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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 07:40
Europe: l'heure est à la refondation - José Fort

Un article pertinent signalé par nos amis du blog du PCF Pays Bigouden:

Europe: l'heure est à la refondation

Après le vote des Britanniques en faveur du retrait de leur pays de l’Union européenne, chacun à son mot, son interprétation : l’immigration, le prix trop cher à payer, la bureaucratie, les dimensions des toilettes ou des saucisses…L’essentiel est ailleurs : ce vote traduit d’abord le rejet de la construction libérale de l'Union européenne.

A force de travailler à saboter les conditions de vie, de travail, d’existence des classes populaires, les ultralibéraux de l’Union européenne de droite comme de la sociale démocratie ont fini par échouer sur le mur du peuple. Aujourd’hui, les Britanniques, demain qui ?

Après ce vote, le risque est grand que les dirigeants européens fuient une nouvelle fois leurs responsabilités. La déclaration de François Hollande au lendemain du scrutin d’Outre Manche confirme le maintien d’une orientation mortifère pour l’Europe.

Qu’a-t-il dit ? Des formules connues, des poncifs entendus depuis des lustres sans jamais évoquer la raison première du désaveu de la politique de l’Union européenne : celle de la régression sociale et du non respect de la volonté des peuples. Les Français dont le vote de 2005 a été jeté aux poubelles en savent quelque chose.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que leurs représentants à Bruxelles ont tout faux. S’ils persistent dans leur entreprise funeste, ils seront balayés. Leur sort nous importe peu. Ce n’est pas avec eux qu’une autre Europe doit être pensée et construite.

L'heure n'est pas à l’immobilisme.

Sans attendre, des premières et immédiates décisions doivent être prises.

- Les plans comme celui du libre échange avec les Etats-Unis qui aurait pour conséquence la mise sous tutelle nord-américaine des économies européennes doivent être annulés.

- Les directives de déréglementation sociale, à commencer par la Loi « travail » en France doivent être annulées. La loi dite El Khomri est un pur produit d’importation made in Union Européenne. Jean-Claude Juncker, le président de la commission européenne, est allé droit au but il y a quelques jours en déclarant, je le cite, « la loi réforme du travail en France est le minimum de ce qu’il faut faire. »

D’autres mesures d’urgence doivent être prises. Par exemple :

- L’adoption immédiate de dispositions pour sortir de l'austérité avec la renégociation du traité budgétaire et une conférence européenne sur la dette.

- L’affectation des 80 milliards d'euros injectés chaque mois par la Banque centrale européenne sur les marchés financiers vers les services publics et l'investissement public.

Ces premières mesures permettraient de commencer à combattre les fléaux imposés aux peuples européens. Fléaux ? Voici quelques chiffres :

- 26 millions de personnes sont privées de travail dans l’Union européenne.

- 7,5 millions de jeunes Européens sont sans travail et sans formation.

- 23 % des moins de 25 ans sont à la recherche d’un emploi dans les 28 États membres de l’Union européenne.

Pour reconstruire l'Europe, les peuples doivent être écoutés et respectés. L'avenir de l'Europe ne doit plus se décider dans leur dos.

Il y a un piège que tendent les nostalgiques de l’ordre brun, en France le Front national : utiliser la peur et la politique cataclysmique de l’Union européenne pour détruire toute espérance d’une autre Europe, celle de la paix, de la coopération véritable, du respect et de la justice sociale. Or, il n’y a pas de solution viable dans la politique du retrait et de la chaise vide. Assurer la paix, la coopération passe par une politique de progrès social et de développement partagé. L’heure est donc à la refondation.

Comme l’écrit Serge Halimi dans « Le Monde Diplomatique » daté du mois de juin, « imposer des sacrifices cruels à des peuples entiers au nom de règles qu’on ne comprend pas soi-même, oublier ces dernières sitôt que des compères politiques les transgressent : c’est aussi sur ce terreau d’amoralisme et de cynisme que l’extrême droite européenne avance. »

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 05:55
Respect du peuple, le contre-exemple britannique - par Francis Wurtz (L'Humanité Dimanche, 2 juillet 2016)
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 05:42

L'étude que l'INSEE a rendu publique la semaine passée porte sur la période 2008-2013 (en raison des délais nécessaires pour établir des statistiques significatives). Soit le cœur de la crise économique mais aussi la période de sa gestion par le gouvernement Sarkozy et le début du quinquennat de François Hollande.

L'Insee établit qu'entre 2008 et 2013, le revenu médian des Français a baissé de 1,1%.

Sur cette période, les inégalités se sont selon l'INSEE "nettement creusées", jusqu'à atteindre pour cette dernière un record depuis 1996.

Un creusement des inégalités portée par une forte augmentation des très hauts revenus et le "repli" des revenus les plus modestes entre 2008 et 2011.

En 2013, l'INSEE chiffre à 8,6 millions le nombre de Français vivant en dessous du seuil de pauvreté (60% du revenu médian, moins de 1000 euros mensuel), soit un sixième de la population. Il y a surtout sur la période 2008-2013 une intensification de la pauvreté, une détérioration de la situation des pauvres par rapport au reste de la population.

La pauvreté touchant les enfants augmente elle aussi.

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 05:36

Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l'ONU se dit "préoccupé" par les "dérogations" à des protections des salariés prévues dans le cadre du projet de loi travail, dans un rapport publié fin juin.

Le Comité, basé à Genève, "est préoccupé par les dérogations à des protections acquises en matière de conditions de travail proposées dans le projet de loi travail, y compris pour accroître la flexibilité du marché du travail, sans qu'il ne soit démontré que l'État a considéré toutes les autres solutions possibles", est-il écrit dans ce rapport. Le Comité, dont les observations ne sont pas contraignantes, incite l'État "à s'assurer que les dispositifs proposés pour accroître la flexibilité du marché du travail n'ont pas pour effet la précarisation du travail et la diminution de la protection sociale du travailleur".

Il l'exhorte également à s'assurer que toute mesure "rétrograde" concernant les conditions de travail est: "inévitable et pleinement justifiée", "nécessaire et proportionnée à la situation, c'est-à-dire que l'adoption de toute autre mesure, ou l'absence de mesures, aurait des effets encore plus néfastes".

En outre, le comité, qui passe en revue régulièrement la situation dans tous les pays membres de l'ONU, "déplore les actes de représailles contre les représentants syndicaux", sans les préciser.

Il "constate aussi avec inquiétude que l'espace démocratique de négociation des conventions collectives s'amenuise". Le Comité engage la France "à prendre des mesures efficaces de protection des personnes engagées dans des activités syndicales, et de prévention et de répression de toute forme de représailles". Il l'invite également "à assurer l'effectivité de la négociation collective et du droit de bénéficier d'une représentation syndicale conformément aux normes internationales afin de protéger les droits des travailleurs en matière de conditions de travail et le droit à la sécurité sociale".

Loi travail: un comité de l'ONU préoccupé pour la protection des salariés
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 05:30
Election du nouveau bureau de Force 5 (Ouest-France), association engagée pour dans les combats pour l'environnement, notamment celui contre la centrale à gaz de Landivisiau...
Election du nouveau bureau de Force 5 (Ouest-France), association engagée pour dans les combats pour l'environnement, notamment celui contre la centrale à gaz de Landivisiau...

Élection du nouveau bureau de Force 5
http://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/election-du-nouveau-bureau-de-force-5-4342663

Lors du dernier conseil d'administration de Force 5, au siège, mardi, le nouveau bureau a été défini : président, Jean-Yves Quéméneur ; trésorier, Loïc Tanguy ; secrétaire, Aude Debaurain ; secrétaire-adjointe, Michèle Tanguy. Les bénévoles seront présents sur de nombreux marchés de la région pendant la période estivale.

Le bulletin de Force 5 (tiré à 1 000 exemplaires ULAMIR-Lanmeur) est diffusé sur les marchés de la baie de Morlaix : Plougasnou, Saint-Jean-du-Doigt, Lanmeur, Plouézoc'h, Morlaix, Saint-Pol-de-Léon, Plestin-les-Grèves, Locquirec, Landivisiau.

L'équipe est à l'écoute des citoyens ayant des interrogations concernant certains projets et reste active dans le Finistère pour la protection de l'environnement et les questions de santé publique.

Force 5 fait notamment un travail remarquable et payant pour le conseil et les recours juridiques contre le grand projet inutile et capitaliste (jackpot pour Direct Energie!) de la centrale à gaz de Landivisiau.

Voir le dernier numéro de Force 5 que j'ai acheté à Jean-Yves Quémener hier sur le marché de Morlaix.

Election du nouveau bureau de Force 5 (Ouest-France), association engagée pour dans les combats pour l'environnement, notamment celui contre la centrale à gaz de Landivisiau...
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 04:54
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 13:05
Selahattin Demirtaş

Selahattin Demirtaş

La sale guerre du président Erdoğan

« L’homme qui se prend pour un sultan »

Dans sa soif croissante de pouvoir, le président turc a lancé une chasse aux sorcières contre ses opposants. L’un des principaux responsables de la gauche témoigne de sa dérive autocratique.

par Selahattin Demirtaş

La vie politique turque s’est encore rapprochée du gouffre qui menace de l’engloutir lorsque, le 20 mai 2016, le vote d’un amendement temporaire à la Constitution a entraîné la levée immédiate de l’immunité parlementaire de plusieurs dizaines de députés. L’article adopté ce jour-là bafoue non seulement la Constitution elle-même, mais les principes universels du droit et de la démocratie.

Introduit sur ordre du président Recep Tayyip Erdoğan, l’amendement visait principalement le Parti démocratique des peuples (HDP). le groupe d’opposition le plus dynamique au Parlement. Pas moins de 417 chefs d’accusation ont été établis contre 53 députés du HDP pour des propos tenus lors de réunions publiques. En d’autres termes, ils sont poursuivis exclusivement

pour leur usage du droit fondamental à la liberté d’expression. M. Erdoğan a ainsi franchi un pas supplémentaire dans sa tentative de bannir le HDP du Parlement et de la vie démocratique.

Le chef de l’État considère notre parti comme un obstacle à l’instauration d’un pouvoir autocratique. Parce que notre formation constitue la principale plate-forme pour les forces populaires et démocratiques turques en général, et pour le mouvement politique kurde en particulier, il entend la réduire au silence.

Il veut faire barrage à toute opposition et bâillonner les voix qui, au Parlement. dénoncent les violations des droits humains perpétrées dans les régions à majorité kurde.

Nous ne plierons pas face aux manœuvres qui visent à déférer nos élus devant des tribunaux transformés en machines de guerre à la solde du Parti de la justice et du développement (AKP). Nous poursuivrons notre combat pour la justice et pour l’égalité, main dans la main avec les autres forces démocratiques de Turquie, en nous dressant contre les poursuites dont nos députés sont la cible et contre les arrestations de nos élus locaux. Le pays qui, fût-ce de manière formelle, discutait il n’y a pas si longtemps de l’harmonisation de ses normes démocratiques avec l’Union européenne est à présent assourdi par le fracas des blindés et de l'artillerie dans les villes kurdes et par les vociférations de M. Erdogan, apparemment convaincu qu'il lui suffit de hurler de plus en plus fort depuis son palais pour asseoir sa légitimité.

Une guerre de facto, aux conséquences funestes, se déchaîne une fois encore contre les villes kurdes, menaçant de réduire en poussière l'unité de la société. Cette guerre se mène avec des armes lourdes et des chars qui tirent sur les maisons. Des centaines de civils, des centaines de membres des forces de sécurité turques et un nombre inconnu de miliciens kurdes ont perdu la vie depuis juillet 2015 afin que le parti de M. Erdogan puisse gagner des voix supplémentaires et assurer l'avènement d'un système présidentiel, quitte à précipiter le pays tout entier dans une spirale de destruction.

Devant les menées guerrières du palais, le peuple a fait entendre ses craintes d'un retour aux années noires de la décennie 1990. Ce qui se produit aujourd'hui dépasse pourtant en atrocité tout ce que nous avons connu. Dans la ville de Cizre, par exemple, des centaines de personnes ont été brûlées vives dans leurs caves, tandis que le vieux quartier de Sür, à Diyarbakir, a été totalement rasé.

Un sentiment d'inquiétude et de détresse s'empare de la société, qui voit sa sécurité quotidienne mise en péril. L'espace dévolu à la vie démocratique se réduit comme peau de chagrin à mesure que l'on muselle les voix de l'opposition. Les détenteurs du pouvoir instaurent un régime de plus en plus autoritaire pour resserrer leur contrôle et perpétuer leur règne. Telle est la situation en Turquie aujourd'hui.

Et pendant ce temps, que font les institutions européennes? On attend toujours qu'elles expriment une condamnation un tant soit peu ferme et audible. Non seulement elles ignorent les destructions en cours, mais elles refusent ouvertement d'entamer les démarches qui pourraient peut-être empêcher les exactions. Les organisations internationales ne font guère mieux: après trois mois de tergiversations, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'homme a appelé Ankara à créer une commission d'enquête indépendante sur les tueries de Cizre. Aucune mesure concrète n'a en revanche été prévue pour enjoindre à la Turquie de respecter les traités internationaux dont elle est signataire (la convention européenne des droits de l'homme de 1954, le pacte international relatif aux droits civils et politiques en 2003).

L'Europe regarde ailleurs alors des valeurs aussi universelles que la démocratie et les droits humains sont piétinées en Turquie. Les Européens s'inquiètent de la crise des réfugiés, tandis que les Américains se soucient surtout de la guerre contre l'Organisation de l'Etat islamique (OEI). Certes ce sont des dossiers cruciaux. Mais, pourquoi négliger la situation des Kurdes de Turquie, à laquelle ils sont étroitement liés? On peine à comprendre ce silence devant les violations des droits fondamentaux par M. Erdogan et par l'AKP, qui utilisent les rescapés de la guerre en Syrie comme arme de chantage*.

Le processus de paix entamé fin 2012 avait apporté à tous une grande bouffée d'oxygène. La route était encore longue, mais un grand pas avait été franchi vers une réconciliation durable entre peuples turc et kurde. Cependant, en avril 2015, le régime d'Ankara a soudainement décidé de durcir les conditions de détention de M. Abdullah Ocalan, dirigeant historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et architecte du processus de paix, à qui toute visite et tout contact avec l'extérieur ont été brusquement interdits. Cette stratégie de la tension a abouti au déclenchement à l'été 2015 de l'offensive militaire dans la région kurde.

Le président ne veut surtout pas que le dialogue puisse se rouvrir. Pas question pour lui de retourner à la table des discussions ou de mettre fin à une guerre sans laquelle son trône risquerait de lui échappé. On en est arrivé au point où, en Turquie, le simple fait de plaider pour la paix est considéré comme un délit. En témoigne le sort de ces quatre universitaires poursuivis pour "propagande terroriste" et démis de leurs fonctions pour avoir lu en public une pétition réclamant la fin des opérations militaires dans les villes du Sud-Est (MM Muzaffer Kaya, Kivanc Ersoy, Meral Camci et Esra Munger).

M. Erdogan n'hésite pas non plus à aligner dans son viseur les Kurdes syriens qui ont héroïquement combattu l'OEI et, avec le soutien de la coalition internationale, obtenu des avancées significatives sur le terrain. Ankara a ainsi fermé toutes les frontières susceptibles d'être franchies par les combattants kurdes du Parti de l'Union Démocratique (PYD, formation sœur du PKK en Syrie), bien que ces derniers n'aient jamais tiré une seule balle en direction de la Turquie.

Nous demandons la levée immédiate de l'état de siège des villes kurdes, avant qu'il ne soit trop tard et que la violence en Turquie n'atteigne des niveaux incontrôlables. Nous appelons les deux parties à mettre fin à la guerre. Car, aussi longtemps que prévaut le langage des armes, la sphère démocratique continue de se réduire, permettant à M. Erdogan de s'ériger en seul garant de la stabilité nationale.

Au Proche-Orient, dont les frontières ont été dessinées sur un coin de nappe il y a un siècle, il semble impossible de s'extraire de l'alternative mortelle entre l'OEI et des régimes despotiques. La seule issue passe par un modèle démocratique séculier et pluraliste qui mette les différents peuples et confessions sur un pied d'égalité, avec des administrations locales plus fortes et autonomes, et un éventail plus large et plus solide de droits collectifs et individuels.

Aux élections de juin 2015, notre parti a réussi à réunir 13% des voix, grâce à un programme qui promouvait cette vision à la fois pour la Turquie et pour les pays du Proche-Orient. Nous avons assuré une représentation aux citoyens arméniens, yézidis, arabes et assyriens, aux travailleurs, aux universitaires, à la jeunesse et aux femmes, aux alévis et aux sunnites, aux Turcs et aux Kurdes. Bref, c'est le pays dans toute sa diversité qui est entré au Parlement, main dans la main, avec sur les lèvres des chants de paix.

Six millions d'électeurs ont accordé leur voix à un avenir commun, et le HDP est devenu le point de convergence où se matérialisent les espoirs de paix. Les peuples du pays en ont retiré la conviction qu'ensemble ils pouvaient soigner la démocratie turque en souffrance.

Oui, nous étions l'avenir de la Turquie. Mais il existait aussi une autre fraction: celle qui s'accroche à un passé d'oppression et qui a échoué à apporter quelque bienfait que ce soit au peuple. Notre succès aux élections du 7 juin 2015 à privé l'AKP nationaliste et sectaire de son régime de parti unique**. Il a introduit un grain de sable dans les rouages du système de M. Erdogan, l'homme qui se prend pour un sultan. En vertu de quoi le président a présenté notre parti comme un ennemi qui mérite d'être écrasé à n'importe quel prix, nous qualifiant de "terroristes", déclarant mort et enterré le processus de paix et replongeant le peuple dans la guerre civile des années 1990.

Son hostilité tient aussi à notre engagement en faveur de l'égalité des ethnies et des sexes, antithèse absolue du profil sectaire et "mâle dominant" de l'AKP. Cette incompatibilité est apparue au grand jour durant les négociations de paix, quand les représentants du régime trouvaient systématiquement des objections à toutes nos exigences, nous demandant par exemple: "Qu'est ce que la question des femmes a à voir avec le processus de paix kurde?" Ils trouvaient cela étrange, parce que nos mentalités diffèrent totalement. Parce que nous ne luttions pas seulement pour les kurdes: nous luttions pour tout le monde.

Peut-être l'Occident croit-il toujours pouvoir faire des affaires avec M. Erdogan. Mais voyez seulement le sort de M. Ahmet Davutoglu, le premier ministre congédié par son maître. Le président turc n'a aucune notion de la justice, ou de la démocratie, ou des droits humains; il n'a de considération que pour lui-même et pour son omniscience, convaincu qu'il peut à lui seul forger l'avenir du pays et de la région entière pour le siècle à venir.

M. Erdogan est en train d'instaurer un système présidentiel "à la turque" au mépris de la Constitution de son pays. Il ambitionne de graver cet état de fait dans le marbre de la loi; c'est pourquoi il a levé l'immunité parlementaire de nos députés. Mais il ne lui sera pas aisé de mener cette dernière étape à son terme. L'opposition démocratique, que ce soit au sein du Parlement ou au-dehors, ne cédera pas à ce coup de force.

Selahattin Demirtas.

* Le 18 mars 2016, l'UE et la Turquie ont signé un accord par lequel cette dernière s'engage à limiter l'afflux de migrants (essentiellement des réfugiés syriens) vers l'Union.

** En obtenant 12,9% des voix et 80 députés aux élections législatives du 7 juin 2015, le HDP a contrarié l'ambition de M.Erdogan, qui souhaite instaurer un régime présidentiel à la place de l'actuel régime parlementaire. Faute de réunir les 3 cinquièmes des députés (330), il ne peut organiser un réferendum pour modifier la Constitution. En convoquant de nouvelles élections en novembre 2015, il a obtenu une majorité absolue pour l'AKP, mais toujours pas de majorité qualifiée.

Jan Schmidt-Whitley. – « Retour à Cizre », 2016 (Le Monde Diplomatique)

Jan Schmidt-Whitley. – « Retour à Cizre », 2016 (Le Monde Diplomatique)

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 12:33
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photos Ismaël Dupont

photos Ismaël Dupont

Action pour les migrants et réfugiés sur le marché de Morlaix ce 2 juillet 2016: que cesse le scandale des morts en Méditerranée
Action pour les migrants et réfugiés sur le marché de Morlaix ce 2 juillet 2016: que cesse le scandale des morts en Méditerranée
Action pour les migrants et réfugiés sur le marché de Morlaix ce 2 juillet 2016: que cesse le scandale des morts en Méditerranée
Action pour les migrants et réfugiés sur le marché de Morlaix ce 2 juillet 2016: que cesse le scandale des morts en Méditerranée
Action pour les migrants et réfugiés sur le marché de Morlaix ce 2 juillet 2016: que cesse le scandale des morts en Méditerranée
Action pour les migrants et réfugiés sur le marché de Morlaix ce 2 juillet 2016: que cesse le scandale des morts en Méditerranée
Action pour les migrants et réfugiés sur le marché de Morlaix ce 2 juillet 2016: que cesse le scandale des morts en Méditerranée
Action pour les migrants et réfugiés sur le marché de Morlaix ce 2 juillet 2016: que cesse le scandale des morts en Méditerranée
Action pour les migrants et réfugiés sur le marché de Morlaix ce 2 juillet 2016: que cesse le scandale des morts en Méditerranée
Action pour les migrants et réfugiés sur le marché de Morlaix ce 2 juillet 2016: que cesse le scandale des morts en Méditerranée
Action pour les migrants et réfugiés sur le marché de Morlaix ce 2 juillet 2016: que cesse le scandale des morts en Méditerranée
A l'initiative de Morlaix Libertés, avec le concours du Collectif de défense des migrants du pays de Morlaix, de la LDH, de l'ACAT, et de citoyens bouleversés que l'Europe laisse crever des milliers de migrants à ses portes, en fermant ses frontières face aux victimes des guerres, des dictatures, des persécutions et de la misère, une cinquantaine de personnes se sont réunies devant la mairie pour dire: les morts en Méditerranée, ça suffit!
Auparavant, les militants de Morlaix Libertés, des dangereux casseurs cagoulés comme chacun sait, avaient été sommés par la police municipale de plier bagage place Allende où ils faisaient une action "bâton de parole" et distribuaient des tracts parce que cette manifestation hautement subversive n'avait pas été déclarée, par oubli, en préfecture.
Elle est belle la démocratie: est-elle encore publique, la place publique, où n'y a t-il de la place que pour la pub et le chaland?
En tout cas, c'est sûr, pour les autorités européennes et françaises, des milliers de malheureux qui meurent sans qu'on entende leurs cris de désespoir en mer, cela ne saurait être qualifié de trouble à l'ordre public.

***

Les villes de l’ouest se mobilisent le 2 juillet pour dire : les morts en Méditerranée, ça suffit !

2016 : 16 morts par jour

Depuis 2000 : 30 000 morts en Méditerranée dont des enfants

Pour tous ceux que ça intéresse, plusieurs membres d’associations organisent samedi 2 juillet un "bâton de paroles" à l’entrée du marché, place du Dossen, de 10h à 12h.

A partir de 12h, rendez-vous devant la mairie pour déposer dans les fontaines des bateaux en papier avec le message que vous voulez en lien avec les naufrages en Méditerranée et l'espoir d’une Europe accueillante . Nous finirons par un pique-nique avec plats à partager.

Pour les touristes, baignade…

Vous vivez au Nord, êtes européen et voulez vous rendre au Sud, pour le travail ou les vacances. C’est simple : si vous avez besoin de papiers vous les obtiendrez sans nul doute et passerez sans problème les frontières. Vous pourrez même peut-être vous prélasser sur les plages de Méditerranée !

…pour les migrants : noyade !

Vous vivez au Sud, êtes migrant et voulez rejoindre le Nord parce que vous fuyez la guerre, les dictatures ou la misère. Ça risque d’être beaucoup plus compliqué… Sans les papiers nécessaires, vous devrez peut-être monter à bord d’une embarcation de fortune pour traverser la mer au péril de votre vie. Vous aurez eu beaucoup de chance si vous atteignez les plages de la Méditerranée vivant…

OUI à une Europe accueillante !

La liberté, l’égalité et la fraternité

doivent être des valeurs

qui guident les choix politiques

de la France et de l’Europe

pour que la Méditerranée ne soit plus un cimetière

Venez nombreux échanger

samedi 2 juillet

10h place du Dossen, à l’entrée du marché

12h devant la mairie

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:08
M 51: Le Drian et l'Etat Français jouent les apprentis sorciers de la guerre nucléaire
Pas en notre nom...!

Pas en notre nom...!

Déclaration du Parti Communiste du Finistère le 12 juin 2016: tous à Penmarc'h pour un monde sans armes nucléaires!

La Fédération PCF du Finistère appelle les citoyens à participer nombreux au rassemblement pour le désarmement nucléaire ce dimanche 12 juin au phare d'Eckmühl à Penmarc'h à 12h organisé par le Mouvement de la Paix à l'occasion du lancement imminent d'un missile M 51 depuis le suf-Finistère.

L’État français boude le groupe de travail pour des négociations multilatérales pour le désarmement nucléaire, en contradiction avec les traités signés par la France et les mandats de l'ONU.

Notre gouvernement s'est lancé dans une politique ruineuse et irresponsable de « modernisation » de ses armes atomiques, à travers le programme M51, la poursuite des essais nucléaires au Mégajoule du Barp près de Bordeaux, l’engagement du projet de renouveler toute la flotte de sous-marins nucléaires basée à l’ile Longue près de Crozon, le développement de la composante nucléaire aéroportée, l’acceptation de participer au bouclier antimissile (« guerre des étoiles » ) porté par les USA et l’OTAN.

La France est le troisième Etat au monde qui possède le plus de têtes nucléaires. Notre Etat possède ainsi 4 sous-marins nucléaires lanceurs d'engins qui se relaient en mer pour des missions d'une dizaine de semaines.

Equipés de 16 missiles, dotés de 6 têtes nucléaires chacun, chaque sous-marin porte une puissante équivalente à près de 1000 fois la bombe d'Hiroshima.

Cet attirail inquiétant est complété par les missiles ASMP (air-sol moyenne portée) portés par les avions Mirage et Rafale, notamment ceux basés à Landivisiau.

Le PCF milite depuis des années pour que la France prenne des initiatives sérieuses pour tourner le dos à la doctrine obsolète, ruineuse et dangereuse de la dissuasion nucléaire, et qu'elle donne l'exemple pour délivrer l'humanité de ce péril mortel qu'est la prolifération des armes atomiques, 71 ans après Hiroshima et Nagasaki.

Le candidat communiste du Front de Gauche aux élections régionales, Xavier Compain, avait d'ailleurs rencontré au port du fret devant l'île longue l'an passé une délégation japonaise pacifiste constituée de survivants du cataclysme d'Hiroshima.

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:08
La vérité sur le décès de Thierry Morfroisse: halte aux marées vertes! Tous au tribunal des Affaires de la Sécurité sociale le 7 juillet pour soutenir la reconnaissance de l'accident de travail pour Thierry Morfroisse, mort à cause des algues vertes
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