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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 16:45
Communiqué du PCF Centre-Finistère: Richard Ferrand ou la carte du néo-libéralisme ultra à la mode Macron

COMMUNIQUÉ du PCF

30 octobre 2016 

M. Richard FERRAND Député de notre 6ème circonscription adoubé au poste de Secrétaire Général du mouvement « en marche » d’Emmanuel MACRON.

Ce n’est pas pour nous surprendre, lui qui a été le rapporteur de la loi éponyme de l’ancien ministre.

Que reste-t-il de socialiste à M. FERRAND lui qui approuve les paroles et les actes de l’ancien banquier d’affaires, dont le programme nous ferait revenir au début du 20ème siècle et qui ose dire tout le mal qu’il pense de notre modèle social? Tout un programme ! Son programme.

M. FERRAND, sentant le vent du boulet pour les législatives, change de casaque en bon carriériste qu’il est.

Député, Conseiller Régional, Président du groupe socialiste à la Région, toujours en activité professionnelle et maintenant Secrétaire d’un mouvement qui ne tardera pas à devenir un Parti.

Le respect des électeurs passe par un travail au plus près d’eux et non dans un cumul de mandats pour lesquels il ne peut y avoir de travail sérieux.

Le PCF a une conception autre de la politique.

Communiqué du PCF Centre-Finistère: Richard Ferrand ou la carte du néo-libéralisme ultra à la mode Macron
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 12:20
"Fondamentalement, M. Fillon est un colon. Il a la même philosophie, il se considère comme un être supérieur par rapport aux "sauvages" auxquels on a appris ce qui lui semble bon à ses yeux"

"Fondamentalement, M. Fillon est un colon. Il a la même philosophie, il se considère comme un être supérieur par rapport aux "sauvages" auxquels on a appris ce qui lui semble bon à ses yeux"

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SÉBASTIEN CRÉPEL
VENDREDI, 28 OCTOBRE, 2016
HUMANITE.FR
 

Le syndicaliste guadeloupéen Elie Domota expose dans l’Humanité ce qu’il n’a pas pu dire au candidat à la primaire de la droite sur France 2, jeudi soir, après les déclarations de l’ancien premier ministre évoquant un « partage de culture » à propos de la colonisation.

Invité ce jeudi soir à s’exprimer sur France 2 en direct depuis la Guadeloupe pour apporter la contradiction à François Fillon dansl’Emission politique, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG) Elie Domota n’a pas pu développer son argumentation face au candidat à la primaire de la droite et du centre, la chaîne l'empêchant de s'expliquer jusqu'au bout. Cela est d'autant plus regrettable qu'il accusait l’ancien premier ministre d’avoir tenu des « propos racistes » dans son discours à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), le 28 août. L’Humanité a contacté l’ancien animateur de la grève générale de 2009 en Guadeloupe pour lui proposer d’exposer dans nos colonnes ce qu’il n’a pas pu dire à l’ancien premier ministre.

Vous avez accusé jeudi François Fillon d’avoir tenu des propos racistes quand il a déclaré à Sablé-sur-Sarthe, le 28 août : « La France n'est pas coupable d'avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Nord », mais les téléspectateurs de France 2 n’ont pas pu entendre la fin de votre réponse. Qu’entendez-vous par là ?
Elie Domota
 Lors de la préparation de l’émission, France 2 m’avait assuré que je disposerais d’un temps de parole pour développer mes arguments, mais cela n’a pas été le cas. Ce que je voulais dire à François Fillon, c’est que ces propos sont tenus par trop de responsables politiques. Il faut rappeler qu’en 1635, lorsque des mercenaires sont envoyés par Richelieu, ils ont pour mission de coloniser la Guadeloupe et la Martinique. Il s’ensuit une longue décennie d’assassinats, de viols de meurtres et de massacres des Indiens sur l’île. C’est comme cela que le royaume de France est devenu propriétaire de la Guadeloupe, par le sang et par le meurtre. François Fillon appelle cela le « partage de la culture » ; moi, j’appelle cela conquête coloniale, meurtre et vol des terres. La France est alors allée chercher des Africains pour les déporter et les réduire en esclavage durant 400 ans. Toujours en vertu du « partage de la culture » selon M. Fillon, ont ensuite été organisés de véritables « élevages de nègres » pour en finir avec les révoltes d’esclaves, car Il est plus facile de dominer un être humain dès la naissance que de dominer un adulte qui connaît ses origines pour créer un être soumis. Il faut attendre la Révolution française pour que la première abolition de l’esclavage voie le jour en Guadeloupe. Mais en 1802, les troupes de Napoléon rétablissent l’esclavage. J’aurais aussi voulu rappeler à François Fillon que cette guerre a coûté aux forces guadeloupéennes des milliers de victimes avec, cerise sur le gâteau, plus de trois cents décapités en place publique à Pointe-à-Pitre. La France n’a certes pas inventé la décapitation, mais elle l’a commise contre des Guadeloupéens, qui étaient des Français. C’était encore la République à l’époque ! Et en 1848, lors de la deuxième abolition de l’esclavage, la République a déclaré que c’était une atteinte à la dignité humaine, mais elle a indemnisé les propriétaires, et non leurs victimes. La colonisation, c’est la violence pour s’approprier le bien d’autrui, parce qu’on considère qu’autrui est inférieur. Cette conception perdure, camouflée dans une prétendue mission civilisatrice de la France, de Jules Ferry à Nicolas Sarkozy, Manuel Valls ou François Fillon aujourd’hui. Fondamentalement, M. Fillon est un colon. Il a la même philosophie, il se considère comme un être supérieur par rapport aux "sauvages" auxquels on a appris ce qui lui semble bon à ses yeux.

François Fillon vous a répondu que si la colonisation vue selon les « critères d’aujourd’hui » est effectivement condamnable, il refuse la « repentance », estimant que la France n’a inventé ni l’esclavage ni la colonisation, que bien d’autres pays ont aussi pratiqués. N’est-ce pas relativiser le crime qu’a constitué la colonisation ?
Elie Domota 
Tout à fait, il est même dans une attitude d’apologie de crime contre l’humanité. Imagine-t-on François Fillon déclarer que les troupes allemandes sont venues occuper la France pour partager leur culture germanique ? Jamais cela ne lui viendrait à l’esprit. Mais à l’égard des Noirs en général, le négationnisme est toléré. François Fillon doit cesser de vanter pour autrui ce qu’il ne voudrait pas pour lui-même. On ne demande à personne de pleurer sur notre sort. M. Fillon, tout comme l’ensemble des Français, ne sont ni responsables ni coupables de cette histoire, mais ils en ont hérité, et le gouvernement français, quel que soit son bord politique, doit l’assumer et ne pas se voiler la face en prétendant que, sous prétexte qu’ont été construits des routes, des chemins de fer et des dispensaires, la France a oeuvré au développement du pays. Car la colonisation repose toujours sur le principe que le colonisé est inférieur à vous, que sa culture et sa musique, sa langue ne sont rien, et qu’au final lui-même n’est rien, et qu’il faut donc lui imposer votre langue, votre religion, vos coutumes. C’est une entreprise de déshumanisation, de négation des individus. Tuer des gens et prendre leur bien n’est pas du partage de culture, en 1635 comme en 2016.

A Sablé-sur-Sarthe, François Fillon a également déclaré que l’école ne devrait pas « apprendre aux enfants à comprendre que le passé est source d'interrogations » et à « faire douter de notre histoire ». N’est-ce pas là aussi une volonté de nier, jusque dans les programmes scolaires, ce qu’a été réellement la colonisation ?
Elie Domota
 On retrouve cette pression sur l’enseignement de l’histoire visant à exonérer la France de ses responsabilités en tant que puissance coloniale et esclavagiste, et même, à la limite, à rendre les victimes responsables de leur situation. Un exemple : en mai 2015, François Hollande est venu inaugurer le mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre. Qu’y voit-on ? Que ce sont les Africains qui ont vendu leurs frères, et que les Européens, passant par là, les ont donc achetés comme esclaves. Comme si les bateaux étaient arrivés par hasard ! Deuxième chose, il est dit que c’est grâce à la religion chrétienne que les Noirs sont sortis de l’idolâtrie. Rien sur la bulle du pape Nicolas V qui, en 1454, a encouragé le pillage des terres et les meurtres des païens ! L’apprentissage est aussi une question de domination.

Vous avez demandé à François Fillon qu’il se prononce en faveur de l’annulation des textes qui, à partir de 1848, indemnisent les anciens propriétaires d’esclaves, mais il a refusé, au nom, là aussi, de son désaccord avec la « repentance »…
Elie Domota
 Cela n’a rien à voir avec la repentance. Nous demandons une remise en état pour que le vivre-ensemble ait un sens. Nous disons à M. Fillon : êtes-vous prêts à annuler ces textes pour oeuvrer à une redistribution des terres pour que nous vivions dans une société plus juste et équitable, et à cette question il répond non. A partir de 1848, le pouvoir des propriétaires blancs a été renforcé, et les anciens esclaves ont été jetés dans la précarité, et aujourd’hui, nous sommes toujours dans la même configuration. Les héritiers des maîtres d’esclaves sont propriétaires des usines, ils siègent dans les conseils d’administration des banques, et les descendants d’esclaves sont pour la plupart ouvriers. Nous demandons que toutes les terres acquises de façon criminelle fassent l’objet d’une redistribution. Comment peut-on venir nous parler, sinon, de liberté, d’égalité et de fraternité ?

Quelles actions envisagez-vous pour obtenir cette « remise en état » ?
Elie Domota 
Nous avons demandé en mai 2015 au tribunal de nommer un groupe d’experts pour évaluer le préjudice subi par les colonisés, et de mettre à l’étude une réforme agraire pour la redistribution des terres acquises dans le cadre de l’esclavage et de la colonisation. Nous avons accompagné cette requête de deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) pour savoir si les textes qui prévoient l’indemnisation des propriétaires d’esclaves sont conformes à la Constitution française. En droit français comme dans le droit international d’ailleurs, le criminel ne peut pas tirer bénéfice de son crime, il est sanctionné et et la victime est indemnisé. Mais un an et demi plus tard, nous n’avons toujours pas de réponse. Le dossier est encore devant le tribunal de Pointe-à-Pitre, alors qu’il faut en moyenne deux mois à une QPC pour être présentée devant la Cour de cassation…

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 11:49
«	Les managers viennent beaucoup plus de l’extérieur et sont juste là pour réduire les effectifs. Je ne perçois plus l’âme de La Poste là-dedans./» photo marta nascimento/rea Marta NASCIMENTO/REA

« Les managers viennent beaucoup plus de l’extérieur et sont juste là pour réduire les effectifs. Je ne perçois plus l’âme de La Poste là-dedans./» photo marta nascimento/rea Marta NASCIMENTO/REA

« Tous les agents, du facteur jusqu’au haut cadre, sont sur un siège éjectable »
VENDREDI, 28 OCTOBRE, 2016
L'HUMANITÉ
 

Poussé à bout par sa hiérarchie, puis déclaré inapte par l’entreprise, avant d’être mis en retraite anticipée, Laurent, 53 ans, ancien responsable territorial, estime que l’entreprise a voulu se débarrasser de lui à cause de son profil de cadre à l’ancienne.

«J’adorais mon job. » Laurent (1) pourrait être un retraité épanoui. Mais, quand il évoque ses dernières années de vie professionnelle à La Poste, sa voix déverse un filet d’amertume. Haut responsable dans une direction territoriale, le fonctionnaire est aujourd’hui sur le banc de touche. Déclaré inapte par l’entreprise, il ne se résout pas à sa mise à la retraite forcée. Tout dérape en 2009. Une de ses filles, adolescente, rencontre des difficultés. Laurent se dégage du temps pour s’occuper d’elle et l’accompagner à ses rendez-vous médicaux. Une requête visiblement insoutenable pour sa hiérarchie. « On m’a dit : “Tu choisis, c’est ton enfant ou ton job !” Après ça, on m’a emmerdé tout le temps. Mon directeur me dénigrait publiquement alors qu’il s’était retrouvé du jour au lendemain à manager des chefs d’établissement sans formation. D’un coup, je ne faisais plus le travail comme il fallait. On essayait de me recaser sur d’autres postes. » Oppressé, Laurent enchaîne les insomnies. Et broie du noir. Il dort une à deux heures par nuit. Mais refuse de se mettre en arrêt maladie. En 2012, il finit par être hospitalisé d’urgence pour « un burn-out complet ».

« Je refuse de donner des ordres et de fliquer les agents »

Avant cette rupture, sa carrière était un long fleuve tranquille. Bosseur, classé parmi les meilleurs directeurs au niveau national, il se souvient avec fierté avoir remporté toutes sortes de challenges : « Je faisais toujours plus que ce qu’on me demandait. » Selon lui, la pluie soudaine de reproches n’est pas sans liens avec la stratégie de rentabilité accrue de La Poste et ses restructurations accélérées depuis le début des années 2000. Pour répercuter les réductions de coûts et les suppressions d’emplois, la fermeté est de mise chez les dirigeants.

Jusqu’ici, ce cadre à l’ancienne avait toujours appliqué les directives à sa manière. « On n’appréciait plus ma conception de l’encadrement copain-copain. Je refuse de donner des ordres et de fliquer les agents. Je devais être plus distant, mais ce n’est pas ma nature. La chose qui intéresse la direction du groupe, c’est les gains de productivité. »

Quand il revient de maladie, en 2014, c’est la douche glacée. En guise de comité d’accueil, il se retrouve dans un bureau isolé, à effectuer deux tâches en deux mois. On lui dit qu’il ne peut plus former de managers car, en 24 mois d’absence, il aurait perdu ses compétences. Laurent replonge. Le couperet de La Poste va vite tomber. « Je suis déclaré inapte par l’entreprise alors que mon médecin dit le contraire. Je serai bientôt mis à la retraite d’office avec 57 % de mon salaire, comme je n’ai pas assez cotisé. J’ai trois enfants, dont deux étudiants, et un prêt en cours. »

Laurent ne se définit pas comme un militant. Il a lui-même diligenté des restructurations pour le compte du groupe. Mais ne se reconnaît pas dans ces méthodes expéditives. « On m’a écarté parce qu’on ne voulait pas que je mette mon nez dans les projets. Avant, quand il s’agissait de transformer un bureau en agence postale communale, on allait discuter avec le maire, avec les agents transférés dans d’autres bureaux, on faisait des simulations, des tests ; aujourd’hui, ça ne se passe plus comme ça. Il n’y a plus de concertation. Ils s’en foutent de laisser les gens au bord de la route. Les managers viennent beaucoup plus de l’extérieur et sont juste là pour réduire les effectifs. Je ne perçois plus l’âme de La Poste là-dedans. »

D’autant que, pris entre le marteau et l’enclume, Laurent est lui-même victime du jeu de chaises musicales. En son absence, le train des restructurations permanentes n’a pas épargné son secteur. « À mon retour d’arrêt maladie, il n’y avait apparemment plus de poste de libre pour mon grade. » Si certains se retrouvent le bec dans l’eau, d’autres cadres, déstabilisés par les orientations stratégiques, prennent aussi la tangente. « Un de mes collègues a préféré redevenir facteur plutôt que de rester à son poste. Un autre a tout lâché pour devenir chauffeur routier. » Face à cette descente aux enfers, les mots de la DRH de la branche courrier évoquant La Poste comme « une entreprise qui prend en compte l’humain », sur RTL, le 7 octobre dernier, résonnent comme une provocation à ses oreilles. Même s’il se consacre à ses petits-enfants et avale les kilomètres en vélo, le quinquagénaire ne digère pas cette blessure. « On m’accuse aussi injustement de harcèlement moral. J’ai bien compris que l’entreprise avait tout fait pour ne plus me voir. »

Brisé dans son attachement aux valeurs de service public, il a décidé de contester sa mise à l’écart devant la justice. Dénouant le nœud de pudeur au fond de sa gorge, il tranche : « Le traitement que m’a infligé La Poste est antisocial. Cela peut arriver à n’importe qui. Tous les agents, du facteur jusqu’au haut cadre, sont sur un siège éjectable. »

 

 

 

Appel d'élus et de syndicalistes pour la Poste, service public pour toutes et tous

Signez à votre tour la pétition de l'appel pour la défense du service public de la Poste: 

www.lapostepourtouspartout.fr

 

Lire aussi: 

La poste: une direction timbrée... et violente (L'Humanité, 27 octobre 2016): Appel pour la défense du service public de La Poste

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 11:46
Vote à l'ONU pour la fin du blocus sur Cuba (Cuba Coopération France)

André Chassaigne a publié un communiqué se concluant en ces termes : « Il est temps de mettre un terme à des sanctions économiques anachroniques, cruelles et inefficaces, qui sont unanimement condamnées par la communauté internationale. Elles ont coûté au total 125 milliards de dollars à l’économie de l’île et elles infligent des souffrances inutiles au peuple cubain. »

191 pays pour la fin du blocus contre Cuba, 2 abstentions et 0 voix contre !

Pour la première fois les Etats-Unis et Israël n’ont pas osé voter contre. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut maintenant que les Etats-Unis appliquent cette résolution qui emporte, une nouvelle fois une approbation mondiale !

En cette fin de semaine, le Ministre des Relations Extérieures de Cuba, Bruno Rodriguez, interviendra en séance plénière de l’Assemblée Générale des Nations Unies, afin de présenter au vote de cette dernière, la résolution réclamant la levée du blocus.

Ces derniers jours, les voix se sont élevées, plus nombreuses et plus pressantes, une véritable clameur dans le monde entier. À Cuba, dans toute l’Ile, de très nombreuses manifestations ont eu lieu. Les institutions religieuses elles aussi ont pris position. En France, un rassemblement s’est tenu hier soir à Paris à l’appel de la Coordination créée par plusieurs associations, dont la nôtre. À l’occasion du 70e anniversaire de la création de la Maison de l’Amérique Latine à Paris, le Président de la République, François Hollande a, une nouvelle fois, condamné « cet embargo, qui fait tant souffrir le peuple cubain, sans avoir aucun intérêt aujourd’hui.» Une fois encore a-t-il dit « nous devons tous souhaiter qu’à l’occasion de ce 70e anniversaire, cette punition à l’égard du peuple cubain puisse enfin être levée » Le Président du Groupe d’amitié de notre Assemblée Nationale, André Chassaigne a publié un communiqué se concluant en ces termes : « Il est temps de mettre un terme à des sanctions économiques anachroniques, cruelles et inefficaces, qui sont unanimement condamnées par la communauté internationale. Elles ont coûté au total 125 milliards de dollars à l’économie de l’île et elles infligent des souffrances inutiles au peuple cubain. »

Dès le 1er Novembre les touristes pourront revenir à Baracoa, signale l’historien de la ville Alejandro Harmann, qui rappelle qu’en 1654 la ville a été brûlée par les corsaires… français ! Les secteurs forestiers de cette partie de la province de Guantanamo ont été particulièrement affectés. Après le passage de Matthew, on découvre un paysage lunaire. La forêt prendra 15 à 20 ans à récupérer. Pour l’ensemble des travaux de récupération et de construction, la solidarité est plus que jamais à l’ordre du jour !

Cette semaine, deux évènements à La Havane retiennent l’attention.

Tout d’abord l’Inauguration du bureau de l’AFD, Agence Française de Développement, en présence de Mathias Felk, secrétaire d’État chargé du Commerce Extérieur de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger et Rodrigo Malmierca, Ministre cubain du Commerce Extérieur et des Investissements étrangers. L’alliance entre l’Ile et l’AFD permettra de mettre en œuvre d’importants projets conjoints dans des secteurs stratégiques pour la nation cubaine, comme les infrastructures, les transports et les énergies renouvelables. Un projet pour le développement de l’élevage à Camagüey sera présenté avant la fin de l’année.

Le 2e événement qui nous réjouit également c’est l’attribution de la Médaille de l’Amitié, par le Conseil d’État de la République de Cuba, à Jean-Pierre Bel, envoyé personnel du Président de la République pour l’Amérique Latine et les Caraïbes. La cérémonie s’est déroulée à La Havane, au siège du Ministère des Relations Extérieures et la remise de la médaillée a été effectuée par Marcelino Médina, Ministre par intérim. Ce geste exceptionnel d’amitié a eu lieu en présence notamment de Ricardo Cabrisas, Vice-président cubain du Conseil des Ministres, d’Eusébio Leal, historien de la capitale et de notre Ambassadeur Jean-Marie Bruno. Cette distinction honore notre association, Jean-Pierre étant membre de notre Présidence d’Honneur, il soutient activement, depuis des années les actions que nous engageons.

La lettre de Cuba Coopération France

http://cubacoop.org/spip.php?page=newsletter&id_newsletter=186

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 10:49

Après les distributions de tracts à Bosh et à la Sermetta, cinq militants du PCF (Daniel Ravasio, Ismaël Dupont, Patrick Beguivin, Serge Bazin, Martine Carn) étaient présents sur le marché de Morlaix ce matin, avec la restitution de la grande consultation citoyenne du Parti Communiste "Que demande le peuple?" et nos axes de campagne principaux pour les présidentielles et les législatives 2017. 

Quelques conversations intéressantes place Allende et devant la mairie même si le climat général n'est pas à l'enthousiasme vis-à-vis de la politique... 

Qui pourtant nous rattrape tous... 

Les militants du PCF sur le marché de Morlaix ce samedi 29 octobre
Les militants du PCF sur le marché de Morlaix ce samedi 29 octobre
Les militants du PCF sur le marché de Morlaix ce samedi 29 octobre
Rencontre avec des militants de droite distribuant des tracts pour Sarkozy (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Rencontre avec des militants de droite distribuant des tracts pour Sarkozy (photo Pierre-Yvon Boisnard)

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 07:08
François Fillon veut serrer de plusieurs crans la ceinture du petit peuple
GÉRARD LE PUIL
VENDREDI, 28 OCTOBRE, 2016
Souvent ennuyeux, toujours réactionnaire, bon avec les riches et dur avec tous les autres, à commencer par les plus pauvres, François Fillon était hier soir l’invité de « L’émission politique de France 2 » Cet homme qui fut collaborateur d’un député à 22 ans, puis député à 27 ans suite au décès de son mentor a toujours vécu de la politique. Il a été plusieurs fois ministre dans des gouvernements de droite avant que Sarkozy ne l’installe à Matignon de 2007 à 2012. Hier soir, il a tenté de convaincre les téléspectateurs que l’on peut faire du neuf avec cette vieille recette qu’est la surexploitation des travailleurs.

Les téléspectateurs qui ont regardé François Fillon hier soir à « L’émission politique » de France 2 ont pu voir un homme très à droite. Il a présenté , redisant son opposition par « conviction personnelle » au mariage pour tous, défendant devant les cheminots CGT de la gare de Lyon à Paris le principe de la retraite à 65 ans pour tous, quelles que soit la nature du travail, ajoutant même que le conducteurs de trains peuvent toujours changer de travail à partir d’un certain âge. Fillon veut en finir avec les 35 heures et fixer à 39 heures la durée légale minimale de la semaine de travail. Sans pour autant augmenter le salaire mensuel à proportion du travail supplémentaire fourni, a-t-il tenu à préciser. Parmi les arguments avancés par l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy figure le fait que des gens travailleraient  aujourd’hui entre 70 et 80 heures par semaine en France. Et qu’il s’agirait là d’un exemple à suivre pour réduire les inégalités dans un processus de surexploitation pout tous, sauf pour les exploiteurs.

François Fillon, comme Sarkozy, Juppé et Le Maire avant lui dans cette même émission, s’est  prononcé pour la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Mais comme il faut malgré tout faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat, il veut augmenter la TVA de 2%. C’est le plus sûr moyen de faire payer les pauvres à la place des riches. Ce que n’a pas manqué de lui faire remarquer François Lenglet, notant que « le cran de la ceinture n’est pas le même pour tout le monde ». Lenglet est très heureux, semble-t-il, de défendre dans cette seule émission des positions peu en phase avec celles qu’il avance généralement dans les journaux télévisés de France 2, lesquelles sont généralement beaucoup plus proches des idées et des intérêts du MEDEF.

500 00 chômeurs supplémentaires durant les 5 années où Fillon était Premier ministre

Bref, aux yeux de Fillon, l’austérité salariale et le recul de l’âge donnant droit à la retraite seraient le meilleur moyen de créer des emplois. On en oublierait que le nombre de chômeurs en catégorie A augmenta de plus de 500 000 personnes durant les cinq années qu’il passa à Matignon de 2007 à 2012. Et a continué de progresser à un rythme à peine supérieur sous la présidence de François Hollande, lequel promettait d’en inverser la courbe dès la fin de l’année 2012, puis avant la fin de l’année 2013, puis, peut-être en toute fin de mandat en mettant beaucoup de chômeurs en stage pour quelques mois, ce qui revient à trafiquer le thermomètre pour faire baisser la fièvre.

Mais, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la dernière note de conjoncture de l’INSEE nous dit ce matin que le Produit intérieur brut (PIB) de la France a augmenté de seulement 0,2% au troisième trimestre 2016 après un recul de 0,1% au second trimestre. Plus grave encore, c’est la croissance de 0,4% des services, non créateurs de richesses richesse matérielles, qui porte cette moyenne, alors que la production de bien matériels recule de 0,1% après un recul de 0,7% au second trimestre. Il s’agit donc d’une croissance molle et malsaine de surcroît.

L’explication que donne la note de conjoncture de l’INSEE  est limpide : « Au troisième trimestre 2016, les dépenses de consommation des ménages continuent de stagner. Elles rebondissent modérément dans les services (+ 0,3% après -0,2%) tandis qu’elles reculent dans les biens (-0,5%  après + 0,1%). Qu’en serait-il alors si on avait appliqué la recette de  Fillon consistant à augmenter les prix des biens de 2% via une augmentation de deux points de TVA ? Comment le chômage diminuerait-il dans ces conditions avec, en plus une augmentation de la durée hebdomadaire de travail de quatre heures aboutissant à ce que neuf personnes fassent le travail de dix sans que toutes les heures faites en plus ne soient payées comme l’a laisser entendre François Fillon hier soir ?

Notons encore que le jour ou François Fillon a plaidé à son tour pour la suppression de l’ISF suite au même plaidoyer de Sarkozy, Juppé et Le Maire, un sondage Odoxa publié par  « Aujourd’hui en France » a posé à un panel d’électeurs la question suivante : «  S’agissant de l’impôt sur la fortune, souhaitez-vous que cet impôt soit maintenu tel qu’il est, renforcé en augmentant ses taux d’imposition ou en abaissant le seuil, ou supprimé ? ». La réponse ses sondés est claire : 42% souhaitent que cet impôt soit conservé tel qu’il est aujourd’hui ; 30% souhaitent qu’il soit renforcé, soit un total de 72%. Seulement 28% disent souhaiter sa suppression. Même les électeurs des candidats de la droite pour l’élection présidentielle sont majoritairement pour le maintien de cet impôt.

Tout commentaire semble ici superflu !

Journaliste et auteur
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 07:04
« Merci, Ayele, d’oser face à O’Marché frais »
Mobilisation
LAURENCE MAURIAUCOURT
VENDREDI, 28 OCTOBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Rassemblement de soutien, hier. 5 000 signatures en deux jours sur la pétition. L’affaire de la caissière licenciée un mois après avoir fait une fausse couche sur son lieu de travail à La Courneuve appelle une suite.

«Ça fait du bien, ça donne du courage », confie Ayele avant de prendre la parole devant cette centaine de syndicalistes et de militantes féministes venus la soutenir hier devant le supermarché O’Marché frais de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). À vrai dire, c’est Ayele qui a donné du courage à l’auditoire, tant la jeune femme est apparue concrète, combative, humaine, altruiste. La caissière de 33 ans ayant été victime d’une fausse couche au travail, la patronne, membre de la riche famille de commerçants franciliens Quattrucci, l’a licenciée un mois après (lire l’Humanité du 25 octobre). « Sans les femmes, sans les enfants, je ne sais pas ce que serait ce monde. Le capitalisme ne doit pas nous faire oublier cette idée. Les entrepreneurs ne sont rien sans nous. » Ayele est applaudie. Elle poursuit : « Toutes les caissières qui sont à l’intérieur de ce magasin souffrent. Ce n’est pas un lieu de travail, c’est l’enfer (…). Nous étions 80 il y a un an. Il en reste une vingtaine. » Et la jeune femme de décrire les situations d’humiliation, les insultes de la part de la hiérarchie, la surcharge de travail… « J’ai un DUT de gestion logistique. Il faut justifier d’au moins deux ans d’expérience pour décrocher un emploi dans ce secteur, voilà pourquoi j’ai pris cet emploi de caissière », argumente-t-elle en se remémorant la fois où la chef de caisse de 20 ans, « qui n’a même pas le bac », a convoqué toutes les caissières en les traitant de « racailles », les obligeant à faire du ménage. « Comment peut-on traiter de racaille des femmes sans connaître leur histoire. Et puis, le ménage, c’est un métier. Nous ne sommes pas embauchées pour ça. » Ayele remercie les soutiens présents et leur demande de « continuer ». De ne pas en rester au rassemblement d’aujourd’hui. « Il faut faire quelque chose avant que quelqu’un meure. » Ayele a en tête le cas d’une collègue « qui ne va pas bien », qui ne vit plus sans anxiolytiques.

Muriel Wolfers, secrétaire de l’union locale CGT de La Courneuve, mobilisée depuis des mois face à la situation de maltraitance salariale dont sont victimes les employées, abonde dans le sens de la jeune femme. Au micro, elle évoque « le système d’isolement » qui prévaut dans le magasin. « Est-ce que c’est l’homme qui doit s’adapter au monde du travail ? Ou l’inverse ? » La syndicaliste juge aussi « extraordinaires » les 5 000 signatures déjà recueillies sur la pétition, qui réclame une enquête sur cette affaire et des évolutions en matière de droits des femmes enceintes et d’aménagement de leur poste de travail.

« Si le patronat ose bafouer les droits, c’est qu’il y a impunité »

Une responsable de la fédération CGT du commerce souligne que la direction refuse de rencontrer les instances syndicales. « On ne peut pas laisser des mauvais patrons faire leur loi », intime-t-elle. Pour Sophie Binet, responsable du collectif Femmes mixité de la CGT, « si le patronat ose bafouer les droits, c’est qu’il y a impunité ». Face à cela, elle aussi remercie Ayele d’avoir « osé parler », rappelant que la maternité reste le premier motif de saisine du Défenseur des droits en France. « C’est au travail que les droits des femmes sont les moins respectés », a renchéri Gwendoline Coipeault, de Femmes solidaires.

Des élus PCF de La Courneuve, Corinne Delhomme et Anthony Couteau-Roussel, étaient présents, porteurs d’un message de soutien du maire, Gilles Poux, invitant chacun à œuvrer au sein du comité des droits des femmes de la ville. Le besoin de voir grossir le mouvement et de s’organiser, pour Ayele, pour ses collègues n’a échappé à personne. Des tracts vont circuler dans tout le secteur.

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 07:01
Can Dündar appelle l’Europe à se mobiliser contre «la plus grande prison de journalistes du monde»
JEAN-JACQUES RÉGIBIER
JEUDI, 27 OCTOBRE, 2016
HUMANITE
Depuis le Parlement européen où il avait été nominé pour le prix Sakharov, l’ancien rédacteur en chef de Cumhuriyet, réfugié en Allemagne, dénonce la situation catastrophique de la presse en Turquie. Il appelle à l’aide tous les journalistes d’Europe et les députés européens.

« Je vous le demande : laissez une petite place dans vos journaux pour ce combat pour la liberté de la presse en Turquie, c’est important pour l’avenir de l’Europe ! » En lançant son appel depuis le Parlement européen de Strasbourg, Can Dündar a voulu faire d’une pierre deux coups.

D’abord c’est là qu’il peut plus facilement toucher un grand nombre de journalistes venus des quatre coins du continent pour suivre la session parlementaire. Mais c’est aussi là que sont réunis les députés de toute l’Europe, chargés en principe de défendre les libertés fondamentales. La situation des journalistes en Turquie était d’ailleurs au menu des débats du Parlement européen mercredi soir, et massivement, tous les députés européens se sont prononcés contre la répression féroce qu’exerce le régime d’ Erdogan à l’encontre des journalistes et de la presse. Une résolution pour les défendre a été votée en ce sens jeudi midi. Quel en sera l’effet ?

En tous cas, il y a urgence.

La journaliste française Julie Majerczak a dressé le tableau, désormais connu et vérifié, de la situation catastrophique de la presse sous le joug du gouvernement Erdogan, notamment depuis le coup d’état manqué du mois de juillet : 125 médias fermés - journaux et maisons d’édition -, suspectés d’appartenir au mouvement Gülen. 130 journalistes actuellement en prison, « plus qu’en Chine et en Iran », explique la journaliste, ce qui fait de la Turquie « la plus grand prison de journalistes du monde », remarque Can Dündar. Sans oublier, conséquence des fermetures de médias, que 2500 journalistes ont déjà perdu leur emploi en 3 mois, que 660 cartes de presse ont été supprimées, que 49 journalistes se sont vus retirer leur passeport, et que des sites Internet sont bloqués sans aucune décision judiciaire. «  Il n’y a pratiquement plus de médias indépendants en Turquie », estime Can Dündar qui explique, à propos des journalistes emprisonnés : « ce sont beaucoup plus que des chiffres. Pour nous, ce sont nos amis qui sont en prison, ce sont des personnes qui souffrent, ils sont détenus dans des conditions inhumaines. Beaucoup se sont battus pour moi lorsque j’étais moi-même emprisonné. »
 
Can Dündar, ancien rédacteur en chef de Cumhuriyet, avait en effet été arrêté après la publication en mai 2015, d’une vidéo montrant des camions appartenant aux services de renseignement turcs qui transportaient des armes vers les zones contrôlées par les rebelles en Syrie. Son arrestation, ainsi que celle d’Erdem Gül, le chef du bureau d’Ankara de Cumhuriyet, avaient eu lieu en novembre 2015. Ils étaient accusés d’avoir divulgué des secrets d’état, mais aussi d’espionnage et d’appartenance à une organisation terroriste. Ils ont été relâchés en février dernier après avoir passé 92 jours en prison. Can Dündar, après avoir échappé à une  devant le tribunal d’Istanbul où venait de se dérouler son procès,  de 5 ans et 10 mois, mais laissé en liberté en attendant l’appel. Il en a profité pour partir en exil en Allemagne. « Faire confiance aux juges, c’était placer ma tête sur le billot, » dit-t-il.

Chasse aux sorcières

Can Dündar décrit cette « chasse aux sorcières » engagée par Erdogan contre les journalistes : « chacun attend son tour pour être emprisonné, » explique-t-il. Des détentions totalement arbitraires, fondées sur aucun motif, et aux conséquences graves pour l’ensemble de la société, le régime pouvant désormais utiliser les médias qui n’ont pas encore fermer, comme arme pour diffuser sa propagande. « Les médias sont maintenant verrouillés par le régime. Un mur de peur s’est abattu sur le pays, » dit-il.
 
L’appel lancé aujourd’hui par le journaliste turc devenu le symbole de la résistance contre la répression des médias dans son pays, est d’autant plus pressant que jusqu’à maintenant, l’Europe s’est très peu faite entendre pour condamner fermement Ankara. Ce que confirme Can Dündar, « l’Europe ferme les yeux sur ce qui se passe en Turquie, » ajoutant que « c’est décevant pour tous ceux qui soutiennent les idéaux européens, de voir comment l’Europe a si facilement renoncé à défendre ses valeurs. »
Parmi les raisons qui font que l’Europe est peu loquace sur la répression contre les médias, Can Dündar évoque bien sûr l’accord passé par l’U-E avec Ankara pour que la Turquie se charge, contre finances, de retenir les réfugiés venus de Syrie ou d’Irak, sur son territoire . Un accord qu’il qualifie de « marché de dupes » fondé sur « un tissu de mensonges. »
Il reste cependant convaincu que les négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, doivent se poursuivre.  « Il ne faut pas isoler la Turquie », soutient-il, expliquant que la situation serait encore pire si le pays était coupé du restant de l’Europe. La Turquie, rappelons-le, est membre du Conseil de l’Europe.
 
Nominé pour le prix Sakharov 2016, Can Dündar n’a finalement pas été choisi. Le prix a finalement été attribué à deux jeunes femmes Yezidies soumises à l’esclavage sexuel par L’Etat islamique et devenue depuis les porte-étendards de la lutte contre la répression aveugle qui s’abat sur leur communauté. Dans cette spirale des horreurs qui frappe aux portes de l’Europe, le Parlement européen aura finalement préféré désigner l’Etat islamique comme le fléau principal, plutôt que le régime turc. Même si, dans le reportage qui lui a valu d’être jeté dans les geôles d’Erdogan, Can Dündar avait réussi à montrer que l’un n’était finalement pas si étranger à l’autre.
 
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 06:57

" Un débat a eu lieu à notre demande au Parlement européen sur la situation des journalistes en Turquie.

A cette occasion j’ai demandé à la Vice-présidente de la Commission des sanctions contre la Turquie.

Voici mon intervention lors de ce débat :

« Madame la Présidente,
Madame la Vice-présidente de la Commission européenne,

Au delà de condamnations verbales, nos institutions européennes doivent être fermées et énergiques à l’égard du pouvoir turc dont le prix Nobel Orhan Pamuk dit qu’il institue un « régime de terreur ».

Contre cela il faut des actes forts et clairs pour obtenir la libération de tous les journalistes, celle des magistrats, des syndicalistes et le rétablissement des élus dans leurs droits et fonctions.

Cessons donc cette hypocrisie qui consiste à faire de la Turquie, en échange de milliards d’euros et de silences complices, un espace de rétention de réfugiés.

Je demande que les services de l’action extérieure de l’Union européenne diligentent des missions d’informations et de soutien aux journalistes, aux magistrats, et aux syndicalistes.

Enfin, il faut stopper immédiatement tout processus de rehaussement de nos relations commerciales et envisager des sanctions économiques et commerciales tant que la liberté ne sera pas rétablie.

Je vous remercie. »

Patrick Le Hyaric

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 06:41
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