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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 06:12
Tilly-Sabco. Réponse du tribunal le 16 décembre (Ouest-France, 5 décembre 2016)

En redressement depuis l'été dernier, l'abattoir de volailles de Guerlesquin, dans la région de Morlaix, avait rendez-vous au tribunal de commerce de Brest, ce matin. Les 195 salariés qui attendent depuis une très longue année, devront encore patienter jusqu'au 16 décembre.

Les 195 salariés de Tilly qui attendent cette décision depuis un an doivent donc encore patienter une dizaine de jours. Le tribunal de commerce de Brest rendra sa décision le vendredi 16 décembre. 

Une offre conjointe

L'industriel saoudien, Al Dhahry, et le Clézio, à Saint-Caradec (Côtes-d'Armor) s'associeraient pour conserver 80 emplois (abattage et saucisses), mais 55 salariés seraient au chômage technique pendant un an.

Ce qui représente 25 personnes au travail, à l'atelier saucisse, la première année.

Puis, 55 autres travailleurs pour l'acitvité poulet.

Wegdam gonfle son offre

La société néerlandaise, Wegdam, a également gonfler son offre passant de 45 à 61 emplois conservés.

LDC propose de conserver 9 salariés au lieu de 8 pour l'activité saucisses à Plouay (Morbihan). Il propose également un reclassement de 50 salariés sur d'autres sites, avec reprise de l'ancienneté.

" C'est très dur car on voit l'entreprise se démanteler depuis des années. On a été plus de 900 et quand on voit le périmètre de reprise sociale, il y a des vies derrière, c'est ça qui nous prend aux tripes ", s'est désolée Corinne Nicole, déléguée syndicale, à l'AFP.

http://www.ouest-france.fr/bretagne/guerlesquin-29650/tilly-sabco-reponse-du-tribunal-le-16-decembre-4659145

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 15:05

L’Assemblée adopte le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017

Pour le groupe Front de gauche c’est un "recul des prestations sociales"

mardi 6 décembre 2016

Lundi 5 décembre après-midi, l’Assemblée a adopté en lecture définitive le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017.

Le PS et radicaux de gauche se sont prononcés pour, les élus LR, UDI et du Front de gauche contre.

Explication de vote du groupe Front de Gauche par Jacqueline Fraysse :

À l’issue de cette dernière lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017, notre groupe demeure extrêmement défavorable à son contenu, à la philosophie qui le sous-tend et à la manière mensongère dont vous le présentez.

Vous persistez, madame la ministre, monsieur le secrétaire d’État, à affirmer devant nos concitoyens qu’il n’y a plus de déficit de la sécurité sociale. Le Président de la République lui-même a osé dire jeudi dernier que « la sécurité sociale est à l’équilibre », ce qui est un mensonge puisque le déficit global, certes réduit, persiste : il s’élève à 4,2 milliards d’euros pour 2017. Des chiffres incontestables.

Nous ne pouvons donc pas soutenir cette présentation non sincère des comptes de la sécurité sociale, qui vise à tromper nos concitoyens et ne risque pas de réhabiliter à leurs yeux le Gouvernement et le Président, bien au contraire.

Nous ne pouvons pas davantage adhérer aux choix politiques qui consistent à faire supporter le poids d’économies toujours plus importantes à nos concitoyens, notamment les plus modestes, sans chercher de nouvelles recettes, sans se soucier prioritairement des besoins en matière de prévention et de santé, et alors que vous continuez à distribuer des milliards d’argent public aux milieux de la finance en élargissant, par exemple, les exonérations de cotisations sociales patronales pour plus de 44 milliards d’euros en 2016.

Pour ce faire, vous avez dû, évidemment, réduire les dépenses sociales dans tous les domaines – prestations familiales non revalorisées en 2014 et 2015, modulation des allocations familiales, sacrifice des salariés qui, avec votre réforme de 2014, doivent travailler plus longtemps pour bénéficier d’une retraite à taux plein, sous-déclaration des accidents et maladies professionnelles qui sont, de ce fait, supportés par la branche maladie.

Cette branche maladie qui doit réaliser 4 milliards d’euros d’économies en 2017, dont 1,5 milliard de restrictions supplémentaires pour les hôpitaux publics dont vous connaissez pourtant la situation très préoccupante.

Mais, décidément, vous ne reculez devant rien – et je pèse mes mots. J’ai donc décidé de prendre quelques minutes pour vous parler du scandale de l’hôpital de Nanterre.

Cette entité médico-sociale unique dans le pays qu’est le Centre d’accueil et de soins hospitaliers, le CASH, reçoit dans ses structures sociales plus d’un millier de personnes – personnes désargentées, réfugiés – dont 250 sans-abris qui sont amenés chaque soir, toute l’année, par les cars de la Préfecture de police de Paris de la Porte de la Villette, et dont vous imaginez sans peine, mes chers collègues, l’état sanitaire.

Eh bien, l’Agence régionale de santé a décidé autoritairement, malgré toutes nos alertes, y compris auprès de votre ministère, de fermer la totalité des activités chirurgicales, et prochainement les services de cardiologie et de diabétologie, en attendant la suite – sans doute la fermeture totale de cet hôpital. Où seront traitées ces personnes démunies et en détresse ? Là n’est manifestement pas la préoccupation des femmes et des hommes « de gauche » qui nous gouvernent !

Ce qui compte, c’est d’abord d’économiser de l’argent, peu importe la souffrance humaine. Elle n’a pas de valeur auprès de ce petit monde qui ne manque de rien, qui coupe et qui tranche !

Vous me pardonnerez d’employer ce ton qui n’est pas dans mes habitudes, mais il y a des scandales qu’il faut dénoncer et mettre sur la place publique.

Je ferme cette parenthèse et j’en reviens au texte qui nous occupe.

Les quelques mesures positives que mon groupe a soutenues, telles que la prise en charge de la souffrance psychique chez les jeunes, celle des victimes du terrorisme, le recouvrement des pensions alimentaires non payées, l’amélioration du pouvoir d’achat de quelque 500 000 retraités modestes, l’ajout du Sénat permettant aux travailleurs de faire valoir leurs droits à une retraite anticipée par la prise en compte a posteriori de leur handicap, sont loin de compenser, hélas, la gravité des autres dispositions de ce texte.

Pour conclure, veiller à l’équilibre des comptes sociaux est une préoccupation légitime que nous partageons, mais cela ne peut se faire en orchestrant le recul des protections et prestations sociales pour l’ensemble de la population, dans un pays pourtant capable de mobiliser des milliards d’euros du jour au lendemain, comme l’a fait la droite lors de la crise de 2008 pour renflouer les banques, et comme vous l’avez fait vous-mêmes avec votre « pacte de responsabilité » dédié aux grandes entreprises, qui ne cessent pourtant de licencier… Cela représente beaucoup d’argent, qui pourrait être mobilisé pour la santé.

Ces décisions sont indignes d’un gouvernement se réclamant de la gauche. C’est pourquoi nous ne pouvons que voter contre ce projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 14:59

Voici la liste des membres du gouvernement dirigé par Bernard Cazeneuve nommé par le Président de la République ce mardi 6 décembre.

Les principaux changements dans la nouvelle composition du gouvernement :

• Ministre de l’Intérieur : Bruno Le Roux

• Secrétaire d’Etat chargé du Développement et à la Francophonie : Jean-Marie Le Guen

• Secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement : André Vallini

Le reste du gouvernement est identique au gouvernement précédent.

Le gouvernement Cazeneuve :

Bernard Cazeneuve, Premier ministre

• Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du développement international

• Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat

• Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

• Michel Sapin, ministre de l’Economie et des finances

• Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé

• Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense

• Jean-Jacques Urvoas, garde des sceaux, ministre de la Justice

• Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social

• Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales

Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur

• Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement

• Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’habitat durable

• Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la communication

• Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’enfance et des droits des femmes

• Annick Girardin, ministre de la Fonction publique

• Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la jeunesse et des sports

• Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer

André Vallini, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement

• Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la réforme de l’Etat et de la simplification

• Juliette Méadel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’aide aux victimes

• Harlem Désir, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes

• Matthias Fekl, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie

• Alain Vidalies, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche ;

• Barbara Pompili, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargée de la biodiversité

• Thierry Mandon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche

• Christian Eckert, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget et des comptes publics

• Martine Pinville, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire

• Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, chargée du numérique et de l’innovation

• Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé de l’industrie

• Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion

• Pascale Boistard, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l’autonomie

• Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire

• Clotilde Valter, secrétaire d’Etat auprès de la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargée de la formation professionnelle et de l’apprentissage

• Estelle Grelier, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, chargée des collectivités territoriales

• Hélène Geoffroy, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargée de la ville

• Thierry Braillard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargé des sports.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 05:03
L'Affiche rouge: "Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant" (numéro spécial de L'Humanité, février 2007- Jean de Leyzieu)

Le 21 février 1944, les nazis exécutaient au Mont Valérien les héros de l'Affiche rouge.  

Les avis placardés sur les murs prenaient, dans l'ombre, un ton blême. C'était l'hiver et la guerre basculait sur le front de l'Est où les nazis craquaient sous la pression de l'armée soviétique. La France, elle, assommée par les "couvre-feux" et la répression, commençait à ne plus être la même. Chaque jour plus efficace, l'armée des ombres s'installait dans ce pays occupé et préparait, de l'intérieur, ce débarquement qui, tôt ou tard, viendrait. Dans Paris, les passants regardaient, placardée sur les murs, la propagande s'exhiber. Notamment une, tristement célèbre. Trouble. Sombre à jamais. Mais symbolique pour toujours. On l'appelait "l'Affiche rouge". Et elle s'appellera toujours ainsi. Pour les générations d'après-guerre, ils furent un poème d'Aragon, puis une chanson quand Ferré y mit une musique. Pour les contemporains de la guerre, ils furent d'abord dix visages sur une affiche, fin février 1944.

Et sur cette affiche, on lisait "Des libérateurs? La libération par l'armée du crime!" Dix jeunes hommes inconnus que le propagandiste en chef s'appliquait à montrer étrangers, juifs surtout, mais aussi espagnol ou italien, arménien comme leur chef, Manouchian, poète à ses heures.

Tous communistes. Les nazis, ici, ne mentaient pas: car la résistance armée à Paris et dans la région parisienne, c'était eux et pas seulement eux. Etrangers et Français s'y côtoyaient, avec leurs camarades, et formaient un tiers des effectifs des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d'oeuvre immigrée. Eux disparus, massacrés, les FTP-MOI étaient en partie démantelés. L'Affiche rouge n'en présente que dix, mais le "tribunal militaire allemand' jugeant pour la première fois des franc-tireurs en audience publique, les 17 et 18 février 1944, en avait condamné à mort vingt-trois. Vingt-deux furent exécutés au Mont Valérien le 21 février. A 15 heures. La vingt-troisième était une femme, la Roumaine Olga Bancic, et parce qu'elle était une femme, elle n'eut pas les "honneurs" de l'exécution avec ses camarades, indigne de mourir debout face à la mitraille des bourreaux. Envoyée à Stuttgart, de nouveau torturée, elle fut décapitée à la hache le 10 mai. Jour de son anniversaire.   

 

Olga Bancic, décapitée à 32 ans le jour de son anniversaire par les nazis à Stuttgart après avoir été traînée de prison en prison, torturée. Elle était juive, née en Bessarabie, étudiante à Paris. Ce fut elle qui amena les armes au groupe qui attaqua un autobus allemand à Clichy. Elle était mariée à Alexandre Jar, un des responsables des FTP-MOI.

Olga Bancic, décapitée à 32 ans le jour de son anniversaire par les nazis à Stuttgart après avoir été traînée de prison en prison, torturée. Elle était juive, née en Bessarabie, étudiante à Paris. Ce fut elle qui amena les armes au groupe qui attaqua un autobus allemand à Clichy. Elle était mariée à Alexandre Jar, un des responsables des FTP-MOI.

Torturés, bien sûr, ils l'avaient tous été. Plusieurs mois durant. Et sur cette Affiche rouge, c'est aussi cela que les Français lisaient dans leurs traits ravagés. La haine exprimée, on la retrouve aussi dans les propos du colonel allemand qui présidait la cour martiale. Il justifiait ainsi les condamnations: "De quels milieux ces terroristes sont issus? Dans la plupart des cas, ce sont des juifs ou des communistes qui sont à la tête de leurs organisations (...) Leur but étant l'avènement du bolchevisme international, le sort de la France et des Français ne les intéresse pas".

(...) Ces héros appartenaient aux détachements de FTP d'immigrés de la région parisienne, dont la direction avait été confiée à Manouchian par le haut commandement des Francs-Tireurs et Partisans français depuis deux ans. Or, les "prouesses" de cette armée dépassaient infiniment celles que le réquisitoire avait découvertes.

(...) Sur certains points, les Allemands disaient juste: Joseph Boczov, ingénieur chimiste et ancien volontaire des Brigades Internationales en Espagne, était bien le concepteur des techniques de déraillement ou de destruction par explosif d'éléments stratégiques qui délabraient les convois SS. Et Spartaco Fontano était bien communiste: mais ils l'étaient tous. Notamment Missak Manouchian, avant-guerre secrétaire du Comité de secours pour l'Arménie Soviétique, rédacteur en chef du journal Zangou destiné aux immigrés de son pays.

Les "juges" ignoraient que le jeune Hongrois Zangou avait aussi incendié seul et en plein jour une librairie allemande, boulevard Saint-Michel. Ils ne savaient pas non plus que Alfonso, Fontano et Marcel Rayman étaient les auteurs de l'attentat ayant pulvérisé, le 28 juillet 1943, la voiture bourrée d'officiers supérieurs du commandement du "Gross Paris".

Alors qui étaient-ils? Dans les années 30, environ 3 millions de travailleurs immigrés rejoignent la France, chassés par la misère ou par la répression raciale et politique. Il importe d'autant plus d'organiser leur défense, d'appeler à la solidarité, que des campagnes xénophobes se développent accusant les étrangers d'être responsable du chômage. A son 3e Congrès en janvier 1924, le Parti communiste appelle à "organiser politiquement et syndicalement les masses de travailleurs de langue étrangère. Politiquement, les prolétaires immigrés doivent être organisés en groupe de langue étrangère". Il sera précisé deux ans plus tard que les immigrés s'organisent essentiellement sur leurs lieux de travail, dans les entreprises, sans distinction de nationalité, tout en participant à ces groupes de langue rassemblés en une Commission centrale de main d'oeuvre étrangère (MOE) qui deviendra rapidement la célèbre MOI (Main d'oeuvre immigré). Dès le début de la guerre, ceux-ci s'engagent dans le combat, sans restriction. 132 000 se portent volontaires et des dizaines de milliers se battent dans les Ardennes, sur la Somme, sur la Loire. Parmi eux, un grand nombre ont déjà participé aux Brigades Internationales en Espagne: on les retrouvera dans les premiers groupes clandestins formés par le Parti communiste. Le sang-froid de ces hommes, exceptionnel, recouvrait une disponibilité de coeur non moins remarquable. Implacables face à l'ennemi, le récit de quelques-uns de leurs faits d'armes montre qu'ils étaient économes en vies humaines... Les rafles antisémites vont également faire affluer dans leurs rangs de jeunes communistes juifs déterminés, dont les familles ont été décimées ou le seront.

Au cours de l'année 1943, les actions des résistants se multiplient. Les polices allemandes, aidées par les services de Vichy, la milice, unissent leurs efforts pour les traquer. (...) On le sait mieux aujourd'hui, l'arrestation des FTP-MOI de la région parisienne fut le fait, notamment, des inspecteurs des renseignements généraux, fer de lance de la lutte anticommuniste. Longtemps la mémoire historique a sous-estimé le professionnalisme de cette police: en effet, à l'époque, on dénombre environ 200 membres de la brigade spéciale, expérimentés en matière de surveillance et de filatures...

Le 16 novembre, le groupe et celui qui en a pris la tête, Manouchian, sont arrêtés. Sur les 35 personnes repérées, 5 seulement pourront s'échapper. Pas Joseph Epstein, le célèbre "Colonel Gilles", chef de tous les FTP de la région. Avant d'aller au supplice le 11 avril 1944, lui aussi au mont Valérien, il est torturé pendant des mois. IL ne livre à ses bourreaux aucun nom. Pas même le sien.

Jean de Leyzieu           

 

Lire aussi dans le "Chiffon Rouge": 

Missak Manouchian, résistant mort pour la France (Guy Konopnicki, Marianne - avril 2015)

Joseph Epstein, dit colonel Gilles

Joseph Epstein, dit colonel Gilles

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 05:00
1936: la conquête des 40 heures! (institut d'histoire sociale de la CGT)... Et Fillon qui voudrait revenir 80 ans en arrière!
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 19:52
Protection sociale. Les sénateurs PCF tentent de briser le consensus austéritaire
Protection sociale. Les sénateurs PCF tentent de briser le consensus austéritaire
SÉBASTIEN CRÉPEL
VENDREDI, 2 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

La reprise du débat sur le budget de la Sécurité sociale a tourné court, jeudi, avec le rejet du texte par la droite. Une opposition de façade aux choix libéraux du gouvernement, jugent les communistes, qui défendent l’option d’une couverture de base à 100 % pour tous.

Sitôt ouverte, sitôt close. La discussion sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) n’a même pas eu le temps d’en venir au débat sur les articles. Au Sénat, jeudi matin, la droite, majoritaire dans cet hémicycle, a opposé d’entrée de jeu un tir de barrage au texte de retour de l’Assemblée nationale en adoptant par 187 voix (« Les Républicains » et UDI) contre 154 (PS, PCF, écologistes et radicaux) une motion de procédure contre le projet. Principaux motifs avancés : le gouvernement n’est pas sincère dans sa présentation des comptes et les économies réalisées sont insuffisantes.

Un non-débat qui permet surtout au gouvernement et à la droite de sauver les apparences. « Faire apparaître un semblant d’opposition en seconde lecture est grossier », ont ainsi dénoncé les sénateurs communistes, républicains et citoyens (CRC), pour lesquels le débat en première lecture a mis en évidence « un accord idéologique entre la droite et le gouvernement pour imposer l’austérité aux personnels de santé dans le public et le privé, ainsi qu’aux patients », le désaccord portant surtout sur l’ampleur et le rythme des sacrifices.

C’est ce que s’est évertuée à montrer la sénatrice PCF-Front de gauche Laurence Cohen en dénonçant la « suppression par l’Assemblée nationale » d’améliorations introduites par des amendements de son groupe en première lecture. Ainsi de « celle consistant à étendre la responsabilité des entreprises mères vis-à-vis des entreprises qu’elles contrôlent en cas de fraude aux cotisations sociales ou encore celle concernant la révision de la liste des maladies » ouvrant droit au congé de longue durée pour les fonctionnaires pour y inclure la sclérose en plaques. « À aucun moment, vous n’avez infléchi vos choix de réductions des dépenses, à aucun moment vous n’avez voulu emprunter la piste de nouvelles recettes pour notre système de protection sociale », a regretté la sénatrice du Val-de-Marne, pointant les mesures néfastes de la politique de santé du gouvernement : suppression des cotisations des entreprises à la branche famille, mise en place des groupements hospitaliers de territoire (GHT) prétexte à de nouvelles baisses de dépenses, fin de l’universalité des prestations familiales, refus de diminuer les restes à charge des patients, ponction du fonds pour l’emploi des hospitaliers au profit du privé etc.

Une logique aux antipodes de celle du PLFSS

Des renoncements qui « sont autant de portes ouvertes dans lesquelles s’engouffre la droite », selon Laurence Cohen, citant le projet de François Fillon de cantonner la Sécu à la couverture des « affections graves » tandis que les autres seraient laissées aux assureurs privés, ou encore celui de créer une franchise médicale universelle sur les 200 à 300 premiers euros de soins dans l’année, qui ne seraient donc plus remboursés aux patients. À l’opposé de cette « conception marchande », le groupe CRC a voulu défendre « les principes de solidarité, d’universalité et d’égalité » de la Sécu avec une « prise en charge des frais de santé à 100 % » par cette dernière, au travers d’une centaine d’amendements déposés dès la première lecture du PLFSS.

Parmi ces propositions (consultables sous cet article sur humanite.fr), figurent la suppression des franchises médicales, un moratoire sur la fermeture de services et d’établissements de santé, le tiers payant intégral pour les étudiants, l’interdiction des dépassements d’honoraires pour les prestations pratiquées dans le cadre de missions de service public, l’affectation de l’excédent de la branche des accidents du travail et des maladies professionnelles (AT-MP) à l’indemnisation des victimes, l’extension à tous les salariés concernés du dispositif de cessation d’activité des travailleurs de l’amiante, l’encadrement et la transparence de la fixation du prix des médicaments… Côté financement, les communistes ne sont pas en reste avec, entre autres propositions, la fin du « dispositif Fillon » d’exonération de cotisations patronales et la mise en place d’une modulation assortie de cotisations additionnelles pour les entreprises qui privilégient la finance sur l’emploi, la mise à contribution des revenus financiers des sociétés pour l’assurance vieillesse, la suppression de la taxe sur les salaires dans les hôpitaux qui pèse pour 66 % de leur budget, un « audit citoyen » de la dette de la protection sociale… Une logique aux antipodes de celle du PLFSS version gouvernementale ou version droite sénatoriale.

Le coût exorbitant du projet Fillon

Vingt milliards d’euros de transfert de dépenses sur les ménages ou leurs complémentaires, ce qui revient au même puisque celles-ci sont financées par leurs cotisations : c’est ce que coûterait le projet Fillon de dérembourser les soins de ville pour les confier aux assureurs privés, selon la Mutualité française. Soit 300 euros de dépenses en plus par personne et par an, et 1 200 euros pour un couple avec deux enfants.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 15:43
Gotlib est parti - hommage de l'Humanité
Gotlib est parti, il nous avait appris à rire
LAURENCE MAURIAUCOURT
DIMANCHE, 4 DÉCEMBRE, 2016
HUMANITE.FR

L'auteur de BD, Marcel Gottlieb, dit Gotlib, est décédé ce dimanche à l'âge de 82 ans. Pif perd un ami.   

Né le 14 juillet 1934 à Paris (18e), enfant d'un père victime des Nazis, Gotlib n'en cultivait pas moins l'art de déclencher des éclats de rires. Il a pris la poudre d'escampette, en ce dimanche de décembre. Le père de Gai Luron et de tant d'autres personnages dont les gags parlaient à toutes les générations est entré dans le monde du travail dans les années 50, comme lettreur chez Opera Mundi-Edi Monde.

Gotlib est parti - hommage de l'Humanité

Il en gardera un talent fou pour remplir ses bulles d'onomatopées aux formes graphiques explosant tous les canons du genre. Dessiner en se jouant de la frontière des cases, c'était la marque de fabrique du créateur des Dingodossiers et de la Rubrique-à-Brac. Mais, d'abord, en 1962, il débute officiellement une carrière de dessinateur dans Vaillant, puis dans Pif Gadget jusqu'en 1971. Gai Luron, mai aussi Nanar, Jujube, Piette...

On savait Gotlib malade depuis plusieurs années. "La famille de Marcel Gotlib vient de nous apprendre le décès ce jour de Gotlib", a immédiatement réagi l'éditeur Dargaud, aux prises avec une "immense tristesse", face à la disparition ce cet « humoriste fascinant ». « Un dessinateur virtuose, un touche à tout iconoclaste et un ami cher qui parvenait à provoquer le rire à la moindre de ses pages", a ajouté l'éditeur.

Gotlib, qui a beaucoup appris de Goscinny, a marqué l'histoire de la bande dessinée française, en créant son propre journal, Fluide Glacia,l en 1975. Le premier numéro est paru un 1er avril. De quoi nourrir l'esprit de dérision de millions de lecteurs, et ça, ça n'est pas une blague ! 

http://www.humanite.fr/gotlib-est-parti-il-nous-avait-appris-rire-627704

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 15:27

Compte-rendu du conseil municipal du 1er décembre 2016

 

Début du conseil : 19h.

 

Présence de  Odette Colas, Roger Héré, Joëlle Huon, Ludovic Jaouen, et Dominique Guizien pour l'opposition.

Jean-Yves Lecomte a donné pouvoir à Joëlle Huon.

 

Présence du Télégramme, absence de Ouest-France.

 

1° Compte rendu du conseil du 1er septembre 2016:

 

Comme à l'habitude, le document ne rend pas compte des débats, d'où l'abstention des élus de l'opposition (6 abstentions avec le pouvoir).

2° Pisciculture Bretagne truites, convention de rejet

 

La municipalité ayant invité la coopérative pour expliquer son projet (M. Charles, directeur de la coopérative et l'un de ses collaborateurs étaient présents), Mme le Maire demande s'il est possible d'évoquer ce point en début de conseil pour permettre aux représentants d'être libérés dès ce point examiné.

Invité à présenter le sujet, M. Charles indique que le système de traitement des eaux résiduaires avant rejet dans le réseau public date de 1991 et qu'il était à revoir. En raison d'un mauvais traitement de la graisse, la société a étudié par l'intermédiaire d'un bureau d'étude, l'installation d'un bassin de décantation (bassin tampon) beaucoup plus important (300 m3) que celui qui existe actuellement. Il s'agit d'un investissement de 400 000 .

 

Ce dossier a donné lieu à un projet de convention de rejet (contrat de 7 ans), élaboré en concertation avec les services compétents de Morlaix Communauté, entre la mairie de Plouigneau, la coopérative Bretagne Truites et Suez Eaux France, le fermier délégataire.

 

Il faut préciser que le précédent contrat était parvenu à échéance en 2015, que depuis lors la municipalité délivrait des autorisations de rejet successives, et que les services de la direction départementale de la protection des populations avaient demandé à la coopérative Bretagne Truites de se mettre en règle en signant une convention avec la commune de Plouigneau.

 

Dominique Guizien fait remarquer la précipitation suspecte avec laquelle on sollicite la mairie de Plouigneau, puisque c'est Morlaix Communauté qui aura la compétence assainissement au 1er janvier 2017. Ainsi, dit-il , on va signer un contrat pour 7 ans dont on n'aura plus la compétence dans un mois.

 

Le directeur de la coopérative admet que les choses ont un peu traîné, et qu'il en assume la responsabilité. Il indique toutefois que des groupes de travail ont eu lieu très régulièrement avec des représentants de la municipalité sur le sujet.

 

Roger Héré indique que le conseil municipal dans sa totalité aurait dû être informé au fur et à mesure des avancées du dossier, et que la majorité des conseillers municipaux n'est pas tenue informée des actions qui l'intéressent. Comme souvent dans ce conseil on lui demande de prendre une position sur le champ sans lui avoir communiqué tous les éclairages nécessaires en amont.

 

Dominique Guizien indique qu'il va saisir la sous-préfecture dans le cadre du contrôle de la légalité.

 

Compte tenu de la situation l'opposition ne donne pas son accord pour signer  une convention dans ces conditions.

 

3° Rapport annuel exercice 2015 SIE Pen ar Stang

 

Principaux éléments :

13 142 habitants concernés. 6 056 abonnés dont 2 325 sur Plouigneau.

Prix TTC au m3 = 2,22 (2,24 en 2014     ; 2,16 en 2013).

 

R. HERE fait remarquer que l'exposé contenu dans l'ordre du jour sur ce point se limite à quelques chiffres, alors que l'importance de la question de l'eau mériterait un autre débat qu'une simple présentation formelle, d'autant que le transfert à Morlaix communauté sera effectif à compter du 01/01/2017 et que d'autre part  le contrat de délégation de service public avec la Nantaise des eaux prend fin le 31/12/2016. Cependant les conseillers municipaux qui ne participent pas aux réunions du SIE sont loin d'avoir en leur possession toutes les informations, et une présentation plus détaillée de l'activité et des enjeux aurait été nécessaire.

 

Mme le Maire se borne à répondre qu'il s'agit d'un rapport qui concerne 2015 et que c'est du passé    !

 

Roger Héré ajoute que le peu d'intérêt de la majorité pour ce genre d'exercice démocratique, se manifeste aussi par le fait que le rapport annuel de l'année précédente (exercice 2014) du SIE de Pen ar Stang n'a même pas été présenté au conseil municipal de Plouigneau.

 

Manifestement la majorité ne s'en était pas rendu compte.

  

4° Morlaix communauté, rapport annuel,

Les mêmes remarques sont faites que pour le point précédent. Aucune réflexion de la part de la majorité autre que la simple énumération de quelques dispositifs.

5° SPANC, rapport annuel année 2015,

Roger Héré indique qu'il aurait été souhaitable de disposer de davantage de précisions sur les 843 dispositifs d'assainissement non collectif qui sont listé dans le documents pour 17 % de satisfaisants, 61% de satisfaisants avec réserve et 18% de non satisfaisants.

 

6° SDEF, rapport annuel,

Roger Héré indique que là aussi il aurait été souhaitable que la majorité fasse état de façon plus détaillée des démarches et discussions avec le SDEF de la part des représentants de la commune. Johnny Délépine répond que la commune n'est pas adhérente du SDEF, mais indique que des échanges ont eu lieu en matière d'économies d'énergie (éclairage public) et d'enfouissement des réseaux (rue du Maréchal Leclerc et rue des sports).

 

7° Mise à disposition des biens nécessaires à l'exercice de compétence «   eau et assainissement

 

Il est demandé au conseil d'autoriser le maire à signer les documents nécessaires au transfert des biens et des emprunts à Morlaix communauté.

 

Accord

 

8° Morlaix communauté, demande de fonds de concours,

 

La mairie demande l'autorisation de solliciter une subvention pour le projet de lotissement de Prat al Lan. Joëlle Huon fait remarquer la faiblesse du nombre de dossiers alors que la commune pouvait espérer bien davantage.

 

 9° Créances irrécouvrables

 

Mme le Maire demande l'autorisation d'admettre en créances éteintes huit dossiers représentant un montant total de 307,78 .

 

Accord

 

10° Subvention au CCAS

 

Il est demandé de verser une subvention exceptionnelle de 58 000   pour le paiement de l'indemnité de départ aux deux agents du service d'aide à domicile.

Roger Héré tient à faire remarquer que le départ dit volontaire des deux agents n'en était pas un véritablement, celles-ci étant contraintes de le faire en raison de la grave décision politique de la mairie de Plouigneau de fermer le service d'aide à domicile du CCAS à partir du 1er avril 2016. Cela revenait clairement à les conduire à un licenciement, même si cela en prenait une forme différente.

Quant à l'indemnité de 58 000 cela constituait un minimum de dédommagement des deux  salariées.

 

11° Virements de crédits et Fonds de péréquation

 

La commune propose divers virements de crédit suite à une dotation supplémentaire de 97 318 du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales.

 

Roger Héré fait observer que le FNPIC avait été budgété à 30 000 dans le budget primitif et souhaite avoir des explications sur cet abondement. Il demande quelle est la nature des grosses réparations sur bâtiments communaux figurant au compte 2313 pour 10 000 .

 

Sur le premier point la secrétaire de mairie répond de façon évasive que cela tient sans doute au fait que suivant les seuils la commune se retrouve éligible ou non au FNPIC. Sur le second point il est indiqué qu'il s'agit de l'installation de luminaires dans les écoles.

 

L'opposition s'abstient sur ces virements de crédit.

 

12° Budget assainissement, virements de crédits

 

Diverses opérations sont prévues pour préparer le transfert de compétence eau et assainissement à Morlaix communauté  : facturations pour frais de personnel du budget principal vers le budget annexe assainissement, honoraires du CER en année «  N  »...

 

L'opposition s'abstient sur ces opérations.

 

13° Budget commune,

 

Comme chaque année, en l'attente du vote du budget, il est demandé au conseil d'autoriser d'engager des dépenses d'investissement dans la limite du ¼ des crédits de l'exercice précédent.

 

Comme l'an dernier Roger Héré rappelle le délai tardif du vote du budget primitif (fin mars) et que pour une commune de la taille de Plouigneau, cela nécessiterait d'avoir un débat d'orientation budgétaire beaucoup plus tôt. Pour autant et afin que la commune puisse fonctionner il dit donner son accord pour cette décision budgétaire.

 

Accord de l'opposition.

 

14° Loyer ADMR

 

Il est proposé de fixer le loyer à l'ADMR à la hauteur des dépenses engagées pour le local, soit pour 2017 80 HT par mois.

 

Accord

 

15° Tarif 2017 pour la bibliothèque

 

La majorité propose d'augmenter les tarifs de 1%.

 

Comme les années précédentes, Roger Héré indique que l'accès à la bibliothèque devrait être gratuit pour les enfants de moins de 12 ans et ne souhaite pas d'augmentation pour le tarif des moins de 18 ans. Il ajoute que ces tarifs pourraient être étendus aux demandeurs d'emploi, et que cela serait en tout état de cause insignifiant pour le budget communal.

 

Comme les autres années le premier adjoint rejette la demande et confirme son opposition idéologique au principe de la gratuité, précisant que toute sa vie il a pratiqué ainsi.

 

Vote contre de l'opposition.

 

16° Cimetière

 

La majorité propose de majorer de 1% les tarif des concessions.

 

Abstention de l'opposition

 

17° Ecomusée

 

La majorité rappelle la refonte des tarifs en 2016 et propose de maintenir les tarifs à l'identique pour l'année 2017.

L'opposition confirme son vote contre de l'année précédente.

 

18° Tarif des locations de mobilier

 

La majorité propose de les majorer de 1%.

 

Abstention de l'opposition.

 

19° Tarifs Foyer rural et autres salles

 

La majorité propose de majorer les tarifs de 1%, et d'appliquer une décote pour les réservations sur deux jours.

Roger Héré demande d'appliquer la gratuité pour les associations qui utilisent la salle de la Chapelle du Mur dans le cadre de leurs réunions ou assemblées générales dans la mesure où elles n'utilisent pas les équipements de la salle. Il trouve qu'il est en effet dissuasif de demander  un tarif de 121 pour une réunion de deux heures de l'association.

Johnny Délépine confirme l'option choisie par la majorité.

 

Abstention de l'opposition.

 

 

20° Relais des jeunes

 

A la demande de la CAF il est mis en place un tarif modulé en fonction des ressources des familles.

 

Roger Héré fait part de son accord pour l'application du quotient familial indiquant qu'il s'agit là d'une bonne initiative...de la CAF  !

 

Accord

 

21° Mise en souterrain des réseaux d'éclairage public et télécom avenue du Général Leclerc

Johnny Délépine informe le conseil que pour des raisons budgétaires (le budget 2017 est déjà bouclé) le projet est reporté sur l'année 2018. Il indique que la commune venait de l'apprendre durant la semaine.

 

22° Logements Habitat 29 à Prat Al Lan

 

Il est proposé au conseil d'accepter le projet d'alimentation en basse tension et éclairage public pour les logements sociaux.

Accord

 

23° Effacement des réseaux rue des sports

La majorité propose un projet d'effacement des réseaux de basse tension et de télécommunication ainsi qu'un projet d'éclairage public et la signature à cet effet d'une convention avec le SDEF.

Accord

 

24° Référent infra Polmar de Morlaix communauté

 

Chaque conseil municipal est invité à présenter un élu et un agent technique pour être le relais sur la commune.

Jean-Claude Billiet est l'élu proposé.

Abstention de l'opposition.

 

25°   Dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR)

Les travaux de rénovation des bâtiments scolaires du premier degré entrent dans cette catégorie pouvant bénéficier d'un taux d'intervention de 20% à 30%.

La majorité propose  :

  • à l'école de Lannelvoëz, des travaux d'isolation et les changements de fenêtres  ;
  • à l'école de la Chapelle du Mur la construction d'un préau.

 

Accord

 

26° Repos dominical des salariés

 

Mme le Maire propose l'ouverture des commerce automobile et de l'entreprise Animotopia  5 dimanches en 2017.

Roger Héré rappelle son opposition de principe au travail des salariés le dimanche et constate que le nombre d'ouverture des professionnels de l'automobile passe de 4 en 2016 à 5 en 2017, et qu'ainsi plus cela allait plus le phénomène prenait de l'ampleur.

Abstention de l'opposition

 

27° Domaine public

 

Il est demandé l'autorisation de classer la nouvelle rue Yves Silliau (Prat al Lan) dans le domaine communal.

Accord

 

28° Convention ERDF

 

Autorisation de signer une convention avec ENEDIS pour la mise en place d'une ligne électrique souterraine sur la parcelle YX n° 23 à Goasbriant.

Accord

 

29° Délibérations prises par délégation du conseil

 

Pas d'observations

 

30° Questions diverses

 

Roger Héré souhaite évoquer deux questions diverses  :

1° Il souligne la dangerosité du carrefour situé juste après le pont de la Lande, et en particulier pour les véhicules sortant de la rue des Pins. Il demande la mise en place d'un dispositif à cet effet et ajoute que les traversées pour les piétons doivent également être sécurisées.

Johnny Délépine lui propose de se rendre sur place avec lui ce qui est accepté.

2° Il demande dans quel but sont effectués actuellement les travaux de d'élagage et de déboisement  en contrebas de la voie d'accès vers Plougonven qui mène au rond-point «  des champignons  ».

Il lui est répondu que c'est en vue d'aménager le nouveau point de rejet des eaux de la station d'épuration qui avait été demandé par les services départementaux compétents.

 

Fin du conseil                 : 20 h 40

Roger Héré, élu d'opposition PCF-Front de Gauche à Plouigneau

Roger Héré, élu d'opposition PCF-Front de Gauche à Plouigneau

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 14:57

Blitzkrieg sociale ou contre révolution néoconservatrice et anti démocratique selon Fillon.
La gauche doit sortir l'artillerie lourde pour l'arrêter !

Un grand démocrate...

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 13:11
Pour les salariés de Carrefour Quimper, le travail du dimanche doit rester exceptionnel. | Ouest-France

Pour les salariés de Carrefour Quimper, le travail du dimanche doit rester exceptionnel. | Ouest-France

Ouest-France

Samedi, la CGT hypermarché a mené une action à Quimper (Finistère), pour informer le public et les salariés de la volonté de la direction de généraliser le travail du dimanche matin toute l’année. « Nous sommes contre l’idée d’ouvrir les hypers tous les dimanches en dehors des jours d’ouverture exceptionnelle qui induise des salaires majorés de 300 %, les dimanches 11 et 18 décembre », explique Michelle Laurent, déléguée syndicale.

Samedi, la CGT hypermarché a mené une action pour informer le public et les salariés de la volonté de la direction de généraliser le travail du dimanche matin toute l’année. « Nous sommes contre l’idée d’ouvrir les hypers tous les dimanches en dehors des jours d’ouverture exceptionnelle qui induise des salaires majorés de 300 %, les dimanches 11 et 18 décembre », explique Michelle Laurent, déléguée syndicale.

Réunion le 8 décembre

« Une troisième réunion se tiendra le 8 décembre sur l’accompagnement du travail le dimanche matin. La notion de volontariat se transformera vite en une obligation, sans majoration salariale, ce que nous ne voulons pas pour les salariés. »

Un jour de repos commun revendiqué

La CGT revendique le droit à un jour de repos commun pour tous les salariés, le choix du dimanche permet à chaque famille de se retrouver. « Ces modifications de rythme de travail impactent aussi les entreprises partenaires, nettoyage et sécurité, dont les directions mettent déjà la pression pour satisfaire à ce travail supplémentaire. »

Conditions d'emploi

L’ouverture chaque dimanche matin obligerait aussi les commerçants de la galerie marchande à suivre le mouvement et modifierait les conditions d’emploi de leurs salariés.

http://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/carrefour-quimper-le-travail-du-dimanche-doit-rester-exceptionnel-4656650

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