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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 07:04

«Etre un jeune communiste, c’est être contre la loi travail»

Pour Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, les idéaux actuellement présentés à la jeunesse sont limités :«Devenir milliardaire, comme le propose Macron, auto-entrepreneur, selon Gattaz, ou bien, peut-être, chasser le Pokémon.» A l’université d’été du parti à Angers, Clara, 20 ans, l’avoue : elle aime bien attraper Pikachu mais les autres perspectives, très peu pour elle. En adhérant à «la JC» ( Mouvement des jeunes communistes), il y a six ans, cette étudiante a décidé de refuser«le modèle sociétal actuel qui promeut la thune pour la thune».

Comme elle, cette année, les jeunes communistes se sont déplacés en nombre afin d’assister aux différentes conférences. Morgane, 25 ans, a traversé plusieurs épreuves - sans-abrisme, réinsertion professionnelle compliquée - avant de s’engager :«Je me suis dit que seul un changement de système pouvait remédier à cette situation, d’où mon adhésion au PCF.» Elle n’est pas la seule à avoir franchi le cap.«On a eu plus de 2 000 nouveaux adhérents depuis le début de la mobilisation contre la loi travail», explique Camille Lainé, 26 ans, secrétaire générale du MJC. Ce qui porterait à 15 000 le nombre total d’adhésions.

Que signifie être un jeune communiste en 2016 ? Selon Camille Lainé,«c’est être quelqu’un qui se mobilise d’abord contre la loi travail. Quelqu’un qui en a marre de cette société qui nous divise, qui veut construire quelque chose de collectif et changer la société». A l’apéro du samedi soir, tout en se déhanchant derrière le bar, Benoît, 19 ans, confirme :«Il n’est possible de changer les choses de manière radicale qu’en passant par une organisation.» Avant de se volatiliser pour tenter d’obtenir une photo avec Pierre Laurent qui esquisse ses premiers pas sur la piste de danse. Le lendemain matin, les mines un peu fatiguées, les jeunes communistes seront tout de même fidèles au poste. Le thème de la conférence ? La politisation des jeunes.

Lire l’intégralité surLibération.fr

Camille Lainé ( secrétaire nationale des jeunes Communistes - MJCF) - photo Le parisien - Camille Lainé était de retour d'une mission de solidarité des communistes avec les Palestiniens

Camille Lainé ( secrétaire nationale des jeunes Communistes - MJCF) - photo Le parisien - Camille Lainé était de retour d'une mission de solidarité des communistes avec les Palestiniens

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 06:38
Invité par le PCF, le socialiste Gérard Filoche tape sur Hollande (Amélie Quentel, Libération)

Convié par les communistes, à Angers, pour débattre sur l’après-loi travail, l'ex-inspecteur du travail en a profité pour appeler à une primaire «de toute la gauche». Un discours qui a rencontré plus ou moins de succès.

A la cafétéria de l’université d’Angers, où se tient l'université d'été du PCF, il discute avec des militants communistes. Gérard Filoche, membre du PS et candidat déclaré à la primaire des 22 et 29 janvier souhaitée par le Conseil national socialiste, était invité le temps d’une conférence. Son thème : «Réussir l’acte II contre la loi travail.» Gérard Filoche, affilié à l’aile gauche du PS, est effaré qu’elle ait été adoptée : «Cette loi, c’est comme de l’acide sur nos droits. Hollande a cassé cent ans de code du travail.» Il espère toujours son retrait, «comme cela avait été le cas pour le CPE». Alors, à Angers, il est venu parler de la nouvelle journée de mobilisation contre la loi El-Khomri – le 15 septembre – mais aussi de la nécessité de «renverser ceux qui l’ont créée».

Comprendre : François Hollande et son gouvernement. Et, pour Gérard Filoche, le meilleur moyen d’empêcher que l'actuel président soit à nouveau candidat en 2017 est l’organisation «d’une primaire de toute la gauche, qui élirait un seul candidat, en décembre». Il fustige le choix fait par le PS d’une primaire de la «Belle Alliance populaire» (PS, PRG et écologistes progrouvernement), «primaire riquiqui qui profiterait à coup sûr à François Hollande, alors qu’une primaire de toute la gauche le ferait perdre». D'autant que, selon lui, «la présence de deux candidats de gauche aux élections présidentielles marquerait [leur] mort». Du coup, il ne désespère pas de rallier Pierre Laurent à sa cause : «Il a appelé au rassemblement de la gauche !» Et ne cesse, durant la conférence, de rappeler que «la gauche est plurielle, et qu’en s’unissant, elle peut virer d’une pichenette l’extrême droite de la gauche qui gouverne actuellement».

«Filoche show»

Dans l’amphithéâtre, ses interventions font réagir. Un militant communiste souffle avec humour à son voisin : «Il me ferait presque voter socialiste !» «En même temps, il est là pour ça», lui répond son ami. Une dame prend la parole, non sans ironie, pendant la séance de questions-réponses. «Monsieur Filoche, vous parlez d’une gauche unie, mais quelle gauche et pour quel contenu ?» Une militante acquiesce vigoureusement de la tête. A la sortie de la conférence, des adhérents PCF parlent d’un «Filoche show». Paul, membre de la section de Brest, n’est pas convaincu par cette idée d'une primaire de toute la gauche :«Impossible d’aller à une primaire qui incluerait l’exécutif en place. Pas après les cinq ans de régressions sociales qu’ils ont mis en place.» Mais qu'en pense le principal intéressé ? Malgré ses «nombreuses valeurs communes avec Gérard Filoche», Pierre Laurent l'assure : «Hollande, ce n'est pas la gauche. La convergence de nos forces ne se fera pas sous la forme d'une primaire avec lui.»

Amélie Quentel

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 06:15
Ce que cache... le vêtement !

Patrick Le Hyaric

Jeudi, 25 Août, 2016

Humanité Dimanche

« Une fois de plus, on désigne une religion comme « fauteuse de troubles », favorisant ainsi tous les amalgames, que l’on prétend vouloir combattre, avec les responsables des odieux attentats commis ces derniers mois. Le chômage et la précarité du travail, les dérèglements climatiques, les tensions guerrières ou la crise de la construction européenne deviennent des enjeux mineurs à côté du… vêtement porté par quelques dizaines de femmes. »

Tandis que la jeunesse multicolore de France, celle des cités comme celle des campagnes, s’illustrait à Rio, ici, un vêtement féminin de baignade agitait, sur tous les tons et toutes les ondes, la fin de l’été, dans le prolongement d’une longue séquence autour de la seule religion musulmane. Nouvelle illustration nauséabonde de ce qu’est devenu le débat politico-médiatique dans le pays qui fut celui des Lumières et de la Révolution, où la question du pouvoir a cessé d’être conçue comme un moyen de répondre aux attentes diversifiées de progrès d’une population pour devenir une fin qui, en soi, justifierait tous les moyens.

On ne peut comprendre cette effervescence sans se souvenir des propos du premier ministre, il y a plusieurs mois : « La campagne présidentielle se jouera sur la bataille culturelle et identitaire », avait-il expliqué. En cela, il rejoignait M. Sarkozy, qui ne cesse de monter l’échelle qui rapproche de l’extrême droite, comme en témoigne sa récente proposition de remise en cause du droit du sol. Sans doute qu’en soutenant les maires de droite auteurs des arrêtés municipaux anti-burkini, le chef du gouvernement ne voulait pas être distancé et apportait la caution du gouvernement de la France à ce qu’elle est capable de produire de pire alors que lesdits maires reconnaissaient, pour la plupart d’entre eux, qu’ils n’avaient rencontré aucune femme ainsi vêtue sur une plage de leur commune. C’est l’aveu que l’objet de leurs arrêtés était ailleurs, dans les bas-fonds du racolage politicien.

Une fois de plus, on désigne une religion comme « fauteuse de troubles », favorisant ainsi tous les amalgames, que l’on prétend vouloir combattre, avec les responsables des odieux attentats commis ces derniers mois. Le chômage et la précarité du travail, les dérèglements climatiques, les tensions guerrières ou la crise de la construction européenne deviennent des enjeux mineurs à côté du… vêtement porté par quelques dizaines de femmes

On est très loin de la nécessaire recherche de la plus grande efficacité possible pour sécuriser nos concitoyens et prévenir de nouveaux crimes de masse. Pire, en alimentant tout ce qui peut les diviser, on ne fait que rejoindre l’objectif poursuivi par Daech, qui rêve d’un pays au bord de l’explosion et qui redoute qu’il ne trouve les voies de son rassemblement et de sa cohésion. Il s’agit ici d’une opération de grande ampleur visant à diviser la société en occultant l’immense fracture entre ceux qui sont privés de travail, ceux qui en vivent difficilement et la minorité de ceux qui se gavent des dividendes. Déporter le débat politico-médiatique vers les enjeux dits « identitaires » est aussi dicté par le fait que les deux formations politiques qui se partagent le pouvoir depuis des décennies sont incapables de défendre leurs bilans respectifs sur les questions qui font la vie quotidienne de chacune et chacun d’entre nous. Incapables d’incarner un avenir meilleur et un autre sens à la marche de la société et de l’humanité.

Ces lumières braquées sur le burkini ou les mosquées permettent de maintenir dans l’ombre les urgences sociales. Celles du pouvoir d’achat, du coût de la rentrée scolaire et universitaire, de l’augmentation de la consultation chez le médecin, des inégalités salariales entre les hommes et les femmes. Sont ramenés au rang de faits divers les plans de réductions d’emplois, dont celui de SFR, les allongements du temps de travail chez Bouygues, le projet d’accord de compétitivité chez Renault, la dureté de la crise que subissent les éleveurs dans un assourdissant silence, les difficultés aggravées dans les quartiers populaires alors que les moyens financiers des collectivités locales sont de plus en plus amputés.

L’aggravation des conditions de vie des plus modestes, qui va de pair avec l’enrichissement des plus riches, devient pour les propagandistes du système un phénomène aussi naturel que la pluie et le beau temps. Ce serait dans l’ordre des choses. Aucune indignation ou presque n’accompagne la révélation que les cinq cents premières fortunes de notre pays possèdent un patrimoine supérieur au budget de l’État. Que les douze premières d’entre elles possèdent une fortune de 194 milliards d’euros, en progression de 28 milliards.

Montrer du doigt une petite partie de notre population aide à éviter de faire un bilan sérieux des cadeaux fiscaux et sociaux octroyés au grand patronat et de la ristourne de plus de 220 millions d’euros dont ont bénéficié les cinquante contribuables les plus riches grâce au bouclier fiscal.

Après les contre-feux sociétaux, voici le dérivatif de la question identitaire pour contourner celles de la justice sociale, de l’égalité, d’une nouvelle répartition des richesses et d’une nouvelle manière de les produire, et des enjeux de la démocratie.

On peut en dire autant de l’absence d’évaluation des choix présidentiels au Proche et au Moyen-Orient avec la fréquentation assidue des milliardaires des pays du Golfe et les ventes d’armes dont certaines finissent dans les mains des tueurs de Daech.

Aux victimes d’une société en crise, le burkini est brandi comme le paravent d’une forme d’impérialisme à l’extérieur de nos frontières et comme bouc émissaire commode pour protéger les adorateurs du veau d’or de l’argent roi. Ainsi s’établit un climat détestable et dangereux de division, avec une droite qui se radicalise, une extrême droite qui voit quotidiennement ses idées validées, jusque par une partie de la gauche. L’approche de l’élection présidentielle ne fait que démultiplier tous les phénomènes négatifs qui taraudent notre société au risque de la disloquer. Il y a bien urgence à faire cesser une dérive à l’œuvre depuis de longues années.

C’est en ce sens que nous avons proposé ici même la réunion d’une grande conférence pour faire vivre en actes les idéaux de la République.

En portant la diversité des aspirations populaires et des espoirs, en étant un vaste espace de rencontre, de culture et de débats libres, la Fête de l’Humanité se veut un événement marquant qui contribue à aller dans cette direction en donnant vie au rassemblement, à la solidarité, à la fraternité. Travailler à lui assurer un grand succès est donc une œuvre utile pour tous, par-delà ce qui nous différencie quant à nos origines et convictions. Utile pour défricher les voies nouvelles du redressement de notre pays et de l’émancipation humaine. Utile, parce qu’elle sera à l’image de ces jeunes qui ont fait retentir « la Marseillaise » à Rio.

Ce que cache… le vêtement !

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 06:11

Entretien réalisé par Aurélien Soucheyre

Mercredi, 24 Août, 2016

Humanite.fr

L’historien Alain Ruscio, spécialiste du colonialisme, considère que le candidat Nicolas Sarkozy renoue dans ses dernières propositions avec les « vieux démons de la droite d’avant 1944 ».

Avec ces dernières propositions identitaires, Nicolas Sarkozy rompt-il avec les fondamentaux de la République française ?

Alain Ruscio

Il y a eu plusieurs républiques en France. Elles n’ont pas toujours rimé avec démocratie. Il y a eu les répressions coloniales, les mises à l’index des minorités, la chasse aux italiens… Mais Sarkozy rompt avec le minimum républicain de la Ve République pour revenir aux vieux démons de la droite d’avant 1944, pour faire revenir à lui un électorat d’extrême droite, pour hystériser la question identitaire et une islamophobie rampante qui est en train de devenir une véritable maladie de la société française.

Selon l’ancien président de la République, l’Etat de droit est évolutif…

Alain Ruscio

Le droit est évolutif, oui. Mais une évolution peut constituer une progression comme une régression, et en l’occurrence il s’agit chez Sarkozy d’une régression. Il y a par exemple cinq millions de musulmans en France et une très importante communauté juive. Si le programme de Sarkozy était appliqué, avec la fin des repas scolaires de substitution, les enfants musulmans et juifs pourraient être amenés à ne plus manger avec leurs camarades et leurs copains de classe. Ils seraient exclus d’un temps scolaire, d’un temps de vie, au nom d’une laïcité fermée et dévoyée. C’est d’une violence inouïe. Tout cela ne vise qu’à agrandir la fracture de la société française, jusqu’à la rendre infranchissable.

Nicolas Sarkozy veut créer une cour de sûreté anti-terroriste comme celle mise en place par de Gaulle pendant la guerre d’Algérie contre l’OAS…

Alain Ruscio

Il s’agissait d’une justice d’exception, présidée par un fidèle du pouvoir en place, par un juge adhoc. La comparaison est très surprenante. D’une part, les enjeux sont différents. D’autre part, que Sarkozy regarde son entourage. Même si Patrick Buisson n’est plus là, il y a parmi ses fidèles des idéologues du retour à l’esprit colonial, de Eric Ciotti à Christian Estrosi. Il y a des nostalgiques, des exaltés de l’Algérie française et de l’OAS. Lionnel Luca, le maire de Villeneuve-Loubet (PACA), qui a pris un arrêté anti Burkini sur les plages de sa commune, avait été l’un des fers de lance de la loi sur les aspects positifs de la colonisation. Il y a là-dedans tout un magma identitaire nauséabond et empuanti.

Peut-on parler de dérive maurassienne ?

Alain Ruscio

Je ne sais pas si c’est une dérive à la Maurras ou à la Barrès, mais il y a derrière cette attaque contre le droit du sol et contre l’immigration cette vieille rengaine conservatrice selon laquelle la terre ne mentirait pas, comme l’avait repris Pétain. Ce discours défend qu’il y aurait une identité immuable et intemporelle, très fermée, et que ceux qui ne se coulent pas dedans sont en fait des « anti-France ».

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 06:08
L’appel de Pierre Laurent (PCF) à une candidature unique

OUEST France du 26 août 2016 : entretien avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Propos recueillis par Michel URVOY.

Le Parti communiste tient son université de rentrée à partir d'aujourd’hui à Angers. Dans cet entretien, Pierre Laurent lance un appel à une candidature unique de la gauche de la gauche. Pour lui, la dispersion est « la garantie de l’échec ».

Votre message de rentrée ?

Les Français attendent une humanité meilleure, une France qui se débarrasse de la crise, du chômage, de l’austérité. Le Parti communiste veut se concentrer sur des propositions qui ouvrent un avenir de paix, de solidarité et de fraternité. Nous voulons une France de l’égalité et, pour cela, nous avons besoin d’une République forte, d’une présence des services publics, sur tout le territoire. Enfin, il faut une mobilisation nationale contre chômage et, pour cela, contre la finance. Nous continuons de penser que la cause du chômage, c’est l’accumulation de la finance par quelques-uns.

Comment un parti qui compte peu de moyens peut-il peser ?

Le Parti communiste a des racines, dans ce pays. Il est implanté localement. Il est une des forces qui peut permettre à la gauche, malade après un quinquennat de François Hollande qui a brisé beaucoup d’espoirs, de se relever.

Pour peser, il faut des députés. Pour avoir des députés, il faut des alliés. Lesquels ?

Effectivement, avoir des députés sera une question très importante. Les lois de demain se voteront dans les assemblées. Nous pouvons en avoir si nous avons des propositions fortes, si nous tenons une parole de rassemblement. Nos candidats chercheront à être les candidats de la gauche.

Jean-Luc Mélenchon, allié ou rival ?

Il est un de nos alliés avec qui nous avons travaillé depuis 2012.

Et encore aujourd’hui ?

Nous avons besoin de poursuivre le travail entrepris. Mais nous avons besoin de l’élargir. De parler à des femmes et à des hommes disponibles dans toute la gauche.

Montebourg ? Hamon ?

Avec tous ceux qui ont compris qu’il faut maintenant ouvrir une nouvelle page après l’échec de François Hollande. Les communistes vont œuvrer à ce que les forces du Front de gauche retravaillent à un projet de rupture avec la logique libérale.

Chacun, dites-vous, pense être capable d’aller tout seul à la présidentielle. Face à cette certitude de perdre, quelle initiative vous, Pierre Laurent, vous pouvez prendre ?

Pierre Laurent, c’est celui qui va parler avec toutes les forces de gauche, va chercher à les faire converger. Avant Angers, je me rendrai à l’université des Verts à Lorient. Je resterai en dialogue avec les socialistes qui cherchent une voie nouvelle. Je parlerai avec tous les syndicalistes qui vont reprendre la mobilisation contre la loi Travail. Et j’espère pouvoir accueillir, à la fête de l’Humanité, l’ensemble de ces forces. Mon discours, à Angers, consistera à jeter les bases d’un pacte commun : démocratisation de la République, sortie de l’austérité et des logiques d’hyperconcurrence en Europe, la mobilisation de l’argent gâché au service de la création d’emplois, la transition écologique…

Vous appelez à une candidature unique autour de ces questions ?

Le scénario actuel confirme ma crainte d’une multiplication des candidatures qui serait la garantie de l’échec face à la menace de droite et d’extrême droite. Des millions de Français, singulièrement à gauche, s’inquiètent de cette perspective. Il faut construire une candidature la plus large et la plus forte possible. Plusieurs sont déclarées. Nous pouvons réduire cette dispersion en commençant par dire les grandes questions qui nous unissent.

Il n’est pas trop tard ?

Face au danger, face au Front national, face au discours très inquiétant de Nicolas Sarkozy, il ne sera jamais trop tard.

Vous excluez, vous-même, d’être candidat ?

Vous l’avez compris, il faut d’abord mettre fin à la dispersion. En revanche, je ne sais pas s’il faut un candidat, mais il faut en tout cas une voix forte du Parti communiste dans ce débat-là. Mais contrairement à d’autres qui estiment leur candidature incontournable, nous n’excluons aucune éventualité. Nous avons envie de nous mettre au service de processus de rassemblement. Ça veut dire parler haut et fort. Mais nous savons aussi être suffisamment humbles pour nous mettre au service de ce rassemblement.

Qu’est-ce qui l’empêche, les désaccords ou les ego ?

Un peu les deux ! La présidentielle est une mécanique infernale qui pousse chacun à croire à son destin personnel. Il faut qu’elle soit mise au service d’une démarche collective. Mais je crois qu’il y a aussi une sous-estimation du danger qui menace. Certains pensent pouvoir continuer à l’utiliser pour tirer leur épingle du jeu. C’est une grave erreur : la droite et le Front national prospèrent sur l’absence d’espoir.

C’est quoi être communiste dans un monde aussi ouvert, aussi brouillé et aussi individualiste ?

C’est croire, justement, que l’épanouissement individuel passe par le temps du commun, du partage. La logique de la concurrence des individus mène au désastre. À un moment où nous avons à résoudre le partage des richesses, l’avenir de la planète, la circulation des personnes, il faut le faire en commun. L’idée du commun, qui est à la racine du communisme, est une idée qui, dans la mondialisation, rencontre une très grande actualité.

Quand vous vous projetez à cinq ou dix ans, vous imaginez toujours un Parti communiste, ou une gauche recomposée ?

Probablement les deux. Le Parti communiste est en train de se renouveler, de se rajeunir. Tous ces jeunes viennent avec une envie très forte de transformer le monde dans un esprit d’ouverture. Il va jouer un rôle de plus en plus important dans les années qui viennent pour reconstruire une gauche tout à fait nouvelle.

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 06:07
Travailleurs détachés : Valls, la « menace », et l'audace

LA CHRONIQUE DE GÉRARD FILOCHE

L'HUMANITE DIMANCHE

Jeudi 4 août 2016

MANUEL VALLS « MENACE » DE « DÉNONCER » UNE SITUATION CONNUE DEPUIS BIEN LONGTEMPS, ET QUI CONCERNE ENVIRON 450 000 SALARIÉS EN FRANCE.

Ainsi en tant que premier ministre Manuel Valls a « menacé » l'Union européenne de ne « plus appliquer la directive concernant les travailleurs détachés » ! Quelle audace ! Quel crâne discours ! On pourrait donc ne pas appliquer des directives européennes ? Tiens donc ! En voilà une idée qu'elle est bonne ! Surtout quand elle ronge de façon scandaleuse les droits fondamentaux de tous les salariés concernés !

Car cette question- là monte en puissance depuis longtemps et concerne environ 450 000 salariés exploités sauvagement par des patrons français sur le territoire français en concurrence déloyale avec d’autres salariés, français ceux-là. Ce ne sont pas les salariés qu'il faut opposer entre eux, mais combattre le système patronal des libéraux de l'UE qui les spolie.

Les grands « majors » du bâtiment notamment, les Bouygues, Vinci, Eiffage, et compagnie se font des milliards en ne payant pas au tarif français les cotisations sociales de ces ouvriers importés de Hongrie, de Bulgarie, de Pologne, de Tchéquie... Ils sont censés les payer au tarif de leur pays d'origine...

Mais nul ne sait ce qu'il en est, vu que le montage des filières de sous-traitance crée d'opaques écrans contre toute tentative de contrôle des inspections du travail.

Ainsi le cynisme patronal fausse le droit de la concurrence et réalise le triple objectif de baisser le coût du travail, celui de la protection sociale et d'augmenter le taux de chômage.

Mais ça, on le sait depuis des années ! Est-ce suffisant de « menacer » de dénoncer ce système pourri ?

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 05:30

En suspendant l'arrêté «anti-burkini», le Conseil d'État défend le droit

26 AOÛT 2016 | PAR CARINE FOUTEAU

Selon le Conseil d'État, dans sa décision rendue le 26 août, l'arrêté « anti-burkini » pris à Villeneuve-Loubet porte une atteinte « grave et manifestement illégale »aux libertés fondamentales. Cette ordonnance est de nature à « apaiser » la situation, selon la LDH, alors que l'hystérie collective atteint son paroxysme.

Claire, nette et précise. L'ordonnance rendue ce vendredi 26 août (la lire ici) par le Conseil d’État suspend sans ambiguïté l’arrêté « anti-burkini » pris début août par le maire de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) à propos duquel il avait été saisi, selon une procédure d'urgence, par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Le Conseil annule ainsi l’ordonnance du tribunal administratif de Nice qui l’avait préalablement validé.

L’article de l’arrêté contesté déclarait que « l’accès à la baignade est interdit à toute personne ne disposant pas d’une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et du principe de laïcité et respectant les règles d’hygiène et de sécurité ». Lors de l’audience publique ayant eu lieu la veille au Conseil d'État, l’avocat de la mairie avait reconnu que, derrière ces termes flous, le texte ciblait les vêtements manifestant des signes de foi religieuse, et notamment le « burkini » – tenue que portent certaines femmes musulmanes, recouvrant le corps mais laissant apparaître le visage, les mains et les pieds.

Dans une ordonnance de six pages, les trois juges des référés statuant en formation collégiale ont conclu que l’arrêté du maire LR Lionnel Luca a porté une « atteinte grave et manifestement illégale » aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle. La situation d’urgence était par ailleurs caractérisée, estiment-ils, pour justifier leur décision.

Appelés à se prononcer en référé, les juges auraient pu être tentés de s’en tenir à une décision de pure forme. Il n’en a rien été. Ils assument, au contraire, la déconstruction rigoureuse de l’argumentaire inscrit non seulement dans l'arrêté de Villeneuve-Loubet, mais aussi dans la trentaine d’autres qui ont suivi. En se multipliant ces derniers jours, ces derniers ont entraîné des verbalisations sur les plages, y compris de femmes portant un simple foulard. Ils le font de manière astucieuse, en ne se fondant que sur l’équilibre entre la défense de l’ordre public et le respect des libertés fondamentales, sans avoir à entrer dans le détail des vêtements religieux susceptibles d’être concernés : il n’est question dans cette décision ni de « burkini », ni de voile, ni même de « signes religieux ». La laïcité est évoquée incidemment, et le Conseil ne se donne pas la peine de rappeler que la plage, comme les rues, sont considérées comme faisant partie de l’espace public et qu’à ce titre le principe de neutralité religieuse (qui concerne les institutions et les agents publics) ne s'y applique pas.

Avant d’entamer leur raisonnement juridique, les magistrats rappellent les limites du pouvoir de police administrative des élus municipaux. « Si le maire est chargé du maintien de l’ordre dans la commune, il doit concilier l’accomplissement de sa mission avec le respect des libertés garanties par les lois », écrivent-ils, précisant que les mesures de police se doivent, par conséquent, d’être « adaptées, nécessaires et proportionnées au regard des seules nécessités de l’ordre public, telles qu’elles découlent des circonstances de temps et de lieu, et compte tenu des exigences qu’impliquent le bon accès au rivage, la sécurité de la baignade ainsi que l’hygiène et la décence sur la plage ».

Lors de sa plaidoirie, l’avocat de la mairie Me François Pinatel avait insisté sur la remise en cause de l’ordre public constituée par ce type d’habits. Il avait, plus précisément, évoqué une « mesure de prévention ». À l’un des magistrats, qui lui avait demandé si des incidents avaient été constatés, il avait été obligé de répondre par la négative. Devant un juge, il faut apporter des preuves, avait en substance insisté pour la partie adverse Me Patrice Spinosi. C’est ce que confirme le Conseil d’État, conformément au droit : « Il ne résulte pas de l’instruction que des risques de trouble à l’ordre public aient résulté, sur les plages de la commune de Villeneuve-Loubet, de la tenue adoptée en vue de la baignade par certaines personnes. S’il a été fait état au cours de l’audience publique du port sur les plages de la commune de tenues de la nature de celles que l’article 4.3 de l’arrêté litigieux entend prohiber, aucun élément produit devant le juge des référés ne permet de retenir que de tels risques en auraient résulté. »

La commune, pour sa défense, avait insisté en rappelant le contexte particulier, géographique et politique, de Villeneuve-Loubet. « Les élections montrent qu’il y a dans cette région un climat de tension absolue (…). Les maires essaient d’apaiser en prenant des mesures préventives pour éviter que la situation ne dégénère », avait affirmé François Pinatel, après avoir rappelé la proximité de Nice, où a eu lieu l’attentat du 14-Juillet au cours duquel 86 personnes ont perdu la vie. Mais cet argument n’a pas été retenu par le Conseil d’État, qui rétorque que « l’émotion et les inquiétudes résultant des attentats terroristes, et notamment de celui commis à Nice le 14 juillet dernier, ne sauraient suffire à justifier légalement la mesure d’interdiction contestée ».

L’arrêté avait, par ailleurs, convoqué le principe de laïcité pour justifier l’interdiction. À l’audience, l’avocat de la ville avait lui-même jugé cette considération « maladroite ». Ce qui, là encore, lui a été confirmé. Pour prendre ses mesures, le maire ne peut s’appuyer que sur « les exigences qu’impliquent le bon accès au rivage, la sécurité de la baignade ainsi que l’hygiène et la décence sur la plage ». « Il n’appartient pas au maire de se fonder sur d’autres considérations », soulignent les juges, sous-entendant que le principe de laïcité n'a rien à faire là. Quant à l’hygiène et à la décence, l’avocat de la ville, en l'absence d'arguments, n’avait pas jugé utile d’expliquer en quoi ces notions auraient pu être remises en cause par les tenues prohibées.

Au moment où l’hystérie collective atteint son paroxysme, la décision du Conseil d’État répond à l’injonction de Patrice Spinosi, qui à l’audience avait appelé la plus haute juridiction administrative à « pacifier » et à « être la boussole » d’un pays qui « a perdu le sens de la mesure ». Cette décision de nature à « apaiser », selon lui, devrait faire jurisprudence pour l’ensemble de la Côte d’Azur et d'ailleurs, pourvu que des procédures soient enclenchées.

Il n’est toutefois pas certain que la polémique s’éteigne, tant certains responsables politiques pensent pouvoir tirer des bénéfices de la surenchère. Mais le pire a été évité : une décision inverse, voire ambiguë, aurait été catastrophique car elle aurait ouvert la voie à des interdictions discriminatoires généralisées, non seulement du « burkini », mais aussi du voile, partout dans l'espace public.

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 06:55
45 milliards d'euros, pour quoi faire?

La Chronique de Jean-Christophe LE DUIGOU (*)

L'HUMANITE DIMANCHE

Jeudi 4 août 2016

LE TAUX DE MARGE DES ENTREPRISES FAIT UN BOND, LES PROFITS S'ACCROISSENT DE 16 %... SANS QUE LA SITUATION DE L'EMPLOI NE S'AMÉLIORE.

L'année 2013, avec la mise en œuvre d'une politique économique qui, sous couvert de compétitivité, est essentiellement axée sur le soutien à la rentabilité des entreprises, aura été le tournant du quinquennat de François Hollande. Cette stratégie que l'on peut assimiler à une fusée à trois étages est désormais totalement déployée. L'heure est venue d'en faire un premier bilan.

Le premier étage de la fusée aura été le crédit d'impôt compétitivité emploi, le fameux CICE. Cette mesure s'analyse comme une subvention versée annuellement aux entreprises en fonction de leur masse salariale. Elle atteindra 24 milliards d'euros en 2017. À terme, cette somme devrait être convertie en une réduction pérenne de cotisations sociales. Le second étage est constitué du pacte de responsabilité.

Décidé en 2014, après une montée en charge par tranches successives, il devrait représenter environ 20 milliards d'allégements divers de cotisations de Sécurité sociale et de baisse d'impôts, notamment la réduction de la contribution sociale de solidarité des sociétés, la C3S. Le troisième étage consiste en une mesure de suramortissement de 40 % des investissements des entreprises dont l'effet fiscal se répartit sur l'ensemble de la vie du bien correspondant. L'objectif est atteint. Les comptes des entreprises s'améliorent, comme en attestent les chiffres publiés par l'INSEE en ce mois de juillet. La valeur ajoutée des entreprises s'accroît de 2,3 % dès 2015. Encore que cette augmentation ait plus à voir avec la baisse du prix du pétrole et des matières premières ! Le taux de marge des entreprises, quant à lui, fait un bond à 31,4 %. Résultat : les profits s'accroissent de 16 %. Tout cela sans que la situation de l'emploi ne s'améliore vraiment et sans que la France ne rattrape les pertes de part de marché enregistrées depuis 10 ans.

Une récente note du service des études du Crédit agricole, qui ne dissimule pas ces contradictions, donne la clé pour comprendre une stratégie toujours axée sur « la réduction du coût du travail » : « Ces mesures permettent d'ores et déjà de redresser les marges et les profits des entreprises en contrôlant mieux l'évolution du coût unitaire du travail. »

Le million d'emplois promis par Pierre Gattaz apparaît bien a posteriori comme un leurre. Un leurre malheureusement prévisible faute de débouchés suffisants pour la production. Pourquoi les entreprises auraient-elles embauché, alors que l'austérité demeurait l'alpha et l'oméga des politiques économiques ? Le minimum aurait été de conditionner l'aide publique à la création d'emplois de qualité. Mais chacun se souvient combien cette idée simple a été combattue, l'exécutif préférant les déclarations d'amour quelque peu naïves envers l'entreprise.

La seconde critique a trait au ciblage des mesures. L'État dépensera en fin de compte 45 milliards par an d'aides, soit 2 points de PIB, pour apporter seulement 9 milliards à l'industrie qui, sans aucun doute, est en difficulté. Nous sommes pourtant à un moment crucial. L'année 2015 a vu la prise de contrôle par des firmes étrangères de Lafarge, Alcatel-Lucent et de l'essentiel d'Alstom. Demain, cela risque d'être le cas pour Areva. Tous des fleurons de l'industrie nationale semblent en difficulté. Des menaces graves pèsent sur nombre de filières. Il y aurait autre chose à faire avec 45 milliards. La situation de l'industrie méritait mieux que cette politique de gribouille.

(*) Économiste et syndicaliste.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 13:00
Angers: l'université d'été du PCF débute vendredi (Ouest-France, 23 août)

Angers. L'université du Parti communiste débute vendredi

Il y aura des ateliers, des conférences, des débats… Pendant trois jours, les 26, 27 et 28 août 2016, adhérents et élus du Parti communiste se retrouvent dans les locaux de l'université de lettres Belle-Beille d'Angers à l'occasion de l'université d'été du PCF. Les amphithéâtres et les salles de classe accueilleront les conférences. Les participants seront logés dans les chambres universitaires.Environ 800 adhérents, responsables et élus du PCF sont attendus à partir du vendredi 26 août et jusqu'au dimanche à l'université d'été du Parti communiste français. Ils se retrouveront à l'université d'Angers de Belle-Beille.

"Ce sera l'occasion d'écouter des intervenants sur la biodiversité, les maladies chroniques ou encore féminisme et émancipation humaine, indique Alain Pagano, secrétaire départemental du PCF en Maine-et-Loire. D'autres interventions seront plus politiques, comme celles sur les défis du syndicalisme, les façons de mener une campagne électorale, la France peut-elle changer l'Europe ou encore le parti communiste face au défi de l'implantation à l'entreprise…"

Cours de gym

Samedi 27 août, à midi, l'allocution de rentrée du secrétaire national, Pierre Laurent, devrait porter sur l'élection présidentielle de 2017. "Il devrait envoyer un message de rassemblement à gauche, pense Alain Pagano. Un rassemblement qui va de pair avec notre projet qui allie le sens du partage, de la solidarité et de l'entraide."

Pour se détendre, les participants à l'université d'été pourront assister à des cours de gymnastique, chaque matin à 8 h.

Programme complet sur : http://universite-ete.pcf.fr/

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 12:36

Rennes 24 Septembre 2016 en Marche pour la Paix !

RDV Esplanade Charles De Gaulle (métro)

Déroulement 12H - 13H - pique nique - stands - musique - visite expo ‘Quartiers en Paix’

13H-14H45 - rencontre avec des auteurs et des personalités (invitations en cours : Bernard Thibault (auteur de ‘La prochaine guerre mondiale sera sociale’, Paul Quiles (auteur de ‘Arrêter la bombe’), Hawa Deme (participante aux travaux préparant la résolution des Nations Unies sur la jeunesse et la paix), Roland Gori (‘Appel des appels’) ...

15H - MARCHE POUR LA PAIX - avec sonneurs bretons ... et expressions des mouvements de paix (GB, Allemagne, Italie, Afrique, Grèce)

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