueil. Dans le secret des réunions (les compte rendus ne sont pas rendus publics) un préfet peut lui  demander d'instruire plus rapidement toutes les demandes « manifestement infondées » de personnes qu'il est obligé d'héberger avec l'OFII, afin de prendre rapidement les mesures d'éloignement qu'il juge nécessaires.

Par ailleurs , une implantation  dans un même lieu de structures qui doivent être indépendantes pourrait provoquer des échanges autour des machines à café ou dans d'autres lieux de rencontre informels qui rendrait plus poreuses les cloisons qui doivent exister pour des raisons éthiques entre les structures .

S'y ajoutent les difficultés éventuelles énoncées ci dessus concernant la possibilité de recrutement de qualité de nouveaux officiers de l'OFPRA , traducteurs, rapporteurs et juges.

 

La proposition concernant les mesures d'éloignement provoque un tollé chez les défenseurs des droits humains .Il s'agirait de  prononcer une mesure d'éloignement d'un débouté d'asile dès le prononcé de décision de rejet de l'OFPRA . La mesure d'éloignement sera prise immédiatement, mais dans le cas où l'appel est suspensif ,sa mise à exécution sera reportée à la date de la décision de la CNDA,qui reste compétente en matière de contentieux d'asile , le contentieux d'éloignement restant du ressort des tribunaux administratifs. Cette proposition révèle une logique étrange :

       -l'échec du recours  semble la seule possibilité envisagée par        

        le gouvernement

      -les tribunaux sont saturés .  Cette mesure engendrerait un

        travail inutile , l'attribution d'un  statut d'asile  entraînant la

        suppression automatique  de l'OQTF

       -un refus de l'OFPRA est généralement vécu comme un drame

         qui s'ajoute aux drames vécus antérieurement . Ce refus

        accompagné d'une OQTF, voir d'une IRTF*  peut avoir un

        effet dévastateur.  Il complique la situation puisqu'il faut

    déposer deux recours auprès de juridictions différentes (la

        CNDA de Montreuil et le tribunal administratif  dont dépend

       la personne ) .

 

 Il renforce le sentiment d'insécurité chez des personnes qui ont du révéler auprès de l'OFPRA  ce que fut leur vie antérieure et qui ne comprennent

pas  que leur témoignage soit mais en doute.

 

Amnesty souligne :

les conséquences seront :

  • l'augmentation des risques de refoulement pour les personnes qui n'auraient pas pu déposer le recours dans les temps .
  • La complexification des démarches car il faudra faire 2 recours dans des délais très restreints ; un contre le rejet de l'OFPRA, l'autre contre l'OQTF.
  • La notification d'une OQTF à des personnes qui seront reconnues comme réfugiés par la cour nationale du droit d'asile (CNDA)
  • la procédure d'asile a normalement pour but d'éviter le renvois d'une personne dans un pays où sa vie ou sa sécurité sont menacées. Si l'on réduit les délais et que l'on renvoie les personnes avant d'avoir terminé l'examen de leur demande d'asile , le droit français devient totalement défaillant.

Cette prise de risque est humainement inacceptable et juridiquement contestable .

                 

                  *****************

 

Un mot sur la circulaire Darmanin envoyée aux préfets qui est actuellement en circulation.

La circulaire , qui préfigure la loi, vise non seulement à bloquer l'accès à l'hébergement d'urgence , envers et contre la législation existante et la jurisprudence , mais donne également à certains acteurs(bailleurs et travailleurs sociaux par exemple ) des missions de contrôle et donc de police , dans un mélange des genres qui accentue l'ambiance de chasse aux sorcières que le gouvernement souhaite lancer contre les personnes migrantes.

Cette circulaire demande également aux préfets de démultiplier les mesures d'éloignement du territoire et de veiller à leur mise en œuvre (avec assignation à résidence) .

 

Darmanin a annoncé vouloir

  • réduire les possibilités de recours contre les OQTF en passant de 12 à 4 catégories .
  • Ficher les personnes concernées par une procédure en les inscrivant systématiquement dans le fichier des personnes recherchées.

Son  but est de détériorer encore les conditions de vie des personnes exposées à des OQTF en les traquant avec ce qu'il appelle une «  police du séjour » , en les assignant à résidence ou en les enfermant en CRA ( centre de rétention administrative) .

 

 

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