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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:44

L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin : "Les vendeurs de nostalgie veulent nous imposer des thématiques mortifères, accaparés qu’ils sont par leur culture de l’exclusion et de la sélection entre citoyens. Regardons devant nous sans ciller et sans mollir. La séquence électorale qui s’ouvre réclame des débats de fond. Et des projets collectifs capables, enfin, de réinventer la République. "

Macron, Valls, Sarkozy, Fillon, Le Pen… Identité française, sécurité, islam… Si, vous aussi, vous en avez marre du médiocre feuilleton qui pollue quotidiennement la rentrée, sachez-le : vous n’êtes pas les seuls ! Alors que nous nous lançons déjà dans une campagne politique majeure et fondamentale pour l’avenir du pays, il semble que nos concitoyens soient moins sensibles aux discours dominants qu’il n’y paraît. Pour une fois qu’une étude d’opinion nous intéresse, ne boudons pas notre plaisir. D’après un sondage Elabe, 64 % des Français se déclarent davantage préoccupés par les thèmes économiques et sociaux que par l’identité et la sécurité. Parmi eux, et pour cause, pas moins de 83 % des sympathisants de gauche évoquent la réduction du chômage et la lutte contre les inégalités sociales. Une véritable claque aux minables marquis de la politicaillerie qui, de la droite à son extrême, jusqu’à certains membres éminents du gouvernement, détournent volontairement leur regard et ignorent les vraies souffrances qui martèlent la masse du peuple.

Et, comme si tout cela ne suffisait pas, préparez-vous à une vague médiatique plus honteuse que jamais, puisqu’on nous annonce le « retour » de l’histrion Éric Zemmour, dont le nouveau livre sort cette semaine. Le profond dégoût que nous inspirent les extraits publiés dans le Figaro Magazine n’a rien d’étonnant venant du petit pétainiste en service commandé. L’idiot utile des réacs fascisants plaide d’ailleurs pour « un état d’urgence moral ». Vu la situation d’atomisation généralisée, les Français se passeront aisément de cette morale de caniveau. Quant à l’urgence, ils ont compris qu’elle était ailleurs et qu’il s’agissait bien du « retour de la question sociale ». Conclusion ? Ne nous laissons pas impressionner par les vendeurs de nostalgie qui veulent nous imposer des thématiques mortifères, accaparés qu’ils sont par leur culture de l’exclusion et de la sélection entre citoyens. Regardons devant nous sans ciller et sans mollir. La séquence électorale qui s’ouvre réclame des débats de fond. Et des projets collectifs capables, enfin, de réinventer la République. Le reste...

Jean-Emmanuel Decoin

Rédacteur en chef de L'Humanité

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:35

Le gouvernement tient-il un double discours sur le traité de libre-échange transatlantique (Tafta) ? Publiquement, l’exécutif ne cesse depuis des mois de multiplier les réserves sur ce projet d’accord négocié depuis 2013 dans une grande opacité entre la Commission européenne et les Etats-Unis. Une petite musique qui a commencé il y a près d’un an lorsque Matthias Fekl, le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, créait la surprise en déclarant que « la France envisage toute les options, y compris l’arrêt pur et simple des négociations ». Depuis, les avertissements sont allés crescendo. « On ne va pas signer à tout prix », assurait le même Matthias Fekl en avril. L’arrêt des négociations « semble l’option la plus probable », renchérissait-il en mai. François Hollande lui-même est entré dans la danse au printemps. « A ce stade, la France dit non, affirmait le chef de l’Etat début mai. Jamais nous n’accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité pour l’accès aux marchés publics. »

Le 14e round de négociations a été bouclé en juillet et le 15e round est prévu pour octobre. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, l’a confirmé ce dimanche 4 septembre en marge du G20 de Hangzhou, en Chine : « Nous continuerons de négocier avec les Etats-Unis ». Et c’est logique puisque officiellement, la Commission a toujours mandat des Etats membres de l’Union européenne pour mener ces discussions. « Lors du dernier Conseil européen en juin, j'ai demandé à l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement s'ils voulaient que l'on poursuive les négociations. La réponse fut un oui », a d'ailleurs souligné un Jean-Claude Juncker agacé. Pour lui, donc, « il n’y a rien de neuf sous le soleil ».

De fait, à l’issue du Conseil européen des 28 et 29 juin, Jean-Claude Juncker avait déjà annoncé dans une conférence de presse que tous les Etats membres avaient confirmé le mandat de la Commission. Cela signifie-t-il que, malgré les déclarations de plus en plus hostiles au Tafta, Paris n’ait rien trouvé à redire à la poursuite des négociations ? Une source diplomatique française conteste la version des faits présentée par Juncker : « Il n’y a jamais eu de demande de renouvellement du mandat, ça n’existe pas juridiquement. »Au gouvernement, on peste donc contre le piège que tendrait le président de la Commission à la France en accréditant l’idée qu’aucun Etat membre ne s’oppose réellement à la poursuite des négociations. « J’invite la Commission à faire moins de déclarations fracassantes contre les Etats membres », s’était déjà agacé Matthias Fekl début juillet. Et ce lundi depuis le G20, François Hollande a rétorqué au patron de la Commission par une formule sibylline : « Jean-Claude Juncker peut poursuivre, mais la position de la France est claire… »

Il n’empêche : l’exécutif français a beau multiplier les avertissements, le Tafta est, de fait, toujours en discussion. Le 30 août, Matthias Fekl a assuré que la France demanderait« l’arrêt de ces négociations » lors d’une réunion des ministres européens du commerce extérieur prévue le 22 septembre. « Il faut un coup d'arrêt clair et définitif à ces négociations pour repartir sur de bonnes bases », argue le secrétaire d’Etat. Certes, mais seul le Conseil européen - c’est à dire les chefs d’Etat et de gouvernement - a le poids politique suffisant pour stopper les discussions. Or, François Hollande sait qu’il pourra difficilement enterrer le Tafta en un claquement de doigts, alors que la chancelière allemande Angela Merkel soutient toujours le projet, malgré les réserves publiques émises par son ministre de l’Economie, Sigmar Gabriel. Ou quand le réalisme rattrape cruellement les coups de menton publics…

Louis Hausalter (http://www.marianne.net/tafta-pourquoi-les-negociations-ne-s-arretent-pas-malgre-les-cris-orfraie-france-100245557.html)

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 20:47

Tribune d'Ismaël Dupont

le 05 septembre 2016

A Morlaix, Mme Le Brun, Sarkozy, ça n'passe pas !

La semaine dernière, Mme Le Brun annonçait qu'elle avait choisi de faire campagne en 2016 lors des Primaires de la droite pour Nicolas Sarkozy et qu'elle allait être son oratrice et sa représentante pour les questions d'éducation. Voilà qui éclaire bien rétrospectivement le coup de force de la suppression - sans débat ni concertation - des plats alternatifs proposés ponctuellement aux enfants de culture musulmane et aux enfants végétariens des écoles publiques.

Prétendre défendre la laïcité et République en créant de faux débats médiatisés sur l' « identité française », l' « assimilation », la « menace » représentée par l'Islam et les communautarismes, voilà qui ressemblait tout à fait en effet à l'approche clivante et réductrice de la question scolaire par Nicolas Sarkozy.

Nous souhaitons bien du courage à Mme Le Brun qui va avoir du mal à défendre les propositions de son champion devant ses ex-collègues et la société en général. Le bilan du président des riches et du Fouquet's parle de lui-même en matière d'éducation. Jugez plutôt.

80 000 postes supprimés dans l'éducation entre 2002 et 2007, le rappel des retraités pour des heures supplémentaires, l'encouragement aux heures sup' plutôt qu'au recrutement, la formation initiale des enseignants jetée aux orties, un nombre de candidats au CAPES passant de 92000 en 2004 à 28000 en 2011, la remise en cause des RASED, de la scolarisation à moins de 3 ans, la mise en concurrence des établissements et l'instauration de logiques managériales à marche forcée, voilà le bilan éducatif des 5 ans de présidence Sarkozy.

Un enseignant sur cinq seulement a voté Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles de 2012. C'est qu'ils avaient bien compris que le M. Sarkozy voulait supprimer 30% des postes d'enseignants, augmenter leur temps de travail, accentuer le pouvoir des chefs d'établissement sur la carrière et l'évaluation des professeurs, renforcer la différenciation précoce des parcours au niveau collège, développer l'apprentissage au détriment de l'accès à la culture générale des élèves s'orientant vers des métiers manuels.

En 2016, Nicolas Sarkozy nouvelle manière ne change rien à l'essentiel, son programme est même nettement plus à droite qu'en 2012, puisqu'il faut bien se démarquer d'une politique de François Hollande qui a marché dans les pas qu'il avait tracés : 300 000 fonctionnaires de moins, un plan d'austérité dément de 150 milliards d'euros sur 5 ans s'il est élu, cela veut dire toujours moins de moyens pour l'éducation nationale et l'accès aux savoirs pour tous.

En matière de philosophie éducative, M. Sarkozy préconise plus de sélection, plus de différenciation des parcours selon les classes sociales, et un retour aux fondamentaux et à une vision de l'école qui vise l'assimilation des valeurs nationalistes plus que l'émancipation intellectuelle et l'accès à une culture diversifiée.

Ce sont donc ces "valeurs" là que Madame Le Brun va devoir défendre en tant que porte-parole de Nicolas Sarkozy sur les questions éducatives. Est-ce que les Morlaisiens s'y retrouvent ?

Défendre la candidature de Nicolas Sarkozy, c'est aussi faire le choix du refus du droit d'asile et de l'accueil des réfugiés, de la suppression du regroupement familial et du droit du sol, de la retraite à 69 ans et d'un allongement significatif de la durée du travail, de la suppression de l'ISF et de baisses d'impôt sur le revenu favorables aux plus riches, d'un doublement du CICE qui n'a fait que gonfler les dividendes des actionnaires, d'une remise en cause du rôle des syndicats, d'une baisse plus rapide des indemnités chômage pour inciter ces "fainéants de chômeurs" à accepter n'importe quel poste payé au rabais.

Alors oui, certes, Agnès Le Brun est une femme politique de talent, et on ne s'étonne pas que ses qualités puissent lui valoir d'être remarquée en haut lieu, mais pour nous, l'important n'est pas de se réjouir que Morlaix produise des "champions" politiques mais plutôt de regarder au contenu de ce qu'ils défendent, de ce qu'ils se proposent de faire à la France et aux Français.

Or, ce n'est pas un hasard si 31 % des Morlaisiens seulement ont voté Nicolas Sarkozy en 2012 au second tour des présidentielles : sa politique était trop ouvertement faite pour servir les riches et son intégrité et son sens de l’État plus que sujets à caution.

Maintenant que Nicolas Sarkozy veut prendre le dessus sur ses adversaires à droite dans une campagne à droite toute où il se propose d'appliquer une bonne partie du programme historique du Front National, est-ce bien le rôle du Maire d'une ville aux électeurs aux convictions très majoritairement humanistes que d'aller le soutenir ?

Ismaël Dupont, élu du Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté

Secrétaire départemental du PCF Finistère.

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 19:55
Allemagne: le résultat de l'AfD est une nouvelle alerte (PCF)

Allemagne : le résultat de l'AfD est une nouvelle alerte (PCF)

L'Alternative für Deutschland, parti populiste d’extrême droite vient de faire une entrée fracassante au parlement régional (Landtag) de Mecklembourg-Poméranie occidentale recueillant 20,8 % des suffrages. S'il faut se méfier des titres aguicheurs des media (rappelons que le parti social-démocrate remporte l'élection), ce résultat d'une liste ouvertement raciste et europhobe, aux slogans ultra-violents, est une nouvelle alerte.

Le Mecklembourg-Poméranie occidentale est un des Länder de l'ex-RDA très peu concerné par l'installation de réfugiés, mais il est le plus touché par le chômage et la crise. Le SPD et la CDU ont gouverné lors dernier mandat dans le cadre d'une grande coalition mettant en œuvre une politique anti-sociale. L’AfD cherche à imposer ses thèmes et met sous pression la droite, dont des leaders locaux ont repris une partie de sa rhétorique xénophobe.

Va-t-on enfin tirer les leçons de ces politiques qui appauvrissent les populations et leur laissent penser qu'il n'y a pas d'alternative? Va-t-on enfin être capable en Europe, au lieu d'attiser les peurs et la concurrence, de mettre en œuvre une politique anti-dumping social et une politique commune d'accueil des réfugiés, seules réponses qui peuvent, durablement, combattre les nationalismes ?

Le PCF réaffirme sa solidarité avec ses partenaires de Die Linke qui restent les meilleurs défenseurs, en Allemagne, des solutions solidaires et démocratiques à la crise actuelle.

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 19:49
Caravane de solidarité avec la Grèce: initiative du collectif Grèce-Bretagne Solidarité pour la santé pour tous

Dans le cadre de la quinzaine de solidarité du 1er au 14 octobre précédent le départ de la caravane, Bretagne Grèce solidarité santé organise une rencontre autour de la santé pour tous et toutes le 8 octobre à la maison de quartier de Villejean à Rennes de 14 h à 18h.

Hélène Derrien Présidente de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité et Patrick Dubreil Président du syndicat de la médecine générale ont confirmés leur participation au débat austérité santé.

Il est aussi possible d'annoncer dès maintenant que le démarrage ouest de la caravane aura lieu à la Pointe du Raz, commune de Plogoff rendez-vous à 10h30 le mardi 4 octobre. Venez nombreux.

Pointe du Raz Athènes 4038Km.

La première étape sera Douarnenez de 13h à 15h avec prise de parole et collecte de matériel médical et médicaments. Nous envisageons un arrêt proche de l'hôpital qui est un lieu de haute lutte contre les conséquences de l'austérité dans le domaine de la santé.

Une étape en fin d'après midi probablement à Quimper.

Le 5 nous seront à Concarneau vers 10h30. Autre lieu de combat.

Pour le sud Bretagne contactez nous suraveclesgrecscornouaille@gmail.com pour le sud Finistère

et aveclesgrecs56@yahoo.fr pour le Morbihan ou au 06 80 06 05 76

Cordialement René Touriguine

--
"Nous devons devenir le changement que nous souhaitons voir dans le monde."
Mohandas Karamchand Gandhi

http://aveclesgrecs.com/

Bonsoir

Dans le cadre de la quinzaine de solidarité du 1er au 14 octobre précédent le départ de la caravane, Bretagne Grèce solidarité santé organise une rencontre autour de la santé pour tous et toutes le 8 octobre à la maison de quartier de Villejean à Rennes de 14 h à 18h.

Hélène Derrien Présidente de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité et Patrick DubreilPrésident du syndicat de la médecine générale ont confirmés leur participation au débat austérité santé.

Merci aux organisateurs de rapidement nous informer sur le programme complet de cette journée afin de pouvoir lui donner la publicité qu'elle mérite en l'intégrant à la construction de la caravane.

Il est aussi possible d'annoncer dès maintenant que le démarrage ouest de la caravane aura lieu à la Pointe du Raz, commune de Plogoffrendez-vous à 10h30 le mardi 4 octobre. Venez nombreux.

Pointe du Raz Athènes 4038Km.

La première étape sera Douarnenez de 13h à 15h avec prise de parole et collecte de matériel médical et médicaments. Nous envisageons un arrêt proche de l'hôpital qui est un lieu de haute lutte contre les conséquences de l'austérité dans le domaine de la santé.

Une étape en fin d'après midi probablement à Quimper.

Le 5 nous seront à Concarneau vers 10h30. Autre lieu de combat.

La suite est encore à organiser mais des discussions sont en cours pour Quimperlé et Port-Louis.

La suite se dessine mais il est trop tôt pour l'annoncer mais vous avez peut être des suggestions ?

Pour le sud Bretagne contactez nous suraveclesgrecscornouaille@gmail.com pour le sud Finistère

et aveclesgrecs56@yahoo.fr pour le Morbihan ou au 06 80 06 05 76

Cordialement René Touriguine

Caravane de solidarité avec la Grèce: initiative du collectif Grèce-Bretagne Solidarité pour la santé pour tous
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 19:38
Solidarité avec l'Irlande: débat du PCF avec Pierre Laurent et des représentants du Sinn Fein: 35 ans après la grève de la faim, la perspective d'une République unifiée?
Solidarité avec l'Irlande: débat du PCF avec Pierre Laurent et des représentants du Sinn Fein: 35 ans après la grève de la faim, la perspective d'une République unifiée?
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 19:28
Concert de Claude Couamme le 23 septembre à Moëlan sur Mer

Un événement sportif inopiné nous a obligés, le 10 juin dernier à décaler notre soirée "Chansons pour la Paix" au vendredi 23 septembre prochain.

Nous retrouverons donc ce jour là, Claude COUAMME accompagné par Patrick Le Gall aux claviers et Dominique Robineau à la guitare, pour le spectacle "Chansons pour la paix"

A bientôt

Dominique Gontier

Les Amis de la Sardine Rient

Claude Couamme chant

Patrick Le Gall Piano Accordéon

Dominique Robineau guitare

D'une rive à l'autre, d'un siècle à l'autre le voyage se poursuit. Après « La victoire de Jaurés » (novembre 2014) et les « intellectuels et la grande guerre, autour de Louis Aragon » (mars 2015) , redécouvrons avec Claude Couamme le patrimoine contemporain des « Chansons pour la Paix »

vendredi 23 septembre 2016 20h30 salle Anne Follézou

Port de Brigneau Moëlan sur Mer

On apporte son boire et son manger pour l'afteur avec les musiciens.

Participation aux frais d’organisation de la soirée 10€ renseignements/réservations :06 74 44 04 90./02 98 71 12 36

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 19:00
Droit de réponse de Michel Kernaleguen et du NPA sur un article du "Chiffon Rouge" touchant Pierre Guéguen et Marc Bourhis, fusillés concarnois de Châteaubriant
Droit de réponse de Michel Kernaleguen et du NPA sur un article du "Chiffon Rouge" touchant Pierre Guéguen et Marc Bourhis, fusillés concarnois de Châteaubriant
Droit de réponse de Michel Kernaleguen et du NPA sur un article du "Chiffon Rouge" touchant Pierre Guéguen et Marc Bourhis, fusillés concarnois de Châteaubriant

Chers lecteurs,

Nous publions ici à sa demande une lettre de Michel Kernaleguen, débattue et validée par le NPA Bretagne, adressée aux administrateurs du "Blog Le Chiffon Rouge" voulant rectifier un article parlant de la mort de Pierre Guéguen et de Marc Bourhis.

Cette lettre reçue par courrier au local de la section du PCF Morlaix a été publiée sur le blog Anti-K.org l'économie anticapitaliste.

(http://www.anti-k.org/2016/07/20/verite-et-hommage-a-propos-de-pierre-gueguin-et-de-marc-bourhis-deux-des-fusilles-de-chateaubriant-le-22-octobre-1941/)

Hommage à Pierre Guéguen et Marc Bourhis, Fernand Grenier à Concarneau pour une conférence sur la lutte du PCF dans la résistance contre le fascisme renaissant - Le Beffroi, organe de la section de Concarneau du PCF - Janvier 1960

Sur le fond, même si l'hommage de Fernand Grenier à Guéguen pouvait prêter à confusion en 1960, nos camarades du NPA ont raison: Pierre Guéguen n'était plus membre du PCF au moment où il a été exécuté.

Nous écrivions nous-mêmes dans l'article "Communistes" de Bretagne écrit en 2014 l'essentiel de ce que dit Marc Kernaleguen dans une notice sur Pierre Guéguen: Communistes de Bretagne (1921-1945)

" Pierre Guéguen

Un autre élu communiste breton notable de l'entre-deux guerres est le maire de Concarneau depuis 1935 Pierre Guéguin, né en 1896 à Quimerc'h, ancien soldat et lieutenant pendant la guerre de 14-18, qui a fait partie des 27 fusillés de Chateaubriant, assassiné à 51 ans le 22 octobre 1941, avec son ami Marc Bourhis, instituteur à Trégunc et maire-adjoint à Concarneau, membre du PCF de 1930 à 1933, militant de l'Ecole Emancipée, la tendance syndicaliste-révolutionnaire de l'enseignement, puis membre de groupuscules d'extrême-gauche d'extrême-gauche (le POI, puis le Parti Ouvrier et Paysan de Marceau Pivert, pacifiste et trotskiste). Pierre Guéguin avait adhéré à la SFIO en 1919, rejoint le Parti Communiste en 1921, et était devenu maire et conseiller général de Concarneau. En 1936, il avait porté les couleurs de la Gauche Unie et du Front Populaire mais avait été battu. En août 1939, il rejette le pacte germano-soviétique et le dit publiquement le 1er septembre 1939 en Conseil Municipal. Il est immédiatement exclu de toutes les instances du PCF, accusé de déviationnisme trotskiste. Et en octobre 1941, c'est même avec beaucoup de méfiance qu'il sera accueilli au camp de Châteaubriant avec Pierre Bourhis par les autres otages communistes, mis en quarantaine selon un témoignage de détenu communiste dans Le Monde en 1985, Mr Robert D." .

Notre propos n'est assurément pas de falsifier le passé, de minimiser les torts que le Parti Communiste a pu avoir dans cette époque de stalinisme et de discipline de guerre, vis-à-vis de ses militants hétérodoxes et anciens militants, tout particulièrement ceux qu'il qualifiait de trotskistes et qui, à notre sens, restent bien évidemment des communistes. Ni d'occulter les dégâts du pacte germano-soviétique.

C'est pourtant bien selon nous en tant que communiste, ancien élu du Front Populaire, que Pierre Guéguen a été choisi par Pucheu pour être exécuté à Châteaubriant après l'assassinat du lieutenant-colonel Hotz par des résistants communistes à Nantes. Je ne crois pas pour ma part que, dans d'autres hommages que j'ai pu citer, à titre de documents, celui de Pierre Le Rose, notamment, il y ait une volonté délibérée d'annexer au crédit du PCF le martyre de Guéguen et Bourhis. Seulement, ils ont été tués en tant que communistes, même s'ils n'étaient plus membres du PCF, et depuis longtemps pour ce qui est de Marc Bourhis.

Les événements de la Libération que citent la lettre étaient inconnus de nous et sont évidemment fort tristes, si c'est bien comme ça que ça s'est passé.

Par contre, nous ne pouvons approuver ce que dit Marc Kernaleguen des motivations et de la mentalité des résistants communistes car c'est démenti par tant de témoignages et de lettres de condamnés à mort. Non, les militants communistes n'étaient pas devenus des nationalistes anti-boches, oui ils restaient le plus souvent des internationalistes, pour les plus formés politiquement d'entre eux, et savaient distinguer entre un Allemand et un nazi. "Je meurs sans haine pour le peuple allemand", disait Manouchian. C'est encore Jean-Pierre Timbaud , secrétaire général de la fédération des métaux CGT , les métallos ,élite alors (avec les mineurs) de la classe ouvrière, fusillé aussi à Châteaubriant le 22 octobre 41, qui crie avant de tomber: " Vive le Parti Communiste Allemand !" Les communistes n'ont pas attendu 1941 pour lutter contre le fascisme au nom de l'internationalisme et d'idéaux humains universels.

En tout cas, notre but n'est pas de raviver des controverses historiques ou de ferrailler avec le mouvement trotskiste sur un passé conflictuel. Oui, l'engagement trotskiste, la distanciation vis à vis du stalinisme, à cette époque, avaient certainement leur légitimité. Non, tous les communistes "loyalistes" n'étaient pas des crapules ou des sectaires, leurs dirigeants non plus. Et surtout, aujourd'hui, face au retour au premier plan de l'extrême-droite et d'une droite pro-riches et réactionnaire, qu'elle soit incarnée par la ligne Valls-Hollande ou par celle Sarkozy-Juppé, nous avons autre chose à faire qu'à nous diviser entre adversaires de la domination capitaliste et des idées fascistes et réactionnaires.

Néanmoins, il est normal de corriger des inexactitudes et de rétablir des vérités si on pense qu'elles sont occultées et la critique est salutaire, d'autant que nul n'est infaillible et que pour ma part, je découvre l'histoire régionale du PCF et du mouvement ouvrier au fur et à mesure, et au fil des lectures, que j'ai plaisir à faire partager à d'autres, sans revendiquer la rigueur d'une démarche de vérification historique exhaustive.

Nous remercions donc Michel Kernaleguen de nous avoir transmis son examen critique du texte publié.

Ismaël Dupont

Voici d'autres documents sur le même sujet:

"A propos d'une ignominie: être dignes des 27": Pierre Le Rose rend hommage à Pierre Guéguin et Marc Bourhis, fusillés de Chateaubriant concarnois (L'Unité, journal communiste de Concarneau, novembre-décembre 1979)

L'étincelle: journal de la Résistance communiste de Concarneau, Mai 1944- Juin 1944: un document exceptionnel des archives Pierre Le Rose

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 15:46

En plein cœur de l'été, le gouvernement a dégainé pour la 3e fois consécutive le 49-3 pour passer en force la loi travail. Cette loi, véritable change à l'emploi, vise à aggraver et généraliser la précarité en facilitant les licenciements..N'acceptons pas la régression sociale généralisée des salarié(e)s, ni la dictature patronale et gouvernementale. C'est par des actions dans les entreprises, et des manifestations qu'il nous faudra passer pour gagner le retrait de cette loi et la défense de nos acquis.

Ensemble, manifestons le 15 septembre prochain pour l'abrogation de cette loi et la satisfaction de nos revendications dans nos entreprises.

Manifestation: le jeudi 15 septembre 2016 - 11h30 - Place de la Maire à Morlaix.

Julien Tanguy

Secrétaire de l'union locale CGT de Morlaix.

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 20:01

Vendredi dernier dans Le Télégramme, Agnès Le Brun éventait un secret de polichinelle, à savoir qu'elle avait choisi, grâce à ses relations d'avant 2012, et à un choix tactique face à la concurrence interne incarnée par Maël de Calan, le très libéral porte-parole de la droite au Conseil Départemental du Finistère, juppéiste de circonstance, de faire campagne en 2016 pour les Primaires de la droite au côté de l'ex-président Nicolas Sarkozy et qu'elle allait être son oratrice et sa représentante pour les questions d'éducation.

Voilà qui éclaire bien rétrospectivement le coup de force il y a six mois de la suppression - sans débat ni concertation - des plats alternatifs proposés ponctuellement aux enfants de culture musulmane et végétariens. Prétendre défendre la laïcité en créant de faux débats médiatisés sur l'identité nationale et en jouant la carte de la peur de l'islam au nom du "ici on est chez nous", voilà qui ressemblait tout à fait en effet à l'approche de la question scolaire par Nicolas Sarkozy.

Le bilan du président des riches et du Fouquet's parle de lui-même en la matière.

80 000 postes supprimés dans l'éducation sous le quinquennat Sarkozy entre 2002 et 2007, le rappel des retraités pour des heures supplémentaires, l'encouragement aux heures sup' plutôt qu'au recrutement, la formation initiale des enseignants jetée aux orties, un nombre de candidats au CAPES passant de 92000 en 2004 à 28000 en 2011, la remise en cause des RASED, de la scolarisation à moins de 3 ans, la mise en concurrence des établissements et l'instauration de logiques managériales à marche forcée, une préoccupation exclusive pour l'ascenseur social d'une poignée de jeunes des quartiers scolairement très prometteurs au détriment du tout venant des élèves des quartiers populaires, voilà le bilan éducatif des 5 ans de présidence Sarkozy. Sans compter les discours passéistes et caricaturaux sur le prêtre et l'instituteur IIIe République qui valaient bien mieux que nos modernes éducateurs.... Résultat: 21% des enseignants ont voté Sarkozy en 2012 au second tour des présidentielles.

C'est qu'ils avaient bien compris que l'ex-candidat de la défunte UMP voulait supprimer 30% des postes d'enseignants, augmenter le temps de travail des enseignants du secondaire, accentuer le pouvoir des chefs d'établissement sur la carrière et l'évaluation des professeurs, accentuer la différenciation des parcours au niveau collège, renforcer l'apprentissage au détriment de l'accès à la culture générale des élèves s'orientant vers des métiers manuels.

En 2016, Nicolas Sarkozy nouvelle manière ne change rien à l'essentiel. Il veut créer un service militaire obligatoire uniquement pour les décrocheurs non diplômés et en échec dans leur insertion scolaire et professionnelle, les enfants de pauvres en somme... Il veut des stages de remises à niveau obligatoires pour les enfants en difficulté à l'école primaire... pendant les vacances! "Ah, tu ne l'aimes pas l'école, et bien, tu vas continuer à en manger!... Privé de vacances!" En matière de philosophie éducative, Sarkozy, comme la droite en général, préconise plus de sélection, plus de différenciation des parcours selon les classes sociales, et un retour aux fondamentaux et à une vision de l'école qui vise l'assimilation des valeurs nationalistes plus que l'émancipation intellectuelle et l'accès à une culture diversifiée.

Ce sont donc ces "valeurs" là que Madame Le Brun va devoir défendre en tant que porte-parole de Nicolas Sarkozy sur les questions éducatives.

Celles-ci et d'autres, ultra-libérales au profit des riches et du MEDEF, liberticides pour le reste de la population, incarnées par les mesures défendues au sein de la droite par Nicolas Sarkozy: le refus du droit d'asile et de l'accueil des réfugiés, la suppression du regroupement familial et du droit du sol, l'interdiction du voile à l'université, le renforcement des lois liberticides, le rétablissement des peines plancher, la retraite à 69 ans et l'enterrement définitif des 35 heures (le nouveau patron des Républicains, le très droitier Laurent Wauquiez, celui qui a toujours l'air de parler à des abrutis, préconise le passage à 42 ou 45 heures de la durée hebdomadaire du travail, Sarkozy propose de porter à 37h la durée normale du travail dans la fonction publique), la réduction encore plus drastique des dépenses publiques (passer de 57% du PIB à 50%, soit un plan d'austérité de 150 milliards d'euros en 5 ans, 3 fois pire que ce qu'a fait Hollande, avec les conséquences que l'on sait), la suppression de 300 000 postes de fonctionnaires (c'est sûr qu'avec cela, les collectivités locales et l'éducation nationale, la santé et la justice, vont aller mieux!), la suppression de l'ISF et une baisse de l'impôt sur le revenu favorable aux plus riches, de nouveaux allègements de fiscalité pour les entreprises, le doublement du CICE qui n'a fait que gonfler les dividendes des actionnaires, la remise en cause du "monopole" des syndicats sur les élections professionnelles (en réalité la volonté de continuer à casser les syndicats), l'extension du service minimum là où les salariés et les syndicats ont encore un peu de pouvoir de pression, la baisse plus rapide des indemnités chômage pour inciter ces "fainéants de chômeurs" à travailler et accepter n'importe quel poste payé au rabais.

Alors oui, certes, Agnès Le Brun est en plus d'une ambitieuse, ce qui est plutôt la règle dans le milieu, une femme de ressources, une communicante brillante, une travailleuse, et on ne s'étonne pas que ses qualités puissent lui valoir d'être remarquée en haut lieu et lui promettre un destin potentiel de ministre en cas de victoire de son champion.

Mais pour nous, l'important n'est pas de se réjouir que Morlaix produise des "champions" politiques - on en a eu d'autres, et on a pu observer les grandes retombées pour la ville et le territoire - mais plutôt de regarder au contenu de ce qu'ils défendent, de ce qu'ils se proposent de faire à la France et aux Français.

Et là, franchement, ce n'est pas beau à voir.

En campagne pour sortir Morlaix de la spirale du déclin et travailler à améliorer la qualité de vie des morlaisiens, oui, et là, on vous accompagne dans le débat et sur le terrain des traductions concrètes avec nos propositions, nos analyses, parfois convergentes, parfois contradictoires.

En campagne pour Sarkozy, franchement, c'est peut-être un pari à tenter du point de vue d'un plan de carrière, mais est-ce bien raisonnable connaissant la malhonnêteté, la brutalité, le manque de scrupule, le caractère fort peu républicain de ce (sale) type prêt à tout, à commencer par agiter des campagnes xénophobes et à appliquer 80% du programme du Front National si c'est ce qui lui permet d'être élu?

Vous auriez envie, vous, qu'un président "spécialiste médical" de ce type s'installe à Morlaix?

Ismaël Dupont.

Agnès Le Brun en campagne pour Sarkozy, Le Télégramme- 2 septembre 2016 (la photo date de 2012, quand Sarkozy candidat avait été invité à Morlaix par Agnès Le Brun)

Agnès Le Brun en campagne pour Sarkozy, Le Télégramme- 2 septembre 2016 (la photo date de 2012, quand Sarkozy candidat avait été invité à Morlaix par Agnès Le Brun)

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