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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 05:16
Opération de police à Fos sur Mer: le gouvernement apporte la preuve de son aveu de faiblesse (PCF)

Opération de police/Fos-sur-Mer : Le gouvernement apporte la preuve de son état de faiblesse

Sans chercher le moindre début de discussion, le gouvernement vient de s’illustrer dans une opération de police brutale contre les salariés en lutte, devant le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer.

Cette attitude en dit long sur les dérives de ce pouvoir qui ne supporte pas la contradiction populaire et refuse d’entendre raison. Le PCF condamne ce choix politique qui n'a rien à envier à celui de la majorité précédente face au mouvement contre la loi sur les retraites de 2010.

En agissant de la sorte, le gouvernement de François Hollande et Manuel Valls achève de se disqualifier. Le peuple de gauche doit en tirer les leçons. Refusant de céder à l'intimidation, il faut d'urgence que les hommes et les femmes qui se reconnaissent dans les combats de la gauche se rassemblent pour tracer une autre perspective. Nous ne pouvons pas laisser faire. Il faut stopper ce gouvernement qui n'a fait ce matin qu'apporter la preuve de son état de faiblesse et de son entêtement à imposer la régression sociale. Nous appelons à faire des manifestations de jeudi 26 mai prochain de grands événements populaires : nous sommes toujours là, nous sommes toujours plus nombreux, nous demandons toujours le retrait !

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 19:55
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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 19:47

Ce n'est pas dans mes habitudes de répondre à ce genre de sondage foireux, mais là çà vaut le coup de leur rentrer leur question dans la gorge. Si vous avez un peu de temps ce soir n'hésitez pas à soutenir les grévistes des raffineries en répondant massivement NON au sondage France 3. Cliquer sur le lien

http://www.francetvinfo.fr/economie/automobile/essence/les-forces-de-l-ordre-doivent-elles-debloquer-les-raffineries_1465443.html pour avoir accès au sondage.

A 21h le 24 mai, 67,2% de Non (18550) contre 30,8% de oui (8508).

A lire sur Médiapart:

"Les raffineries au ralenti, la grève reconductible prend forme"
Raffineries en grève, cheminots partant pour un mouvement reconductible, aviation civile qui embraye. Malgré les tentatives gouvernementales pour décrédibiliser le mouvement, il monte en puissance. Mais les raffineurs mettent en garde : « Pas question d’y aller seuls. »

"Après les «casseurs», le gouvernement cible les «bloqueurs»"
En décrivant les blocages de raffineries comme une « prise en otage » des Français, et en lançant mardi matin une vaste opération de police pour débloquer le dépôt de Fos-sur-Mer, le gouvernement privilégie le recours à la force et use de la même stratégie que la droite en 2010.

"A Lille, un cégétiste en prison sur fond de fichage des manifestants"
Antoine, un jeune militant interpellé lors de la manifestation du 17 mai, a été placé en détention provisoire le 19 mai, malgré un dossier vide de toute accusation, hormis celle de s’être débattu. L’Union départementale CGT du Nord réclame sa libération.

Mouvement contre la loi El Khomri: les forces de l'ordre doivent-elles débloquer les raffineries?
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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 07:10

Qui déroule les tapis bruns ?

Mardi, 24 Mai, 2016

L'Humanité

L'éditorial de Patrick Apel-Muller.

Le coup passa si près… Un ouf de soulagement a parcouru l’Europe après la victoire d’un souffle du candidat Vert sur celui de l’extrême droite.

Trop souvent un lâche soulagement.

Si Manuel Valls a jugé hier que « chacun doit en tirer les leçons », il s’est bien gardé de se livrer à l’exercice. Il aurait fallu avoir le courage de l’autocritique.

La montée des populismes, des racismes et des extrêmes droites dans de nombreux pays européens se nourrit en effet de politiques d’austérité qui menacent le présent des milieux populaires et obscurcissent l’avenir.

Symétriquement, une caste réduite et fermée de privilégiés s’enrichit spectaculairement, passant ses consignes à un personnel politique docile afin que la concurrence entre les peuples et entre les individus eux-mêmes soit exacerbée.

Là peuvent fermenter les haines, les peurs et les rejets des autres.

Le traitement lamentable du drame des réfugiés par les autorités de l’UE et les grands États du continent a ouvert les bondes des égoïsmes.

Quand, de surcroît, la social-démocratie abdique ce qui lui restait de social et les valeurs d’humanité pour gouverner en harmonie avec les conservateurs, gauche et droite se confondent dans les mêmes choix d’injustice, les mêmes rengaines libérales, voire réactionnaires, le même autoritarisme qui rend sourd aux revendications populaires si elles contredisent les marchés financiers.

C’est un tapis brun déroulé aux forces obscures.

Le premier coup passa si près… mais n’est-ce pas le dernier avertissement avant des basculements inquiétants, si les forces de progrès ne trouvent pas l’énergie de porter des politiques radicalement alternatives ? L’offensive réactionnaire conduite en France contre le droit du travail, contre les syndicats, les débats infectés sur la déchéance de la nationalité attestent des risques pour notre pays. Il ne suffira pas de crier au loup comme certains partis savent si bien le faire à la veille des échéances électorales pour battre Marine Le Pen.

Bien plus utiles sont les femmes et les hommes nuit et jour debout sur nos places, dans nos rues ou devant des raffineries si, avec la résistance, ils prennent à bras-le-corps l’avenir politique.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:07
Manifeste pour un grand service public ferroviaire d'avenir

Appel à signer le manifeste "POUR UN GRAND SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE D’AVENIR" mardi 24 mai 2016

De gauche à droite : Jacques Baudrier (administrateur du Stif), Marine Tondelier (EELV), Pierre Mathieu (ANECR), Pierre Laurent (Sénateur), Henri Bascunana (Collectif le train d’investissement d’avenir), Didier Le Reste (Convergence Nationale Rail), Gilbert Garel (secrétaire général CGT cheminots)

Á l’exemple des initiatives fortes qui se mènent dans les régions Provence Alpes Côte d’Azur, Midi Pyrénnées/Languedoc-Rousillon, Ile de France.... partout les élus communistes, républicains et partenaires sont dans l’action dans le cadre de rassemblements avec les usagers, les cheminots, les populations, des acteurs socio-économiques pour s’opposer aux mauvais coups qui pleuvent : fermetures le lignes, dégradation de la qualité de service, abandons par l’Etat du Fret ferroviaire, des trains de nuit et des TET (Trains d’Equilibre du Territoire), défense de la filière ferroviaire...

Déclaration de l’Association nationale des élus communistes et républicains :

Incontestablement avec les orientations actuelles une spirale du déclin est engagée. En plus du refus du gouvernement de régler la question du désendettement du système ferroviaire, il faut mesurer la gravité et les conséquences terribles que représente la diminution des moyens attribués par l’Etat aux collectivités (- 28 milliards cumulés sur 4 ans) alors que celles ci- assurent l’essentiel du financement des transports collectifs du pays.

Entre les objectifs affichés notamment lors de la COP 21 et la réalité des actes gouvernementaux ce n’est pas d’un fossé dont il faut parler mais bien d’un gouffre ! Dans les faits c’est le choix du mode routier qui est privilégié tant pour le transport des marchandises que pour celui des personnes (cars Macron). Le service public est sacrifié alors que tout continue d’être mis en œuvre pour libéraliser et ouvrir toujours plus le secteur au privé.

De nombreux territoires sont de moins en moins bien desservis et la qualité de service se dégrade.

Les conditions de travail, le statut des cheminots sont sévèrement attaqués avec les risques que cela peut entraîner au plan de la sécurité au moment même où les accidents et incidents se multiplient. On ne peut laisser faire ! Sur tous les plans : aménagement du territoire, environnement, santé publique, enjeux sociaux et économique la question des transports est vitale et les 60 premiers signataires du Manifeste pour un grand service public ferroviaire d’avenir souhaitent "ouvrir un espace d’échanges, enrichir la réflexion collective, intervenir dans le débat politique en organisant des initiatives publiques et ainsi peser sur les décisions à venir". Les élus communistes, républicains et partenaires peuvent apporter leur contribution à cette démarche en devenant signataire du manifeste, en le faisant connaître, en prenant et en participant aux initiatives à développer dans tous les territoires.

Le secrétariat national de l’ANECR Montreuil le 23 mai 2016

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 06:08
Loi travail: nouvelles mobilisations prévues par les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, et FIDL les jeudi 26 mai et mardi 14 juin

Les opposants à la loi Travail n'entendent pas baisser pavillon. Ils appellent à deux nouvelles journées d'action, les 26 mai et le 14 juin.

Les syndicats opposés à la loi travail ont appelé jeudi à deux nouvelles journées d'action les 26 mai et 14 juin, selon le communiqué publié à l'issue d'une intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et FIDL.

Le 26 mai, il s'agira d'une « une journée nationale de grève, manifestations et actions » dans toute la France. Les sept syndicats veulent ensuite « renforcer l'action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat », indiquent-ils dans un communiqué.

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Toujours déterminé-es : Amplifier la mobilisation, faire respecter la démocratie !

intersyndicale du 19 mai 2016:

journée d'action le jeudi 26 mai,

manif nationale Mardi 14 juin,

processus de votation citoyenne jusque fin juin.

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Toujours déterminé-es : Amplifier la mobilisation, faire respecter la démocratie !

Après plus de deux mois de mobilisation des salarié-es, des jeunes, des privé-es d'emploi et des retraité-es, la mobilisation se poursuit et s'amplifie comme le montre cette journée du 19 mai.

Cette semaine, le développement d'actions, de grèves dans de nombreux secteurs et de blocages pour obtenir le retrait du projet de loi travail et l'obtention de nouveaux droits, montre que la détermination reste intacte.

L’opinion publique reste massivement opposée à cette loi Travail et à l'utilisation autoritaire du 49.3 par le gouvernement.

Le gouvernement n'a pas d'autre issue que celle du dialogue avec les organisations

qui luttent pour le retrait de ce projet de loi et pour être écoutées sur les revendications qu'elles portent.

C'est pourquoi les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL en appellent solennellement au Président de la République.

Des secteurs professionnels sont engagés dans un mouvement de grève reconductible, d'autres vont entrer dans l'action.

Les organisations appellent le 26 mai prochain à une journée nationale de grève, manifestations et actions.

Les organisations décident de renforcer l'action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat.

Elles appellent à multiplier d'ici là, sur tout le territoire, des mobilisations sous des formes diversifiées.

Elles décident également une grande votation dans les entreprises, les administrations et les lieux d'étude qui se déroulera dans les semaines à venir en parallèle au débat parlementaire afin de poursuivre avec les salarié-es et les jeunes les débats sur la loi Travail, obtenir le retrait de ce texte pour gagner de nouveaux droits permettant le développement d'emplois stables et de qualité.

La loi doit notamment préserver la hiérarchie des normes, élément protecteur pour tous et toutes les salarié-es.

Cette votation sera remise lors d'un nouveau temps fort qu'elles décideront prochainement.

Les organisations invitent leurs structures à poursuivre la tenue d'assemblées générales avec les salarié-es

pour débattre des modalités d'actions, de la grève et de sa reconduction.

Elles se retrouveront rapidement pour assurer l'organisation et la réussite de ces mobilisations et initiatives.

Les Lilas, 19 mai 2016

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 11:31

André Chassaigne dénonce le "mépris total" du gouvernement envers les parlementaires

mercredi 18 mai 2016

Le président des députés Front de gauche André Chassaigne, a dénoncé le 17 mai 2016 un "mépris total" du gouvernement envers les parlementaires qui portent des "idées différentes", assorti d’un "mépris" du mouvement social contre la loi travail.

"Je suis élu depuis 2002, j’ai beaucoup participé aux travaux parlementaires, je n’ai jamais fait le constat d’autant de mépris du gouvernement contre les parlementaires et contre les députés particulièrement", a déclaré le député communiste devant la presse. "Ce n’est pas seulement le rejet systématique de ce que l’on peut proposer, de façon caricaturale en essayant de dénaturer ce que l’on porte comme alternative, cela se manifeste aussi par des actes, par des gestes, par des comportements", a-t-il poursuivi.

L’élu du Puy-de-Dôme a notamment évoqué les débats sur la motion de censure déposée par la droite et votée par des députés du Front de gauche, dénonçant "des ministres qui se gaussent, qui se moquent des différents intervenants". Lors de son intervention, André Chassaigne avait interrompu son discours pour demander au secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, "d’écouter et d’être un peu respectueux avec ceux qui s’expriment". Le député a assuré avoir reçu une "multitude de messages" après cette séquence, déplorant une "dévalorisation très forte de la représentation nationale". "Je crois qu’il y a une dérive terrible aujourd’hui d’un gouvernement qui est en rupture totale avec l’opinion publique (...) et qui traite ceux qui portent des idées différentes avec un mépris complet", a insisté André Chassaigne, pour qui il y aussi un "véritable mépris du gouvernement du mouvement social".

André Chassaigne ne se faire "beaucoup d’illusions" sur les quatre propositions de loi que va présenter son groupe dans le cadre de la journée qui lui est réservée le 26 mai ("niche parlementaire"), dont une portant sur l’encadrement des rémunérations dans les entreprises, alors que François Hollande a menacé mardi de légiférer.

Concernant la loi travail, il a indiqué que, dans la matinée, des députés du Front de gauche avaient rencontré des écologistes et "frondeurs" socialistes. Ils ont convenu d’avoir des "rencontres régulières", notamment pour voir comment réussir à recueillir les 58 signatures requises pour déposer une motion de censure "de gauche" lorsque le texte reviendra à l’Assemblée si la loi travail n’est pas "retirée avant".

Source : l’Humanité du 17 mai 2016

André Chassaigne dénonce le mépris total du gouvernement envers les parlementaires (L'Humanité, 17 mai 2016)
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 05:46

Arnaud Montebourg s'est présenté lui-même ce week-end dans le Morvan au sommet du mont Beuvray comme potentiel candidat aux Présidentielles, se fendant d'un appel aux Français pour "bâtir un grand projet alternatif".

Il était entouré de députés PS frondeurs (Laurent Baumel, Philippe Baumel, Christian Paul), d'Aurélie Filipetti, ex-ministre de la culture, sa compagne.

L'homme est plutôt brillant dans le verbe. Nous avions appris à le connaître après 2002 quand, à peu près seul parmi les socialistes, il faisait publiquement une analyse sans concession et lucide des causes qui avaient conduit à l'élimination de Jospin au 1er tour des présidentielles, remettant en cause déjà les institutions de la Ve République. Pendant longtemps, il a été celui au sein du PS qui a porté avec le plus de détermination et d'obstination le thème de la VIe République, avant de se fondre sans aucun problème, à la manière d'un Mitterrand en son temps, dans le moule monarchique de la Ve République.

En 2005, avec Benoît Hamon et Vincent Peillon notamment, il défendait le Non au Traité Constitutionnel Européen, jugé trop libéral et représentant toute la dérive néo-libérale de l'Union Européenne.

En 2012, sa campagne au sein du PS pour les Primaires lui a permis de développer souvent de manière convaincante le thème de la démondialisation. Seulement, tout cela s'est terminé de manière pathétique, avec un soutien à François Hollande au second tour de la Primaire, pourtant perçu par tous comme l'homme de la droite du PS, qui lui permettait de monnayer un grand ministère.

En tant que ministre de l'économie et du redressement productif, Montebourg a mis en oeuvre et cautionné une politique pro-patronale, libérale, incapable de sortir le pays de l'ornière économique et de lutter contre le chômage. Sa démagogie sur le "patriotisme économique", "les entreprises patriotes" faisait un peu penser au discours économique vichyste et sonnait le glas de la lutte des classes. C'était la grosse blague du "Produit en France" quand des centaines d'entreprises licenciaient et délocalisaient, que les travailleurs détachés commençaient à affluer pour niveler par le bas les salaires et conditions sociales.

Le goût du strass, des paillettes, du vedettariat de Montebourg, son opportunisme et sa facilité à jouer de la sophistique pour maquiller les errements et la nullité d'une politique, son éclectisme idéologique à la Ségolène Royal, ses revirements, le rendent décidément peu digne de confiance et ce n'est assurément pas sur celui qui se réclame de l'héritage "de Colbert et de Roosevelt", plus que de Jaurès et de Marx, que nous miserons pour tenter d'unir la gauche de gauche et de lui faire faire le meilleur score possible aux Présidentielles de 2017.

Montebourg est par ailleurs assez fermé à la préoccupation écologique qui doit être centrale dans un projet politique de gauche au service de l'intérêt général et humain aujourd'hui.

Et bien peu de Français lui font confiance a priori: trop de gueule, trop d'enfumage par une communication verbeuse, trop de sinuosités, pas assez d'esprit de suite, d'humilité et de convictions.

En creux, cela dit notre difficulté, voire notre incapacité à accorder le moindre crédit pour porter un projet alternatif authentiquement de gauche rompant avec le libéralisme et de progrès social, démocratique et écologique, aux dirigeants socialistes qui aujourd'hui dénoncent la politique du gouvernement Valls et de Hollande (critiquant notamment la loi Macron, la déchéance de nationalité et l'état d'urgence, la loi El Khomri), sans aller jusqu'à vouloir renverser ce gouvernement, quand ils ont voté, accepté et mis en oeuvre les principales dispositions libérales des trois premières années de la présidence Hollande: le TSCG, pacte budgétaire européen, la réforme des retraites, l'ANI, le CICE, l'austérité, la hausse de la TVA, la réforme de l'hôpital. Quand ils ont justifié précédemment toute les trahisons démocratiques de Hollande.

Il y a dans leurs rebellions assez tardives comme toujours au PS une forme de jeu politicien pour préparer le coup d'après, après la défaite, s'inscrire comme incontournable dans les recompositions du pouvoir interne.

Ce n'est pas de ces égotismes carriéristes et de ces jeux politiciens dont les Français veulent, mais de sincérité, d'esprit de suite, de courage et de sens des responsabilités.

Ismaël Dupont

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 05:48
photo Ouest-France

photo Ouest-France

Loi Travail. Manifestations et grève au programme cette semainehttp://www.ouest-france.fr/economie/emploi/loi-travail/loi-travail-manifs-et-greves-cette-semaine-lopposition-se-relance-4232142

Alors que les Français restent majoritairement opposés à la loi Travail, deux journées de grèves et de manifestations sont prévues cette semaine, malgré l'adoption du projet.

Deux journées d'action Sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef, l'UNL et Fidl) ont appelé leurs organisations respectives à « construire » deux nouvelles journées de grèves et manifestations les 17 et 19 mai, les sixième et septième en un peu plus de deux mois.

Trop favorable aux entreprisesDans leur ligne de mire, le texte de la ministre Myriam El Khomri, adopté sans vote jeudi après le recours à l'article 49-3 et contesté jusque dans les rangs de la majorité .

Les syndicats jugent le texte trop favorable aux entreprises et pas assez protecteur pour les salariés, en particulier parce qu'il instaure la primauté des accords d'entreprises sur les accords de branche. Mais « les salariés sont décidés à s'engager dans un mouvement dur », assurait récemment Philippe Martinez, le leader de la CGT.

Grèves reconductibles à la SNCF, chez les dockers...Des grèves reconductibles sont ainsi prévues chez les routiers, dockers, marins, facteurs, à la SNCF ainsi qu'à Aéroports de Paris, le rejet de la loi travail se greffant parfois sur des revendications propres à chaque secteur. Les routiers ouvriront le bal dans la nuit de lundi à mardi, à l'appel des fédérations FO et CGT. Un mouvement qui devrait toucher le Nord, Nantes, Caen, Marseille et surtout Bordeaux, mais pas l'Ile-de-France, selon FO, la CGT prévoyant de bloquer les ports du Havre et de Nantes-Saint-Nazaire.

A la RATP mardiA la RATP, le préavis déposé par la CGT ne couvre que la journée de mardi. Mais à la SNCF, la CGT-cheminots (premier syndicat) appelle à cesser le travail chaque mercredi et jeudi, et SUD-Rail (troisième) tous les jours à partir de mardi. Les cheminots entendent dénoncer la loi El Khomri, mais surtout peser dans les négociations en cours sur leurs conditions de travail. Le préavis de Sud-Rail s'étend jusqu'au 11 juillet, soit le lendemain de la finale de l'Euro de football.

Transports aériensCôté transports aériens, des débrayages sont attendus dès mardi à Aéroports de Paris à l'appel de la CGT notamment, tandis qu'une grève sera lancée jeudi par l'Usac-CGT, premier syndicat de la Direction générale de l'Aviation civile, qui représente les contrôleurs aériens, les administratifs ou encore les techniciens. Son impact sur le trafic sera connu mardi.

Vers un blocage des raffineries?Perturbations en vue aussi dans les ports mardi et jeudi à l'appel de la CGT, qui invite par ailleurs à un blocage progressif des produits pétroliers dans les raffineries.

Manifs mardi et jeudiLes opposants au projet de loi travail vont à nouveau battre le pavé mardi dans plusieurs villes à l'appel de l'intersyndicale.

A Paris, ils se retrouveront à 14 h sur la place de l'Ecole militaire pour défiler en direction de Sèvres-Babylone, non loin du Sénat où la ministre du Travail Myriam El Khomri sera auditionnée par la commission des Affaires sociales.

Les manifestants se retrouveront une nouvelle fois dans la rue dès jeudi. Le cortège parisien défilera cette fois de Nation à place d'Italie.

Se relancer malgré l'essouflementLeur objectif: prouver leur détermination, malgré l'essoufflement constaté lors des dernières manifestations, moins fournies, et les casseurs qui, pour la première fois le 12 mai, s'en sont pris physiquement aux services d'ordre syndicaux.

SUR LE MÊME SUJET

« Le gouvernement n'arrivera pas à faire taire les jeunes », a assuré le président de l'Unef, William Martinet, lors de cette dernière mobilisation, qui a vu 55000 personnes défiler en France, dont 43000 en province, selon le ministère de l'Intérieur. Les syndicats n'ont donné de chiffre que pour la capitale (50.000 manifestants). C'est loin des chiffres enregistrés au plus fort du mouvement, le 31 mars (390000 manifestants selon les autorités, 1,2 million selon les organisateurs).

Jouer la montreMais les opposants sont bien décidés à jouer la montre, le texte devant encore être débattu du 13 au 24 juin au Sénat pour un vote le 28, avant un nouvel aller-retour entre les deux chambres et une adoption définitive fin juillet. Et le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, rappelait la semaine dernière qu'il y a dix ans, le contrat première embauche (CPE) avait été « adopté, voté, et retiré ».

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 10:22

Violences dans un Etat de plus en plus policier , pourquoi ?

Mathieu Rigouste nous propose son analyse .

https://blogs.mediapart.fr/hassina-mechai/blog/130516/mathieu-rigouste-la-police-est-la-pour-maintenir-l-ordre-economique

Mathieu Rigouste : «la police est là pour maintenir l’ordre économique»

Comment comprendre la violence policière lors des diverses manifestations contre la loi el Khomri? Gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes, technique de la nasse bloquant boulevard Diderot des manifestants du 1er Mai, pour beaucoup en panique, et puis ces gens tenus en joue avec des flashballs dans une station jouxtant la place de la République. L'analyse de Mathieu Rigouste, sociologue.

Mathieu Rigouste* est militant et chercheur indépendant en sciences sociales. Essayiste original, il tente, à travers divers travaux et livres, d’articuler logiques économiques, politiques et sécuritaires. Il décrit l’existence de ce qu’il nomme « un système de ségrégation endocoloniale à l'intérieur des sociétés impérialistes». Les guerres coloniales constitueraient des « laboratoires de l'ordre sécuritaire », notamment pour le contrôle des quartiers et des classes populaires. Il développe également l’idée d’une industrialisation de la violence policière et d’une restructuration du capitalisme autour des questions militaro-sécuritaires. Ses réflexions peuvent éclairer la gestion sécuritaire du mouvement Nuit Debout mais également des manifestations dernières (et à venir).

(*Auteur entre autres de : L'ennemi intérieur : la généalogie coloniale et militaire de l'ordre sécuritaire dans la France contemporaine, La Découverte, 2009. La domination policière : une violence industrielle, La Fabrique éditions, 2012.)

(Propos recueillis par Hassina Mechaï)

Lors des manifestations du 28 avril et 1er mai, nous avons constaté que les CRS ont utilisé gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes et étaient également très présents à l’intérieur même du cortège du 1er mai. Y-a-t-il là rupture ou continuité dans les méthodes habituellement utilisées ?

Mathieu Rigouste : S’il y a rupture, c'est dans le déploiement répétitif des dispositifs de nasse mais également dans le lâcher de bride des unités de Maintien de l'Ordre (MO), dans l’utilisation massive et systématique des grenades de désencerclement, du gaz et des flash balls contre un mouvement social, dans les centres des grandes villes. Ces ruptures sont liées à des choix tactiques et politiques qui sont liés au fait que le mouvement Nuit Debout et la lutte contre la loi travail continuent, voire se renforcent dans certaines villes. Mais cela est lié également au fait qu’on approche de plusieurs évènements, l’Euro de football, le Tour de France ou encore Eurosatory, il faut absolument faire place nette à Paris et dans les grandes villes. Ces « événements » doivent faire venir de nombreux investisseurs étrangers et donner lieu à des marchés économiques gigantesques qui profiteront aux grandes entreprises qui cogèrent l'Etat. La dernière raison de cet enférocement, c'est que l'Etat doit absolument écraser les formes d’auto-organisation et d’autonomisation collective qui émergent, se construisent dans la lutte, lors des grèves et des manifestations. Elles menacent cette société pyramidale en montrant qu'on peut tenter de s'organiser et de vivre autrement.

Cependant, on décèle aussi une continuité dans les méthodes employées. L’Etat pioche dans des répertoires de violence, de coercition, d’encadrement qui sont en permanence à sa disposition. Les grandes puissances impérialistes ont généré des systèmes d'encadrement militaro-policiers pour soumettre les territoires et populations colonisées et elles piochent dans ces répertoires pour ré agencer les systèmes de contrôle des populations des quartiers et classes populaires. L’Etat va piocher dans ces nouveaux répertoires pour y prendre des dispositifs, les rénover si nécessaire afin de les appliquer aux mouvements sociaux ou révolutionnaires. En l’occurrence, nous sommes là vraiment dans une continuité claire. L’Etat s’est donné les moyens de réemployer une férocité industrielle alors réservée à ses colonies ou à ses quartiers populaires contre des mouvements sociaux parce qu'ils se rendent difficiles à soumettre et à gouverner.

Mais comment expliquer que ces méthodes, dont vous dites qu’elles étaient habituellement réservées aux quartiers populaires, soient désormais employées contre des manifestants dont le profil sociologique les rapproche plus de la petite-bourgeoisie ou des « intellectuels précaires » comme les nomme François Ruffin ?

Mathieu Rigouste : Effectivement, pour les gens qui ne vivent pas dans les quartiers populaires, ces méthodes sont très surprenantes et ils ont d’ailleurs tendance à s'en digner lorsqu'elles les touchent. Mais les habitants des quartiers savent bien que la nouveauté est simplement que désormais ces systèmes de violence sont employés dans les centres villes bourgeois. Ils le sont notamment parce que ce mouvement permet des rencontres entre les différentes strates des classes populaires et des classes moyennes, entre lycéens, étudiants, ouvriers, chomeurs, précaires... et qu'aux travers de ces luttes s'expérimentent des formes de pensée et de pratiques collectives autonomisantes.

"Il s’agit là aussi de montrer que quiconque prend la rue, participe à ces mouvements, sera potentiellement pris pour cible"

Pourquoi la police a-t-elle employé ces méthodes en pleine manifestations pourtant autorisées ?

Mathieu Rigouste : Il ne faut pas oublier que la Police est complétement encadrée, régulée par des systèmes juridiques, par une administration et une bureaucratie aussi. Les choix faits les 28 avril et 1er mai sont délibérés et participent d’une tactique et d'une stratégie élaborées puis mise en œuvres depuis les Etats-majors policiers et politiques. Comme je l’ai dit, il s’agit de faire place nette mais également d’utiliser une tactique qui pourrait être qualifiée de « protocole tunisien ». Durant la révolution en Tunisie, la contre-révolution a employé des tireurs d’élite postés sur les toits et qui avaient pour ordre non pas de viser des meneurs mais les anonymes au milieu de la foule. Le message ainsi envoyé était qu’on n’était pas menacé parce qu’on menait le mouvement mais simplement parce qu’on y participait, qu’on prenait la rue à travers la manifestation. En France, à un degré évidemment différent, le message envoyé est le même : on a pu ainsi voir des CRS pointer des flash balls dans une station de métro [Métro Bonsergent]. Je ne pense pas qu’une unité ait pu s’autoriser cela sans en avoir reçu l’ordre. Il s’agit là aussi de montrer que quiconque prend la rue, participe à ces mouvements, sera potentiellement pris pour cible.

Durant la manifestation du 1er mai, on a pu entendre « Rémi » (en référence à Rémi Fraisse), « tout le monde déteste la police » et « la rue est à nous ». Il y a là comme un contraste avec la manifestation du 11 janvier 2015, où après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper cacher, la foule a applaudi les CRS et tireurs postés sur les toits…

Mathieu Rigouste : Il me semble que certaines personnes présentes le 11 janvier 2015 ont dû ouvrir les yeux depuis en étant confrontées à la réalité de la violence policière. L’Etat se démasque en partie en ce moment. Cette période post-Charlie a été une entreprise d'intense matraquage idéologique. Mais là aussi dans une continuité. Une continuité du racisme d’Etat, de l’islamophobie, comme superstructure idéologique.

Une bonne partie de la population française a été dressée à considérer la militarisation du territoire, la gestion anti-terroriste et sécuritaire qui ont découlé des attentats comme un remède valable. Beaucoup de gens n'ont, pour analyser la société dans laquelle ils vivent que les propagandes d'Etat et les story-telling des médias dominants, c'est-à-dire les appareils idéologiques du capitalisme lui-même. On leur cache les liens entre les guerres néocoloniales, la Françafrique, les gigantesques marché des armes, du nucléaire, des hydrocarbures et le « terrorisme » par exemple. On leur masque le rôle que jouent les violences de la police, de la prison, de la misère et de la rénovation urbaine dans les révoltes des quartiers. A la télé et à l'école, on leur fait croire depuis l'enfance que la police « protège la veuve et l'orphelin. » Mais il y a aussi toute une partie de la « population », les dominants en général, qui ont intérêt à soutenir la police et l'ordre sécuritaire parce qu'ils protègent leurs intérêts.

L’état d’urgence, tel qu’il a été instauré après le 13 novembre 2015, a-t-il légitimé aussi l’action de la police lors des manifestations dernières ?

Mathieu Rigouste : L'Etat d'urgence signifie nécessairement aux policiers qu'ils peuvent se lâcher, qu'ils seront couverts, même s'ils le sont déjà en permanence. L’état d’urgence et la violence qui l’a accompagné a permis peu avant la COP21 de s’attaquer aux militants et activistes. Mais l’état d’urgence a surtout servi de défoulement et de déchainement pour la police dans les quartiers populaires. Les gens qui l’ont subi de plein fouet, avec les perquisitions et les assignations à résidence, sont surtout issus de ces quartiers et ont été traités en « terroristes » parce que « musulmans ». Des quartiers ont été littéralement occupés, des appartements ont été saccagés, des familles traumatisées et des parcours de vie dévastés.

N’y-a-t-il pas une inversion sémantique, et sans doute idéologique, avec ces guerres à l’étranger présentées comme des opérations de police internationale (Libye, Mali, Centrafrique) et ces actions sur le territoire national qualifiées de « guerre contre le terrorisme » ? Comment comprendre le brouillage entre le dehors et le dedans, le national et l’international que cela suppose ?

Mathieu Rigouste : Tout cela est lié à la logique du capitalisme sécuritaire et à son processus d'hybridation de l'intérieur et de l'extérieur, du temps de paix et du temps de guerre. Le capitalisme a choisi, pour se restructurer, de transformer le contrôle de la population en marché. Le marché de la guerre permanente a donc généré celui de la guerre intérieure, c'est-à-dire de la sécurité. Cela implique des formes de militarisation de la police et du contrôle d'un côté, tandis que les guerres et dispositif militaires sont réagencés contre des « populations civiles ».

C’est un phénomène qui s’observe dans toutes les grandes puissances impérialistes et dans les pays sous-traitants. Entre ces deux pôles, il y a un échange, une circulation des dispositifs, des idées, des pratiques, des doctrines, des matériels et des personnels. Au plan extérieur, la « policiarisation » de l’armée, qui consiste à utiliser les forces militaires en gestion des populations civiles à l’extérieur, est aussi un paravent sémantique : il s’agit toujours de guerres appliquées à des populations civiles. Concrètement, l’armée française ne fait pas la police en Afrique, elle fait la guerre « dans les populations ». Certes avec des formes qui s’inspirent du modèle policier, mais cela reste la guerre. Il y a aussi derrière tout cela un aspect méconnu : il s’agit ainsi de promouvoir un ensemble de matériels, doctrines, savoir-faire qui pourront être vendus et utilisés à la fois pour faire la police ou pour faire la guerre. Tout cela est lié au développement d’un marché global de la violence militaro-policière.

La France exporte-t-elle son « savoir-faire » dans ce domaine ?

Mathieu Rigouste : Oui, et elle cherche absolument à le faire. Le marché d’exportation des armes et « savoir-faires » des industries françaises de la guerre et du contrôle ne s’est jamais aussi bien porté que ces 10 dernières années. Notamment dans le « maintien de l’ordre » et le « contrôle des foules ». Mais cela ne veut pas dire qu’en ce domaine la France est forcément excellente : il y a là tout un mythe, une publicité autour de ce prétendu savoir-faire. L'un des marchés principaux et fondamentaux de ce complexe militaro-industriel français, depuis les années 70, c'est l’Arabie saoudite. Il permet à toute l’industrie de la sécurité française d’être sûre que tout investissement sera rentabilisé. C'est une collaboration structurelle basée sur le commerce des hydrocarbures et des armes.

Donc la gestion du mouvement Nuit Debout, telle qu’elle se fait, peut constituer une vitrine, un « faire savoir » à l’exportation pour cette industrie et cette doctrine française ?

Mathieu Rigouste : Oui et plus largement toute intervention répressive, dans cette société ultra-médiatique, peut être l’occasion d’une publicité pour des doctrines, des techniques et des matériels. En l’occurrence, avec toutes les vidéos qui circulent, d’amateurs ou de médias indépendants, on voit bien que la police française est tout sauf excellente dans ce domaine et peine à maîtriser les manifestations autrement qu'en employant une férocité industrielle. Ces vidéos contredisent le récit que proposent les médias dominants sur les mouvements de lutte. Ce récit fait de toute façon partie du travail idéologique pour faire passer la répression comme une machinerie d'excellence. Mais ces vidéos amateurs et les médias libres traduisent aussi des volontés et des capacités retrouvées de parler et de dire la réalité, hors du champ médiatique traditionnel. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont aussi pris pour cible. Car ils contredisent ces mythes qui légitiment la violence industrielle d’Etat en criminalisant les manifestants. Le fait que la police appelle à une manifestation le 18 mai montre que les résistances qui s’organisent peuvent fragiliser l'appareil de contrôle. L'Etat et la police se mettent en scène comme « victimes » pour légitimer l'intensification continue de la répression.

Quel ordre public la police assure-t-elle ? L’ordre démocratique ? L’ordre économique ?

Mathieu Rigouste : Je ne sais pas ce que veut dire l’ « ordre public », sûrement une forme de vie sociale réduite à se faire exploiter et consommer. En tout cas, la police est là pour maintenir l’ordre social, l’ordre économique, l’ordre politique. Tout cela par l’emploi de la coercition. C’est une des institutions qui participent à la reproduction de cette société pyramidale. Il y'en a d'autres, mais celle-là revendique le monopole de la violence. Elle est là pour distribuer la violence dont les classes dominantes ont besoin. Et à l'ère du capitalisme néolibéral et sécuritaire, c'est leur férocité qu'elle distribue. Elle a aussi pour mission de produire la ségrégation et le socio-apartheid sur lesquels se fondent les sociétés impérialistes. Sur le chemin de l'émancipation collective, la police est l'institution qui emploie la violence pour nous barrer le passage.

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