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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 07:45
Alexis Tsipras

Alexis Tsipras

Cet article de Michel Bonnard renvoie assez largement aux analyses de Philippe Menut dans le film "La Tourmente grecque, chronique d'un coup d'Etat".

Cela peut être discuté mais c'est un point de vue intéressant qui remet un certain nombre de repères en place.

Que nous apporte l’expérience de Syriza ?

dimanche 14 février 2016

La victoire de Syriza, le 25 janvier 2015, a apporté un grand espoir au peuple grec et à la gauche européenne antilibérale. Aujourd’hui, son échec amène déception et sentiment d’impuissance.

Revenons sur l’expérience de Syriza afin de dépasser ce revers et préparer un autre avenir en Europe. Pour cela il faut clarifier les relations et les contradictions qui ont existé, d’une part, entre le mouvement populaire, Syriza et le gouvernement Syriza-ANEL et, d’autre part, entre l’opposition féroce de l’Union européenne et le mouvement populaire, Syriza et le gouvernement Syriza-ANEL. Enfin, il est nécessaire de souligner les raisons qui ont mené à cet échec.
Relations entre le mouvement populaire, Syriza et le gouvernement

Le mouvement populaire a permis l’arrivée au pouvoir de Syriza. Les formations regroupées dans Syriza obtenaient 4,6% en 2009. Confronté à la politique d’austérité imposée par la troïka (1), le mouvement populaire a atteint sa puissance maximale entre 2010 et 2012. Pendant cette période, Syriza était totalement impliqué dans les luttes. Constitué en parti, il obtenait 16,8% aux législatives en mai 2012 et 26,9% en juin de la même année. Moins active, la mobilisation populaire s’est poursuivie jusqu’à la fin 2014.

Le 25 janvier 2015, Syriza arrivait au pouvoir, avec 36,3%, en s’alliant avec ANEL (2).

Dès le 4 février, la Banque Centrale Européenne refusait les titres grecs comme garantie pour le refinancement des banques. Le 5 février à Athènes, une manifestation spontanée apportait son soutien au gouvernement. Les 11 et 15 février, les manifestations de soutien se multipliaient.

Convaincu de pouvoir négocier avec l’Eurogroupe mais confronté à une opposition féroce des créanciers, le gouvernement Syriza acceptait les conditions de la troïka le 20 février pour participer à un nouveau cycle de négociations.

Le Comité central de Syriza s’opposa à 41% à ce premier “accord”, des députés de Syriza, dont Zoé Konstantopoulou, présidente du Parlement, des ministres, dont Panagiotis Lafazanis, des personnalités comme Manolis Glezos, s’y opposèrent également. C’est pourquoi le texte ne fut pas présenté au Parlement.

Après le 20 février, la mobilisation est retombée et la population restera suspendue au feuilleton des négociations prévues pour durer quatre mois. Un groupe extrêmement restreint au gouvernement les mène alors, sans l’appui d’une nouvelle mobilisation et sans débat public.

Durant cette période, le Comité central ne sera pas non plus impliqué dans les négociations.

Pourtant, pendant ce temps, les débats concernant la question de la dette, des rapports avec l’Eurogroupe et la troïka occupaient Syriza. Pour autant, la crainte de ne pas conserver le soutien populaire sorti des sondages (7 sur 10 Grecs faisaient confiance à Syriza) en suscitant un débat public sur cette question a bâillonné le parti dans son ensemble.

La Plateforme de gauche, à l’intérieur de Syriza, favorable à une cessation de paiement (actée dans le programme de Thessalonique) et à une sortie de l’euro n’impulsait pas plus un mouvement populaire, qui aurait pu peser sur le gouvernement et sur les négociations.

Fin juin, les conditions exigées par les créanciers amenèrent Tsipras, le 27 juin, à poser la question de refuser les nouvelles exigences des créanciers par un référendum fixé au 5 juillet.

Les Grecs se mobilisèrent, débattirent, participèrent entre-autres à une manifestation énorme à Athènes le 3 juillet et le NON (OXI) recueillit 62,1% (70% dans les quartiers populaires et 85% chez les jeunes).

Le soir même, en totale contradiction avec les résultats du référendum et avec son appel à voter NON, Tsipras décidait de capituler et de reprendre les négociations. Elles allaient le mener à accepter, le 13 juillet, un “accord” irréalisable et catastrophique pour le peuple.

Yanis Varoufakis démissionna le 6 juillet au moment où Tsipras faisait volte-face. Majoritairement, le Comité central s’opposa à ce nouvel “accord”. Plus d’une trentaine de députés de Syriza voteront contre. Plusieurs ministres démissionnèrent à la suite ou étaient démissionnés et les rangs de Syriza se vidèrent. La population fut sidérée et la mobilisation populaire contre ce coup de force ne fut pas à la hauteur. Le diktat des créanciers fut alors ratifié au Parlement grâce au soutien de Nouvelle démocratie, du PASOK, de Dimar et de To Potami, l’opposition au gouvernement Syriza-ANEL.

Dans le parti, la lutte fut vive. La Plateforme de gauche décida de rester dans Syriza et demanda la tenue d’un congrès avant le vote des “accords” par le Parlement. Tsipras réussit à repousser le congrès aux calendes grecques…

Les “accords” définitivement votés le 19 août, Tsipras démissionna le 20, entraînant la dissolution du Parlement et la tenue de nouvelles élections législatives le 20 septembre. Sachant qu’elle n’aurait pas l’investiture du parti, la Plateforme de gauche sortit de Syriza et forma l’Unité populaire.

La campagne intéressa peu la population qui s’abstiendra massivement (44%). Syriza perdit des sièges, mais renoua son alliance avec ANEL et garda la majorité. Avec 2,8%, Unité populaire n’obtint aucun siège.

Relations entre les créanciers et les Grecs

La Commission européenne, le Fonds Monétaire International, l’Eurogroupe, la BCE, les gouvernements européens, les médias grecs et la plupart des médias européens attaquèrent violemment Syriza dès l’annonce des élections du 25 janvier. Junker résuma leur option commune par cette formule : “Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens”. Leur position ne variera pas : la Grèce devait payer !

La population grecque était alors majoritairement attachée à rester dans la zone euro et dans l’Union européenne. Syriza était partagé sur cette question, mais opta pour rester à tout prix dans l’euro. La Plateforme de gauche était pour un affrontement avec les créanciers, quitte à provoquer une rupture. Représentée par Yannis Dragasakis (vice Premier ministre) et Georges Stathakis (ministre de l’Économie), la droite de Syriza était favorable à un aménagement des mémorandums. Alexis Tsipras voulait réaliser au mieux le programme de Thessalonique en menant une négociation qui excluait toute rupture.

Yanis Varoufakis, chargé de mener les négociations, se heurta avec les créanciers. Il posa le débat sur l’avenir de la Grèce, sur la pertinence de rompre avec l’austérité. L’Eurogroupe n’entendit pas entrer dans ce débat et resta calé sur son programme de “réformes” à faire avaler aux Grecs. Un dialogue de sourds s’instaura pendant que la BCE mettait la pression sur le refinancement des banques grecques. À la veille du 20 février, Tsipras remplaça Varoufakis par Euclide Tsakalotos pour finaliser le premier “accord”. Celui-ci acta que la Grèce devait payer ses dettes, que le gouvernement ne pouvait pas prendre de mesures unilatérales et qu’il acceptait le contrôle des institutions, etc. Enfin, “l’aide”(3) apportée par les institutions serait conditionnée à des réformes négociées avec (imposées par) les créanciers.

Les mobilisations populaires faiblissent après le 20 février, la population faisant confiance à la pugnacité dont se prévalait le gouvernement.

Le 4 avril, la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque était mise en place par Zoé Konstantopoulou et coordonnée par Éric Toussaint. Le 18 juin, cette Commission rendait ses travaux et sa conclusion était d’arrêter de payer une dette qualifiée d’illégitime, d’illégale, d’odieuse et d’insoutenable.

N’ayant pas de moyens de pression et talonnés par la baisse des liquidités, les négociateurs grecs reculaient et franchissaient des “lignes rouges”. Les aides aux plus pauvres, l’allègement des impôts injustes, le relèvement du seuil de non-imposition, le refus des privatisations, l’augmentation du salaire minimum, etc. : tout cela était abandonné. Fin juin, les exigences apparaissaient inacceptables : augmentation de la TVA, privatisation de l’électricité, nouvelles coupes dans les retraites, etc. Tsipras remplaça de nouveau Varoufakis. Ne réussissant pas à faire reculer les créanciers, le 27 juin, il décidait d’appeler au référendum du 5 juillet.

Tout a été tenté pour que les électeurs comprennent le risque de Grexit si le NON (OXI) était majoritaire. La BCE coupa les liquidités aux banques qui fermaient le 29 juin. Les médias se déchaînaient contre le référendum. L’Eurogroupe, la Commission européenne appelaient à voter OUI (NAI) et Schäuble menaçait la Grèce d’être exclue de la zone euro en cas de victoire du NON.

Durant cette semaine-là, la mobilisation était de nouveau très importante et le NON l’emporta le 5 juillet.

Tsipras espérait-il un OUI qui le dédouanerait pour accepter le troisième mémorandum ? Toujours est-il qu’il décida de jeter l’éponge, de capituler.

Yanis Varoufakis ne réussit pas à le convaincre d’appliquer un plan B (4) consistant à arrêter de payer la dette, de mettre en place une monnaie électronique parallèle, de nationaliser les banques, etc. Cela se serait joué à trois contre deux ! Varoufakis démissionna le 6 juillet.

La décision de Tsipras était une aubaine inespérée pour les créanciers qui, alors, multiplièrent et durcirent leurs exigences.

L’accord du 13 juillet (5) affirme, par exemple : “Le sommet de la zone euro souligne que l’on ne peut pas opérer de décote nominale sur la dette” ; “Les autorités grecques réaffirment leur attachement sans équivoque au respect de leurs obligations financières vis-à-vis de l’ensemble de leurs créanciers intégralement et en temps voulu” ; “Le gouvernement doit consulter les institutions et convenir avec elles de tout projet législatif dans les domaines concernés dans un délai approprié avant de la soumettre à la consultation publique ou au Parlement”.

Suit un catalogue de mesures de libéralisation, d’augmentation des taxes, de diminution des retraites (6), de “réformes” du code du travail, de privatisations, etc.

Depuis, face au quartet (7), le gouvernement grec recule à chaque étape : il a taxé les retraites en octobre, il a bradé les banques acquises par des fonds vautour en novembre, il a retiré son projet d’aide aux plus démunis en décembre, il a accepté les expulsions de la résidence principale, etc.

La vie des Grecs sera de plus en plus insupportable : se libérer du carcan de l’austérité et de la mise sous tutelle ne manquera pas de se poser de nouveau.

Quelles sont les raisons de cet échec ?

Le rapport des forces entre le gouvernement grec et les institutions était et est toujours aussi défavorable aux Grecs. Le programme de Thessalonique n’était ni plus ni moins qu’un programme d’aide aux plus démunis, un programme de relance économique, de lutte contre le chômage dans le cadre d’un rétablissement du fonctionnement institutionnel et démocratique du système politique. Les gouvernements européens, la troïka, l’Eurogroupe ont marqué dès le départ leur opposition farouche à la souveraineté du gouvernement grec et à l’aspiration du peuple à une vie décente.

La stratégie du gouvernement grec était de négocier avec les créanciers la restructuration de la dette et/ou la mise en place d’un moratoire permettant au pays de se redresser. Cela ne pouvait pas aboutir en l’absence d’un rapport de force favorable. Pour les raisons déjà avancées, refuser tout compromis défavorable avait été exclu dès le départ par Tsipras et ses proches.

La menace d’un Grexit voulu par l’Eurogroupe n’aurait pas dû être prise au pied de la lettre. L’hypothèse d’une sortie de l’euro pour la Grèce aurait posé un problème politique majeur à l’Eurogroupe. En effet, le 16 septembre 2015, le vice-président de la BCE, Vítor Constâncio, a affirmé que la menace d’expulsion de la Grèce de la zone euro “n’a jamais été lancée pour de vrai parce que ce ne serait pas légal”. Préparée politiquement et techniquement, la perspective d’une possible rupture dans les négociations aurait peut-être rebattu les cartes.

Les mobilisations populaires en Europe ont été extrêmement faibles et les gouvernements, sociaux-démocrates comme de droite, se sont tous dressés contre les demandes grecques. Notre responsabilité est immense de ce point de vue.

L’espoir que les Grecs avaient mis dans Syriza ne s’est pas mué en action collective de transformations sociales. Pour cela, il leur aurait fallu affronter à la fois les intérêts des puissants à l’intérieur de la Grèce et les créanciers à l’extérieur. Ni le mouvement populaire fatigué par cinq années de luttes et de privations, ni Syriza pas préparé à un affrontement de classe, ni le gouvernement bercé d’illusions derrière ses bonnes intentions ne l’ont envisagé. La gauche de Syriza en connaissait l’incontournable nécessité, mais n’a pas réussi à pallier les faiblesses manifestes des uns et des autres.

Pour ouvrir le débat

Les mobilisations populaires ne se décrètent pas, mais elles peuvent se convertir en intelligence collective, en force sociale qui, prenant conscience de sa puissance, ébranle la domination qu’elle subit. Dans ces périodes, il est possible de mettre au pouvoir des partis progressistes reconnus. Cela ne garantit pas qu’une fois installé le gouvernement ait les capacités de mettre en œuvre ce qu’il a programmé. Encore faut-il que les mobilisations entrent en résonance avec l’action de ce gouvernement afin que ce dernier aille au bout de ce que les luttes entendent atteindre. Or le temps politique et le temps des mobilisations n’est pas le même. Dans le cas grec, le temps politique a été extrêmement court et le mouvement de mobilisation, à ce moment-là, reprenait son souffle.

Cela pose, pour commencer, le problème de la lutte idéologique contre le sentiment de fatalité qui est actuellement dominant (TINA) (8). Cela pose ensuite celui de l’organisation et celui des propositions dont peuvent se doter les partis qui ont des perspectives émancipatrices.

L’expérience grecque place au premier plan la question européenne. L’Union européenne, les traités européens, la monnaie unique, les institutions sont des instruments de domination au profit du capital financier. Ce n’est en aucun cas une avancée inachevée vers un monde meilleur.

Vouloir de la démocratie et de la protection sociale là où ces biens précieux sont en continuels reculs est légitime. En Europe, s’affranchir du carcan des traités européens, de la monnaie unique ne peut pas se négocier, sinon dans un rapport de force tout à fait exceptionnel.

Il ne peut y avoir de souveraineté populaire ni sous la Ve République, ni dans l’Union européenne. Une rupture est indispensable.

Michel Bonnard, 13 janvier 2016

(1) La troïka : la Commission européenne, la BCE et le FMI.

(2) ANEL : “Les Grecs indépendants”, parti de droite souverainiste issu de Nouvelle démocratie.

(3) Les milliards “d’aide” à la Grèce sont partagés comme suit : 8% pour l’État grec, le reste retourne aux créanciers dont 77% aux banques. Voir le rapport de la commission pour la vérité sur la dette grecque : http://cadtm.org/Synthese-du-rapport-de-la

(4) Le petit groupe qui a réfléchi à ce plan B autour de Varoufakis a travaillé dans le secret. James Galbraith en a fait partie. Il s’en explique : http://cadtm.org/L-economiste-James-Galbraith

(5) http://www.politis.fr/Voici-le-texte-de-l-accord-UE,31897.html

(6) Pour les retraites : - 40% entre 2010 et 2015 ; de – 4% à- 6% en novembre 2015 ; - 15% pour les retraites moyennes (750 €), - 30% pour les retraites au-dessus de 2 000 € : ceci dans le plan présenté par le gouvernement à l’Eurogroupe le 5 janvier 2016 et qui peut être retoqué. Voir l’article de Romaric Godin : http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-gouvernement-presente-sa-reforme-des-retraites-540424.html

(7) Le quartet : la Commission européenne, la BCE, le FMI et le Mécanisme Européen de Stabilité

(8) TINA : “There is no alternative”.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 06:45

En 2012, l'engagement 26 de François Hollande visait à encadrer les rémunérations via un écart de 1 à 20 en entreprise. Il semble avoir été complètement jeté aux oubliettes. Cette semaine, ce sont les parlementaires du Front de Gauche, à l'image du député PCF Gaby Charroux, qui ont déposé une proposition de loi visant à ce que la plus haute rémunération dans une entreprise ne puisse pas être 20 fois supérieure à la plus basse. De quoi changer la donne alors que l'échelle maximale est actuellement de 1 à 860 en France. Pourtant, la majorité PS a choisi de repousser cette proposition. Elle a même rejeté d'un rien, lors d'un vote à 18 voix contre 17 pour, un amendement communiste qui invitait à établir un écart de 1 à 100, conformément à l'appel publié dans Libération par 40 personnalités.

Que la rémunération totale des PDG du CAC 40 (pour une moyenne de 4 millions d'euros de gains chacun) augmente de 6% en 2014 (selon la société Proxinvest) quand le SMIC lui ne progresse que de 1,1% dans le même temps n'a pas semblé émouvoir le gouvernement.

Dans les années 1960, les écarts de revenus étaient en moyenne de 1 à 10 ou de 1 à 15 entre les patrons des grosses entreprises et les salariés, aujourd'hui, ils sont en moyenne de l'ordre de 1 à 50 ou de 1 à 100.

Pas sûr que soumettre la rémunération des patrons au vote des actionnaires qui sont eux-mêmes souvent de gros richards dans la complaisance avec leurs confrères change grand chose à l'affaire.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 06:38
L'incarcération: nouvelle politique pénale anti-manifestants (reportage de Médiapart à Rennes où sévit un vice-président du tribunal partisan du tout répressif contre la contestation sociale)

L’incarcération, nouvelle politique pénale anti-manifestants

10 JUIN 2016 | PAR KARL LASKE

À Rennes, le vice-président du tribunal Nicolas Léger fait tomber les peines de prison ferme sur les militants. Il vient d'en envoyer quatre en prison : des jeunes, sans casier, venus poser des autocollants sur les tables de la terrasse de la sandwicherie Bagelstein de Rennes.

police n’est donc pas la seule à n’avoir reçu aucune consigne de retenue. Les juges non plus. À Rennes, le vice-président du tribunal Nicolas Léger, et président de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS), réputé pour être « le plus répressif » de« tout le grand Ouest », a condamné à des peines de prison ferme, fin mai, quatre étudiants sans casier venus poser des autocollants sur les tables de la terrasse de la sandwicherie Bagelstein de Rennes, en réaction à ses publicités sexistes et homophobes. L’initiative s’était terminée en bagarre entre le patron et l’un des militants, mais – en principe – pas de quoi faire partir les quatre jeunes à la maison d’arrêt. La stratégie de tension des autorités face aux opposants de la loi sur le travail se propage, comme une onde de choc, jusqu’aux palais de justice, où s’improvise apparemment une nouvelle politique pénale.

À Rennes, vingt jeunes militants mis en examen pour « association de malfaiteurs » à la suite d’une action dans le métro ont évité de peu la détention provisoire réclamée par le procureur de la République Nicolas Jacquet. Dix-huit d’entre eux ont l’interdiction de manifester. À Lille, un jeune militant de la CGT, Antoine C., interpellé lors d’une manifestation le 17 mai, est resté trois semaines en détention provisoire pour s’être seulement débattu lors de son interpellation. Jeudi, malgré les témoignages et les vidéos – lire ici –, il a été condamné à dix mois de prison avec sursis et deux ans d'interdiction de manifester ! Le parquet avait requis deux mois de prison ferme contre lui.

Le sort des quatre jeunes incarcérés à Rennes dans l’affaire du Bagelstein continue d’inquiéter. « Le caractère absolument disproportionné de la peine laisse sans voix, ont fait savoir jeudi des enseignants-chercheurs et personnels administratifs de l’UFR de philosophie de l’université de Rennes 1 dans un texte de soutien à Quentin, l’un des quatre étudiants. Quentin L. n’a ni porté de coup ni dégradé quoi que ce soit. Son casier judiciaire était vierge. Présenté comme un “activiste” par la presse, on ne lui connaît pourtant aucune affiliation à quelque groupe politique que ce soit. » Les professeurs témoignent « d’un étudiant sérieux, investi, doux, très apprécié de ses camarades, à mille lieues de la caricature d’agitateur violent que pourrait suggérer la qualification pénale des faits (“violence en réunion dans le cadre d’une manifestation”) ».

Le père de Martin est lui aussi « tombé de sa chaise comme les autres parents » : « Je connais le garçon… Il n’y a pas plus pacifiste, même s’il a des convictions. » « Je suis inquiet, poursuit-il. Je suis indigné, J’ai l’impression d’être dans un pays totalitaire. Mettre en prison des jeunes parce qu’ils sont allés discuter avec un commerçant excité des publicités de son restaurant… Ils ont mis en prison des jeunes qu’ils ne connaissent pas. Je suis assez fier du sujet que défendaient Martin et ces jeunes contre ces propos discriminants, et insultants. Je les félicite. Malheureusement, la justice n’a pas la même approche. »

Le 26 mai, les jeunes entrent sur la terrasse de la sandwicherie dans l’intention de coller des autocollants sur les tables, et de lire à haute voix les slogans de l’entreprise. Un collectif féministe de Rennes 2 avait déjà dénoncé ces publicités de la chaîne Bagelstein : « Il existe trois catégories de femmes : les putes, les salopes, et les emmerdeuses », « J’en ai marre de ces gays-là »,« L’amour, c’est sportif surtout quand y en a un qui n’est pas d’accord »… Les jeunes sont interrompus par la fille du patron, puis par le patron lui-même. « Mon père a saisi le bras du plus virulent d’entre eux pour le faire sortir de la terrasse », a rapporté la jeune femme aux policiers. Une bagarre commence, un coup de poing part. « Mon père le maintenait par le col pour éviter de recevoir d’autres coups, poursuit-elle. Ils ont fait tomber toutes les tables en se débattant, et ils ont fini au sol. » Les policiers de la BAC arrivent. Pour faire bonne mesure, ils font s’aligner les étudiants contre le mur, armes pointées sur eux. Le gérant du restaurant, Patrick Q., questionné à son tour, explique que « tout s’est passé très vite ». « Nous sommes intervenus à temps, déclare-t-il, et ils n’ont pas eu le temps de coller leurs autocollants. » Il se dit incapable « d’établir le rôle précis » des autres jeunes. « Je ne pense pas avoir reçu de coups de leur part, reconnaît-il. Ils ont essayé d’intervenir pour libérer leur camarade. »

L’échange de coups a valu au gérant de la sandwicherie une ITT de deux jours… Le tribunal présidé par Nicolas Léger a condamné Quentin et Raphaël à un mois de prison ferme, Martin à deux mois, et Amaël à trois de prison ferme. Aucun d’entre eux n’avait de casier judiciaire. Tous ont fait appel, mais compte tenu de l’agenda de la cour d’appel, il faudra quelques mois avant qu’ils ne soient audiencés. Tous ont fait des demandes de remise de liberté, mais il faudra attendre jusqu’au 9 août pour qu’elles soient examinées. Quentin et Raphaël auront purgé leur peine, le 27 juin, Martin le 27 juillet. Les familles viennent seulement d’obtenir un premier parloir pour la semaine prochaine.

« Ça s’appelle faire des exemples », commente une avocate. Lors de la visite de Bernard Cazeneuve, le 15 mai, la maire de Rennes Nathalie Appéré avait enjoint à l’État de« prendre ses responsabilités » face aux dégradations commises dans le centre-ville, l’avant-veille, jour de l’expulsion des opposants à la loi sur le travail de la salle de la cité.« Il y aura d’autres convocations devant les tribunaux. Je le dis, ici à Rennes la fermeté sera totale », avait déclaré le ministre de l’intérieur. « La police et la justice mettent de l’huile sur le feu, estime le père de Martin. Ils veulent rassurer le centre-ville, mais l’effet obtenu est inverse : il y a une pétition qui a recueilli des milliers de signatures en faveur des jeunes, les manifestations se poursuivent… On ne fait qu’alimenter la tension de ces jeunes adultes. À chaque fois, on leur met la tête sous l’eau avec des décisions iniques. Ils n’ont plus du tout confiance. »

Pour le père de l’étudiant, cette politique de maintien de l’ordre « risque de faire basculer une partie de ces jeunes contre l’ordre républicain ». « Je me pose des questions sur la sortie de prison de mon fils, et sur le regard qu’il aura sur la société, conclut-il. Ça ne m’étonne pas que des jeunes se radicalisent dans ce contexte-là. »

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 06:13

Syrie: 5 ans de combats, 5 ans de massacres le témoignage...

Entretien avec Pierre Barbancey, grand reporter au quotidien
« L’Humanité ».Syrie, 5 ans de combats... 5 Ans de massacres. Notre invité revient d'un nouveau séjour en Syrie ( TV 5 MONDE).

https://youtu.be/A2fokfX5XdE

(Pierre Barbancey défend depuis le début du conflit un point de vue qui met en avant le danger islamiste en Syrie et les visées stratégiques des pays arabes conservateurs alliés des Etats-Unis sans focaliser sur la criminalité intrinsèque d'une ampleur stupéfiante du régime de Bachar-al-Assad.

Un point de vue intéressant du point de vue de la géostratégie du Proche-Orient mais contestable sur un plan politique et moral qui, selon moi, ne fait pas justice à la réalité de l'insurrection populaire laïque et démocratique de départ contre la tyrannie de Bachar-al-Assad, qui n'est soutenue que par 20% de la population syrienne environ et qui fait une guerre à base de crimes contre les civils et l'humanité aux Syriens des territoires libérés de l'emprise du dictateur, même si depuis la rébellion s'est faite en grande partie phagocytée depuis 2012-2013 par les islamistes de différentes tendances soutenus de l'étranger.

Ismaël Dupont )

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 14:06

Marwan Barghouti, citoyen d'honneur de Stains : Soutien à Azzedine Taibi (PCF)

En 2009, le conseil municipal de Stains (93) a élevé Marwan Barghouti au rang de citoyen d’honneur de la ville et installé au fronton de l’hôtel-de-ville une banderole pour demander sa libération.

Stains fait partie du réseau des villes et collectivités pour la libération de Marwan Barghouti comme vingt-deux autres municipalités dont les maires s’apprêtent d'ailleurs à lui rendre une visite de solidarité en ce mois de juin.

Soutenir Marwan Barghouti, c'est soutenir la paix.

Partisan d’une solution politique basée sur le respect du droit international avec la création d'un État palestinien aux côtés de l’État israélien, il est détenu illégalement dans les geôles israéliennes depuis 2002. Marwan Barghouti, député et président du groupe d’amitié Palestine-France au parlement palestinien n'est pas plus terroriste que ne l'était Nelson Mandela. D'ailleurs, une campagne internationale pour sa libération et celle de tous les prisonniers politiques palestiniens a été lancée depuis Robben Island et a recueilli de nombreux soutiens au-dessus de tout soupçon : huit prix Nobel, dont Jimmy Carter et Desmond Tutu, et de prestigieuses personnalités parmi lesquelles le regretté Stéphane Hessel, Michel Rocard, Jack Ralite, Christian Sautter, Guy Bedos, Rony Brauman, Gisèle Halimi, Eva Joly, ou encore Pierre Tartakowski, alors président de la Ligue des droits de l’Homme et Jean Ziegler, membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies.

Récemment, des parlementaires britanniques ont demandé au parlement israélien la libération de Marwan Barghouti ; cette demande a été reprise par l'Egypte. Le prix Nobel de la paix argentin, Adolfo Perez Esquivel, et des parlementaires belges ont proposé d’attribuer cette année le prix Nobel de la paix à Marwan Barghouti. Quant au quatuor tunisien récipiendaire du prix Nobel de la paix 2015, il lui a dédié il y a quelques mois son prix Nobel. Tous sont conscients du rôle positif que peut jouer Marwan Barghouti pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

Mais pour le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), toutes les critiques de la politique menée par l’État d'Israël sont systématiquement définies comme de l'antisémitisme et il entend poursuivre tous ceux qui s'y opposent.

En 2015, le BNVCA décide de faire annuler le titre de citoyen d’honneur de Marwan Barghouti que lui avait donné la ville d'Aubervilliers. Aujourd'hui, c'est contre le maire communiste de Stains, Azzédine Taïbi, que le BNVCA porte plainte pour « apologie publique d’un acte terroriste ». Il s'agit d'une pure forfaiture et d'une insulte au maire et aux habitant-e-s de Stains.

Le Parti communiste français assure de toute sa solidarité et de tout son soutien au maire, Azzédine Taïbi, et aux habitant-e-s de Stains, et appelle tous les militant-e-s de la paix à se rendre au rassemblement le mardi 14 juin à 9h devant le tribunal administratif de Montreuil lors de sa comparution.

Marwan Barghouti, citoyen d'honneur de Stains: soutien à Azzedine Taibi (PCF)
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 13:09

Le compte rendu complet du 37e Congrès du PCF du 2 au 5 juin à Aubervilliers-St Denis.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 12:58

AFPS, vendredi 10 juin 2016

Quatre civils israéliens ont été tués dans un attentat à la terrasse d’un café, victimes collatérales d’une politique dont leur gouvernement porte l’entière responsabilité.

Nous déplorons cette situation dans laquelle des civils tuent d’autres civils tandis que les fauteurs de haine paradent au cœur du pouvoir israélien.

L’attentat commis par deux jeunes de Yatta n’aura surpris que ceux qui veulent fermer les yeux sur la situation qui prévaut aujourd’hui en Palestine occupée et le niveau de désespoir et de colère qui est celui de la population.

Le village de Yatta, au sud d’Hébron, dont sont originaires les deux jeunes, est depuis des années sous la pression constante des colons qui cherchent à vider la région de la présence palestinienne.

De tels actes ne manqueront pas de se reproduire si rien n’est fait pour arrêter cette infernale course à l’abîme, résultat d’une politique choisie en toute conscience par le gouvernement israélien. C’est ce qu’a dit à sa façon le maire de Tel-Aviv en pointant la responsabilité de l’occupation et de la colonisation.

Face au drame, on comprend bien sûr que le Président de la République ait condamné un attentat contre des civils, mais il l’a fait en assurant Israël de sa solidarité contre le terrorisme, comme si Israël n’était pas un acteur direct de ce terrorisme. Il s’était d’ailleurs bien gardé de réagir de même lors de l’assassinat le 24 mars dernier d’ Abdel Fattah Al-Sharif par un soldat franco-israélien.

La « riposte » annoncée, avant même la réunion du cabinet de guerre, suppression des permis de travail en Israël pour toutes les personnes portant le même nom que les auteurs de l’attentat, suspension des permis de visite familiale pour 83000 Palestiniens pendant le ramadan, interdictions jusqu’à dimanche soir d’accéder à Jérusalem et en Israël, bouclage et destructions programmées à Yatta ne feront que rajouter au désespoir.

Il est du devoir de la communauté internationale de s’opposer à ces punitions collectives qui alimentent la mécanique infernale de la violence et du désespoir et de faire échec au scénario du pire en imposant le respect du droit.

Quatre civils tués dans un attentat à Tel Aviv, le sinistre résultat d'une logique d'oppression coloniale (AFPS)
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 12:17

L'arme nucléaire en question

Mardi 14 juin de 20h à 22h dans l'amphi 1 : Guerre froide : l'homme qui sauva le monde

Projection du film documentaire du réalisateur Peter Anthony

En 1983, Stanislav Petrov était à la tête de l'arsenal nucléaire soviétique.

Suite à une fausse alerte, Stanislav Petrov a alors empêché à lui seul l'éclatement d'une Troisième Guerre mondiale. Un acte de bravoure sur lequel il a dû garder le silence.

Entrée libre et gratuite

Mercredi 15 Juin de 18h à 20h dans l'amphi 3 : Pourquoi agir pour le désarmement nucléaire ?

Conférence-débat animée par Paul Quilès, ancien ministre de la Défense Entrée libre et gratuite Ces deux soirées sont organisées par l'Université Européenne de la Paix en partenariat avec Les Amis du Monde Diplomatique et l'association Nautilus 21

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 06:11
Bel hommage d'Olivier Pauly dans le Ouest-France, les obsèques de René hier à St Pol de Léon et Roscoff étaient belles et émouvantes, avec de multiples témoignages de l'importance de ce qu'a fait René dans sa vie et de sympathie pour la personne

Bel hommage d'Olivier Pauly dans le Ouest-France, les obsèques de René hier à St Pol de Léon et Roscoff étaient belles et émouvantes, avec de multiples témoignages de l'importance de ce qu'a fait René dans sa vie et de sympathie pour la personne

René Le Bars, un enseignant de la République
http://www.ouest-france.fr/bretagne/roscoff-29680/rene-le-bars-un-enseignant-de-la-republique-4290516

Notre camarade René Le Bars, pilier de la section PCF de Roscoff, ancien instituteur et directeur d'école publique à Roscoff, un homme chaleureux, drôle et dévoué, est décédé hier, lundi 6 juin, après plusieurs semaines d'hospitalisation à Morlaix.

Nous lui rendons un hommage ému au nom de la fédération du Parti Communiste du Finistère.

Nous saluons aussi avec chaleur son épouse, Yvette Le Bars, et tous ses amis de Roscoff.

René a adhéré au Parti Communiste à la fin de la guerre d'Indochine alors qu'il préparait le bac Mat Elem à l'école Normale de Rennes. Il collait alors des affiches contre la guerre, protestait contre l'interdiction du journal communiste breton Ouest-Matin en diffusant l'Huma. Il venait de Goulien, dans le cap Sizun, près d'Audierne.

Il a rencontré Yvette, institutrice à Sizun originaire de Landerneau qui a découvert toute petite le combat à gauche sur les épaules de son papa pendant les manifs du Front Populaire, alors qu'il enseignait lui-même la gymnastique, la musique, la géographie, sur un poste dans le secondaire à Sizun.

Dans le coin, tous deux étaient les uniques lecteurs de Ouest-Matin, le journal régional communiste.

C'est comme ça qu'ils se sont rencontrés en 1955, quand René n'a pas pu acheter son journal le matin parce qu'une jeune institutrice l'avait devancé et que le commerçant lui a désignée la « camarade » inconnue jusqu'ici.

René et Yvette se sont mariés en 1956 et ont formé depuis un couple uni et complice.

Puis René a dû faire son service militaire. On lui a dit tout de suite de se tenir à carreau car son « dossier (de communiste) était marqué en rouge ». Il a dû partir en Algérie malgré des problèmes de santé et a contracté l’hépatite suite à des conditions de vaccination douteuses.

De retour d'Algérie, il avait perdu son poste à Sizun et René et Yvette ont dû partir pour Roscoff qui n'était pas alors une destination de rêve : petite école, logement de fonction délabré.

Depuis 1959, ils y vivent et se sont forgés tout un réseau de sociabilité et d'amitié.

René a été très investi à l'Amicale Laïque, à la Section du Parti Communiste, au SNI (syndicat national des instituteurs). Il a enseigné en cours élémentaire, en CP, en cours moyen, est devenu directeur d'école, a organisé des échanges avec l'Angleterre pour les enfants, et aussi des semaines de sports d'hiver, participait aux sorties voile, aux kermesses...

Même s'il était bien investi au niveau du Parti, sa fonction d'instituteur l'a bloqué pendant longtemps pour rentrer au Comité fédéral car il y avait déjà trop d'instituteurs, et qu'il fallait une diversité sociologique. Du coup, il servait de chauffeur Dédé Moat, la documentaliste de Perharidy, un puits de science, pour ces comités fédéraux.

Il n'a finalement intégré le comité fédéral que sur le tard, comme Yvette Le Bars du reste, sur proposition de Robert Doré, au début des années 2000.

René a été plusieurs fois candidat sur des listes aux Municipales à Roscoff, mais aussi candidat du PCF en terres de mission, comme dans le canton de Plouzévédé où les voix se comptaient sur les dos de la main dans les communes, ce qui montre bien quel était son dévouement.

Nous garderons un très bon souvenir de toi René, de ta gentillesse, de ton franc-parler, de ta malice, de tes anecdotes, de tes digressions , de ta culture et de ton expérience étendues affluant en bouillon dans la conversation ces dernières années.

Pour ma part, même si des soucis de santé t'avaient déjà fait diminuer un peu, j'ai eu l'occasion de faire ta connaissance plus amplement quand j'ai été candidat aux Départementales dans le Canton de Roscoff en 2011 avec Yvette Le Bars. Une expérience dont je garde un bon souvenir.

La Fédération du Parti Communiste du Finistère te remercie pour ton engagement au service de nos idées communes pendant plus de 70 ans !

Courage à ceux qui restent et qui te regrettent.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF.

Les obsèques de René Le Bars auront lieu en trois temps le jeudi 9 juin:

A 9h30 aura lieu une cérémonie d'hommage au Centre Funéraire du Gouriou à Saint Pol de Léon (ZA de Kervent, impasse Keraudel): une cérémonie d'hommage aura lieu avec des textes retraçant sa vie et ses qualités lus par Yvette et ses amis du Parti Communiste, de l'Amicale Laïque.

A 12h, aura lieu à la crémation à Saint Thégonnec.

A 15h30, les cendres de René seront déposées au cimetière de Roscoff, la ville à laquelle il était tant attaché.

Il est possible de rendre visite à la chambre mortuaire le mercredi 8 juin, de 15h à 20h, à Saint Pol de Léon.

cf. l'hommage de camarades du PCF du Finistère qui ont connu René:

J'ai beaucoup de chagrin en apprenant cette nouvelle ; je connaissais bien René (et Yvette) par le Parti ,et aussi parce que je suis né dans son village Goulien en 42 : mon père y était directeur d'école primaire en 1941/44 (ma mère adjointe)-la clandestinité l'été 44- et a eu René comme élève en CM 1/CM2 et ma mère l'a eu en cours élementaire!

C'était à chaque rencontre un plaisir pour eux de se revoir , par ex. dans les manifs ou à la fête fédérale de Penfeld , à Brest, tous les ans début décembre pendant des années.

Mon père-décédé en 1998) ,responsable des résistants du secteur Goulien et communes voisines,puis lieutenant FFI/FTP et vice-président du CDL (comité départemental de Libération) est devenu permanent du Pcf en 44 ,à ,jusqu'en 47 , puis est revenu dans le cap Sizun (Plogoff) , et son ancien élève est devenu aussi instit ;l'essentiel de sa carrière à Roscoff...

Jean-Claude Cariou, section de Brest

" Pour moi, au CD René et Yvette restent une chaleureuse photo...et tellement de fraternité d'humilité dans leurs observations... Quand Charles Sylvestre est venu parler de JAURES, il avait été très ému de l'accueil spontané et improvisé chez-eux".

Jeanne Henry, section Audierne- Cap Sizun

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 06:11
le Vendredi 10 juin, 20h à la salle du Cheval Blanc à Plourin les Morlaix, projection du film de Philippe Menut en présence du réalisateur et de René Tourriguine, l'animateur de l'association "Grèce-Bretagne solidarité santé"

VENDREDI 10 JUIN, 20h

Salle du Cheval Blanc à Plourin les Morlaix

à l’initiative de l’Association Bretagne Grèce Solidarité Santé

LA TOURMENTE GRECQUE II,

Chronique d'un coup d'État

Le film sera suivi d’un débat avec le réalisateur, Philippe Menut

Un film pour comprendre et débattre...

Gros plan sur les causes et les conséquences de la crise grecque.

Après six mois de négociations et le « non » massif des Grecs au référendum, le gouvernement Syriza a cédé aux injonctions des gouvernements de la zone euro, renonçant à toute annulation ou allègement de sa dette. Comment l’expliquer ? Une alternative était-elle possible ?

Par une enquête précise et claire, le documentaire ouvre le débat sur les perspectives politiques en Grèce et en Europe.

« Je n’ai pas fait un film pour dire ce que je savais ; ce que j’explique, je l’ai compris en tournant le documentaire » (Philippe Menut).

Soirée co-organisée par l'association Front de Gauche Pays de Morlaix

le Vendredi 10 juin, 20h à la salle du Cheval Blanc à Plourin les Morlaix, projection du film de Philippe Menut en présence du réalisateur et de René Tourriguine, l'animateur de l'association "Grèce-Bretagne solidarité santé"

Après une première tournée en février mars Bretagne Grèce solidarité santé et les comités Avec les Grecs organisent une nouvelle série de projection/débat avec ce film au cœur du débat sur les dégâts provoqués par l'austérité imposée par l'UE, la BCE et le FMI justifié par une dette illégitime, illégale, odieuse et insoutenable.

Les débats permettent des échanges et des discussions enrichissantes en lien direct avec la situation actuelle en France comme en Europe.

Merci de communiquer cette information à vos réseaux

Un film pour comprendre et débattre...

Gros plan sur les causes et les conséquences de la crise grecque.

Après six mois de négociations et le « non » massif des Grecs au référendum, le gouvernement Syriza a cédé aux injonctions des gouvernements de la zone euro, renonçant à toute annulation ou allègement de sa dette. Comment l’expliquer ? Une alternative était-elle possible ?

Par une enquête précise et claire, le documentaire ouvre le débat sur les perspectives politiques en Grèce et en Europe. « Je n’ai pas fait un film pour dire ce que je savais ; ce que j’explique,

je l’ai compris en tournant le documentaire » (Philippe Menut).

Projections/Débat en présence du réalisateur Philippe Menut

BAUD Le Celtic le Lundi 6 juin 20h30

PONTIVY Le Rex le Mardi 7 juin 20h30

CALLAC La belle équipe le Mercredi 8 juin 20h00

GUÉMENÉ SUR SCORFF Cineroch le Jeudi 7 juin 19h45

PLOURIN-LÈS-MORLAIX Salle du Cheval Blanc le vendredi 10 juin 20h00

CANCALE Le Dugesclin le samedi 11 juin 20h00

VANNES Palais des Arts le Lundi 13 juin 20h00

Apportez des médicaments non périmés et du matériel médical, Bretagne Grèce Solidarité Santé se chargera de les acheminer vers les dispensaires et centre sociaux solidaires grecs.

Un don de 1€ nous permet d'expédier :

- 50€ de médicaments

- ou 2Kg de matériel médical à destination de dispensaires grecs

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