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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 13:18
Trégunc: avec entre 500 et 600 personnes, les défenseurs des réfugiés ont mobilisé jeudi dernier (Le Télégramme, 7 octobre)

Avec plus de 500 personnes, les défenseurs des réfugiés étaient nettement supérieurs en nombre, ce jeudi soir, à Trégunc (29), face au Front national qui en a réuni 150 environ.

Début de soirée sous tension, ce jeudi, au centre de Trégunc. Cette localité voisine de Concarneau était le théâtre de deux rassemblements en lien avec les réfugiés de Calais. Deux manifestations motivées par le fait que la commune pourrait accueillir un centre d'accueil et d'orientation (CAO), ce que ne confirme pas encore la préfecture. Sur le parvis de l'église, entre 500 et 650 personnes, certaines portant un gilet de sauvetage autour du cou, étaient venues exprimer leur soutien aux réfugiés. Ces défenseurs « d'une Bretagne terre d'accueil » comptaient dans leurs rangs de simples citoyens mais également des élus des communes alentour et quelques personnalités politiques de gauche, dont Louis Le Pensec.

Quelques marches plus bas, face à l'entrée de la mairie, le Front national avait réuni une centaine de personnes à 18 h.
Pour ne pas laisser le terrain à ses opposants, il avait avancé le début de sa manifestation d'une demi-heure. Au plus fort de la manifestation, les anti-migrants seront 150, certains ayant ceint leur écharpe de conseiller régional. À leur tête, Gilles Pennelle, président du groupe FN à la Région a annoncé que des rassemblements identiques seraient organisés dans d'autres communes de Bretagne susceptibles d'accueillir des réfugiés.

90 minutes d'insultes et d'invectives

Les deux camps se sont fait face durant 90 minutes sous les yeux d'une trentaine de gendarmes et de M. Montet-Jourdran, directeur de cabinet de la préfecture. Les insultes et les invectives ont aussitôt fusé, ajoutant à la tension. Les « fachos » lancés d'un côté répondaient aux « collabos » jetés de l'autre. À l'exception d'accrochages verbaux, il n'y a pas eu d'incident notable. La crainte d'un débordement est apparue vers 19 h. Alors que la majorité des militants Front national s'étaient retirés, un groupe d'une vingtaine de jeunes est resté sur place, manifestement dans l'intention d'en découdre. Les gendarmes se sont postés entre les deux camps pour éviter toute confrontation. Après de nouvelles salves d'insultes, les manifestants de chaque camp se sont dispersés dans le calme vers 19 h 30.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 06:45
Ce que demande le peuple? : L'émission de restitution des résultats nationaux de la grande consultation citoyenne du PCF sur PCF.FR, samedi 8 octobre à 14h30

Que demande le peuple ? L’événement du 8 octobre

La Fête de l’Humanité a été une réussite avec 10 000 questionnaires Que demande le peuple ? remplis. Le 8 octobre, le PCF poursuit cette dynamique en organisant un rendez-vous de restitution nationale de cette consultation. Ce sera un moment important pour faire entrer en résonance les milliers de voix qui se sont exprimées à travers cette démarche.

Le 8 octobre à 14h30, « Ce que demande le peuple, l’émission » à suivre en direct sur pcf.fr vous permettra de commenter sur les canaux internet du PCF. Vous pourrez interagir sur les réseaux sociaux avec le hashtag #quedemandelepeuple.

A partir des questionnaires saisis, ce rendez-vous de restitution peut être l’occasion de donner à voir un nouveau, un autre portait de la France, loin des images qui circulent sans cesse dans les médias dominants. Pour faire de cet événement un moment fort de débat, de rencontre avec les milliers de personnes rencontrées à l’occasion de cette campagne, seront organisées, partout où cela est possible, des diffusions en direct de cette rencontre.

Durant cette initiative, l’institut ViaVoice donnera les éléments globaux pour nous permettre de construire notre échange. Interviendront des communistes qui feront part de leur expérience de la consultation et des citoyens qui expliqueront le sens de leur engagement dans la démarche impulsée. Ce rendez-vous national, démultiplié, résonnera sur l’ensemble du territoire. Il doit montrer l’ampleur du travail déjà entamé .

65000 personnes ont rempli le questionnaire "Que demande le peuple ?".

Cette campagne a permis de rencontrer près de 400 000 personnes dans toute la France et vise à développer des pratiques nouvelles pour interpeler nos concitoyens.

Donner la parole, écouter, construire ensemble des propositions, font parti de nos objectifs

Les résultats de cette consultation nationale donneront une image de la France, une image de l'état de l'opinion.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 06:37
La politique étrangère de la Turquie décryptée (La Riposte, 7 octobre 2016)

La Turquie signe des accords de coopération avec la Russie, contre laquelle elle fait la guerre en Syrie. Elle veut lutter contre Daesh, mais bombarde les milices kurdes qui le combattent. Grande alliée des États-Unis, elle accuse Washington d’aider le terrorisme. Elle demande l’adhésion à l’Union Européenne, mais l’accuse de complaisance à l’égard du coup d’État de juillet 2016. L’hostilité de la Turquie à tout ce qui pourrait favoriser l’autonomie ou l’indépendance des zones kurdes n’a pas empêché la Turquie d’importer du pétrole en provenance la région autonome des Kurdes irakiens. La politique extérieure de la Turquie est complexe et souvent contradictoire.

La Turquie moderne résulte de la chute et du démembrement de l’Empire Ottoman à l’issue de la Première Guerre Mondiale. À son apogée, l’empire recouvrait un territoire englobant pratiquement toute la côte nord-africaine, l’Égypte et le Sinaï, la côte orientale de la Mer Rouge et de la Méditerranée, les terres qui s’étendent de l’Anatolie jusqu’au Golfe d’Arabie, ainsi que les contours de la Mer Noire, les Balkans et toute la partie de l’Europe qui se situe entre la Mer Noire et l’Adriatique, bien au-delà de Budapest et jusqu’aux portes de Vienne et de Krakow. L’Empire ottoman a joué un rôle majeur dans le façonnement de l’Europe, à l’époque, tout comme l’Europe a exercé une influence profonde sur l’évolution interne de l’empire. Après sa chute, on voit l’émergence de l’État national turc, sous la direction de Kamal Atatürk, sur un territoire qui va d’Istanbul, à travers l’Anatolie et jusqu’aux montagnes de l’Est.

L’Europe, l’Asie et les pays arabo-musulmans se rencontrent sur les frontières orientales de la Turquie. C’est dans cette région, traversée par de nombreux conflits, tensions et guerres, que se trouvent les vastes zones kurdes, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, l’Irak, et la Syrie. A l’ouest, Istanbul ouvre sur la péninsule européenne, mais plus immédiatement sur les pays les plus faibles et instables du continent. Les détroits du Bosphore sont le seul point de passage maritime entre la Mer Noir – et donc la Russie – et la Méditerranée.

La Turquie est donc une grande puissance régionale, bordée d’États instables et de zones de conflit, qui participe au « grand jeu » de rivalités impérialistes impliquant les États-Unis, la Russie, l’Union Européenne, l’Iran, Israël, l’Arabie Saoudite et l’Égypte. Son développement économique et son équilibre social interne – entre les classes et les nationalités, entre « laïques » et « islamistes » – dépendent de sa capacité à sécuriser et contrôler son environnement international. La politique étrangère de la Turquie est une extension de sa politique intérieure. Ses guerres, pour paraphraser Clausewitz, ne sont que la continuation de cette politique par d’autres moyens.

L’intervention militaire de la Turquie en Syrie a pour objectif principal de contenir et si possible de réduire le déploiement des milices kurdes engagées dans la guerre contre Daesh. Prévue depuis longtemps, cette intervention ne pouvait se faire sans des négociations préalables avec la Russie. La Russie appuie le régime syrien actuel, qui constitue une pièce maîtresse dans ses intérêts économiques, militaires et stratégiques dans la région. La chute du régime actuel signifierait non pas un simple « passage des pouvoirs » à un régime pro-occidental, comme les États-Unis et les puissances européennes l’avaient initialement imaginé, mais l’éclatement du territoire syrien en zones d’influence des différentes forces militaires en présence. La déstabilisation accrue de l’ensemble du Proche-Orient qui en résulterait n’est dans l’intérêt d’aucune des grandes puissances mondiales, mais porterait un coup particulièrement grave aux intérêts de la Russie. L’« État Islamique » perd du terrain et sera militairement vaincu tôt ou tard. Le problème est celui de savoir par quoi sera-t-il remplacé. Damas restera sous le contrôle d’un régime pro-russe, qui devra tenter, par la suite et avec l’appui de la Russie, de rétablir son autorité sur l’ensemble du territoire syrien. Ceci impliquerait non seulement le retrait des forces turques, mais aussi des milices kurdes. Cette considération constitue un élément essentiel de l’accord conclu entre la Russie et la Turquie.

La Russie et la Turquie ont beau se faire la guerre une quinzaine de fois dans l’histoire, comme elles se font la guerre en Syrie actuellement, mais sur le plan économique, elles ont tout intérêt à s’entendre. Après l’Allemagne, la Russie occupe la deuxième place dans le chiffre d’affaires des échanges commerciaux turcs. Les investissements russes sont lourdement présents dans la téléphonie, le secteur énergétique, dans la sidérurgie et la production de matériaux de construction. La Russie est le principal fournisseur d’énergie de la Turquie, à qui elle livre 55 % de ses besoins en gaz et 30 % en pétrole. Il y a aussi les projets majeurs que sont le gazoduc Turkstream(contournant l’Ukraine) et la construction d’une centrale nucléaire russe sur le site d’Akkuyu, dans la province de Mersin. Les investissements turcs dans l’économie russe sont très importants dans de nombreux secteurs, dont notamment l’agroalimentaire, la verrerie, l’électrotechnique, la transformation du bois, la construction, le tourisme et le secteur bancaire. D’ici 2020, les échanges commerciaux entre les deux pays atteindront 100 milliards de dollars. Frappée de sanctions économiques depuis l’invasion de la Crimée et son implication dans l’est de l’Ukraine, la Russie voit dans la Turquie un partenaire commercial de premier plan. D’où la réaction mesurée de la Russie à l’abattage d’un avion militaire russe par la Turquie en novembre 2015.

Cependant, les accords entre la Russie et la Turquie n’étaient pas limités aux questions économiques. Auparavant, les frappes aériennes russes en Syrie visaient, en plus des positions de Daesh, les milices soutenues par la Turquie. La Russie avait même menacé d’abattre tout avion militaire turc qui franchirait la frontière syrienne. Le changement dans la politique de Poutine à cet égard s’explique avant tout par la nécessité de défendre ses propres intérêts après la désintégration de l’« État Islamique ». Le principal obstacle au rétablissement de l’autorité de Damas – et par extension, aux intérêts russes – sur l’ensemble du territoire syrien, à ce moment-là, sera l’implantation et la puissance de feu des milices kurdes (YPG). Malgré le conflit entre la Turquie et la Russie en Syrie, elles ne pourront pas tolérer le maintien des positions kurdes après la défaite de Daesh. Pour la Turquie, la formation d’enclaves kurdes permanentes serait particulièrement dangereuse, car elle renforcerait les Kurdes dans leur lutte contre l’État turc. Si Poutine a autorisé l’intervention militaire de la Turquie, c’est parce qu’il sait que les opérations menées contre les Kurdes vont dans le sens de ses propres objectifs stratégiques. Le problème kurde est aussi une préoccupation majeure de l’Iran. L’émergence d’un État indépendant kurde est une possibilité que Moscou, Washington, Damas, Ankara et Téhéran veulent étouffer dans l’œuf. Aucune des puissances impliquées dans la guerre syrienne n’acceptera que les YPG conservent les positions acquises dans leur combat contre Daesh.

La Turquie s’efforce également de « normaliser » ses rapports avec Israël. Netanyahu a annoncé le versement de 20 millions de dollars au titre de l’indemnisation des victimes de son attaque contre des bateaux apportant de l’aide humanitaire à Gaza en 2010, au cours de laquelle neuf personnes d’origine turque ont été tuées. En retour, la Turquie a abandonné ses réclamations à ce sujet, laisse tomber la revendication de la levée du blocus israélien contre Gaza et s’engage à empêcher l’organisation d’opérations contre Israël de la part des structures du Hamas en Turquie. Des intérêts économiques sous-tendent cet accord. Israël veut exploiter les champs de gaz sous-marins au large de sa côte et la Turquie cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz. Dans le même but, la Turquie importe du pétrole en provenance de la région semi-autonome kurde en Irak. À défaut de l’approbation de Bagdad – et peu soucieux de la lutte des Kurdes en Turquie – les autorités kurdes à Erbil livraient officieusement du pétrole à l’État turc au moyen de convois de camions-citernes depuis 2013. Mais un accord récemment conclu entre le gouvernement régional kurde et le gouvernement central a ouvert la voie à une liaison directe par oléoduc, permettant la vente de 200 000 barils de brut par jour à la Turquie.

La Turquie est une puissance impérialiste montante dans une région du monde qui est particulièrement instable. Par la force des circonstances, elle jouera un rôle de plus en plus important dans la politique régionale et mondiale. Membre de l’OTAN, alliée historique de l’Etat d’Israël et demandeuse d’adhésion à l’Union Européenne – même si cela semble désormais impossible – la Turquie est néanmoins contrainte, afin de protéger ses intérêts stratégiques et économiques de s’entendre avec la Russie et l’Iran, fût-ce au détriment de ses alliances occidentales. Compte tenu de l’hostilité de toutes les puissances impérialistes régionales et mondiales, l’émancipation nationale et sociale des Kurdes est impossible en dehors d’un renversement radical du rapport de forces entre les classes, soit en Europe, soit au Moyen-Orient, soit en Afrique du Nord. Les grandes puissances sont d’accord pour que les YPG versent leur sang pour combattre Daesh, mais se retourneront de façon violente et implacable contre les combattants kurdes quand elles n’en auront plus besoin. Une victoire de la révolution tunisienne ou de la révolution égyptienne, aboutissant à la prise du pouvoir par les travailleurs et la fin du régime capitaliste, aurait radicalement transformé la position des travailleurs kurdes, comme celui des travailleurs palestiniens. Mais le déraillement et la défaite de ces révolutions – même si, à terme, elles pourront éventuellement renaître – ne font qu’assombrir les perspectives pour le combat contre l’oppression nationale et sociale dans la région.

Dans de nombreux pays, dont la Syrie, l’Irak et la Libye, les travailleurs et leur capacité de lutte contre le capitalisme ont été complètement détruits. Mais ce n’est pas le cas partout et ce n’est pas le cas de la Turquie. La réaction bat son plein sous l’égide d’Erdogan, mais elle n’est pas encore parvenue à détruire les organisations politiques et syndicales des travailleurs turcs. C’est sur leurs épaules que repose dans une large mesure le destin non seulement des travailleurs turcs et kurdes, mais de tous les peuples aux alentours. Le problème de fond est celui de la conscience politique des travailleurs. L’autodétermination nationale est Kurdes est une revendication progressiste, mais l’émancipation sociale et nationale des Kurdes est indissociable du renversement révolutionnaire de la classe capitaliste. Il faut s’efforcer d’en convaincre les travailleurs et les unir dans une lutte commune, indépendamment de considérations de nationalité ou de religion pour en finir avec l’enfer capitaliste et impérialiste. Le socialisme est impossible tant qu’il n’est pas compris et voulu par les travailleurs.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 06:33

Le chômage est un problème économique, social et politique. Mais aussi « un problème majeur de santé publique « , tient à alerter le Conseil économique, social et environnemental (Cese), dans un projet d’avis présenté par Jacqueline Farache du
groupe CGT, et adopté à l’unanimité.
Derrière les statistiques, il ne faut pas oublier qu’il y a des personnes. Aujourd’hui, en France, « 10.000 à 14.000 décès par an sont imputables au chômage », dénonce le Cese, citant une étude de l’Inserm (2015). La perte d’un emploi va bien au-
delà d’un salaire : anxiété, stress, hypertension, mal être, dépressions, addictions au tabac et à l’alcool, rechute de cancer, maladies chroniques…

Pour détruire le chômage organisé par le pouvoir et faire réellement vivre le droit au travail, la CGT a des propositions : d’abord s’organiser dans ses Comités chômeurs et précaires ! Et par la lutte avec tous les travailleurs, créer vraiment des emplois par des reconquêtes industrielles et des services publics au moyen de nationalisations démocratiques !

14 000 décès par an imputables au chômage! (Cese / Inserm)
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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 06:21

Suite à la réaction d’Osez le féminisme 35, et à notre communiqué publié dans la journée, ainsi qu’aux relais médiatiques qu’eurent ceux-ci et à la mobilisation d'internautes féministes, l’AAEMR - Association Amicale des Étudiants en Médecine de Rennes a décidé d’annuler sa soirée, prévue ce mercredi.

La soirée « Plombier VS Chaudières » avait en effet reçu une pluie de critiques sur facebook, faisant écho à la description de l’événement, invitant - entre autre - les plombiers à « injecter leur liquide de refroidissement dans les parties les plus inaccessibles » des fameuses chaudières.

Après avoir contacté l’ Université de Rennes 1, celle-ci a réagi à notre communiqué par un court message, se désolidarisant de l’événement : « L'Université de Rennes 1 tient à faire savoir qu'elle dénonce vigoureusement toute communication empreinte de stéréotypes, qui puisse porter atteinte à la dignité des personnes. L’établissement est engagé pour l'égalité et dans la lutte contre les discriminations et mène en effet depuis 2012 une politique active de promotion de la parité en direction des étudiant.e.s, personnels et membres de la communauté universitaire. Si l'université encourage les initiatives étudiantes, celles-ci doivent se dérouler en conformité avec les valeurs de l'université. Cela fait l'objet d'un rappel chaque année à la rentrée, notamment concernant la prévention et la lutte contre le bizutage.» Les soirées étudiantes corporatives, véhiculant à travers leur communication des stéréotypes dégradants, à l’origine de graves discriminations et violences, sont des endroits propices aux agressions sexuelles et aux viols. Ce ne sont pas des phénomènes propres aux Etats-Unis, c’est aussi une réalité sur les campus français. C’est pourquoi nous tenons à saluer la réaction de l’Association des étudiants en médecine, qui, après s’être défendue derrière des arguments vides et d’une grande immaturité, a finalement présenté ses excuses et fait part de sa volonté de « prévoir des ateliers et conférences sur ce sujet afin qu'à l'avenir chaque étudiant soit sensibilisé à cette problématique », reconnaissant qu’ « En tant que futurs professionnels de santé, les étudiants en médecine sont [devraient être] en première ligne face aux dérives actuelles de la société. Ils sont nombreux, au niveau individuel, associatif ou universitaire, à s’engager pour défendre la condition humaine, homme comme femme. »

Les Étudiant.e.s Communistes de Rennes

Victoire: l'association des étudiants en Médécine annule sa fête étudiante à l'annonce et à l'affiche machiste "Plombiers Vs chaudières" dénoncée par "Osez le féminisme!" et "l'Union des Etudiants communistes"
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 18:04
La candidature de Nicolas Sarkozy inquiète... les services de renseignement

7 OCTOBRE 2016 | PAR MATTHIEU SUC ET ELLEN SALVI

Que ce soit à la DGSI, ce « FBI à la française » qu’il a créé, ou dans les autres services de renseignement, les espions craignent de voir Nicolas Sarkozy redevenir président de la République. Ils lui reprochent son action passée, comme la suppression des Renseignements généraux. Surtout, son programme et son comportement les inquiètent dans la perspective de la lutte contre le terrorisme.

Le scénario s’est répété. À l'identique. À la rentrée, nous rencontrions des officiers des différents services de renseignement pour faire le point sur divers dossiers en cours, pour parler des attentats déjoués, ceux qui n’ont pas été évités. Et puis, rendus sur le pas de la porte, sur le point de se séparer, la conversation file. La présidentielle de 2017 est évoquée. Un nom revient. Toujours le même. Celui dont on ne veut pas. Une fois, deux fois, trois fois.

Alors nous avons fini par nous dire que nous tenions là un sujet. Nous sommes retournés voir nos interlocuteurs. Nous en avons interrogé d’autres. Sans leur annoncer le but de l’entretien, pour mieux vérifier la tendance. Quel que soit le service, quelles que soient les opinions politiques, toujours le même résultat : les officiers de renseignement craignent le retour de Nicolas Sarkozy.

C’est à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI, l’ex-DCRI), ce fameux « FBI à la française » créé par l’ex-chef de l’État, que l’opposition est la plus forte. « Je n’ai pas entendu un seul commentaire favorable à Sarko dans ma boutique, confie un gradé. À l’heure actuelle règne même le “tout sauf Sarkozy”. On s’en fiche un peu de qui sera élu du moment que ce n’est pas lui. » Sans préciser ce que lui-même fera, un second officier – a priori, ne connaissant pas le premier – confirme : « Beaucoup d’entre nous sont prêts à payer deux euros [le prix de la participation à la primaire novembre – ndlr] pour être sûrs de le sortir. Ce sera un vote par dépit mais l’essentiel, c’est tout sauf lui. »

Pourquoi ? « Tout nous fait peur chez lui... », résume, lapidaire, le premier agent. « On a été échaudés, complète une collègue de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). On l’a eu comme ministre, comme président, il nous a fait beaucoup de promesses. Et au final, il nous a tellement fait de mal... »

Tous adressent le même reproche : sa réforme du renseignement réalisée en 2008. Le péché originel – à les entendre – des ratés actuels dans la lutte contre le terrorisme. Cette année-là, Nicolas Sarkozy, qui les vouait aux gémonies, tua les Renseignements généraux (RG) pour dissoudre l’essentiel de leurs effectifs dans sa DCRI naissante, pas encore devenue DGSI. Le reliquat fut reversé dans une entité créée pour l’occasion et sans réels moyens, la Sous-Direction de l’information générale (SDIG). Durant quatre ans, les dinosaures des RG ont eu l’impression d’être méprisés par le pouvoir alors en place.

La SDIG était le parent très pauvre de la communauté du renseignement, au rang de laquelle elle ne figurait d’ailleurs même pas officiellement. « Nous travaillons avec des bouts de ficelle, du sang et des larmes », confiait l’un de ses représentants aux députés Jean-Jacques Urvoas et Patrice Verchère, dans le rapport qu’ils consacrèrent en 2013 à l’évaluation du cadre juridique applicable aux services de renseignement.

À la décharge de l’ancien président, en 2008, seul le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) s’était opposé à sa réforme. Sinon, tout le monde applaudissait des deux mains ce qui devait conduire à la fin de la guerre des polices entre la DST et les RG. Mais cette réforme a été faite à toute allure – annoncée en septembre 2007, elle se concrétisait dix mois plus tard – et sans concertation. Des implantations locales furent fermées à la va-vite et le maillage territorial, assuré par les RG, balayé d’un revers de la main.

« 2008 a été une année noire dont on ne s’est pas encore relevé, se souvient l’officier de la DRPP. On a cru qu’on allait fermer [les renseignements généraux de Paris étaient distincts des RG au plan national, ils ont été transformés in extremis en DRPP – ndlr], on commençait à faire nos cartons. On a dû vider nos casiers, détruire nos archives… À cette occasion, on a perdu des masses de renseignements, de savoir-faire. Depuis on rame… » « Il nous a broyés », se souvient, amer, un ancien RG, travaillant lui dans la grande couronne, qui ne décolère pas depuis huit ans et regrette le lustre de son service d’antan.

Plus étonnant même : ceux présentés comme les gagnants de la réforme de 2008, les anciens de la DST, à la tête aujourd’hui de la DGSI, regrettent la disparition des rivaux des RG. « On reproche à Sarkozy la perte de 60 % de notre capacité de renseignement dans les banlieues [le rôle dévolu auparavant aux Renseignements généraux – ndlr], condense un de ces vétérans de la DST. En gros, tout ce qui nous manque aujourd’hui, toutes ces failles que les médias pointent après chaque attentat, cela vient de là ! »

Et n’allez pas rappeler aux agents du renseignement intérieur que leur service, c’est à Nicolas Sarkozy qu’ils le doivent. « Son bébé, la DGSI ? Le bébé est mal en point, s’époumone l’un des officiers précités. La baisse des effectifs dans le renseignement, c’est lui. Il a bousillé notre outil. Depuis Charlie Hebdo, certes le ministère de l’intérieur réembauche, complète les effectifs, mais cela prend du temps pour former les gens. Un jeune qui arrive ne remplace jamais un ancien. »

À propos de cette réforme de 2008, même Alliance, syndicat des gardiens de la paix, ancré à droite et réputé proche des sarkozystes, avait dressé dans un rapport datant du printemps 2015 le constat que « la volonté d’une plus grande lisibilité du renseignement sur le territoire français est à l’évidence un flop ». Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de voir Alliance critiquer implicitement une réforme portée par leur champion.« La réforme était utile, avait tenté de pondérer Jean-Claude Delage, le secrétaire général d’Alliance alors interrogé par un des auteurs. Mais la réalité, c’est que les dysfonctionnements demeurent. Rien n’a été fait depuis. »

Toujours est-il qu’au sein de la DGSI, le constat est implacable. « Pour nous, Sarko, c’est du passé », assure l’un. « Ce serait un bond en arrière », considère un autre qui craint qu’une victoire du candidat Sarkozy à la présidentielle « ne ramène les mêmes patrons de la police que ceux qui nous ont conduits à la situation actuelle ». En disant cela, il ne vise pas Bernard Squarcini, le premier directeur du renseignement intérieur. S’il a quelques ennemis au sein du service qu’il a dirigé, celui qu’un livre avait présenté comme L'Espion du président (Christophe Labbé, Didier Hassoux et Olivia Recasens, Éd. Robert Laffont, 2012) jouit encore d’une réputation d’excellent professionnel (les entretiens ont été réalisés avant sa mise en examen pour « trafic d’influence », « violation du secret de l’enquête », « compromission » ou encore « entrave aux investigations »).

« Sarkozy méprise les règles de droit »

Hormis Squarcini, la perspective de voir revenir les autres « grands flics » de la Sarkozie qui occupaient les premiers rôles lors de son mandat et se sont reconvertis dans le privé en attendant le retour de leur poulain n’enchante guère ceux qui traquent les islamistes radicaux sur le terrain. Sans compter les hommes politiques qui se poussent du col dans l’entourage de l’ancien président, en lorgnant sur la place Beauvau. « Parfois, à la machine à café, pour se faire peur on se dit qu’on aura Christian Estrosi ou Éric Ciotti comme ministre de l’intérieur », plaisante à moitié un analyste de la DGSI.

Surtout les propositions, comme les commentaires du candidat Sarkozy et de son entourage, sur les sujets touchant de près ou de loin à la lutte contre le terrorisme sont loin de les rassurer. Tout comme le procureur de la République François Molins qui, dans un entretien au Monde début septembre, avait brocardé le placement en rétention des personnes fichées S préconisé par l’ancien président – « C’est absolument impossible. Il ne peut y avoir de détention préventive en dehors d’une procédure pénale. […] On ne peut pas détenir quelqu’un avant qu’il ait commis une infraction », avait rappelé le magistrat –, les hommes et les femmes qui travaillent dans les services ne veulent pas entendre parler de détention pour les 10 000 fichés S en raison de leurs liens présumés avec la mouvance islamiste.

« En disant cela, Sarkozy méprise les règles de droit », s’énerve l’enquêtrice de la DRPP.« C’est contre-productif, estime un agent de la DGSI. Proposer d’interner les fichés S, c’est méconnaître profondément la nature de ces fiches : un signal d’alerte qui nous permet d’obtenir des renseignements en amont. Enfermer les fichés S ne nous aidera pas à empêcher des attentats, bien au contraire. » Cet été, la polémique sur le burkini, alimentée par des soutiens sarkozystes, les a également fait bouillir. « On perd notre temps avec ça, continue le dernier agent cité. Entre nous, on se dit que ça va encore donner du grain à moudre à la propagande djihadiste, ils vont s’en servir pour dire que c’est bien la preuve que notre société rejette les musulmans. C’est d’autant plus bête que les islamistes sont eux-mêmes contre le burkini… »

Des positions contre-productives, ou inutilement polémiques, qui rappellent de mauvais souvenirs à certains gradés. À l’image de ces réunions à la DCRI durant lesquelles les meilleurs analystes exposaient le problème rencontré et la solution qui leur semblait la plus appropriée, tandis que Bernard Squarcini les écoutait en dodelinant de la tête. À la fin de l’exposé, le patron du renseignement intérieur prenait la parole. « Oui, d’accord, mais IL m’a appelé, expliquait-il à ses hommes en pointant son index vers le ciel. IL ne veut pas que l’on procède comme ça. Donc, on va faire comme IL le souhaite. » Les solutions alors adoptées étaient loin de faire l’unanimité au sein de l’équipe.

Le scénario s’est répété. À l'identique. À la rentrée, nous rencontrions des officiers des différents services de renseignement pour faire le point sur divers dossiers en cours, pour parler des attentats déjoués, ceux qui n’ont pas été évités. Et puis, rendus sur le pas de la porte, sur le point de se séparer, la conversation file. La présidentielle de 2017 est évoquée. Un nom revient. Toujours le même. Celui dont on ne veut pas. Une fois, deux fois, trois fois.

Alors nous avons fini par nous dire que nous tenions là un sujet. Nous sommes retournés voir nos interlocuteurs. Nous en avons interrogé d’autres. Sans leur annoncer le but de l’entretien, pour mieux vérifier la tendance. Quel que soit le service, quelles que soient les opinions politiques, toujours le même résultat : les officiers de renseignement craignent le retour de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy, le 6 septembre 2016. © Reuters

C’est à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI, l’ex-DCRI), ce fameux « FBI à la française » créé par l’ex-chef de l’État, que l’opposition est la plus forte. « Je n’ai pas entendu un seul commentaire favorable à Sarko dans ma boutique, confie un gradé. À l’heure actuelle règne même le “tout sauf Sarkozy”. On s’en fiche un peu de qui sera élu du moment que ce n’est pas lui. » Sans préciser ce que lui-même fera, un second officier – a priori, ne connaissant pas le premier – confirme : « Beaucoup d’entre nous sont prêts à payer deux euros [le prix de la participation à la primaire novembre – ndlr] pour être sûrs de le sortir. Ce sera un vote par dépit mais l’essentiel, c’est tout sauf lui. »

Pourquoi ? « Tout nous fait peur chez lui... », résume, lapidaire, le premier agent. « On a été échaudés, complète une collègue de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). On l’a eu comme ministre, comme président, il nous a fait beaucoup de promesses. Et au final, il nous a tellement fait de mal... »

Tous adressent le même reproche : sa réforme du renseignement réalisée en 2008. Le péché originel – à les entendre – des ratés actuels dans la lutte contre le terrorisme. Cette année-là, Nicolas Sarkozy, qui les vouait aux gémonies, tua les Renseignements généraux (RG) pour dissoudre l’essentiel de leurs effectifs dans sa DCRI naissante, pas encore devenue DGSI. Le reliquat fut reversé dans une entité créée pour l’occasion et sans réels moyens, la Sous-Direction de l’information générale (SDIG). Durant quatre ans, les dinosaures des RG ont eu l’impression d’être méprisés par le pouvoir alors en place.

La SDIG était le parent très pauvre de la communauté du renseignement, au rang de laquelle elle ne figurait d’ailleurs même pas officiellement. « Nous travaillons avec des bouts de ficelle, du sang et des larmes », confiait l’un de ses représentants aux députés Jean-Jacques Urvoas et Patrice Verchère, dans le rapport qu’ils consacrèrent en 2013 à l’évaluation du cadre juridique applicable aux services de renseignement.

Siège de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). © Reuters

À la décharge de l’ancien président, en 2008, seul le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) s’était opposé à sa réforme. Sinon, tout le monde applaudissait des deux mains ce qui devait conduire à la fin de la guerre des polices entre la DST et les RG. Mais cette réforme a été faite à toute allure – annoncée en septembre 2007, elle se concrétisait dix mois plus tard – et sans concertation. Des implantations locales furent fermées à la va-vite et le maillage territorial, assuré par les RG, balayé d’un revers de la main.

« 2008 a été une année noire dont on ne s’est pas encore relevé, se souvient l’officier de la DRPP. On a cru qu’on allait fermer [les renseignements généraux de Paris étaient distincts des RG au plan national, ils ont été transformés in extremis en DRPP – ndlr], on commençait à faire nos cartons. On a dû vider nos casiers, détruire nos archives… À cette occasion, on a perdu des masses de renseignements, de savoir-faire. Depuis on rame… » « Il nous a broyés », se souvient, amer, un ancien RG, travaillant lui dans la grande couronne, qui ne décolère pas depuis huit ans et regrette le lustre de son service d’antan.

Plus étonnant même : ceux présentés comme les gagnants de la réforme de 2008, les anciens de la DST, à la tête aujourd’hui de la DGSI, regrettent la disparition des rivaux des RG. « On reproche à Sarkozy la perte de 60 % de notre capacité de renseignement dans les banlieues [le rôle dévolu auparavant aux Renseignements généraux – ndlr], condense un de ces vétérans de la DST. En gros, tout ce qui nous manque aujourd’hui, toutes ces failles que les médias pointent après chaque attentat, cela vient de là ! »

Et n’allez pas rappeler aux agents du renseignement intérieur que leur service, c’est à Nicolas Sarkozy qu’ils le doivent. « Son bébé, la DGSI ? Le bébé est mal en point, s’époumone l’un des officiers précités. La baisse des effectifs dans le renseignement, c’est lui. Il a bousillé notre outil. Depuis Charlie Hebdo, certes le ministère de l’intérieur réembauche, complète les effectifs, mais cela prend du temps pour former les gens. Un jeune qui arrive ne remplace jamais un ancien. »

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À propos de cette réforme de 2008, même Alliance, syndicat des gardiens de la paix, ancré à droite et réputé proche des sarkozystes, avait dressé dans un rapport datant du printemps 2015 le constat que « la volonté d’une plus grande lisibilité du renseignement sur le territoire français est à l’évidence un flop ». Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de voir Alliance critiquer implicitement une réforme portée par leur champion.« La réforme était utile, avait tenté de pondérer Jean-Claude Delage, le secrétaire général d’Alliance alors interrogé par un des auteurs. Mais la réalité, c’est que les dysfonctionnements demeurent. Rien n’a été fait depuis. »

Toujours est-il qu’au sein de la DGSI, le constat est implacable. « Pour nous, Sarko, c’est du passé », assure l’un. « Ce serait un bond en arrière », considère un autre qui craint qu’une victoire du candidat Sarkozy à la présidentielle « ne ramène les mêmes patrons de la police que ceux qui nous ont conduits à la situation actuelle ». En disant cela, il ne vise pas Bernard Squarcini, le premier directeur du renseignement intérieur. S’il a quelques ennemis au sein du service qu’il a dirigé, celui qu’un livre avait présenté comme L'Espion du président (Christophe Labbé, Didier Hassoux et Olivia Recasens, Éd. Robert Laffont, 2012) jouit encore d’une réputation d’excellent professionnel (les entretiens ont été réalisés avant sa mise en examen pour « trafic d’influence », « violation du secret de l’enquête », « compromission » ou encore « entrave aux investigations »).

« Sarkozy méprise les règles de droit »

Hormis Squarcini, la perspective de voir revenir les autres « grands flics » de la Sarkozie qui occupaient les premiers rôles lors de son mandat et se sont reconvertis dans le privé en attendant le retour de leur poulain n’enchante guère ceux qui traquent les islamistes radicaux sur le terrain. Sans compter les hommes politiques qui se poussent du col dans l’entourage de l’ancien président, en lorgnant sur la place Beauvau. « Parfois, à la machine à café, pour se faire peur on se dit qu’on aura Christian Estrosi ou Éric Ciotti comme ministre de l’intérieur », plaisante à moitié un analyste de la DGSI.

Éric Ciotti, Christian Estrosi et Nicolas Sarkozy, le 15 juillet, à Nice. © Reuters

Surtout les propositions, comme les commentaires du candidat Sarkozy et de son entourage, sur les sujets touchant de près ou de loin à la lutte contre le terrorisme sont loin de les rassurer. Tout comme le procureur de la République François Molins qui, dans un entretien au Monde début septembre, avait brocardé le placement en rétention des personnes fichées S préconisé par l’ancien président – « C’est absolument impossible. Il ne peut y avoir de détention préventive en dehors d’une procédure pénale. […] On ne peut pas détenir quelqu’un avant qu’il ait commis une infraction », avait rappelé le magistrat –, les hommes et les femmes qui travaillent dans les services ne veulent pas entendre parler de détention pour les 10 000 fichés S en raison de leurs liens présumés avec la mouvance islamiste.

« En disant cela, Sarkozy méprise les règles de droit », s’énerve l’enquêtrice de la DRPP.« C’est contre-productif, estime un agent de la DGSI. Proposer d’interner les fichés S, c’est méconnaître profondément la nature de ces fiches : un signal d’alerte qui nous permet d’obtenir des renseignements en amont. Enfermer les fichés S ne nous aidera pas à empêcher des attentats, bien au contraire. » Cet été, la polémique sur le burkini, alimentée par des soutiens sarkozystes, les a également fait bouillir. « On perd notre temps avec ça, continue le dernier agent cité. Entre nous, on se dit que ça va encore donner du grain à moudre à la propagande djihadiste, ils vont s’en servir pour dire que c’est bien la preuve que notre société rejette les musulmans. C’est d’autant plus bête que les islamistes sont eux-mêmes contre le burkini… »

Des positions contre-productives, ou inutilement polémiques, qui rappellent de mauvais souvenirs à certains gradés. À l’image de ces réunions à la DCRI durant lesquelles les meilleurs analystes exposaient le problème rencontré et la solution qui leur semblait la plus appropriée, tandis que Bernard Squarcini les écoutait en dodelinant de la tête. À la fin de l’exposé, le patron du renseignement intérieur prenait la parole. « Oui, d’accord, mais IL m’a appelé, expliquait-il à ses hommes en pointant son index vers le ciel. IL ne veut pas que l’on procède comme ça. Donc, on va faire comme IL le souhaite. » Les solutions alors adoptées étaient loin de faire l’unanimité au sein de l’équipe.

Bernard Squarcini © Reuters

Interrogé sur le manque de soutien de la communauté du renseignement, le député Éric Ciotti, souvent présenté comme le “Monsieur sécurité” du candidat Sarkozy, élude en usant de détours alambiqués. « Ce qui ressort de nos rares contacts avec les services : personne ne semble se préoccuper vraiment de la primaire, dit-il. Globalement, ils sont agacés de ce qu’ils entendent, mais pas plus que ça. Le monde du renseignement est divers, il évolue comme le débat. Ils sont par exemple conscients que la question des fiches S ne peut pas rester comme avant. »

Les autres candidats à la primaire de la droite et du centre indiffèrent plutôt les officiers de renseignement, sans susciter la même répulsion que le candidat Sarkozy. Certains à la DGSI ont même noté avec satisfaction que François Fillon, qui n’avait jusqu’alors jamais témoigné d’un intérêt particulier pour les questions de sécurité, s’était prononcé à plusieurs reprises ces derniers mois pour le rattachement de leur service à la Direction générale de la police nationale, dont l’avait sorti la réforme du renseignement intérieur de Manuel Valls en 2014.

Cela n’a l’air de rien, une tambouille administrative de plus ; sauf que les agents de la DGSI sont, pour beaucoup, attachés à leur statut de policiers et se montrent réticents à toute idée d’ouverture vers le monde extérieur et notamment les universitaires, alors que dans leur rapport d’analyse sur l’affaire Merah, en date du 19 octobre 2012, l’inspecteur général Jérôme Léonnet et le contrôleur général Guy Desprats préconisaient« la participation d’experts extérieurs [qui] peut permettre une appréciation plus fine »de l’évaluation de la radicalisation des individus.

Dans une réponse au rapport sur les moyens des services de renseignement du sénateur LR Philippe Dominati, rendu le 7 octobre 2015, la DGSI expliquait que les effectifs des analystes issus du monde universitaire et les techniciens ingénieurs avaient été limités au maximum à 15 % des effectifs totaux du service. Et ce afin de « garantir l’identité policière du service ». Dans ce contexte, les propos de François Fillon résonnent agréablement aux oreilles des espions.

« Les politiques posent des questions, mais n’écoutent pas nos réponses »

Parmi tous les candidats à la primaire de la droite et du centre, celui qui recueille le plus de suffrages au sein de la communauté du renseignement est sans conteste le favori des sondages. Alain Juppé les séduit par la stature d’homme d’État qu’ils lui prêtent, mais surtout par le pedigree de son équipe sur ces questions de contre-terrorisme. Malgré les rivalités récurrentes qui les opposent, certains au renseignement intérieur (DGSI) sont rassurés de constater que le candidat Juppé a su s’entourer d’anciens du renseignement extérieur (DGSE). Au premier rang desquels Arnaud Danjean, député européen LR, mais surtout ex-spécialiste des Balkans à la DGSE, où il a officié durant dix ans.

L’élu a rejoint l’équipe de campagne de Juppé en janvier 2015. Il y côtoie notamment Philippe Hayez, qui anime pour sa part un groupe de travail sur les questions de défense. Actuellement conseiller à la Cour des comptes, cet homme discret a occupé le poste de directeur adjoint du Renseignement à la DGSE au début des années 2000. À la DRPP, certains parlent également d’officiers du service, et d’autres de la DGSI, qui alimenteraient en notes l’équipe du maire de Bordeaux. Nous n’avons pu identifier ces agents, ni quantifier leur nombre. Rencontré mi-septembre, Arnaud Danjean se veut modeste, mais constate : « C’est vrai, nous avons des offres de service. Alain Juppé suscite une certaine sympathie. Sa sobriété convient mieux dans l’univers feutré du renseignement. »

L’équipe “AJ pour la France” ne ménage pas ses efforts. À la fois officier de renseignement au service départemental des renseignements territoriaux des Yvelines et secrétaire général de la fédération CGT-Police, Alexandre Langlois constate que « son staff a déjà invité l’ensemble des syndicats de police ». Ce qui se remarque d’autant plus, à l’heure de la défiance généralisée vis-à-vis de la politique dans laquelle baignent les services de renseignement. « Est-ce que les candidats de droite comme de gauche nous font rêver ? Non », considère un agent de la DGSI qui refuse de développer davantage.« Aucun d’entre eux n’est capable de dire au moins la vérité sur la vague d’attentats, déplore un de ses collègues. C’est-à-dire que c’est un échec. En tout cas, pour nous, ça l’est. »

Un troisième dénonce la force d’inertie du monde politique : « Certains d’entre nous sont contents que notre maison, la DGSI, se fasse critiquer dans la presse. Nous venons d’encaisser plusieurs échecs de suite, c’est une réalité. On lit les articles de Mediapart[sic] et personne ne morfle. Rien ne bouge. Les politiques sont incapables de tirer les conséquences de ces drames. » L’enquêtrice de la DRPP recommande aux candidats« qu’ils se posent, qu’ils réfléchissent, ils sont trop déconnectés de notre réalité ».

« Quand nos chefs continuent de leur dire que tout va bien, ils les croient. Aucun homme politique n’a pris la mesure du problème djihadiste. À part apeurer la population et créer des scissions dans la société, aucun ne formule de proposition. Ah si, nous armer de lance-roquettes... », ajoute-t-elle. Allusion aux propos du député LR Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy qui, au lendemain de l’attentat de Nice, avait préconisé de munir chaque policier d’un bazooka afin d’arrêter le prochain terroriste projetant un poids lourd sur une foule…

Dans ce contexte de fortes tensions induites au sein de la société par les attentats, c’est encore une fois l’ex-chef de l’État que les espions redoutent le plus. « Lorsqu’il était au pouvoir, Nicolas Sarkozy a monté la population contre nous. Il est trop clivant, surtout dans la période actuelle. Alors arrêtons le feuilleton, arrêtons cette surenchère », conclut l’officier de la DRPP. Maigre lot de consolation pour l’ancien président : la gauche n’est pas épargnée, elle non plus. Certains critiquent la personnalité du ministre de l’intérieur. « Bernard Cazeneuve donne une image lisse à la télé, martèle qu’il est respectueux du droit. Si les gens le voyaient en réunion avec nous… il pique des colères noires », assure un témoin de ces emportements ministériels.

Beaucoup se disent aussi déçus par Jean-Jacques Urvoas. L’actuel garde des Sceaux est sans doute l’homme politique connaissant le mieux la police et le renseignement intérieur. Même s’il n’aura en définitive jamais été en poste à Beauvau durant le quinquennat de François Hollande, les policiers reprochent les lenteurs du gouvernement Valls à celui qui, longtemps au parti socialiste, a été leur seul interlocuteur. « Aucun candidat ne semble relever le niveau et être en mesure d’appréhender le terrorisme actuel que l'on associe à une pensée unique, avec beaucoup de clichés, d'amalgames et que personne ne comprend vraiment », déplore Philippe Capon, secrétaire général de l’Unsa-Police.

À la fois ancien des services et homme politique, Arnaud Danjean avoue : « La fonction renseignement reste un objet non identifié. Aujourd’hui, les hommes politiques s’y intéressent mais de manière superficielle. Les services vivent mal d’être incompris par la classe politique, ils en ont ras-le-bol d’être instrumentalisés par le gouvernement comme par l’opposition dans des débats à courte vue. » Un officier de la DGSI regrette : « Les hommes politiques posent des questions, mais n’écoutent pas nos réponses... »

En début d’année, on nous avait raconté la visite d’une délégation parlementaire à Levallois-Perret, le siège de la DGSI. Les élus se font ouvrir les portes de la cellule Allât, du nom de la divinité préislamique et qui réunit tous les principaux services de renseignement français dans une même salle afin de traiter en temps réel les alertes liées au djihad. Un exposé est fait sur les récents attentats du 13-Novembre. Est évoqué Abdelhamid Abaaoud, le coordinateur présumé des commandos qui avait trouvé la mort lors de l’assaut du RAID à Saint-Denis. À l’issue de l’exposé, un député supposé être au fait des questions de renseignement demande : « Et maintenant, est-ce que vous savez où il se trouve cet Abaaoud ? »

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 06:24
Pierre Laurent (photo Humanité, Nicolas Tavernier)

Pierre Laurent (photo Humanité, Nicolas Tavernier)

Pierre Laurent. « Si on s’unit, le vote utile, ce sera nous »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SÉBASTIEN CRÉPEL ET JULIA HAMLAOUI

MARDI, 4 OCTOBRE, 2016

L'HUMANITÉ

« Il n’est pas trop tard pour additionner les énergies pour 2017 », déclare Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui lancera un appel, samedi, à rendre incontournable le rassemblement de la gauche critique. Entretien.

Samedi, les résultats de la consultation citoyenne menée par le PCF pour un projet de gauche pour 2017 seront présentés. Quel enseignement en tirez-vous ?

PIERRE LAURENT C’est un événement majeur. Écouter le peuple, lui donner la parole, tout le monde en parle mais qui le fait vraiment ? Nous estimons avoir rencontré 400 000 citoyens. 65 000 d’entre eux ont rempli intégralement la consultation. Les résultats, auxquels nous avons travaillé avec l’institut ViaVoice, montrent la profondeur des exigences populaires, celles d’une France protectrice et solidaire face à l’urgence sociale. Le 8 octobre, nous réaliserons en direct sur Internet une grande émission en présence de plusieurs centaines de ces participants. En conclusion, je présenterai les axes pour un projet populaire possiblement commun à toutes les forces de gauche et citoyennes que nous voulons rassembler. Puis nous entrerons en campagne sur ces axes en continuant à interpeller toutes ces forces sur la construction d’un cadre commun.

Vous avez appelé à la rédaction d’un « pacte d’engagements commun », n’est-il pas trop tard alors que chacun des candidats déclarés à la présidentielle déroule son propre programme ?

PIERRE LAURENT Pourquoi serait-il trop tard pour additionner les idées et les énergies ? Au contraire, puisque chacun a travaillé, le temps est venu de confronter nos idées pour rendre plus pertinent le projet commun. À sept mois de la présidentielle, l’heure n’est pas à se résigner à la défaite que nous promettent chaque jour les enquêtes d’opinion si le paysage des candidatures reste ce qu’il est aujourd’hui. Rien ne nous fera renoncer.

En vue de la conférence nationale du 5 novembre, le Conseil national du PCF a défini trois hypothèses à examiner pour la présidentielle : décider du candidat plus tard, soutenir Jean-Luc Mélenchon ou investir un candidat communiste. Depuis votre congrès en juin, de nouveaux éléments permettent-ils d’éclairer le choix à faire ?

PIERRE LAURENT Je veux être précis sur les décisions prises lors de notre Conseil national. Notre première décision, la plus fondamentale, est de tout faire dans la durée pour rassembler les forces de progrès autour d’un projet commun. Ces forces sont nombreuses. Elles se sont mobilisées contre la loi travail, ont mis en échec le projet de déchéance de nationalité, et elles défendent tous les jours les services publics. Mais le quinquennat de François Hollande en a jeté une grande part dans le désarroi et la désunion politique. Nous voulons donc reconstruire l’unité de ces forces pour un projet de gauche en rupture avec le libéralisme. Sinon, nous assisterons à la qualification des seules forces de droite et d’extrême droite qui canaliseront la colère populaire contre le pouvoir actuel, et le résultat sera gravissime. A-t-on vraiment conscience de ce qui nous attend ? Ce ne serait pas la simple répétition de 2002, mais la victoire conjuguée de forces de droite et d’extrême droite décidées à miner les fondamentaux d’égalité et de liberté de la République. Jamais les communistes ne prendront la responsabilité de banaliser une telle perspective. Notre deuxième décision découle de ce choix fondamental. Il s’agit d’instruire les options en débat chez les communistes, en discutant des conditions dans lesquelles elles pourront nous permettre d’avancer vers l’objectif que je viens d’énoncer. Ces hypothèses ne sont pas à prendre ou à laisser, elles peuvent être enrichies par le débat, complétées, et c’est la conférence nationale qui formulera à l’issue de ce débat les choix qui seront soumis aux communistes, pour répondre aux trois questions : comment construire le rassemblement nécessaire, quelle candidature à la présidentielle et quelle campagne pour les législatives.

Le premier objectif qu’affiche le PCF pour 2017 est de battre la droite et l’extrême droite. Cela est-il possible alors que, dans la meilleure configuration, il y aura aussi un candidat social-libéral ?

PIERRE LAURENT Justement, le danger de division n’en est que plus grand. Or, j’insiste : le danger qui menace n’est pas celui d’une alternance banale. Si nous sommes devant ce danger, c’est à cause de la faillite du projet social-libéral. Je crois qu’un large rassemblement des forces de gauche prêtes à rompre avec cette dérive isolerait une telle candidature et relancerait l’espoir populaire. Nous ne serions plus dans la situation de se partager un électoral de gauche en recul, mais devant la possibilité de remobiliser des millions d’électeurs qui retrouveraient confiance et espoir dans l’avenir.

Pour vous, le danger que représente la droite est-il le même quel que soit le vainqueur de sa primaire ?

PIERRE LAURENT Oui, bien sûr, car, que ce soit Sarkozy, Juppé, Fillon ou Le Maire, chacun porte les mêmes programmes d’offensive antisociale et ultralibérale. Il y a des différences au sein de la droite sur le thème de l’identité nationale que je ne néglige pas, mais les candidatures s’additionneront et le poids de l’extrême droite restera là.

La direction du PS pointe aussi le danger d’une droite radicalisée. Ne craignez-vous pas que l’appel au « vote utile » soit le plus fort ?

PIERRE LAURENT Si nous atteignons notre objectif, le vote utile, ce sera nous.

N’est-ce pas tard pour entrer en campagne, quand d’autres n’ont pas attendu ?

PIERRE LAURENT En œuvrant pour le rassemblement, en consultant les citoyens, nous sommes en campagne. Beaucoup apprécient notre démarche. Les forces dominantes veulent imposer un scénario dont le pays n’a aucune envie. La majorité des gens que nous rencontrons ne se reconnaissent pas dans les candidatures telles qu’elles se présentent. Au contraire, l’aspiration à voir converger les forces de gauche qui ont refusé la dérive gouvernementale est très présente. Mais tout est fait pour anesthésier cette exigence et l’empêcher d’émerger. Nous voulons permettre aux forces de la gauche populaire et sociale de retrouver du pouvoir sur les choix de 2017, alors qu’on veut les réduire à un choix par défaut.

Vous souhaitez entrer en campagne pour les législatives, comment cela est-il possible sans décision définitive pour la présidentielle ?

PIERRE LAURENT La présidentielle et les législatives sont deux élections différentes même si, par la nature des institutions, elles sont désormais liées. Mais quel est ce lien, si ce n’est la dévalorisation des législatives, ravalées au rang de sous-élection présidentielle ? On intime aux électeurs de ne répondre qu’à une seule question : de quel député le président élu a-t-il besoin ? Nous voulons faire réfléchir à une autre question, bien plus démocratique : de quel député avez-vous besoin pour porter vos exigences ? Il faut rétablir le lien direct entre l’Assemblée nationale qui vote les lois et le peuple, qui a été rompu par la présidentialisation.

Jean-Luc Mélenchon se dit convaincu que la direction du PCF a fait le choix de ne pas le soutenir à la présidentielle. La porte est-elle encore ouverte de votre côté ?

PIERRE LAURENT Toutes les portes sont ouvertes. Notre unique boussole est la construction d’un mouvement majoritaire pour un changement de gauche. La thèse d’un choix caché de la direction du PCF est une lubie. Notre seule décision jusqu’ici, et c’est un choix politique, a consisté à ne pas mettre un candidat dans la discussion pour donner toutes ses chances au rassemblement le plus large. Cela nous honore, et j’ai senti à la Fête de l’Humanité l’écho et le respect que cela suscite. Mais, si nous n’avons pas de candidat, nous avons des idées, un projet et une pratique de rassemblement sans lesquels une victoire de gauche est impossible en 2017. Pour construire du commun, il faut un cadre acceptable par tous. Nous en avions construit un, le Front de gauche. La France insoumise est un autre projet, celui d’un mouvement politique unique s’imposant aux partis. Nous respectons le choix de nos partenaires potentiels qui s’y engagent, mais ils doivent accepter de travailler avec les forces qui ne se reconnaissent pas dans ce cadre : le Parti communiste, d’autres composantes du Front de gauche et des forces écologistes, socialistes, citoyennes d’accord pour faire route commune. J’espère que nous avancerons dans les semaines à venir.

D’autres candidats, au PS et chez Europe Écologie-les Verts (EELV), sont engagés dans la primaire de leur parti. L’exigence d’un rassemblement peut-elle encore trouver de l’écho de ce côté ?

PIERRE LAURENT Rien n’est joué pour 2017. Je suis convaincu qu’elle peut s’imposer au-delà des logiques des primaires propres à chaque parti. Les blocages sont liés à la logique présidentialiste qui fait de la construction du projet la question seconde, après la désignation du candidat. Dans un mois, EELV aura désigné son candidat, et rien ne sera réglé : la discussion devra reprendre. Au PS, ceux qui ne veulent plus de François Hollande restent plongés dans l’incertitude sur l’issue de leur primaire. Il faut donc continuer l’effort dans la durée et, d’ici là, faire entendre le plus fortement possible les exigences communes. C’est le sens de notre consultation citoyenne. Cela doit maintenant se poursuivre par des appels, des pétitions, des réunions locales. J’encouragerai toutes ces initiatives et le 8 octobre je lancerai un nouvel appel en ce sens.

Pensez-vous que de nouvelles personnalités puissent s’engager pour faciliter ce rassemblement ?

PIERRE LAURENT Je rencontre tous les jours des personnalités de toute la gauche sociale, politique, citoyenne, qui s’inquiètent de la situation actuelle. Certaines étaient à la Fête de l’Humanité, beaucoup sont réunies dans l’Appel des cent, et puis il y a des syndicalistes, des artistes, et aussi des socialistes qui n’osent pas toujours s’exprimer publiquement. Les conditions existent pour que ces personnalités prennent des initiatives nouvelles, j’en parle avec elles.

Des communistes ont déjà fait savoir leur préférence pour la présidentielle. N’y a-t-il pas un risque de division ?

PIERRE LAURENT Il y a très naturellement dans notre parti des opinions diverses qui s’expriment. Mais j’entends la très grande volonté d’unité des communistes. Ce que nous avons à décider, ce n’est pas seulement d’un nom, c’est une démarche globale. Je suis certain que la discussion fera progresser l’immense majorité des communistes vers une position qui les rassemble. Une fois de plus, ceux qui croient nous diviser seront déçus.

Quelle que soit l’option pour la présidentielle, le PCF aura-t-il un apport propre à faire valoir ?

PIERRE LAURENT C’est évident. Le Parti communiste est une grande force politique qui compte des dizaines de milliers de militants actifs tous les jours sur le terrain, des milliers d’élus locaux, près de trente parlementaires. Notre voix et nos propositions sont indispensables à la crédibilité d’un projet de gauche, notamment dans la lutte contre la finance, qui sera la clé de voûte de notre projet.

Sur l’Europe, si la rupture avec les dogmes libéraux et l’austérité sont partagées à gauche, les moyens pour y parvenir font débat. Une entente est-elle possible ?

PIERRE LAURENT L’Union européenne est dans l’impasse. Elle se disloque sous la pression conjuguée des forces libérales et des forces nationalistes et xénophobes. Si la France veut retrouver une politique de progrès social, de relance productive, agricole, de transition écologique, elle doit engager la bataille pour changer les règles internationales, redéfinir son engagement en Europe en se battant pour un nouveau projet. Le débat sur ce nouveau mandat européen de la France devrait être mené avec tous les Français en 2017. Au-delà, nous proposons l’écriture citoyenne d’un nouveau traité en vue des élections européennes de 2019. Cet objectif peut devenir commun à tous.

Pour nombre de candidats à gauche, la question du « made in France » est déterminante. Est-elle la réponse à la désindustrialisation ?

PIERRE LAURENT Elle est une part indispensable de la réponse, mais elle n’épuise pas notre vision industrielle. Je visiterai demain l’entreprise Ecopla à Grenoble. Elle possède un savoir-faire unique en France et elle est abandonnée par les pouvoirs publics, pillée par ses actionnaires. La défense de notre savoir-faire productif est un enjeu central. Mais nos atouts doivent être mis au service de deux objectifs : produire mieux et autrement, et produire en coopération avec d’autres à travers le monde, en partageant les savoir-faire au lieu de se piller dans la guerre économique.

Les idées rétrogrades de repli autour d’une identité fantasmée ont le vent en poupe. Comment y faire face ?

PIERRE LAURENT La France est angoissée. Et cette peur de l’avenir est instrumentalisée. L’identité présumée à laquelle certains se réfèrent est redéfinie de manière rabougrie en travestissant l’histoire de notre pays, de ses racines multiples. Cette rhétorique n’est que le masque d’un projet de division des Français entre eux, et plus généralement des travailleurs de tous les pays, pour imposer la discrimination, le dumping social, la sous-citoyenneté comme on le voit avec les campagnes indignes contre les musulmans de France ou contre des réfugiés venus chercher asile chez nous. Ceux qui portent ces projets mettent en cause la France, ils ne la défendent pas. En 2017, portons le projet d’une France qui aborde avec audace son ouverture au monde et son histoire.

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 06:13
Un statut social pour les jeunes: questionnaire des jeunes communistes

Notre génération souffre de l'absence de perspective, du chômage, de la précarité, des divisions et des inégalités. Pourtant nous partageons tous la même aspiration à s'émanciper et à vivre dignement. Il est temps de relever la tête et d'en finir avec les humiliations: nous voulons être reconnus et protégé. Les jeunes communistes revendiquent la création d'un statut social pour les jeunes.

Alors donne ton avis et remplis le questionnaire!

https://docs.google.com/forms/d/1zY1I0gQNprXKLeOGW_CsxLuVTvdwuwVkVk97a2LJ-6g/viewform?edit_requested=true

Un statut social pour les jeunes: questionnaire des jeunes communistes
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 04:47
Fermeture de bureaux de poste: Marie-France Beaufils, sénatrice communiste, interpelle le gouvernement

Fermeture des bureaux de Poste

Marie France Beaufils interpelle le gouvernement

jeudi 6 octobre 2016

"Nous sommes aux côtés des usagers et des personnels"

Restructurations en cascade, fermetures de bureau, réductions d’horaires d’ouverture, suppressions d’emplois, recours massif aux automates, nous assistons à une accélération de la réduction du réseau postal et ce en tout point du territoire. Cette offensive se traduit aussi par la précarisation de l’emploi et des techniques managériales fragilisant les personnels.

Nous n’évoquerons ni le cas de cette employée dont l’AVC fut ignoré par sa direction, ni la mise à pied du collègue qui lui a porté secours.

La Poste a bénéficié en 2015 de plus de 350 millions d’euros de CICE, ce levier pour l’emploi aux dires du gouvernement. Cela n’a pas empêché la suppression de 7200 emplois en 2015.

Qu’il s’agisse du service universel de la distribution du courrier, de l’accessibilité bancaire, de la présence postale sur l’ensemble du territoire, ces missions de La Poste sont fondamentales dans un contexte d’explosion de la pauvreté, de besoins de proximité et de qualité de service pour tous : habitants, comme acteurs économiques.
Pourtant ces missions de service public sont aujourd’hui directement menacées par des logiques de rentabilité financière de court terme.

En effet au nom de « l’adaptation du réseau aux contraintes économiques », la fermeture de très nombreux bureaux de poste s’accélère dans le monde rural et concerne maintenant les villes.

La Poste passerait ainsi d’un réseau où les bureaux de poste étaient largement majoritaires à un réseau largement dominé par les « partenariats » où les bureaux de poste seront en forte régression.

M. le Ministre alors que le contrat de présence postale territoriale pour les 3 ans à venir, est en cours de discussion, que va faire l’Etat actionnaire pour mettre un terme à la fermeture de ces bureaux ?

Lire aussi, ces témoignages de l'implication des communistes, militants et élus, dans la défense du service public de la Poste:

Défense des bureaux de poste: communiqué des élus communistes de Brest Métropole

A Rennes, les militants communistes recueillent 3500 signatures pour le maintien des bureaux de poste de la ville (Ouest-france)

Appel pour préserver l'avenir du service public de la Poste lancé à la fête de l'Humanité par des communistes et syndicalistes

Appel : zéro fermeture de bureau de poste

MERCREDI, 21 SEPTEMBRE, 2016

L'HUMANITE

Nous sommes usagers, syndicalistes, élus locaux, réunis à la Fête de l’humanité, ce jour du 10 septembre 2016, nous lançons un appel à toutes nos concitoyennes et concitoyens pour défendre et développer le service public de la Poste. Pour participer au débat et signer la pétition installer La Cerise sur votre smartphone :http://bit.ly/2cNd0tr

L’objectif principal du contrat de présence postale territoriale pour les 3 ans à venir, en cours de discussion entre la poste, le gouvernement et l’Association des Maires de France, au nom de « l’adaptation du réseau aux contraintes économiques », est la fermeture de très nombreux bureaux de poste, en continuant les fermetures dans le monde rural et en les accélérant dans les villes. Il s’agit de passer d’un réseau où les bureaux de poste étaient largement majoritaires encore en 2014 (54 % aujourd’hui) à un réseau largement dominés par les « partenariats » où les bureaux de poste seront en forte régression. Évidement La poste annonce que le nombre de points de contact (17 000) restera inchangé puisque les bureaux de poste seront transformés en agences postales communales ou en relais commerçants. Pour imposer cette régression, La Poste veut lever l’obstacle de l’opposition des élus, de l’action des usagers et des syndicalistes dans les territoires. Il est donc créé 3 sortes de points de contacts différents : ceux qui relèvent du fonds de péréquation gérés par les CDPPT où il y a encore besoin de l’accord du maire et du conseil municipal, ceux qui ne relèvent pas du fonds de péréquation dans les communes où il y a un seul bureau postal, il y aura toujours un diagnostic partagé et un accord préalable du maire mais pas de la CDPPT ni du conseil municipal, et tous les autres où il n’y aura plus de diagnostic partagé ni d’accord préalable du maire et du conseil municipal pour fermer le bureau de poste.

Or, aucun bureau de poste ne doit évoluer sans l’accord préalable du conseil municipal et des CDPPT.

Cette politique s’accompagnera de la création de maisons de services au public, et des facteurs guichetiers. L’objectif rejoint celui des missions nouvelles confiées aux facteurs pour compenser la régression des services publics sociaux et de santé, missions financées par les habitants concernés.

La poste deviendrait la béquille de cette régression généralisée du service public.

Il est possible de mener un combat offensif pour faire des véritables maisons de services publics , en posant des conditions de créations d’emplois en nombre suffisant, de formation des salariés concernés, de gestion démocratique et participative.

La poste doit orienter sa politique vers ce qui est sa mission : le service public, et non pas empocher le CICE (300 millions par an) pour supprimer des emplois et privilégier la rentabilité financière.

Nous appelons nos concitoyens à :

1. Refuser l’orientation adoptée pour ce nouveau contrat de présence postale pour 2017-2019.

2. Se battre partout, pied à pied, pour empêcher toute fermeture d’un bureau de poste, « Objectif : zéro fermeture de bureau de poste ! »

3. Demander que les CDPPT soient élargies aux associations d’usagers et organisations syndicales représentatives du personnel et qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.

4. Demander la hausse des ressources du fonds de péréquation qui permettent de financer les rénovations et accompagnements du public dans les bureaux de postes et que ce périmètre soit élargi au-delà des quartiers en politique de la ville.

5. Agir pour mettre en place de vraies maisons de services publics, ce qui implique des objectifs en termes de créations d’emplois, de formation, de gestion démocratique …

6. Créer partout des collectifs locaux et départementaux avec le triptyque gagnant usagers-syndicalistes- élus et partis politiques. Une coordination nationale impulsera ce mouvement en lien avec la « convergence des services publics ».

Participez au débat et signez la pétition en installabr La Cerise sur votre smartphone : http://bit.ly/2cNd0tr

Les premiers signataires :

Les premiers signataires :

Paulette AGNEL, conseillère municipale de Velleron

François AUGUSTE, collectif départemental 38

Marie-Christine BASTIEN, collectif départemental 54

Sylvie BAYLE, secrétaire générale CGT postaux de Paris

Gérard BEAUSSAINT, postier retraité PCF 13

Claude BELLEC, Délégué au logement social de Brest

Nicolas BONNET OULADJ, président du groupe PCF-FDG au Conseil de Paris

Ian BROSSAT, Adjoint à la Maire de Paris

Jean Claude CHAILLEY, Secrétaire général de résistance sociale

Jean-Paul DESSAUX, fédération Sud PTT

Hélène DIAZ, postière retraitée PCF 13

Ismaël DUPONT, élu à Morlaix et communauté

Denis ESTEVE, ancien secrétaire de la CGT poste des Bouches-du-Rhône

Francis FOURNIER, responsable des postiers communistes des Bouches-du-Rhône

Nicolas GALEPIDES, syndicaliste, fédération Sud PTT

Jean-Philippe GILLET, militant CGT, secrétaire de la section PCF poste paris

Eric GUELLEC, Vice-Président de Brest Métropole

Jacqueline HERE, Présidente du groupe des élu-e-s communistes, Maire Adjoint de Brest

François JACQUART, conseiller régional auvergne Rhône alpes

Michel JALLAMION, Conseiller régional Ile-de-France, président convergence des services publics

Michel LANNEZ, postier syndicaliste CGT

Gilles LE PROUST Maire d’Allones, membre du bureau de l’AMF

Didier LE RESTE, Conseil de Paris du 10e

Daniel LINOSSIER, comité vigilance : mettre la poste sous protection citoyenne

Joël MARSEILLE, adjoint au maire de TENCIN 38

Isabelle MATHURIN, membre du conseil national du PCF

Eliette MAUTREFF, postière retraité 13

Isabelle MAZELIN, Adjointe à la culture du Releck Kerhuon

Jean Claude MERY, cadre retraité de la Poste, ancien responsable départemental UFCCGT 13

Marc MINNI, Syndicaliste Portuaire Saint-Malo

Martial PASSY, Maire de Givors vice-président métropole de Lyon

Georges PISSON, postier retraité 13

Claude PONDEMER, militant PCF

Jacquy RIVOALAN, militant PCF Rennes

Alain VINATIER, postier retraité 13 PCF

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 04:02
photo Ouest-France

photo Ouest-France

Partie de la Pointe du Van, leur caravane roule vers Athènes- Ouest-France

C’est sous le ciel gris de la pointe du Van que la caravane solidaire avec les Grecs a fait son départ symbolique, ce mardi 4 octobre, à 12 h, avant de rallier Douarnenez afin de mobiliser les gens face aux problèmes rencontrés par le peuple grec.

Un tiers de la population grecque n’a plus de couverture sociale, 20 % manquent de ressources pour se soigner et sont pris en charge dans la centaine de dispensaires autogérés.

Soixante dispensaires

« Nous avons la certitude que le matériel et les produits d’hygiène envoyés dans 60 dispensaires que nous contrôlons sont bien pris en charge », assure René Touriguine, coordonnateur régional de l’association Bretagne-Grèce Solidarité Santé.

Ce mardi 4 octobre, sa caravane solidaire est partie de la Pointe du Van, commune de Cléden-Cap-Sizun, pour promouvoir les actions de résistance des dispensaires grecs autogérés, mobiliser « face aux problèmes du peuple grec » et mettre le cap sur la Grèce.

4 038 km plus loin

Outre les dons financiers, la caravane collecte les produits médicaux (dans leur emballaged'origine et non-périmés) ainsi que les matériels qui ne servent plus.

C’est sous le ciel gris de la pointe du Van que la Caravane solidaire avec les Grecs a fait sondépart symbolique ce mardi midi, avant de rallier Douarnenez, ce midi, puis Quimper dans l'après-midi.

Ce mardi 4 octobre, la Caravane de la Solidarité avec la Grèce s'est arrêtée sur le parking des HLM de Pouldavid vers 13 h 30, et sur le parking de Ty-Marhic, en face de l’Hôtel des impôts, vers 15 h. Avant de prendre la direction de Quimper.

Mercredi, à Concarneau et Quimperlé

Mercredi 5 octobre, la Caravane solidaire avec la Grèce sera à Concarneau, de 10 h 30 à 12 h 30, place Jean-Jaurès, devant les halles.

Puis, à Quimperlé, de 13 h 30 à 15 h 30, devant la clinique psychiatrique de Kerglanchard.

Jeudi 6 octobre, elle sera à Lorient-Port-Louis, avant Auray et Vannes. Vendredi 7, à Baud etPontivy.

À Rennes, samedi

Samedi 8, un rassemblement régional est prévu à la maison de quartier de Villejean, à Rennes.

Samedi 15, toutes les caravanes de l’Hexagone se retrouveront à Lyon, pour rejoindre la Grèce, le 18 octobre, donc.

Des membres d'association et de collectif de soutien au peuple grec récoltent du matériel médical qu'ils achemineront, avec un fourgon, jusqu'en Grèce. © Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/douarnenez/solidarite-la-caravane-pour-la-grece-est-partie (Le Télégramme)

Des membres d'association et de collectif de soutien au peuple grec récoltent du matériel médical qu'ils achemineront, avec un fourgon, jusqu'en Grèce. © Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/douarnenez/solidarite-la-caravane-pour-la-grece-est-partie (Le Télégramme)

Le Télégramme:

Parti ce matin de la Pointe du Raz, le fourgon affrété par l'association Bretagne-Grèce solidarité santé et tous les collectifs locaux de soutien au peuple grec s'est arrêté hier, devant l'Ehpad de Ty Marhic. « Nous récoltons le matériel médical lors de nos différentes haltes jusqu'à l'arrivée en Grèce, le 18 octobre », explique Pascal Franchet, président de l'association. Le projet est soutenu par la Coordination nationale de défense des hôpitaux de proximité et son antenne douarneniste, ainsi que la CGT du centre hospitalier : « Depuis la politique d'austérité, un tiers des Grecs n'a plus de sécurité sociale et les dispensaires solidaires tentent de pallier le manque d'hôpitaux. Un aperçu du danger qui nous guette si l'on continue à supprimer des emplois et à fermer des services médicaux de proximité », constate Yves Jardin du comité des usagers de l'hôpital. Le fourgon breton rejoindra, le 15 octobre, à Vénissieux (69), d'autres convois partis de toute la France avant l'arrivée en Grèce.

Caravane solidaire Grèce Bretagne Solidarité (reportage vidéo à Concarneau de Tebeo, dossier de presse et photos des étapes finistériennes)
Caravane solidaire Grèce Bretagne Solidarité (reportage vidéo à Concarneau de Tebeo, dossier de presse et photos des étapes finistériennes)
Caravane solidaire Grèce Bretagne Solidarité (reportage vidéo à Concarneau de Tebeo, dossier de presse et photos des étapes finistériennes)
Caravane solidaire Grèce Bretagne Solidarité (reportage vidéo à Concarneau de Tebeo, dossier de presse et photos des étapes finistériennes)
Caravane solidaire Grèce Bretagne Solidarité (reportage vidéo à Concarneau de Tebeo, dossier de presse et photos des étapes finistériennes)
Caravane solidaire Grèce Bretagne Solidarité (reportage vidéo à Concarneau de Tebeo, dossier de presse et photos des étapes finistériennes)
Caravane solidaire Grèce Bretagne Solidarité (reportage vidéo à Concarneau de Tebeo, dossier de presse et photos des étapes finistériennes)
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Caravane solidaire Grèce Bretagne Solidarité (reportage vidéo à Concarneau de Tebeo, dossier de presse et photos des étapes finistériennes)
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