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6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 06:34
Manif pour les retraites à Morlaix en 2020

Manif pour les retraites à Morlaix en 2020

Mobilisation pour nos retraites - Un collectif unitaire dans le pays de Morlaix pour faire échec au projet de réforme des Retraites d'Emmanuel Macron (report à 65 ans et allongement de la durée de cotisation).

Le 3 janvier 2023, plusieurs partis et mouvements de gauche - des représentants de la Gauche indépendantiste, de Génération.s, d'EELV, d'Ensemble, de FI, de Génération.s, du NPA, du PCF -  se sont réunis à l'invitation du PCF. L'UDB s'était excusée.

Ensemble, nous vous invitons toutes les forces politiques, syndicales, associatives qui le souhaitent à rejoindre notre collectif pour travailler à des contenus communs, s'adresser aux citoyens afin d'argumenter contre la réforme des retraites d'Emmanuel Macron.
 
Nous souhaitons proposer des initiatives communes pour mobiliser un maximum de personnes.
 
Il faut absolument empêcher que le gouvernement mette en place des dispositions qui entraîneraient un report du départ à la retraite, un allongement de la durée de cotisation, une nouvelle fragilisation des revenus des retraité.e.s, des droits des salarié.e.s, une nouvelle progression des inégalités face à la retraite, au travail et à la maladie, en excluant de s'attaquer aux vraies causes du financement insuffisant de notre système de retraite par répartition.
 
Pour Macron, il s'agit d'ouvrir sans vergogne la voie à l'instauration d'un système de retraite par capitalisation, négation absolue du principe fondateur de solidarité intergénérationnelle et pourvoyeur d'inégalités sans limite.
Une réunion publique est programmée le mercredi 8 février à 19h dans le pays de Morlaix, et une distribution de flyers en commun et une conférence de presse commune pour appeler à cette réunion publique qui ne sera qu'une étape de la mobilisation. Nous serons bien sûr également mobilisés au moment des journées d'action syndicales.et en en laissant l'initiative aux syndicats.
 
Nous invitons toutes les forces politiques, syndicales, associatives décidées à s'opposer à la réforme des retraites du président de la République et de son gouvernement à apporter leur contribution au collectif en cours de formation, à discuter de nos objectifs et moyens d'action lors d'une prochaine réunion visant l'élargissement de ce collectif Retraites du Pays de Morlaix encore au stade germinal.
 
Cette réunion est programmée le mercredi 18 janvier à 20h au local du PCF à Morlaix, 2 petite rue de Callac, derrière le Corto Maltese.
 
Les participants de la 1ère réunion de ce collectif Retraites en voie de formation:
Gauche indépendantiste, Génération.s, Europe écologie Les Verts, Ensemble, France Insoumise, Nouveau Parti anticapitaliste, Parti communiste français
 
Se joignent au collectif: le Parti socialiste pays de Morlaix et Haut-Tregor, le Comité Chômeurs et Solidaires, LRDG 29 (Les Radicaux de Gauche)
 
***
A l'issue de la réunion du 3 janvier, nous avons constaté un certain nombre d'accords et de convergences qui nous permettent de mener la bataille ensemble:
 
- Accord sur la nécessité de bien informer la population, avec des données concrètes et parlantes.
 
- Accord sur le fait qu'une mobilisation sociale d'ampleur est nécessaire pour faire plier Macron et son gouvernement et qu'elle n'est pas acquise d'avance malgré le fait qu'une grande majorité de français est hostile à la réforme.
 
- Accord donc sur le fait que c'est aussi le rôle de nos organisations politiques d'aller au contact de la population qui reste à convaincre et sans la conviction de laquelle on ne pourra faire échec à la réforme.
 
- Accord sur les raisons de rejeter cette nouvelle contre-réforme de régression sociale qui ne s'attaque pas aux problèmes véritables de financement des retraites (les allègements de cotisation sociale, le manque de prélèvement des revenus du capital, le sous-emploi des seniors, les bas salaires et contrats précaires) 
 
- Accord final des organisations présentes pour intégrer un collectif unitaire large et à élargir encore pour mobiliser afin de faire échec à la réforme des retraites d'Emmanuel Macron
 
- Accord sur le fait qu'une victoire politique de Macron sur les retraites serait un point d'appui pour casser encore d'autres conquêtes sociales dans le cadre d'un plan concerné, celui du libéralisme économique.
 
- Accord sur le fait de valoriser les apports sociaux du temps mis à disposition de la société par les retraités, et les inégalités actuelles devant la retraite (pensions moyennes/ âge de départ et durée de cotisation/ temps de retraite en vie et en bonne santé) entre les femmes et les hommes, les cadres et les ouvriers, les générations.
 
- Accord sur le fait que chaque organisation peut garder ses initiatives propres sur la Réforme des Retraites en fonction de ses propositions nationales, de sa stratégie, etc, ce qui n'exclut pas des actions et initiatives communes.

 

 
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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 18:50
Retraites: non à une nouvelle réforme de régression sociale et de dégradation des droits - Une réunion unitaire le mardi 3 janvier au local du PCF Morlaix pour construire un collectif de riposte au projet de Macron
Retraites: non à une nouvelle réforme de régression sociale et de dégradation des droits - Une réunion unitaire le mardi 3 janvier au local du PCF Morlaix pour construire un collectif de riposte au projet de Macron

Le gouvernement va présenter en janvier 2023 sa réforme des retraites.

Chacun sait qu’il s’agit d’une réforme de régression sociale qui s’annonce, avec un allongement de l'âge minimal de départ en retraite, des durées de cotisation, une réforme refusée par une grande majorité de français.

Cette réforme soulève de nombreuses oppositions de syndicats et partis politiques de gauche.

Le PCF Morlaix a invité des forces politiques de gauche du pays de Morlaix et des syndicats à se retrouver le mardi 3 janvier 2023 (18 h – local PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac) pour une première rencontre afin d’échanger sur cette réforme, sur les appréciations des uns et des autres, les actions communes à lancer pour s’y opposer, faire monter la mobilisation populaire, et faire valoir d’autres propositions.

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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 18:45
Retraites : questions sur la pension nette à 1100 € minimum (Gérard Le Puill, L'Humanité, 15 décembre 2022)
Retraites : questions sur la pension nette à 1100 € minimum

 Peut-on en 2023 faire voter une loi dont un volet garantira une pension nette minimum de 1100 € par mois aux futurs retraités  ayant une carrière complète et priver de la même somme les personnes déjà en retraite ? Pour répondre à cette question, il faut savoir qu’une pension de retraite mensuelle égale au SMIC en 2007  est inférieure à ce dernier d’un montant de 164 € par mois en août 2022.

Publié le Jeudi 15 Décembre 2022 - L'Humanité

En annonçant le report en janvier 2023 de la publication du contenu du projet de réforme des retraites que prépare le gouvernement, le président Macron a promis que cette réforme débouchera sur une pension nette mensuelle de 1100 € minimum, applicable aux personnes qui prendront leur retraite après le vote de cette réforme, à condition d’avoir une carrière complète. Seraient donc privés automatiquement de cette amélioration tous les hommes, et surtout toutes les femmes, qui sont déjà en retraite et perçoivent moins que cette somme mensuellement. Invité à s’exprimer sur cette réforme des retraites ce jeudi matin sur BFMTV, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, s’est prononcé  pour une augmentation sensible des salaires et des retraites face la hausse des prix. Il a demandé à la première Ministre Elisabeth Borne « de ne pas utiliser le 49-3 » pour tenter de faire passer cette loi. Il a plaidé en faveur d’un vrai débat parlementaire auquel pourrait s’ajouter une consultation des Français par référendum si de besoin.

Comparer l’évolution du SMIC et des retraites …

En 2019, la pension nette moyenne était de 1399 € en France. Cette moyenne était de 1806 € pour les hommes mais seulement de 1052 € pour les femmes, dont beaucoup n’ont pas une carrière complète du fait d’avoir arrêté  le travail pour élever les enfants. Elles formeront donc la quasi-totalité des victimes de la décision annoncée par le président de la République.  

Bien que les pensions de base versées par la CNAV aient augmenté de 4% l’été dernier après 1,1% en février, les hausses obtenues en 2022 ne couvrent pas l’inflation sur l’ensemble de l’année. La sous-revalorisation est encore plus nette concernant les 5,1% d’augmentation des retraites complémentaires Agirc- Arrco à partir de novembre seulement. D’autant que la hausse moyenne des prix sera comprise entre 6 et 7% en 2022, voire plus. Mais la perte de pouvoir d’achat sera beaucoup plus importante pour les titulaires de petites pensions. On sait déjà que les prix alimentaires seront en hausse de plus de 12% en 2022. Lors du rassemblement de retraités qui se tenait devant le siège du MEDEF le 6 décembre dernier à  Paris, Marc Bastide, secrétaire général de l’Union confédérale des retraités CGT, rappelé que les prix des produits frais avaient augmenté de 16,9% depuis le début de l’année, celui de l’électricité 10,7% et une hausse de 15% est annoncée pour 2023. La hausse moyenne du prix de l’énergie a été de 22% pour les ménages en 2022.

C’est constater une perte de 18,3% pour les pensions entre 2007 et 2022

La hausse des prix ne va pas ralentir dans les prochains mois. Pour les paysans chargés de produire notre nourriture,  les dépenses liées à l’énergie sont en hausse 36,9% sur douze mois. Les prix des aliments du bétail ont augmenté de 29,2% et ceux des engrais de 50% en un an. Pour les PME du secteur agroalimentaire, dont font partie les bouchers charcutiers et les boulangers, les prix du gaz et de l’électricité sont parfois multipliés par trois, voire plus, au moment de la signature des nouveaux contrats. Or il faut beaucoup d’énergie pour chauffer les fours des boulangers comme pour maintenir la chaîne du froid chez les bouchers et les charcutiers.

Un article d’Alain Guichard publié dans la revue Economie et Politique de septembre-octobre 2022 indiquait que le SMIC- dont les augmentations suivent celle des prix mesurés par l’INSEE avait augmenté 31,2% entre décembre 2007 et août 2022.  Mais les pensions de retraite n’avaient progressé que de 18,3% entre ces deux dates. Une pension mensuelle nette égale au SMIC en décembre 2007 avait perdu 164 € nets par mois en août 2022, comparée à l’évolution du salaire minimum entre ces deux dates. Ainsi donc, les retraités et les retraitées aux petites pensions sont victimes d’une double injustice que le président Macron veut encore aggraver en les excluant du droit à une pension nette de 1100 € par mois.

Se souvenir des conséquences de la réforme Balladur !

 Des millions d’hommes et des femmes en retraite sont victimes depuis plus de 30 ans du recul des droits acquis par une vie de travail et de cotisation, du fait de décisions gouvernementales. La réforme Balladur de 1993 avait fait passer le calcul des pensions versées par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV)  sur 25 années de cotisation, au lieu des 10 meilleures années, pour les personnes nées après 1933. Cette disposition est entrée progressivement en application. Depuis 2008, tous les retraités du privé nés en 1948 et après voient leur pension de la CNAV calculée sur la rémunération moyenne de 25 années de cotisation.

Cette loi a été très défavorable aux personnes qui ont connu des licenciements et des fermetures d’usines en cours de carrière. De ce fait, elles ont subi des périodes de chômage, parfois très longues, avant de retrouver un travail souvent moins payé que le précédent, sans compter la perte de l’ancienneté en entreprise. Parallèlement,  les prélèvements au titre de la «Contribution sociale généralisée» ont fait baisser les pensions de nombreux retraités et retraitées. Pour la seule année 2018, l’augmentation de 1,7 point de cette CSG a fait reculer d’autant les pensions nettes chez 60% des retraités. Selon Alain Guichard, cela s’est traduit par l’équivalent de la perte nette d’un trimestre de pension sur quinze ans. Voilà le bilan commun de trois quinquennats sous Sarkozy,  Hollande et Macron entre 2007 et 2022.

La bataille des 300 € de revalorisation pour tous

Cette situation ne peut pas durer. Les retraités et retraitées sont au nombre de 17 millions soit environ 25% de la population française. Mais les pensions de retraite n’entrent qu’à hauteur de 14,4% dans le Produit Intérieur Brut (PIB) du pays. Et nos retraites nous les avons déjà payées en cotisant pour nos droits tout en finançant les pensions de celles et ceux qui étaient en retraite avant nous. C’est aussi par solidarité vis-à-vis des petites retraites que l’Union Confédérale des retraités affiliés à la CGT (UCR-CGT) demande une revalorisation immédiate de 300 € mensuel pour tous et toutes dès 2023. Cela augmenterait de 10% une pension nette de 3000 € mensuel aujourd’hui, mais de 30% une pension nette de 1000 €  en la portant à 1300 €, ce qui constitue un minimum pour vivre décemment sa retraite.

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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 08:19
Bloavezh mat d’an holl! - La Fédération du PCF Finistère vous souhaite une très belle année 2023

Bloavezh mat d’an holl!

La Fédération du PCF Finistère vous souhaite une très belle année 2023 pour vous et vos proches, bonheur et santé, et une année de luttes utiles et victorieuses sur le plan collectif pour le progrès social et humain, l’humanité et la paix, l’extension des biens communs, la défense des services publics.

Soyons déterminés, mobilisés et unis pour défendre les conquêtes sociales et, si possible, en arracher de nouvelles, pour inviter un futur meilleur que celui que nous fabriquent les capitalistes et leurs alliés, pour faire échec au poison des idées racistes et xénophobes et du fascisme qui monte partout en Europe et dans le monde.

Travaillons dans la proximité avec nos concitoyens pour vaincre l’abattement et la résignation, montrer qu’il existe des possibilités de faire autrement, de produire et répartir autrement les richesses pour satisfaire les besoins humains et ménager les intérêts des générations futures et de la Planète!

Ensemble, travaillons à rendre la société et le monde plus humains, plus vivables, plus durables!

Nous vous donnons rendez-vous à l’Assemblée Générale des Communistes Finistériens le samedi 7 janvier à la MPT de Quimerc’h, au village de Quimerc’h, sur la commune de Pont-de-Buis les Quimerc’h. Un temps d’AG sur le 39e Congrès du PCF aura lieu le matin et l’après-midi, après un repas fraternel à 13h,

la fédération du PCF Finistère présentera ces voeux à 14h45 et vous invite à suivre: 

à partir de 15h 

Un spectacle musical et chanté du Théâtre de la Corniche sur la Commune de Paris, à l’occasion du 150e anniversaire de cette révolution sociale et politique et de son écrasement par les Versaillais lors de la Semaine sanglante:

Les Mauvais Jours Finiront – Chronique en chansons de la commune de Paris 

Contact: federation@29.pcf.fr / 06 20 90 10 52

PS: Précisons qu’il est parfaitement possible de venir au spectacle l’après-midi sans avoir pu venir à l’AG du matin, et au repas, et vice-versa.

Bloavezh mat d’an holl! - La Fédération du PCF Finistère vous souhaite une très belle année 2023
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2 janvier 2023 1 02 /01 /janvier /2023 07:51
La Guerre de Poutine en Ukraine – Patrick Le Hyaric nous en parle le vendredi 20 janvier de 18h à 20h à l’invitation de la section PCF Quimper  (Halles Saint-François)
La Guerre de Poutine en Ukraine – Patrick Le Hyaric nous en parle le vendredi 20 janvier de 18h à 20h à l’invitation de la section PCF Quimper  (Halles Saint-François)

Les Conférences de Quimper Rouge

Prezegennou Kemper Ruz

INVITATION

LA GUERRE DE POUTINE EN UKRAINE

Pourquoi cette agression contre l'Ukraine? Quels en sont les enjeux? Comment agir pour arrêter cette guerre, faire la paix? Le rôle de la France, de l'Europe? Parlons-en ensemble.

LES CAMARADES DE LA SECTION PCF DE QUIMPER ONT LE PLAISIR DE VOUS INVITER A LA RÉUNION PUBLIQUE, CONFERENCE-DEBAT, QU'ILS ORGANISENT AVEC

PATRICK LE HYARIC

Journaliste, ancien directeur de "L'Humanité", Vice-président de la Gauche Européenne et Verte nordique au Parlement européen de 2009 à 2019

VENDREDI 20 JANVIER de 18h à 20h

HALLES SAINT-FRANCOIS A QUIMPER

Entrée RUE ASTOR

Les prochaines conférences de Quimper Rouge, Prezegennou Kemper ruz à venir AVEC:

Gérard Le Puill, journaliste, sur les questions environnementales, alimentaires et agricoles

Marie-Aline Lagadic, auteure avec sa fille Klervi du "Chant des sardinières"; elles évoqueront les luttes ouvrières dans les conserveries de poissons, dans le pays bigouden et en Cornouaille

Bernard Vasseur, philosophe, écrivain, qui questionnera la sortie du capitalisme, l'avenir du communisme

Contact: pcf.quimper@orange.fr

La Guerre de Poutine en Ukraine – Patrick Le Hyaric nous en parle le vendredi 20 janvier de 18h à 20h à l’invitation de la section PCF Quimper  (Halles Saint-François)
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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 07:34
Zehra Doğan et Naz Oke à la fête de l'Humanité de Bretigny-Plessy Paté en septembre 2022 (village du livre)

Zehra Doğan et Naz Oke à la fête de l'Humanité de Bretigny-Plessy Paté en septembre 2022 (village du livre)

« Le Kurde n’a d’autre ami que les montagnes »

Par Zehra Doğan  Artiste journaliste kurde. Traduction : Naz Oke, Daniel Fleury

 Lundi 26 Décembre 2022 - L'Humanité
 

L’une des pionnières du mouvement des femmes kurdes, Evîn (Emine Kara), l’artiste Mir Perwer et Abdurrahman Kızıl, un habitué du Centre Culturel, ont perdu la vie suite à l’attaque perpétrée au Centre Kurde Ahmet Kaya à Paris. Des témoins affirment que le meurtrier a été déposé par une voiture dans la rue où se trouve le centre culturel, et qu’il s’est dirigé directement vers sa cible.

Les images de caméras de sécurité montrent également que le meurtrier est entré de manière planifiée dans le centre culturel et les deux établissements où se trouvaient des Kurdes. Evîn a été exécutée, l’assassin s’y étant pris en deux fois. 

Il n’est donc pas acceptable et cela interroge, que la presse française traite d’emblée, et ce dès les premiers instants, ces assassinats comme une «agression individuelle d’un déséquilibré raciste», thèse reprise deux heures plus tard sur place par le ministre de l’Intérieur français et réitérée par communiqué des autorités judiciaires deux jours plus tard, après que l’assassin ait été placé en observation psychiatrique. Comment ces éléments de langage ont-ils été communiqué à la presse dès la première heure ? Est-ce là du «journalisme» ?

Le gouvernement français et la quasi totalité de la presse ont considéré qu’il s’agissait d’une attaque raciste et ont classé l’affaire dans cette catégorie, refusant d’élargir le champ de l’enquête avec les moyens donnés à une caractérisation terroriste. La police française n’était pas là au moment de l’attaque, et l’agresseur a été neutralisé par des témoins au péril de leur vie. Il s’est écoulé quarante minutes avant l’arrivée des policiers. Ceux-ci ont été plus prompts ensuite, dès le premier jour, avec des gaz lacrymogènes, contre la légitime protestation du peuple kurde. C’est cette approche provocatrice qui provoque colère et suspicion aujourd’hui.

Même s’il ne s’agissait que d’une «attaque raciste», ces assassinats ne pourraient être acceptés comme comme un simple fait divers particulièrement violent. Le fait que quelqu’un commette un tel crime en France, qui se définit comme le «pays de la liberté et de la démocratie», montre à quel point les politiques nationalistes et provocatrices du système étatique sont effrayantes.

Le fait que le meurtrier ait des antécédents d’agression raciste et que pourtant la police et le gouvernement français aient alors «simplifié» son crime, le réduisant à un «délit»permettant de libérer son auteur, , le fait qu’à ce moment là les migrants blessés aient été menacés d’expulsion, démontrent que le racisme est présent en France, et pas seulement dans la tête d’un soit disant déséquilibré, et que de telles attaques sont gérées «simplement». L’attaque d’une Mosquée à Bayonne, le meurtre raciste d’un sportif en plein Paris, par des activistes d’extrême droite sont par exemple traités comme «droit commun».

Comment l’administration en France a-t-elle laissé croître des meurtriers racistes à partir de ses citoyens, comment a-t-elle conduit à des modes de pensée encore plus à droite avec la pauvreté, la faim, les problèmes de santé, les politiques sexistes et belliqueuses ?

C’est dans un tel contexte que des services de renseignements des États fascistes ou des velléités terroristes n’ont aucune difficulté à entrer en contact avec des personnes altérées et déséquilibrées.

Le MIT, l’organisation fasciste des renseignements turcs, en Europe, se concentre toujours sur ce type de personnes, et en fait «des gâchettes» de leur propre cause, en utilisant leurs points les plus faibles. C’est le cas pour nombre de manipulations qui ont conduit aux assassinats politiques en Europe ces dernières années contre le mouvement kurde, et même pour les «attentats» en Turquie.

Le jour du massacre, une réunion devait avoir lieu au Centre culturel kurde Ahmet Kaya. Cette réunion avait pour objectif d’organiser les actions et activités à venir, afin d’appeler le gouvernement français à enfin condamner l’État turc, à l’occasion du 10ème l’anniversaire de l’assassinat à Paris des dirigeantes du mouvement des femmes kurdes Sakine Cansız, Leyla Şaylemez et Fidan Doğan. Pour cette raison, présenter le meurtrier comme un «déséquilibré» aux «sentiments racistes», inconscient de ses actes, revient à couvrir le crime réitéré, et à ouvrir les portes à toutes sortes de futur projets semblables.

Avec ce deuxième attentat en France, contre le peuple kurde, cette fois, l’Etat turc aurait perpétré un crime par la main d’un citoyen français. En agissant ainsi, à travers une gâchette française, il garde l’invisibilité, à mon sens, en pointant les flèches sur l’Etat français. La politique récente du MIT turc va dans ce sens. Il procède de la même façon, au Kurdistan du Sud, qui fait partie de l’Irak.

L’État turc fait ainsi éliminer les Kurdes, qui ont été forcés de quitter le Kurdistan du Sud, en Turquie, pour des raisons politiques, en formant et utilisant comme tueurs à gages, des personnes dont ils ont en quelque sorte saisi les faiblesses. Parfois l’instabilité psychique de ces personnes, parfois leur pauvreté, et bien sûr, des sentiments racistes et fascistes permettent cela. C’est ainsi que mon amie Nagihan Akarsel, a été criblée de balles. 

Faut-il encore souligner que l’Etat turc met tous ses moyens contre le peuple kurde sur tous les fronts ? Il mène une guerre qu’il nomme «opérations militaires», un euphémisme... Il s’efforce d’anéantir la culture kurde, par interdictions, de la langue maternelle à la musique, de la littérature aux fermetures d’associations et centres culturels.Il tente de faire taire les intellectuel.les, politiques, militant.es, journalistes kurdes et leurs soutiens, par menaces, perquisitions, emprisonnement... Il essaie de briser les prisonnier.es en les maltraitant, les isolant, les déportant, empêchant leur libération. Il va jusqu’à éliminer des personnalités kurdes, particulièrement des femmes combatives et déterminées, même à l’extérieur du pays...

En Turquie, où le MIT est structurant dans une société fasciste avec son propre système administratif, la plupart des tireurs recrutés étaient soit mentalement instables, soit pauvres, pétris d’une idéologie fasciste. Le régime les désigne «au nom de la Patrie et la Nation». Il en fait de même sur les terrains étrangers où se réfugient les opposant.es.

L’auteur de l’assassinat de l’universitaire et journaliste Nagihan Akarsel, membre du mouvement des femmes kurdes, tombée à Sulaymaniyah en octobre dernier, a lui aussi ce profil. Dans les aveux du tireur, on peut observer comment le MIT a profité de ses sentiments fascistes. Ogün Samast, qui a tué le journaliste arménien Hrant Dink à Istanbul en 2007, est un jeune homme qui a également un profil raciste, nationaliste et étatiste. On ne peut considérer le massacre de Hrant Dink uniquement comme un «meurtre commis par un jeune nationaliste». Ogun Samast n’était qu’un tueur à gages, derrière lui se trouvait une terrible organisation d’État, terroriste.

Toujours l’année dernière, et encore à Sulaymaniyah, Ferhat Bağışkondu a survécu à une attaque. Son auteur, nommé Zımnako est un schizophrène, et il n’est pas citoyen turc. Le considérer tout simplement comme «schizophrène» et fermer les yeux sur le fait qu’il fut formé par le MIT durant une longue période, serait tomber dans le panneau que l’ État turc a planté pour se couvrir. En général, toutes les attaques de ce type contiennent des délires racistes, mais le fait que cette personne soit un «tueur désigné» ne doit jamais être oublié.

La motivation générale de tous ces crimes est le racisme. Et là, il est anti-kurde. Mais clore le problème seulement ainsi est une lecture politique erronée et totalement incomplète, qui ignore tous les précédents et autorise toutes les suites.

La structure fasciste turc, qui a été organisée en Europe comme une extension des gouvernements successifs turcs, est impliquée depuis les années 1970, dans de nombreux crimes, du trafic de drogue à la contrebande d’armes, des crimes de haine aux meurtres. Les agressions, assassinats et attentats organisés par le MIT se sont produits et se poursuivent dans de nombreux pays européens depuis les années 80.

Les forces de renseignement turques, qui mènent de nombreux actions criminelles et terroristes, par l’intermédiaire de leurs propres citoyens fascistes, mènent actuellement des activités majeures dans de nombreux pays d’Europe. Disposant d’un réseau aussi large, il ne leur est pas trop difficile de repérer les profils qui peuvent leur être utiles, et de les préparer à être auteurs d’attentat, comme celui du 23 décembre à Paris...

Classer une enquête sous le sceau du «meurtre commis par un déséquilibré raciste», dès la première heure, diffuser en boucle ces éléments de langage, ne pas donner les moyens d’une enquête pour terrorisme est, pour l’Etat français, une manière d’éloigner des soucis géo-politiques et diplomatiques.

Ce n’est pas la première fois dans son histoire, que l’Etat français enterre des assassinats politiques commis sur son sol, impliquant une main étrangère alliée. Les exemples sont nombreux.

La France n’a fait aucun effort décisif pour résoudre l’assassinat de Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Şaylemez. Ces militantes de la lutte pour la liberté des femmes qui ont été obligées de quitter l’oppression qu’elles subissaient dans leur propre pays, et qui sont venues sur d’autres terres pour poursuivre leur lutte librement, se sont retrouvées encore, face à la mort. Si un second triple assassinat fut commis le 23 décembre, c’est pour moi parce que ces meurtres de Sakine, Rojbin et Leyla n’ont pas été résolus, par manque de courage politique. De fait, à mes yeux, le gouvernement français, en partage une responsabilité, du fait de cette cécité volontaire, qui conduit à ne pas prendre au sérieux les alertes lancées par la communauté kurde. 

Le monde entier a les yeux tournés vers cette situation. La France donne un signal à ses alliés, mais ouvre la possibilité d’autres crimes, en refusant d’enquêter pour remonter la piste des commanditaires.

Le mois dernier, Emmanuelle Macron a rencontré un groupe de femmes à l’Elysée, pour «soutenir» la révolution des femmes en «Iran». Il semble ignorer que le slogan «Jin Jiyan Azadî», scandé aujourd’hui par les femmes du monde entier, fut justement crée par le Mouvement des femmes kurdes, bien auparavant, et repris à juste titre par les opposant.es en Iran. L’Etat français «soutient» en même temps la révolution des femmes en Iran, et ferme les yeux sur l’assassinat des trois militantes avec parmi elles les créatrices de ce slogan. Cela a permis l’assassinat d’une autre femme kurde, notre camarade Evin, (Emine Kara), qui combattit contre Daech en Syrie.

Un artiste kurde, le musicien Mir Perwer a été lui aussi assassiné à Paris, «capitale de l’art et de la liberté». Mir Perwer, torturé par l’Etat turc, était en exil. Un artiste est assassiné dans la la capitale de l’art...

Des milliers de Kurdes, leurs ami.es et soutiens sont descendus dans les rues, à Paris, à Marseille et d’autres villes, pour élever la voix, contre le fascisme, et non pas seulement pour les Kurdes, mais aussi pour tous les peuples.

Avec ces assassinats du passé, cet attentat du 23 décembre, l’État turc a porté en Europe les agressions et attaques qu’il intensifie de plus en plus contre le peuple kurde et tous les opprimés du Kurdistan. L’Etat turc, à ce jour, n’a pas condamné les meurtres mais par contre a montré du doigt le PKK dans les manifestations de Paris. Il démontre ainsi, que les Kurdes en demande de liberté constituent une cible, peu importe où ils se trouvent.

Les annonces de l’intensification des attaques contre le peuple kurde en Syrie et en Irak, de la poursuite de l’utilisation d’armes chimiques contre la guérilla, de la poursuite des politiques d’occupation, est accompagnée par cette politique de terreur de la Turquie.

Le coprésident du PYD, Salih Muslim a publié le tweet suivant après l’attaque de Paris : «Nous restons dans nos villages, dans nos plaines, ils détruisent et brûlent, ils tuent, nous fuyons vers nos montagnes, on nous tue avec des armes chimiques. N’y a-t-il peut-être pas de place pour les Kurdes dans ce monde ?»

Les pays européens qui veulent donner une réponse démocratique à cette question doivent montrer au plus vite leurs réactions sincères contre la guerre qui se poursuit depuis de longues années au Kurdistan.

Les dirigeants européens qui critiquent le régime fasciste de l’État turc dans la presse, avec une mine fâchée, devraient également cesser de vendre des armes aux Turcs par la petite porte. Ils devraient cesser d’alimenter le feu de la guerre, juste parce que la poursuite de l’exploitation du pétrole, de l’eau et des terres au Kurdistan est dans leur propre intérêt. Ils devraient de toute urgence retirer de leur liste d’organisations terroristes, le PKK, qui mène depuis des années dans les montagnes un combat légitime.

Mais, malheureusement, l’Europe des discours démocratiques continue elle-même à criminaliser les Kurdes. Nombre de politiques, d’activistes kurdes, sont «rendus» à la Turquie, des médias, des associations kurdes sont fermées, inquiétées. Les Editions Mésopotamie, qui publie des livres kurdes ont été objet d’une descente de police, le 8 mars 2018, en Allemagne, dont l’histoire est pourtant marquée d’une tâche noire avec ces livres brûlés sur les places à l’époque hitlérienne. Le fait que ce raid ait coïncidé avec la visite du ministre des Affaires étrangères turc Mevlut Çavuşoğlu, venu en Allemagne à l’époque pour des pourparlers n’était certainement pas un hasard. Le 2 février 2019, une autre date, d’autre perquisitions, confiscations de biens encore dans les locaux des Editions Mésopotamie et de Mîr Müzik. Le 31 janvier 2022, leurs activités sont officiellement interdites en Allemagne, par décision du Tribunal administratif fédéral. Aujourd’hui en Allemagne, il n’y a plus de maison d’édition qui peuvent imprimer de la littérature kurde.

Lorsqu’on entend des médias français dénoncer le fait que des drapeaux kurdes, qualifiés de «drapeaux d’une organisation terroriste», soient brandis dans des manifestations, on peut s’attendre à une politique identique de l’Etat français, qui a déjà oublié que ces drapeaux ont donné leurs vies pour éliminer les auteurs des attentats qui ont endeuillé les populations françaises.

Nombre de politiques kurdes sont criminalisés. Le slogan «Jin Jiyan Azadî» résonne partout au monde, particulièrement en Allemagne, qui est le terrain le plus large des actions, mais les femmes kurdes auxquelles appartient ce slogan, les activistes, qui luttent pour la liberté, sont arrêté.es, placé.es en garde-à-vue, sous surveillance étroite, leur passeport confisqué.

Il n’y a pas un seul jour que nous ayons des nouvelles semblables provenant de différents pays occidentaux. Il y a seulement quelques jours, le 22 décembre, à Nuremberg, de nombreux kurdes ont subi des perquisitions à leur domicile, un militant, Tahir Koçer a été arrêté.

La réal-politique orchestrée par les Etats occidentaux, qui s’accommodent des alliés douteux lorsque des intérêts sont en jeu, et qui oublient et sacrifient ceux qui hier les ont sauvés, qui les laissent avec les enfants de Daech, érigent des murs et des frontières contre les réfugié.es, empêche que justice soit faite, et que les crimes cessent.

Devant cette situation le dicton kurde bien connu prend encore plus de sens : «Le Kurde n’a d’autre ami que les montagnes».

« Le Kurde n’a d’autre ami que les montagnes » - par Zehra Doğan (Tribune dans L'Humanité du 26 décembre 2022) 
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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 07:22
Manifestation pour demander la protection des Kurdes de France et denoncer l'attentat d'extrême-droite contre le siège du CDKF à Brest le jeudi 29 décembre
Communiqué de la section PCF du Pays de Brest
 
C'est avec une immense émotion que le Parti Communiste Français a appris l'attentat d'extrême-droite ce jour contre le siège du CDKF. Dix ans après le triple assassinat de militantes, une nouvelle fois les Kurdes sont frappés en plein Paris.
Le PCF adresse ses sincères condoléances aux familles et aux proches des trois personnes décédées et les assure de sa pleine solidarité dans cette épreuve. Nos pensées vont également aux blessés. Nous remercions les services de secours et les forces de l'ordre pour leur réactivité.
L'urgence est de protéger les Kurdes de Paris. Et toute la lumière doit être faite sur ce crime odieux.
Alors que l'auteur attaquait des réfugiés soudanais il y a 11 mois, ces meurtres montrent que l’extrême-droite, mue par sa haine raciste, tue dans notre pays. Cela révèle un climat nauséabond qui grandit en France, nourri par des discours xénophobes et racistes, ouvertement tenus dans les médias et par des responsables politiques.
De plus, alors que le Conseil Démocratique Kurde en France (CDKF) est clairement visé dans un contexte de multiples menaces proférées par la Turquie, l'enquête doit déterminer si cette attaque a été commanditée.
Le PCF continue d'exiger la levée du secret défense sur l'assassinat de 2013 pour qu’enfin la justice soit faite et que la vérité éclate sur l’implication directe de l’État turc. Nous demandons que l’État français protège les Kurdes de France qui subissent des menaces en raison de leur engagement pour les droits humains et ceux du peuple kurde. Aujourd'hui comme hier le PCF assure les Kurdes de son soutien dans leur lutte.
 
La section du Pays de Brest du PCF appelle à participer au rassemblement organisé en hommage aux 3 personnes kurdes assassinées ce jeudi 29 décembre à 18h30 place de la Liberté à Brest
.
Attention, nouvelle adresse mail de la section : pcf.sectionbrest@gmail.com

Communiqué du collectif des Iraniens et Iraniennes de Brest:

C'est avec un cœur brisé que nous vous écrivons aujourd'hui suite à l'attentat terroriste du Centre communautaire kurde (Centre Ahmet Kaya) à Paris, le vendredi 23 décembre. 
 
Nous appelons à vous rassembler ce jeudi 29 décembre, à 18h30, Place de la Liberté, à Brest. Nous devons montrer notre soutien au peuple kurde suite à cette nouvelle tragédie et rendre hommage aux victimes. Pour Emine Kara. Pour Mîr Perwer. Pour Abdurahman Kizil. Nous exigeons la vérité et que justice soit faite ! Venez nombreux s'il vous plaît ! 
 
Cet attentat terroriste a eu lieu au moment où une réunion avec des dizaines de femmes devait se tenir, pour préparer la manifestation, pour les 10 ans de l'assassinat de Sakine Leyla et Fidan à Paris en 2013. 10 après, la vérité n'est toujours pas connue, la justice française n'agit plus. 
 
Veuillez trouver en pièce jointe, le visuel pour la manifestation. Vous pouvez le partager sur les réseaux sociaux...
 
Le Collectif des Iraniennes et Iraniens de Brest, la Communauté Kurde de Brest, et toutes les organisations qui soutiennent nos causes vous remercient. 
 
Jan Jian Azadi. Femme Vie Liberté. 
 
Le Collectif des Iraniennes et Iraniens de Brest
Appel commun signé par plusieurs organisations
Suite à l’attentat terroriste commis contre la Centre de la communauté
kurde à Paris ( Centre Ahmet Kaya ).

Nous appelons à nous rassembler jeudi 29 décembre à 18h30 place de la Liberté à Brest.

De nombreuses organisations politique, syndicale, associative, culturel
ont affiché leur soutien au peuple kurde depuis l’attentat. Nous devons
maintenant massivement descendre dans la rue pour montrer notre soutien
à la communauté kurde face a cette nouvelle attaque et pour exiger que
toute la vérité soit faite.

Cet attentat terroriste a eu lieu au moment ou une réunion avec des
dizaines de femmes devait se tenir pour préparer la manifestation pour
les 10 ans de l’assassinat de Sakine Leyla et Fidan à Paris en 2013
10 ans après la justice française refuse toujours de faire la lumière sur
cette affaire.

Pour Emine Kara, Mîr Perwer et Abdurahman Kizil soyons nombreux et
nombreuses dans la rue le jeudi 29 décembre à 18h30 place de la Liberté.

Pour Sakine Leyla et Fidan organisons nous pour monter massivement à
Paris le 7 janvier pour réclamer justice et vérité pour ces crimes !
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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 07:17
Assurance-chômage : Le cadeau empoisonné du gouvernement - Marie Toulgoat, L'Humanité, 26 décembre 2022
Assurance-chômage : Le cadeau empoisonné du gouvernement

Assurance-chômage. Un projet de décret, envoyé aux syndicats le 23 décembre, prévoit de raboter de 40 % la durée d’indemnisation lorsque le taux de chômage est inférieur à 6 %. Une mesure jugée inacceptable.

Lundi 26 Décembre 2022 - L'Humanité
Voilà un cadeau de Noël dont beaucoup se seraient bien passés. Alors que le réveillon de Noël approchait à grand pas et que les syndicalistes s’apprêtaient à prendre congé pour les fêtes de fin d’année, ces derniers ont découvert sous le sapin un présent inattendu. Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, y a glissé vendredi un projet de décret en lien avec la réforme de l’assurance-chômage, prévoyant l’instauration de mesures encore plus strictes envers les privés d’emploi que celles dévoilées un mois plus tôt. « La CDFT regrette et dénonce un nouvel arbitrage encore une fois en défaveur des plus fragiles. La modulation de l’assurance-chômage selon la conjoncture n’est pas une solution pour atteindre le plein-emploi », s’est empressée de commenter la centrale syndicale.

La durée d’indemnisation des chômeurs liée à la bonne santé de l’économie

Le projet de réforme, présenté le 21 novembre, prévoyait en effet une réduction de la durée d’indemnisation des chômeurs en cas de bonne santé de l’économie nationale, selon le principe de contracyclicité. En clair, le ministère entendait appliquer, dès février 2023, une baisse de 25 % de la durée de couverture lorsque le taux de chômage est inférieur à 9 %. Avec un taux à 7,3 % au troisième trimestre 2022, les nouveaux chômeurs se verront appliquer ces nouvelles règles. Ainsi, la durée maximale d’indemnisation, seniors exceptés, passera de 24 à 18 mois. En cas de chômage plus élevé que 9 %, les règles en vigueur depuis la réforme de 2021 auraient continué à s’appliquer.

La méthode choisie par le gouvernement interroge et énerve

Le projet de décret, discrètement adressé aux syndicats la veille du réveillon, compte raccourcir encore plus la durée de versement de l’allocation, dans l’hypothèse où le taux de chômage passerait en dessous de la barre des 6 %.

Dans ce cas de figure, la durée d’indemnisation des privés d’emploi ne serait plus amputée de 25 %, mais de 40 %. De 24 mois aujourd’hui, la durée de couverture passerait donc à 14 mois et une semaine. « Sur le fond comme sur la méthode, c’est un très mauvais cadeau de Noël », a réagi sur France info Denis Gravouil, de la CGT.

Au-delà de l’injustice criante qu’une telle réduction des droits représente pour les chômeurs, c’est bien la méthode choisie par le gouvernement qui interroge et énerve. « Découvrir dans un envoi en fin d’après-midi, un vendredi, le décret d’application sur la contracyclicité avec des dispositions non concertées et une nouvelle baisse des droits pour tous les demandeurs d’emploi est tout simplement scandaleux », s’est insurgé Michel Beaugas, de Force ouvrière. Les organisations syndicales sont formelles, un tel scénario n’a jamais été évoqué lors des réunions de concertation organisées entre le ministère et les représentants des salariés, en octobre et novembre. L’hypothèse d’une baisse de la durée d’indemnisation avait bien été abordée par le ministre du Travail, Olivier Dussopt, mais l’application de cet outil si strict, ou l’instauration de plusieurs coefficients réducteurs distincts, n’avait pas été négociée.

Une nouvelle fonte des droits pour les demandeurs d’emploi

Le principe d’une diminution de la durée d’allocation restait tout de même unanimement décrié par les organisations syndicales, qui le jugent trop sévère envers les chômeurs et inefficace. « Cette idée du coefficient, c’est une idée du Medef que le gouvernement a suivie pour rendre service au patronat. Ça va leur permettre de recruter sans augmenter les salaires ni améliorer leurs conditions de travail », avait affirmé le négociateur pour la CGT, à l’annonce de la réforme.

Ce nouveau durcissement des conditions d’indemnisation marquerait une nouvelle fonte des droits pour les demandeurs d’emploi, alors même que la précédente réforme produit des effets très délétères. Une note interne de l’Unédic, portée à la connaissance des organisations membres de son bureau la semaine dernière, dresse ainsi un bilan sévère des dispositions entrées en vigueur en 2021 en termes de protection des chômeurs. Le document pointe par exemple que seuls 36 % des privés d’emplois étaient indemnisés en juin 2022, contre 40 % en décembre 2021. En moyenne, le montant de l’allocation avait également fondu de 16 % sur la même période.

Les précaires – jeunes, intérimaires et employés en CDD notamment – sont ceux qui payent le plus chèrement les pots cassés. Et qui se seraient bien passés, à n’en pas douter, d’un nouveau coup de rabot sur leurs droits.

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29 décembre 2022 4 29 /12 /décembre /2022 07:14
Hommage à Odette Nilès - 100 ans - dans L'Humanité (Emilien Urbach)
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26 décembre 2022 1 26 /12 /décembre /2022 07:19
« Les Kurdes ont besoin de protection » - Agit Polat, porte-parole du Conseil démocratique kurde en France - Entretien avec Pierre Barbancey, L'Humanité, 26 décembre 2022
« Les Kurdes ont besoin de protection »

Porte-parole du Conseil démocratique kurde en France, Agit Polat revient sur la tuerie de la rue d’Enghien, à Paris, survenue à l’heure où une soixantaine de femmes kurdes auraient dû se réunir sur les lieux du drame.

Publié le Lundi 26 Décembre 2022

Il y a une vingtaine de jours, vous aviez alerté les autorités françaises pour demander un renforcement de la protection de vos associations. Pour quelles raisons ?

Avant tout, à partir de l’évaluation de la situation géopolitique, et des déclarations des représentants turcs, particulièrement des ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, ainsi que de Recep Erdogan lui-même. On sentait bien que les menaces étaient en train de se renforcer. Et bien sûr, à l’approche de l’anniversaire des assassinats d’il y a dix ans, on éprouvait une tension plus forte. D’autant que la Turquie est dans une impasse totale d’un point de vue politique. Elle n’a pas pu gagner sa guerre contre le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan – NDLR) au Kurdistan irakien, elle n’a pas pu lancer son opération terrestre au Rojava, au Kurdistan syrien, et a été empêchée de mettre ses menaces à exécution contre la Grèce. J’ai donc alerté les autorités françaises face à cette situation particulière.

Mais votre demande est restée lettre morte ?

Visiblement. Nos locaux de la rue d’Enghien sont des lieux sous surveillance. Mais ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de surveillance mais de protection. On est surveillés, mais pas protégés. C’est la deuxième fois qu’on se fait assassiner, qu’on n’est pas protégés. On ne peut plus accepter ça. Les autorités ont une responsabilité, elles auraient dû prévenir ces assassinats.

Quels sont les éléments qui vous font dire que ce qui s’est passé vendredi n’était pas fortuit, que cet homme est venu pour tuer des Kurdes ?

Dans un premier temps, il s’en est pris particulièrement à notre association. L’une des personnes tuées, Emine Kara, était une figure emblématique du mouvement des femmes kurdes. Et comme les trois militantes tuées il y a dix ans à Paris, elle aussi a été prise pour cible. Selon nos informations, Emine Kara a d’abord été blessée. Puis l’homme a tiré sur d’autres personnes, l’une était à côté d’elle et une autre sur le trottoir. À ce moment-là, le tueur s’aperçoit qu’Emine Kara n’est pas morte. Il revient et lui loge une balle dans la tête. C’est une exécution. C’est un fait concret. De même, il s’est rendu dans un restaurant kurde. Les Kurdes étaient pris pour cible, et plus particulièrement Emine Kara. Le garde des Sceaux a déclaré que toute la France était en deuil. Ce qui signifie que c’est aussi une attaque contre la France. Or, ces dernières semaines, on a constaté une prise de position ferme de Paris contre une éventuelle opération militaire turque au Rojava. Il s’agit d’une ligne stratégique nouvelle France-États-Unis contre l’expansionnisme turc. L’attaque contre notre centre, vendredi, est aussi à examiner sous cet angle : à Paris, et contre les Kurdes.

Ce qui voudrait dire que l’attaquant était au courant que cette responsable allait se trouver là à ce moment-là ?

Je ne l’affirmerai pas. Mais une chose est sûre, ce jour-là, il était prévu qu’une réunion se tienne pour les préparatifs des manifestations du 7 janvier, qui marqueront les 10 ans de l’assassinat de nos trois camarades Fidan Dogan, Sakine Cansiz et Leyla Söylemez, dans ce même quartier. Emine Kara devait donc être là. L’heure de la réunion a été décalée la veille. L’information a ainsi pu circuler, et cet homme est arrivé au moment où cette figure du mouvement des femmes kurdes était présente.

Comment considérez-vous la décision du parquet antiterroriste de ne pas se saisir de l’affaire ?

Ils disent que, à ce stade, ce ne sont pas que les Kurdes qui étaient visés, mais qu’il s’agit de motivations racistes. C’est en tout cas comme ça qu’ils souhaitent nous convaincre. Nous ne partageons pas une telle version. Ils disent également que, jusqu’ici, aucun lien n’a été établi entre cet homme et une puissance étrangère. En l’occurrence, je pense qu’il doit s’agir de la Turquie.

La commémoration, le 7 janvier, des 10 ans de l’assassinat des trois militantes kurdes sera-t-elle également un moment pour la recherche de la vérité et la levée du secret-défense dans ces dossiers ?

Il y a dix ans, l’assassin était un homme malade. Il est d’ailleurs mort en prison à cause d’un état de santé défaillant. Aujourd’hui, encore une fois, on invoque l’état de santé de celui qui a agi vendredi. Ce qui s’est passé ce 23 décembre est dans la continuité du triple assassinat du 9 janvier 2013. Si ces meurtres avaient été élucidés, ces nouveaux assassinats ne seraient pas survenus. Les autorités turques – car, pour nous, elles sont derrière – n’auraient pas pu procéder de cette façon-là. Les commanditaires n’ont pas été démasqués parce que le secret-défense n’a pas été levé par les autorités françaises. C’est la clé.

Rassemblons nous à Lorient le 26 décembre à 18h devant la FNAC de Lorient en soutien aux camarades kurdes suite à l'attentat de Paris !

Rassemblons nous à Lorient le 26 décembre à 18h devant la FNAC de Lorient en soutien aux camarades kurdes suite à l'attentat de Paris !

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