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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 18:19
 Eric Pelennec, sur la photo l'homme au béret à l'étoile rouge, entouré de ses copains du stand du PCF 29 à la fête de l'Huma

Eric Pelennec, sur la photo l'homme au béret à l'étoile rouge, entouré de ses copains du stand du PCF 29 à la fête de l'Huma

Nous avons eu la grande peine d'apprendre de nos camarades brestois la mort de Eric Pelennec.
Malgré son combat face à la maladie celle ci l'a emporté hier après-midi.
Jean-Paul Cam, secrétaire de section du PCF à Brest, présente ainsi cet homme au grand cœur qui va nous manquer, vraiment, avec son humour et sa générosité:
" Responsable syndical de la CGT des agents communaux, militant
communiste de premier plan , défenseur du journal l'Humanité , militant associatif ,sportif de haut niveau Eric alliait la fraternité et la pertinence de l'analyse politique. Jusqu'au bout Eric s'est mobilisé pour son idéal. La section du Pays de Brest présent à Aline, à ses enfants et toute la famille ses condoléances fraternelles".
C'est une nouvelle qui nous émeut beaucoup. Eric est quelqu'un que nous avons eu l'occasion de beaucoup apprécier et admirer dans son volontarisme, sa joie de vivre, son fort caractère mêlé à une vraie gentillesse, perçue notamment à la fête de l'Huma, grand moment de fraternité.
Eric s'est dépensé pour notre stand du Finistère à la fête de l'Huma Paris, réaménageant une caravane bénévole avec des copains, stand dont il était une des âmes et des piliers. Il part beaucoup trop tôt. On a l'impression que des gens comme lui sont invincibles, et pourtant!
Nous pensons fort à sa femme, Aline, à ses enfants, ses nombreux et chers amis et camarades de la CGT et du PCF.
Avec le décès d'Eric Pelennec, c'est un militant haut en couleur, très compétent, dévoué et sympathique qui nous quitte, un rassembleur et un entraîneur. Il va beaucoup manquer au stand du Finistère de la Fête de l'Huma et aussi aux Bretons de Paris, et à toute l'équipe des bénévoles bretons.
Les obsèques d'Eric auront lieu jeudi ,à 14 h 30 à la salle de Cérémonie du Vern à Brest

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 17:02
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A coeur ouvert, édition Bretagne - le journal santé du PCF - septembre 2020
A cœur ouvert – le Journal santé du PCF - Edition Bretagne -Septembre 2020
 
Sommaire :
"Ce n’est pas aux salarié-es et retraité-es de payer la crise !" - Daniel Blache- Collectif national des retraité-es PCF
 
"La mobilisation du Réseau Français des Fablabs contre la Covid 19". - Yann Le Pollotec, membre du CEN du PCF - Responsable national du PCF en charge de la Révolution numérique.
 
"Les combats de Marguerite Caudan" – Morbihan. Philippe Jumeau, Porte-parole du PCF Bretagne
Secrétaire Fédération PCF – Morbihan.
 
"Le Ségur de la Santé, une propagande politique" -  Dr Christian Brice, Urgentiste Centre hospitalier – Saint-Brieuc - Délégué régional de L’AMUF en Bretagne

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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 06:32
L'hommage du mouvement de la paix au peintre Yvon Le Corre
Roland Nivet pour le Mouvement de la paix rend hommage à Yvon Le Corre:
 
Le Mouvement de la paix rend hommage à Yvon Le Corre un citoyen, artiste et artisan pour la paix.
Le Mouvement de la Paix rend hommage à Yvon Le Corre décédé le 25 aout à Tréguier.
Il présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses amis.
Avec le décès d'Yvon certains militants perdent un ami. Le Mouvement de la paix perd un artisan de paix. Yvon a toujours apporté sa contribution aux luttes contre les guerres et pour la construction d'un monde de paix enfin humain et plus juste à travers son engagement personnel et citoyen mais aussi indissociablement de ses créations artistiques.
Sans être exhaustif citons quelques unes de ses actions comme un bateau pour le Vietnam, dont il fut une des chevilles ouvrières dans les Côtes-d'Armor et sur la Bretagne, mais aussi contre les armes nucléaires en particulier 1995 et en 1996 avec des initiatives artistiques marquantes dans le cadre du réseau artistes pour la paix devant la base de sous-marins nucléaires de l'île Longue, contre la guerre en Irak qui le conduisit à représenter à l'ONU et dans des meetings avec les pacifistes américains à New-York ceux qui en France voulaient empêcher cette guerre aux conséquences désastreuses et encore actuelles , la solidarité avec les centres antiguerre en Yougoslavie avec son affiche pour l'accueil de l'orchestre philharmonique de Sarajevo en Bretagne, puis aussi le soutien aux démocrates algériens avec sa magnifique toile réalisée en l'honneur de Matoub Lounès et présentée au concert organisé par les démocrates algériens au Zénith à Paris et plus récemment en étant solidaire avec toutes celles et tous ceux qui fuient les guerres et la misère dans leur pays à travers des actions de solidarité aux migrants et réfugiés.
Il a durant toute sa vie illustré le combat des artistes pour la paix et l émergence d'une culture de paix.
 
Le collectif Bretagne du Mouvement de la Paix.
 
Pour mieux connaitre Yvon Le Corre:
--
LE MOUVEMENT DE LA PAIX

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 06:13

Militant du Mouvement de la Paix (il l'avait représenté à l'ONU au moment de la guerre en Irak, avait participé à de nombreux rassemblements pour le désarmement nucléaire à Crozon), sympathisant communiste, qui avait été l'ami de Dédé Moat quand il vivait au port de Roscoff sur son bateau, Yvon Le Corre avait réalisé pour les communistes morlaisiens la fresque du Pont de la Corde exposée au local du PCF Morlaix.

C'était surtout un formidable artiste, qui enseigna le dessin et la peinture notamment à Titouan Lamazou, un aventurier, un passionné de mer, de voyages, d'explorations, quelqu'un qui sut vivre et créer avec une intensité remarquable. 

Nous avons appris ce matin par notre camarade Pol Huellou le décès d'Yvon Le Corre hier. Nous avons une pensée pour ses amis, notamment ceux du mouvement de la Paix (Pol Huellou, Roland Nivet), pour sa famille et ses proches. Et nous saluons chaleureusement le talent, l'originalité et les engagements de cet homme hors norme.  

Yvon Le Corre lors du vernissage de l’exposition de Tréguier, en juin dernier. (©Le Trégor)

Yvon Le Corre lors du vernissage de l’exposition de Tréguier, en juin dernier. (©Le Trégor)

Tréguier. Le peintre Yvon Le Corre est décédé

Le Trégor, 25 août 2020

https://actu.fr/bretagne/treguier_22362/treguier-le-peintre-yvon-le-corre-est-decede_35714337.html

Tréguier. Le peintre Yvon Le Corre est décédé

Le peintre Yvon Le Corre est décédé mardi 25 août. Deux expositions lui sont consacrées cet été dont une première dans sa ville, Tréguier.

Le peintre Yvon Le Corre est décédé, mardi après-midi, à Tréguier à l’âge de 81 ans.  Pour ses 60 ans de peinture, deux expos lui sont consacrées cet été à Lannion et à Tréguier. Il aura eu le temps de les voir. 

Lire aussi : Peinture. Yvon Le Corre expose à Tréguier et à Lannion

« Une vie de peinture et de mer ».  Ainsi peut se définir le parcours de ce peintre hors normes  » un peu anar sur les bords » comme il aimait à le rappeler.

Elève d’Emile Daubé

Né en 1939 à Saint-Brieuc, Yvon Le Corre a fait l’école des Beaux-Arts et fut l’élève d’Emile Daubé, dont la famille est à Trébeurden et qui créa le musée de Saint-Brieuc. 

Lire aussi : Yvon Le Corre affiche les mots de sa colère

Ce dernier le prend sous son aile :  » Il a donné un sens à ma vie » disait Yvon Le Corre. 

Dès lors, il sera un peintre et un infatigable baroudeur. De l’Antarctique au Spitzberg, des Caraïbes à Madagascar, un carnet à la main, il croque, saisit, trace. 

Coup de coeur et combats

Une vie d’aventures mais aussi d’engagements, de coups de coeur et de combats. Il a refusé deux fois d’être peintre de la Marine, tout comme il a décliné la médaille de chevalier des Arts et lettres. Il a accepté néanmoins en 2012, des mains d’Erik Orsenna, le prix Mémoires de la mer

Avec Titouan Lamazou

A l’image de ce que lui avait donné Emile Daubé, il a transmis ce sens du croquis de voyage au célèbre navigateur Titouan Lamazou, qu’il a formé à la peinture et à la mer quand il était professeur à Marseille dans les années 70. 

Eliboubane et Girl Joyce

A bord d’Eliboubane, une chaloupe sardinière, ou de Girl Joyce, un ligneur anglais, il sillonne les mers et s’ancre définitivement il y a 30 ans à Tréguier. Non loin de la maison de Renan, il installe son atelier. Sur un mur, une devise de Che Guevara : « Endurcis toi sans jamais perdre la tendresse ». 

Là il crée sans cesse.

Chaque peinture est toujours une épreuve,

lâchait-il  en juin dernier lors du vernissage des expositions. 

Pour la première fois cet été il a exposé à Tréguier, mais aussi à Lannion.  En 2016, une grande rétrospective lui avait été consacrée au château de la Roche Jagu. 

Des livres

Il est aussi l’auteur d’une douzaine de livres dont le dernier, Azouyadé, paru en 2015. En 2011, il avait raconté son parcours et sa peinture dans un important ouvrage composé à la main, L’Ivre de mer.

Dans sa dernière exposition encore visible à Tréguier, ses tableaux sont de plus en plus abstraits. Il se justifiait : 

Je suis un peintre qui cherche le mouvement et la lumière. »

Les expositions Yvon Le Corre à Tréguier et Lannion sont visibles jusqu’au 10 octobre. 

 

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23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 11:50

Beaucoup de gens ne le savent pas.

La première femme élue dans le Finistère (1925), la première femme maire (1945), la première femme députée (1948) dans le département étaient communistes.

Le Chiffon Rouge leur rend hommage.

A l'instar de ce qui s'est passé en Union Soviétique juste après la révolution d'Octobre, qui sonnait aussi comme la fin d'un ordre conservateur oppressif pour les femmes, le mouvement communiste au XXe siècle, même s'il était pas étranger aux préjugés du corps social en son temps, et de culture machiste et d'inégalité entre les hommes et les femmes, eut au moins le mérite d'affirmer le droit des femmes à prendre des responsabilités à égalité avec les hommes et de faire émerger, mais elles le doivent surtout à elles-mêmes, des femmes qui ont joué un grand rôle sur la scène politique et sociale, et dans l'histoire de notre région.  

Joséphine Pencalet

Joséphine Pencalet

100 ans de communisme en Finistère
 
La première femme élue dans le Finistère (et en Bretagne) fut présentée par le Parti communiste: Joséphine Pencalet, élue conseillère municipale en 1925 à Douarnenez
 
Née le 18 août 1886 à Douarnenez (Finistère), morte le 13 juillet 1972 à Douarnenez (Finistère) ; ouvrière sardinière ; conseillère municipale communiste de Douarnenez (1925), la première femme élue en Bretagne et une des toutes premières de France, à chaque ces candidates étant présentées par le Parti communiste alors que les femmes n'avaient pas encore le droit de vote, au nom de l'égalité des droits.
 
Notice du Maitron, par Fanny Bugnon:
Fille de René-Joseph Pencalet (marin, né en 1844) et de Marie-Jeanne Celton (née en 1844). Issue d’une famille nombreuse de marins douarnenistes avec laquelle elle s’est rapidement trouvé en conflit, Joséphine Pencalet quitta la Bretagne après avoir achevé sa scolarité dans un internat catholique de Quimperlé. Elle travailla alors comme lavandière en région parisienne, où elle épousa, le 18 janvier 1908 à la mairie d’Argenteuil, un employé des chemins de fer, Léon Frédéric Le Ray, originaire d’Ille-et-Vilaine et rencontré à Douarnenez alors qu’il effectuait son service militaire dans la Marine. De cette union désapprouvée par sa famille naissent deux enfants : Léon (né en 1910) et Anna (née en 1918). Son veuvage au sortir de la Première Guerre mondiale la conduisit à revenir avec ses enfants à Douarnenez où elle est embauchée comme ouvrière dans l’une des nombreuses conserveries de poisson de la ville.
Sa participation à la grève victorieuse des sardinières de novembre 1924-janvier 1925 qui paralysa les usines douarnenistes pendant 7 semaines et qui connut un écho national, lui valut d’être sollicitée par Daniel Le Flanchec*, maire sortant élu en 1924, pour figurer sur la liste du Bloc ouvrier et paysan aux élections municipales du mois de mai 1925.
Les conditions de sa désignation sont floues : s’il n’est pas certain qu’elle ait été membre du PCF ni même du comité de grève, son veuvage aurait facilité sa candidature. La présence d’une candidate correspond aux consignes du Secrétariat féminin de Moscou de présenter des candidatures féminines aux élections, indépendamment de leur illégalité, et de la stratégie du PCF. Placée en 4e position, comme « ouvrière d’usine », elle recueillit 1283, arrivant en 24e position des suffrages. Elle fut ainsi proclamée élue au premier tour, le 3 mai, devenant ainsi la première femme élue en Bretagne. Installée le 17 mai comme l’une des premières conseillères municipales françaises, elle siégea pendant six mois au sein des commissions scolaire et d’hygiène. Parallèlement, elle exerça la fonction de secrétaire adjointe du bureau du Syndicat des Métaux de Douarnenez, affilié à la CGTU.
En vertu de l’inéligibilité des femmes et malgré l’argumentaire développé par Joséphine Pencalet devant la justice administrative à propos des ambiguïtés de la loi électorale de 1884 qui n’interdit pas explicitement les candidatures féminines et alors que les députés votèrent en faveur du suffrage municipal féminin en avril 1925, l’élection de Joséphine Pencalet fut annulée par arrêté préfectoral le 16 juin 1925, décision confirmée cinq mois plus tard par le Conseil d’État au motif qu’aucune disposition légale ne considérait les femmes éligibles. Signalons que la décision du Conseil d’Etat du 27 novembre 1925 concerna également l’annulation de l’élection de Charles Tillon* pour non-résidence à Douarnenez. Joséphine Pencalet disparut alors de la vie politique douarneniste jusqu’à sa mort, avant d’être redécouverte au tournant du XXIe siècle comme une figure de la mémoire ouvrière locale.
***
La municipalité de Douarnenez était devenue communiste en 1921, avec Sébastien Velly, premier maire communiste de France (il avait été élu conseiller municipal sous l'étiquette de la SFIO en 1919 mais son maire, Le Gouic, resté fidèle à la SFIO, avait été mis en minorité par les autres conseillers), puis à partir de 1924 Daniel Le Flanchec, qui restera maire de Douarnenez, suite à la grande grève des Penn Sardin qu'il soutient en 1924 jusqu'à la victoire sur le patronat des conserveries en janvier 1925. Douarnenez comptait à l'époque presque 5000 marins-pêcheurs et des milliers d'ouvrières travaillant en coiffes et sabots dans 21 conserveries.
 
Un article d'Audrey Loussouarn dans L'Humanité en 2013 raconte bien cet épisode héroïque des luttes sociales en Bretagne sous le titre « Ces sardinières qui ont su tenir tête à leurs patrons ».
« (…) Les «petites filles de douze ans» prennent aussi le chemin de l’usine. Aucune législation du travail.. Si la pêche était bonne, les femmes pouvaient travailler jusqu’à soixante-douze heures d’affilée! Pour se donner du courage, elles chantaient. «Saluez, riches heureux / Ces pauvres en haillons / Saluez, ce sont eux / Qui gagnent vos millions.» Certaines sont licenciées pour avoir fredonné ce chant révolutionnaire dans l’enceinte de leur usine. Conditions de travail déplorables, flambées des prix, salaires de misère, c’en est trop. Le 20 novembre 1924, les sardinières de la fabrique Carnaud vont décider de se mettre en grève. Elles demandent 1 franc de l’heure, alors que le tarif de rigueur est de 80 centimes. Les patrons refusent. Trois jours plus tard, un comité de grève est mis en place. Le lendemain, ce sont les 2000 sardinières qui arrêtent le travail et marchent dans les rues de Douarnenez. Une pancarte est dans toutes les mains: «Pemp real a vo» («Ce sera 1,25 franc»). Aux côtés des femmes, Daniel Le Flanchec. Ce «personnage éloquent, tonitruant», comme le décrit Michel Mazéas, et que les sardinières appellent leur «dieu», leur «roi», accompagne le mouvement. Un meeting se tient début décembre sous les Halles. Il réunit plus de 4000 travailleurs et des élus. Le 5 décembre 1924, l’Humanité titre: «Le sang ouvrier a coulé à Douarnenez». Le journaliste raconte comment une «charge sauvage commandée par le chef de brigade de Douarnenez piétina vieillards et enfants». Ordre venant du ministre de l’Intérieur. L’élu communiste, en voulant s’interposer devant l’attaque des gendarmes, sera suspendu de ses fonctions pour «entrave à la liberté du travail». La tension monte, les patrons ne veulent toujours pas négocier, des casseurs de grève s’immiscent dans le mouvement. Dans le même temps, des représentants syndicaux et politiques de la France entière se joignent aux grévistes. C’est dans la nuit du 31décembre au 1erjanvier que tout va basculer: des coups de feu retentissent. Des cris se font entendre: «Flanchec est mort!» Il est retrouvé blessé dans la rue. La colère explose. L’hôtel des casseurs de grève est saccagé. Un chèque y sera retrouvé, signé de la main d’un des patrons d’usine. Les conservateurs, qui ont tenté d’assassiner l’élu, avoueront plus tard qu’ils voulaient «seulement combattre le communisme». Finalement, le 8 janvier, après près de cinquante jours de bataille acharnée, les patrons céderont. Les sardinières obtiendront 1 franc horaire, avec heures supplémentaires et reconnaissance du droit syndical. Au cours de ce conflit qui a duré 48 jours à partir de la grève de la conserverie Carnaud, des dirigeants syndicaux sont accourus de toute part, et notamment parmi eux le dirigeant rennais de la CGTU, Charles Tillon, futur résistant et ministre communiste à la Libération.
Parmi les diverses répercussions attribuées au mouvement social, on peut retenir l'élection de Joséphine Pencalet (1886-1972) au conseil municipal auprès de Daniel Le Flanchec en 1925. La responsable syndicale fut l'une des dix premières femmes élues en France. Dépourvues de droit de vote, les femmes ne pouvaient pas encore être élues à cette époque, Joséphine Pencalet n'exerça donc jamais ses fonctions.
 
 
Congrès du PCF à Strasbourg en 1947 - Daniel Trellu, chef des FTP du Finistère, le premier à gauche: à ces côtés, Gabriel Paul, député communiste de Brest à la Libération, Pierre Le Rose, résistant à Concarneau, responsable du Front National de Libération de la France dans le Finistère, secrétaire départemental du PCF de 1953 à 56, Marie Lambert, secrétaire départementale du PCF en 1947 et députée de 1948 à 1951, puis journaliste (Photo des archives Pierre Le Rose/ PCF Finistère)

Congrès du PCF à Strasbourg en 1947 - Daniel Trellu, chef des FTP du Finistère, le premier à gauche: à ces côtés, Gabriel Paul, député communiste de Brest à la Libération, Pierre Le Rose, résistant à Concarneau, responsable du Front National de Libération de la France dans le Finistère, secrétaire départemental du PCF de 1953 à 56, Marie Lambert, secrétaire départementale du PCF en 1947 et députée de 1948 à 1951, puis journaliste (Photo des archives Pierre Le Rose/ PCF Finistère)

Joséphine Pencalet, Marie Mahé, Marie Lambert: les première femme élue, première femme maire, première députée dans le Finistère étaient présentées par le Parti communiste
Joséphine Pencalet, Marie Mahé, Marie Lambert: les première femme élue, première femme maire, première députée dans le Finistère étaient présentées par le Parti communiste

Marie Perrot-Lambert (1913 – 1981): la première femme députée du Finistère fut communiste

Née à Landerneau en 1913, entrée au Conseil Municipal de Landerneau en 1945, Marie Lambert, née Perrot, militante communiste et résistante, fut la première femme à représenter le Finistère à l'Assemblée Nationale de 1948 à 1951. Elle déposa plusieurs propositions de loi en faveur des ouvriers agricoles. Ensuite, il fallut attendre 1962 (la gaulliste Suzanne Ploux) et 1978 (la socialiste Marie Jacq) pour voir des députées finistériennes élues. Marie Lambert, journaliste à l'Humanité en 1954, fut aussi la première journaliste a employer le mot de « guerre » pour qualifier la révolte indépendantiste en Algérie et sa répression. Le 8 novembre 1954, l’Humanité publie sous le titre "Des tortures dignes de la Gestapo", un reportage de Marie Perrot : "Les arrestations se poursuivent en Algérie et de nombreuses personnes à des sévices innommables dans les locaux de la police [...] la bastonnade, le lavage d’estomac à l’aide d’un tuyau enfonce dans la bouche et le courant électrique". Ces scènes lui rappelaient les tortures qu’avaient subies son premier mari en 1943. Ayant interrompu ses études précocement après le brevet, Marie Lambert parvint tout de même à acquérir une grande culture et à devenir institutrice pendant la drôle de guerre. Résistant au Front National de Libération de la France et aux FTP, son mari Henri Lambert, le père de ses 3 enfants, est arrêté, torturé et déporté. Marie Lambert diffusait avec lui des tracts et journaux clandestins dans la région de Landerneau et servait d'agent de liaison à Daniel Trellu, le chef communiste des FTP dans le Finistère. Elle organisait aussi un groupe de femmes patriotes, ce qui lui valut d'obtenir la médaille de la Résistance à la libération.
Lors des élections législatives du 17 juin 1951, Marie Lambert , en 3e position sur la liste communiste qui obtint 20,9 % des suffrages ne fut pas réélue, le PCF ne conservant que les sièges d’Alain Signor et de Gabriel Paul. On sait qu’elle devint journaliste à l’Humanité puis à France nouvelle et directrice de Femmes nouvelles, le journal de l’UFF, chargé de la culture, ce qui lui permit de connaître le principaux artistes communiste, notamment le couple Aragon-Triolet.. Elle participa en 1955 au premier voyage de journalistes à Hanoï pour l'Humanité. Son statut de journaliste lui permit également de découvrir le Yougoslavie et la Tunisie.
Marie Perrot, vécut avec Georges Gosnat à Saint-Ouen à partir de 1950. Elle l’épousa le 30 juillet 1970 (on trouve ailleurs le 30 décembre 1970) et habita avec lui à Ivry-sur-Seine. Georges Gosnat était député d’Ivry-sur-Seine et un des principaux responsables des finances du PCF.
Portrait de Marie Mahé, maire de Kernevel en 1945, Document du congrès départemental du PCF Finistère, 1947

Portrait de Marie Mahé, maire de Kernevel en 1945, Document du congrès départemental du PCF Finistère, 1947

Parmi les 5 premières femmes maires dans le Finistère (sur 19 en France) en 1945: une communiste: Marie Mahé (1911-2000), maire de Kernevel
 

1945, cinq maires finistériennes sont élues sur dix-neuf en France. Leur point commun : l’histoire les a quelque peu invisibilisées. Suzanne Ploux était la plus connue. Marie Digoy a été à la tête de Saint-Renan jusqu’en 1953, Jeanne Berthelé à Ouessant, jusqu’en 1951, Marie Mahé de l’ancienne commune Kernével et Marie-Thérèse de La Grandière d’Espiès, à Langolen.

 
Née le 15 novembre 1911 à Auray (Morbihan), morte le 18 janvier 2000 à Rosporden (Finistère), Marie Mahé, qui tenait un commerce et un café à 3km du bourg du Kernével, fut la première maire femme du Finistère, de 1945 à 1947.
Le Parti communiste du Finistère s'honore de compter Marie Mahé parmi les premières femmes élues maire depuis l'obtention dy droit de vote pour les femmes en France, acquis grâce à l'amendement d'un député communiste, résistant, Fernand Grenier.
Fernand Grenier dépose cet amendement le 24 mars 1944 à l'Assemblée consultative provisoire à Alger que le droit de vote des femmes est établi en France. L'article 17 précise « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes». Si l’ordonnance donnant le droit de vote aux femmes a été prise il y a 70 ans par le Général de Gaulle, cette avancée, on la doit à un Tourquennois communiste. Fernand Grenier rédigera l’amendement, un mois plus tôt, lors de l’assemblée constituante provisoire, installée à Alger : « Les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Un texte sans ambiguïté mais qui suscita le débat. Un amendement adopté par 51 voix sur 67 votants. En janvier 1943 pourtant, lorsque se constitue l’assemblée consultative provisoire, « les débats sur l’organisation des pouvoirs publics ne prévoyaient pas le vote des femmes », relate Fernand Grenier dans un article de L’Humanité (18/04/1991). En 1943, le Tourquennois, au nom du parti communiste rejoint à Londres le Général de Gaulle. « C’est ainsi que je fus amené à poser la question du vote des femmes pour la première fois quand le Général de Gaulle me proposa de faire partie d’une commission de réforme de l’État, écrit-il encore. Je pensais qu’il serait injuste de continuer à considérer les femmes comme incapables de se servir du bulletin de vote ».
 
Marie Mahé était résistante et sympathisante communiste , elle transportait les munitions du maquis pendant l'occupation. A la libération, la direction du PCF milite pour la reconnaissance politique des femmes: "Les femmes viennent de plus en plus à la vie politique. Il faut les organiser et laisser de côté les préjugés encore tenaces sur l'infériorité de la femme qui ne sont pas dignes de communistes" (livret de la 10e conférence fédérale du PCF Finistère en mai 1947)

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22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 07:40
Desssin de Nono

Desssin de Nono

Photo Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, et les camarades du Morbihan fêtent les 100 ans du Parti communiste et d'Eugène Crépeau, ancien maire communiste d'Hennebont

Photo Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, et les camarades du Morbihan fêtent les 100 ans du Parti communiste et d'Eugène Crépeau, ancien maire communiste d'Hennebont

Photo Ouest-France - Eugène Crépeau, maire communiste entre 1959 à 1979, a fêté ses 100 ans le dimanche 16 août

Photo Ouest-France - Eugène Crépeau, maire communiste entre 1959 à 1979, a fêté ses 100 ans le dimanche 16 août

PORTRAIT. Hennebont : à 100 ans, Eugène Crépeau veut encore manifester

Ouest-France Maxime LAVENANT. 16/08/2020

Maire communiste d’Hennebont (Morbihan) entre 1959 et 1979, Eugène Crépeau a 100 ans ce dimanche 16 août 2020. Ouest-France a pu le rencontrer quelques jours avant son anniversaire.

Il y a quelques jours, à l’approche de son centième anniversaire, quand on lui avait demandé son sentiment sur cet âge à trois chiffres, il avait ri :  Je ne sais pas, c’est la première fois ! 

Maire communiste de 1959 à 1979

Né un 16 août 1920, à Saint-Vincent-Sterlanges (Vendée), Eugène Crépeau, maire communiste d’Hennebont (Morbihan) de 1959 à 1979, conserve une vivacité d’esprit de jeune homme.  Je suis né la même année que le Parti communiste français , s’amuse-t-il encore. La petite histoire dans la grande, en quelque sorte. Imbriquée l’une dans l’autre des décennies durant.

 

Cet ex-enseignant – il a terminé sa carrière comme principal adjoint au collège de Kérihouais – se souvient :  J’ai adhéré au parti sur le tard, quand j’avais 30 ans, après avoir côtoyé le milieu ouvrier des Forges.  Soixante-dix cotisations plus tard, l’homme a toujours du rouge à l’âme.

 

« L’idéal reste valable »

Depuis mi-juillet et une mauvaise chute, Eugène Crépeau se rétablit au Centre de réadaptation Eudo de Kerlivio. Quand il nous y reçoit, le futur centenaire se montre rassurant :  Je reprends du poil de la bête.  Et de préciser : s’il a répondu favorablement à la sollicitation de Ouest-France, ce sera aussi pour parler du Parti communiste.

Il évoque l’appel de Stockholm, lancé en 1950 contre l’arme atomique et soutenu par le PCF.  C’est sur cette base, cette adhésion pour la paix , qu’il décide de s’encarter. Et aussi pour les positions sociales du parti, son anticolonialisme, la Résistance…  Je sais bien que tout n’est pas parfait, il y a eu des erreurs, le parti a mis du temps à évoluer, à se détacher de l’Union soviétique.  Mais l’ancien élu en est convaincu, le PCF, dont l’influence ne cesse de s’étioler, peut avoir un avenir :  L’idéal reste valable. 

 

« Volonté politique »

Retiré de la vie politique depuis 1995, il n’en demeure pas moins un observateur avisé de l’actualité locale. Mais rien à faire, fidèle à son habitude, il ne dira pas un mot sur ses prédécesseurs. Question d’élégance.

 

Et puis, il n’est pas dupe, les temps ont changé pour les élus locaux.  Aujourd’hui, le poids de l’agglomération est considérable , constate par exemple Eugène Crépeau. Il se remémore son accession aux responsabilités en 1959, les baraques d’après-guerre encore omniprésentes, l’absence d’infrastructures sportives, etc. La ville est à reconstruire.

 À l’époque, on ne nous disait pas qu’il n’y avait pas d’argent,note-t-il. On déposait un dossier et l’État finançait, la commune ne payait rien.  Il dresse le parallèle avec les  politiques d’austérité actuelles  et la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 qui  fait beaucoup de dégâts  . Pour Eugène Crépeau, les difficultés financières sont aussi l’affaire de la  bonne volonté politique  .

 

« Le passé n’est pas tout rose »

Le Hennebontais, qui a longtemps espéré accéder à la députation – il a échoué à six reprises aux législatives -, déplore d’ailleurs la  perte de confiance  dans le politique, avec des taux de participation aux élections en chute libre. Mais Eugène Crépeau a foi dans la jeunesse.  Chaque génération a ses problèmes et ses idées. Greta Thunberg par exemple, je la trouve fantastique.  Aux esprits chagrins qui regrettent le bon vieux temps, l’ancien élu rappelle que  le passé n’est pas tout rose .

 

Ce qui n’empêche pas l’ex-prof de s’y plonger avec gourmandise à travers ses lectures. Sur sa table de chevet, on trouve en ce moment Magellan, de Stefan Zweig, prêté d’ailleurs par un de ses successeurs communistes à la mairie, Gérard Perron.  Il faut se distraire, il n’y a pas que les choses sérieuses dans la vie ! , sourit Eugène Crépeau. À qui il tarde tout de même de battre à nouveau le pavé, lui qu’on a pu croiser encore récemment dans la rue lors du mouvement contre la réforme des retraites.  Les communistes, c’est les manifs ! Et j’espère bien en faire encore au moins une ! 

 

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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 06:26
Déclaration de la Fédération du Finistère: Pollution de l'Aulne (20 août 2020)

Déclaration de la Fédération du Finistère: Pollution de l'Aulne
 

L'eau du robinet n'est plus bonne à consommer dans cinquante communes du département.

L'usine d'eau potable de Coatigrac'h, à Châteaulin a relevé une concentration élevée en ammoniaque

Des résidus de méthanisation provenant de la centrale de production de biométhane de Châteaulin, exploitée par le groupe Vol-V, sont à origine de cette pollution qui touche des milliers de foyers.

La préfecture du Finistère a pris un arrêté pour restreindre l'usage de l'eau dans 50 communes dont celle de Chateaulin, Crozon, une large partie du Pays Bigouden notamment.

Les communes impactées et leurs habitants se voient dans l'obligation de se procurer pour les besoins alimentaires de l'eau en bouteille.On imagine sans peine le coût de ces achats imprévus pour les familles te les collectivités territoriales.

L'enquête diligentée permettra d'établir certainement les responsabilités dans cet invraisemblable accident

Mais dès à présent la société en charge de la centrale de méthanisation doit s’engager à prendre en charge les dépenses des particuliers et des collectivités locales liées à la pollution dont les équipements qu'elle gère sont à l’origine.

Brest le 20 août 2020.

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 18:21
 Ils étaient plus d’une soixantaine, ce mardi, à attendre à l’extérieur de la préfecture du Finistère à Quimper, l’ouverture du service d’accueil des étrangers. (Le Télégramme/Lannig Stervinou)

Ils étaient plus d’une soixantaine, ce mardi, à attendre à l’extérieur de la préfecture du Finistère à Quimper, l’ouverture du service d’accueil des étrangers. (Le Télégramme/Lannig Stervinou)

En raison de la crise sanitaire, le service d’accueil des étrangers de la préfecture du Finistère à Quimper n’est ouvert qu’une après-midi par semaine. La conséquence ? Des files d’attente monstrueuses dans des conditions inhumaines.

« Chaque mardi c’est la honte. Tout Quimper parle de nous. Le touriste qui passe, il regarde et se dit : mais c’est quoi ça ? Même à Paris, ils sont plus organisés que ça. J’espère qu’ils vont vite trouver une solution ». Mohamed, Guilviniste d’origine tunisienne, comme tous ceux qui attendent d’être reçus par le service d’accueil des étrangers de la préfecture du Finistère, est désespéré. Pour avoir une chance d’entrer, certains étaient là dès 6 heures du matin, pour une ouverture à 13 h 30. Ils patientent sous le soleil qui brûle les peaux et les averses qui détrempent les habits. Dominique Brunel, président de la Ligue des Droits de l’Homme à Quimper, discute avec chacun, tente de rassurer et s’insurge. « On ne peut pas accepter ça ! », dit-il. Ce mardi, ils étaient une soixantaine, les précédents, près de cent. Hommes, femmes, enfants, jeunes, vieux, toutes couleurs de peaux et toutes origines.

 Faire attendre des familles dans ces conditions est indigne, inacceptable et révèle une organisation inadéquate.

Le premier rendez-vous

Le service d’accueil des étrangers exige, dans le cadre de la procédure, et pour pouvoir avoir un premier rendez-vous, afin d’examiner la future demande de titre de séjour, que le demandeur se présente au guichet pour obtenir ledit premier rendez-vous. Auparavant, ce service de la préfecture était ouvert tous les jours, du lundi au vendredi, les matins et les après-midi. En raison de la Covid-19, l’accueil se fait dorénavant uniquement les mardis après-midi. « Faire attendre des familles dans ces conditions est indigne, inacceptable et révèle une organisation inadéquate », s’indigne Dominique Brunel. Dans un courrier en date du 17 août, adressé à Pascal Lelarge, encore préfet du Finistère jusqu’à la fin du mois, il demande « de mettre les moyens qu’il convient pour que ces personnes puissent être reçues rapidement et dans des conditions humaines dignes ».

Un parcours du combattant

Mais ce passage obligé n’est qu’une étape dans un véritable parcours du combattant, comme en témoigne Mohamed, qui vit en France depuis onze ans, est marié à une Française et père d’un enfant de dix mois malade du cœur. « Je paie mes impôts, je travaille en CDI. Depuis le 22 avril 2019, date à laquelle j’ai présenté un dossier de renouvellement de carte de séjour, il ne se passe rien. Aujourd’hui, mon récépissé a expiré. Je passe mon temps à contacter la préfecture et personne ne répond. C’est mon jour de repos et je suis venu pour avoir des nouvelles. Je peux vous citer au moins dix personnes de mon entourage dans le même cas que moi ».

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 07:16
Mathilde Maillard fait partie des nouveaux visages du Parti communiste promus aux responsabilités au seind e la majorité Cuillandre. (Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

Mathilde Maillard fait partie des nouveaux visages du Parti communiste promus aux responsabilités au seind e la majorité Cuillandre. (Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

Belle interview de notre camarade Mathilde Maillard, médecin et militante communiste de 29 ans, benjamine de l'exécutif municipal et des adjoints brestois (le plus jeune élu du conseil municipal, Taran Marec, est aussi communiste à Brest), chargée de la politique du bien-vieillir et de l'inclusion des personnes en situation de handicap, dans le Télégramme d'aujourd'hui. Mathilde Maillard est une des 7 élus communistes à Brest avec Eric Guellec, responsable communiste et adjoint, Jacqueline Héré, maire de quartier à Bellevue, Jean-Michel Le Lorc'h, vice-président de l'agglomération, Taran Marec, Sandra Le Roux, Anne-Catherine Cleuziou.

Il y avait déjà une une présentation de Mathilde Maillard dans Ouest-France et Côté Brest en juillet:

Brest, nouveaux élus : Mathilde Maillard, médecin, est désormais adjointe au maire (Côté Brest, 15 juillet 2020)

Municipales : présentation des élu.e.s du groupe communiste et citoyen de Brest - Paroles communistes

Nouveaux élus à Brest: Mathilde Maillard (adjointe PCF), benjamine de l'exécutif municipal, aux petits soins pour les aînés (Le Télégramme, Jean-Luc Padellec, 17 août 2020,

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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 10:13
Jacqueline Héré, Mathilde Maillard, Jean-Michel Le Lorc'h, Eric Guellec, Anne-Catherine Cleuziou, Sandra Le Roux, Taran Marec - 7 élus communistes à Brest

Jacqueline Héré, Mathilde Maillard, Jean-Michel Le Lorc'h, Eric Guellec, Anne-Catherine Cleuziou, Sandra Le Roux, Taran Marec - 7 élus communistes à Brest

Intervention du groupe des élu.e.s communistes

Par Eric Guellec, responsable du groupe des élus communistes brestois

Conseil Municipal du 17 juillet 2020 

Permettez-moi, car nous n’avons pas eu l’occasion de le faire lors du précédent conseil, de vous féliciter au nom des communistes brestois et brestoises, Monsieur le Maire, pour votre élection.

Mesdames, Messieurs,

Chers Collègues, nous avons vécu ces deux tours de scrutin dans un contexte particulier. La crise sanitaire de Covid-19 que nous traversons a bouleversé nos vies et le fonctionnement de nos sociétés. Et risque de les bouleverser durablement. Le second tour des élections municipales a dû être reporté. Il a ensuite fallu faire campagne différemment. Innover dans la manière de diffuser les propositions, de convaincre, d’échanger avec la population. C’est ce que notre liste s’est attachée à faire avec dignité, le regard tourné vers l'avenir, vers le progrès social et écologique, quand d’autres choisissaient d’utiliser des moyens parfois détestables sur la forme, en se donnant des objectifs sur le fond que nous ne partageons pas. A l’issue de ces deux tours de scrutin, c’est une majorité de gauche et écologiste, renouvelée et élargie dans ses composantes, qui l’a emporté et va avoir la responsabilité de la gestion de notre belle cité durant les six prochaines années. A ce titre, nous assurons les Brestois et les Brestoises que cette victoire, nous la mettrons au service de toutes et tous, sans exclusive.

Agir dans le sens de l’intérêt général, répondre aux besoins de la population, dans la perspective d’une société plus juste, plus humaine, plus fraternelle. C’est ce qui nous anime depuis toujours et c’est ainsi que nous allons continuer à conduire l’action publique ces six prochaines années. Nous nous appuyons sur un long travail déjà mené pour Brest sur un projet municipal que nous avons construit avec la population. Un projet qui prend à bras le corps les défis qui nous sont posés pour aujourd’hui, bien sûr, mais également pour demain. Durant cette nouvelle mandature, notre équipe aura à cœur de mettre en œuvre, de traduire en actes, le projet que nous avons porté pendant la campagne. C’est là notre conception de l’action publique, tenir ses engagements. Les 7 élus communistes membres de la majorité s’y attelleront avec rigueur et exigence, profondément attachés à l’esprit d’équipe. Esprit d'équipe qui, s'il ne garantit pas la réussite, en est la condition sine qua non dans la durée. Ces élections municipales 2020 se sont donc déroulées dans un contexte totalement inédit. Et les signaux envoyés sont clairs.

- Ces élections ont montré que face aux difficultés de leur vie quotidienne, beaucoup de nos concitoyens ont sanctionné sévèrement la politique d’Emmanuel Macron. C’est un échec lourd pour toutes celles et ceux qui espéraient conquérir une multitude de villes avec l’étiquette de la république en marche. C’est un premier coup d’arrêt électoral pour le Président des riches.

- Ces élections ont également montré, mes chers collègues, que l’abstention s'est révélée très forte partout en France, notamment dans les quartiers populaires. Et l’explication d’un tel niveau d’abstention dépasse la question conjoncturelle de la crise sanitaire que nous traversons. Elle est aussi le signe d’un sentiment de rupture éprouvé sur l'ensemble du territoire national par une partie de la population. Ce message de nos concitoyens, il nous faut l’entendre, le prendre en compte et y répondre, même si, bien évidemment, les solutions ne sont pas que locales, loin s'en faut. 

- Enfin, ces élections municipales 2020 ont montré que là où les forces de gauche et écologistes se sont unies et ont donc travaillé ensemble à un projet, social, écologique et démocratique, un projet en phase avec les besoins des populations, elles ont bien souvent emporté la victoire ! C’est le cas ici à Brest, mais aussi à Quimper, à Rennes, à Nantes, etc. Dans une période où la crise sanitaire a accentué les situations de précarité chez beaucoup, les services publics doivent être le pivot de la sortie de crise, buts et moyens d'un mode efficace de développement écologique et social. Investir dans le service public local, dans le bien public, est plus que jamais notre priorité. Ce mandat sera l’occasion pour notre majorité de continuer à développer des politiques sociales toujours plus ambitieuses dans toute la ville, dans tous les quartiers :

- Il nous faudra ainsi poursuivre le travail mené notamment par notre camarade Claude Bellec, élue communiste sortante que nous saluons et remercions pour son engagement depuis 2008, dans le domaine du renforcement des solidarités. 

- L’évolution de la tarification sociale de l’eau et le développement d’un réseau d’épiceries solidaires accessibles au plus grand nombre constitueront de nouvelles étapes importantes de nos politiques sociales, pour un Brest toujours plus solidaire.

- Par ailleurs, la crise sanitaire met en lumière, de façon aveuglante, les enjeux de santé et les grandes difficultés que connaît l’hôpital public depuis de nombreuses années. Les fortes inquiétudes qui pèsent sur notre service public hospitalier, dont le CHU représente le pilier ici à Brest, nous conduisent à exiger que tout soit mis en œuvre pour que notre centre hospitalier dispose des moyens adaptés aux enjeux de santé et d’accès aux soins. La priorité doit être donnée à l’humain au-delà des logiques purement budgétaires et comptables. Au niveau de la ville, nous serons vigilants à ce que le travail concernant la création d’une mutuelle santé communale soit rapidement enclenché et à ce que de nouvelles solutions d’accès aux soins puissent voir le jour. 

- Enfin, l’enjeu des solidarités ne saurait se penser sans une ambition toujours réaffirmée pour la vie associative brestoise et la promotion de l’éducation populaire dans les quartiers. Le soutien à la vie associative est le terreau de la solidarité et de la cohésion sociale. Renforcer les dynamiques collectives dans les quartiers, pour la construction de nouvelles solidarités, pour l’émancipation de chacune et chacun. Soyez assuré, et j’en terminerai là mon propos, que les communistes apporteront toute leur énergie au seul service qui vaille, le service à la population. Avec pour objectif, le seul objectif qui vaille, la construction d'une société meilleure. Monsieur le Maire, je vous remercie.

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