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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 19:19

Face à un exécutif acculé, le PCF veut reconstruire la « Gauche debout »

JULIA HAMLAOUI

DIMANCHE, 19 JUIN, 2016

HUMANITE.FR

Le Parti communiste a réuni, vendredi, son conseil national pour la première fois depuis son congrès. Dénonçant le jusqu’au boutisme et les interventions autoritaires de François Hollande et Manuel Valls, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, a appelé à amplifier la mobilisation.

« Le gouvernement pratique la politique de la terre de gauche brûlée, nous y opposons celle de la gauche debout. » Vendredi, en marge du conseil national de son parti, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a dénoncé l’attitude du gouvernement après la manifestation de mardi dernier, « qui a confirmé l’isolement du pouvoir ». La liste des griefs du Parti communiste à l’égard de l’exécutif est longue : « Le gouvernement vient de déclencher une opération de manipulation d’une rare violence contre le mouvement syndical et politique qui conteste la loi travail visant à occulter la portée de ses mobilisations », explique Pierre Laurent alors que la dénonciation de cette attitude comme l’appel à y résister étaient au menu de nombre d’interventions au sein de son conseil national. « Il n’y a qu’un seul blocage, c’est l’entêtement du gouvernement à ne pas retirer ou réécrire les articles au cœur de la contestation », a encore dénoncé le sénateur de Paris, jugeant « désinvolte » la découverte des propositions de la CGT par Myriam El Khomri vendredi « après plus de trois mois de mobilisation ». Et d’appeler le gouvernement à « s’interdire de recourir à nouveau au 49-3 (adoption d’une loi sans vote des députés) ».

Alors que Manuel Valls revient à la charge en évoquant à nouveau, dans le Journal du Dimanche, la possibilité d’interdire de prochaines manifestations, une déclaration du Conseil national du PCF doit être rendue publique aujourd’hui pour le dénoncer et appelé à amplifier la mobilisation. D’ores et déjà, 10 organisations politiques de gauche, notamment le Parti de gauche, Ensemble et Europe-écologie-Les Verts et le PCF, ont rédigé un communiqué commun intitulé « Attaques contre les syndicats, le droit de manifester et le droit du travail : unis pour dire non ». Ensemble, ces formations « demandent à François Hollande de cesser d'attaquer le mouvement syndical et le monde du travail », « appellent à refuser toute remise en question du droit de manifester, et à se mobiliser plus fortement encore », et « exigent le retrait de la Loi Travail, seule décision raisonnable à même de calmer les tensions sociales dont le gouvernement est le principal responsable ».

Au-delà de la loi El Khomri, « l’objectif du pouvoir est de briser pour longtemps tout espoir de changement à gauche pour accélérer une possible recomposition politique visant à une gestion consensuelle durable du système par la droite et une partie du PS» a également relevé Pierre Laurent sous la coupole de la place du colonel Fabien, vendredi.

Quant à « la gauche debout » qu’il entend reconstruire, le PCF a rappelé sa feuille de route en vue de 2017 (lire par ailleurs l’entretien avec le porte-parole du PCF): multiplier les contacts d’ici mi-juillet pour l’écriture d’un « pacte d’engagements communs » pour la présidentielle, organiser des débats nationaux thématiques, impliquer les citoyens via sa « grande consultation » avec l’objectif d’une participation de 500 000 personnes cet été et un temps fort à la Fête de l’Humanité en septembre, mettre en place une votation citoyenne en octobre sur ce « pacte » avant de travailler à une candidature validée lors d’une conférence nationale du PCF le 5 novembre. Dès aujourd’hui, un débat sur l’emploi aura lieu au Havre (Seine-Maritime). Le tout pour rassembler, au maximum, forces de gauche et citoyens dans un nouveau Front populaire. «Eviter l’éparpillement et donc la catastrophe au deuxième tour », résume Olivier Dartigolles, reconduit comme porte-parole du PCF. Le conseil national de vendredi a également été l’occasion de mettre la nouvelle direction en ordre de bataille avec l’élection d’un nouveau Conseil exécutif national qui sur 36 membres, compte 11 nouveaux.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 16:51
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 05:38
Pourquoi la CGT Vinci s'oppose au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes

Pourquoi la CGT Vinci s’oppose au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

11 AVRIL 2016 PAR OLIVIER PETITJEAN

(site OBSERVATOIRE DES MULTINATIONALES: http://multinationales.org/)

La section CGT du groupe Vinci a pris publiquement position, il y a quelques semaines, contre le très controversé projet de construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Une initiative plutôt inhabituelle de la part d’un syndicat quel qu’il soit, mais qui illustre un problème de fond : les « grands projets inutiles » comme NDDL sembler profiter avant tout à leurs promoteurs, et très peu aux travailleurs et à la société dans son ensemble.

« Nous ne sommes ni des mercenaires, ni des esclaves ! » C’est en ces termes que la CGT, premier syndicat du groupe de BTP Vinci, réclame, dans une déclaration rendue publique fin mars, l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

En ligne de mire de ces syndicalistes, la formule du partenariat public-privé, qui assure des profits garantis au constructeur et concessionnaire de l’aéroport, sans contreparties assurées pour les pouvoirs publics et la société dans son ensemble. « Ce projet, comme tout "partenariat" public-privé (PPP), relève de la politique de privatisation des services publics menée par les gouvernements depuis des années, et que la CGT a toujours dénoncée, car elle revient à alimenter des profits privés par de l’argent public. ».

« Le projet ne bénéficie pas du tout aux travailleurs »

Mais si la CGT a franchi le pas - plutôt inhabituel - de critiquer un projet que ses promoteurs présentent comme une opportunité de créer (ou maintenir) l’emploi, c’est aussi qu’en réalité, il « ne bénéficie pas du tout aux travailleurs », selon les termes de Francis Lemasson, délégué CGT à Vinci. Cela tient au montage juridique adopté par le groupe français pour les projets de ce type, où il intervient à la fois comme constructeur et comme exploitant : concrètement, la filiale Vinci Construction intervient comme prestataire d’une autre filiale, Vinci Concessions, qui engrange les bénéfices. Selon la CGT, les coûts de construction de NDDL sont sous-estimés, mais « il est exclu, dans ce type de contrats, que la partie Concessions du Groupe couvre les pertes de sa partie Construction », contrairement à ce qui peut se passer avec un marché public classique. D’où « une pression très forte sur les entreprises chargées des travaux » qui « impose, de fait, le recours à toutes les formes "modernes" de dumping social » : « Sur tous les chantiers importants dont Vinci est le maître d’œuvre, la majorité des ouvriers sont employés par des entreprises de sous-traitance qui les surexploitent : contrats précaires, intérimaires, salariés détachés avec des salaires de misère, salariés sans papiers, etc. » Un constat qui vaut pour beaucoup de grands projets de ce type, comme nous l’avions rappelé dans une récente enquête.

Alors que s’approche l’échéance d’un référendum local sur Notre-Dame-des-Landes, la direction de Vinci multiplie les appels du pieds et les pressions à destination de ses salariés pour qu’ils soutiennent activement la construction de ce nouvel aéroport. Mais la CGT n’a pas de mots assez durs, évoquant un projet issu « de rêves mégalomaniaques périmés », lequel « ne répond plus aujourd’hui qu’aux intérêts particuliers de Vinci et des promoteurs qui convoitent les terrains ainsi libérés au sud de Nantes ». Et d’en appeler à l’arrêt des expulsions et expropriations sur le site, ainsi que de « toutes les opérations d’intimidation et de criminalisation du mouvement social ».

Où sont les grands projets utiles ?

La CGT a déjà été amenée à dénoncer à de nombreuses reprises les conditions de travail et le recours au détachement sur d’autres « grands projets inutiles », comme la ligne à grande vitesse Lyon Turin. C’est la première fois qu’elle prend position de manière aussi vigoureuse contre un projet en lui-même. Cette initiative fait suite à des échanges avec les opposants à l’aéroport, qui ont permis de constater de nombreuses convergences de point de vue.

« Les syndicats CGT du Groupe Vinci se veulent fidèles à la tradition du syndicalisme CGT de contrôle et de réflexion sur la production dans nos industries de la construction et du transport. Notre boussole reste ainsi l’utilité sociale de la production, l’aménagement de nos territoires, le bien-être des salariés qui les font vivre et la stabilité de nos emplois : le véritable sens du mot progrès. » Et pourquoi pas, à la place de projets comme NDDL, de futurs « grands projets utiles » ?

Et sur Presse Océan:

Les syndicats CGT du groupe Vinci, concessionnaire du futur Aéroport du grand ouest, s’opposent au projet et demandent son abandon.
Dans un long communiqué, la CGT de Vinci se livre à une charge virulente contre le projet Notre-Dame-des-Landes qui, « comme tout partenariat public-privé relève de la politique de privatisation des services publics (et) revient à alimenter des profits privés par de l’argent public ».
À Notre-Dame-des-Landes, poursuit le syndicat, « les collectivités sont appelées à financer une bonne partie du projet (115,5 millions d’euros sur 561, soit 20,5 %, ndlr), sans autre espoir de rentrer dans leur frais qu’une clause de « retour à meilleure fortune » parfaitement illusoire ».
La CGT souligne en outre que le chiffrage du projet « ne tient pas compte du coût énorme des infrastructures et aménagements de desserte » et assure que « les travaux de construction eux-mêmes ont été sous-estimés, sans qu’aucune provision n’ait été prévue pour les dépassements de coût éventuels ».
Le syndicat pointe par ailleurs des risques de « dumping social » et affirme que « sur tous les chantiers importants dont Vinci est le maître d’œuvre, la majorité des ouvriers sont employés par des entreprises de sous-traitance qui les surexploitent ».
Évoquant des pressions de dirigeants du groupe qui les « exhortent à soutenir le projet », la CGT explique que les salariés de Vinci ne veulent pas travailler « dans un climat de guerre civile, mais dans les meilleures conditions (…) sur des projets dont (ils) puissent être fiers pour leur utilité sociale et sociétale (...) comme la rénovation de l’aéroport de Nantes-Atlantique qui annihilerait les velléités gouvernementales de construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes ».

Sur Le Moniteur:

Les syndicats CGT du groupe Vinci ont pris position contre le projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes et demandent son abandon. Craignant un risque de «dumping social» sur les entreprises locales, ils dénoncent également la nature du contrat en PPP et une sous-estimation des coûts.

Avec comme titre «Nous ne sommes pas des mercenaires !» , c’est un véritable plaidoyer anti-aéroport que les syndicats CGT du groupe de BTP Vinci, en charge du projet, viennent de publier, après «débats et consultations sur la question». Pour les syndicalistes, plusieurs points motivent cette prise de position. La nature du contrat est d’abord sérieusement critiquée. «Ce projet, comme tout partenariat public-privé (PPP), relève de la politique de privatisation des services publics menée par les gouvernements depuis des années et que la CGT a toujours dénoncée, car elle revient à alimenter des profits privés par de l’argent public» écrit-elle dans son communiqué.

Cumulée, selon elle, à des travaux de construction «sous-estimés, sans qu’aucune provision n’ait été prévue pour les dépassements de coût éventuels», le PPP engendrerait «une pression très forte sur les entreprises chargées des travaux». Pour le syndicat, «cette contrainte économique peut les mettre en péril et impose, de fait, le recours à toutes les formes «modernes» de dumping social». Et la CGT Vinci d’affirmer que «sur tous les chantiers importants dont Vinci est le maître d’œuvre, la majorité des ouvriers sont employés par des entreprises de sous-traitance qui les surexploitent: contrats précaires, intérimaires, salariés détachés avec des salaires de misère, salariés sans papiers, etc.». La CGT indique par ailleurs que rien ne garantit dans le contrat qu’il sera fait appel à des entreprises locales.

« Ni expulsion, ni expropriation »

Le communiqué développe également d’autres arguments, parfois contradictoires, contre le projet: financement opaque, surestimation des gains escomptés, coûts immédiats sous-estimés… mais aussi la destruction des terres agricoles. Sur ce dernier point, la CGT demande «qu’il ne soit procédé à aucune expulsion ni expropriation sur le site, que rien ne soit entrepris tant que tous les recours n’auront pas été jugés et qu’il soit mis un terme à toutes les opérations d’intimidation et de criminalisation du mouvement social».

Enfin les syndicalistes assurent subir des pressions internes pour soutenir le projet. «Des dirigeants du groupe nous exhortent à soutenir le projet et des responsables de filiales nous distribuent des brochures de l’association pro-patronale Des ailes pour l’ouest» affirment-ils. «Nous ne sommes ni des mercenaires, ni des esclaves: nous ne voulons pas travailler dans un climat de guerre civile, mais dans les meilleures conditions, avec des droits et des garanties collectives. Nous voulons travailler sur des projets dont nous puissions être fiers pour leur utilité sociale et sociétale; dans cette région, ce ne sont pas les besoins qui manquent, qu’il s’agisse d’infrastructures ou de logements – comme la rénovation de l’aéroport de Nantes-Atlantique, qui annihilerait les velléités gouvernementales de construire un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes».

Pourquoi la CGT Vinci s'oppose au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 09:03
Manuel Valls au Journal du Dimanche: le rôle des syndicats, c'est de savoir annuler les manifestations contre la casse du droit du travail pour le succès de l'euro et la préservation de la tranquillité publique! - Signez la pétition contre la suppression du plus élémentaire des droits démocratiques: le droit de manifester!

" Je ne respecterai pas l'interdiction de manifester " Pétition mise sur CHANGE.ORG par notre camarade Jean-François Téaldi, ancien membre du CN du PCF, et responsable syndical CGT de l'audiovisuel public: déjà 111 857 signatures!

http://email.change.org/mpss/c/-AA/2yE/t.1y4/tNQ0atdxQHaROrVJMLS0fA/h1/KLcqj6mm2DNwtPZFTP391qaKbNulhP5jmyth95PnciAe-2FfVx8CmRue7M9CiwycSSLln4FYe8q0Pk3rEMwA-2B6EzhUm5dsPtKtcMy3cEj2D1WqMoJpFockRO8G8x9uNaM87aOBWwciQ25K-2Bddu91rYP1GjoxdRAHsO7DgnSqcqbHBrZCE3ZilCYoPB9yPGr96QUJzQQMAI0waw0uk6nT9TGNZM-2FMvrJsqV6BPJFwYFgBU-3D

Cet homme est méprisable... Cet homme est dangereux!

Cet homme est méprisable... Cet homme est dangereux!

MANUEL VALLS, du SARKOZY dans le texte qui ose tout!

Même envisager une participation de la "gauche radicale" à la primaire des néo-libéraux "proches du PS" réunis dans la pathétique "Belle alliance populaire" (les écologistes opportunistes vendus autour de Jean-Vincent Placé et Emmanuelle Cosse, les radicaux de gauche et leurs 500 adhérents, ce qui reste du PS version hollandaise, vidé des 2/3 de ses adhérents et des 2/3 de ses sympathisants).

C'est semble t-il sur cet arriviste sans scrupule que reposerait l'espoir du plus grand nombre de ce qui reste des adhérents socialistes pour "résister" à la marée bleue et brune en 2017...

Le PS est déciment tombé très très bas.

Voir le compte rendu de son interview dans le Journal du Dimanche aujourd'hui sur le site internet du JDD:

Dans un entretien exclusif au JDD, Manuel Valls évoque l'organisation, par le PS et ses alliés, d'une primaire début janvier. "La primaire correspond à un besoin de participation démocratique dans notre société, explique le Premier ministre. Le Parti socialiste entend, à juste titre, rassembler la gauche à l’occasion de cette primaire, la gauche réformiste, socialiste, écologiste, radicale, c’est-à-dire la Belle Alliance populaire, car il s’agit d’être présent au second tour."

Interrogé sur la participation de François Hollande à cette primaire de la gauche, Manuel Valls indique que le chef de l'Etat "est seul maître de son choix". Qu'un président sortant retourne dans une primaire peut-il dévaloriser son statut? "A aucun moment, répond le Premier ministre. Qu'y a-t-il de dévalorisant à retourner devant les Français, à défendre ses idées, à expliquer son action? C’est cela, la démocratie!"

Sur le projet de loi contesté, dans la rue, par plusieurs syndicats, Manuel Valls dit assumer "un désaccord de fond" sur "la décentralisation et la place du dialogue social dans l'entreprise". Mais, martèle-t-il, "il n'y aura ni retrait du texte, ni modification de sa philosophie, ni réécriture des articles qui en constituent le coeur".

Par ailleurs, le Premier ministre revient sur les violences qui ont émaillé certaines manifestations anti-loi Travail. "Compte tenu de la situation, des violences qui ont eu lieu, de l'attentat odieux contre le couple de policiers mais aussi de la tenue de l'Euro, les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements, explique Manuel Valls. La CGT doit sortir de l'impasse." Et de menacer : "Si nous constatons que ces manifestations font peser de nouveau un danger pour les forces de l'ordre et les biens publics, alors le gouvernement prendra ses responsabilités."

Lire aussi:

Valls appelle les syndicats à « annuler eux-mêmes » les manifestations contre la « loi travail »
http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/06/19/loi-travail-manuel-valls-souhaite-l-annulation-des-manifestations-jeudi_4953498_823448.html

Présidentielle : le PS approuve à l’unanimité l’organisation d’une primaire
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2016/06/18/presidentielle-2017-le-conseil-national-du-ps-vote-a-l-unanimite-pour-l-organisation-d-une-primaire_4953429_4854003.html

Manuel Valls au Journal du Dimanche: le rôle des syndicats, c'est de savoir annuler les manifestations contre la casse du droit du travail pour le succès de l'euro et la préservation de la tranquillité publique! - Signez la pétition contre la suppression du plus élémentaire des droits démocratiques: le droit de manifester!
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 08:27

Gagner un code du travail digne du 21ième siècle protecteur pour les salariés et sécurisant pour les entreprises nécessite de porter à la discussion les articles du projet de loi qui structurent à eux seuls l’intégralité du texte à savoir ceux concernant la primauté de l’accord d’entreprise, les référendums d’entreprises, les accords dits de préservation et de développement de l’emploi, les licenciements économiques, la médecine du travail, le remboursement des indus par les privés d’emplois.


La CGT avance des propositions concrètes :

Favoriser la négociation collective, instaurer l’accord majoritaire à tous les niveaux de la négociation, revoir les règles et conditions de la négociation collective (article 2)

La loi
En préambule, le socle légal doit être élargi car il s’agit de remettre au centre la protection de l’intégrité physique du travailleur.
Il nous faut donc revisiter les définitions d’heures d’équivalence, de temps de pause, d’amplitudes horaires, de forfait jours, de temps de trajets, de travail de nuit, de travail dominical, d’astreintes et le droit aux congés payés.

Pour chacune de ces définitions, la loi fixera un plancher et/ou plafond en termes de rémunération et de modalités d’organisation du temps de travail.

L’accord de branche
Le rôle de régulation sociale de la branche doit être réaffirmé tout en acquérant une fonction « normative ».

Les branches définiront, dans le respect des planchers et des plafonds légaux, les marges de négociation possible dans les entreprises.
- Les accords de branche seront validés majoritairement. La majorité se calculera en fonction de la représentativité patronale et salariale.
- Toutefois si un accord nécessite un réaménagement du cadre légal il sera alors soumis au parlement.

De fait, les branches distingueront ce qui relève de l’ordre des clauses impératives et ce qui relève de la négociation d’entreprises.

Les accords d’entreprises
Les accords d’entreprise devraient avoir pour but de limiter la subordination en traçant une frontière claire entre temps de travail et temps de vie personnel.
- Les accords d’entreprise seront négociés dans les limites fixées par la branche et devront alors être validés par les Organisations Syndicales majoritaires.
- Soit les entreprises souhaitent obtenir des dérogations au cadre fixé par la branche, dans le respect des limites légales.

Auquel cas, la demande sera adressée à la Commission de Branche, celle-ci devra effectuer un contrôle en légalité mais aussi en opportunité c’est-à-dire vérifier que les concessions réciproques sont équilibrées, que le contexte économique et social justifie une telle dérogation, qu’il n’y a pas d’atteinte à la santé des salariés. Pour cela, les membres de la commission de branche doivent avoir accès aux données économiques, pouvoir se faire assister d’experts (création d’un droit d’expertise au niveau de la branche) et disposer d’une assistance juridique en plus de leurs moyens habituels de fonctionnement.
La commission de branche doit donc fonctionner sur le modèle du Comité d’Entreprise, seuls les membres des organisations syndicales ont droit de vote.
Si les entreprises ne soumettent pas la demande dérogatoire à la commission de branche, les IRP des entreprises du secteur d’activité ou de la branche pourront saisir la commission de branche sur tout ou partie d’accord d’entreprise jugé dérogatoire, ce qui n’exclue pas pour autant un recours en justice.

Cela nécessite de fixer au préalable clairement le périmètre de la branche.

L’efficience du rôle des commissions de branche ne pourra être assurée que si le travail de regroupement des branches est conduit selon la logique du mieux disant.

Afin de renforcer la négociation d’entreprise et d’en garantir sa loyauté, un certain nombre de droits nouveaux doivent être créés : Heures d’information syndicale sur le temps de travail, accès intranet, droit à l’expertise, processus de consultation uniquement à l’initiative et sur proposition des syndicats.

S’agissant des négociations dans les TPE, l’idéal serait le renforcement des CPRI dans leurs rôles et moyens.

A défaut, et même si le mandatement ne semble pas pertinent, au minimum le salarié mandaté par une organisation représentative dans la branche, pourra se faire accompagner par un membre de cette organisation syndicale lors des négociations. Les accords d’entreprises négociés par les salariés mandatés, ne seront validés que lorsqu’ils seront signés par des mandatés dont les organisations sont majoritaires dans la branche.
La refonte totale du code du travail, prévue par le projet de loi, doit procéder de la même articulation.

Le référendum d’entreprise (article 10)
Cette question étant traitée dans la discussion autour de l’article 2, l’article 10 n’a plus de fondement.

Les accords de préservations et de développement de l’emploi (article 11)
L’évaluation des accords de maintien de l’emploi issus de de l’Ani de 2013 et de la loi ont montré l’échec de ces accords tant du point de vue du nombre d’accords signés que d’emplois sauvegardés.
Les raisons en tiennent notamment aux dispositions introduites par la loi de sécurisation de l’emploi de 2013 qui ont accru la flexibilité.
La logique d’accord offensif demandant de fortes concessions aux salariés, alors même que l’entreprise se porte économiquement bien s’oppose frontalement à la notion de responsabilité sociale de l’entreprise.

Les licenciements économiques (article 30)
A la place de qualifier précisément ce qu’est une difficulté économique réelle, nous proposons que la question de la réalité du motif puisse être examinée par le juge judiciaire en amont et avec une procédure accélérée. Le rôle des IRP doit également être renforcé. Le comité d’entreprise doit être doté d’un droit de véto sur la question des suppressions d’emploi (droit suspensif sur les licenciements économiques). Le fait de discuter des modalités d’un licenciement économique sachant que toutes les parties sont convaincues de la réalité des difficultés économiques rencontrées, facilitera le processus pour tous.

Conforter la médecine du travail (article 44)
La loi de 1946 sur la médecine du travail institue un contrôle étroit de la puissance publique qui repose sur trois grands principes : son action se déploie dans l’intérêt exclusif du travailleur ; le travail étant facteur de santé, la possibilité de maintien au travail est l’objectif prioritaire de la médecine du travail ; toute décision qui a une incidence sur la santé du salarié est arbitrée par la puissance publique.
La visite médicale d’embauche doit être rétablie pour l’ensemble des salariés ainsi que la périodicité. La réserver aux seuls salariés sur un poste à risque particulier revient à instaurer un permis d’embaucher dédouanant la responsabilité de l’employeur et dévoie les grands principes régissant l’instauration de la médecine professionnelle.
Renforcement de la médecine préventive, indépendante et multidimensionnelle : La médecine professionnelle doit être rattachée à la sécurité sociale assurée par les cotisations employeurs. La possibilité de recours contre une décision de la médecine professionnelle devant l’inspecteur du travail doit être également rétabli.

Le remboursement des indus par les privés d’emploi
Le projet de loi prévoit également que Pôle emploi n’aura plus besoin de saisir le juge et pourra prélever directement sur les allocations chômage des mois suivants le trop-perçu. En conséquence, si pôle emploi a fait une erreur, c’est au demandeur d’emploi d’engager une procédure judiciaire pour obtenir à nouveau le versement. Dans tous les cas, le demandeur d’emploi peut se retrouver d’un mois sur l’autre avec une baisse très importante de ses ressources. Pour ces raisons nous demandons la suppression de l’article.

D’autres points du projet de loi demeurent à discuter. Ils feront l’objet de propositions complémentaires de la CGT.

Montreuil le 17 juin 2016

Les propositions de la CGT remises à la ministre du travail El Khomri le 17 juin
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 07:27

En pleine négociation sur l'avenir de l'assurance chômage, le patronat reste droit dans ses bottes. Il ne mettra pas un centime de plus sur la table pour financer le régime déficitaire. Le conseil exécutif du Medef a en effet rejeté, à la quasi-unanimité, toute nouvelle augmentation des cotisations patronales, en prétextant qu'il ne fallait pas "amputer la compétitivité des entreprises". Dommage collatéral de cette intransigeance: une éventuelle surtaxation des contrats courts (CDD), promise par le gouvernement en guise de friandise pour faire avaler le projet de loi travail, tombe aux oubliettes.

Par ce refus, le MEDEF prend surtout le risque de faire capoter les négociations entre "partenaires sociaux" qui devaient se réunir le 16 juin pour une ultime séance de discussion.

En réalité, Pierre Gattaz avait déjà préparé les esprits plusieurs jours à l'avance, en se disant prêt à "assumer un échec". En refusant de mettre la main à la poche pour financer le déficit de l'assurance chômage (4,4 milliards d'euros en 2015), le patronat s'est mis à dos une bonne partie des syndicats. "Pour nous, la négociation est terminée, assure Eric Aubin, négociateur pour la CGT. Ce qu'ils nous disent, c'est que chacun doit faire des efforts, sauf eux: c'est intolérable".

De son côté FO a fustigé la "stratégie du pire" adoptée par le MEDEF. La fuite en avant patronale met également en péril l'accord de branche concernant les intermittents du spectacle, qui doit être validé par les "partenaires sociaux" interprofessionnels pour entrer en vigueur en juillet.

Cet accord, conclu fin avril, prévoit que les artistes et les techniciens du spectacle devront effectuer 507 heures de travail sur douze mois pour percevoir une indemnisation, au lieu de dix mois précédemment. CGT et FO ont demandé au gouvernement de prendre ses responsabilités pour forcer le MEDEF à valider l'accord.

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 06:07

A lire sur le blog de Gérard Filoche et, sous une forme plus concise, dans L'Humanité Dimanche du 16 juin.

95 % du « film d’horreur de la droite » sur le droit du travail sont déjà dans le projet de loi El Khomri !

Lors du « grand » meeting parisien du 8 juin 2016, Jean-Christophe Cambadélis, prononçait un discours qui ne fera pas forcément date mais qui n’en est pas moins un lourd symptôme de l’impasse dans laquelle se retrouve François Hollande.

Un « grand » meeting

En qualifiant le meeting du 8 juin de « grand », le premier secrétaire du Parti socialiste faisait un aveu. Considérer comme une prouesse de réunir 400 personnes à Paris, pour un parti qui revendique plus de 100 000 adhérents et qui annonçait lors de son congrès de 2015 qu’ils seraient bientôt 500 000, en dit long sur le degré d’isolement atteint par le Président de la République et le Premier ministre.

Les « effets spéciaux » de la droite

En considérant que la droite est en train d’écrire, au Sénat, une partie du « mauvais film d’horreur de la droite », Jean-Christophe Cambadélis semble oublier que le droite conserve 95 % du contenu du projet de loi El Khomri. Elle ajoute, certes, quelques « effets spéciaux » et réussit à rendre le film réalisé par le gouvernement de Manuel Valls encore plus « gore ». Elle conserve, cependant, la presque totalité du projet de loi travail et notamment ce qui le structure de bout en bout : l’inversion de la hiérarchie des normes. Dans le projet de loi El Khomri, comme dans celui de la droite sénatoriale, l’entreprise devient le lieu ou s’écrit le droit du travail parce que c’est là que les salariés sont les plus fragiles, les plus vulnérables au chantage à l’emploi.

La droite conserve précieusement, aussi, toutes les autres régressions sociales du projet de loi travail : mise en place des forfaits jours par un simple accord avec un salarié ; fractionnement du repos quotidien et hebdomadaire ; définition du travail de nuit ; négociation des accords d’entreprise avec un simple salarié mandaté ; référendum d’entreprise ; vote électronique pour les élections professionnelles ; légalisation des faux « indépendants » ; légalisation d’une forme de éhontée de précarité avec le portage salariale ; réduction du rôle de la médecine du travail ; suppression de la fixation par la loi du nombre de jours de congés ; rémunération et organisation des astreintes ; délai de prévenance pour l’organisation du temps partiel ; négociations annuelles reportées à trois ans, par accord d’entreprise…

Les étranges accusations de Jean-Christophe Cambadélis

Le premier secrétaire du Parti socialiste accuse la droite d’en finir avec les 35 heures. Mais elle ne fait qu’aller au bout de ce que propose le projet de loi El Khomri. 35 heures c’est le seuil hebdomadaire de déclenchement des heures supplémentaires et le projet de loi travail le contourne allègrement en permettant de réduire le coût des heures supplémentaires de 25 % à 10 % par un simple accord d’entreprise et en autorisant à ne payer les heures supplémentaires qu’à partir de la 4 822ème heure de travail, par accord de branche.

Il reproche à la droite d’en finir avec les 24 heures minimum de travail partiel. Mais il n’y a strictement rien sur les 24 heures minimum dans le projet de loi El Khomri !

Il reproche à la droite de simplifier les licenciements économiques alors que c’est exactement ce qu’organise, dans le détail, l’article 30 du projet de loi El Khomri.

Il reproche à la droite de plafonner les indemnités accordées par le juge prud’homal alors que ce plafonnement figurait dans le projet de loi travail initial et que c’est la mobilisation sociale qui a obligé Manuel Valls à reculer. Un recul tout symbolique puisque le Premier ministre a annoncé que ce barème deviendrait « indicatif » et ferait l’objet d’un décret afin qu’il puisse fonder une nouvelle jurisprudence.

Pas d’hésitation, conclut pourtant Jean-Christophe Cambadélis : au nom du progrès social, défendons le projet de loi El Khomri contre le projet de la droite !

Voyage au cœur des ténèbres

Puisque « film d’horreur » il y a, allons jusqu’au cœur des ténèbres et imaginons un scénario, certes différent, mais écrit avec une logique aussi grossière, aussi cousue de fil blanc, que celui que nous propose Jean-Christophe Cambadélis.

Un gouvernement rétablit la peine de mort au moyen de la guillotine. Certaines directions syndicales, fidèles à elles-mêmes, se précipitent pour négocier l’épaisseur de la lame. L’opposition exige que la mort soit infligée par pendaison. Le gouvernement appelle alors à défendre le progrès social et sociétal : la guillotine.

Qui pourrait se mobiliser, qui pourrait voter, pour défendre un tel « progrès » ? La seule solution serait de se mobiliser contre la peine de mort, qu’elle soit infligée par la guillotine ou par la pendaison.

Il en va de même pour la défense du Code du travail. La seule réponse est de nous mobiliser aussi bien contre le projet de loi El Khomri que contre le projet de la droite sénatoriale, tous les deux porteurs de redoutables régressions sociales. Obtenir le retrait du projet de loi El Khomri serait, d’ailleurs, la meilleure garantie contre le projet de la droite. La droite, si elle l’emportait en 2017, serait alors obligée d’y regarder à deux fois avant de s’en prendre de nouveau au Code du travail.

Le "mauvais film d'horreur"... - Gérard Filoche à propos des allégations de Jean-Christophe Cambadélis sur un durcissement pro-patronal du texte de la loi El Khomri au Sénat par la droite là où les intentions du gouvernement auraient été de servir les salariés
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 06:24
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 06:20

Faîtes de la musique…et rien d’autre !

https://www.facebook.com/GabrielSAGLIOetLesVieillesPies/posts/1095697957159649

Dé-Programmation à la dernière minute de notre groupe "Gabriel Saglio et les Vieilles Pies"par la mairie de VILLERS COTTÊRETS (FN) pour la fête de la musique...

Ce, pour ne pas avoir voulu inscrire dans notre contrat: "les artistes s'engagent, dans le cadre de leur prestation artistique, à respecter le principe de neutralité politique. A défaut, la prestation ne sera pas rémunérée. »

Nous avons été contactés en avril dernier par la mairie de VILLERS COTTERÊTS (02) pour mon projet GABRIEL SAGLIO & Les Vieilles Pies. Celle ci nous proposant d’assurer le concert de la fête de la musique du 21 juin 2016.
Contact rapide. Notre réponse à leur demande de devis est validée par écrit par le service culturel le 15 avril. Les échanges concernant techniques se font, la communication se met en place.

Mais le 12 mai, un mail nous est adressé concernant la rédaction du contrat:

Est-il possible d'ajouter l'article suivant : "les artistes s'engagent, dans le cadre de leur prestation artistique, à respecter le principe de neutralité politique. A défaut, la prestation ne sera pas rémunérée. »

C’est alors seulement que je me rends compte qu’il s’agît là d’une mairie Front National…une intuition sans doute…c’est la première fois qu’une telle demande nous est faite en plus de 500 concerts!

Loin de moi, l’idée de refuser d’aller y jouer. Je joue pour un public et non pour Mr Franck Biffaut, un maire connu pour ses prises de positions peu tolérantes (arrêt d’une aide aux familles les plus pauvres dans les cantines scolaires, refus de commémorer l’abolition de l’esclavage, censure assumée d’une exposition de sculpture, etc…).
Je joue pour que des gens rassemblés entendent l’accordéon faire danser des choeurs maliens, pour que le Maloya réunionnais chaloupe avec la clarinette juive, je joue pour que la flûte pygmée camerounaise sautille sur un hip hop coloré et tant d’autres exemples que notre musique métissée porte aux oreilles de tous…et de tous, quels que soient leurs votes passés. Ce, avec sans doute la naïveté de croire qu’une heure trente passée ensemble puisse contribuer à influencer un vote futur.

Je n’ai jamais été un tribun politique sur scène. Je n’avais pas l’intention de m’y atteler pour l’occasion. Notre message d’ouverture à la richesse de toutes les cultures est un message déjà suffisamment politique en ces temps de repli sur soi.

En contact avec le service culturel, nous avons évoqué uniquement le droit du travail pour expliquer notre refus d’ajouter au contrat cette clause sans aucune valeur juridique.

Après l’absence totale de réaction de la part de l’adjointe à la culture durant tout ce temps, nous avons fini par recevoir un courrier postal de Mr le Maire nous indiquant que notre proposition pour le 21 juin n’était pas retenue…courrier reçu le 13 juin.

Depuis la validation par écrit de cette date le 15 avril. Les sept professionnels que nous sommes avons acheté un billet d’avion pour l’un de nos musiciens. Nous avons refusé d’autres propositions de concerts pour ce même projet. Quatre de mes collègues (sur les six autres) ont refusé des propositions avec leurs autres groupes, etc…et rien ne sera dû par la mairie qui a su habilement faire tarder la signature du contrat.

Nous leur devons donc de partager cette information…voici donc ce qui doit être signé par des artistes pour jouer dans une mairie gérée par le Front National en 2016:
"les artistes s'engagent, dans le cadre de leur prestation artistique, à respecter le principe de neutralité politique. A défaut, la prestation ne sera pas rémunérée. »

Que cela se sache.

GABRIEL SAGLIO

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 05:58
Le gouvernement perd son sang froid: la République en danger

Déclaration de l'ARAC: Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerre - le 16 juin 2016

Le gouvernement perd son sang froid: La République en danger

La manifestation nationale du 14 juin 2016 organisée par 7 organisations de salariés, de jeunes étudiants et lycéens contre le projet de loi travail a mobilisé 1.300.000 manifestants avec l’appui de millions de travailleuses et de travailleurs dans l’impossibilité de manifester eux-mêmes, isolés qu’ils sont dans des entreprises souvent sans organisations syndicales.
L’ARAC appuie cette action et proteste contre l’amalgame du gouvernement et du Président de la République qui prétendent à l’existence de liens entre ce mouvement social, le terrorisme et les hooligans.
En marge de cette manifestation des casseurs organisés se sont livrés à des exactions sans interventions des forces de police celle-ci les laissant intervenir comme on sait, alors qu’il incombe aux pouvoirs publics d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

Pire les forces de police ont permis l’intégration des casseurs organisés dans le cortège et ces mêmes forces de police sont intervenues contre le service d’ordre des organisations syndicales.
L’obstination du gouvernement à refuser de prendre en considération l’exigence d’une majorité de salariés qui réclame le retrait de la loi travail, les exactions de ces bandes organisées dont on se demande si les ordres ont bien été donné ou non pour les mettre hors d’état de nuire et l’agression des salariés manifestants par les forces de police créent une situation déstabilisante et inquiétante qui rappelle des jours dramatiques passés où Jules Moch était ministre de l’intérieur et a utilisé les compagnies républicaines de sécurité, créées aux lendemains de la libération et l’armée contre les travailleurs en lutte. Le gouvernement français a-t-il peur de la protestation populaire ?
L’ARAC exprime sa très vive inquiétude devant cette situation qui met la République en danger et appelle ses adhérents à participer à toutes les journées d’action lancées par le collectif des syndicats à l’initiative des actions menées depuis 4 mois. Il y va de l’avenir de la conception républicaine de la Nation.
La liberté, l’égalité, la fraternité, la devise de 1789 est plus actuelle que jamais nous nous devons de la protéger et de la défendre.

Villejuif, le 16 juin 2016

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