Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 13:34

L’INSEE publie un document de 220 pages sur l’évolution de la situation du logement en France.

Tandis que l’emploi se précarise, l’accession à la propriété s’est ralentie depuis une quinzaine d’années et le loyer des locataires absorbe une part croissante des leurs revenus mensuels.

L’institut national de la statistique et des recherches économiques (INSEE) publie un document sur les conditions de logement en France. Elle nous éclaire sur la manière dont les Français ont accédé au loge­ment entre 1984 et 2013 inclus. Mais elle n’a pas étudié des sujets pourtant essentiels en ce début de XXIe siècle marqué par le réchauffement climatique en France. Alors que la distance moyenne entre le lieu de résidence et le lieu de travail des actifs ne cesse d’augmenter, l’INSEE ne traite pas ce sujet dans son étude et omet de s’interroger sur les rai­sons de la déprise immobilière dans cantons ruraux, les petites villes et certaines villes moyennes.

En dépit de ce travail inachevé ou incomplet pour qui nous prive d’une vue complète de la situation du logement en France, cette étude nous montre que l’on a beaucoup construit depuis trente ans, sans faire disparaître les zones de tensions dans lesquelles l’accès au logement est difficile et cher, que ce soit en location ou en accession à la propriété.

En 2013, on comptait 28 millions de résidences principales en France métropolitaine. Le nombre de logements a augmenté de 80% depuis 1968 alors que la population n’a augmenté que de 30%. Mais on comptait une moyenne de 2,3 personnes par logement en 2013 contre 3 personnes en 1968. Entre 1984 et 2013, la surface moyenne par per­sonne a augmenté de 9 m2. La place prise par les maisons individuelles a favorisé ce processus. Mais nous assistons aussi à un vieillissement de la population avec une réduction de la taille des ménages, cette dernière étant aussi favorisée par les divorces et autres séparations.

Les propriétaires occupants constituaient 58% des ménages français en 2013 contre 48% en 1973. Cela ne veut pas dire qu’il devient plus facile d’accéder à la propriété. C’est même le contraire bien souvent. Entre 1984 et 1988, l’évolution de la courbe des ménages propriétaires et celle de la courbe des ménages accédant à la propriété en cours d’année est en hausse de manière presque parallèle. Entre 1989 et 1996 la courbe des nouveaux accédants baisse alors que celle de la totalité des propriétaires augmente. La courbe des nouveaux accédants pro­gresse à nouveau de 1997 à 2001, puis régresse régulièrement depuis cette date bien que le nombre total de propriétaires continue d’augmenter.

L’explication de cette divergence des courbes est imputable à l’évolution du prix des logements et probablement à la précarisation de l’emploi, cette dernière donnée étant occultée par l’INSEE. Mais, entre 1996 et 2016, l’Institut nous dit que « le prix des logements anciens a été multiplié par 2,5. Pour un accédant récent à la propriété, le prix d’achat représentait 3,3 années de revenu à la fin du siècle dernier, il correspond à 4,7 années en 2013. L’allon­gement de la durée des emprunts et la baisse des taux d’intérêt n’ont qu’en partie compensé la hausse des prix. Il a fallu maintenir un taux d’apport personnel élevé. L’aide des parents, la nécessité d’avoir deux apporteurs de ressources et un emploi stable sont devenus des conditions plus prégnan­tes », nous dit l’INSEE.

Ajoutons que peu de ménages ont la chance d’avoir « deux apporteurs » dont le salaire du second s’élèverait par exemple à 6.900€ par mois, comme ce fut le cas pour Penelope Fillon entre 2002 et 2007 quand elle « travaillait » dans la Sarthe pour le député Marc Joulaud tout en habitant à Paris avec le ministre du Travail François Fillon. C’est peut-être en raison de la dure réalité vécue par le plus grand nombre que la France de propriétaires que voulait Nicolas Sarkozy en 2007, puis en 2012, puis enfin lors de la campagne de la primaire de la droite en 2016 n’a même pas été entendue par les électeurs de droite en novembre dernier.

Si devenir propriétaire est plus difficile qu’avant, les choses vont aussi de mal en pis pour les locataires. Toujours entre 1996 et 2016 « les prix à la consommation ont augmenté de 31%, le revenu disponible brut par ménage de 40% et les loyers de 46%», selon l’INSEE. Dans le même temps « la catégorie des locataires s’est paupérisée relativement au reste de la population, car elle s’est progressivement vidée des ménages les plus aisés, qui ont pu accéder à la propriété. Les dépenses des locataires (loyers, charges, chauffage, taxe d’habitation) ont évolué plus rapidement que leurs revenus depuis 2001. Le taux d’effort, c’est-à-dire la part du revenu consacrée aux dépenses de logement des locataires, a fortement augmenté. Il est de 28,4% en 2013 dans le secteur libre et de 24,1% dans le secteur social », peut-on lire dans le document rendu public par l’INSEE.

Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, les disposi­tifs de défiscalisation offerts depuis 1995 aux investisseurs privés qui ont acheté des logements neufs pour les louer ont favorisé la mise en place d’une double peine pour les locataires. Ils paient leur loyer de plus en plus cher et l’Aide personnalisée au logement (APL), si elle rend 95% d’entre eux solvables vaille que vaille, n’est finalement qu’un transfert qui termine son parcours sur le compte en banque du bailleur.

Voilà de quoi interpeller les candidats à l’élection présidentielle comme les candidats à la députation cette année n

Partager cet article
Repost0
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 19:43
  François Ruffin, patron du journal “Fakir”, a reçu le césar du meilleur documentaire pour son film “Merci Patron !”, qui a fait plus de plus de 500 00 entrées en 2016. Arborant un t-shirt à l'effigie de Vincent Bolloré (à la place de son habituel t-shirt Bernard Arnault), il s'est lancé dans un discours forcément très engagé.

« Mon film, il parle d'une usine qui part en Pologne et qui laisse derrière un paquet de misère et un paquet de détresse. Et au moment où je vous parle, c'est une usine d'Amiens, qui s'appelle Whirlpool, qui fabrique des sèche-linges, qui subit la même histoire puisque maintenant ça part là aussi en Pologne. Il y a quinze ans, j'étais déjà à Amiens, c'était le lave-linge qui partait en Slovaquie, j'ai connu Continental qui est parti en Roumanie, Goodyear parti en Pologne… Ça fait maintenant trente ans que ça dure dans l'ameublement, dans le textile, dans la chimie, dans la métallurgie, ainsi de suite. Pourquoi ça dure depuis trente ans ? Parce que ce sont des ouvriers qui sont touchés, et donc on n'en a rien à foutre. Si c'étaient des acteurs qui étaient mis en concurrence de la même manière avec des acteurs roumains, ça poserait problème immédiatement. Si c'étaient des journalistes, quand on touche à l'avance fiscale des journalistes, ça fait des débats, y'a des tribunes dans les journaux. Mais imaginons que ce soient les députés, qu'on dise les députés ne sont pas assez compétitifs. Un député français coûte 7610 euros par mois, un député polonais coûte 2000 euros par mois. Et encore, je suis modéré, parce qu'au Bangladesh, un député c'est 164 euros. Mais imaginons qu'on dise : demain, il faut délocaliser l'hémicycle à Varsovie. Immédiatement, y'aurait des débats à l'Assemblée nationale, y'aurait un projet de loi. Ça fait quarante ans que ça dure pour les ouvriers, et y'a pas de projet de loi. Donc dans ce pays, y'a peut-être des sans-dents, y'a surtout des dirigeants sans cran. Donc François Hollande, maintenant, il a l'occasion de montrer sur le dernier fil que son adversaire, c'est la finance, qu'il peut faire des réquisitions, qu'il peut interdire les produits Whirlpool sur le territoire français. Qu'il puisse sortir de l'impuissance et se bouger le cul. » 

François Ruffin sera coupé par la musique au moment de remercier la famille Klur, les héros de son film, et Marie-Hélène Bourlard, la déléguée CGT.

Partager cet article
Repost0
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:12
Soins dentaires, le reste-à-charge, c'est trop! (dossier de Daniel Roucous dans L'Humanité)
Soins dentaires, le reste-à-charge c’est trop!
Daniel Roucous
Vendredi, 17 Février, 2017
CISS

La sécu, les mutuelles et les dentistes n’arrivent pas à s’entendre pour faire payer moins chers les soins dentaires. Voici pourquoi et comment diminuer le reste-à-charge.

Qu’est-ce qui se passe entre la sécu et les chirurgiens-dentistes ?

L’UNCAM (union nationale des caisses d’assurance maladie), les chirurgiens dentistes et l’UNOCAM (union nationale des complémentaires santé) négocient la future convention nationale CPAM/Chrirugiens-dentistes.

La sécurité sociale (UNCAM) propose aux chirurgiens-dentistes une hausse des tarifs des soins les plus courants (caries, détartrage, reconstitution de dents etc.) en échange d’un plafonnement des prix des couronnes, bridges et prothèses.

Pas d’accord, les chirurgiens-dentistes ont quitté la table de la dernière

Leurs syndicats estiment dans un que ces propositions de tarification-sécu sont "déconnectés parce qu’ils ne tiennent pas compte des innovations techniques et plus onéreuses ». Ils n’acceptent pas non plus qu’un règlement arbitral se substitue à la convention en cas d’échec des négociations. En conséquence, ils appellent à une manifestation le 3 mars.

C’est également pour cette raison que les étudiants en chirurgie dentaire sont en grève depuis le 13 janvier. Ils considèrent selon qu’une telle proposition de l’UNCAM « ne nous donne pas les moyens d’appliquer ce que l’on apprend depuis six ans à l’université. » Cependant, conscients que les coûts des soins dentaires, des prothèses, bridges et couronnes sont un frein pour les patients, ils demandent « un vrai investissement dans les soins de prévention ».

A propos de la prévention,  l’UNOCAM (mutuelles), premier financeur des soins dentaires, s’est donnée pour but, lors de ces négociations conventionnelles, "d’améliorer son accès ainsi que la qualité des soins". Pour atteindre cet objectif, elle estime que « les partenaires conventionnels (sécu, mutuelles et dentistes) doivent rééquilibrer le modèle économique de l’activité dentaire, entre prévention et soins conservateurs et chirurgicaux d’une part et prothétiques et d’implantologie d’autre part. » Elle désapprouve également la nomination d’un arbitre pour imposer une convention nationale.

 

Et les patients dans tout ça ?

Les tarifs prohibitifs des couronnes,  bridges,  prothèses dentaires et implants ajoutés au dépassement d’honoraires ont pour effet de priver de soins de plus en plus de patients ou de les envoyer vers des centres low cost voire se faire soigner à l’étranger parce que c’est moins cher.

Surtout que la sécu rembourse peu comme nous le précisions dans notre article "soins dentaires, combien remboursent la sécu et les mutuelles ?"

On peut aussi s’interroger sur le fait que ces tarifs engendrent des inégalités territoriales. Exemple : le tarif moyen d’une couronne varie de 327 à 686 euros en Province contre 369 à 1 090 euros à Paris.

Certes les mutuelles compensent la faible prise en charge de l'assurance maladie en remboursant, en tout ou partie, le reste à charge. Mais il faut avoir une mutuelle haut de gamme et donc coûteuse pour être bien remboursé. Ce qui n’est pas le cas des puisque le minimum prévu par la loi est fixé à  125% du tarif conventionnel de l’assurance maladie ! Et bien évidemment tout dépend de la mutuelle souscrite comme l'atteste, encore une fois, cet exemple de

De toute façon,  ce sont les patients qui cotisent et donc financent les mutuelles et tous n’en ont pas !

Question : les mutuelles sont-elles en train de compenser l’écart entre la faible prise en charge par l’assurance maladie dont le taux moyen est passé de 36% il y a 10 ans à 33% aujourd’hui et les coûteux soins et honoraires des dentistes ?

 

Le reste à charge en question ?

Le  des soins dentaires vient d’être chiffré à 1 920 euros en moyenne par le CISS (Collectif inter-associatif sur la santé).

Dans un manifeste des droits des malades, ce collectif interpelle les candidats aux Présidentielles notamment des soins dentaires. Il se fait l'écho des patients et leur suggère quelques propositions.

Cet important reste à charge du patient est confirmé par un qui atteste que si le reste à charge des assurés sociaux a légèrement diminué, ce n’est pas le cas pour les soins dentaires.

Rappelons quand même que la Cour des comptes a épinglé les tarifs pratiqués par les chirurgiens dentistes au 

Dans son qui montre du doigt le train de vie de leur Ordre national, elle leur demande  de « retrouver le sens de leurs missions de service public » et leur rappelle les obligations auxquelles ils sont tenus par leur : « Le chirurgien-dentiste doit toujours déterminer le montant de ses honoraires avec tact et mesure."

Egalement les devoirs auxquels ils sont tenus en notamment les titulaires de la

 

Quelles conséquences pour les assurés sociaux ?

17,5% des assurés sociaux  renoncent aux soins dentaires de base, 68% renoncent à la pose d’une couronne, d’un bridge ou d’un implant… soit 4,7 millions de personnes. Et encore, tous ces chiffres extraits du rapport de la Cour des comptes datent de 2012.

De plus en plus d’assurés sociaux se tournent vers l’un des 700 centres dentaires « low cost ». Ce qui n’est pas toujours sans risque comme nous l’avions écrit dans nos colones

Autre pratique pour se soigner moins cher : le « tourisme dentaire » dont les principales destinations sont l’Espagne, la Hongrie et le Portugal comme indiqué dans ce

Ce d’autant que c’est remboursé par la sécurité sociale et par les mutuelles dans certaines conditions que nous rappelons ici

Ces soins low cost (en France comme à l'étranger) concernent surtout les implants, inabordables en France et non remboursés sauf par certaines mutuelles.

 

Existe-t-il des solutions pour une meilleure prise en charge ?

Vous l’avez lu ci-avant, la sécurité sociale propose un plafonnement des tarifs des prothèses, couronnes et bridges. But : rendre les soins plus abordables et lutter contre le renoncement. Mais son taux moyen de prise en charge a baissé de 36 à 33% et il reste faible.

Les patients ont également des attentes sur un certain nombre de soins encore « hors nomenclature » et donc non pris en charge. Il s’agit de soins de prévention comme la parodontie pour éviter que les gencives se détériorent, engendrant la nécessité de soins lourds comme les implants dont les tarifs sont inabordables.

Autres recommandations préconisées par la Cour des comptes :

- « plafonner par la voie législative les tarifs des actes prothétiques les plus fréquents,

- mettre en place un conventionnement sélectif des chirurgiens dentistes comme le permet la loi de financement pour 2016 (non appliquée NDLR),

- publier sans délai le décret fixant, dans les contrats responsables, des plafonds aux tarifs pris en charge par les organismes d’assurance complémentaire en matière de soins bucco-dentaires,

- réorganiser les financements entre l’assurance maladie et les complémentaires santé, les premières finançant à 100% un suivi annuel obligatoire et les soins conservateurs associés, les secondes prenant à charge le financement des soins prothétiques au premier euro. »

Sans oublier les propositions du CISS indiquées ci-avant.

 

Complément d'information

-

-

-

-

Partager cet article
Repost0
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:08
La France : premier pays d’Europe pour gagner de l’argent grâce à l’argent
Laurence Mauriaucourt
Jeudi, 23 Février, 2017
L'Humanite
Photo AFP
 

Pour la deuxième année consécutive, en 2016, la France est championne d’Europe dans la catégorie du "plus gros payeur de dividendes" aux actionnaires. Ce qui explique sans doute, en partie, pourquoi elle ne brille pas en matière de salaire. 

Globalement, dans le monde, l’année 2016 est comparable à l’année 2015 en termes de dividendes versés aux actionnaires. Avec une augmentation des versements d’à peine +0,1%. Les Etats-Unis ont plutôt moins bien rémunérés leurs actionnaires, mais l’Europe et en particulier la France a été particulièrement généreuse. L’Hexagone se hisse même sur la première marche du podium européen.

Selon le classement publié par la société de gestion  Henderson Global Investors pour l'année 2016, ce sont les entreprises françaises qui avec un taux de versement aux actionnaires de +11,8% tire la croissance de l’Europe (hors Royaume-Uni) vers le haut à +4,3%. La France est "le plus gros payeur de la région", est-il constaté dans ce baromètre annuel avec 54,3 milliards de dollars versés l'an dernier, soit plus de 51 milliards d’euros. A titre de comparaison, c’est exactement la somme qui s’est ajoutée à la dette de l’Etat en 2016.

Partager cet article
Repost0
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 08:59
CETA: le conseil constitutionnel doit trancher (L'Humanité, 23 février 2017)

Ce n’est pas la première initiative parlementaire pour mettre un coup d’arrêt au Ceta. La dernière en date, celle des députés Front de gauche qui ont présenté, le 2 février, une proposition de résolution pour demander la consultation de l’Assemblée avant la date prévue d’entrée en vigueur du Ceta. Malgré son adoption et une lettre la semaine suivante au premier ministre, l’initiative est pourtant restée lettre morte. Cette fois-ci, à la suite du dépôt de la saisine, le Conseil constitutionnel dispose d’un mois pour statuer. S’il déclarait le Ceta incompatible avec la Constitution, les députés signataires s’engagent à s’opposer à la révision constitutionnelle qui serait alors obligatoire avant la ratification du traité, et, en cas de rejet, ils s’opposeraient à son adoption au Parlement.

CETA. Le Conseil constitutionnel doit trancher
Julia Hamlaoui
Jeudi, 23 Février, 2017
L'Humanité
 

Plus d’une centaine de députés ont déposé une saisine demandant « un examen détaillé de la compatibilité » de l’accord de libre-échange avec la Constitution.

À gauche, des parlementaires ont décidé d’user d’un nouveau recours contre le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, dit Ceta. Hier, quelque 107 d’entre eux (au-delà donc des 60 signatures nécessaires), du Front de gauche, du PS, d’EELV notamment, ont déposé une saisine au Conseil constitutionnel pour lui demander « de réaliser un examen détaillé de la compatibilité » de l’accord avec la Constitution.

« Le traité emporte clairement un transfert de souveraineté »

Ratifié par le Parlement européen le 15 février, le traité en question, dont la mise en application provisoire est prévue dès le 1er mars, accentue la dérégulation des échanges entre l’UE et le Canada et prévoit un mécanisme d’arbitrage entre les États et les entreprises dont la nocivité est particulièrement pointée par les députés signataires de la saisine. Celui-ci vise « la suppression des mesures – lois, règlements, pratiques nationales – réputées faire obstacles aux investissements des entreprises » et, de ce fait, « le traité emporte ainsi clairement un transfert de souveraineté », écrivent les signataires de la saisine. Restriction de la souveraineté nationale, mise en cause des principes d’indépendance et d’impartialité des juges, de l’égalité devant la loi et de précaution, autant de motifs invoqués auprès du Conseil constitutionnel par les députés. « Nous voulons nous adresser à nos concitoyens par cette démarche et nous visons, plus largement, le fait que dorénavant les traités internationaux de libre-échange ne soient pas élaborés dans l’opacité et qu’ils prennent en compte les critères sociaux, sanitaires, environnementaux », a expliqué Suzanne Tallard, députée socialiste de Charente-Maritime.

« Non seulement ce traité crée une juridiction spéciale au bénéfice exclusif des investisseurs du Canada mais un article vise “à faire en sorte que les mesures sanitaires et phytosanitaires ne créent pas d’obstacles injustifiés”. C’est ouvrir la voie à l’affaiblissement de ces normes au motif d’une entrave au commerce », a dénoncé, hier, André Chassaigne, chef de file des députés Front de gauche. Au côté des membres de son groupe, figurent sur la liste des signataires des députés socialistes, y compris le candidat à la présidentielle Benoît Hamon, des écologistes comme Cécile Duflot, et des radicaux comme Jean-Noël Carpentier. « Cette démarche antilibérale partagée est la continuité des convergences que nous avons pu créer au moment de la loi Macron et de la loi travail. C’est la démonstration que, pour s’attaquer de front au libéralisme, on peut rassembler des députés de sensibilités différentes », estime le député communiste du Puy-de-Dôme.

Le Conseil constitutionnel dispose d’un mois pour statuer.

Ce n’est pas la première initiative parlementaire pour mettre un coup d’arrêt au Ceta. La dernière en date, celle des députés Front de gauche qui ont présenté, le 2 février, une proposition de résolution pour demander la consultation de l’Assemblée avant la date prévue d’entrée en vigueur du Ceta. Malgré son adoption et une lettre la semaine suivante au premier ministre, l’initiative est pourtant restée lettre morte. Cette fois-ci, à la suite du dépôt de la saisine, le Conseil constitutionnel dispose d’un mois pour statuer. S’il déclarait le Ceta incompatible avec la Constitution, les députés signataires s’engagent à s’opposer à la révision constitutionnelle qui serait alors obligatoire avant la ratification du traité, et, en cas de rejet, ils s’opposeraient à son adoption au Parlement.

Partager cet article
Repost0
25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 07:08
Sondage 23 février 2017 Les Echos - Opinion Way: la division Hamon-Mélenchon, meilleur marchepied pour l'ultra-libéralisme de Fillon et Macron, ou l'extrême-droite de Marine Le Pen au programme voisin de celui de Trump. Pour mémoire, Le Pen père avait fait 16,8% au 1er tour et 17% au second tour en 2002 et occasionné des manifestations monstres. Le dernière sondage donne sa fille entre 42 et 44 % au deuxième tour. Au delà des chiffres bruts , cela montre que la banalisation du FN a opéré et surtout que ses idées ont largement pénétré le cerveau des électeurs , que l'hypothèse de son élection n'est plus irréaliste. Mais le FN au pouvoir pour, au minimum, 5 ans ce n'est pas qu'un mauvais moment à passer une fois " notre " erreur éventuelle perçue. C'est 5 ans pendant les quels il aura tout les instruments du pouvoir pour façonner les esprits , travailler son idéologie , changer les règles y compris institutionnelles. Et malheureusement , au regard de ce qu'il a déjà semé dans les têtes, certaines de ses mesures économiques, sociales, et xénophobes risquent de rencontrer un certain écho

Sondage 23 février 2017 Les Echos - Opinion Way: la division Hamon-Mélenchon, meilleur marchepied pour l'ultra-libéralisme de Fillon et Macron, ou l'extrême-droite de Marine Le Pen au programme voisin de celui de Trump. Pour mémoire, Le Pen père avait fait 16,8% au 1er tour et 17% au second tour en 2002 et occasionné des manifestations monstres. Le dernière sondage donne sa fille entre 42 et 44 % au deuxième tour. Au delà des chiffres bruts , cela montre que la banalisation du FN a opéré et surtout que ses idées ont largement pénétré le cerveau des électeurs , que l'hypothèse de son élection n'est plus irréaliste. Mais le FN au pouvoir pour, au minimum, 5 ans ce n'est pas qu'un mauvais moment à passer une fois " notre " erreur éventuelle perçue. C'est 5 ans pendant les quels il aura tout les instruments du pouvoir pour façonner les esprits , travailler son idéologie , changer les règles y compris institutionnelles. Et malheureusement , au regard de ce qu'il a déjà semé dans les têtes, certaines de ses mesures économiques, sociales, et xénophobes risquent de rencontrer un certain écho

Plutôt Hitler que le front populaire?

Depuis 1 an, nous avons une seule certitude sur les élections présidentielles: la présence de Marine Le Pen au second tour. Chaque semaine vient confirmer que sa victoire n'est pas à exclure.
Pourtant, une dynamique de progrès à gauche existe avec un mouvement social massif contre la loi Travail qui a éliminé Hollande puis Valls. Alors que la gauche de transformation sociale peut accéder au 2nd tour, ses portes paroles semblent s'être trompés d'élections. En avril, on vote pour les présidentielles, pas pour le premier dirigeant de l'opposition. Ce n'est pas d'un congrès dont il s'agit mais de l'avenir de notre pays. 
En 1936, dans un contexte qui ressemblait à celui d'aujourd'hui, l'union de la gauche a permis de faire barrage à l'extrême droite et de mettre le progrès à l'ordre du jour. Pourquoi Ce qui était possible à l'époque, au lendemain du congrès de Tours, ne serait plus possible aujourd'hui?

C'est simple, il suffit de
- faire un programme commun, sachant que l'abrogation de la loi travail, le refus du ceta et du tafta, les 32h, la 6e republique, le lien fondamental entre l'environnemental et le social font deja consensus
- construire un accord pour les législatives 
- construire un accord de gouvernement 
C'est seulement sur cette base que l'un des deux candidats pourra se retirer

Il reste encore 62 jours...
...Merci à Benoit Hamon et Jean Luc Mélenchon de nous éviter d'avoir à voter Macron ou Fillon le 7 mai prochain, voire de nous réveiller le 8 mai avec l'extrême droite au pouvoir...

Sophie Binet, secrétaire générale adjointe CGT cadres 

20 février 2017

Partager cet article
Repost0
25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:56
Eric Bocquet

Eric Bocquet

Pauvres communes ! Par Eric Bocquet Sénateur du Nord

vendredi 24 février 2017

Chronique parue dans Liberté Hebdo, le 24 février 2017

Le marathon budgétaire 2017 dans toutes les communes de France et de Navarre a débuté. Les maires et les conseillers municipaux se grattent la tête cette année encore pour faire entrer leurs budgets dans le carcan austéritaire confirmé, les dotations aux communes à nouveau réduites.

On rabote, on fait attention à toutes les dépenses, on diffère certains investissements nécessaires. Et les communes sont attaquées par tous les bouts. Financièrement d’abord et puis il y a ces prérogatives qu’on leur supprime. Seules les charges financières augmentent régulièrement, le coût des activités périscolaires, la prise en charge de l’instruction des permis de construire désormais payante. 

L’Association des maires ruraux de France, qui regroupe les communes de moins de 2000 habitants, lançait, il y a quelques mois, les Etats GENEREUX de la ruralité pour faire entendre la voix des communes rurales de notre pays qui représentent encore 22 millions d’habitants, des habitants qui ont droit au même traitement dans cette République une et indivisible.

A force d’affaiblir le socle de la République, on risque de la déstabiliser. Notre société est grosse de certains dangers, les 500 000 élus locaux peuvent le mesurer quotidiennement dans leur engagement sur le terrain. On a l’impression, parfois, que le « système d’en haut » n’aime pas le peuple.

Après les tempêtes de l’élection de Trump en novembre et le Brexit en juin, on repense à ce mot de Bertolt Brecht : « le peuple ayant perdu la confiance du gouvernement, il serait plus simple pour lui de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ». Après tout, ce peuple, que demande-t-il ? Une brioche, un yacht, une villa et une Rollex ? Non, il demande un travail, un salaire décent, un logement, des loisirs, de la culture, la santé, bref, un peu de sérénité, de bonheur et d’avenir. Ces sujets sont finalement peu évoqués dans cette nauséabonde campagne présidentielle qui va bientôt, si ça continue, se trancher dans les tribunaux !

Les conseillers municipaux, quand ils voteront leur budget 2017, serré, étriqué, se poseront toutes ces questions. Silencieusement, bien sûr, car c’est bien connu dans les petites communes en général, « on ne fait pas de politique », on gère, on compte, comme disait Brel. Quelle richesse ces pauvres communes !

Eric et Alain Bocquet seront à Quimper le 5 avril à l'invitation du PCF pour parler du scandale de l'évasion fiscale et de leur livre "Sans domicile Fisc"

 

Partager cet article
Repost0
25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:53

Fin de la session parlementaire

Rapport d’activité des député(e)s Front de gauche

 

La session parlementaire sera suspendue en raison de la campagne électorale pour la présidentielle puis pour les législatives : à l’Assemblée nationale jusqu’au 18 juin et au Sénat jusqu’au 30 juin. Le 29 juin sera publiée au Journal officiel la composition des huit commissions permanentes de l’Assemblée.

Les député(e) du Front de gauche publie sur leur site un document en date du 23 février, qui dresse un bilan non exhaustif de la 14ème législatureà la date du 1er octobre 2016.

Il ambitionne de présenter, de manière synthétique, les textes les plus symboliques examinés et adoptés lors de cette législature, avec l’indication du vote des députés. Il présente également leurs initiatives parlementaires (Propositions de lois examinées dans le cadre de l’ordre du jour réservé, rapports d’information, commissions d’enquête…).

Feuilleter le document

Télécharger le document

Fin de session parlementaire: rapport d'activité des député(s) du Front de Gauche
Partager cet article
Repost0
25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:46
"Macron lève le voile sur son programme économique" (Ouest-France, 24 février) ... directement dicté par le MEDEF et le grand patronat!

Place à la clarification : l’ancien ministre de l’Économie Emmanuel Macron a dévoilé jeudi dans les Échos le cadrage économique de son projet pour la présidentielle.

Dans un entretien mis en ligne jeudi soir par le quotidien économique, le candidat d’En Marche ! déclare que le « poids de la dépense publique devra être progressivement ramené vers la moyenne de la zone euro », alors qu’il était en 2015 de 57 % du PIB, contre 48,5 % en zone euro en moyenne.

60 milliards d’économies dans les dépenses publiques

Il prévoit donc « une baisse de 3 points de la part des dépenses dans la richesse nationale », soit 60 milliards d’économies sur le quinquennat, un objectif en ligne avec celui que s’était fixé François Hollande en 2012.

Pour les réaliser, M. Macron vise « 25 milliards d’économies sur la sphère sociale », dont 15 milliards sur l’Assurance maladie et 10 milliards sur l’assurance chômage, « grâce aux réformes structurelles ».

M. Macron estime que le taux de chômage « peut raisonnablement atteindre 7 % en 2022 » - contre 10 % en France en 2016.

L’ancien locataire de Bercy entend également réduire de 10 milliards d’euros sur cinq ans les dépenses des collectivités locales, en nouant avec elles un « pacte » et en leur donnant des « marges de manœuvre ».

« Aujourd’hui, quand l’État décide d’augmenter le salaire des fonctionnaires, les collectivités n’ont pas leur mot à dire. Ce sera à elles de décider désormais pour leurs agents. Elles pourront également recourir plus largement à des recrutements de droit privé. Je leur demande par ailleurs, comme l’a indiqué la Cour des comptes, de respecter la durée annuelle légale du temps de travail : 1 607 heures par an. Autre liberté : les communes qui le souhaitent pourront revenir sur la réforme des rythmes scolaires », développe M. Macron.

Pour les 25 milliards restants, l’effort « reposera sur un mode de gouvernance totalement nouveau » de l’État.

M. Macron veut lui permettre de « recruter hors du statut pour les fonctions d’encadrement »,« donner la possibilité d’avoir plus de souplesse dans la gestion des carrières, des rémunérations plus individualisées, et des mobilités ». Il entend revenir à un seul jour de carence pour les fonctionnaires, mesure instaurée par la droite et abrogée par François Hollande en 2012.

120 000 fonctionnaires en moins

M. Macron estime également « possible » de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, 70 000 venant des collectivités et 50 000 de l’État.

« Ce n’est pas un objectif, mais un référentiel, ce sera aux ministres de faire des choix », explique M. Macron.

Le gouvernement devrait se composer d’une « petite quinzaine de ministres », s’appuyant sur des cabinets très resserrés, « de l’ordre de cinq personnes », et sur une administration soumise au « spoil system » : « Dans les deux premiers mois du quinquennat, je changerai ou confirmerai l’intégralité des postes de direction dans la fonction publique… C’est une mise sous tension de l’appareil d’État ».

Il promet de détailler prochainement une réforme des retraites qui ne sera pas « guidée par une logique budgétaire mais par une logique d’équité ».

50 milliards d’euros d’investissement public

M. Macron propose par ailleurs 50 milliards d’euros d’investissement public sur le quinquennat, dont 15 milliards consacrés à la formation et 15 autres à la transition écologique et énergétique.

« Autres priorités : la modernisation des administrations publiques (numérisation), l’agriculture, les transports locaux, et la santé ».

Concernant la fiscalité, son objectif est « d’aboutir à une baisse nette des prélèvements obligatoires de 20 milliards » sur le quinquennat.

M. Macron réaffirme également son objectif de rester « dans l’épure des 3 % de déficit avec des prévisions de croissance prudente : 1,4 % cette année, 1,8 % en 2022 ».

Partager cet article
Repost0
25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:00

 

Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, était l’invité de « L’Emission politique », jeudi 23 février sur France 2. Après avoir évoqué la question d’une candidature unique à gauche à la suite du ralliement de Yannick Jadot à Benoît Hamon, l’eurodéputé est revenu sur son programme pour l’élection présidentielle, réaffirmant notamment sa volonté de convoquer un référendum sur la sortie de l’Union européenne.

 

Lire aussi :   Yannick Jadot se retire de la course à la présidentielle et rallie Benoît Hamon

Il a également débattu avec la présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, et le comédien Philippe Torreton. Retour sur les principaux points à retenir de son intervention.

  • Il est disponible pour rencontrer Hamon « dimanche ou lundi »

Interrogé sur l’accord entre M. Jadot et M. Hamon, M. Mélenchon a répondu à l’appel au rassemblement lancé jeudi soir par l’écologiste.

« Parlons-nous, j’en suis bien d’accord. Mais je ne prendrai pas le problème comme il le fait. [Yannick Jadot] a déjà retiré sa candidature avant même le vote de ses amis, a-t-il critiqué. S’il y a un problème aujourd’hui à gauche, ce n’est pas moi qui le pose. Ça ne sert à rien de vouloir recommencer l’accord d’appareil. Je suis disponible dimanche ou lundi pour rencontrer M. Hamon, qu’on discute. »

Lire aussi :   Les principaux points de divergence entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon

 

Il a invité le candidat socialiste à « marcher avec [lui] » lors de son meeting parisien du 18 mars.

  •  
  • Un référendum sur la sortie de l’Europe

Dans son programme M. Mélenchon, propose « une refondation démocratique, sociale et écologique des traités européens par la négociation ». Négociation à l’issue de laquelle le peuple français « décidera souverainement de sa participation à l’Union européenne refondée ou de la sortie ». Lors de « L’Emission politique », l’élu européen a réaffirmé sa volonté de négocier avec l’Allemagne.

« Pour la première fois, Mme Merkel va entendre un président de la République dire “nous ne sommes plus d’accord”. Ni Sarkozy ni Hollande n’ont renégocié les traités. Il n’a même pas essayé. Parce que personne n’est en état de dire non à la France. (…) En ce qui concerne la sortie de l’Europe, ce n’est pas moi qui prendrai une telle décision, je me présenterai devant le peuple. »
  • Un plan de « 100 milliards d’investissement »

 

Sur le volet économique, M. Mélenchon, qui a dévoilé son programme lors d’une émission de cinq heures dimanche, a rappelé les principales mesures qu’il prévoit. « On met 100 milliards d’investissement. (…) A la sortie du circuit, ça mettra du temps, il y a 190 milliards de recettes supplémentaires, assure-t-il. Dans les 100 milliards d’investissement que je souhaite faire, il y a par exemple 10 milliards du plan zéro obstacle demandé par toutes les personnes en situation de handicap. »

Sur l’emploi, il a précisé : « Il y a les entreprises que nous allons recréer. Il y a par exemple un plan filière bois dans mon programme. Le plan inclut qu’il y ait un redémarrage de la production française. Ce mécanisme recrée du tissu industriel. Dans mon plan, il y a 3 millions d’emplois. »

Lire aussi :   Mélenchon présente sa stratégie de relance économique

 

Concernant son programme fiscal, il a annoncé son intention d’« étaler l’impôt sur quatorze tranches au lieu de cinq aujourd’hui. La contribution sociale généralisée (CSG) deviendra progressive ».

« Quant aux sociétés, nous baissons l’impôt sur les sociétés. Mais en même temps, sur les très grandes sociétés, je taxe la spéculation financière, ça rapporte 5 milliards. »
  • Volonté de sortir du nucléaire

 

Invitée de l’émission, la maire (Les Républicains) de Pierrelatte (Drôme) et vice-présidente du département de la Drôme, Marie-Pierre Mouton, a évoqué la question du nucléaire à travers la centrale du Tricastin, qui se trouve dans son département. Elle reproche à M. Mélenchon de vouloir fermer toutes les centrales nucléaires.

Mais celui-ci a renouvelé sa volonté de privilégier les énergies renouvelables.

« Il y a un incident tous les jours [avec les centrales nucléaires]. Je dis que le nucléaire est dangereux. Il y a Fukushima et Tchernobyl pour nous le rappeler. Nous sommes 65 millions de Français, s’il y a un problème dans votre département, c’est tout le pays qui est touché. Les réacteurs arrivés à 40 ans seront tous remplacés. »

Il a aussi tenu à rassurer sur l’avenir des employés du nucléaire, en précisant que « la totalité des salariés des centrales seront recyclés dans les démontages des centrales et dans les énergies que nous allons mettre en place ».

« Le fait de démonter les centrales va occuper les gens qui y travaillent déjà. Il y aura plus d’emplois dans le renouvelable qu’il y en a dans le nucléaire. 700 000 emplois seront créés par la sortie du nucléaire », a-t-il poursuivi.

  •  
  • De nombreux points de divergence avec Marine Le Pen

 

Interrogé sur ses points de similitude avec le programme de la candidate du Front national à la présidentielle, Marine Le Pen, M. Mélenchon a au contraire souligné les points de divergence.

« Mme Le Pen et moi sommes séparés par le fait qu’elle ne croit pas à la nation républicaine comme moi. Elle croit à la préférence nationale. Je ne suis pas un nationaliste, je suis un patriote, ça n’a rien à voir. Je propose le protectionnisme solidaire. Je négocie avec les autres pays, je ne m’enferme pas. Je ne crois pas à la nation ethnique. Un Français sur quatre a un grand-parent étranger. Comment accepter que le droit du sang prenne le pas sur le droit du sol ? C’est une guerre contre 11 millions de Français. »
  • Deux enseignants par classe en maternelle

 

En débat avec la présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, vers la fin de l’émission, M. Mélenchon a évoqué son programme éducatif. Il est « partisan du fait que dans les classes de maternelle, il y ait toujours deux enseignants par classe ».

« Le savoir est la seule richesse qu’a notre pays. Plus on le partage plus il y en a. Je suis prêt à payer autant qu’il faut. (…) Il faut varier les formes pédagogiques de l’enseignement. Je voudrais développer les réseaux de lycées professionnels. »

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011