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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 07:29

C'est Attali qui doit bien rire... 

Voilà son rapport d'inspiration ultra-libérale pour la "libération de la croissance" en France que lui avait commandé Nicolas Sarkozy en passe d'être complètement mis en oeuvre avec ses anciens "camarades" socialistes qui partagent avec lui le credo des "élites" françaises, un petit milieu de privilégiés remplis d'arrogance et de certitudes qui entend adapter au forceps notre pays "conservateur" et "archaïque" à la mondialisation libérale en l'acculturant pour l'aligner sur le système anglo-saxon et en remettant en cause les conquêtes sociales qui garantissent un minimum d'égalité et de bien vivre partagé dans notre République.

Grâce à un décret du ministère du travail, les commerces de détail de bricolage pourront donc ouvrir le dimanche en dérogation du droit au repos dominical sans limite de temps.

"Travaillez plus, si possible pour un salaire moindre, pensez surtout à consommer": voilà la philosophie utilitariste et pro-patronale de ce gouvernement socialiste qui ne prend pas la mesure de la nécessité de favoriser le maintien, la restauration ou le développement de valeurs humaines élémentaires (la vie familiale, le repos et le loisir partagé, la promenade au grand air plutôt que la déambulation dans un supermarché) dans cette société où les individus sont aliénés sous la loi de l'argent roi, du travail exploité et du consumérisme à tout crin.

Le repos dominical, les congés partagés le week-end sont des temps de respiration sociale, des conquêtes sociales fondamentales qui soustraient à la loi économique un peu du temps des salariés, reconquis pour la liberté et le vivre ensemble.

Si on autorise à travailler le dimanche, si on favorise le fait de circuler dans les magasins le dimanche, ce sera bientôt un jour complètement banalisé et tous les employeurs voudront faire travailler leurs salariés le dimanche, au nom de la rentabilité, de la viabilité économique, les majorations de salaire ne se justifiant alors bientôt plus.  

Hollande et ce gouvernement prennent une lourde responsabilité en ouvrant la boîte de Pandore de l'américanisation de notre droit du travail. Souhaitons que le recours des syndicats du Commerce, résistant courageusement à la démagogie pro-patronale des grands médias et à la pression de Bricorama, Leroy-Merlin et consorts, aboutisse.

Il en va de la définition même de ce qui fait que nous vivons et que nous vivons ensemble en société: pour travailler, consommer, nourrir la machine économique, la croissance et le profit des actionnaires, ou pour être des hommes capables de goûter aux joies du vivre ensemble, de l'action libre et gratuite, de la culture...    

Ismaël Dupont.    

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 07:03

 

Depuis plusieurs mois la droite est particulièrement active dans toutes les questions sociétales. Sans remonter au pain au chocolat de Jean-François Copé, on l’a vue au Parlement comme dans la rue combattre sans relâche contre le mariage pour tous, contre la PMA, contre la GPA, développer les fantasmes contre une supposée théorie du genre qui serait enseignée dans les écoles… y compris dès la maternelle. Tout cela en compagnie des couches les plus rétrogrades de la population et en côtoyant tous les intégrismes.

Cette démarche n’est pas nouvelle et de nombreux élus de droite se sont toujours opposés fermement à toute avancée sociétale. C’est ainsi que la loi sur la contraception, pourtant portée par un député UDR (Lucien Neuwirth) ne fut votée en 1967 que grâce au vote de toute l’opposition de Gauche. Une partie de la majorité de droite y étant fermement opposée. Les décrets d’applications ne seront d’ailleurs promulgués qu’entre 1969 et 1972. Quant à la loi sur l’IVG portée par Simone Veil, ministre de Jacques Chirac, elle ne fut adoptée, elle aussi, que grâce au vote massif des élus de gauche. On se souvient encore des larmes de la ministre à l’Assemblée Nationale devant la bassesse et la violence des arguments de certains de ses « amis » politiques.

Les positions réactionnaires de bon nombre d’élus de droite ne datent donc pas d’hier. Mais la nouvelle ferveur des Copé and Co a une autre raison : c’est le seul terrain sur lequel ils peuvent combattre le gouvernement. La politique économique et sociale leur étant interdite.

Signature sans changer un mot ou une virgule du traité Sarkozy-Merkel ; allongement à 66 ans de l’âge deu départ à la retraite ; démolition du Code du travail dans le cadre de l’ANI ; mise en cause des missions des inspecteurs du travail et de l’élection des conseils de Prud’hommes ; 30 milliards de cadeaux au patronat dans le cadre du « pacte de responsabilité » ; gel du salaire des fonctionnaires et refus du moindre « coup de pouce » au SMIC ; baisse des dotations des collectivités territoriales qui pourrait atteindre 10 milliards jusqu’en 2017 ; …

Comment la droite pourrait-elle combattre ces mesures qui sont dans la droite ligne de la politique qu’elle mettait en œuvre quand elle détenait les manettes…sans toujours oser aller aussi loin ?

 

L’intérêt de la droite pour les problèmes de société est donc aussi (surtout ?) un marqueur de ses convergences redoutables (et inavouées parce qu’inavouables) avec la politique gouvernementale.

 

C’est contre cet état de fait qu’il faut que le peuple se rassemble et c’est le sens du combat que mène le Front de Gauche. Les élections municipales et Européennes lui en donnent la possibilité cette année.

 

Alain DAVID

 

Le 08.03.2014

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 17:39
Cessons de pénaliser le boycottage d’Israël
Ivar Ekeland, Rony Brauman, Ghislain Poissonnier, Le Monde, mercredi 5 mars 2014
Il faut abroger la circulaire Alliot-​​Marie.

En tant que consom­mateur citoyen, je n’achète pas de pro­duits israé­liens tant qu’Israël ne res­pectera pas le droit inter­na­tional ; j’appelle aussi mes conci­toyens à faire de même afin de faire pression sur Israël pour qu’il démantèle le mur de sépa­ration et les colonies.
" Pour avoir tenu de tels propos dans la rue ou dans des com­merces, pour les avoir écrits dans des maga­zines ou sur Internet, près d’une cen­taine de per­sonnes sont tra­duites en France devant les tri­bunaux. Il s’agit de membres d’associations qui sou­tiennent la cam­pagne " Boycott-​​désinvestissement-​​sanctions " (BDS). Ces per­sonnes sont pour­suivies par les pro­cu­reurs en vertu d’un texte interne au ministère de la justice adopté le 12 février 2010, dite cir­cu­laire Alliot-​​Marie, garde des sceaux de l’époque.
La cir­cu­laire ordonne aux par­quets de pour­suivre péna­lement les per­sonnes qui appellent au boy­cottage des pro­duits israé­liens. Elle affirme, sans le démontrer, que l’article 24 alinéa 8 de la loi de 1881sur la presse per­met­trait de réprimer les appels lancés par des citoyens ou des asso­cia­tions au boy­cottage de pro­duits issus d’un Etat dont la poli­tique est contestée. Ce texte inter­prète la loi de manière extensive, en contra­diction avec la règle de l’interprétation stricte des lois pénales.
En effet, l’article 24 alinéa 8 de la loi de 1881 ne s’attache pas à interdire les appels au boy­cottage, mais uni­quement les pro­vo­ca­tions " à la dis­cri­mi­nation, à la haine ou à la vio­lence à l’égard d’une per­sonne ou d’un groupe de per­sonnes en raison de leur origine ou de leur appar­te­nance ou de leur non-​​appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ".
La cir­cu­laire Alliot-​​Marie a été cri­tiquée par le monde asso­ciatif au nom de la liberté d’expression. Mais éga­lement par de nom­breux juristes, uni­ver­si­taires, avocats et magis­trats, en raison de son contenu qui procède à un usage détourné de la loi prévue pour lutter contre les propos racistes et anti­sé­mites. Des pro­cu­reurs ont même refusé de requérir ora­lement la condam­nation des mili­tants de la cam­pagneBDS, en dépit des ins­truc­tions écrites de leur hiérarchie.
La cour d’appel de Paris a pro­noncé en 2012 des relaxes, consi­dérant que les propos tenus rele­vaient de la cri­tique paci­fique de la poli­tique d’un Etat. La Cour euro­péenne des droits de l’homme, quant à elle, rap­pelle très régu­liè­rement que les groupes mili­tants béné­fi­cient sur des sujets poli­tiques d’une pro­tection ren­forcée de leur liberté d’expression. Chris­tiane Taubira a même déclaré publi­quement à plu­sieurs reprises que cette cir­cu­laire contenait une inter­pré­tation de la loi qui pouvait être consi­dérée comme " injuste " ou " abusive ".
L’ensemble de ces élé­ments et le chan­gement de majorité poli­tique per­met­taient de penser que la prise de conscience du caractère absurde de cette situation allait se tra­duire en acte. Or, la cir­cu­laire Alliot-​​Marie de 2010 est tou­jours en vigueur et les pour­suites pénales contre des mili­tants de la cam­pagne BDS conti­nuent. Ce faisant, la France se sin­gu­larise en Europe et dans le monde : elle est le seul Etat, avec Israël, à envi­sager la péna­li­sation d’une cam­pagne paci­fique et citoyenne, demandant le respect du droit inter­na­tional. Cam­pagne paci­fique en ce sens que les actions d’appel au boy­cottage orga­nisées consistent en des mesures inci­ta­tives, qui se limitent à faire appel, par la dif­fusion d’informations, à la conscience poli­tique des consom­ma­teurs. Aucune forme de contrainte n’est exercée ni à l’égard des clients et des dis­tri­bu­teurs français, ni à l’égard des pro­duc­teurs israé­liens. En France, l’appel au boy­cottage, forme d’action poli­tique non vio­lente, s’inscrit dans le débat poli­tique répu­blicain depuis des décennies.
Mme Taubira l’a même qua­lifié de " pra­tique mili­tante, reconnue, publique " et admet l’avoir encouragé en son temps contre les pro­duits sud-​​africains, dans le cadre d’une cam­pagne inter­na­tionale que per­sonne n’avait alors envisagé d’interdire.
Cam­pagne citoyenne en ce sens qu’elle repose sur une mobi­li­sation des sociétés civiles. La cam­pagne BDS a été engagée en 2005 à la demande de 172 asso­cia­tions et syn­dicats pales­ti­niens. Elle appelle les sociétés civiles du monde entier à se mobi­liser pour que leur gou­ver­nement fasse pression sur l’Etat d’Israël.
En France, de nom­breuses asso­cia­tions ont rejoint l’appel lancé en2005. Les actions qu’elles conduisent dans le cadre de cette cam­pagne se situent au cœur de la liberté d’expression et d’information des citoyens français sur un sujet inter­na­tional. Ces actions ne consistent pas à dis­cri­miner les citoyens israé­liens : elles visent à boy­cotter les ins­ti­tu­tions et les pro­duits d’Israël en vue de faire changer une poli­tique d’Etat.
Cam­pagne pour le respect du droit inter­na­tional enfin, dans la mesure où le but recherché est d’obtenir le respect des réso­lu­tions des Nations unies et la fin des poli­tiques déclarées illé­gales par l’avis du9 juillet 2004 de la Cour inter­na­tionale de justice de La Haye que sont la construction du mur de sépa­ration et la colo­ni­sation en Cis­jor­danie et à Jérusalem-​​Est. La mobi­li­sation des sociétés civiles est rendue indis­pen­sable, car la plupart des Etats n’ont rien fait ou presque pour pousser Israël à se conformer à l’avis de la Cour, notamment en prenant des mesures de sanc­tions pour que le mur et les colonies soient démantelés.
Rien n’est plus faux que de laisser entendre que la cam­pagne BDSpuisse être raciste ou anti­sémite. Cet amalgame relève de la même rhé­to­rique que celle parfois uti­lisée dans les années 1970 et 1980 contre les mili­tants anti-​​apartheid com­parés à d’irresponsables marxistes-​​léninistes ou à des racistes anti-​​Blancs. Aucun des mili­tants de la cam­pagne BDS pour­suivis depuis 2010 en vertu de la cir­cu­laire évoquée ne l’a d’ailleurs été pour avoir tenu des propos ou commis des actes racistes et anti­sé­mites. Il est temps de pro­céder à l’abrogation de la cir­cu­laire Alliot-​​Marie.
Ivar Ekeland, Pré­sident de l’Association uni­ver­si­taire pour le respect du droit inter­na­tional en Palestine
Rony Brauman, Médecin, essayiste
Ghislain Poissonnier, Magistrat
logo AFPS
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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 07:16

Conseil départemental : l’alibi de la parité

 

 

Lors des questions d’actualité au gouvernement il ne se passe pas de semaine sans qu’un élu de l’opposition ne s’élève contre « le charcutage électoral » opéré à l’occasion de la délimitation des nouveaux cantons.

 

Ce qui ne manque pas de sel quand on connaît l’expertise dont la droite a su faire preuve en la matière dans le passé.

 

Rappelons que l’opération consiste à diviser par deux le nombre de cantons et à y faire élire au scrutin binominal 2 conseillers départementaux (un homme et une femme)

 

A chaque fois la réponse de Manuel Valls est la même en s’appuyant sur l’avis du conseil constitutionnel : il s’agit de faire disparaître les disparités démographiques et d’assurer la parité dans des assemblées actuellement marquées par une très forte sur représentation masculine.

 

Bel exercice d’enfumage !

 

En maintenant les cantons et en les découpant sur une base qui prend en compte quasiment exclusivement le chiffre de la population on aboutit à une organisation technocratique qui ne prend pas en compte la réalité sur le terrain.

Ainsi Plourin, dont les quartiers nord jouxtent la ville, et dont la population y travaille majoritairement, est séparé du canton de Morlaix et se retrouve avec Locquirec.

 

En imposant le scrutin binominal le gouvernement porte un nouveau coup au respect de la diversité politique et accentue la marche vers un bipartisme institutionnalisé. En effet le « ticket cantonal » sera quasiment partout de la même sensibilité alors qu’auparavant les élus pouvaient être différents.

 

Une autre solution est possible !

 

Le Front de Gauche propose le scrutin de liste proportionnel à toutes les élections. Ainsi cesserait le scandale où des sensibilités qui recueillent de nombreux suffrages sont exclues de la représentation départementale. C’est le cas dans le Finistère où le Front de Gauche n’a aucun représentant au Conseil Général. De cette façon chaque voix, où qu’elle s’exprime,pèsera exactement le même poids.

 

Quant à la parité, particulièrement maltraitée dans de nombreux conseils généraux, chacun sait qu’elle est imposée dans tous les scrutins de listes (municipales, régionales, européennes, …) ce qui a eu comme effet immédiat de donner toute leur place aux femmes (même si ce n’est pas toujours le cas dans les exécutifs) .Cela aurait évidemment eu les mêmes effets pour l’élection de l’assemblée départementale.

 

L’argument de la parité ne sert donc qu’à masquer l’objectif réel du mode de scrutin : perpétuer indéfiniment le monopole des partis (droite et PS) qui sont d’accord pour qu’il soit impossible de remettre en cause la domination absolue des marchés dans tous les aspects de la vie politique.


Le combat pour la proportionnelle à toutes les élections n’est donc ni un problème technique ni une affaire de « boutiques politiques » mais bel et bien une lutte pour la démocratie et donc l’affaire de toutes les citoyennes et de tous les citoyens. A commencer par les prochaines municipales.

 

Le 05.03.2014

 

Alain DAVID

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 13:46

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Alors que de partout dans la société, comme au Sénat ou au Parlement européen, est posée de plus en plus fort la question de l’utilité et des conséquences négatives de la création d’un marché de libre-échange transatlantique, François Hollande, sans aucun mandat du Parlement et à l’opposé de ses engagements électoraux, a demandé devant le président Obama « d’accélérer la création de ce vaste marché », dont les termes de la négociation, entamée depuis le mois de juillet, sont totalement secrets. Même le texte du mandat sur lequel négocie, au nom de tous les États européens, la Commission européenne, est classé « diffusion restreinte ». Depuis, aucun débat public, aucune communication gouvernementale n’est organisée sur ce funeste projet qui concerne pourtant nos vies quotidiennes : notre alimentation, notre santé, notre protection sociale, nos services publics. Faisant fi de tout cela, le président de la République n’a pas hésité à déclarer dans l’euphorie de l’air nord-américain, à l’adresse vraisemblablement des puissances industrielles et financières : « Dès lors que les priorités sont fixées, que les mandats sont donnés, que les intérêts sont connus, aller vite n’est pas un problème, c’est une solution. » Autant décréter que les négociations sont terminées.

C’est d’ailleurs la suite de cette déclaration qui nous fait mieux percevoir à qui elle s’adresse quand M. Hollande dit tout de go : « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. » Terrible ! C’est l’organisation de la grande braderie des intérêts nationaux et européens. C’est le sacrifice de notre élevage et de notre gastronomie. C’est la poursuite de la destruction de notre industrie, de la culture, de nos services publics et des marchés publics ouverts au pied de biche, jusqu’à la livraison en pâture de nos données personnelles et de nos vies intimes aux mastodontes Google et Yahoo pour nous surveiller et en faire commerce. C’est notre liberté sacrifiée sur l’autel du libre-échangisme capitaliste, dont on n’a vu jusque-là que les longues et tristes files de chômeurs et de travailleurs précarisés, voisinant avec celles qui n’ont d’autre choix que la soupe populaire. Et ce n’est pas tout ! Il ne faut surtout pas ignorer le projet de camisole intégrale envisagé contre nos vies, contre nos lois protégeant les droits sociaux humains et environnementaux. Avec ce traité, toute multinationale jugeant que les législations entraveraient ses possibilités d’exploiter les hommes et la nature à sa guise se verrait octroyer la possibilité de poursuivre les États devant des tribunaux spéciaux conçus par elle et pour elle. Ainsi, ce ne serait plus ni les parlements ni les gouvernements qui décideraient des lois. Les multinationales créeraient leurs propres droits. C’est la dictature programmée au service des puissances industrielles et financières, sans besoin de généraux bottés et casqués.

Derrière ce vaste projet, se cachent à la fois la volonté du camp occidentalde retrouver son hégémonie sur le monde et une tentative pour les multinationales de contourner les dégâts qu’elles provoquent avec leur terrible politique d’austérité en recherchant des marchés nouveaux à l’exportation. C’est un schéma de guerre économique mortifère. Il ne faut pas laisser faire.

Refusons le marché transatlantique n

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 07:16

En réponse à l'adresse de l'intersyndicale CGT- UNSA- SUD-Rail aux parlementaires européens

 

Chers camarades cheminots,

Vous attirez l'attention des parlementaires européens sur la nouvelle étape de libéralisation du rail qui s'annonce. Je tiens à vous rappeler mon soutien dans cette bataille.

Je partage votre analyse sur les résultats de ces libéralisations: les compagnies nationales sont lancées dans une course effrénée pour réduire les coûts, au détriment de la qualité du service public, de la sécurité et des conditions de travail des salariés du rail. Dans le fret, l'ouverture à la concurrence se solde par une baisse du fret ferroviaire au profit du fret routier montrant l'absurdité de cette politique.

Vous posez trois exigences auxquelles je souscrits pleinement.

Je partage votre demande qu'une évaluation sérieuse des conséquences des trois premiers paquets ferroviaires soit réalisée avant toute nouvelle législation. J'ai moi-même interpellé la Commission européenne par une question écrite, le 8 octobre dernier sans obtenir de réponse satisfaisante.

Vous réclamez également le droit pour chaque Etat-membre de définir sa propre organisation ferroviaire ainsi que le champ du service public en la matière. Cela rejoint parfaitement nos propositions et notre volonté de désobéir à l'Union européenne si cela s'avère nécessaire pour défendre le service public ferroviaire.

Je partage entièrement votre volonté de faire reconnaître le transport ferroviaire de marchandises, notamment la messagerie et le wagon isolé, comme une activité d'intérêt général, protégée de la concurrence. C'est un point essentiel de la planification écologique que je défends.

 

Depuis le début de mon mandat européen, je me suis opposé aux étapes de la libéralisation du rail.

En novembre 2011 et en juillet 2013 mon groupe a voté contre le rapport du social-démocrate Serracchiani sur la refonte du premier paquet établissant un espace ferroviaire unique européen. Voici ce que j’en avais dit à l’époque : " La libéralisation à marche forcée du secteur ferroviaire a conduit à une baisse de l'utilisation de ce mode de transport. Dans ce texte, la majorité est contrainte de se rendre à l'évidence de ce constat. Elle n'en tire pourtant aucune conséquence et propose avec la Commission de renforcer la libéralisation en cours. Elle avalise la casse des entreprises publiques, l'octroi de nouveaux pouvoirs à la Commission en la matière, les possibilités de sanctions en cas de non-respect des normes européennes et demande que la libéralisation du transport de passager soit au plus vite effective. Seul bon point: elle refuse à la Commission l'obligation de service minimum des cheminots en cas de grève. Cette petite victoire ne saurait faire oublier le reste."

La réforme ferroviaire que prépare le gouvernement Hollande va dans le même sens.

L'éclatement de la SNCF en 3 établissements publics va aggraver le morcellement du système ferroviaire français alors que nous aurions besoin de revenir à un service public intégré. François Hollande a ainsi avoué à la Commission européenne que« dans le domaine des transports, la réforme du système ferroviaire, actuellement préparée par le gouvernement, permettra de préparer l’ouverture à la concurrence du transport de passagers d’ici 2019 »1.

Soyez assurés de mon engagement total dans cette bataille pour le service public ferroviaire et de ma disponibilité pour mener ce combat à vos côtés dans les initiatives que vous pourrez prendre. Lors du vote au Parlement européen prévu le 26 février prochain, vous pouvez d’ores et déjà compter sur ma voix pour refuser cette nouvelle étape de la libéralisation du rail !


JL Mélenchon, parlementaire européen 


1 – Rapport économique, social et financier, annexe au Projet de loi de finances 2014 , p.31-32


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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 07:10

Le chômage atteint un nouveau record historique en France. Depuis l’élection de François Hollande, la hausse est continue : on compte 1000 chômeurs de plus par jour dans notre pays depuis mai 2012.
La moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés. La misère s’accroît.

Mais depuis son élection, Hollande multiplie les milliards de cadeaux aux actionnaires. Le CAC 40 s’est engraissé de 34,62% depuis mai 2012.

La seule courbe que François Hollande a réussi à améliorer c’est celle des profits. Hollande est l’ami de la finance et le président du chômage.

Trop c’est trop ! Nous ne sommes pas condamnés à subir. Avec la politique proposée par le Front de Gauche, le chômage baisserait.

C’est ce que nous dirons dans les urnes le 23 mars et dans la rue le 12 avril prochain.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 07:04

 

  Huit heures de garde à vue pour des affiches dénonçant la politique d'Israël
 jeudi 27 février 2014 
  

 Boualem  Snaoui, l'un des responsables départementaux du Val d'Oise d'Ensemble (une des composantes du Front de gauche) et militant de longue date pour la cause palestinienne, a encore du mal à croire ce qui lui est arrivé.
 Boualem  Snaoui, l'un des responsables départementaux du Val d'Oise d'Ensemble (une des composantes du Front de gauche) et militant de longue date pour la cause palestinienne, a encore du mal à croire ce qui lui est arrivé.

 Mardi  dernier (25 février), en fin de matinée, deux policiers sont venus l'arrêter devant son domicile, alors qu'il venait de se garer « sans lui dire les raisons de son interpellation ». « Ils se sont servis des caméras de surveillance de la ville de Montmagny et m'ont suivi jusqu'à chez moi », explique Boualem qui ne décolère toujours pas. « Même une fois au commissariat, je n’avais toujours rien compris ».

 Après  une petite heure au commissariat, les policiers de Deuil-La-Barre (95) lui signifient  que « le procureur de la République a ordonné une perquisition de son véhicule ». « Ils m'ont menotté, avant de me ramener devant chez moi ». A l'intérieur de la voiture, les policiers découvrent de nombreuses affiches et tracts qui l’identifient parfaitement comme étant syndicaliste et investi politiquement, ainsi que des affichettes dénonçant la politique de l'Etat israélien à l'égard du peuple palestinien.
 
 Les  mains toujours menottées, Boualem Snaoui est contraint de retourner au commissariat où il sera placé en garde à vue pendant huit heures. Ce n’est qu’après l’arrivée de son avocate, Maître D. Cochain, qu’il apprend alors que René Taieb, candidat municipal PS à Montmagny (95) et accessoirement,responsable du CRIF (l'institution juive) du département, a déposé plainte pour « dégradation de ses affiches, sur les panneaux dédiés à la libre expression publique dans la commune de montagne et incitation à la haine raciale ».
  « Cela  fait des années que je colle des affiches avec mes camarades, partout en Ile-de-France. Et souvent, nous collons sur les affiches des autres. Et tout le monde fait pareil, M. Taieb, y compris » se défend Boualem Snaoui, qui ne comprend toujours pas qu'on puisse porter plainte pour "des affiches". « Ce n'est pas un délit. J'appelle plutôt ça un grief infondé », ajoute-il.

 « A  chaque fois que je verrai mes affiches dégradées, je porterai plainte », menace René Taieb. « Je suis élu depuis 20 ans à Montmagny et je n'ai jamais vu ça ! » s’indigne t-il. Mais René Taieb choisit d'éluder l'autre partie du motif de la plainte. Quand on évoque "l'incitation à la haine raciale", ce dernier préfère rappeler plusieurs fois qu'il faut « laisser la justice faire son travail ». 
 
 De son côté, Ensemble, le parti de Boualem Snaoui, s'est fendu d'un communiqué où les responsables s'insurgent contre « le détournement des missions de la police nationale à des fins politiques » et  condamnent «les méthodes d'humiliation et d'atteinte grave à la dignité des militants des droits humanistes ».  « La liberté d'affichage est constitutive d'une liberté fondamentale. C'est une pratique enracinée dans la tradition démocratique », concluent-ils.

 Boualem  Snaoui attend toujours de savoir s'il sera poursuivi.
  
http://www.lecourrierdelatlas.com/668327022014Huit-heures-de-garde-a-vue-pour-des-affiches-denoncant-la-politique-d-Israel.html 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 21:21

On est fatigué par son samedi de manif mouvementée à Nantes, le quotidien du travail et la campagne municipale à Morlaix mais quand on lit avant de se coucher l'éditorial du jour de Ouest-France, commis une nouvelle fois par Michel Urvoy, le thuriféraire de Dominique Strauss-Kahn, toujours préposé au service de communication du PS version sociale-libérale, on retrouve juste assez d'énergie et de colère pour dénoncer l'imposture de la version que le gouvernement et les médias au service du Système et du Patronat donnent de la manifestation du 22 février dernier.

Son édito a pour titre "Le droit contre la force". On dirait presque une fable de la Fontaine, et comme dans la Fable bien faite pour prévenir les agneaux que nous sommes, contrairement à l'éditorialiste qui voudrait nous mener en bon berger indulgent pour nos étourderies, le droit est du côté du loup. 

En effet, qui détient la force selon M.Urvoy?

L'Etat, Manuel Valls et ses milliers de CRS casqués et munis de matraques, ses hélicoptères anti-émeutes, ses grenades lacrymogènes, ses canons à eau? Vinci et ses milliards de dividendes pompés sur l'argent du citoyen? Ayrault et Hollande, coincés dans leurs postures de clowns tristes et emmurés dans leurs châteaux loin de la rumeur de la foule en colère?

Non, ce sont les Zadistes, ces jeunes sans foi ni loi qui ne reconnaissent pas les valeurs sacrées de Monsieur Urvoy, celles de tous les bourgeois repus des paroles de Brel: ORDRE, SOUMISSION, PROPRIETE PRIVEE, POLICE.

Le "droit", c'est celui dont peuvent se prévaloir les bétonneurs de Vinci et du Gouvernement pour saccager le bocage nantais et continuer à produire toujours plus de CO2 pour les besoins de quelques entreprises (multinationales du BTP, banques, commerce international, spéculateurs immobiliers) et dit-il, "des six millions d'habitants d'habitants qui vivent dans la zone de chalandise de Notre-Dame-des Landes"?

Entendez-vous comme moi? La Bretagne "transformée en zone de chalandise" et ces gens "sérieux", abonnés aux dîners patronaux et aux cercles du pouvoir, qui voudraient être nos maquignons. Non merci, notre Bretagne n'est pas à vendre. 

Monsieur Urvoy est du côté du droit, de l'état de droit, entendez dans sa bouche, du côté de la matraque. 

Samedi, même si je ne me suis pas aventuré trop près de l'action, je n'ai pas vu beaucoup de CRS respecter "l'intégrité physique des personnes et des biens".

Même des vieux se sont fait frappés et intoxiqués par leurs lacrymos.

Par contre, aucun policier le long du cortège pour prévenir et empêcher la casse, les incendies d'engins de travaux.

Le prétexte était trop beau!

Pour bastonner, certes, mais ça ne n'est qu'un détail.

Pour salir le mouvement d'opposition à l'aéroport et au type de mode de développement et de société que ce projet majoritairement rejeté désormais par les citoyens français, symbolise.

Tous les médias se sont mis à décrire et à montrer avec un luxe de détails et de commentaires alarmistes et indignés les dégradations qui ont été commises à Nantes...

Voyez le contraste avec les évènements d'Ukraine où le droit était forcément du côté des manifestants anti-russes, y compris quand il s'agissait de militants d'extrême-droite nationaliste. 

Aucun commentaire sur l'ampleur du dispositif policier, la responsabilité de la flambée de violence, les brutalités des CRS.

Si peu d'écho à la grande manifestation pacifique et colorée du peuple de l'Ouest contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le scénario était planifié à l'avance: décrédibiliser comme des radicaux irresponsables et violents les opposants à Notre-Dame-des-Landes. Justifier l'expulsion prochaine par la force des zadistes.

Ayrault et le préfet de Loire-Atlantique, l'ont dit d'un ton martial: la violence de Nantes samedi dernier, c'est la violence quotidienne de la ZAD. Ce ne sont pas des protecteurs de la nature, des gentils baba cools à la papa, ce sont des monstres "anarchistes", des "casseurs". Qui veut étrangler son chien le dit enragé...

Les éléments de discours et de service après-vente médiatique étaient bien rodés. La LOI doit s'imposer, celle du FRIC, de VINCI, de VEOLIA et consorts bien sûr, mais cela n'est pas dit. C'est le petit propriétaire et le bon citoyen calme et apeuré que l'on protège! 

Et bien non, notre Loi à nous, c'est celle de la raison, qui recommande la préservation de nos terres et de notre TERRE, qui nous présente le Productivisme à tout crin comme une impasse. Cela justifie la résistance à la déraison, voire la désobéissance civile.

Urvoy et Ayrault ont beau jeu de rappeler le respect des décisions des représentants élus du peuple et des règles de la démocratie, eux qui se sont assis sur le NON au traité constitutionnel européen en 2005 et qui justifient que l'on retire toujours plus de souveraineté aux citoyens.

Eux qui n'écoutent pas une majorité de Français qui voient pas l'intérêt de ce nouvel aéroport alors que Nantes-Atlantique n'est nullement saturé.    

M.Urvoy conclut: "la vraie illustration de l'Etat de droit invoqué par Jean-Marc Ayrault viendra le jour où l'éxécutif aura le courage de faire évacuer les occupants du site".

C'est drôle, avec lui, le courage, c'est toujours celui de nous taper dessus: hausse de la TVA, baisse des dépenses publiques et sociales, cadeaux sans contrepartie aux grands patrons.

C'est sûr que ces gens là n'ont pas appris le courage sur les barricades ... faisons-leur honneur, commanditer la castagne officielle de son bureau d'écrivaillon de cour, cela demande beaucoup de courage!

Ismaël Dupont.           

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 20:16
Communiqué des organisateurs de la manifestation anti-aéroport du 22
février.


La manifestation d'aujourd'hui a connu une mobilisation inégalée.

520 tracteurs, venus de tous les départements limitrophes ont été comptés, 0deux fois plus que le 24 mars 2012 à Nantes. Cela marque une implication massive du monde paysan. Les tracteurs vigilants sont prêts à intervenir sur la zad.

Il y avait 63 bus venus de toutes les régions de France, deux fois plus encore que lors de la chaîne humaine. C'est le signe d'une mobilisation nationale et de la connection entre Notre Dame des Landes et d'autres luttes contre les grands projets inutiles et imposés.

Il y avait entre 50 et 60 000 personnes, plus encore que lors de la manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012. Il s'agit de la plus grosse mobilisation du mouvement.

Le défilé a été festif, créatif et déterminé, avec des batukadas, salamandres, tritons géants, masques d'animaux marquant le refus de la destruction des espèces protégées et des mesures dites de compensation.
Des prises de paroles et animations ont eu lieu jusqu'à 18h square Daviais.

La préfecture avait choisit de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d'être visible dans le centre ville. C'est la première fois qu'on interdit à une manifestation d'emprunter le Cours des 50 Otages. Une
partie du cortège est passée par l'île Beaulieu. Une autre a essayé de passer par le trajet initialement prévu et a fait face à une répression policière violente avec tir de flashball, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Cela n'a pas empêché les manifestants de rester en masse dans les rues de Nantes jusqu'à la fin.

Il existe différentes manières de s'exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n'est pas étonnant qu'une certaine colère s'exprime. Que pourrait-il se passer en
cas de nouvelle intervention sur la zad ?

Cette journée est un succès et les différentes composantes de la lutte restent unies sur le terrain. L'opposition ne fait que croître depuis 30 ans. Le gouvernement n'a pas d'autre choix que d'abandonner le projet d'aéroport !
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