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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 06:00
Les intox de Manuel Valls sur Clémentine Autain et les Frères musulmans

 

L’ancien premier ministre et candidat à la primaire de la gauche a accusé la conseillère régionale, figure de la gauche radicale, de « passer des accords avec les Frères musulmans ». Ce qui est faux.

 

Ce n’est pas nouveau, Manuel Valls n’apprécie guère Clémentine Autain. L’élue régionale et figure de la gauche de la gauche est souvent accusée par le PS d’être « islamo-gauchiste », un terme visant une gauche accusée de se compromettre avec les islamistes.

 

Mais M. Valls a franchi un nouveau pallier, jeudi 15 décembre sur France Inter, en accusant Mme Autain de « passer des accords avec les Frères musulmans », groupe islamiste actif notamment en Egypte, mais aussi très prosélyte, duquel est proche le théologien Tariq Ramadan, et qui est également lié, en France, à l’Union des organisations islamistes (UOIF).

 

Une polémique ancienne

Rien de concret ne permet d’affirmer que Clémentine Autain aurait passé « des accords » avec les Frères musulmans. D’autant plus que Manuel Valls ne précise pas en quoi ils consisteraient.

Ses propos renvoient à une polémique plus ancienne : Le Figaro avait publié fin 2015 un article évoquant le fait que le parti de Mme Autain, « Ensemble » , avait mentionné, sur son site, un meeting à Saint-Denis (93), où intervenait Tariq Ramadan.

Cette dernière ne s’était pas rendue au meeting, et avait répondu dans une tribune au « Plus » de L’Obs, dénonçant un « procès d’intention injuste » et rappelant ses positions, notamment sur la laïcité et la cause des femmes :

« S’il est besoin de le rappeler, je confirme que je suis opposée à Tariq Ramadan sur cette question majeure de l’égalité entre les sexes et les sexualités. Je ne tergiverse pas, je m’oppose. »

Une attaque récurrente

Attaquée à nouveau sur le même thème des compromissions avec l’islam radical, mais cette fois par Jean-Marie Le Guen, alors secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Mme Autain publiera une nouvelle tribune en avril, dans Le Monde, pour démentir ces accusations une nouvelle fois :

« Que signifie islamo-gauchiste ? Jamais je n’ai défendu le différentialisme culturel”, je suis profondément universaliste et laïque mais je défends la mixité culturelle, comme une richesse. »

Le 22 mai, Manuel Valls revient à la charge, évoquant sur Radio J « ces ambiguïtés, avec Les Indigènes de la République, les discussions avec Madame Clémentine Autain et Tariq Ramadan, ambiguïtés entretenues qui forment le terreau de la violence et de la radicalisation ».

Mme Autain se défend une nouvelle fois devant ces accusations, assurant sur France Info : « Je n’ai jamais de ma vie rencontré Tariq Ramadan, je ne le connais pas ».

Amalgames

La polémique ne s’éteindra pas pour autant, « Ensemble » étant ciblé pour, par exemple, figurer sur la même liste de signataires d’un appel « islamophobie et xénophobie à l’heure de la présidentielle » que M. Ramadan.

Comme d’autres organisations de gauche radicale, de Attac au Nouveau parti anticapitaliste, Ensemble participe à divers évènements autour des questions de banlieue, de racisme ou d’islamophobie. Le parti figure ainsi, lors d’un rassemblement à Saint-Denis le 23 novembre dernier, aux côtés d’organisations comme le parti des indigènes de la République (PIR), ou le comité contre l’islamophobie en France (CCIF) dont le fondateur, Marwan Muhammad, est lui aussi accusé de proximité avec les Frères musulmans.

Ce sont ces proximités que veut sans doute évoquer l’ex premier ministre . Pour autant, les mots ont un sens : il y a loin entre se retrouver signataire d’une même pétition (et encore n’est-ce pas Mme Autain en personne qui la signe) et conclure des « accords » politiques ou des alliances partisanes.

Or aucun élément tangible ne permet d’attester de l’existence d’un « accord » entre Mme Autain et M. Ramadan. L’élue régionale dément connaître M. Ramadan, n’a pas participé à un meeting avec lui et la phrase de M. Valls, sauf à se baser sur des éléments qui n’ont pas été portés à l’attention du public, a tout de la caricature.

Interogée par Le Monde suite à cette nouvelle sortie du candidat à la primaire, Mme Autain s’est dite jeudi 15 décembre « stupéfaite par l’obsession de Manuel Valls à proférer des mensonges à mon sujet qui vise à disqualifier ma famille politique. Il sait très bien que je n’ai jamais rencontré Tariq Ramadan. Je l’ai dit et répété suite à ses propos erronés. Je ne vois pas comment il peut prétendre réconcilier les deux gauches par ces méthodes. » Questionée pour savoir si elle porterait plainte, ce qu’elle avait menacé de faire lors des dernières passes d’armes avec l’ex-premier minstre, Mme Autain a répondu : « Sans doute. »


Samuel Laurent, Le Monde

Les intox de Manuel Valls sur Clémentine Autain et les Frères musulmans
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/12/16/les-intox-de-manuel-valls-sur-clementine-autain-et-les-freres-musulmans_5050174_4355770.html

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 15:04
Les sénateurs Front de Gauche demandent la suspension de la directive relative aux travailleurs détachés (vendredi 16 décembre 2016)

Les sénateurs Front de gauche demandent la suspension de la directive relative aux travailleurs détachés

vendredi 16 décembre 2016

Lors des questions d’actualité au Sénat, Michelle Demessine Sénatrice du Nord a interpellé la ministre du Travail :

"Vous êtes signataires avec 7 autres ministres européens du travail d’une tribune pour que les travailleurs détachés puissent bénéficier d’une rémunération équivalente à celle des travailleurs du pays d’accueil.

Dont acte !

Il aura fallu la vague populiste et la perspective des prochaines échéances électorales pour voir afficher publiquement cette détermination.
Il eut peut être mieux valu écouter, en 2005, les français qui en refusant le traité constitutionnel faisaient passer un messager fort de leur refus d’une Europe du dumping social.

La directive européenne « travailleurs détachés » de 1996 en cours de révision, qui patine, organise, en effet, depuis des années la mise en concurrence des peuples pour tirer les conquêtes sociales vers le bas tout en opposant les travailleurs européens les uns aux autres !

Nous en connaissons les résultats : l’explosion de ce dumping, 2 millions de travailleurs détachés en Europe, 230 000 en France, en 2014, plus un bond de 25% en 2015.

Vous le savez, dans cette enceinte, nous n’avons eu de cesse avec notre groupe de dénoncer, d’alerter des risques pour l’emploi et les conditions de travail dans notre pays.

Vous le savez, nous refusons aussi de stigmatiser les travailleurs détachés qui subissent les premiers des conditions de travail et de vie intolérables car nous défendons aussi une Europe de l’égalité des droits et de la solidarité pour lutter contre les entreprises qui souhaitent renforcer le dumping social.

Comme mon collègue et ami Eric Bocquet l’a proposé déjà dans son rapport de mai 2016, vous semblez, à présent, prendre position pour que les droits des travailleurs détachés soient ceux du pays d’accueil.

L’interdiction du détachement en cascade est une priorité mais qui nécessite un renforcement considérable des moyens de contrôles avant et après le détachement.

Madame la Ministre, que comptez-vous faire ?

Comptez-vous vous donner les moyens de vos nouvelles ambitions affichées sur les travailleurs détachés ?

Enfin parce qu’il ne s’agit pas d’attendre une nouvelle fois la Saint Glinglin, il n’y a qu‘une seule réponse efficace à ce vaste dumping social intra-européen : la suspension de la directive « travailleurs détachés » !

Comptez-vous prendre cette décision ?"

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 13:47
LUTTER CONTRE L’EROSION DE LA BIODIVERSITE

Plus de 190 pays sont réunis jusqu’au 17 décembre, à Cancun, au Mexique, pour la treizième conférence des Nations unies sur la biodiversité.

La COP 13 doit dresser un bilan de l’action des États dans leur lutte contre l’érosion de la biodiversité à mi-parcours de la réalisation du plan stratégique décidé à Nagoya (2011-2020).

Comme pour le climat, les objectifs sont loin d’être atteints.

La convergence des mobilisations politiques, associatives et citoyennes sera déterminante pour l’avenir de l’humanité et de la planète.

Dans ce domaine, la France a une grande responsabilité.

Sur notre territoire, on recense 182 498 espèces soit environ 10% des espèces animales et végétales mondiales (source : Muséum d’histoire naturelle)

IL EST TEMPS D’AGIR AVEC PLUS DE FORCE

 

Le PCF a organisé en octobre un Mois pour la biodiversité. Nous avons dressé le constat avec le concours de scientifiques, d’élus, d’associations. Les dégâts à la biodiversité sont déjà trop lourds. Le rythme d’extinction des espèces, de destruction d’écosystèmes ou de pertes de potentiel génétique est supérieur à celui des temps géologiques.

C’est la conséquence de notre mode de développement. Pollution, déforestation, atteintes à la qualité de l’eau, des sols et de l’air, méfaits d’une agriculture productiviste opposée à une agriculture paysanne, privatisation des semences, destruction des pollinisateurs menacés par les pesticides : dans tous les cas, la biodiversité est menacée.

Il faut savoir que les trois quarts des cultures dépendent de l’action des pollinisateurs : action essentielle

pour l’équilibre alimentaire humain.

i a  à F

IL Y A BEAUCOUP A FAIRE EN FRANCE

Six ans après le Grenelle de l’environnement, le bilan est assez pauvre. 1000 espèces, en métropole et en Outre-Mer, sont menacées. Les pressions des lobbies industriels et agricoles sont très fortes. La droite et l’extrême droite amplifient leur campagne anti-écologique et productiviste.

Toutefois, dans le cadre de la loi biodiversité votée en août, les parlementaires communistes ont obtenu, entre autres, la non brevetabilité partielle du vivant. L’interdiction des pesticides néonicotinoïdes est inscrite pour 2018. Mais les moyens ne suivent pas ! C’est le cas de l’Agence française pour la Biodiversité qui doit être opérationnelle en 2017.

La MarChaNDiSat

LA MARCHANDISATION EST UNE MENANCE POUR LA BIODIVERSITE

Pour les « penseurs » du libéralisme, seuls la privatisation et le marché peuvent protéger la biodiversité.

Au contraire, nous avons besoin d’une République où les biens communs seraient le moteur d’un développement humain durable. C’est un enjeu du combat de classe du XXIe siècle.

NOUS PROPOSONS

La biodiversité est un bien commun de l’humanité. Nous condamnons toute appropriation et privatisation individuelle et collective de ce patrimoine collectif comme de la brevetabilité du vivant.

Les écologues, les chercheurs en sciences naturelles doivent disposer des moyens matériels, financiers et humains à la hauteur des défis, en particulier le Muséum d’histoire naturelle.

La création d’une taxe « ressources naturelles » pour en limiter les prélèvements par les entreprises, compensée par l’octroi de crédits bonifiés.

Impulser un nouveau mode production et de consommation, car le mode de production capitaliste n’est plus soutenable. C’est un élément essentiel de l’engagement des communistes pour dépasser le productivisme et le consumérisme.

À l’opposé des critères du profit financier du CAC 40, nous voulons privilégier un développement humain basé sur des indices de bien-être.

Pour les communistes, émancipation sociale et défi écologique sont indissociables.
Rien ne se fera sans votre intervention pour avancer

 

 

LUTTER CONTRE L’EROSION DE LA BIODIVERSITE
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 07:23

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 


4ème paquet ferroviaire: le PCF s’oppose à la libéralisation du rail

En dépit des protestations massives adressées aux eurodéputés par les syndicats, et faisant fi du rejet grandissant de cette UE qui livre aux marchés nos besoins élémentaires, le Parlement Européen a adopté le volet politique du 4ème paquet ferroviaire ce matin en séance plénière.

Ne nous y trompons pas : la libéralisation et la privatisation du rail n’ont jamais entrainé plus d’efficacité et d’accessibilité dans les transports. Au contraire, le modèle anglo-saxon ce sont des augmentations de prix, une qualité de transport chaque jour moindre, un abaissement des conditions de travail pour les cheminots et de lourdes conséquences sur l’environnement.

Notre groupe (GUE-NGL) au Parlement européen a déposé deux motions de rejet sur les deux volets concernant l’ouverture du marché des services nationaux de transport de voyageurs par chemin de fer.

Nous poursuivons le combat pour que ce paquet ne soit pas mis en œuvre !Nous refusons la mise en concurrence d’un secteur stratégique pour l’économie française. L’accès aux transports doit être considéré comme un droit fondamental et un service public permettant de garantir la mobilité.

La vieille méthode libérale consistant à privatiser les profits et à ne laisser à l’État que la gestion de la partie déficitaire pour répondre aux prédations des grandes entreprises a fait son temps ! Mobilisons-nous contre la libéralisation du rail en France et en Europe !

Parti communiste français 
14 décembre 2016

4ème paquet ferroviaire: le PCF s'oppose à la libéralisation du rail
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 07:20
Comment Pierre Gattaz se sucre sur l’argent public
THOMAS LEMAHIEU
MARDI, 1 JUILLET, 2014

En quelques années, Radiall, l’entreprise dirigée par le patron des patrons, a réduit à néant, ou presque, sa contribution fiscale en France, tout en bénéficiant des crédits et en multipliant les dividendes. De quoi susciter une vraie bronca, loin du faux bras de fer avec le gouvernement.

François Hollande tend la main et le patronat arrache le bras. Les épisodes se suivent et se ressemblent. À une semaine de la conférence sociale, le Medef rassemble toutes les autres organisations patronales pour exiger, en plus des 35 milliards d’euros de cadeaux sociaux et fiscaux baptisés « pacte de responsabilité », une série de moratoires sur des mesures comme le compte pénibilité qui, selon lui, mettent la « compétitivité » en péril. Hier matin, sur Europe 1, Pierre Gattaz est allé jusqu’à menacer de boycotter le grand rendez-vous annuel entre le gouvernement et les partenaires sociaux, programmé la semaine prochaine. « Il y a une proposition ou un projet de loi antiéconomique tous les quinze jours, avec toujours plus de contrainte, de fiscalité, ce n’est plus possible », se plaint le patron des patrons. Alors qu’à l’Assemblée de plus en plus de députés socialistes rentrent dans la « fronde » contre l’absence de toute contrepartie dans le pacte de responsabilité, cette surenchère patronale commence à susciter l’embarras jusque dans les rangs du gouvernement. « Il faut bien comprendre que nous sommes les seuls à pouvoir créer de l’emploi et de la richesse, se vante encore Pierre Gattaz. L’entreprise va très mal en France depuis des mois, des années. Il faut baisser la charge fiscale et instaurer un climat de confiance. »
 
L’Humanité lève le voile sur les pratiques comptables du patron du Medef Avec nos révélations issues des rapports comptables officiels d’un groupe français pour le moins emblématique, Radiall, l’embarras pourrait bien s’accroître encore dans la majorité. Car, derrière les envolées rituelles sur « l’enfer fiscal » qu’est la France, selon le Medef, l’Humanité lève un coin du voile sur les pratiques comptables et financières qui permettent de réduire à néant, ou presque, son imposition dans l’Hexagone. À travers le mécanisme d’optimisation fiscale dit des prix de transfert, l’entreprise dirigée par Pierre Gattaz affecte une bonne partie des marges réalisées sur les ventes des connecteurs qu’elle produit dans ses usines françaises pour l’aéronautique ou les télécoms à des filiales à l’étranger. Ce qui, en une poignée d’années, a permis au groupe de réduire de 25 % à 3 % la part de ses impôts payés en France. Dans la comptabilité du groupe, qui a réalisé un bénéfice de près de 25 millions d’euros l’année dernière, la « charge fiscale » en France culmine à 202 000 euros. Et cela, au moment où Radiall bénéficie des largesses fiscales du gouvernement : l’entreprise a touché 876 000 euros de crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), un cadeau accordé aux entreprises sans aucun contrôle, ni aucune contrepartie. Et, dans le même temps, la famille Gattaz qui contrôle le groupe fait valser les dividendes : ils ont presque doublé entre 2010 et 2014 pour s’établir à 2,8 millions d’euros.
 
Au printemps dernier, Pierre Gattaz avait soulevé l’indignation en affirmant que les fonds publics issus du pacte de responsabilité pourraient tout à fait finir dans les poches des actionnaires... Là, chacun peut le constater avec nos informations sur sa propre entreprise, il ne se contente plus de le dire, il le fait ! Les masques tombent.
 
Ce sont quelques lignes, trois à peine sur des milliers, dans le rapport financier annuel 2010 de Radiall. Elles sont signées par Yvon Gattaz, cofondateur, avec son frère, de l’entreprise familiale, ex-dirigeant du CNPF de 1981 à 1986. En tant que président du conseil de surveillance, il fixe, avant de passer la main à son fils, Pierre Gattaz, chez Radiall, mais aussi, en quelque sorte, au Medef, le cap pour les années suivantes. Parmi les « axes » du « plan d’action », le patriarche réclame, en particulier, de « finaliser les nouvelles procédures de comptabilisation des prix de revient industriels et d’évaluation des prix de transfert » et de « mettre en place des procédures homogènes sur les différents sites du groupe ». Ce sont quelques lignes, trois à peine, qui disparaîtront dans les éditions ultérieures des comptes annuels de Radiall, mais, derrière le langage crypté, la référence directe aux « prix de transfert » explique comment une entreprise emblématique qui emploie les deux tiers de ses effectifs permanents en France et qui y réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires peut en quelques années choisir de transférer la majeure partie de la plus-value, et donc de ses profits, à ses filiales dans le monde entier, réduisant ainsi à la portion congrue son taux d’imposition avant de les renvoyer sous forme de dividendes à la maison mère française. Mais ne brûlons pas les étapes! Fondé en 1954, Radiall est, selon une expression chérie dans la famille propriétaire, une entreprise de taille intermédiaire, entre PME et CAC 40, spécialisée dans la connectique pour l’aéronautique et les télécoms. Une espèce rare en France, à la fois bien implantée avec plusieurs sites industriels dans le pays (Château-Renault, Isled’Abeau, Voreppe, Dole) et complètement mondialisée pour ses marchés.
 
En 2013, le groupe dirigé par Pierre Gattaz emploie 1 153 salariés permanents et 209 intérimaires dans l’Hexagone, contre 625 permanents et 762 précaires dans le reste du monde. Au-delà de l’ouverture d’usines au Mexique ou en Chine, avec « transferts de production », justifiée dans l’un des derniers rapports annuels par « de fortes pressions sur les prix », le groupe dispose surtout de «bureaux de vente » à l’étranger: c’est le cas en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suède, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Brésil, en Inde, au Japon et à Hong Kong.
 
La part des impôts sur les bénéfices payée en France passe de 25 % à 3% Après quelques années difficiles lors de l’éclatement de la crise financière mondiale, Radiall voit son chiffre d’affaires global augmenter de 27 % entre 2010 et 2013, et ses profits explosent pour s’établir l’année dernière juste en dessous de 25 millions d’euros (+ 167 % par rapport à 2010). Pendant ces quatre années, la part du chiffre d’affaires réalisée par les unités françaises de Radiall reste à peu près stable, aux alentours de 70 % du chiffre d’affaires global mais, en revanche, celle des profits imputés à la France dans les profits totaux diminue fortement: selon les présentations comptables de Radiall, la part du résultat opérationnel France passe de 46 % du total en 2010 à 15 % en 2013.
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 07:16

Militants CGT "terroristes" : le parquet réclame la condamnation de Pierre Gattaz

 

Le patron du Medef avait comparé les militants CGT à des "terroristes" et des "voyous". La CGT réclame 10 000 euros de dommages et intérêts.

 

Pierre Gattaz pourrait être condamné pour ses propos tenus pendant le conflit sur la loi travail. Le patron du Medef avait alors comparé des militants CGT à des « terroristes » et des « voyous ». Jeudi 15 décembre, le parquet de Bobigny a demandé sa condamnation pour diffamation. « Assimiler des syndicalistes à des voyous et des terroristes, dans le contexte actuel, en France, est quelque chose qui n'est pas digne et n'a pas sa place dans le débat social », a estimé le procureur, Loïc Pageot, appelant le tribunal à condamner Pierre Gattaz, absent lors de l'audience, sans toutefois préconiser de peine.

 
 

 

Fin mai, alors que la fronde contre la loi El Khomri s'apprêtait à entrer dans son quatrième mois, le patron des patrons avait appelé le gouvernement dans les colonnes du quotidien Le Monde à « ne pas céder au chantage, aux violences, à l'intimidation, à la terreur », ajoutant que c'est « visiblement » « la conception du dialogue social » de la CGT. « Faire respecter l'État de droit, c'est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes ne bloquent pas tout le pays », avait-il déclaré.

« Le mot terroriste n'est pas interdit »

L'avocat de la centrale, Emmanuel Gayat, a déploré lors de l'audience que le mot « terroriste » « soit accolé à une organisation de salariés, dans un contexte d'état d'urgence, alors que tout le monde sait ce qu'est un terroriste aujourd'hui ». « Étonné » par les réquisitions du parquet, Me Jean Veil, l'un des avocats du prévenu, a affirmé que « l'intention de Mr Gattaz n'était évidemment pas de comparer les militants CGT à des djihadistes ». « Le mot terroriste n'est pas interdit », a-t-il lancé au tribunal.

« Je ne comprends pas que la CGT pousse des cris de jeune fille outragée quand on lui dit qu'elle a des méthodes de voyous ou de terroristes, elle qui nous parle dans ses tracts de patrons voyous, voire de patrons djihadistes », a de son côté plaidé son collègue Dominique de Leusse. La CGT, qui a assigné le patron du Medef en justice, lui réclame 10 000 euros de dommages et intérêts.

Les propos de Pierre Gattaz dans L e Monde avaient suscité une avalanche de réactions indignées, dans la classe syndicale comme politique. Le patron des patrons était lui-même revenu sur ses déclarations, reconnaissant que « le mot terroriste était inadapté dans ce contexte ». Le tribunal rendra son jugement le 16 février.

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 07:04
Le visa d'exploitation du film La Vie d'Adèle a été annulé par la justice. En cause, des "scènes de sexe réalistes de nature à heurter la sensibilité du jeune public". Photo : Pathé

Le visa d'exploitation du film La Vie d'Adèle a été annulé par la justice. En cause, des "scènes de sexe réalistes de nature à heurter la sensibilité du jeune public". Photo : Pathé

"La Vie d'Adèle" perd son visa d'exploitation
L'HUMANITÉ
MERCREDI, 9 DÉCEMBRE, 2015

Saisie par une association catholique réputée proche de l'extrême-droite, la justice a annulé le visa d'exploitation du film d'Abdellatif Kechiche, palme d'Or au festival de Cannes en 2013.

Dans une décision rendue publique mercredi, la cour administrative d'appel de Paris a demandé à la ministre de la Culture Fleur Pellerin de "procéder au réexamen de la demande de visa" du film dans un "délai de deux mois". La cour a estimé que La Vie d'Adèle: chapitres 1 et 2, long-métrage d'Abdellatif Kechiche avec Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos sorti en 2013, qui raconte une passion amoureuse entre deux jeunes femmes, comporte "plusieurs scènes de sexe présentées de façon réaliste, en gros plan" qui sont "de nature à heurter la sensibilité du jeune public". De ce fait, la ministre "ne pouvait, sans commettre d'erreur d'appréciation" au regard de la loi "accorder un visa d'exploitation (autorisation administrative nécessaire pour une diffusion en salle de cinéma) comportant une interdiction limitée aux mineurs de 12 ans", assortie de messages d'avertissement, ajoute-t-elle. Comme pour le film de Gaspar Noé, Love, en août dernier, le ministère de la Culture a immédiatement annoncé son intention d'introduire un recours devant le Conseil d'Etat.

Chez Bonnet et consorts, la " lumière " tire sur le brun

La justice avait été saisie par l'association Promouvoir, proche des milieux catholiques traditionalistes d'extrême-droite et de son avocat et cofondateur, André Bonnet, ancien responsable du MNR de Bruno Mégret, qui estimait que le film aurait dû être interdit aux moins de 18 ans. L'association Promouvoir, créée en 1996, avait été déboutée en première instance, en septembre 2014, par le Tribunal administratif de Paris de sa demande d'annulation du visa d'exploitation du film. Procédurier accompli, André Bonnet n'en est pas à son coup d'assai. Il s'était déjà attaquée avec succès à Baise-moi de Virginie Despentes et de Coralie Trinh Thi, à Ken Park, de Larry Clark, à Nymphomaniac, de Lars von Trier ou encore à la Fnac d'Avignon, coupable selon lui d'avoir disposé dans ses bacs " des BD avec des fellations en gros plans juste à côté des albums de Boule et Bill ". Au magazine Premiere, André Bonnet expliquait l'objet de son association : « défendre la dignité de la personne humaine et protéger les mineurs, à travers la "promotion des valeurs judéo-chrétiennes" »...

Dans un communiqué, l'ARP, la société des auteurs-réalisateurs-producteurs a réagit vivement à la décision de la justice : "Nous ne pouvons nous satisfaire de voir la culture et la liberté de création soumises au joug des tendances moralistes" (...), une décision qui "donne raison aux arguments honteux d'une association résolument obscurantiste".

Pour le plaisir, la bande annonce du film d'Abdellatif Kechiche, palme d'or au Festival de Cannes 2013 :

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 07:01
Champion du 49.3, Manuel Valls propose (sans rire) de le supprimer

Sur France Inter, le désormais candidat à la primaire de la gauche a expliqué que cette arme est "devenue dépassée et apparaît comme brutale".

 

Manuel Valls devient-il un frondeur ? Premier ministre, il a utilisé à plusieurs reprises le 49.3 pour imposer, notamment, la loi travail. Candidat à l'élection présidentielle, il propose de « supprimer purement et simplement » le 49.3, « hors texte budgétaire ».

« Je connais parfaitement les effets pervers du 49.3. Dans la société de la participation dans laquelle nous vivons, son utilisation est devenue dépassée et apparaît comme brutale. Je proposerai, hors texte budgétaire [...], de supprimer purement et simplement le 49.3 », a déclaré l'ancien Premier ministre sur France Inter. Manuel Valls a par ailleurs ouvert la porte à un référendum pour entériner la réforme constitutionnelle nécessaire à une telle mesure. « Il faudra engager très vite cette réforme. À la rentrée 2017, avec le Parlement, soit à travers le Congrès, soit en consultant directement le peuple, et c'est sans doute la bonne solution », a-t-il affirmé.

LIRE aussi : Vincent, Arnaud, Manuel, Benoît et les autres

Plusieurs fois utilisé

L'article 49.3 de la Constitution permet au Premier ministre d'engager sa responsabilité devant l'Assemblée nationale sur un texte de loi. Le projet de loi est considéré comme adopté sauf si une motion de censure, déposée dans les 24 heures, est votée par l'Assemblée. La motion de censure est débattue au plus tôt 48 heures après son dépôt, et si elle est approuvée par la majorité absolue des députés, le gouvernement doit démissionner. L'article 49.3 ne peut être utilisé que sur un projet de loi budgétaire et un seul autre type de texte durant la session parlementaire. Mais une fois que le Conseil des ministres a autorisé le Premier ministre à y recourir, celui-ci peut le dégainer à chacune des lectures successives du projet de loi devant l'Assemblée.

Une proposition jugée « très bonne » par la sénatrice PS de Paris Marie-Noëlle Lienemannsur LCP. « La question est de savoir s'il n'est pas meilleur de prendre quelqu'un qui l'avait prévu, plutôt que des gens qui constatent a posteriori que leur stratégie n'était pas la bonne », a-t-elle critiqué. Stéphane Le Foll, sur RMC-BFMTV, a également réagi. « Restreindre l'utilisation du 49.3 me paraît une bonne solution. Manuel Valls qui veut le supprimer me surprend », a-t-il déclaré. « Après avoir usé et abusé du 49-3 @manuelvalls lancé dans la primaire veut le supprimer. De qui se moque-t-on ? » a réagi sur Twitter le député LR Éric Ciotti.

 

À la tête du gouvernement, Manuel Valls y a eu recours pour faire adopter le projet de loi Macron sur la croissance en 2015 et le projet de loi El Khomri sur la réforme du Code du travail en 2016.

La duplicité qui atteint ses sommets: champion du 49-3, Manuel Valls propose (sans rire) de le supprimer sur France Inter (Le point avec l'AFP)
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 06:27
Assa Traoré (au centre) la sœur d'Adama, mort le 19 juillet, accompagné de Youssouf et de Bagui, le 22 novembre 2016 devant la mairie de Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise).

Assa Traoré (au centre) la sœur d'Adama, mort le 19 juillet, accompagné de Youssouf et de Bagui, le 22 novembre 2016 devant la mairie de Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise).

Le procès « hors norme » des frères Traoré

MARIE BARBIER
JEUDI, 15 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITE
 
Jugés mercredi pour menaces et violences contre personnes dépositaires de l’autorité publique, les deux frères d’Adama Traoré, mort en juillet lors d’une interpellation par la gendarmerie, ont été reconnus coupables. Outre les huit mois de prison ferme et l’interdiction de séjour à Beaumont-sur-Oise pour Bagui, les deux frères doivent payer 7390 euros d’intérêts civils aux forces de l’ordre.
L’ironie est d’une terrible cruauté : dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 décembre, Bagui Traoré, grand frère d’Adama Traoré, mort asphyxié le 19 juillet dernier face contre terre et menottes dans le dos dans la cour de gendarmerie de Persan (Val d’Oise), a été condamné à verser 5 740 euros de dommages et intérêts aux six policiers municipaux et deux gendarmes parties civiles dans son procès. Parmi eux, le commandant de la brigade de gendarmerie de Persan… Reconnu coupable d’outrages, menaces et violences contre personnes dépositaire de l’autorité publique, Bagui Traoré écope aussi d’une peine de huit mois ferme, assortie d’une interdiction de séjour à Beaumont-sur-Oise, commune où se trouve une grande partie de sa famille, dont sa mère avec qui il habite.
 
Cette condamnation aurait pu enflammer le quartier de Boyenval à Beaumont-sur-Oise, qui a déjà vécu plusieurs nuits d’émeutes depuis la mort d’Adama. Mais le sourire de Bagui a préservé la paix sociale ; un sourire éclatant et lumineux lorsqu’il a su que son petit frère Youssouf, depuis trois semaines à ses côtés en détention provisoire à la prison d’Osny, écopait, lui, de trois mois de prison sans maintien en détention. « Vous êtes libre ce soir », a signifié la présidente du tribunal au jeune homme de 22 ans, père d’une fillette de huit mois, reconnu coupable des seuls faits de menaces et outrages. Youssouf est aussi condamné à verser 1 650 euros d’intérêts civils aux forces de l’ordre. A eux deux, les frères Traoré doivent donc 7 390 euros aux deux gendarmes et six policiers municipaux. « J’m’en fous de moi, c’est lui qui compte », lançait Bagui à travers son beau sourire au public resté nombreux dans la salle d’audience jusqu’à cette heure tardive de la nuit.
 
Le procès des deux frères Traoré, qui s’est tenu hier devant le tribunal de Pontoise (Val d’Oise), était bien « hors norme » comme l’a qualifié l’avocate des policiers et gendarmes, Me Caty Richard, dans sa plaidoirie. « Une procédure de comparution immédiate malheureusement simple et ordinaire », pour le procureur adjoint de Pontoise, Francois Capin-Dulhoste, qui oublie que jamais les personnes poursuivies pour de tels faits n’ont droit à une audience fleuve de onze heure, avec huit parties civiles présentes au procès (et en uniforme s’il vous plait), onze témoins cités par la défense et autant entendus durant l’enquête...
 
Les faits remontent au 17 novembre 2016, aux alentours de 20h45. La maire UDI de Beaumont sur Oise, Nathalie Groux, souhaite mettre au vote du conseil municipal une prise en charge par la municipalité des frais de justice pour sa plainte en diffamation contre Assa Traoré. Cette dernière, accompagnée de sa famille et de ses soutiens, décide de venir assister à la séance. Une « provocation » pour le procureur adjoint. « Vous pensiez sérieusement que vous seriez autorisés à assister au conseil municipal avec la cinquantaine de personnes qui vous accompagnait ? » lance-t-il à Assa Traoré, venue déposer à la barre comme témoin. « Vous pensez que ce n’est pas normal que j’assiste au conseil municipal ?, lui répond, sans se départir de son calme olympien, la sœur d’Adama. On a le droit d’y assister, comme tout citoyen. Surtout sur une question qui nous concerne directement, puisqu’il s’agit de nos impôts. Je n’ai jamais demandé à ce que tout le monde puisse entrer. »
Pour vérifier cette affirmation, la présidente du tribunal a passé des heures a demandé aux onze témoins cités par la défense comment ils avaient eu l’information, au cas où la famille Traoré aurait eu l’outrecuidance de pousser les Beaumontois à s’intéresser à la vie politique locale... A une maman venue avec ses enfants :
- Vous pensiez que vous pourriez rentrer dans la mairie avec vos enfants, la poussette, etc ?
- Bah oui.
- Ça aurait été un peu difficile…
- Ma grande étudie la démocratie locale en ce moment à l’école, je me suis dit que ce serait instructif…
La fillette et son petit frère de huit mois gazés par les policiers municipaux n’ont sans doute pas apprécié le cours d’éducation civique… Car les choses dégénèrent rapidement. Pour l’occasion, tous les effectifs municipaux – six policiers dont deux maitres chiens – sont mobilisés, accompagnés de gendarmes en renfort. « Il y avait, en tout, 47 membres des forces de l’ordre, a calculé l’avocate des frères Traoré, Me Noémie Saidi-Cottier. Contre une quarantaine de personnes, avec des poussettes et des personnes âgées. » « Une foule hostile » d’après les policiers. Des gens « excédés » de se voir refuser l’entrée de la salle du conseil, disent les témoins, qui reconnaissent que les « insultes ont fusées ». Bagui Traoré aurait alors insulté et menacé des agents puis donné un coup de poing à une policière municipale. Devant le tribunal, il nie avec véhémence : « J’ai rien fait de tout ça. » Confronté aux policiers et gendarmes, il finit par exploser : « Ils portent les couleurs de la France et ils mentent devant vous ! Y avait tout le quartier ce soir-là, pourquoi y a que nous ici ? C’est un complot. Ils savent qu’ils vont avoir des problèmes juridiquement, après la mort de mon frère, c’est pour ça qu’ils s’en prennent à nous. Quand on a été emmenés en prison, un gendarme nous a dit : ‘Vous êtes ici parce que votre sœur fait trop de bruit’».
 
A au moins trois reprises, policiers municipaux et gendarmes font usage de leurs grenades lacrymogènes - sans les deux sommations obligatoires. « Pour se protéger », se justifient-ils à la barre. Mais leurs dépositions sur les faits sont floues et contradictoires. La policière s’est pris un « coup de poing » ? Elle n’a pas vu son agresseur. Pourquoi, alors, porter plainte contre Bagui ?, s’étonne Me Bouzrou. « Un collègue m’a dit que c’était lui. » Ce collègue en question se trouvait pourtant à plusieurs mètres de la mêlée, au milieu des gaz lacrymogènes et a tenu à modifier sa propre déposition le surlendemain des faits... L’autre policière qui s’est fait cracher dans le dos ? Elle n’a pas vu les faits, mais a « très bien entendu » et c’est le même policier municipal qui assure que Bagui est l’auteur du crachat. La policière municipale qui a utilisé sa « gazeuse » ? Elle voulait « protéger » son collègue victime de coups de pied, alors que lui-même reconnaît qu’il n’a subit aucune violence. Quant au maître chien qui a déposé plainte contre X pour violences, il a été mordu par son propre berger allemand…
 
« C’est une enquête pourrie, minable, bidon ! », tonne Me Yassine Bouzrou qui met en cause l’absence de perquisition, d’auditions des élus de l’opposition et les « déclarations évolutives » des forces de l’ordre. « Le doute profite aux prévenus » rappelle –t-il au tribunal. « Il n’y a rien de tangible, aucun élément probant », renchérit sa consœur Me Noémie Saidi-Cottier, qui rappelle que Bagui Traoré, condamné douze fois, dont sept quand il était mineur, s’est amendé depuis sa sortie de prison en 2013 : « Il est devenu père, gagne sa vie, aide sa mère, il est parfaitement inséré. »  Depuis la mort de son frère Adama, « il fait des cauchemars terribles, prend des médicaments ». « Il l’a vu recousu et ne s’en remet pas. »
 
Mais pour le procureur adjoint Francois Capin-Dulhoste, la défense, en faisant citer onze témoins à l’audience, a « enfumé cette procédure » avec un « show à l’américaine ». Il requiert six mois de prison contre Youssouf, dix pour Bagui, avec interdiction de séjour à Beaumont pour les deux frères et maintien en détention. « Ça suffit, les amalgames sont insupportables, martèle t-il. Ce ne sont pas des prisonniers politiques ! » Dans sa plaidoirie, l’avocate Noémie Saidi-Cottier lui répond : « Ce n’est pas un complot que nous craignons aujourd’hui, c’est une erreur judiciaire. » Elle n’a visibl ement pas été entendue. 
 
 
 
journaliste
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 06:30

En dépit des protestations massives adressées aux eurodéputés par les syndicats, et faisant fi du rejet grandissant de cette UE qui livre aux marchés nos besoins élémentaires, le Parlement Européen a adopté le volet politique du 4ème paquet ferroviaire ce matin en séance plénière.

 

Ne nous y trompons pas : la libéralisation et la privatisation du rail n’ont jamais entraîné plus d’efficacité et d’accessibilité dans les transports. Au contraire, le modèle anglo-saxon ce sont des augmentations de prix, une qualité de transport chaque jour moindre, un abaissement des conditions de travail pour les cheminots et de lourdes conséquences sur l’environnement.

 

Notre groupe (GUE-NGL) au Parlement européen a déposé deux motions de rejet sur les deux volets concernant l’ouverture du marché des services nationaux de transport de voyageurs par chemin de fer.

 

Nous poursuivons le combat pour que ce paquet ne soit pas mis en œuvre. Nous refusons la mise en concurrence d’un secteur stratégique pour l’économie française. L’accès aux transports doit être considéré comme un droit fondamental et un service public permettant de garantir la mobilité.

 

La vieille méthode libérale consistant à privatiser les profits et à ne laisser à l’État que la gestion de la partie déficitaire pour répondre aux prédations des grandes entreprises a fait son temps. Mobilisons-nous contre la libéralisation du rail en France et en Europe !

 

Vote sur les motions de rejet de la GUE-NGL 

- modifiant la directive 2012/34/UE (rapport Sassoli) a été rejetée par 250 voix en faveur du rejet et 459 contre,

- modifiant le règlement (CE) n° 1370/2007  (rapport Van de Camp) a été rejetée par 330 voix en faveur du rejet et 254 contre.

 

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