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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:05
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 17:59

"La violence de classe ne peut s'exercer sans la complicité et la collaboration du personnel politique au pouvoir" (Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot)

Cette connivence entre les gouvernants et les dominants est démontrée.

Quand il prononce son discours du 6 mai 2012 où il déclare au Bourget que son véritable adversaire "n'a pas de nom, de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, pourtant il gouverne.

Cet adversaire, c'est le monde de la finance", François Hollande a pour trésorier de campagne Jean-Jacques Augier, alors actionnaire de deux sociétés offshore aux îles Caïman, paradis fiscal des Caraïbes. Quelques jours après son discours du Bourget, Hollande dédramatise la situation pour la presse anglaise: "La gauche a été élu au gouvernement pendant quinze ans, au cours desquels nous avons libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations". Sa conclusion est clair: "il n'y a pas à avoir peur".

"Les visages et les noms de la finance lui sont en effet beaucoup moins inconnus qu'il ne l'a laissé entendre. Rappelons quelques-uns de ses amis ou de ses proches.

Jean-Pierre Jouyet, fils de notaire, est inspecteur général des finances après son passage à l'ENA où il a fait partie de la promotion Voltaire, celle de François Hollande.

Et c'est donc tout naturellement qu'ils ont rédigé ensemble le livre La Gauche bouge avec trois autres socialistes (Jean-Yves Le Drian, Jean-Pierre Mignard, Jean-Michel Gaillard) sous le pseudonyme de Jean-François Trans". On y lit: "Finis les rêves, enterrées les illusions, évanouies les chimères. Le réel envahit tout. Les comptes doivent être forcément équilibrés, les prélèvements obligatoires abaissés, les effectifs de la police renforcés, la Défense Nationale préservée, les entreprises modernisées, l'initiative libérée". Ou encore: "Ce n'est pas par calcul ou par malignité que la gauche a accepté de laisser fermer les entreprises ou d'entamer le pouvoir d'achat des Français. C'est par lucidité. Refuser ces évolutions et c'en aurait été fait de la perspective d'une gestion régulière du pays par la gauche". Il s'agit d'oublier "nos frasques égalitaristes". Au passage ces trans-courants de la droite du PS affirment tout de go: "Il n'y a donc plus pour les socialistes de perspective concevable d'union avec le Parti Communiste français". Prolongement naturel de liens nouées antérieurement, les allées du pouvoir sont peuplées de gens appartenant aux milieux d'affaires et au monde de la finance et depuis longtemps, bien des notables socialistes se sont pâmés d'aise à pouvoir frayer avec la "bonne société". François Hollande, 31 ans, est alors conseiller référendaire à la Cour des Comptes et maître de conférence à Sciences Po. Jean-Yves Le Drian, 38 ans, agrégé d'histoire, est député-maire de Lorient. Ces bourgeois de pouvoir disent leur credo libéral tout de go: "Il ne s'agit plus à la fin du XXe siècle d'assurer la représentation politique de la classe ouvrière alors que les catégories sociales perdent en cohésion et que le salariat s'est profondément recomposé, ou de renforcer encore l'Etat-Providence alors que celui-ci parvient de plus en plus difficilement à se financer et que les risques traditionnels sont correctement couverts".

Fini la lutte des classes, vive l'individualisme, la mondialisation économique et financière. Face " au capitalisme salvateur et au marché libérateur, prétendent en 1985 nos rénovateurs du PS, jamais les Français n'ont été aussi frileux devant les mutations, craintifs face à l'avenir, pessimistes sur leur destin, hostiles au changement et à la mobilité". Le travail lui aussi est devenu un "coût" qu'il faut baisser.

Jean-Pierre Jouyet, socialiste, très ami du couple formé alors par François Hollande et Ségolène Royal, n'hésite pas à collaborer avec la droite quand son intérêt l'exige. Directeur du Trésor de 2000 à 2004, il sera nommé par Nicolas Sarkozy, lorsque celui-ci devient ministre de l'Economie, "ambassadeur chargé des questions économiques". Dès l'élection de Sarkozy en 2007, il devient secrétaire d'Etat aux Affaires Européennes, poste qu'il quitte en 2008 pour la présidence de l'Autorité des marchés financiers.

Son épouse, Brigitte Taittinger, fille de Claude Taittinger et de Catherine de Suarez d'Aulan, est membre, selon le Bottin mondain, de l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF). Elle a eu cinq enfants de son premier mariage avec le comte Nicolas de Warren, puis un enfant avec son second mari, Jean-Pierre Jouyet. Elle travaille dans le marketing et le luxe e a coprésidé Baccarat de 1997 à 2005, elle est aujourd'hui PDG des parfums Annick Goutal. Elle organise des dîners auxquels François Hollande est toujours le bienvenu. Autour de la table, son cousin germain, Christophe de Margerie, le P-DG de Total depuis 1974, vient apporter les dernières nouvelles du CAC 40 à ceux qui sont au cœur de la politique et des finances. Jean-Pierre Jouyet a été nommé par Hollande le 19 octobre 2012 à la tête de la Caisse des dépôts et consignations, le bras financier de l'Etat. Il est également le président de la Banque publique d'investissement (BPI), créée pour venir en aide aux petites et moyennes entreprises.

Matthieu Pigasse est membre du Parti socialiste et soutien inconditionnel de la candidature de François Hollande à l'Elysée, tout en étant banquier d'affaires à la tête de Lazard France et Europe. Il a travaillé au cabinet de Dominique Strauss-Kahn à Bercy. Puis il a continué chez Laurent Fabius où il a contribué à quelques privatisations. Il doit son entrée chez Lazard à Alain Minc mais c'est par goût personnel qu'en 2009, il a acheté l'hebdomadaire culturel Les Inrockuptibles.

De la même promotion Voltaire que François Hollande, on trouve Henri de la Croix de Castries. De sensibilité catholique et conservatrice, ce directeur général du groupe d'assurance AXA, neuvième groupe du monde, après avoir été suffisamment proche de Nicolas Sarkozy pour faire partie des invités de la fameuse fête du Fouquet's le 6 mai 2007, a soutenu la campagne de François Hollande avec une contribution de 7500 euros au cercle animé par Jean-Jacques Augier.

Jean-Hervé Lorenzi, professeur d'économie à Paris Dauphine, président du Cercle des économistes, a participé en tant qu'expert aux réflexions du candidat François Hollande. Il est également conseiller du directoire et banquier-conseil de la Compagnie Edmond de Rotschild Banque, administrateur de BNP Paribas Assurance et membre du Conseil de Surveillance de la compagnie financière Saint-Honoré.

Emmanuel Macron, jeune associé-gérant de la banque Rothschild, est devenu secrétaire général adjoint de l'Elysée puis ministre de l'Economie sans être membre du PS ni s'être présenté une fois devant le suffrage universel.

Cette liste de la finance sans nom et sans visage n'est pas exhaustive et il faudrait y ajouter André Martinez, qui a rencontré François Hollande en 1973 à HEC. Il fut responsable mondial du secteur hôtellerie de la banque américaine Morgan Stanley et c'est lui qui a représenté le candidat Hollande au forum de Davos en janvier 2012. Il y a encore Marc Ladreit de Lacharrière, actionnaire de la troisième agence de notation mondiale, Fich Ratings, qui a été l'un des fondateurs de la fondation Agir contre l'exclusion (FACE), créée par Martine Aubry, alors ministre du travail, en 1993. Nicolas Dufourcq, inspecteur des finances qui a participé à la privatisation d'une filiale de France Télécom, Wanadoo, et qui a été directeur financier de Cap Gemini, est nommé à la tête de la Banque Publique d'Investissement (BPI) censée aider les entreprises en difficulté.

"Comment croire que les socialistes, dans leur grande majorité, pourraient mener une politique plus équitable à l'égard des travailleurs alors qu'ils sont formés dans les mêmes grandes écoles que les patrons et les politiciens de droite: ENA, Sciences Po, HEC et bien entendu Harvard? Coupés du peuple avec le cumul des mandats - sur les 297 députés du groupe socialiste de l'Assemblée Nationale, on compte 207 cumulards - nombre d'élus socialistes, dans le souci de faire progresser leur carrière en politique, ont rejoint les intérêts de la classe dominante dont ils sont devenus les alliés objectifs. L'ensemble de la classe politique française pratique très majoritairement le cumul des mandats. Sur 577 députés, on n'en compte que 109 ne siégeant qu'à l'Assemblée Nationale. Et seuls 84 sénateurs sur 348 sont dans ce cas".

Ouvriers et employés qui constituent 52% de la population active, sont quasiment inexistants à l'Assemblée Nationale et au Sénat.

***

Un ministre socialiste bien introduit dans le monde des affaires: Pierre Moscovici

Le commissaire européen aux affaires économiques Pierre Moscovici, néo-libéral du PS depuis longue date, était avant de devenir le mandataire de la finance à Bruxelles "bien en phase avec les réseaux qui comptent. Membre du cercle de l'Union interalliée, à deux pas de l'Elysée, rue du Faubourg-Saint Honoré, il fréquente aussi le Siècle, dont les célèbres dîners, réunissant l'élite des hommes politiques et des journalistes, ont connu un certain succès médiatique, malgré la discrétion de l'Automobile Club de France qui les accueille place de la Concorde.

Pierre Moscovici fut aussi, de 2004 à 2012, l'un des vice-présidents du Cercle de l'Industrie... A ce poste, il a fréquenté le grand patronat qui constitue l'essentiel de ce cénacle. On y rencontre 41 P-DG ou directeurs généraux, de Christophe de Margerie (Total) à Jean Cyril Spinetta (Air France KLM), de Patrick Kron (Alstom) à Guillaume Pepy (SNCF). Le président de cette puissance assemblée est Philippe Varin, P-DG de PSA Peugeot Citroën... Ce cercle fut fondé en juin 1993 par Raymond H. Lévy, président de Renault, et par Dominique Strauss-Khan, qui avait été ministre délégué à l'Industrie et au Commerce Extérieur dans les gouvernements de Cresson et de Bérégovoy de mai 91 à mars 93...

Pierre Moscovici a été député de la circonscription de Sochaux-Montbéliard, fief de Peugeot, et tout naturellement il est le président de l'ACSIA, qui n'est autre que l'association des collectivités sites d'industrie automobile. La séparation des pouvoirs n'existe plus dans la classe dominante. La collusion des élites va de soi. A travers une intense sociabilité, cette classe sociale est la seule à être aussi mobilisée, au-delà même de certains clivages politiques, avec, pour point commun, l'adhésion au libéralisme économique. Les variantes d'orientation ne sont pas sans importance pour les travailleurs, mais un véritable changement de la condition des plus pauvres ne saurait venir d'agents sociaux englués dans la logique du profit capitaliste".

Première partie de la restitution du chapitre III de La violence des riches (Zones, 2013 - 17€)

L'oligarchie dans la France de François Hollande, enquête de Michel Pinçon et Monique Pinçon Charlot (La violence des riches, 2013)
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 22:51

Mort des trains de nuit : le rapport « Duron » l’avait préconisé, le gouvernement le fait. (Olivier DARTIGOLLES)

Suivant les préconisations du rapport « DURON » sur l’avenir des trains d’équilibres du territoire, rendues en mai 2015, Alain Vidalies, secrétaire d’état aux transports, a annoncé ce matin la disparition quasi-totale des trains de nuit. Seules les lignes Paris-Austerlitz-Briançon et Paris-Austerlitz-La Tour-de-Carol sont maintenues. Cette annonce sera effective dès l’été prochain.

La volonté de désengagement est justifiée par l’Etat en raison du coût trop élevé que représente les trains de nuits.

Deuxième annonce, ces lignes pourront être cédées à des opérateurs privés. Une fois de plus la logique concurrentielle prônée par l’Union Européenne et soutenue par le gouvernement français met à mal le service public ferroviaire.

Ces annonces, qui concernent des trains qui relèvent de l’intérêt national, remet en cause à la fois l’égalité d’accès au territoire ainsi que l’aménagement du territoire.

Nous ne laisserons pas faire.

Engagé dans « la bataille du rail », nous continuerons à œuvrer au quotidien pour que perdure et se développe un service public ferroviaire de qualité, accessible à tous et quel que soit son lieu sur le territoire.

Mort des trains de nuit: le rapport Duron l'avait préconisé, le gouvernement l'a fait (Olivier Dartigolles, PCF)
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 22:39

Loi sur le travail: le 49-3 pour assommer la majorité

"Emmanuel Macron, Myriam El Khomri et Manuel Valls le 18 janvier, au Conseil économique et social © Reuters Manuel Valls innove : avant même que le projet de loi sur la réforme du code du travail ne soit présenté en conseil des ministres, il invente le 49-3 préventif pour faire taire sa majorité. Plus la bête parlementaire regimbe, plus il faut l'assommer tôt. Il n'est pas dit que l'exercice réussisse."

Voir le communiqué du PCF:

Réforme du travail : « la menace du 49-3 est plus qu'une provocation »

Après l'ANI en 2013, la loi Macron en 2015, c'est tout le système de protection des travailleurs contre l'arbitraire patronal qui est dynamité par le projet de réforme de la ministre El Khomri : régulation du temps de travail, indemnités perçues en cas de licenciement abusif, représentation syndicale, protection des mineurs en apprentissage, expertise des CHSCT, tout y passe.

La menace de Myriam El Khomri d'une utilisation du 49-3 est plus qu'une provocation. Elle est une manière de donner raison à Manuel Valls quand il dit que rien, absolument rien, ne peut nous réconcilier avec une telle politique, applaudie et parrainée par le Medef.

Le chômage, dont le Président de la République s'était engagé à inverser la courbe, est la première préoccupation des français. A qui fera-t-on croire que le nombre de chômeurs diminuera si on rallonge la durée du travail des salariés en place et des apprentis ? Qui peut penser que faciliter les licenciements aura une autre conséquences que … faciliter les licenciements et donc précariser les salariés.

Le PCF ne laissera pas détruire le code du travail et tous les acquis des luttes menées pendant des dizaines d'années pour protéger les salariés. Il appelle à la mobilisation de toutes les forces progressiste contre ce projet. Les solutions existent pour réduire le chômage. Le PCF engage dès à présent une campagne publique pour les populariser. Elles passent notamment par la réduction de la durée du travail, la hausse des salaires, les investissements dans le logement et les transports collectifs indispensables pour répondre au défi climatique, le développement des services publics et l'intervention des salariés dans la gestion des entreprises.

Loi sur le travail: le 49-3, pour assommer la majorité (Médiapart)
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 11:06

Communiqué de Ensemble ! 19 février 2016

Le projet de loi de Myriam El Khomri explose les droits du travail.

La réforme du code du travail va entrer, à partir de mars, dans sa phase législative.


P. Gattaz, président du Medef, se frotte les mains. Une fois de plus le gouvernement cède aux exigences patronales.

L'avant-projet de loi de Myriam El Khomri, ministre du travail, passe à la moulinette la protection des salariéEs.

Si ce projet va à son terme, ce sera un code du travail en charpie et une régression sociale sans précédent, que même la droite au pouvoir n'avait pu obtenir, qui en résultera.

En inversant les normes la primauté sera donné à l'accord d'entreprise.

Même sans accord, l'autorité administrative validera les décisions patronales.

C'est ouvertement le choix de la clause la moins favorable aux salariéEs.

Le temps de travail fera un bond en arrière conséquent.

Si la durée légale du travail reste à 35 heures, un accord d'entreprise pourra la porter à 44 heures ou même 46 heures sur 16 semaines. Le seuil de 60 heures hebdo sera même possible.

Le salaire versé au titre des heures supplémentaires sera revisé à la baisse : une majoration de 10% à partir de la 36e heure, au lieu de 25% avec un calcul qui pourra être effectué sur une période pouvant aller jusqu'à trois ans !

Le patronat aura tout pouvoir de licencier, sans que ce soit considéré comme un licenciement économique, unE salariéE qui n'accepterait pas les modifications apportées à son contrat de travail en raison de la conjoncture économique.

C'est une institutionnalisation inacceptable du chantage à l'emploi.

Sur la refonte des indemnités prud'hommales les organisations patronales obtiennent le plafonnement qu'elles réclament.

C'est un nouveau coup de poignard donné au mouvement syndical qui est déjà en butte à la répression dans les entreprises.

Cette réforme valide des gestions de conflit du type Air France ou Goodyear.

Contre ce funeste projet ramenant les droits des salariéEs loin en arrière et la menace de l'utilisation du 49-3, le monde du travail, la gauche sociale et politique, dans l'unité la plus large, doit se soulever en masse.

Le 19 février 2016.

Communiqué de Ensemble!, membre du Front de Gauche: le projet de loi El Khomri explose les droits du travail
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 07:38

Après le projet de loi constitutionnel sur l'état d'urgence et la déchéance de nationalité, Hollande et Valls réussisse avec la loi de nouvelle réforme libérale du Code du Travail à imposer une cohabitation à leur majorité parlementaire PS avec un gouvernement de droite, et tout cela sans dissolution! Inédit!

La future loi El Khomri achève définitivement les 35 heures "L'avant-projet de loi de la ministre sur la réforme du code du travail remet largement en cause les 35 heures et instaure un droit du travail à la carte. Mediapart publie la version du texte présentée au Conseil d'Etat, qui diffère seulement sur la semaine de 60 heures, mesure recalée. "

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 07:00
Crise agricole: les raisons de la colère (tract du PCF)

Lire aussi le "Terre et Mer" de février 2016, le magazine du Pôle agriculture-pêche du PCF animé par Xavier Compain

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 06:43

Un article d'Ariane Chemin et de Clarisse Fabre dans Le Monde du 16 février nous donne bien la mesure du fonctionnement de la monarchie présidentielle et de la bourgeoisie de pouvoir en France.

Remplacer Fleur Pellerin, enfant d'un bidonville coréen adoptée quand elle était toute jeune par une famille française. Incapable de citer un livre de Patrick Modiano, le nouveau prix Nobel de littérature. Désespérément technocrate. Mise à mal surtout par l'absence d'ambition culturelle de Hollande et le manque de moyens du ministère de la culture, alors même que les collectivités locales, représentant 75% du financement public de la culture, sont elles-mêmes étranglées.

Qu'avons-nous sous la main?

Anne Sinclair est pressentie. Une idée de Manuel Valls: comment mettre du beurre dans les épinards du couple DSK et s'attirer des mois de couverture people avec la fille d'un richissime collectionneur d'arts et la femme du Rastignac lubrique DSK. Mais Anne Sinclair refuse.

Là, une idée s'impose, Audrey Azoulay, embauchée comme conseillère culture par Hollande, tombée sous son charme, qui présente de plus l'avantage d'être l'amie de Julie Gayet, la maîtresse du monarque. Son pedigree est tout ce qu'il y a de plus recommandable pour le milieu grande bourgeoisie que cherchent à séduire et à infiltrer les cadors du PS.

Audrey Azoulay est la fille d'André Azoulay, banquier qui après avoir régné sur Paribas est devenu le conseiller économique et gestionnaire de fortunes du grand tyran et du grand voleur Hassan II, roi du Maroc. André Azoulay est nommé juste après la parution de Notre ami le roi, une "bombe" où Gilles Perrault s'indigne avec une partie de la gauche des exactions absolutistes (tortures, disparitions, corruption à grande échelle) du royaume chérifien. André Azoulay sert de conseiller diplomatique d'Hassan II dans le conflit israélo-arabe et introduit les dirigeants politiques et économiques, les journalistes en vue de l'Hexagone lors de leurs "séjours dorés" au Maroc. DSK bénéficiera sans doute lui aussi des faveurs d'Azoulay et d'Hassan II. Parmi les hôtes d'André Azoulay et Katia Brami à Essaouira, Bernard-Henri Levy, Martine Aubry, Pierre Bergé, Jean Daniel.

Audrey Azoulay, elle, reste en France: école publique, études à Paris-Dauphine, Science Po, ENA, promotion Averroès, celle de Fleur Pellerin justement.

Quand Hollande l'embauche comme conseillère culture, après que Dominique de Villepin et Fréderic Mitterrand aient tenté de faire la même chose, Audrey Azoulay est numéro 2 du Centre national du cinéma (CNC).

Sa famille est elle aussi bien "rangée". Son mari, François-Xavier Labarraque, rencontré à Science-Po, est aujourd'hui consultant. La soeur cadette, ex directrice des programmes de Paris Première a créé depuis avec un ancien dirigeant de l'UMP, Jean-François Boyer - la société Tangaro, qui produit des émissions TV. L'aînée, Judith Azoulay, travaille à l'association française d'action artistique dépendante du Quai d'Orsay et du ministère de la culture. Sa cousine, Elisabeth Azoulay, anthropologue, est devenue coach (elle a aidé François-Henri Pinault) et est l'auteur d'une vaste encyclopédie financée par la fondation L'Oréal.

"Tout le monde dans la famille baigne dans la culture et l'audiovisuel" concluent Ariane Chemin et Clarisse Fabre, et le monde de l'argent pourrions-nous ajouter... un tout petit monde.

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 10:14
Mardi 16 février: numéro spécial de L'Humanité: "opération vérité sur la casse du code du travail" (avec dossier en PDF)

Lisez le dossier spécial de l'Humanité: Opération vérité sur la casse du code du travail (dossier PDF)

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 07:34

Esclavagistes!

Les Echos | 17/02/2016

Réforme des retraites : l'efficacité doit primer, selon l'Institut Montaigne

Solveig Godeluck

Le think tank libéral suggère de porter l'âge légal de départ à 63 ans et d'arriver plus vite à 43 années de cotisation.

Pas de répit sur les retraites. Alors que la dernière réforme date de janvier 2014, à l'Institut Montaigne, on prépare déjà le prochain round, qui se tiendra vraisemblablement après la présidentielle de 2017. A l'horizon 2040, la dette cumulée des régimes de retraite par répartition représentera 18 % du PIB si rien n'est fait, alerte le think tank libéral. « Nous y consacrons une part de nos ressources plus importante que nos partenaires européens, ce qui revient à privilégier les personnes âgées par rapport aux jeunes », déplore Laurent Bigorgne, le directeur de l'Institut, qui présente ce mercredi ses propositions pour redresser les régimes. Il faut viser l'équilibre, exhorte-t-il, « sans hausse nouvelle des prélèvements ni des ressources publiques consacrées à ces régimes ».

Mais attention à ne pas ouvrir de faux chantiers, prévient-il : « La retraite par points, les fonds de pension, c'est bien, mais il n'y a que trois leviers qui permettront de redresser le système : l'âge, la durée de cotisation, le montant des pensions. » Pour l'Institut Montaigne, la priorité, c'est de repousser l'âge légal du départ en retraite d'un an, à 63 ans, en 2025, car cette mesure « a aujourd'hui des effets plus importants qu'une augmentation de même niveau de la durée de cotisation ». C'est une proposition plutôt modérée, alors que les candidats à la primaire de la droite visent 64 ou 65 ans à la même date. De plus, l'accord sur les régimes complémentaires des salariés (Agirc-Arrco), signé en octobre, devrait inciter les assurés à partir à la retraite à 63 ans pour conserver leur niveau de pension.

Espérance de vie en hausse

Selon l'Institut, il faudra aussi jouer sur la durée de cotisation pour ne pas trop favoriser ceux qui ont fait des études longues. L'Institut propose de passer à 43 annuités dès 2025 plutôt que d'attendre 2035. D'accord pour épargner les générations proches de la retraite, convient-il, mais il faut « appliquer intégralement et sans transition les nouvelles règles aux assurés plus éloignés de la retraite d'au moins sept ans ». Ensuite, il faudra continuer de jouer sur l'âge et la durée pour s'adapter à l'augmentation de l'espérance de vie, par exemple en ajoutant « un an tous les cinq à six ans ». Une étude de 2013 a chiffré les économies à 15 milliards à l'horizon 2021 si l'on actionne ces deux leviers.

Même si les pensions des retraités subissent une érosion par rapport aux salaires du fait de leur indexation sur l'inflation, leur niveau pourrait être ajusté mécaniquement « pour tenir compte du rythme effectif de rééquilibrage des régimes », à l'allemande. Par ailleurs, le think tank redit son attachement à la convergence des régimes publics et privés, que Nicolas Sarkozy n'a pas menée assez loin à son goût. Et il relance la charge contre la pénibilité : « Il faudrait avoir le courage d'y renoncer purement et simplement », écrit-il.

Retraites: travailler jusqu'à 63 ans en 2025
http://www.ouest-france.fr/economie/retraites/retraites-travailler-jusqua-63-ans-en-2025-4041214

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