Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 06:13
Ernest Mazé - Photos Archives Ouest-France

Ernest Mazé - Photos Archives Ouest-France

Venu en retraite à Douarnenez (Finistère), Ernest Mazé s’est éteint à l’âge de 97 ans. Né au Relecq-Kerhuon en 1923 d’un père cheminot militant communiste, il est entré en 1940 dans la Résistance contre les fascistes. Il sera arrêté par les Allemands en 1942 et torturé. Un récit de vie qu’il avait conté à Ouest-France, il y a sept ans.

À la Libération, il reçoit la médaille de la Résistance de la part du Général de Gaulle et sera nommé Chevalier de la légion d’honneur en 2014.

Syndicaliste, comme son frère Édouard qui sera tué d’une balle en pleine tête lors d’une manifestation à Brest en 1950 à l’âge de 26 ans, il a rejoint la section des retraités CGT de Douarnenez et du Cap Sizun à son arrivée en retraite à Douarnenez. « C’est avec beaucoup de tristesse que la section a appris le décès du doyen de ses adhérents », s’est exprimée, dans un communiqué, le syndicat.

Ses obsèques seront célébrées dans l’intimité familiale ce mardi 26 mai 2020.

Ernest Mazé, la résistance dans les veines

Témoignage

Ouest-France, Ludovic Le Signor, 8 janvier 2013

« Dans la Résistance, tout communiste qu'on était, on était fier d'être gaulliste. » La voix posée, l'oeil pétillant, Ernest Mazé pose sur la table la médaille de la Résistance que lui a remis le Général de Gaulle à Brest, à la Libération. « C'est une reconnaissance. Il a aussi remis à mon père la légion d'honneur. »

Né en 1923 au Relecq-Kerhuon, Ernest Mazé a rapidement mis ses pas dans le sillon tracé par son père cheminot, militant communiste. Trois enfants dans la famille, trois garçons, dont Édouard, syndicaliste, qui sera tué d'une balle en pleine tête lors d'une manifestation à Brest en 1950, à l'âge de 26 ans. Une famille modeste, dans laquelle les enfants ne restent pas longtemps à l'école. « Mon certificat d'étude en poche, je suis resté un an en cours supérieur. Puis mon père m'a dit un jour :''Maintenant, faut que tu ailles au boulot''. »

Dès 14 ans, il apprend le métier de plombier-chauffagiste et devient, trois années plus tard, en 1940, ouvrier hautement qualifié. « Cette année-là, je suis entré aux Jeunesses communistes et dans la Résistance active, se souvient Ernest Mazé. On a été les premiers jeunes à combattre les fascistes. » Face aux « cagoulards » et aux « Croix de feu » du colonel Delaroque tout d'abord, il se souvient de combats très physiques : « On se battait aux côtés des Jeunes ouvriers chrétiens, nos rapports étaient très bons. »

La nuit, après le couvre-feu, Ernest Mazé distribue des tracts dans Brest : L'Humanité, Combat ou encore France d'abord, de sensibilité chrétienne : « Toujours à deux car c'était très risqué. » Le 1er février 1942, alors qu'il travaille à l'École navale, le jeune Résistant est arrêté : « Trois hommes en imper sont entrés et m'ont mis les menottes. » Dans la « Traction avant » des Gestapistes, Ernest est envoyé à la prison du château. Au bout de quinze jours, gardés par la police municipale, ils seront 54, dont son père, arrêté trois jours après lui.

Le 2 février, Ernest Mazé est interrogé : « Je n'ai pas parlé », souffle-t-il, posément. Durant trois jours, le jeune Résistant sera fouetté : « Le premier jour, je n'avais pas trop mal. Mais après... » Rien à manger, pas le droit de se laver, les prisonniers sont ravagés par les puces et les poux. Des ouvriers portugais travaillant au-dessus de sa cellule fournissent à Ernest une lame de scie à métaux. Il tente l'évasion, une nuit, en limant les barreaux des fenêtres. Et se fait repérer. « Là, j'ai eu affaire au brigadier-chef, un type très méchant. On le surnommait Bec d'oiseau. Il m'a pointé son pistolet sur la poitrine et a tiré. Il n'y avait pas de balle. Ce type a été fusillé par un Résistant un mois plus tard. »jAu bout de trois mois, les 54 prisonniers sont transférés à Rennes.

« Quand nous sommes arrivés à la gare de Brest, la comtesse de Rodellec, de Saint-Marc, nous a donné cinq morceaux de sucre. »

Libres, sans explication

Le convoi s'arrête à Morlaix, car les Alliés bombardent le viaduc. Le train rejoint alors Landerneau, direction Lorient pour rejoindre l'Ille-et-Vilaine. « À notre arrivée à la prison Jacques-Cartier à Rennes, les Nazis nous ont mis sous une douche glacée. Et donné des vêtements rudes et des sabots. » Durant sept mois, les prisonniers brestois sont séparés dans deux cellules. « Pendant une semaine, j'ai été mis dans une petite pièce, en compagnie d'un jeune homme, que je ne connaissais pas. Il voulait que je parle. »

Ernest Mazé est ensuite interrogé trois fois par un juge d'instruction allemand. « Sans aucune brutalité, il me parlait poliment. Je m'en souviens comme si c'était hier. » Ému, le Résistant poursuit : « En sortant, il m'a donné des cigarettes pour mes copains de cellule... Je dois la vie à cet homme-là. »

Quelque temps plus tard, sans explication, Ernest Mazé, son père et un autre prisonnier sont libérés. « Nous sommes aussitôt rentrés à Brest. Au bout de huit jours, je rejoignais un camp de Résistants à Lanrivoaré. J'étais encore plus actif qu'avant. On avait des armes, des mitraillettes américaines. » En cette fin d'année 1943, les militaires allemands sentent venir la défaite : « On les arrêtait. Ils s'enfuyaient de Brest, perdus. »

 

Partager cet article

Repost0
21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 16:25
photo le Télégramme - siège de Hop! à l'aéroport de Morlaix - Ploujean

photo le Télégramme - siège de Hop! à l'aéroport de Morlaix - Ploujean

Air France se recentre à Paris et abandonne la province aux low-costs! -

Communiqué de l'intersyndicale HOP!

Accorder un prêt de 7 milliards d'euros à Air France pour la sauver de la crise est une chose, abandonner la desserte des régions et des lignes intérieures aux low-costs en est une autre!

Le Groupe Air France veut se reconstruire autour du Hub de Charles de Gaulle, quand dans le même temps les dessertes d'Orly et de la province porteraient le modèle économique Transavia. Cela veut dire que que les nombreuses liaisons dites inter-régionales seraient dans un avenir proche abandonnées, voire supprimées!

Mais Transavia en province ne pourra pas se substituer à Hop! sur la totalité du réseau.

En effet, les modules de nos compagnies ne sont pas comparables avec d'un côté des avions de 72/100 sièges et de l'autre des aéronefs de 189 sièges. Il est illusoire de penser qu'un avion de 189 sièges pourrait remplacer un module plus petit et parfaitement adapté au réseau Transrégional!

Transavia en province c'est pour effectuer des vols "soleil" pour aller à Ibiza, Djerba, Tamanrasset.. Mais certainement pas pour faire des liaisons du type Bordeaux-Lyon ou Strasbourg-Nantes! Les modules low-cost sont adaptés pour effectuer des vols avec un taux de remplissage de l'ordre de 95% sinon ils ne sont pas rentables! 

La nouvelle stratégie de Benjamin Smith, c'est l'abandon du maillage hexagonal! Le Hub de Charles de Gaulle est vital pour Air France avec les vols intercontinentaux. Air France décide de sacrifier la province sous prétexte de non rentabilité et sous prétexte des consignes départementales.

Pourtant demain les vols Province-Orly seront réduits à la portion congrue...

Les avions de HOP! sont pourtant mieux adaptés puisque plus petits, plus légers, moins gourmands en kérosène et leur impact carbone est bien moins élevé que les Airbus d'Air France ou les Boeing de Transavia! 

Benjamin Smith dans sa nouvelle stratégie mise tout sur Paris et abandonne la province!

Comment les élus de la nation, les contribuables Français, pourraient accepter une telle stratégie, basée uniquement sur la rentabilité et financée avec ses propres deniers.

L'intersyndicale de Hop! CFDT, CGT, CGC-CFE, SNPL, FUC, SPL, UNAC, SNGAF, SNPNC, UNSA

Partager cet article

Repost0
13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 04:29

Jean Le Dû, professeur émérite de Breton et Celtique à l’Université de Bretagne Occidentale, à Brest, est décédé subitement le mercredi 6 mai à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-D’Armor), à l’âge de 82 ans.

Linguiste de réputation internationale, il laisse une œuvre considérable. En particulier un Nouvel Atlas Linguistique de la Basse-Bretagne (2001) ; l’Atlas Linguistique des Petites Antilles (2011-2013) ; Lectures de l’Atlas Linguistique de la France (2005, avec Guylaine Brun-Trigaud et Yves Le Berre) et Métamorphoses : trente ans de sociolinguistique à Brest (1984-2004) (2019, avec Yves Le Berre) et nombre d’autres publications de moindre ampleur.

Il était devenu membre du PCF en 1973 et n’avait jamais depuis renié cet engagement profond. Il considérait le travail scientifique et la diffusion du savoir comme des combats militants contre toutes les entreprises d’aliénation des consciences.

La section du Pays de Brest et la la fédération du Finistère du PCF présentent à sa famille leurs sincères condoléances.

Jean-Paul Cam, secrétaire de section du PCF à Brest, secrétaire à l'organisation du PCF Finistère

 

"Depuis 1947, le groupe communiste à l'assemblée nationale a déposé plusieurs propositions de loi pour le développement des langues et des cultures régionales, dont la langue et la culture bretonne. La dernière date de 1988, elle prolongeait celles de 1974 et 1986. Ce travail fut développé en Bretagne à partir des années 70 sous l'impulsion de l'organisme régional du PCF, le CRAC (Comité Régional d'Action et de Concertation), Louis Le Roux en fut la cheville ouvrière, au cours de nombreuses réunions où se retrouvaient des militants bretons du PCF et des personnes de diverses sensibilités. Parmi tous ceux ayant contribué à l'élaboration de cette proposition de loi je me souviens particulièrement de Félix Leyzour député des Côtes d'Armor, Michel Mazéas maire de Douarnenez, Jean- Marie Plonéis spécialiste de la toponymie bretonne, Yves le Berre universitaire brestois, le cinéaste René Vautier et Jean le Du dont la contribution fut considérable. Et bien d'autres qui me pardonneront de ne pas les avoir cités car ce document fut, en Bretagne, particulièrement travaillé par de très nombreuses personnes et sur une longue période".

Piero Rainero, élu communiste à Quimper, ancien secrétaire départemental du PCF Finistère

 

Ci dessous les lien des articles parus dans la presse régionale.

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/disparition-de-jean-le-du-professeur-emerite-de-breton-a-l-ubo-07-05-2020-12548661.php?share_auth=3d75b0a717784658eaaf7c27b82a3630&fbclid=IwAR3nA0sNmI0YNZYxO6_MLvTALGLi_H-Yri2pgpkhUY8gVXBBvSYW9rKl-2I

https://www.ouest-france.fr/bretagne/disparition-du-linguiste-jean-le-du-6827091?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR3kUqmxmK1MOvJiP_3-5apxjVRSw9mBUBq1XtDX8Mw1AeYzxFG7rLAUIEs#Echobox=1588958900

Jean Le Dû (photo Ouest-France)

Jean Le Dû (photo Ouest-France)

Disparition du linguiste Jean Le Dû

Professeur de breton et celtique à Université de Bretagne occidentale à Brest, il était connu comme spécialiste de dialectologie mais aussi pour avoir écrit « Du café vous aurez ».

Christian Gouérou, Ouest-France, 6 mai 2020

Il était connu du public pour avoir écrit en 2002 un livre pionnier, sous le titre Du café vous aurez, un inventaire des mots et des tournures que l’on peut entendre dans notre région et qui constitue le premier dictionnaire du français de Basse-Bretagne indique Fañch Broudic, journaliste et chercheur.

Jean Le Dû, professeur émérite de breton et de celtique à Université de Bretagne occidentale à Brest et membre du Centre de recherche bretonne et celtique, est décédé ce mercredi à Saint-Quay-Portrieux, à l’âge de 82 ans. Originaire de Plougrescant dans les Côtes-d’Armor, après des études d’anglais à Rennes, il choisit de consacrer sa thèse d’État au breton du Trégor tel qu’il se parle à Plougrescant, dont il a extrait la matière d’un dictionnaire breton français et français breton en deux volumes de 500 pages, paru en 2012 rappelle Fañch Broudic.

Le journaliste précise : Jean Le Dû était un spécialiste de la géographie linguistique et de dialectologie. Il a dirigé les enquêtes de terrain en vue de la réalisation Nouvel atlas linguistique de la Basse-Bretagne. Sa compétence était reconnue à l’international, puisqu’il a été le directeur de la partie celtique de l’Atlas Linguarum Europae. Il a pris une part déterminante à la réalisation de l’Atlas linguistique des Petites Antilles concernant les parlers créoles, notamment ceux de Saint-Barthélémy, la Guadeloupe et Martinique.

Avec son collègue Yves Le Berre, Jean Le Dû a mené très tôt une réflexion sur les rapports entre langue et société en Bretagne. Ils en sont venus à forger le concept de badume (du breton ba' du-mañ, chez nous) pour qualifier les parlers familiers ou de proximité.

Comme il avait appris le gaélique à l’occasion d’un long séjour en Irlande, il avait traduit en français depuis cette langue l’histoire de la vie d’un personnage étonnant de l’Irlande du XXe siècle, Micil Chonrai, dans un ouvrage qui n’avait même pas encore été traduit en anglais"

Partager cet article

Repost0
10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 07:38

A Morlaix, il n'y a plus que le foyer du Jarlot à avoir quelques places d'hébergement d'urgence, et encore pas libres en permanence, du fait de la fermeture pendant le Covid de deux hôtels qui travaillaient avec le 115 à Morlaix et St Martin des Champs, du refus des autres d'accueillir des personnes envoyées par le 115 (dans cette période du moins), et de l'incapacité à trouver une structure qui veuille bien gérer l'accueil ponctuel et pour quelques personnes par semaine seulement en auberge de jeunesse pour des personnes en besoin d'hébergement d'urgence..

C'est extrêmement dommageable et assez révoltant aussi qu'on ait pas pu trouver une solution en 2 mois de temps depuis le début du confinement...

Plusieurs personnes en besoin ont été déroutées" vers Landivisiau, Roscoff...

La ville et l'Agglo ont été interpellées sur cette situation, par moi entre autres au début du confinement, mais rien ne s'est débloqué en 2 mois. Tu parles d'une efficacité pour soulager humainement l'extrême précarité!

Ismaël Dupont - 10 mai

Photo Le Télégramme - Le planning familial s’alarme du manque de places en hébergement d’urgence

Photo Le Télégramme - Le planning familial s’alarme du manque de places en hébergement d’urgence

Publié le 09 mai 2020 - Le Télégramme, 9 mai

Le planning familial s’alarme du manque de places en hébergement d’urgence

 

Depuis le début du confinement et la recrudescence des besoins d’hébergement d’urgence liés aux violences interfamiliales, le planning familial de Morlaix s’alarme d’une pénurie de places d’accueil dans le pays de Morlaix. « Il n’y a plus de places à Morlaix, sur le Pays de Brest ça devient critique et les personnes et un appel récent d’une femme du pays de Morlaix a dû être basculé sur l’Abri côtier, dans le Sud-Finistère, loin de chez elle », explique la bénévole du planning familial.

Foyer complet, établissements relais fermés
En effet, depuis le début du confinement, le CHRS, qui a un rôle d’évaluateur en cas d’appel du 115 affiche complet : les quatre places d’urgence au foyer du Jarlot et les deux chambres individuelles sont occupées. Les fermetures de certains établissements en raison de la crise sanitaire compliquent leur mission. L’auberge de jeunesse et l’Hôtel de l’Europe qui sont d’ordinaire le relais du CHRS pour les appels au 115 sont fermés. Dans le centre-ville de Morlaix, l’Hôtel du Port est lui resté ouvert. A minima. Il fonctionne avec une activité extrêmement réduite et sur des horaires d’ouverture restreints, pour accueillir quelques médecins remplaçants de l’hôpital et des ouvriers qui refont la piste du stade Aurégan , mais ne travaille pas avec le 115. À Saint-Martin-des-Champs, le gérant de l’hôtel The Originals, ouvert a minima (sans repas ni petits-déjeuners), se dit pour sa part « prêt à répondre à des demandes éventuelles du 115 ». Mais ces dernières semaines, le CHRS explique « ne plus recevoir de demandes, car le centre régulateur du 115 sait qu’il n’y a actuellement plus de places sur le pays de Morlaix ».

Appel aux hébergements alternatifs
Un manque d’appels qui inquiète également les bénévoles du planning familial. « D’ordinaire, on reçoit des appels réguliers. Depuis quelques semaines, ils sont devenus quasi inexistants ». Pour cette raison, le Planning familial, qui relaie localement les appels à l’aide au 119 (personnes victimes de violences) vers les demandes d’hébergement d’urgence du 115, essaie de trouver dans le cadre du confinement des alternatives aux nuitées hôtelières. Plusieurs conventions ont été passées, ou sont en bonne voie, avec des communes (Saint-Rivoal, Scrignac, Botmeur…) qui mettent à disposition gracieusement des chalets ou gîtes communaux. « Des gîtes, souvent grands, plus adaptés à une femme avec enfants, ou à des personnes sans papier, qu’une chambre d’hôtel », souligne la bénévole.

Conventions possibles avec le 115
Elle informe aussi qu’au regard de la situation sanitaire, tous les gîtes classés Gîtes de France - actuellement interdits à la location saisonnière - peuvent bénéficier d’une convention avec le 115, c’est-à-dire être payés, dans le cadre d’une mise à disposition des lieux pour de l’hébergement d’urgence, qui permet de reloger les personnes temporairement et pas trop loin. C’est le choix qu’ont déjà fait des propriétaires privés de gîtes sur les communes de Saint-Jean-du-Doigt et Brennilis.

En cette période particulière, le planning familial espère que ces initiatives pour favoriser l’hébergement d’urgence trouvent un écho solidaire sur le territoire.

ContactPermanence téléphonique du planning familial : tel 06 41 27 57 40, SMS possibles.

Partager cet article

Repost0
7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 08:39
Communiqué du PCF Finistère -  Nous voulons d'une reprise d'école qui fasse sens (6 mai 2020)

Communiqué du PCF Finistère -

6 mai 2020

 

Nous voulons d'une école qui fasse sens, c'est pourquoi nous remettons en cause le bien-fondé d'une reprise de l'école prématurée, dans des conditions dégradées et inégalitaires, anxiogènes pour les enfants, les équipes éducatives et les familles

L'épidémie du Covid-19 et la fermeture des établissements scolaires liées aux contraintes de confinement ont mis en avant toute l'importance de l'école. L'école doit être reconnue comme bien commun indispensable à tous, et doit faire l'objet d'investissements qui permettent de faire face aux inégalités d'accès à la réussite et à l'ambition collective d'une culture commune de bon niveau pour tous nos jeunes. Ce ne sont pas les choix budgétaires et économiques du gouvernement actuel.

En ce sens, l'attitude de Macron et de son gouvernement est irresponsable : l'annonce d'une date de réouverture des écoles ne s'accompagne d'aucune véritable politique pour rendre cette reprise possible dans des conditions acceptables et égales pour toutes et tous ! L’État se défausse sur les collectivités territoriales, les directions d'écoles, les enseignant.es, les familles et laisse les enseignant.e.s dans l'inquiétude la plus profonde. La situation est chaotique, dantesque: les préconisations se suivent et ne cessent de se contredire, à l'image d'un gouvernement qui a fait la preuve de son incompétence et qui confond communication à l'emporte pièce et action sérieuse dans toute cette crise du Covid-19.

A chacun de bricoler avec les moyens du bord, quitte à provoquer une relance de l'épidémie...

Les avis du Comité scientifique sur le caractère prématuré de la date du 12 mai pour une reprise de l'école n'ont pas été pris en compte, pas plus que l'avis des organisations syndicales enseignantes en France, en Bretagne et dans le Finistère, ou l'avis du CHSCT (comité hygiène et sécurité) et d'une association de parents importante comme la FCPE.

Les équipes éducatives se sentent trahies par l'éducation nationale et leur ministre. On ne répond à aucune de leurs interrogations, par exemple sur la comptabilité d'un maintien du travail à distance avec les temps d'apprentissage en présence des élèves. Les directeurs-ices d'école vivent une période très douloureuse où ils/elles sont balloté.es entre des discours très éloignées de leurs problématiques de terrain et des réalités pédagogiques.

Le retour des enfants en classe est avant tout pour le gouvernement un levier de la reprise générale de l'activité économique dans le pays et un moyen de contrainte sur les salariés. Mais il ne faut pas mentir aux parents, aux enfants et aux équipes éducatives... En vérité, ce n'est pas pour des raisons de lutte contre le décrochage scolaire, d'efficacité pédagogique, d'intérêt des enfants, que l'école reprend à la mi mai. Sinon, comment expliquer que ce gouvernement n'ait absolument rien fait en matière sociale pour les familles en situation de grande précarité et de fragilité depuis le début du confinement alors qu'il débloque des dizaines de milliards pour les acteurs économiques ? Il y a une imposture et un mensonge fondamental à vouloir investir l'école d'une fonction que l'Etat est incapable d'assumer.

Quelle mobilisation exceptionnelle des aides, des services sociaux, des éducateurs, des moyens de liens avec les familles et les jeunes par la puissance publique pour répondre à la question de l'isolement et de la précarité des familles ? L’État n'a même pas été capable de mobiliser des moyens contre la fracture numérique pour rendre possible pour tous les enfants, toute les familles, le travail à distance pendant la durée du confinement, par l'aide à la mise à disposition de matériel informatique.

Quel sens cela a t-il d'un point de vue éducatif de faire reprendre les plus jeunes et pas les 4e et 3e, les lycéens, les étudiants, dont la rentrée n'interviendra pas avant juin ou septembre ? Quelle liberté laisse t-on vraiment aux parents si l'ouverture de l'école de leurs enfants leur enlève toute possibilité de dérogation et d'aménagement de travail à distance pour garder leurs enfants ? Comment se propose t-on d'assurer une continuité de la prise en charge scolaire des enfants en situation de handicap ?

Le gouvernement, tout à sa volonté de réouvrir au plus vite les écoles fait reposer sur les équipes pédagogiques et sur les parents d’élèves l'entière responsabilité de la reprise des cours.

Il se contente de faire circuler un protocole sanitaire de 54 pages qui montre bien à quel point la « rentrée » des classes pose, dans la situation actuelle, un problème majeur. Ce protocole sanitaire qui s'impose aux directions d'école et aux collectivités de référence est par bien des aspects inapplicable dans des conditions réelles, et il est basé sur l'hypothèse d'une reprise d'une partie des élèves seulement. Les moyens d'application ne sont aucunement garantis par l’État, par la mise à disposition de personnels et de locaux adaptés, de matériel de protection, ce qui fait que les dispositions prises localement, y compris sur l'offre de scolarité proposée aux enfants et aux familles d'une école à l'autre, vont être extrêmement disparates et inégalitaires.

Ce protocole sanitaire apparait comme un  parapluie géant et illusoire dressé par l’État et le ministère de l'éducation nationale pour dire aux écoles, aux collectivités locales, confrontées aux injonctions les plus contradictoires : « c'est pas moi, c'est votre responsabilité, c'est votre faute ».

Et cela en dehors de tous moyens supplémentaires attribués encore une fois... Ce protocole sanitaire risque de conduire à vider de nombreux enseignements d'une grande part de leur sens, comme en EPS (éducation physique et sportive), et à brouiller le sens de l'école pour les enfants, les familles, les enseignant.es, particulièrement pour les classes du premier degré. 

En maternelle par exemple : distance d’un mètre entre les élèves, pas de jeux collectifs, pas de coins jeux pour les petits, pas de proximité physique possible, lavages de mains à répétition, désinfection des objets, de locaux… D’emblée, il apparaît évident que les conditions d’accueil seront impossibles à tenir quand on connait la vie réelle d’un établissement qui reçoit des enfants., ce que dénoncent les syndicats de l’enseignement dans une courrier adressé le 4 mai à la Directrice académique du Finistère (SNUIPP, SUD Éducation, CGT éduc-action, SNUDI-FO). Quelle empathie a t-on vis-vis des petits en leur imposant ces conditions de reprise stressantes qui ruinent les efforts de construction pédagogique inclusive des enseignant.es ?

L'école transformée en caserne ou colonie pénitentiaire, est-ce encore l'école? Les équipes éducatives ont besoin de temps pour organiser une rentrée pour tous les élèves, et qui fasse sens. Les conditions de la reprise à la mi mai vont encore accroître les inégalités et les déséquilibres sociaux et territoriaux face à l'école. Il se pourrait même que le gouvernement cherche à instrumentaliser la crise sanitaire pour imposer son projet néo-libéral pour l'éducation : une école à la carte, différente d'un territoire à l'autre, d'un élève à l'autre.

Le Parti communiste qui a proposé un plan d'urgence pour l'éducation en 17 propositions veut d'une reprise scolaire qui n'exclue pas plus de la moitié des élèves et ne conduise pas à une caricature d' « école » , et d'une rentrée dans des conditions préparées par les acteurs de l'éducation qui savent ce qu'est un élève et une classe, discutées démocratiquement, sans exclure les familles, les personnels, les collectivités.

Les communes tentent de s'adapter comme elles le peuvent dans le Finistère, en se souciant d'impliquer les conseils d'école, les personnels éducatifs et les parents dans la réflexion sur la reprise des écoles dans le premier degré. Nous saluons l'effort actuel de nombre d'entre elles dans des conditions rendues complexes par les responsabilités que n'assume plus l’État. Il serait souhaitable qu'elles soient prochainement en mesure de débloquer des moyens, avec l'appui de l’État, pour l'organisation des temps périscolaires, la mobilisation des éducateurs et animateurs des villes, des locaux et infrastructures des activités culturelles et sportives, et l'intégration progressive du maximum d'enfants.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE


Le PCF propose un plan d’urgence pour l’Éducation et verse 17 propositions au débat


L’annonce de la date du 11 mai pour la réouverture des écoles ne s’accompagne d’aucune véritable politique pour rendre cette reprise possible ! L’État se défausse sur les collectivités territoriales et sur les familles. À chacun de bricoler avec les moyens du bord, quitte à provoquer une relance de l’épidémie... Pourtant, l’argent existe : le gouvernement trouve des milliards pour renflouer les grands industriels, mais pas pour garantir de bonnes conditions d’enseignement et d’apprentissage pour tous les enfants ?
Si, dans l’immédiat, les établissements scolaires doivent rouvrir, ce n’est que pour permettre de réels apprentissages et non pour être un mode de garde en direction des enfants des familles qui n'ont pas d'autre choix que de retourner travailler. C'est à l'école qu'on apprend et qu'on progresse, avec l'ensemble des élèves et des adultes dont c'est le métier.

Le PCF propose un plan d’urgence pour l’Éducation. Il se décline en 17 propositions que le PCF verse au débat.

1/ L’Éducation de toutes et tous, une responsabilité nationale
2/ La priorité : assurer la sécurité sanitaire pour enrayer l’épidémie
3/ Des moyens matériels et humains dés maintenant et pour la rentrée prochaine
4/ Stop aux mensonges, au mépris, à la maltraitance : pas de mesures d’urgence sans implication de tous les acteurs

Vous trouverez ci-joint le document complet du plan d’urgence pour l’Éducation.


Parti communiste français,

Paris, le 6 mai 2020.

Partager cet article

Repost0
6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 12:21
La Danse (1925) - Picasso

La Danse (1925) - Picasso

Ce printemps, la musique n’est pas à la fête, et pourtant…

 

48e jour de confinement. Opinion.

Chronique d’un échange entre un artiste et un pacifiste, confinés en Finistère et en Ille-et-Vilaine.

 

... avant les annonces du 6 mai du président Macron sur la culture.

 

Point n’est besoin d’attendre les annonces de l’Élysée de ce mercredi concernant la culture, dont nous devinons déjà la nature gestionnaire et administrative. Encore une fois, on annonce des annonces. Nous avons de la part de nos responsables politiques surtout des mots, des éléments de langage, néanmoins accompagnés de mesures exceptionnelles décidées de manière autoritaire, sans concertation véritable, des outils qui ont pour nom : décrets, lois, ordonnances, règlements, brigades, amendes, sanctions, directives, circulaires… Alors que nous manquons de masques, de tests et de respirateurs, d’aide aux personnes âgées ou à risque. Face à ces lacunes, pour certaines inadmissibles, quelle signification donner, au-delà du respect nécessaire des consignes sanitaires, à l’expérience de discipline et civisme des citoyens, face à un test d’obéissance et de soumission à l’autorité, « inédit » comme l’affirme le cinéaste Gérard Mordillat. Un test qui est renouvelé et réinventé de jour en jour au fil des annonces médiatiques du Président et du Gouvernement. Ce test va t-il se poursuivre encore longtemps selon la dynamique de surenchère et à grand renforts de moyens technologiques contrôlés par le pouvoir. Tout ceci renforce chaque jour un autoritarisme exagéré et pas forcément responsabilisant. Nous sommes citoyens, nous attendons des mesures sanitaires s’appuyant sur le code de la santé publique et pas des mesures autoritaires voire militaires découlant d’un régime d’exception prolongé susceptible de porter atteinte aux libertés individuelles et collectives et qui peut être l’antichambre d’une défaillance politique et démocratique

La musique (et l’art en général) est souvent qualifiée de langage universel. Les artistes pratiquent un internationalisme au quotidien, mélanges de traditions, de cultures, de nationalités: aujourd’hui le contrôle de la circulation des individus, le système de visas et contrôle des frontières, remet en cause toute une pratique d’échanges à laquelle nous étions naturellement habitués et attachés.

 

Dans les professions du spectacle, l’anxiété prime du fait :

  • des informations de l’Etat, désordonnées, incomplètes et souvent incohérentes concernant cette branche d’activités sans cadre ni perspectives réfléchies,

  • que l’introduction d’une date butoir de dé-confinement amène une série de questions anxiogènes, car n’apportant que des questionnements et peu de réponses à court terme

  • qu’aux interrogations sans réponses concernant l’avenir de la culture en tant qu’activité à part entière de notre société, s’ajoute la certitude et la conscience de la communauté artistique que cet épisode va générer de nombreuses victimes, des dommages collatéraux, psychosociaux qui concerneront d’ailleurs toutes les professions, toutes les tranches d’âges, toutes les classes sociales à l’heure où des disparités et inégalités sont déjà identifiés et où des professions entières sont déjà en situation de survie.

 

Un battement d’aile d’un papillon matérialisé par un morceau d ’ARN parvenu de Chine ou peut-être d’Amazonie, nous a fait découvrir ici que de grands événements annuels parfois festivaliers, de grandes machines à l’origine de produits culturels à succès se sont effondrées. Demain la culture saura-t-elle, comme cela a été le cas tout au long de l’histoire, s’inventer, s’adapter ?

« Gouverner c’est prévoir », dit la maxime. Notre président semble suivre d’autres préceptes, ce que la gestion des masques, des tests et la gestion l’hôpital semble confirmer.

Pouvoir, rôle de l’art et de la musique en particulier, pour créer du lien social, de la résilience, de la capacité à rapprocher. Qu’en est-il quand on parle de distanciation physique et de distanciation sociale ?

Le numérique présenté comme solution quasi universelle, même dans le domaine de la culture, permettra-t-il d’aller au-delà de cette nouvelle forme de pensée unique qu’induit le numérique, via ses applications, alors que les grandes firmes qui y sont au centre exercent à la vue de tous, un contrôle qui se déploie de la Silicon Valley jusqu’à Versailles ?

Alors que la logique du « clic », adapté à une gestion qui ne reconnait que le « j’aime – j’aime pas», favorise un modèle de pensée binaire par excellence qui ne semble pouvoir comptabiliser que des sommes de clics ? Par contre, parallèlement et subrepticement, il permet de tracer à travers des algorithmes secrets, des réalités plus individuelles, plus complexes et de les exploiter au bénéfice d’un marché et des profits qui vont avec.

Quand une vidéo qui recueille de nombreuses vues, (nous parlons seulement de ‘vues’ pas de lecture), devient ‘virale’ (tiens, tiens) il y a de quoi s’interroger.

Les artistes et les intermittents dans la diversité de leurs métiers sont souvent des travailleurs invisibles de la culture et du spectacle vivant, comme l’est la production non quantifiée des richesses produites par les bénévoles de nos associations, les militants, tous ces enthousiastes et passionnés divers. Ces productions de richesses n’ont pas leur place dans la notion de PIB dont le calcul ne répond qu’à des règles comptables étriquées.

Notre modèle culturel productiviste doit être questionné afin d’inventer quelque chose de nouveau, et non pas reproduire systématiquement ces événements rituels, saisonniers et touristiques, prioritairement économiques, d’un monde d’avant. Comment prendre en compte des échelles plus humaines, plus diversifiées et originales, en respect de tous les talents d’ici ou d’ailleurs dans la recherche permanente de la beauté et de la qualité ? Comment ancrer les créations dans leurs territoires avec leurs identités, leurs spécificités, leur caractère plus populaire ? Comment développer les échanges internationaux actuellement gelés mais pourtant nécessaires pour faire vivre les créations multiculturelles, les échanges et coopérations facteur de qualité, de compréhension mutuelle, de respect et de paix.

Construire la paix ne se fera jamais sans la culture, l’éducation, sans ces artisans de l’art, ces femmes et hommes dont le domaine est « les œuvres de l’esprit, du corps, du geste, de la parole… », alliés à tous ces bénévoles, militants, passionnés qui les accompagnent. Ce qui implique des choix budgétaires de l’Etat : de nouvelles armes nucléaires ou culture et bien-être ? Il est certain que la pensée, la créativité, l’engagement citoyen ne vont pas connaître de récession mais vont être confrontées à des obstacles économiques voire antidémocratiques, créant des difficultés inédites quant à leur expression et diffusion. Il est urgent de réfléchir ensemble pour mieux réagir et agir.

 

Tout comme la liberté et la démocratie, la pensée et l’art ne peuvent pas, ne doivent pas être confinés.

 

Pol Huellou,

Artiste musicien, syndicaliste

 

Roland Nivet,

Militant pour la Paix en Bretagne.

 

 

Pol Huellou et Daniel Le Bigot à la fête du Viaduc 2018

Pol Huellou et Daniel Le Bigot à la fête du Viaduc 2018

Roland Nivet

Roland Nivet

Partager cet article

Repost0
6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 04:47
Commande massive de masques pour la grande distribution - communiqué de la section du PCF Carhaix-Huelgoat

Communiqué de la section du PCF Carhaix-Huelgoat

L’indignation est à la hauteur du scandale. La grande distribution a stocké depuis 5 semaines 500 millions de masques chirurgicaux.

Alors que les professionnel(le)s de santé en sont dépourvu il est ahurissant, violent, que ces enseignes, sans vergogne, les mettent sur le marché.

Le fric toujours le fric ! Où sont leurs belles envolées, remerciant ceux et celles qui sont en première ligne, les assurant de leur soutien.

Décidément aujourd’hui est comme hier et augure mal de demain.

Les communistes de la section PCF de Carhaix Huelgoat appellent les consommateurs à boycotter l’achat de ces masques. L’État devrait intervenir et saisir ces stocks car le manque de masques est toujours d’actualité pour le personnel soignant.

Pour les communistes, face au risque sanitaire, la santé n’a pas de prix : L’Etat doit prendre en charge la gratuité des masques.

Partager cet article

Repost0
3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 06:23
communiqué du SNUipp-FSU 29 (2 mai 2020)  : "rentrée" des classes du 12 mai:  stop au mensonge!

Voici un communiqué de presse important du SNUipp-FSU 29, syndicat majoritaire dans le premier degré nationalement et dans le Finistère,  sur les conditions de la rentrée des classes imposée au 12 mai.

Communiqué du SNUipp-FSU 29 : stop au mensonge.

2 mai 2020

La reprise de l’école devrait être une bonne nouvelle, elle devait signifier la fin de la phase aiguë de
la crise sanitaire. Elle était attendue par toutes et tous.
La date du 12 mai a été annoncée de façon unilatérale, contre même l’avis du conseil scientifique,
de l’OMS… Partout les directions d'école et les équipes tentent de l’organiser, alors même que
pour l’heure, rien n’est très clair entre les discours au sommet de l’État et les déclinaisons que
cherche à poser le recteur. Dans certaines communes, les mairies n’ont pas encore pris contact avec
les directeurs et directrices qui naviguent à vue, alors même que la responsabilité de cette reprise
leur incombe.
Le protocole sanitaire nous oblige à faire respecter les gestes barrières et le respect du mètre de
distance entre les enfants. Si nous devons adapter l’accueil dans une perspective de crise durable,
nous exigeons qu’un discours de vérité soit tenu aux enseignants et aux familles. Exiger d’enfants
de rester à 1 mètre les uns des autres, de ne pas utiliser les jeux de classe, de rester sans bouger,
induit une maltraitance contraire aux droits de l’enfant. C’est aller contre leur nature même. Ça sera
une école sans que le maître ou la maîtresse puisse consoler un chagrin, sans que l’AVS d’un élève
puisse l’aider à organiser son travail, sans secret glissé à l’oreille, sans échange de carte de jeu, sans
jeu de ballon sur la cour, … Ce n’est pas tenable.
En l’absence de la possibilité d’assurer la santé et la sécurité de tous, le SNUipp-FSU 29 demande
de reporter cette rentrée afin de laisser à chaque équipe la possibilité de la préparer correctement.
Dans la précipitation actuelle, le protocole de reprise ne pourra être respecté à 100% en ce qui
concerne les gestes barrières et la distanciation.
Donner la responsabilité d’une éventuelle contamination à un enseignant qui ne pourra pas respecter
un protocole intenable, procure un malaise extrême dans notre profession. Si les gestes barrières
étaient suffisants nous n'aurions pas eu besoin de nous confiner pendant 2 mois .
En imposant une rentrée mal préparée et dans un délai contraint, les autorités devront prendre la
responsabilité de l’impossibilité du respect de l’ensemble des gestes barrières induite par une
reprise des cours. Nous voulons un discours de vérité pour assurer les personnels de la prise en
charge des responsabilités de l'Etat, que le protocole sanitaire ne soit pas un parapluie qui décharge
son concepteur au détriment du personnel. L'état doit prendre des engagements vis à vis de notre
protection et nous assurer de son entière responsabilité.
Le SNUipp-FSU au niveau national a pris soin de déposer une alerte sociale à compter du 11 mai et,
afin d’éviter tout retour précipité, il accompagnera les enseignants et enseignantes sur les modalités
d’usage du droit de retrait et du droit d’alerte.

 

Sabrina Manuel, secrétaire départementale SNUipp-FSU 29

et Antoine Gauchard

Partager cet article

Repost0
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 14:42
Du 1er au 11 mai, soutenez les batailles du Parti communiste en participant à la grande souscription du muguet virtuel

Cher-e-s toutes et tous,
 
Même confiné.e.s, nous pouvons être actifs et actives, utiles à nos idées de justice sociale. Le 1er mai, faisons-nous entendre sur les réseaux sociaux et à nos fenêtres avec nos revendications, nos coups de gueule, nos propositions.


Le covid-19 n’est pas, comme beaucoup voudrait nous le faire croire, le déclencheur de tous les maux auxquels nous sommes confrontés actuellement et que nous devrions subir demain, il n’en est que le révélateur, il ne fait que mettre en exergue les inégalités et  l’importance des professions très féminisées : infirmières (87 % de femmes) et aides-soignantes (91 % de femmes), mais aussi des aides à domicile et des aides ménagères (97 % de femmes), des agentes d’entretien (73 % de femmes), des caissières et des vendeuses (76 % de femmes), ce sont aussi des enseignantes (71 % de femmes) . Il s’agit de tous ceux et celles qui servent le bien commun, ceux et celles qui ont été méprisé.e.s par les néo-libéraux au pouvoir.
 
Or on le voit bien les champions du capitalisme ultra libéral qui  dirigent actuellement le monde (dont beaucoup sont adeptes du repli nationaliste) sont à la manœuvre pour revenir au plus vite à la situation d’avant.
 
Pour ce faire, ils engagent des politiques visant à obtenir des consensus pour faire accepter (au nom de la lutte contre « l’ennemi commun le covid-19 » et pour sauver l’économie) toujours plus de sacrifices (même au prix de vies humaines) allant même jusqu’aux privations de certaines libertés et à la remise en cause des droits sociaux.

Ils veulent faire payer l'ardoise aux travailleurs et aux travailleuses , à ceux et celles là-même qui ont été en première ligne pendant la crise du Covid-19 et qui ont été fragilisé.e.s par des décennies de casse des services publics, de la Sécu, des droits sociaux.


Les communistes le savent bien pour l’avoir toujours dénoncé, la situation d’avant était déjà de plus en plus intenable tant pour la planète que pour l’humanité toute entière. 9 milliardaires qui détiennent autant de patrimoine que 3,7 milliards de femmes et d'hommes, des millions de pauvres dans des pays riches, des milliards de dividendes versés aux actionnaires en échange de la pression sur les salarié.e.s, les salaires, les emplois, des démocraties muselées, la toute puissance des milliardaires, des multinationales cotées en bourse, des banques et des sociétés d'assurance, et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes?
 
Non, évidemment, la Sociale, la lutte des classes, le combat international et internationaliste pour la défense des travailleurs sont toujours à l'ordre du jour!

D’où notre responsabilité en tant que communiste pour d’une part endiguer ce scénario mortifère et d’autre part montrer que nos idées telles que Marx et d'autres les ont conçues sont toujours d'actualité.
 
Il est possible de faire en sorte que dans ces conditions inédites le premier mai continue à porter des luttes et de revendications: lutte pour lutter contre la pauvreté, l'approfondissement des inégalités, défendre les droits des salariés, les libertés démocratiques, les services publics, l'hôpital, pour des conditions de vie décentes dans les EHPAD, pour les étudiants, etc.

Le PCF porte de nombreuses propositions pour protéger les travailleur·euse·s et leur rémunération parmi lesquelles la mise à disposition d'équipements de protection, l'indemnisation à 100 % du chômage partiel, l'augmentation du smic de 20 % et des plus bas salaires, augmentation des minima sociaux et pensions en conséquence, le retrait de la réforme inique de l'assurance chômage, la relance de notre souveraineté alimentaire et d'une agriculture de qualité relocalisée garantissant une alimentation saine pour tous.

Covid-19 : Nombre de nos concitoyens subissent les lourdes conséquences de la crise, nous proposons des mesures économiques d'urgence pour les protéger.

Pour lire nos 75 propositions ➡️ https://bit.ly/3clrZDY

 
Le plan de déconfinement  annoncé le 28 avril par le premier ministre, sans consultation et construction collective préalable, et voté dans la foulée avec les seules voix du groupe de la LREM est à la fois flou et dangereux. Il ne comporte aucune mesure forte sur les moyens financiers à mobiliser: lutte contre l'évasion fiscale, rétablissement de l'ISF, taxation des revenus financiers.
 
Alors que selon Henriette Steinberg du Secours Populaire, le nombre de personnes en dessous du seuil de pauvreté dans notre pays pourrait augmenter de 9 millions à 12 ou 13 millions dans ce contexte de crise du Covid-19, et le retour intolérable de la faim, le plan du gouvernement ne comprend aucun plan de lutte contre la pauvreté ambitieux (aide pour les loyers et les charges, soutiens aux organismes HLM, contrôle des prix dans la grande distribution, aides directes aux familles, suspension de la réforme de l'assurance chômage, aide aux artisans, commerçants, auto-entrepreneurs, intermittents du spectacle, étudiants salariés précaires lourdement impactés par le confinement).
 
L’État se défausse sur les mairies, les collectivités, les entreprises, les associations, les écoles, d'une grande partie des responsabilités qu'il n'assume plus, en terme de santé publique et de normes et de moyens d'une reprise d'activité dans des conditions minimales de sécurité. C'est le grand flou sur l'accès aux tests, aux masques, sur les conditions effectives de la reprise de la scolarité. L'école "facultative" met les parents devant des responsabilités difficiles à assumer sur le retour ou non de leurs enfants à l'école, alors qu'ils ne connaissent pas les conditions effectives qui seront celles de la reprise après le 11 mai.
 
On ne sait pas non plus si les salariés du public et du privé seront sanctionnés s'ils continuent à vouloir rester à la maison pour garder leurs enfants. Alors que le fond de capitalisation pour les grands groupes ne parait pas devoir être utilisés avec des vraies conditionnalités sur l'emploi, le gel des licenciements, la lutte conte l'évasion fiscale, les fonds d'aides aux PME, artisans, commerçants, restaurateurs, ne semblent pas suffisants, ni s'accompagner de pressions suffisantes sur les banques et les assurances pour l'accès au crédit et aux indemnisations. L'exécutif étale ses défaillances dans tous les domaines tout en continuant à avancer sur son agenda de restriction des libertés publiques (prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'à mi-juillet) et de maintien dans le temps des dispositifs dérogatoires au droit social.
 
Les Français sont nombreux à ne pas faire confiance à ce gouvernement pour gérer la crise et ils ont raison. Les ARS et les préfectures ont beaucoup de mal à apporter des réponses aux collectivités, en première ligne pour compenser les carences de l’État, et à qui on n'a pas encore débloqué de moyens supplémentaires pour faire face à leurs dépenses nouvelles pour assurer la solidarité et la protection des citoyens. 

 
La crise sanitaire, marquée par les mesures de confinement et de distanciation physique, conduit comme vous le savez à l'interdiction de la vente du muguet, des manifestations syndicales dans la rue le 1er mai, et des fêtes du Parti communiste de Morlaix et Brest qui permettent, en plus d'être de beaux moments festifs de fraternité, de débats politiques, de financer une partie de l'activité politique. 
 
Pour tenter de compenser au mieux la perte financière que la vente représente pour les fédérations et les sections, le Parti communiste a donc réalisé un visuel symbolique, un brin de muguet virtuel, associé à une souscription. Cela permet aux adhérent·e·s, aux sympathisant·e·s, à toutes celles et ceux qui sont attaché·e·s à soutenir les combats sociaux, démocratiques et humains de notre parti le 1er mai de le faire à nouveau cette année, malgré le confinement.
Nous appelons tous ceux qui le souhaitent à participer à cette souscription mais bien sûr aussi à la partager auprès d'ami·e·s, de contacts, de collègues, de voisin·e·s, afin de permettre à toutes et tous celles et ceux qui nous sont proches de contribuer financièrement à nos actions pour défendre les droits des travailleur·euse·s.
 
Cette souscription est ouverte entre le 1er mai et le 11 mai.

https://www.pcf.fr/le_muguet_du_1er_mai.

Le paiement se fera par carte bancaire.
 
Pour une participation à la souscription et un paiement par chèque, libellez le chèque à l'ordre de l'ADF PCF 29, et indiquez l'adresse de la fédération: PCF Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 Brest.
 
L'identification de l'adresse postale lors des dons en ligne permettra de reverser tout l'argent récolté de Finistériens à la fédération du PCF Finistère.

Bien fraternellement,

PCF Finistère, 29 avril 2020

Du 1er au 11 mai, soutenez les batailles du Parti communiste en participant à la grande souscription du muguet virtuel

Partager cet article

Repost0
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 04:00

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011