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26 février 2023 7 26 /02 /février /2023 10:00
25 février 2023: 200 personnes manifestent place de la Liberté à Brest pour la Paix en Ukraine, en solidarité avec le peuple ukrainien victime depuis un an de l'agression et de la guerre barbare de Poutine
25 février 2023: 200 personnes manifestent place de la Liberté à Brest pour la Paix en Ukraine, en solidarité avec le peuple ukrainien victime depuis un an de l'agression et de la guerre barbare de Poutine
25 février 2023: 200 personnes manifestent place de la Liberté à Brest pour la Paix en Ukraine, en solidarité avec le peuple ukrainien victime depuis un an de l'agression et de la guerre barbare de Poutine
25 février 2023: 200 personnes manifestent place de la Liberté à Brest pour la Paix en Ukraine, en solidarité avec le peuple ukrainien victime depuis un an de l'agression et de la guerre barbare de Poutine
25 février 2023: 200 personnes manifestent place de la Liberté à Brest pour la Paix en Ukraine, en solidarité avec le peuple ukrainien victime depuis un an de l'agression et de la guerre barbare de Poutine
25 février 2023: 200 personnes manifestent place de la Liberté à Brest pour la Paix en Ukraine, en solidarité avec le peuple ukrainien victime depuis un an de l'agression et de la guerre barbare de Poutine
25 février 2023: 200 personnes manifestent place de la Liberté à Brest pour la Paix en Ukraine, en solidarité avec le peuple ukrainien victime depuis un an de l'agression et de la guerre barbare de Poutine

Un an après l'agression russe de l'Ukraine décidée par Poutine, son cortège de crimes de guerre et de crimes contre l'Humanité, ses risques d'escalade qui peuvent mener très loin, un rassemblement de solidarité avec le peuple ukrainien et pour engager une voie de paix était organisé à Brest ce samedi 25 février, place de la liberté, à partir d'un appel commun unitaire partagé par de nombreuses organisations.

Noëlle Péoc'h (Mouvement de la Paix - CIAN 29) a pris la parole pour les organisateurs du rassemblement.

Appel  à rassemblement en solidarité avec le peuple ukrainien et pour la paix

Samedi 25 février à 14h30 place de la Liberté, Brest

En Ukraine et partout dans le monde, il n’y a d’autres solutions que la Paix !


 
Depuis le 24 février 2022, date du début de l'agression de la Russie contre l'Ukraine, ce conflit a déjà fait des dizaines de milliers de morts et de blessés, des destructions terribles, l'exode de millions d'ukrainiens. En Ukraine et partout dans le monde, il n’y a d’autres solutions que la Paix !

Les conséquences sociales, économiques et écologiques de cette guerre et des autres guerres en cours risquent de devenir de plus en plus terribles pour l'ensemble des populations des pays concernés et pour l’ensemble de la planète.

Il est urgent d'arrêter ces massacres et de stopper en Ukraine une escalade militaire susceptible de conduire à une extension mondiale de la guerre pouvant dégénérer en apocalypse nucléaire.

La seule issue possible c'est l’arrêt des combats et la construction d'une solution diplomatique et négociée dans le cadre des institutions internationales et dans le respect de la Charte des Nations unies.

 Les négociations en pleine guerre ont permis de trouver un accord pour l'exportation des céréales. Ce chemin diplomatique doit prévaloir pour que cessent les combats. Les logiques de guerre n'aboutissent qu'à des échecs.

Notre appel  à la paix ne se limite pas à l'Ukraine. Pour tous les conflits dans le monde, nous appelons les gouvernements à refuser la logique de la confrontation et de la guerre, à s'opposer au péril nucléaire en signant le Traité d' Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN)

 La paix, la coopération et l’amitié entre les peuples sont nécessaires pour faire face aux défis actuels, arrêter la course aux armements et mobiliser les ressources du monde entier pour la justice, la solidarité et la transition écologique.

En ce week-end mondial d'action contre la guerre venons en grand nombre témoigner notre solidarité avec les populations ukrainiennes et exiger un cessez le feu immédiat préalable à une résolution négociée du conflit.

Premiers signataires:

Collectif finistérien pour l'interdiction des armes nucléaires (Mouvement de la Paix, Université Européenne de la Paix, Agir pour un Environnement et un Développement Durable, Association France Palestine Solidarité, Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre, CGT, FSU, Solidaires, Europe Écologie Les Verts, Ensemble !, La France Insoumise, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Union Démocratique Bretonne) et Iroise-Ukraine, Amnesty International, Ligue des droits de l'Homme, Confédération Nationale du Travail, Union Pirate,  Brest Nouvelle Citoyenneté, Génération.s, Parti Socialiste, Radicaux de Gauche, Union Communiste Libertaire, La Liste Citoyenne , Mouvement des Jeunes Communistes de France.

 
Article du Télégramme sur le rassemblement d'hier pour la Paix en Ukraine - 26 février 2023

Article du Télégramme sur le rassemblement d'hier pour la Paix en Ukraine - 26 février 2023

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26 février 2023 7 26 /02 /février /2023 09:45
La Bretagne dit non au fascisme, au racisme et aux intimidations de l'extrême-droite contre les journalistes - Plus de 600 personnes se rassemblent à Carhaix ce 25 février pour soutenir les journalistes du Poher et de France 3
La Bretagne dit non au fascisme, au racisme et aux intimidations de l'extrême-droite contre les journalistes - Plus de 600 personnes se rassemblent à Carhaix ce 25 février pour soutenir les journalistes du Poher et de France 3
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La Bretagne dit non au fascisme, au racisme et aux intimidations de l'extrême-droite contre les journalistes - Plus de 600 personnes se rassemblent à Carhaix ce 25 février pour soutenir les journalistes du Poher et de France 3
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La Bretagne dit non au fascisme, au racisme et aux intimidations de l'extrême-droite contre les journalistes - Plus de 600 personnes se rassemblent à Carhaix ce 25 février pour soutenir les journalistes du Poher et de France 3
Ce 25 février, à midi, au rassemblement pour le journal du Le Poher à Carhaix.
Soutien à Erwan Chartier, aux journalistes pour la liberté de la presse, contre le fascisme.
Une foule dense et compacte pour défendre nos valeurs démocratiques, chaque fois qu’il serait nécessaire, en Bretagne comme ailleurs.
Au moins 600 personnes mobilisées à Carhaix ce samedi 25 février à midi pour défendre la liberté d’informer.
Un petit retour en arrière , à CALLAC et au projet « Horizon », un programme social d’accueil et de développement local destiné à des familles notamment des exilés qui prévoyait l’accueil de quelques familles d’immigrés.
Leur intégration dans la vie locale devait contribuer à redynamiser Callac.
La ville de Callac dans les Côtes d’Armor accueillent depuis longtemps des familles de réfugiés sans que quiconque trouve quoique ce soit à redire.
Les habitants de Callac sont nombreux à l’affirmer et ils ont été nombreux à la contre-manifestation contre l’extrême droite le 17 septembre dernier.
Rappelons en passant que l’immigration n’est pas un fléau, comme certains voudraient nous le faire croire , mais une richesse culturelle et aussi économique.
L’extrême droite et l’ultra droite, opposées au projet, ont tout fait pour qu’ "Horizon" ne voit pas le jour, n’hésitant pas à menacer de morts les élus de la ville.
Devant ces menaces et l’ambiance délétère qui s’installait, la mairie de Callac a préféré abandonner la projet « Horizon » .
L’extrême droite et l’ultra-droite ont ainsi pu crier victoire, mais , voulant sans doute avancer leurs pions un peu plus et devant la passivité des pouvoirs publics , ils s’en prennent , aujourd’hui , aux journalistes qui ont couvert cette actualité, usant là aussi de menaces de morts et, lundi dernier , d’une alerte à la bombe visant le Poher Hebdo.
La CGT qui a soutenu le projet « Horizon », condamne fermement cette atteinte à la liberté de la presse .
La CGT combattra aussi toujours ceux qui veulent imposer des idées racistes et xénophobes .
Non le racisme et la xénophobie n’ont pas leur place en Kreiz Breizh , non ils n’ont pas leur place en Bretagne , ils n’ont leur place nulle part et la CGT mettra tout en œuvre pour que l’extrême droite le comprenne.
Oui l’extrême droite est un danger pour le monde du travail et la démocratie.
Photos et Commentaire CGT Carhaix- Daniel Laporte
et Gladys Grelaud (PCF Finistère)
 
 
 
 
 
 
 
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26 février 2023 7 26 /02 /février /2023 09:37
Menaces de mort au journal « Le Poher Hebdo » : au moins 600 personnes sont venues à Carhaix soutenir la rédaction et la liberté de la presse.
 
Article Le Télégramme sur le rassemblement de soutien à la liberté de la presse et contre les intimidations de l'extrême-droite à Carhaix le 25 février 2023

Article Le Télégramme sur le rassemblement de soutien à la liberté de la presse et contre les intimidations de l'extrême-droite à Carhaix le 25 février 2023

Article du Ouest-France  sur le rassemblement de soutien à la liberté de la presse et contre les intimidations de l'extrême-droite à Carhaix le 25 février 2023

Article du Ouest-France sur le rassemblement de soutien à la liberté de la presse et contre les intimidations de l'extrême-droite à Carhaix le 25 février 2023

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26 février 2023 7 26 /02 /février /2023 09:34
Rimbaud - Exposition Ernest Pignon Ernest aux Capucins à Landerneau

Rimbaud - Exposition Ernest Pignon Ernest aux Capucins à Landerneau

Le Forgeron-
Arthur Rimbaud
 
Palais des Tuileries, vers le 10 août 1792
 
Le bras sur un marteau gigantesque, effrayant
D’ivresse et de grandeur, le front large , riant
Comme un clairon d’airain, avec toute sa bouche,
Et prenant ce gros-là dans son regard farouche,
Le Forgeron parlait à Louis Seize, un jour
Que le Peuple était là, se tordant tout autour,
Et sur les lambris d’or traînait sa veste sale.
Or le bon roi, debout sur son ventre, était pâle
Pâle comme un vaincu qu’on prend pour le gibet,
Et, soumis comme un chien, jamais ne regimbait
Car ce maraud de forge aux énormes épaules
Lui disait de vieux mots et des choses si drôles,
Que cela l’empoignait au front, comme cela !
« Donc, Sire, tu sais bien , nous chantions tra la la
Et nous piquions les bœufs vers les sillons des autres :
Le Chanoine au soleil disait ses patenôtres
Sur des chapelets clairs grenés de pièces d’or
Le Seigneur, à cheval, passait, sonnant du cor
Et l’un avec la hart, l’autre avec la cravache
Nous fouaillaient – Hébétés comme des yeux de vache,
Nos yeux ne pleuraient pas ; nous allions, nous allions,
Et quand nous avions mis le pays en sillons,
Quand nous avions laissé dans cette terre noire
Un peu de notre chair… nous avions un pourboire
Nous venions voir flamber nos taudis dans la nuit
Nos enfants y faisaient un gâteau fort bien cuit.
... « Oh ! je ne me plains pas. Je te dis mes bêtises,
C’est entre nous. J’admets que tu me contredises.
Or, n’est-ce pas joyeux de voir, au mois de juin
Dans les granges entrer des voitures de foin
Énormes ? De sentir l’odeur de ce qui pousse,
Des vergers quand il pleut un peu, de l’herbe rousse ?
De voir les champs de blé, les épis pleins de grain,
De penser que cela prépare bien du pain ?…
Oui, l’on pourrait, plus fort , au fourneau qui s’allume,
Chanter joyeusement en martelant l’enclume,
Si l’on était certain qu’on pourrait prendre un peu,
Étant homme, à la fin !, de ce que donne Dieu !
– Mais voilà, c’est toujours la même vieille histoire !
« Mais je sais, maintenant ! Moi, je ne peux plus croire,
Quand j’ai deux bonnes mains, mon front et mon marteau
Qu’un homme vienne là, dague sous le manteau,
Et me dise : « Mon gars , ensemence ma terre ! »
Que l’on arrive encor, quand ce serait la guerre,
Me prendre mon garçon comme cela, chez moi !
– Moi, je serais un homme, et toi, tu serais roi,
Tu me dirais : Je veux !.. – Tu vois bien, c’est stupide.
Tu crois que j’aime à voir ta baraque splendide,
Tes officiers dorés, tes mille chenapans,
Tes palsembleu bâtards tournant comme des paons :
Ils ont rempli ton nid de l’odeur de nos filles
Et de petits billets pour nous mettre aux Bastilles,
Et nous dirions : C’est bien : les pauvres à genoux !
Nous dorerons ton Louvre en donnant nos gros sous !
Et tu te soûlerais, tu ferais belle fête.
– Et ces Messieurs riront, les reins sur notre tête !
« Non. Ces saletés-là datent de nos papas !
Oh ! Le Peuple n’est plus une putain. Trois pas
Et, tous, nous avons mis ta Bastille en poussière.
Cette bête suait du sang à chaque pierre
Et c’était dégoûtant, la Bastille debout
Avec ses murs lépreux qui nous rappelaient tout
Et, toujours, nous tenaient enfermés dans leur ombre !
– Citoyen ! citoyen ! c’était le passé sombre
Qui croulait, qui râlait, quand nous prîmes la tour !
Nous avions quelque chose au cœur comme l’amour.
Nous avions embrassé nos fils sur nos poitrines.
Et, comme des chevaux, en soufflant des narines
Nous marchions, nous chantions, et ça nous battait là….
Nous allions au soleil, front haut,-comme cela -,
Dans Paris accourant devant nos vestes sales.
Enfin ! Nous nous sentions Hommes ! Nous étions pâles,
Sire, nous étions soûls de terribles espoirs :
Et quand nous fûmes là, devant les donjons noirs,
Agitant nos clairons et nos feuilles de chêne,
Les piques à la main ; nous n’eûmes pas de haine,
– Nous nous sentions si forts, nous voulions être doux !
« Et depuis ce jour-là, nous sommes comme fous !
Le flot des ouvriers a monté dans la rue,
Et ces maudits s’en vont, foule toujours accrue
Comme des revenants, aux portes des richards.
Moi, je cours avec eux assommer les mouchards :
Et je vais dans Paris le marteau sur l’épaule,
Farouche, à chaque coin balayant quelque drôle,
Et, si tu me riais au nez, je te tuerais !
– Puis, tu dois y compter, tu te feras des frais
Avec tes avocats , qui prennent nos requêtes
Pour se les renvoyer comme sur des raquettes
Et, tout bas, les malins ! Nous traitant de gros sots !
Pour mitonner des lois, ranger des de petits pots
Pleins de menus décrets , de méchantes droguailles
S’amuser à couper proprement quelques tailles,
Puis se boucher le nez quand nous passons près d’eux,
– Ces chers avocassiers qui nous trouvent crasseux !
Pour débiter là-bas des milliers de sornettes !
Et ne rien redouter sinon les baïonnettes,
Nous en avons assez, de tous ces cerveaux plats !
Ils embêtent le peuple . Ah ! ce sont là les plats
Que tu nous sers, bourgeois, quand nous sommes féroces,
Quand nous cassons déjà les sceptres et les crosses !.. »
Puis il le prend au bras, arrache le velours
Des rideaux, et lui montre en bas les larges cours
Où fourmille, où fourmille, où se lève la foule,
La foule épouvantable avec des bruits de houle,
Hurlant comme une chienne, hurlant comme une mer,
Avec ses bâtons forts et ses piques de fer,
Ses clameurs , ses grands cris de halles et de bouges,
Tas sombre de haillons taché de bonnets rouges !
L’Homme, par la fenêtre ouverte, montre tout
Au roi pâle , suant qui chancelle debout,
Malade à regarder cela !
« C’est la Crapule,
Sire. ça bave aux murs, ça roule , ça pullule …
– Puisqu’ils ne mangent pas, Sire, ce sont les gueux !
Je suis un forgeron : ma femme est avec eux,
Folle ! Elle vient chercher du pain aux Tuileries !
– On ne veut pas de nous dans les boulangeries.
J’ai trois petits. Je suis crapule. – Je connais
Des vieilles qui s’en vont pleurant sous leurs bonnets
Parce qu’on leur a pris leur garçon ou leur fille :
C’est la crapule. – Un homme était à la bastille,
D’autres étaient forçats, c’étaient des citoyens
Honnêtes. Libérés, ils sont comme des chiens :
On les insulte ! Alors, ils ont là quelque chose
Qui leur fait mal, allez ! C’est terrible, et c’est cause
Que se sentant brisés, que, se sentant damnés,
Ils viennent maintenant hurler sous votre nez !
Crapule. – Là-dedans sont des filles, infâmes
Parce que, – vous saviez que c’est faible, les femmes,
Messeigneurs de la cour, – que sa veut toujours bien,-
Vous leur avez craché sur l'âme, comme rien !
Vos belles, aujourd’hui, sont là. C’est la crapule.
« Oh ! tous les Malheureux, tous ceux dont le dos brûle
Sous le soleil féroce, et qui vont, et qui vont,
Et dans ce travail-là sentent crever leur front
Chapeau bas, mes bourgeois ! Oh ! ceux-là, sont les Hommes !
Nous sommes Ouvriers, Sire ! Ouvriers ! Nous sommes
Pour les grands temps nouveaux où l’on voudra savoir,
Où l’Homme forgera du matin jusqu’au soir,
Où, lentement vainqueur, il chassera la chose
Poursuivant les grands buts, cherchant les grandes causes,
Et montera sur Tout, comme sur un cheval !
Oh ! nous sommes contents, nous aurons bien du mal,
Tout ce qu’on ne sait pas, c’est peut-être terrible :
Nous pendrons nos marteaux, nous passerons au crible
Tout ce que nous savons : puis, Frères, en avant !
Nous faisons quelquefois ce grand rêve émouvant
De vivre simplement, ardemment, sans rien dire
De mauvais, travaillant sous l’auguste sourire
D’une femme qu’on aime avec un noble amour :
Et l’on travaillerait fièrement tout le jour,
Écoutant le devoir comme un clairon qui sonne :
Et l’on se trouverait fort heureux ; et personne
Oh ! personne, surtout, ne vous ferait plier !…
On aurait un fusil au-dessus du foyer….
…………………………………………….
Oh ! mais l’air est tout plein d’une odeur de bataille !
Que te disais-je donc ? Je suis de la canaille !
Il reste des mouchards et des accapareurs.
Nous sommes libres, nous ! Nous avons des terreurs
Où nous nous sentons grands, oh ! si grands ! Tout à l’heure
Je parlais de devoir calme, d’une demeure…
Regarde donc le ciel ! C’est trop petit pour nous,
Nous crèverions de chaud, nous serions à genoux !
Regarde donc le ciel ! Je rentre dans la foule,
Dans la grande canaille effroyable, qui roule,
Sire, tes vieux canons sur les sales pavés :
Oh ! quand nous serons morts, nous les aurons lavés
Et si, devant nos cris, devant notre vengeance,
Les pattes des vieux rois mordorés, sur la France
Poussent leurs régiments en habits de gala,
Eh bien, n’est-ce pas, vous tous? Merde à ces chiens-là !
Il reprit son marteau sur l’épaule.
La foule
Près de cet homme-là se sentait l’âme soûle,
Et, dans la grande cour, dans les appartements,
Où Paris haletait avec des hurlements,
Un frisson secoua l’immense populace.
Alors, de sa main large et superbe de crasse,
Bien que le roi ventru suât, le Forgeron,
Terrible, lui jeta le bonnet rouge au front !
Arthur Rimbaud, Poésies
Illustration, Rimbaud, par Ernest Pignon Ernest
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24 février 2023 5 24 /02 /février /2023 08:18
Communiqué de Presse du PCF - Ukraine : Agir pour la Paix, en priorité (Fabien Roussel)
Communiqué de Presse - Ukraine : Agir pour la Paix, en priorité (Fabien Roussel)
 
Il y a un an, le régime nationaliste de Vladimir Poutine prenait la décision criminelle de lancer une guerre à grande échelle contre l'Ukraine. Depuis un an, se multiplient les bombardements de populations civiles et les crimes de guerre. Des centaines de milliers de victimes, civils et militaires, ont payé de leur vie cette agression contre la souveraineté du peuple d'Ukraine.
Comme nous le faisons depuis le premier jour, nous condamnons radicalement Poutine, responsable de cette tragédie.
Après tant de sang versé, cette folie guerrière doit être stoppée et la Paix mise à l'ordre du jour de toutes les discussions !
Tout doit être mis en œuvre pour trouver le chemin d'un règlement politique, sous l'égide de l'ONU, permettant de restaurer la souveraineté de l'Ukraine, d'établir des garanties de sécurité pour tous les pays de la région, pour l'Ukraine, pour la Russie, et de réunir les conditions d'une paix juste et durable et d'une sécurité collective sur tout le continent européen.
La Paix et le progrès social en Europe sont intimement liés. Car la guerre est une raison de plus, utilisée par les classes dirigeantes, pour imposer des politiques d'austérité et des sacrifices toujours plus importants au monde du travail. Ce sont toujours les mêmes qui en paient le prix fort.
C'est pourquoi refusons, contrairement à d'autres, d'inscrire cette guerre dans un temps long. Nous refusons de suivre les appels de ceux qui veulent nous entraîner dans une guerre contre la Russie au risque de plonger l'Europe dans le chaos d'une guerre mondiale.
Nous appelons la France à choisir le camp de la paix et à retrouver une diplomatie indépendante et constructive en arrêtant de s'aligner systématiquement sur l'OTAN et les Etats-Unis.
Le PCF appelle ainsi le gouvernement français à répondre positivement aux appels pour la paix du secrétaire général de l'ONU, du pape François et aux propositions des pays du Sud qui, lors de la conférence de Munich ont appelé à la création d'un groupe de contact pour la paix sous l'égide de l'ONU. Créons un groupe de pays, incluant de grandes nations comme le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud, la Colombie, le Mexique et tant d'autres en faveur de la paix et pour un désarmement global et multilatéral.
Membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, la France dispose d'une voix forte qu'elle doit mettre au service d'un message universaliste. Notre pays doit en finir avec une politique soufflant alternativement le chaud et le froid. Il doit se mettre au service de la recherche d'un règlement politique pour mettre fin aux souffrances et aux destructions et pour stopper la marche à la guerre.
Car pour trouver une issue politique et diplomatique à cette guerre en Europe, il faudra aussi accepter de discuter des choix politiques faits en Europe ces trente dernières années, qui n'ont eu de cesse d'étendre les bases militaires de l'OTAN aux portes de la Russie, contrairement aux engagements pris lors de la chute de l'URSS. Il faudra bien aussi travailler à la réunion d'une conférence pan-européenne de sécurité collective, dépassant la logique de blocs portée par l'OTAN.
Depuis un an, si les pays de l'Union européenne ont déclaré apporter leur soutien à l'Ukraine par la livraison d'armes défensives, ils ont aussi pointé des lignes rouges à ne pas franchir afin d'éviter toute extension du conflit et l'embrasement de toute l'Europe.
Mais ces lignes sont sans cesse franchies. Des armes offensives, susceptibles d'atteindre le sol russe sont désormais fournies au gouvernement de l'Ukraine. Pour quels objectifs ?
Sous injonction de l'OTAN, les pays européens annoncent des plans de réarmement massifs, qui vont bien au delà des besoins de leurs défenses nationales. La France et la Pologne font exploser leur budget militaire. L'Allemagne se réarme également, rompant avec sa tradition pacifiste adoptée après la défaite du nazisme.
Ces logiques de surarmement, de livraison d'armes offensives sont extrêmement dangereuses. Jusqu'où iront ces surenchères aventureuses ? Les pays de l'Europe, nos armées, nos enfants doivent-ils se préparer à entrer en guerre contre la Russie ?
Les Français doivent savoir. Pour le PCF, il est urgent de stopper cet engrenage.
C'est pourquoi nous appelons à l'ouverture dans les plus brefs délais, au Parlement, d'un débat sur les objectifs de la diplomatie française dans ce conflit et sur la livraison d'armes à l'Ukraine.
Le PCF appelle à participer partout en France aux manifestations pour la paix, organisées par le collectif national des Marches pour la paix les 24 et 25 février dans de nombreuses villes de notre pays. Il est solidaire des manifestations pour la Paix qui ont lieu au même moment en Europe et dans le monde.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
Le 23 février 2023.
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24 février 2023 5 24 /02 /février /2023 07:54
Au Sénat, la bataille des retraites approche - L'Humanité, Emilio Meslet, 24 février 2023
Au Sénat, la bataille des retraites approche

Les groupes socialiste, communiste et écologiste portent une stratégie commune contre le projet gouvernemental : discuter de tous les articles sans que la réforme soit votée dans son ensemble.

Publié le
Vendredi 24 février 2023

Au Sénat, la réforme des retraites visant à repousser l’âge légal de départ à 64 ans arrive sept mois plus tôt que d’habitude. Depuis 2017, chaque automne, la majorité de droite et du centre intègre systématiquement au budget annuel de la Sécurité sociale un amendement pour faire travailler les Français deux ans de plus. Jusqu’ici en vain.

En 2023, le gouvernement a grillé la priorité aux « Républicains » (LR). Les sénateurs examineront le texte macroniste entre le 28 février, date d’arrivée en commission, et le 12 mars, minuit. « Ce débat n’est pas une nouveauté pour nous. Et, contrairement à l’Assemblée nationale où il y avait quelques frondeurs, la droite sera ici unie », prédit Cathy Apourceau-Poly, cheffe de file des communistes sur cette loi. « LR fait maintenant partie de la majorité présidentielle. Il n’y a pas de suspense sur l’issue du vote », dénonce, de son côté, l’écologiste Raymonde Poncet Monge.

Face à ce bloc libéral et ultramajoritaire dans l’hémicycle sénatorial qui veut contraindre le temps de débat, la gauche s’organise. Lors de trois réunions, les groupes socialiste, communiste et écologiste ont accordé leurs violons et veulent afficher leur unité. « Nous agirons de manière coordonnée, car nous avons les mêmes objectifs et le même diagnostic. Nous voulons montrer qu’une autre voie est possible », explique Patrick Kanner, président du groupe PS.

La gauche utilisera tous les outils à sa disposition : motion référendaire, renvoi en commission ou motion de rejet 

Cathy Apourceau-Poly parle d’un « état d’esprit combatif » pour d’abord s’opposer aux desseins du gouvernement : « On veut discuter du fond de la réforme. » Cela veut donc dire que la gauche va déposer « des amendements qui ont du sens », selon le président du groupe écologiste, Guillaume Gontard. Mais aussi « utiliser tous les outils qui sont à notre disposition comme la motion référendaire, le renvoi en commission ou la motion de rejet », ajoute-t-il.

Au total, dans l’optique de maîtriser le tempo, chaque groupe de gauche devrait déposer entre 500 et 600 amendements, dont une bonne partie à partir de l’article 7, qui repousse l’âge de départ à 64 ans. Contrairement à l’Assemblée nationale, où les insoumis ont tout fait pour éviter un vote sur cette disposition, les sénateurs PS, PCF et EELV entendent bien débattre de cet article, comme le demande l’intersyndicale. « Pas avant le 7 mars », prévient Éliane Assassi, présidente communiste du groupe CRCE.

« Nous voudrions commencer son examen le 7 au soir, avec le résultat de la mobilisation sociale en miroir », justifie Raymonde Poncet Monge. Leur objectif ? Contraindre l’exécutif à retirer leur réforme face à l’ampleur de la grève en accentuant le rapport de forces. Chaque groupe profitera de ce temps pour porter aussi ses contre-propositions : la retraite à 60 ans pour les communistes et les écologistes, celle à 62 ans pour les socialistes. En revanche, ils ne veulent pas de scrutin sur la totalité du projet de loi. « Un texte sur lequel le Parlement n’a pas voté est un texte fragile », assure Guillaume Gontard.

« Nous n’aurons pas la même stratégie que la FI car ce n’est pas notre culture »

Autre question après les vives critiques, au sein de la Nupes, contre les méthodes employées (dont le dépôt de 13 000 amendements) par la France insoumise : assistera-t-on aux mêmes débats houleux qu’au Palais Bourbon ? « C’est le gouvernement qui a fait le choix de l’obstruction. S’il n’avait pas procédé de cette façon, nous n’aurions pas assisté au pugilat de l’Assemblée nationale », regrette Cathy Apourceau-Poly. « Nous n’aurons pas la même stratégie que la FI car ce n’est pas notre culture. Il faut nommer les choses : c’est une loi de classe qui porte une grande violence, complète Raymonde Poncet Monge. Par contre, je ne dirai pas qu’Olivier Dussopt est “un assassin”, mais que cette loi va faire plus de morts au travail. »

D’où qu’ils viennent, les sénateurs ont peu goûté un communiqué de la formation de Jean-Luc Mélenchon, absente du Palais du Luxembourg, leur intimant « solennellement » de « tout faire pour empêcher l’adoption de la réforme des retraites à 64 ans ». Et son numéro 1, Manuel Bompard, d’ajouter : « Je pense qu’il ne faut pas supprimer des amendements pour aller plus vite à l’article 7. Je ne vois pas pourquoi on accepterait de saborder le débat parlementaire pour faire plaisir à M. Macron. »

La gauche sénatoriale y voit une tentative d’ingérence. « Nous sommes à même de définir notre propre stratégie, en fonction de ce qu’est le Sénat. On peut porter les choses différemment », recadre Guillaume Gontard. « Je veux qu’on nous laisse mener la bataille comme on l’entend. Nous n’avons besoin de personne pour nous dicter notre conduite : mon seul guide sera les gens que je rencontre quotidiennement », ajoute Cathy Apourceau-Poly. Ceux-là mêmes qui attendent une gauche pugnace et unie.

Retraites. Le gouvernement fait ce qu’il veut du texte de loi

Dans le projet de report de l’âge légal à 64 ans transmis au Sénat, le gouvernement a rétabli l’article 2, rejeté par les députés, et retenu uniquement les amendements de l’Assemblée qui lui plaisaient. Le tout grâce à un article 47.1 détourné.

Publié le
Mercredi 22 février 2023

La réforme des retraites commence de plus en plus à ressembler à une opération de tripatouillage institutionnel. Juristes et constitutionnalistes s’arrachent chaque jour les cheveux depuis que l’article 47.1 a été brandi pour repousser l’âge de départ légal à 64 ans.

Imaginez : cet article permet de faire adopter un texte de loi sans qu’il soit voté ni par l’Assemblée ni par le Sénat, grâce à des ordonnances exceptionnelles non soumises à habilitation et ratification parlementaires. Le tout au nom d’un péril imminent de faillite concernant les comptes de la Sécurité sociale qui n’existe pas…

Avec l’article 47.1, « nous sommes dans l’inédit et l’absence totale de jurisprudence »

« Même lors de la crise du Covid, le gouvernement n’a pas proposé de budget rectificatif de la Sécurité sociale, alors que l’on aurait pu considérer que les hôpitaux en avaient besoin. Et, là, l’exécutif impose l’examen d’un budget rectificatif deux semaines après la promulgation de son budget initial », observe le sénateur PCF Fabien Gay, qui dénonce « un déni démocratique et un contournement de notre Constitution visant à passer en force ».

Si le texte de loi n’a pas été voté à l’Assemblée, il peut encore l’être au Sénat, ou à l’Assemblée après une potentielle commission mixte paritaire conclusive. Il peut aussi être adopté via un 49.3, où le texte est réputé validé en cas d’échec d’une motion de censure.

Mais où en est justement le texte ? En l’absence de vote à l’Assemblée, le gouvernement doit normalement transmettre au Sénat soit son propre texte, vierge de toute retouche par les députés, soit le texte dans l’état où l’ont laissé les députés, qui ont supprimé l’article 2 et adopté plusieurs amendements.

Sauf que le gouvernement a décidé de rétablir l’article 2 et de faire le tri parmi les amendements adoptés. « Ce qui peut paraître extrêmement bizarre, car vous ne pouvez pas habituellement introduire d’article à la carabistouille », indique le constitutionnaliste Benjamin Morel, qui précise qu’avec l’article 47.1 « nous sommes dans l’inédit et l’absence totale de jurisprudence ».

Une procédure invraisemblable

« L’article 2 est rétabli car le texte n’a pas été voté à l’Assemblée. La loi organique permet au gouvernement de reprendre le texte initial en plus de faire le tri parmi les amendements retenus. La procédure liée à l’article 47.1 est invraisemblable mais légale », expose un spécialiste des arcanes du Sénat.

Ce qui montre que l’exécutif, qui a perdu la bataille de l’opinion et ne cherche même plus à défendre le fond de sa réforme, sait par contre se démener pour trouver la moindre ligne lui permettant de soumettre le Parlement. Qu’il semble loin, en comparaison, le mois de janvier 2017, durant lequel l’actuel ministre du travail, Olivier Dussopt, déclarait : « On devrait passer soit à une VIe République, soit à une vraie modification de la Constitution. Sur le déséquilibre entre le pouvoir parlementaire, donc législatif, et le pouvoir exécutif, il y a des choses qui sont particulièrement gênantes. Je pense que le Parlement n’a pas assez de poids et de pouvoirs face au pouvoir exécutif et qu’il faudrait rééquilibrer ». Mais ça, c’était avant d’être ministre…

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23 février 2023 4 23 /02 /février /2023 12:31
Envolée des prix de l'électricité et du gaz, marché de l'énergie: l'immense gabegie!

Envolée des prix de l’électricité et du gaz, marché de l’énergie: l’immense gabegie!

La crise énergétique bat son plein. Les coûts de l’énergie explosent mettant en grande difficulté les particuliers, comme les entreprises et les collectivités. Le gouvernement fait mine d’aider, un peu et de manière insuffisante, tout en refusant de s’attaquer aux causes réelles du problème.

Pour certains ménages, la situation est dramatique: les 2/3 des ménages en électrique sont en tarif réglementé et 1/4 des ménages pour le gaz.

Cela veut dire que nombre de familles subissent, comme les entreprises, la folie du marché et ce d'autant que les démarcheurs commerciaux des énergéticiens ont pour tradition d'aller dans les quartiers populaires depuis la libéralisation car cela leur est plus facile de convaincre de changer d'opérateurs et d'abonnement chez les personnes âgées, ou chez les personnes aux revenus les plus modestes, ou encore par téléphone. Et le tarif réglementé du gaz s'arrête cet été.

Citons l'exemple d'une dame à Brest qui a une facture de régularisation 2022 de Total énergie de 6000€ (elle a déjà payé 2000 euros) alors qu'elle travaille en temps partiel subi. Son KwH est à 50 centimes TTC et 18 centimes pour le tarif réglementé sans même avoir 18 degrés dans son logement.

Pensons aussi au cortège de drames des fermetures de boulangeries ou d'industries, dues à l'augmentation faramineuse du coût de l'énergie, et au chômage qui peut suivre.

Le coût de l'énergie en France qui devient plus élevé que les coûts salariaux aura des effets dissuasifs pour les investisseurs.

Les conséquences catastrophiques de cette gabegie sur notre société toute entière sont à relever, avec l'inflation généralisée des prix et des répercussions sur les particuliers, l'économie, les collectivités, les industries et l'artisanat, le chômage, l'écologie...

La guerre en Ukraine n'étant qu'un prétexte révélateur et la cause véritable la spéculation capitaliste qui a trouvé un espace de profitabilité extrême dans le secteur de l'énergie privatisé et libéralisé.

Le PCF vous aide à y voir plus clair!!! 

Comment est-on passé, en 25 ans, d’une situation d’autosuffisance de production d’électricité et de contrat de gaz de longue durée stabilisés, à la situation énergétique d’aujourd’hui?

Les directives européennes de l’énergie ont organisé, depuis le début des années 2000, la libéralisation-privatisation du secteur. Les pouvoirs politiques qui se sont succédé depuis se sont appliqués à démanteler EDF et à libéraliser le secteur de l’énergie.

Ces directives s’appuient sur le Traité de Maastricht (1992), puis le Sommet européen de Lisbonne (2002). Le but: satisfaire les appétits des capitalistes en privatisant les secteurs publics très rentables dans le domaine de l’eau, des transports, des télécoms et de l’énergie notamment.

Cela a généré en France, en 2004, la transformation d’EDF en société anonyme avec l’ouverture de son capital en 2005.

Depuis le 1er juillet 2007 (présidence de Nicolas Sarkozy) le marché de l’électricité est ouvert à la concurrence pour les particuliers.

En 2010, Nicolas Sarkozy et François Fillon font adopter la loi NOME (Organisation du Marché de l’Electricité) avec l’Arenh (accès régulé à l’électricité nucléaire historique), Nicolas Sarkozy qui n’hésite pas à endetter EDF de 7 milliards d’euros!

Ce système fait obligation à EDF de revendre 1/4 de sa production nucléaire à ses concurrents à un tarif très bas leur permettant de faire des profits (le prix de revente de l’électricité à prix cassé d’EDF est de 42 euros-46 euros le Mwh alors que la cour des Comptes estime que le coût de revient se situe entre 50€ et 55€!). Aujourd’hui, avec le prix de l’énergie fixé par le marché, des opérateurs peuvent revendre l’électricité nucléaire à 500€ le Mwh dans le cadre de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique).  Actuellement, Total revend son électricité nucléaire acheté à prix bradé à EDF dans le cadre de l’Arenh 180, 200, 300, 400, 500 euros, en fonction de la fluctuation des marchés et de la loi de l’offre et de la demande, sachant qu’on est plutôt en manque d’électricité en ce moment, ayant fragilisé les capacités d’investissement et de maintenance d’EDF sur son parc. C’est ainsi que Fabien Roussel, responsable du PCF, estime que Total Energies a volé entre 6 et 8 milliards à EDF, une part non négligeable des 36 milliards de bénéfices de Total Energies, alors que la facture énergie bondit pour les particuliers et les familles, les entreprises, les collectivités.

Ces concurrents qui se devaient au bout de 12 ans de produire leur propre électricité… ne produisent toujours rien, ou si peu. Ils se gavent sur le dos d’EDF et spéculent sur le dos des consommateurs.

Avant la loi NOME et l’ouverture du marché au particulier le prix du KWh des Tarifs régulés de vente (TRV) reflétait le coût de production du transport et de la distribution ajoutés à l’amortissement des moyens de production. C’était l’État qui fixait les prix sur proposition d’EDF. Les taxes étaient composées de la TVA et de la TLE (taxe locale de l’électricité versée aux communes).

Aujourd’hui, c’est le cours de la bourse, avec la spéculation qui l’accompagne, qui entraîne la flambée des prix!

Désormais, c’est la Commission de régulation de l’électricité (CRE) qui propose le montant des TRV à l’Etat et ce ne sont plus les coûts de production de transport et de distribution restés stables qui entraînent la flambée des prix! C’est donc bien le cours de la bourse de l’électricité, la hausse des taxes et les marges exorbitantes des fournisseurs privés aux mains des actionnaires exigeant le meilleur rendement qui font s’envoler les tarifs.

Le PCF réclame le retour au Tarif régulé de l’énergie pour les particuliers, les entreprises, les collectivités. Au lieu de vagues promesses, véritables opérations de com sans réalité effective substantielle, de chèques énergie, de boucliers tarifaires… Les opérateurs financiers alternatifs n’ont plus à se faire du beurre sur le dos d’EDF et le nôtre.

Que penser d’un gouvernement qui promet aux PME, aux petits commerçants, de bloquer les tarifs qui leur seront appliqués à 280 € le Mwh alors que les opérateurs alternatifs achètent 70% de leur électricité 42 € le Mwh.

Autre aberration: le prix de l’électricité est fixé sur le prix du dernier Mwh produit, très souvent avec du gaz, donc indexé sur son cours aujourd’hui au plus haut, du fait de la guerre en Ukraine, alors qu’en France l’électricité est produite essentiellement avec du nucléaire et de l’hydrolique.

Le PCF demande à ce que l’on puisse s’extraire du marché européen de l’énergie quand les prix sont trop en décalage avec les réalités de la production et du prix de production. Nos voisins espagnols et portugais ont obtenu une dérogation de la commission européenne sur l’énergie: nous pourrions agir avec eux.

Il faut en finir avec le racket de l’Arenh qui subventionne des acteurs alternatifs qui ne produisent rien et qui accumule les profits.

Regagnons ensemble notre maîtrise publique de l’énergie, de l’électricité et du gaz, avec nos deux Epic EDF et GDF 100% publics, permettant aux collectivités locales, aux entreprises, aux usagers d’accéder à des tarifs régulés de vente calculés sur les coûts de production de transport et de distribution.

La nationalisation d’EDF-GDF qui a permis à la France de bénéficier d’une souveraineté énergétique partielle, et d’une électricité accessible et peu chère, a été l’œuvre du programme du Conseil National de la Résistance, mis en œuvre dans ce domaine par le ministre communiste Marcel Paul, ancien enfant de l’assistance publique, paysan puis ouvrier, dirigeant syndical CGT, résistant et déporté, qui deviendra ministre de la Production industrielle à la Libération. Le combat de sa vie fut la création de l’entreprise publique EDF GDF et du programme de production d’électricité par la réalisation de grands équipements hydro-électriques et nucléaires.

Aujourd’hui, les villes et l’ensemble des collectivités territoriales construisent leur budget 2023 dans un contexte de baisse réelle des dotations de l’État, non réévaluées à la hauteur de l’inflation, et d’une facture énergétique qui plombe littéralement les finances, affectant les taux d’épargne et les capacités d’investissement. Ces collectivités peinent à construire leur budget 2023 sans dégrader le service public. Elles sont exposées à des renoncements d’investissements, à l’abandon de certains projets ou à des augmentations d’impôts.

Ainsi, Quimper QBO doivent faire face à une augmentation de 5 millions d’€ de leur facture d’énergie, Morlaix de 1,2 million d’euros, Plomelin de 128 000€, etc.

Dans les lycées de la région Bretagne, l'impact sur les factures d'électricité est de + 480%, parfois plus, et pour les factures de gaz de + 70%. Les établissements ont vu leur facture multipliées par 4 ou 5 entre 2021 et 2022, et ce n'est pas fini.

L’envolée actuelle des prix du gaz et de l’électricité montre de manière cruelle aux usagers à quel point il est important que notre pays retrouve sa souveraineté sur la fixation des prix de l’énergie. Ce ne sont pas les coûts de production de transport et de distribution restés stables qui entraînent la flambée des prix, mais bien le cours de la bourse de l’électricité, la prédation des spéculateurs et des actionnaires qui font s’envoler les tarifs générant les super profits de Total énergie, d’Engie et des autres « fournisseurs dits alternatifs » laissant 13 Millions de personnes en situation de précarité énergétique. Il est aujourd’hui primordial de maintenir les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité qui reflètent les coûts réels de production et de distribution, d’en finir avec le pillage organisé de l’Arenh et d’abolir la loi Nome.

A l’instar de nos voisins espagnols et portugais nous devons déroger au droit européen pour sortir l’énergie des griffes du marché pour retrouver notre maîtrise publique de l’énergie et un service public conforme à l’héritage de la nationalisation de 1946. La France a le poids politique nécessaire pour l’obtenir.

Sortir du marché ne signifie pas une sortie du système électrique européen, les interconnexions et les échanges entre opérateurs, fondés sur des contrats bilatéraux mutuellement avantageux, doivent être garantis.

L’énergie est un bien vital dont chaque être humain a besoin pour se nourrir, se chauffer, se déplacer ou se soigner il ne peut être confié aux marchés financiers.

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23 février 2023 4 23 /02 /février /2023 06:50
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23 février 2023 4 23 /02 /février /2023 06:47

 

Les chiffres publiés sur la fortune des très riches donnent le vertige. En regard, les déficits annoncés de notre régime de retraites paraissent bien modestes...

 

 

Mais Bernard Arnault n’est pas seulement un « riche ». C’est un capitaliste. Les 200 milliards qu’il possède, paraît-il, ne sont pas les revenus qu’il a touchés au cours de l’année 2022. C’est une évaluation de sa participation dans le groupe LVMH et de ses autres placements financiers. Ces titres, ces actions représentent des ateliers, des usines, des magasins, des banques... où des salariés travaillent et produisent des richesses. C’est en pompant sur ces richesses que Bernard Arnault et les autres membres de l’oligarchie financière accumulent leur fortune. Leur problème – et, malheureusement, ils en font celui de toute la société – c’est qu’il leur en faut toujours plus ! C’est la loi du capital, autour de laquelle toute notre économie est organisée.

Par exemple, il n’y a pas si longtemps, la fortune de Bernard Arnault était « seulement » de 100 milliards. Pour en tirer un rendement de 10 %, il fallait prélever 10 milliards d’euros sur les richesses créées par les salariés. Pour avoir le même rendement avec 200 milliards de capital, il faudra prélever 20 milliards, deux fois plus. Plus le capital s’accumule, plus les « riches  » deviennent « riches », plus s’imposent l’obsession de la « baisse du coût du travail », la précarisation des emplois pour peser sur la masse salariale, l’austérité budgétaire contre les dépenses en faveur des services publics... et l’obstination à comprimer la part des richesses qui va au financement de la Sécurité sociale et des retraites.

Au lieu d’utiliser les gains de productivité pour réduire le temps de travail et pour payer les pensions des retraités de plus en plus nombreux, les groupes capitalistes s’en servent pour supprimer des emplois, en rejetant les travailleurs dans le chômage et la précarité. Aujourd’hui, un quart des personnes en âge de travailler sont frappées par le chômage ou le sous-emploi ! Mais tout cela ne fait que freiner la progression des richesses et rendre sans cesse plus insupportables les exigences de profits.

C’est cette logique délétère qui pousse Emmanuel Macron à s’obstiner dans sa réforme contre la volonté des trois-quarts des Français. C’est elle qui a produit la succession des mesures qui ont dégradé les droits des salariés et la situation des retraités depuis trente ans. Et la Cour des comptes annonce déjà que le report de l’âge de la retraite ne suffira pas et qu’il faudra encore d’autres réformes ensuite !

Le PCF propose de faire prévaloir progressivement une autre logique, en actionnant tous les leviers qui aideront les salariés à prendre du pouvoir sur l’utilisation de l’argent pour changer les buts et les critères de la gestion des entreprises. Désintoxiquer les entreprises de la finance en frappant d’une surcotisation leurs revenus financiers, qui ont atteint 385 milliards en 2021. Et surtout les emmener vers un chemin de création saine de richesses, en augmentant les cotisations patronales et en les modulant pour les pousser à développer l’emploi, la formation, et donc la création efficace de richesses.

Avec 5 millions d’emplois supplémentaires, on obtiendra ainsi assez d’argent pour augmenter les salaires, prélever davantage de cotisations, et ainsi financer les 100 milliards de dépenses supplémentaires que nécessitera la mise en place d’un système de retraites digne du XXIe siècle.

Ces propositions rejoignent l’appel lancé le 18 janvier dernier par soixante personnalités très diverses, rejointes depuis par beaucoup d’autres. On peut consulter et soutenir cet appel à cette adresse : https://frama-forme-1674048256 

 

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22 février 2023 3 22 /02 /février /2023 10:46
En Bretagne, les « tsunamis de violences » de l'extrême droite - L'Humanité, 21 février 2023
En Bretagne, les « tsunamis de violences » de l'extrême droite

L’extrême droite multiplie les attaques contre les protagonistes de projets solidaires avec les personnes exilées. Dans l’Ouest, journalistes, élus, responsables associatifs sont les cibles de graves menaces émanant de la fachosphère, qui agit pour l’instant en toute impunité.

Publié le Mardi 21 février 2023

La Bretagne est balayée depuis quelques mois par de forts coups de vents bruns. Mi-janvier 2023, la municipalité de Callac (Côtes-d’Armor) annonce, après un « tsunami de violences », selon les termes de Laure-Line Inderbitzin, maire adjointe PCF, l’abandon de son projet Horizon, portant sur l’accueil et l’insertion de personnes migrantes.

L’extrême droite s’est mobilisée contre cette initiative, n’hésitant pas à user de menaces en tous genres pour faire plier les porteurs de cette action humaniste et solidaire que devait financer le fonds de dotation Merci. Galvanisés par ce qu’ils considèrent comme une « victoire », les acolytes d’Éric Zemmour et compagnie continuent de faire souffler leur vent haineux.

« On va te crever pourriture et tes Négros que tu aimes tant ! » adressé au rédacteur en chef de l'hebdomadaire local

Ce 20 février, les locaux de l’hebdomadaire le Poher, situé à Carhaix, ont ainsi été évacués à la suite d’une alerte à la bombe. Rien n’indique, pour l’heure, que l’extrême droite en soit à l’origine. Mais le 31 janvier, en revanche, la rédaction a reçu un mail à l’attention de son rédacteur en chef, Erwan Chartier, pour lequel le doute n’est guère possible. On y lit : « On va te crever pourriture (un terme également utilisé dans l’alerte à la bombe – NDLR) et tes Négros que tu aimes tant ! »

L’intéressé a porté plainte pour menace de mort. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il subit les foudres de l’extrême droite. Quelques semaines plus tôt, il a été mentionné de façon injurieuse dans un article de Bernard Germain, candidat Reconquête aux dernières législatives, paru sur le site Résistance républicaine, et intitulé « À Callac, l’avenir de l’homme, ce n’est pas la femme, c’est l’Africain ».

Le texte est présenté comme une réaction à une enquête du Poher sur les tensions autour du projet Horizon. Le journaliste y est qualifié d’ « ignare », de « minable petit collabo » et d’ « immigrationniste islamophile ».

« Le mail de menace de mort m’est parvenu le lendemain du jour où Bernard Germain a reçu son assignation en justice à la suite de la plainte déposée après la parution de cet article », confie Erwan Chartier. Par la suite, l’hebdomadaire est une nouvelle fois victime de menaces, le 8 février, par téléphone. « Une voix masculine demande à mon propos : “À quelle heure je peux passer lui mettre une balle dans la tête ?”, promettant le même sort à la salariée qui a répondu », raconte le rédacteur en chef.

« Leurs méthodes font vraiment peur »

Bernard Germain se défend, quant à lui, de tout lien avec ces pratiques d’intimidation. « Je mène, au grand jour, un combat loyal et condamne ces méthodes », assure-t-il à l’Humanité. Il sera néanmoins jugé le 3 mars. Et son procès fait l’objet d’une forte communication dans les réseaux nationalistes et identitaires.

Parallèlement à cette mobilisation, la mouvance brune a trouvé un autre cheval de bataille. Bernard Germain, Pierre Cassen, de Riposte laïque, Christine Tasin, de Résistance républicaine, ou encore Catherine Blein, exclue du RN à la suite de son soutien aux auteurs de l’attentat contre les mosquées de Christchurch (Nouvelle-Zélande), en 2019, et d’autres font bloc au sein du Collectif de préservation de l’école de la Pierre-Attelée, à Saint-Brévin-les-Pins, en Loire-Atlantique.

Objectif : mener la fronde contre le projet d’implantation d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada), à proximité des écoles maternelle et primaire de cette commune du littoral atlantique. Et leur stratégie semble être la même qu’à Callac.

« Leurs méthodes font vraiment peur, alerte Perrine Jacotin, militante de la section locale du PCF. Ils parlent de viols sur les enfants. Ils multiplient les menaces sur leurs sites Internet. Ils s’en prennent aux élus, à la présidente de l’association des parents d’élèves (APE), à la directrice de l’école… »

Cette dernière, en poste depuis la rentrée 2022, a d’ailleurs dû porter plainte après la publication d’une photographie d’elle, estampillée du qualificatif « collabo » sur le site de Riposte laïque. « La photo a été dérobée sur l’intranet de l’école, explique Sabrina Mallard, responsable de l’APE. Pour ma part, j’ai été amenée à déposer un renseignement judiciaire pour usurpation d’identité. Une fausse lettre signée par l’APE a été adressée à l’inspection d’académie pour s’opposer au Cada. En réalité, en tant qu’association, nous avons décidé de ne pas nous prononcer sur ce projet. »

Le maire traité de  « collabo » sur la toile xénophobe

Les membres du collectif d’extrême droite n’hésitent pas à se procurer les adresses électroniques des représentants des parents d’élèves, de la directrice de l’école et d’élus municipaux pour leur adresser des menaces. Bernard Germain n’y voit pas de problème. « Ces mails ne posent aucun souci, argumente le prédicateur xénophobe. Ils s’adressent à des gens irresponsables, des collabos qui soutiennent un projet immigrationniste pouvant avoir des conséquences terribles. » Il fait ainsi allusion à de supposées violences perpétrées contre des enfants par des exilés, auxquelles les élèves de la Pierre-Attelée pourraient être exposés.

« Nous accueillons régulièrement des personnes exilées, depuis 2017, explique Yannick Morez, l’édile (DVD) de Saint-Brévin. Nous n’avons jamais rencontré de problème. Et lorsque l’association Aurore, en charge de leur accueil, nous a indiqué qu’elle souhaitait pouvoir aussi recevoir des femmes et des enfants, nous avons jugé bon d’accompagner le projet de la sous-préfecture d’ouvrir un Cada dans la commune. »

Ce positionnement lui vaut, lui aussi, d’être pointé sur la Toile xénophobe comme « collabo », sans compter les menaces de mort. « J’ai lu des commentaires sur leurs sites du genre : “arrêt du projet ou bien la mort” ou encore “ce ne sera pas une tarte à la crème mais une tarte de plomb”, confie l’élu. Mais on ne se laissera pas intimider. De toute façon, c’est un projet de l’État et il a été adopté à l’unanimité du conseil municipal. »

Le projet est aussi soutenu par la population. Le Collectif des Brévinois attentifs et solidaires appelle à une manifestation en soutien au Cada, le 25 février, et entend exprimer sa solidarité, dans la matinée, avant que l’extrême droite vienne déverser sa haine lors d’un rassemblement prévu dans l’après-midi.

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