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En dépit des protestations massives adressées aux eurodéputés par les syndicats, et faisant fi du rejet grandissant de cette UE qui livre aux marchés nos besoins élémentaires, le Parlement Européen a adopté le volet politique du 4ème paquet ferroviaire ce matin en séance plénière.
Ne nous y trompons pas : la libéralisation et la privatisation du rail n’ont jamais entraîné plus d’efficacité et d’accessibilité dans les transports. Au contraire, le modèle anglo-saxon ce sont des augmentations de prix, une qualité de transport chaque jour moindre, un abaissement des conditions de travail pour les cheminots et de lourdes conséquences sur l’environnement.
Notre groupe (GUE-NGL) au Parlement européen a déposé deux motions de rejet sur les deux volets concernant l’ouverture du marché des services nationaux de transport de voyageurs par chemin de fer.
Nous poursuivons le combat pour que ce paquet ne soit pas mis en œuvre. Nous refusons la mise en concurrence d’un secteur stratégique pour l’économie française. L’accès aux transports doit être considéré comme un droit fondamental et un service public permettant de garantir la mobilité.
La vieille méthode libérale consistant à privatiser les profits et à ne laisser à l’État que la gestion de la partie déficitaire pour répondre aux prédations des grandes entreprises a fait son temps. Mobilisons-nous contre la libéralisation du rail en France et en Europe !
Vote sur les motions de rejet de la GUE-NGL
- modifiant la directive 2012/34/UE (rapport Sassoli) a été rejetée par 250 voix en faveur du rejet et 459 contre,
- modifiant le règlement (CE) n° 1370/2007 (rapport Van de Camp) a été rejetée par 330 voix en faveur du rejet et 254 contre.

La population d'Alep est la principale victime de la bataille d'Alep.
Chacun des belligérants, et de leurs soutiens, se livrent à des combats sans merci rejetant sur leurs ennemis la responsabilité de la violence de la guerre alors que des crimes de guerre ont été commis par toutes les parties en présence, et leurs alliés, depuis le début de l'offensive sur Alep et de la guerre en Syrie.
La responsabilité des pays et institutions membres du Groupe international de soutien à la Syrie, sous égide de l'ONU, est de tout mettre en œuvre pour un cessez-le-feu immédiat et la mise en route effective de la feuille de route adoptée à Genève, et au Conseil de sécurité de l'ONU, il y a tout juste un an. C'est cette dernière qui doit reprendre la main pour sauver les vies qui peuvent encore être sauvées, et stopper la guerre qui ensanglante la Syrie depuis cinq ans.
Il n'y aura pas de vainqueur dans cette guerre dont le seul réel bénéficiaire demeurera l'organisation de l’État islamique et groupes djihadistes qui l'ont rallié ou le rallieront.
La seule issue viable est l'arrêt des combats et le travail politique et diplomatique pour la paix, le désarmement général et une transition démocratique en Syrie dans un processus conciliant les ennemis d'aujourd'hui et sans ingérence extérieure mais avec l'appui de l'ONU. C'est cet objectif, le plus difficile à atteindre mais le seul indispensable à atteindre, que doit poursuivre la France.

Rassemblement ce mercredi 14 décembre devant la Mairie de Morlaix à 18h pour la fin des massacres à Alep et en Syrie
Pluies de bombes, missiles ravageurs, populations civiles prises en otages, gazées, massacrées, affamées, privées d'assistance médicale... Alep-Est aujourd'hui, c'est l'horreur au quotidien.
Face à ce drame humanitaire qui se déroule sous nos yeux et contre le silence et l'oubli, le Collectif Paix au Moyen-Orient appelle à un:
RASSEMBLEMENT
MERCREDI 14 DECEMBRE A 18h
au Monument aux morts Place de la Liberté à Brest et à Morlaix (devant la mairie)
pour:
- manifester notre indignation et notre solidarité avec le peuple syrien
- exiger l'arrêt immédiat des bombardements des populations civiles et l'ouverture de corridors humanitaires sous contrôle de l'ONU
- réclamer l'ouverture d'un sommet de l'ONU réunissant tous les acteurs concernés afin de trouver une issue politique au conflit,
Soyons nombreux à ce rassemblement car, seule la mobilisation populaire pourra forcer l'arrêt des surenchères guerrières qui mettent aujourd'hui à feu et à sang le Moyen Orient et dont les populations civiles - comme à Alep aujourd'hui - sont toujours les victimes.
Le Collectif Paix au Moyen Orient regroupe des réprésentants d'organisations politiques et syndicales, d'associations et de muvements pacifistes et, à titre personnel, des citoyens et citoyennes.
univpaix29@numericable.fr
Syrie. L’évacuation des civils d'Alep retardée de plusieurs heures (Ouest-France, 14 décembre 2016)
Les rebelles et les civils qui le souhaitent attendent toujours, ce mercredi matin, d’être évacués d’Alep après un accord conclu sous la houlette de la Russie et de la Turquie, une opération - retardée de plusieurs heures - qui marquera la fin de plus de quatre ans de rébellion dans la deuxième ville de Syrie.
Les évacuations qui devaient commencer mercredi à 05 h (03 h GMT), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), n’avaient toujours pas commencé plus d’une demi-heure plus tard, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.
Du côté gouvernemental, la journaliste a vu dans le quartier de Salaheddine, divisé entre régime et rebelles, une vingtaine de bus verts en attente sans voir de civils ou d’insurgés dans les parages. Six bus étaient brièvement entrés mardi soir dans le quartier avant d’en ressortir, vides.
L’accord d’évacuation a été annoncé mardi par des groupes rebelles et confirmé par la Russie et la Turquie, parrains respectifs du régime de Bachar al-Assad et de l’opposition, après le tollé international suscité par les atrocités qui auraient été commises contre les civils dans les quartiers repris par l’armée.
Le département d’État américain a précisé que Washington n’avait pas été consulté par Ankara et Moscou. « Même si c’est la fin du siège d’Alep, ce n’est pas la fin de la guerre en Syrie. Elle se poursuivra. L’opposition continuera à combattre », a déclaré son porte-parole John Kirby.
Sur le terrain, les armes se sont tues depuis le milieu de l’après-midi de mardi, après quatre semaines de bombardements intenses sur les quartiers tenus par les insurgés dans la partie orientale d’Alep, selon une journaliste de l’AFP et l’OSDH. « Alep est dans une situation d’urgence absolue : environ 100 000 personnes sont encore piégées sur un territoire de 5 km carrés », a déclaré à l’AFP la présidente de Médecins du Monde, Dr Françoise Sivignon, appelant à sauver les civils de cet « enfer ».
Selon un responsable d’un influent groupe rebelle à Alep, l’accord visant à évacuer « des quartiers assiégés les habitants et les rebelles avec leurs armes légères » a été conclu « sous la houlette de la Russie et de la Turquie ». « Les blessés et les civils seront évacués »en premier, puis suivront les rebelles, a déclaré à l’AFP Yasser al-Youssef, du groupe Noureddine al-Zinki. En sortant, « ils choisiront de se rendre soit dans l’ouest de la province d’Alep ou vers la province d’Idleb (nord-ouest) », des régions sous contrôle rebelle.
L’annonce de l’évacuation intervient alors que les rebelles ont perdu la quasi-totalité de leur ancien bastion d’Alep-Est, offrant au régime sa plus grande victoire depuis le début du conflit en 2011.
Une vingtaine de bus stationnaient en fin de soirée à l’extérieur du quartier de Salaheddine, où se trouvent encore des rebelles, selon des correspondants de l’AFP. Six bus sont brièvement entrés dans le quartier avant d’en ressortir, vides.
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a affirmé que les évacuations devaient commencer mercredi à 05 h (03 h GMT).
La tragédie d’Alep, le résultat « de beaucoup de lâcheté et d’indifférence »
http://www.lemonde.fr/syrie/article/2016/12/14/la-tragedie-d-alep-le-resultat-de-beaucoup-de-lachete-et-d-indifference_5048497_1618247.html
Alep, tombeau du droit international, de l’ONU, du minimum de décence et d’humanité
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/12/13/l-ordre-ignominieux-d-alep_5048126_3232.html
« Je suis spectateur et impuissant », se désole un journaliste d’Alep réfugié en Turquie
http://www.lemonde.fr/syrie/article/2016/12/13/a-alep-la-situation-est-identique-au-jour-du-jugement-dernier_5048374_1618247.html
L'Assemblée nationale a adopté cette nuit la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 15 juillet à une large majorité. Une décision motivée par le risque d'un attentat terroriste qui reste très élevé alors que des élections présidentielle et législative sont prévues au printemps.
Adoptée par 288 voix contre 32, et cinq abstentions, la prolongation de l'état d'urgence devrait être votée conforme demain, jeudi au Sénat afin d'éviter une interruption automatique de l'état d'urgence le 22 décembre, quinze jours après la démission du gouvernement Valls.
La très grande partie de la majorité et de l'opposition ont voté pour. Seuls les députés Front de gauche, les écologistes contestataires et une poignée de députés LR ont voté contre.
La France connaîtra ainsi sa plus longue période d'état d'urgence ininterrompue - 20 mois - depuis la création de ce régime d'exception pendant la guerre d'Algérie. L'état d'urgence est en effet entré en vigueur après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Durci par le Parlement depuis un an, le régime permet des assignations à résidence, perquisitions administratives, interdictions de cortèges, contrôles d'identité et fouilles de bagages et de véhicules, fermetures de lieux de réunion...
Le nouveau ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a souligné en préalable que « pèse aujourd'hui sur la France un risque terroriste d'un niveau extrêmement élevé ». Depuis la dernière prolongation votée peu après l'attentat de Nice, « nous avons déjoué pas moins de 13 attentats, impliquant une trentaine d'individus », a-t-il plaidé.
Avec de multiples rassemblements publics, le successeur de Bernard Cazeneuve a fait valoir que « l'intense période électorale dans laquelle nous entrons accroît encore le risque de passage à l'acte des terroristes ».
En cette période, a jugé le nouveau président du groupe PS Olivier Faure, « si le pire advenait après une levée préalable de l'état d'urgence, il serait forcément instrumentalisé par l'extrême droite pour en appeler à un changement de régime ».
Vu le calendrier serré, le groupe LR n'a pas cherché à durcir le texte comme en juillet et réservera ses amendements « pour réarmer la Nation », selon Guillaume Larrivé, pour le dernier projet de loi sécuritaire du quinquennat modifiant les règles de la légitime défense pour les forces de l'ordre, qui sera débattu en janvier.
Une poignée de députés LR n'ont cependant pas soutenu cette prolongation, comme Pierre Lellouche, pour lequel « l'état d'urgence n'a pas permis d'empêcher des attentats ».
La principale contestation est venue des députés Front de gauche, écologistes non inscrits ou ex-PS. L'écologiste Cécile Duflot a déploré « une forme de résignation et d'habitude à débattre de mesures exceptionnelles », se demandant « quel gouvernement osera mettre fin à cet état d'urgence » et dans quelles « mains » il risque de tomber.
Malgré les nombreuses critiques, l'état d'urgence maintenu dans sa forme la plus répressive
http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/12/malgre-les-nombreuses-critiques-letat-durgence-maintenu-dans/
APPEL AUX CITOYENS, AUX ORGANISATIONS POLITIQUES, AUX MILITANTS SYNDICAUX, AU MOUVEMENT ASSOCIATIF
NOUS AVONS BESOIN D'UNE OU D'UN DEPUTE DE GAUCHE
ICI COMME AILLEURS...
A l’issue d’une mandature de François Hollande, le constat est sans appel
6 200 000 chômeurs toutes catégories confondues;
20% des français en dessous du seuil de pauvreté;
1,9 millions de travailleurs pauvres;
Une politique économique véritable copié/collé des désirs du MEDEF;
Une politique étrangère sous le contrôle de l'OTAN, prisonnière des visées impériales
Une Europe au service unique des entreprises multinationales et des marchés
Oui vraiment c'est un beau bilan...
Venant de Nicolas Sarkozy – le Président des riches- pouvait-on s'attendre à autre chose ?
Mais François Hollande et ses gouvernements, qui proclamait : "mon ennemi c'est la finance"a désespéré le peuple de gauche à force de reniements et de renoncements :
Loi El Khomri et la casse du Code du Travail,
Le CICE, 40 milliards de crédits aux entreprises sans aucune contrepartie
Non renégociation du Pacte de stabilité européen et de sa politique d’austérité
Les dégâts sont considérables, la déception profonde chez nombre de ceux qui avaient cru à l’apport d’un gouvernement de gauche. Ces renoncements successifs entraînent une violence sociale accrue vis-à-vis des travailleurs et une droite qui s’apprête à enfoncer le clou avec un programme profondément réactionnaire.
La violence sociale, les dérégulations, les privatisations, la destruction systématique et systémique des services publics et des biens communs, la confiscation de l'Etat au seul profit des classes dirigeantes, la captation par les actionnaires des richesses créées par les travailleurs, le non respect de la parole donnée, le mépris des citoyens, la culture mortifère de la compétition à tous crins érigée en marqueur des rapports sociaux, sont en France, en Europe et dans le Monde les véritables marchepieds pour les droite extrémisée et l’extrême droite
C’est pourquoi il est temps d’affirmer haut et fort qu’ y a d'autres solutions que ces politiques libérales dévastatrices pour les peuples et la planète.
Elus progressistes, membres du Font de Gauche, communistes,signataires de cet appel, nous ne nous résignons pas au scénario catastrophe qui s'annonce.
A celles et à ceux qui se sont levés contre la loi Travail; à celles et à ceux qui chaque jour se battent pied à pied pour défendre les services publics piliers du pacte social; à celles et à ceux qui luttent dans les entreprises malgré la répression pour défendre leurs droits, leur travail, leur savoir faire; à celles et à ceux qui espèrent et qui savent qu'un monde meilleur est possible nous disons:
RASSEMBLONS NOUS !
Rassemblons nous , pour prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses
Rassemblons nous, pour un nouveau pacte républicain, pour une République limitant le cumul des mandats en nombre et dans le temps,
Rassemblons nous pour un France protectrice et solidaire, une République qui s’attache à la réduction des inégalités,
Rassemblons nous pour investir et produire autrement, protéger la planète
Rassemblons nous, pour changer l'Europe
Retrouvons nous citoyens, militants associatifs, syndicaux, politiques, soucieux de reconstruire l'espoir à Gauche, retrouvons nous pour élaborer ensemble notre programme législatif et désigner notre candidat commun.
Signataires
Djelloul Benhenni Conseiller municipal Rosporden
Pierre François Bonneau Conseiller municipal Concarneau
Jean Marie Cloarec Maire adjoint Kernevel-Rosporden
Marianne Jan Conseiller municipal Concarneau
Karen Le Moal Maire adjoint Ropsorden
Jean Michel Lemieux Conseiller municipal Scaer
Thierry Leguennou Maire adjoint Baye
Michel Le Goff Conseiller municipal Bannalec
Pierig Morcan Conseiller Municipal Kernevel-Rosporden
Françoise Nioche Conseillère municipale Kernevel-Ropsorden
Jacques Rannou Maire délégué de Kernervel Conseiller communautaire CCA
Anita Richard Conseillère municipale Kernevel-Rosporden conseillère communautaire CCA
Pluies de bombes, missiles ravageurs, populations civiles prises en otages, gazées, massacrées, affamées, privées d'assistance médicale... Alep-Est aujourd'hui, c'est l'horreur au quotidien.
Face à ce drame humanitaire qui se déroule sous nos yeux et contre le silence et l'oubli, le Collectif Paix au Moyen-Orient appelle à un:
RASSEMBLEMENT
MERCREDI 14 DECEMBRE A 18h
au Monument aux morts (Place de la Liberté à Brest)
pour:
- manifester notre indignation et notre solidarité avec le peuple syrien
- exiger l'arrêt immédiat des bombardements des populations civiles et l'ouverture de corridors humanitaires sous contrôle de l'ONU
- réclamer l'ouverture d'un sommet de l'ONU réunissant tous les acteurs concernés afin de trouver une issue politique au conflit,
Soyons nombreux à ce rassemblement car, seule la mobilisation populaire pourra forcer l'arrêt des surenchères guerrières qui mettent aujourd'hui à feu et à sang le Moyen Orient et dont les populations civiles - comme à Alep aujourd'hui - sont toujours les victimes.
Le Collectif Paix au Moyen Orient regroupe des réprésentants d'organisations politiques et syndicales, d'associations et de muvements pacifistes et, à titre personnel, des citoyens et citoyennes.
univpaix29@numericable.fr
Ordre du jour du prochain Conseil Municipal, le mercredi 14 décembre à 18h30 en mairie de Morlaix:
- dérogations au travail du dimanche pour les commerces de détail
- vote du budget primitif 2017
- vote des taux d'imposition 2017
- demande de subventions pour des travaux dans le cadre de la dotation d'équipement pour les territoires ruraux pour l'année 2017: sécurisation cheminement piéton Langolvas (167 000€), travaux du Théâtre de Morlaix (50 600€), salle multifonctions théâtre de Morlaix (47 500€), aménagement d'une aire de jeu à la Vierge Noire ( 70 000€), réfection et amélioration des réseaux aérauliques de la piscine de la Boissière (50 000€).
- marché des travaux d'éclairage public
- avenant au contrat de maîtrise d'oeuvre pour la réhabilitation du musée de Morlaix
- projet éducatif local
- subventions aux associations et structures conventionnées pour l'année 2017 (proposition de maintien des subventions à leur niveau de 2016)
- rapport annuel d'activité du SIVOM
- rapport annuel du SDEF (syndicat départemental d'équipement du Finistère)
- convention avec l'association recherche travail (ART)
- Dispositif d'effacement de graffitis, tags, et inscriptions
- Chapelle St Joseph derrière l'église Saint Matthieu confiée à "L'Oeuvre St Joseph" de Philippe Abjean
- Droits à congé exceptionnels pour les personnels
- Renouvellement de conventions pour les associations Les Moyens du Bord, La Salamandre, Le Théâtre du pays de Morlaix.
Question orale écrite par Jean-Pierre Cloarec et signée par les 8 élus d'opposition:
Jean-Philippe Bapcérès, Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin,Jean-Paul Vermot,
Encore une question de communication!
Le lundi 7 novembre dernier, plus de 40 automobilistes se sont retrouvés à la sortie de la gare sans leurs véhicules , ceux-ci ayant été mis en fourrière pour cause de démarrage de chantier.
Les 2 panneaux d'avertissement disposés à l'entrée du parking n'étaient pas éclairés , aucune
barrière , plots de chantier, panneau lumineux ou autre système visible n'interdisaient l'accès au stationnement longue durée en contrebas du pont Bellec.
Nombre d'usagers y laissent leur véhicule pendant plusieurs jours , voire une semaine et plus en raison de déplacements familiaux , professionnels ou autres .
Le parking longue durée à l'emplacement de l'ex-école Léon Blum, n'est connu que de quelques habitués (la signalisation est la aussi défaillante) du fait de son seul accès sous la voie ferrée en empruntant la rue Général Le Flo.
A cette date, le nouveau parking au nord des voies était encore en travaux
Pénaliser de cette manière les usagers de la gare soit 230€ de frais par voiture , ne peut être accepté sans se soucier du défaut de communication.D'autres faits d'enlèvement sans motif de véhicules, en particulier rue Gambetta ,nous ont été rapportés .Ce problème d'information risque fort de ne pas favoriser l'image de l'attractivité de notre ville .
Nous avons voté cette année ,le remboursement d' amendes indues suite à un défaut d'affichage concernant un feu d'artifice en centre ville , de la même manière il nous semble essentiel d'opérer de même pour les automobilistes concernés par cette opération .
Quelle est votre position sur cette affaire?
Lire aussi:
Intervention d’André CHASSAIGNE
mardi 13 décembre 2016
Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, Chers collègues,
Depuis le début de ce quinquennat, les déclarations de politique générale se suivent et se ressemblent.
«Roma locuta causa finita». Rome a parlé, la cause est entendue.
Votre déclaration, Monsieur le Premier Ministre ne fait pas exception, si ce n’est qu’elle intervient après la déclaration de candidature présidentielle de votre prédécesseur, Manuel Valls, qui incarne la dérive droitière du pouvoir socialiste, ressentie comme une trahison par le peuple de gauche.
La législature se termine comme elle a débuté, sur fond de profonde déception, de désenchantement et de rejet de nos concitoyens toujours plus nombreux à être confrontés au chômage et à la précarité.
Ils pensaient avoir mis la gauche au pouvoir, et ils ont finalement subi une politique libérale et austéritaire.
Certes, nous avons pu vous suivre sur un certain nombre de mesures conduites durant ce quinquennat et nous les avons votées. Nous vous avons également soutenu lorsque vous avez créé des postes dans l’enseignement, la justice et la sécurité, qui avaient été si malmenées sous la précédente législature. Pour autant, ces quelques mesures n’ont pas suffi à bâtir une véritable politique de progrès.
Telle est la source de la fracture entre le pouvoir et le peuple, fracture qui explique la renonciation du Président de la République à se représenter devant les électeurs pour défendre cet indéfendable bilan… qu’il vous faut cependant défendre aujourd’hui !
Certes, le temps du nouveau gouvernement est compté, Monsieur le Premier Ministre, et l’heure n’est donc plus à un quelconque changement de cap ou tournant progressiste.
D’accord ou pas avec vous-même, vous êtes de fait condamné à assumer le rôle d’exécuteur testamentaire de la politique conduite. Un sombre testament qui prépare une accélération de la régression sociale si la droite sortait victorieuse des prochaines échéances électorales.
***
Le Gouvernement comme le président de la République n’échapperont pas à leur bilan. Vous avez déjà dit l’assumer pleinement. Or, l’effet de sidération n’est pas prêt de s’estomper au regard de l’espoir déçu de ces cinq dernières années, quels que furent les visages des premiers ministres en place.
« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire », disait Jean Jaurès dans son « Discours à la jeunesse ». Aussi, pourquoi occulter aujourd’hui le constat des promesses non tenues ?
Le candidat Hollande s’était engagé à renégocier le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance », signé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Il n’en a rien été et le Président Hollande comme sa majorité ont au contraire approuvé, sans la moindre contrepartie, ce funeste corset budgétaire qui fait de l’austérité l’unique projet de société européen.
Le candidat Hollande avait proclamé que le monde de la finance était son adversaire, mais là encore les promesses n’ont pas été tenues. Le Président Hollande et sa majorité ont au contraire multiplié des dispositifs en trompe l’œil, tant pour ce qui concerne la lutte contre les paradis fiscaux, la séparation des activités bancaires ou l’encadrement des rémunérations délirantes des dirigeants des grandes entreprises…
François Hollande s’était engagé à inverser la courbe du chômage et combattre la pauvreté. Il a lui-même tiré les leçons de son échec.
Au-delà des promesses non tenues et des renoncements successifs, comme sur le droit de vote des étrangers, nos concitoyens ont assisté médusé à l’adoption d’un chapelet de lois régressives sur le plan des libertés comme sur le plan économique et social.
Ce quinquennat aura en effet été rythmé par des textes qui, à de rares exceptions près, sont étrangers à tout idéal progressiste, animés par une même volonté de remise en cause de notre pacte social :
- La loi de transposition de l’Accord national interprofessionnel (ANI), intervenue en 2013, a marqué à cet égard un tournant. Elle restera comme la première loi dite « sociale » de l’ère Hollande qui, plutôt que de garantir la « sécurisation » de l’emploi, garantit la sécurité des seuls employeurs.
- Dans le prolongement de ce mouvement de soumission aux exigences patronales, nous avons eu ensuite le mal nommé « pacte de responsabilité » et le fameux Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, le CICE. Ces mesures qui devaient créer, selon l’inénarrable Pierre Gattaz, un million d’emplois !
Au final, ces aides, financées par des coupes budgétaires, auraient créé ou sauvegardé de l’ordre de 50 à 100 000 emplois, chacun revenant de fait à plus de 300 000 €. Consenties sans contreparties, elles ont appauvri nos hôpitaux, nos services publics, nos collectivités, alimentant la fracture sociale et territoriale.
La « loi Macron » est venue étoffer cette série noire législative, avec en prime le coup de force démocratique et le premier usage de l’art. 49-3. Preuve que le libéralisme économique se marrie mal avec le principe du pluralisme politique et du débat démocratique.
Derrière l’apparence d’un fourre-tout, ce texte portait un message clair reposant sur une doctrine cohérente.
L’abandon du ferroviaire au profit de sociétés privées d’autocars, l’affaiblissement du service public de la justice au profit de cabinets à l’anglo-saxonne, l’abandon des commerces de proximité́ au profit du développement de la grande distribution, l’extension du travail dominical, la privatisation de la gestion de nos aéroports au profit de sociétés étrangères domiciliées dans des paradis fiscaux, ou encore l’allégement des obligations patronales en matière de licenciements économiques, ont été autant de coups portés à notre modèle social , afin de privilégier une logique de déréglementation tous azimuts, frappant aussi bien les marchés des biens et services, que le marché du travail et la protection sociale.
- Ultime trahison d’un pouvoir présidentiel soumis aux marchés financiers, la loi travail qui représente la plus importante régression de notre droit social depuis des décennies. Si, demain, la droite s’installe au pouvoir, elle pourra s’appuyer sur ce texte pour parachever la quadrature du cercle, pour boucler la boucle.
Sur ce texte indigne, le gouvernement est passé en force, méprisant la mobilisation sociale exceptionnelle partout dans le pays.
François Hollande, Manuel Valls et leur majorité portent ici une responsabilité historique car ce sont ces choix qui ont fracturé la gauche dans toutes ses composantes.
Au-delà de la fracture de la gauche, c’est un gouffre qui se creuse entre le peuple et ses dirigeants, en France comme en Europe et outre-Atlantique. Les votes intervenus aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Italie en sont la parfaite illustration. Ils appellent à reconsidérer en profondeur le fonctionnement de nos institutions afin de juguler le phénomène de confiscation du pouvoir par les intérêts des grandes firmes multinationales.
***
Le changement de majorité, en 2012, offrait l’espoir d’un changement dans la conduite des affaires internationales. Il était temps, en effet, de rompre avec la politique menée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, politique dont nous payons encore aujourd’hui les dérives et les échecs. Pourtant, la France n’a pu retrouver sa voix sur la scène internationale et notre diplomatie, sa crédibilité.
Ses errements, notamment au Moyen-Orient, et ses liens avec les pétromonarchies nourrissent les logiques de guerre. La dérive atlantiste s’est renforcée.
La France n’est plus dans le monde cet acteur singulier œuvrant pour la paix et les peuples et nous en payons malheureusement le prix fort en contribuant au chaos sur lequel prospère Daech.
Monsieur le Premier Ministre, notre pays a connu des évènements tragiques et vous avez eu la lourde tâche de les affronter en première ligne. Pourtant, le choix de reconduire indéfiniment le régime d’exception de l’état d’urgence n’est pas la réponse pour prévenir de manière pérenne la menace terroriste qui pèse sur notre pays. Nous aurons l’occasion d’y revenir ce soir.
***
Dans ces circonstances, et malgré ce triste bilan, les élus du Front de gauche restent mobilisés. Nous continuons sans relâche de faire entendre la voix des sans voix, pour que soit respectés les principes et valeurs de la gauche.
Nous restons fidèles à nos engagements, ceux d’une gauche mue par les valeurs de justice sociale, de développement durable et de solidarité internationale.
Une ligne morale et politique pleinement assumée durant toute la législature et qui s’est traduite à la fois par une série d’initiatives et propositions législatives, mais aussi par un travail permanent de contrôle politique de l’action gouvernementale allant jusqu’à la censurer pour rejeter les textes les plus régressifs.
Persuadés, comme le poète René Char, qu’«il faut souffler sur quelques lueurs pour faire de la bonne lumière», nous avons cependant voté les textes, trop rares, qui allaient selon nous dans le bons sens. Malheureusement, le compte n’y est pas.
Nous restons pourtant convaincus qu’une alternative progressiste à la politique actuelle est possible. Elle exige une lutte déterminée, créative et rassembleuse, contre le capital financier, avec une cohérence de propositions au service du mouvement social. Par le rassemblement le plus large, elle seule pourra permettre à la gauche de faire barrage à une droite et une extrême droite revanchardes et réactionnaires.
***
C’est donc avec responsabilité que les députés du Front de gauche refusent de voter la confiance à votre gouvernement.