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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 09:10
Ismaël Dupont (1er rang à gauche), Valérie Scattolin (2e rang à droite), Fréderic L'aminot (3e rang à droite), adjoints PCF dans l'équipe de gauche de Morlaix Ensemble

Ismaël Dupont (1er rang à gauche), Valérie Scattolin (2e rang à droite), Fréderic L'aminot (3e rang à droite), adjoints PCF dans l'équipe de gauche de Morlaix Ensemble

Dans la nouvelle majorité d'union de la gauche à Morlaix issue de la liste Morlaix Ensemble arrivée en tête avec 55% des voix au second tour des municipales du 28 juin 2020, il y aura 5 élus adhérent-e-s au Parti communiste, et 3 élues sympathisantes apparentées: soit un groupe de 8 élus communistes et sympathisants.

Bien sûr, comme pendant la campagne, ces élus travailleront en parfaite harmonie avec tous les autres sur la base du projet et du programme commun de Morlaix Ensemble dans le cadre de notre majorité de gauche où figurent 50% de citoyens non encartés.  

Parmi ceux-ci, 3 adjoints:

Ismaël Dupont (adhérent PCF), 40 ans, habitant le quartier du Carmel, professeur documentaliste au collège Mendès France, élu sortant du PCF dans l'opposition à Morlaix de 2014 à 2020.

Valérie Scattolin (adhérente PCF), 54 ans, habitant le quartier de la rue Villeneuve, salariée et syndicaliste à Hop!, coordinatrice HSE,  élue au CSE (Comité Social et Economique),  très attachée à la culture bretonne. Elue sortante PCF dans l'opposition à Morlaix de 2017 à 2020.

Fréderic L'aminot (adhérent PCF), 47 ans, habitant le quartier de Kerfraval, Ouvrier dans les produits en béton, Ancien président de l’APE de l’école Jean Piaget et du collège Mendès France, Ancien trésorier des Anciens du Lycée Tristan Corbière, Trésorier des jardins familiaux de Morlaix, Délégué syndical chez Celtys (groupe Queguiner), Trésorier du CSE Celtys.

Ismaël Dupont et Valérie Scattolin seront en même temps élus communautaires PCF à Morlaix Communauté dans la majorité d'union de la gauche, avec Roger Héré, élu communautaire PCF à Plouigneau

Et 5 élus conseillers municipaux avec des délégations spécifiques (qui seront entérinés officiellement au conseil municipal du 24 juillet) :

Marie-Françoise Madec Jacob (sympathisante): 60 ans, habitant Ploujean, Agent hospitalier retraitée. Elle a travaillé 35 ans à l’hôpital de Morlaix, où elle a été militante syndicale CGT. Aujourd’hui, elle fait partie du comité de défense de l’hôpital du pays de Morlaix. Son grand-père, Jean-Marie Jacob, était maire de Ploujean à la Libération de 1945 à 1953 et mon père, Jean Jacob, a été élu pendant 30 ans de 1971 à 2001 et maire-adjoint de Ploujean pendant 3 mandats.

Maéla Burlot (sympathisante): 32 ans, quartier Saint-Fiacre, éducatrice spécialisée, actuellement coordinatrice sur deux services intervenant auprès des publics en grande difficulté sociale, marginalisés ou en voie de marginalisation. Expérience de près de dix ans dans le champ de l’insertion adulte, essentiellement sur le bassin morlaisien.

Eugène Davillers Caradec (adhérent PCF), 22 ans, le benjamin de l'équipe municipale, habitant le quartier du Château, surveillant. Diplômé en langues de l'UBO. Musicien.

Elise Kérebel (sympathisante), 50 ans,  aide-soignante, fille de Marie-Paule Kérebel, adjointe aux affaires sociales PCF durant 3 mandats, bénévole aux utopistes en action

Patrick Gambache (adhérent PCF), 61 ans, habitant le centre-ville, entrepreneur spécialisé en conseils (édition, numérique et gestion d’auteurs). Ancien ’instituteur, enseignant spécialisé en SEGPA, formateur, directeur adjoint du CRDP de l’académie de Versailles, puis dans l’édition ou il a dirigé plusieurs maisons : Delagrave, J’ai Lu, Points et La Martinière édition jusqu’en 2017. Depuis il a créé sa propre entreprise de conseils (édition, numérique et gestion d’auteurs). Parallèlement depuis 2009, il travaille sur les questions de la lecture et du handicap et suis membre de la commission exception handicap au ministère de la culture.

Patrick Gambache sera le référent et animateur du groupe PCF et apparentés sur Morlaix. 

 

Merci à tous ces élu-e-s pour leur engagement. Merci aussi à Annie Bergot Le Calvez et André Paulus qui ont été candidats sur notre liste Morlaix Ensemble également. Merci surtout à nos électeurs!!!

 

Dans l'ensemble du territoire de Morlaix-Communauté, ce sont en tout 18 élus communistes et sympathisants qui travailleront pour les intérêts des citoyens: 8 à Plouigneau (6 adhérents et 2 sympathisants, avec notamment Roger Héré et Christophe Boudrot, adjoints, Mariane Gauthier Destable, Julie Hamon, Patrick Béguivin, Annick Le Guern), dont 3 adjoints, un adjoint à Guimaëc (Jéremy Lainé), un conseiller municipal à Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner, le plus jeune élu de la région, Corentin Derrien.

Marie-Françoise Madec Jacob

Marie-Françoise Madec Jacob

Maéla Burlot

Maéla Burlot

Eugène Davillers Caradec

Eugène Davillers Caradec

Elise Kérebel

Elise Kérebel

Patrick Gambache

Patrick Gambache

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 07:43
Photo Le Télégramme: 3 adjoints communistes avec Laurent Peron, le nouveau maire, Claudie Bournot Gallou, Larry Réa, Isabelle Mazelin, et 8 élus PCF en tout,

Photo Le Télégramme: 3 adjoints communistes avec Laurent Peron, le nouveau maire, Claudie Bournot Gallou, Larry Réa, Isabelle Mazelin, et 8 élus PCF en tout,

Le Relecq-Kerhuon: 8 élus communistes et apparentés dans la majorité d'union de la gauche de Laurent Péron dont 3 adjoints

Sur la liste d'union de la gauche du nouveau maire PS Laurent Péron, élu avec 46% des voix le 28 juin face à LREM (26%) et une liste EELV (27%), il y aura 8 élus du groupe communiste, dont 6 adhérents au PCF.

Claudie Bournot Gallou,  en deuxième position sur la liste, Isabelle Mazelin, Monique Mévellec-Sithamma, Pierre-Yves Liziar,  Larry Réa,  Véronique Le Bihan, Bertrand Biannic, Chantal Cadiou.

Claudie Bournot Gallou, Isabelle Mazelin et Larry Réa ont été élus adjoint-e-s.

Bravo à tous nos élus et bon travail à cette équipe municipale PS-PCF-UDB-Citoyens.

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 07:18
Municipales : présentation des élu.e.s du groupe communiste et citoyen de Brest - Paroles communistes

Les communistes du Pays de Brest se félicitent de la belle victoire de la liste Brest au Cœur! qui rassemble les forces de gauche et les écologistes. Plus largement ils se réjouissent des succès des listes de gauche tant dans le Finistère qu’en Bretagne et au plan national.

Là où les forces de progrès ont su s’unir pour mettre en œuvre un programme social et écologique, elles enregistrent des succès.

La démarche de rassemblement des communistes reçoit ainsi le soutien du peuple de gauche.

 Sur Brest le PCF avec 7 élu-es à la ville (+3 par rapport au début du mandat précédent ) et 4 élu.e.s métropolitain-es (+1) conforte ses positions qui seront autant de points d’appui pour développer une politique sociale et écologique au plan local et défendre les services publics face aux attaques du gouvernement. Le groupe communiste et citoyen, deuxième groupe de la majorité  jouera ainsi un rôle pivot pour travailler au rassemblement des forces de gauche et des citoyens et construire une alternative politique répondant aux urgences sociales et climatiques .

Les élu-e.s communistes à la ville et les conseiller.e.s métropolitains* sont :

Eric Guellec, adjoint  en charge de la dynamique associative, des relations avec les équipements de quartier, les acteurs de l’éducation populaire, les associations patriotiques et les anciens combattants *

 

Mathilde Maillard, adjointe en charge de la politique du bien vieillir, de l’inclusion des personnes en situation de handicap *

Jacqueline Héré, adjointe  en charge du quartier de Bellevue*

Sandra Le Roux, Conseillère déléguée à Développement du sport dans les quartiers

 

Taran Marec, conseiller délégué à  Vitalité de la langue bretonne, charte Ya d’ar brezhoneg, enseignement et signalétique bilingues

Jean-Michel Le Lorc’h , conseiller municipal *

Anne Catherine Cleuziou, conseillère municipale

Municipales : présentation des élu.e.s du groupe communiste et citoyen de Brest - Paroles communistes
Municipales : présentation des élu.e.s du groupe communiste et citoyen de Brest - Paroles communistes
Municipales : présentation des élu.e.s du groupe communiste et citoyen de Brest - Paroles communistes

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 07:00
Yvonne Rainero, élue communiste à Quimper et présidente du conseil municipal en tant que doyenne de l'assemblée

Yvonne Rainero, élue communiste à Quimper et présidente du conseil municipal en tant que doyenne de l'assemblée

Isabelle Assih (Nouvelle maire PS de Quimper)

Isabelle Assih (Nouvelle maire PS de Quimper)

Ronan Sinquin élu communiste à Quimper

Ronan Sinquin élu communiste à Quimper

L'équipe d'adjoints, il manque Bernard Jasserand, adjoint communiste, qui était absent sur ce conseil municipal

L'équipe d'adjoints, il manque Bernard Jasserand, adjoint communiste, qui était absent sur ce conseil municipal

Une vraie satisfaction de voir Quimper revenir à gauche après des années de gestion de droite dure de Ludovic Jollivet. Les communistes, qui avaient 5 candidats sur la liste d'Isabelle Assih, ont pris toute leur part à la campagne de cette liste citoyenne de rassemblement de la gauche, et auront 3 élus, qui ont été installés lors du conseil municipal du 4 juillet, où notre camarade Jean-Claude Perrot, lui-même élu PCF à Briec, a pris ces photos. Bernard Jasserand sera adjoint, Yvonne Rainero conseillère déléguée, et Ronan Sinquin conseiller municipal.

Entre Quimper et Briec, les élus communistes du pays de Quimper seront au nombre de 5.

Félicitations à nos camarades élus dans le pays de Quimper et bonne réussite dans leur travail pour et auprès de la population.

 

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 06:50
Scaër: Henri Guiban, le dernier résistant s'en est allé (Ouest-France, 6 juillet 2020)

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 07:39
Crash social chez Air France et Hop! - Les salariés se mobilisent, L'Humanité, 3 juillet 2020
Vendredi, 3 Juillet, 2020 - L'Humanité

Crash social chez Air France : les salariés se mobilisent

Des salariés d’Air France et de ses filiales se sont réunis vendredi matin devant le siège du groupe à Roissy, alors que se discutaient en CSE la suppression de plus de 7 500 postes et le transfert de lignes intérieures à la compagnie aérienne Transavia.

 

La série noire des suppressions de poste continue. Vendredi 3 juillet, c’était au tour des salariés d‘Air France et de ses filiales de se lever contre le projet de la direction d’élaguer parmi ses effectifs. Devant le siège du groupe Air France-KLM à deux pas de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, une centaine de personnes se sont rassemblées en signe de protestation contre « une injustice ». « C’est un grand gâchis. C’est toujours à la base que l’on réduit les dépenses, en licenciant des salariés, mais jamais les directeurs ne vont penser à tailler dans leurs salaires », dénonce Stéphane, technicien de piste.

Déficitaire sur la plupart de son réseau de court et moyen-courrier, la compagnie aérienne a été poussée par le Covid à accélérer sa réorganisation, et devrait annoncer à l’issue d’un CSE qui se tenait vendredi un plan de suppression de plus de 7 500 postes, dont 1 020 à Hop. La filiale d’Air France en charge des vols intérieurs et européens devrait donc perdre environ 40 % de ses effectifs. Si le bruit court que les suppressions de postes devraient se traduire en majorité par des départs à la retraite non remplacés et des départs volontaires, la stratégie du groupe laisse peu d’espoirs aux salariés. Les syndicats craignent que des « accords de méthode » ne poussent certains vers la sortie. « Je travaille à Orly, mes collègues informaticiens qui refuseront d’aller travailler à Roissy parce que c’est trop loin de chez eux seront mis à la porte », s’attriste Patrice Segura, agent de maintenance, qui dénonce un discours hypocrite de la direction.

Un plan social à sept milliards

La pilule du plan social à d’autant plus de mal à passer que la compagnie aérienne française a bénéficié d’une aide de l’état de 7 milliards d’euros, dont quatre milliards de prêts bancaires garantis à 90 % et trois milliards de prêts directs. Vêtu de son uniforme de travail, Guillaume Pollard, pilote de ligne chez Air France et représentant syndical chez Alter, fulmine. « On savait que la période serait difficile, mais les aides de l’état sont là. Ce que l’on constate, c’est une stratégie purement financière, une stratégie du choc. À chaque crise, la direction en profite pour supprimer des postes ». Élue CGT chez Servair, filiale d’Air France en charge de la restauration, Isabelle Tauvel abonde : « Dans le fond, cette aide d’état est une bonne nouvelle, nous voulons sauver nos entreprises. Mais ce n’est pas possible d’accorder des prêts sans réglementation et sans contrepartie, avec des licenciements à la clé. »

Ultime coup de massue pour les syndicats et les salariés d’Air France, certaines lignes de vol intérieur jusqu’alors prises en charge par Hop devraient être reprises par Transavia, filiale néerlandaise low-cost du groupe Air France-KLM. Un sabordage des conditions de travail que dénoncent les travailleurs. « Est-ce vraiment ce modèle social qu’on veut ? Transavia fonctionne avec beaucoup de sous-traitants, ils n’ont pas les mêmes salaires ni les mêmes conditions de travail que nous. On ne veut pas plus de précarité à l’emploi », s’insurge Stéphane, technicien de piste.

Des rassemblements se sont également tenus près de Nantes où se trouve le siège de la filiale Hop et à Morlaix (Finistère), où le site de maintenance Hop est menacé de fermeture. Toujours en CSE dans l’après-midi, la direction d’Air France n’a pas souhaité donner suite à nos sollicitations.

Crash social chez Air France et Hop! - Les salariés se mobilisent, L'Humanité, 3 juillet 2020

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 07:11

Plan social chez Nokia. Au moins 4 000 manifestants à Lannion pour soutenir les salariés

L’intersyndicale Nokia et les unions locales organisaient, ce samedi 4 juillet 2020, en centre-ville de Lannion (Côtes-d’Armor), une manifestation contre les suppressions d’emplois annoncées chez Nokia. Au moins 4 000 personnes étaient présentes dans cette manifestation contre la suppression de 400 postes à Lannion.

 Nokia a trahi les salariés, Lannion et les pouvoirs publics  - Bernard Trémulot, délégué CFDT, entretien avec Victor Fernandez, L'Humanité, 3 juillet
Vendredi, 3 Juillet, 2020 - L'Humanité

« Nokia a trahi les salariés, Lannion et les pouvoirs publics »

Le plan social annoncé par Nokia le 22 juin pourrait affecter jusqu’à 1 223 emplois en France. À Lannion (22), où 400 postes sont menacés, une manifestation est prévue ce samedi 4 juillet, avant une manifestation des salariés de tous les sites à Paris, le 8 juillet. L’occasion pour Bernard Trémulot, délégué CFDT, de rappeler les conséquences de ce plan social sur l’économie locale. Entretien

 

Comment les salariés appréhendent-ils ce quatrième plan social en quatre ans ?

Bernard Trémulot Nous nous sentons trahis. C’est une trahison envers les salariés, envers le territoire et envers les pouvoirs publics. Nokia renie tous les engagements qu’il a pu formuler envers ces différents acteurs. Par rapport aux salariés, 200 embauches qui ont été faites sur les trois dernières années. Mais aujourd’hui, on annonce à des salariés qui sont encore en période d’essai que leur service est supprimé. On a demandé à ces personnes de venir travailler le week-end, de s’organiser pour travailler en horaires décalés et on leur annonce que dans un an, leur travail sera délocalisé en Finlande, en Inde, au Canada, en Pologne ou aux États-Unis ! Parmi les 200 jeunes qui sont arrivés, un certain nombre ne savait pas situer Lannion sur une carte. Des efforts considérables ont été mis en œuvre pour que ce territoire soit attractif pour ces personnes. Les collectivités locales se sentent donc trahies au vu des efforts déployés. Le président de l’agglomération de Lannion est venu à une assemblée générale nous apporter son soutien. Il a rappelé que les emplois à Nokia représentent 10 % des postes du secteur industriel dans ce bassin d’emploi qui mettrait des années à se reconstruire si jamais ce plan de suppression de postes se concrétisait. Quant aux pouvoirs publics, Nokia avait pris des engagements en 2016 concernant les embauches en Recherche et Développement. Ces 200 embauches ont été utilisées pour donner l’impression qu’il avait été honoré. Mais quatre ans plus tard, plus de la moitié des postes de notre site sont fermés. Nous savons d’ailleurs que si ce plan social a lieu, notre site fermera dans deux ou trois ans. Un site de 300 personnes, ça ne vaut rien du tout à l’échelle d’une entreprise multinationale. Nokia veut centraliser tous ses sites dans de grands hubs, ce qui implique un abandon total de la France. Ce sentiment de trahison anime donc tout le monde, pas seulement les salariés.

Quelles conséquences indirectes les suppressions de postes auront-elles à Lannion ?

Bernard Trémulot Bien que nous n’ayons pas de sous-traitants directs comme cela peut exister dans l’automobile, il n’empêche que Nokia fait appel à des entreprises pour la restauration des salariés ou pour s’occuper des espaces verts par exemple. Ces entreprises vont donc être affectées. De même, les salariés licenciés vont peut-être devoir quitter la région pour retrouver un emploi, ce qui peut avoir des conséquences sur la vie économique locale. Par exemple, des petits commerces locaux vont être affectés ou des directeurs d’école peuvent se retrouver obligés de fermer une classe par manque d’élèves. C’est donc tout le tissu économique de Lannion et du Trégor qui va être touché.

Suppression de la base de Hop!, compagnie d’Air France, à Morlaix, site Renault de Caudan (Lorient) menacé… La Bretagne est-elle en train de connaître une vague de licenciements ?

Bernard Trémulot Oui. Toutefois, il faut noter que si les licenciements à Hop! ou Renault peuvent s’expliquer en partie par l’impact de la crise du covid19 sur l’industrie aéronautique et automobile, ce n’est pas le cas pour la téléphonie. Au contraire, durant le confinement, on a pu voir l’importance d’avoir des systèmes de télécommunication performants. Chez Nokia, il n’y a pas eu une seule journée d’arrêt de l’activité. Le 16 mars, tous les salariés, aussi bien à Lannion qu’à Nozay (91), sont passés en télétravail. Nous avons d’ailleurs été remerciés par la direction par rapport à notre investissement au travail durant cette période. Certains programmes sont mêmes sortis en avance par rapport à ce qui était prévu. C’est dire le cynisme avec lequel on a traité les salariés.

Vous organisez deux temps forts, un rassemblement à Lannion ce samedi et une manifestation à Paris le 8 juillet. Ces mobilisations peuvent-elles inverser la donne ?

Bernard Trémulot Nous nous réunissons régulièrement en Assemblée Générale pour en discuter. Nos collègues de Nozay ont fait grève mardi 30 juin. Nous allons donc mener des actions régulièrement. Nous avons réservé un train spécial pour les salariés de Nokia et leurs familles souhaitant aller manifester à Paris. On reste dans la bagarre tellement le coup est fort. Nous ne doutons pas que nous allons bénéficier d’un fort soutien de la population locale, notamment pour la manifestation de demain à Lannion. Tout le monde est conscient des conséquences que cela pourrait avoir sur le tissu économique de la région. Malheureusement, on a l’habitude de ce genre de plans, et cela fait partie de nos traditions locales d’avoir ce soutien populaire quand il y a des attaques importantes sur l’emploi.

Entretien réalisé par Victor Fernandez

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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 06:13
[SÉNAT - INTERVENTIONS]

Quelle réponse de la France au projet d’annexion de la vallée du Jourdain par l’État d’Israël?

Le 24 juin 2020, un débat sur la Palestine a été organisé au Sénat à l'initiative du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE). Christine PRUNAUD, sénatrice des Côtes d'Armor, et Pierre LAURENT, sénateur de Paris, sont intervenus à cette occasion. [VIDÉO]

Question de Christine PRUNAUD: Les Palestiniens subissent un niveau de violence croissant [LIRE]

Question de Pierre LAURENT: Seule une pression internationale d’ampleur peut arrêter ce projet [LIRE]

Commission International du PCF

Christine Prunaud Sénatrice des Côtes-d'Armor Membre de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées Elue le 28 septembre 2014

Christine Prunaud Sénatrice des Côtes-d'Armor Membre de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées Elue le 28 septembre 2014

Les Palestiniens subissent un niveau de violence croissant

Quelle réponse de la France au projet d’annexion de la vallée du Jourdain par l’État d’Israël ? -

Par / 24 juin 2020

Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, je tiens à remercier la conférence des présidents et, en particulier, M. le président du Sénat et M. le président de la commission des affaires étrangères pour l’inscription à l’ordre du jour de ce débat.

Permettez-moi de commencer mon propos en citant des propos tenus en 2017 par M. Jean-Paul Chagnollaud, président de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient : « Les gouvernements israéliens de ces dernières années ont tout fait pour tourner le dos à Oslo, accentuer leur contrôle sur la population palestinienne des territoires et accélérer, dans des proportions jusque-là jamais atteintes, la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est avec l’obsession d’y établir, encore et encore, des faits accomplis qu’ils veulent irréversibles. La prochaine étape est l’annexion de tout ou partie de la zone C, ce qui est déjà une réalité de facto dans la vallée du Jourdain entièrement absorbée par le système de domination israélien. »

Je partage totalement cette analyse d’un statu quo qui dure depuis des années. Le niveau de la violence que subissent les Palestiniens s’amplifie. Une grande partie de la communauté internationale a considéré et juge malheureusement toujours acceptable ce niveau de violence, malgré des droits internationaux constamment bafoués.

Avant de poursuivre mon intervention, je tiens à vous préciser, mes chers collègues, que la défense de la Palestine et du droit international n’est pas la remise en cause de l’État d’Israël. Cette mise au point était nécessaire.

Le 28 janvier 2020, Donald Trump, aux côtés de Benyamin Netanyahou, dévoilait son plan de paix. En fait, il s’agit davantage d’un plan de guerre contre les Palestiniens. Les plus grandes puissances mondiales se sont seulement indignées de ce plan. Il était donc impensable pour les Palestiniens de coconstruire cette feuille de route qui ne leur laissait aucune place.

Très bientôt, le 1er juillet prochain, la Knesset pourrait se prononcer sur le plan Netanyahou, qui comprend l’annexion par Israël de la vallée du Jourdain. Celle-ci est déjà en grande partie sous le contrôle de l’État d’Israël et des colonies juives en Cisjordanie, devenues légales avec la bénédiction de M. Trump.

Sachant qu’Israël occupe au moins 85 % de la Palestine historique, il faut surtout avoir conscience que ce vote marquerait, à coup sûr, la mort d’une solution à deux États.

En ce sens, les propositions de Donald Trump sur la Palestine sont une provocation. Ainsi, la Maison-Blanche imposerait aux Palestiniens un État démilitarisé et non souverain, puisqu’il n’aurait de contrôle ni sur ses frontières ni sur son espace aérien.

Pire que tout, son territoire serait totalement morcelé. Ce qui est prévu, c’est bien un archipel d’une demi-douzaine de cantons, voire d’îlots – le vocabulaire employé pour décrire ces territoires est abondant –, séparés par des zones de territoire israélien et reliés entre eux par des routes, des tunnels, des ponts et des check-points ; il aurait une seule frontière directe avec un autre État, l’Égypte, mais il s’agirait, là encore, d’une frontière virtuelle, puisque sous contrôle israélien, et aux limites encore inconnues.

Poursuivons l’énumération du contenu dévastateur de ce plan : il ne sera plus question du retour des réfugiés et de leurs descendants, il sera possible de transférer administrativement entre 300 000 et 400 000 Palestiniens du « Triangle » et la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies ne sera pas appliquée, non plus que les autres, d’ailleurs : aucune résolution n’a été appliquée !

En monnaie d’échange, M. Trump propose aux Palestiniens une aide de 50 milliards de dollars pour l’économie et le logement, voire l’éducation – on ne sait exactement –, secteurs en partie sous contrôle israélien.

Quel sera l’avenir des Palestiniens des territoires occupés et bientôt annexés ? Vers où seront-ils expulsés de la terre où ils sont nés, où ils vivent et qu’ils font fructifier ? Sous quel statut de citoyen vivront-ils ?

Ne nous méprenons pas : c’est un peuple encore plus soumis à Israël qui se prépare. C’est la fin du mince espoir d’une solution où les Palestiniens seraient maîtres de leur territoire, en toute souveraineté, et de leur destinée.

Des voix s’élèvent néanmoins à travers la population israélienne, mais aussi au sein de l’armée et du renseignement, sur la provocation que constitue cette annexion. Cette prise de conscience se diffuse assez largement.

En témoigne la tribune parue dans Le Monde le 18 juin dernier : l’ont signée une cinquantaine de personnalités et d’organisations juives qui voient dans ce projet d’annexion un dévoiement du projet sioniste porté par David Ben Gourion.

Ce qui devait être un pays d’accueil et de refuge, démocratique et en paix avec ses voisins, s’est transformé depuis des années en un État agressif et discriminatoire.

En réponse au plan Trump, l’Autorité palestinienne a déjà annoncé la fin – du moins la remise en question – de la coopération sécuritaire qui est en place actuellement en Cisjordanie et permet de contenir autant que possible les violences entre chaque camp.

Politiquement – ce n’est pas à négliger dans la société israélienne –, cette annexion aurait pour conséquence que les Arabes palestiniens représenteraient environ 40 % de la population israélienne. Pour un gouvernement qui, il y a deux ans, a fait voter une loi sur « l’État-nation, État juif », cette décision constitue une source d’instabilité à l’intérieur même de ses frontières. Il faut rappeler le contenu de cette loi très grave : le droit à l’autodétermination des peuples est réservé à la population juive, la langue arabe est retirée de la liste des langues officielles, le caractère juif de l’État – État qui devient donc théocratique – est reconnu.

Nous essayons tous ici de persévérer dans la défense de la solution à deux États, du droit au retour des réfugiés palestiniens, du statut de Jérusalem comme ville internationale et capitale partagée des deux États : c’est le strict respect du droit international et des résolutions de 1947 créant l’État d’Israël et de 1967 en fixant les frontières.

Face à la présente situation, nous assistons pourtant aujourd’hui à une paralysie des Nations unies et de l’Union européenne, du fait des désaccords entre certains pays et de la frilosité des plus grandes puissances.

Les États occidentaux ne condamnent pas ce plan, mais affirment seulement qu’il est contraire au droit international et aux résolutions des Nations unies.

Je regrette que notre gouvernement se cache derrière la nécessité d’une action unanime des États européens, que l’on sait impossible en l’état, pour ne rien faire de concret pour la reconnaissance des droits du peuple palestinien et d’un État palestinien.

Accompagnons avec conviction et détermination nos amis palestiniens, mais également israéliens, dans l’espoir d’un avenir de paix, d’un avenir qui ne soit pas fondé sur la suprématie de certains et l’oppression des autres, mais sur la pleine égalité, la liberté, la dignité et les mêmes droits pour tous.

Monsieur le ministre, nous avons récemment évoqué ce dossier avec vous en commission des affaires étrangères : nous savions que nous nous retrouverions aujourd’hui pour ce débat ; je vous remercie de votre présence ce soir. Il reste quinze jours pour que notre pays riposte : c’est le mot que vous aviez alors employé et qui m’avait plutôt convenu. Mais quelle riposte ? Pourriez-vous au moins nous indiquer quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre ou, à défaut, quelles pistes il entend suivre ? Je vous remercie de votre attention et des réponses que vous saurez nous donner.

Pierre Laurent Sénateur de Paris Vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées ; membre de la commission des affaires européennes Elu le 20 mai 2012

Pierre Laurent Sénateur de Paris Vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées ; membre de la commission des affaires européennes Elu le 20 mai 2012

Seule une pression internationale d’ampleur peut arrêter ce projet

Quelle réponse de la France au projet d’annexion de la vallée du Jourdain par l’État d’Israël ? -

Par / 24 juin 2020

Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, comme le disait à l’instant ma collègue Christine Prunaud, face au crime contre le droit international et le droit des Palestiniens qui se profile à partir du 1er juillet si Benyamin Netanyahou met à exécution son projet d’annexion, le temps des communiqués de presse et des déclarations de principes est passé : le temps est venu d’accompagner ces déclarations d’une riposte forte, déterminée et tenace dans la durée de la France, de l’Union européenne et des Nations unies contre un processus de colonisation et de sabotage des accords d’Oslo qui dure depuis trop longtemps sans réaction à sa mesure. Je ne parle pas ici de l’action des ambassadeurs de France qui se sont succédé à notre consulat de Jérusalem, qui ont toujours agi avec courage, mais de la nécessaire riposte du gouvernement de la France et de son Président de la République.

C’est pour entendre les voies choisies pour cette riposte que nous avons demandé ce débat, car seule une pression internationale d’ampleur peut arrêter le projet.

Adversaire farouche du processus de paix et de la solution à deux États, le Premier ministre israélien a tout fait pour les miner, pas à pas ; aujourd’hui, il veut porter le coup fatal.

Ne pas réagir, sinon par des mots, une fois de plus, ce serait nier le danger majeur encouru de toutes parts.

Danger encouru par les Palestiniens, dont le droit reconnu à vivre en paix dans leur État, avec Jérusalem comme capitale partagée, serait bafoué corne jamais.

Danger encouru par le droit international et la solution multilatérale agréée selon des paramètres reconnus par l’ONU, au moment même où le multilatéralisme fondé sur le droit est attaqué de toutes parts et laisse place à la loi du plus fort, à la politique du fait accompli par la force.

Danger encouru par la région, déjà à feu et à sang, par les pays arabes voisins, au premier rang desquels la Jordanie et sa population.

Danger encouru, enfin, par les Israéliens eux-mêmes, qui ne seraient plus, alors, les citoyens de l’État qu’ils espéraient, mais seraient enfermés par leurs dirigeants dans ce qui deviendrait un État d’apartheid, reléguant des millions de Palestiniens dans des bantoustans sans droit réel à la citoyenneté, un État dès lors durablement instable et connaissant plus d’insécurité que jamais.

Oui, nous avons le devoir de réagir avec force, au nom de la justice, de la paix et du droit !

Nous n’en pouvons plus, monsieur le ministre, de nos accommodements avec l’inacceptable au nom d’un prétendu réalisme. Où cela nous a-t-il menés ?

Quand les deux chambres du Parlement français ont voté la demande d’une reconnaissance de la Palestine par le Président de la République, on nous a dit que c’était trop tôt, puis qu’il fallait attendre le plan américain. Deux présidents ont passé et le scandaleux plan Trump est arrivé, qui donne son imprimatur à l’annexion après avoir coupé les vivres à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNWRA), de manière à nier les droits des réfugiés, et validé le déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Quand le plan Trump a été rendu public, vous l’avez condamné dans les mots, mais encore bien timidement au départ,…

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères. Pas vraiment !

M. Pierre Laurent. … comme s’il y avait encore matière à discuter, alors que ce plan visait clairement à fermer le ban d’une solution viable à deux États.

Quand des militants parlaient boycott des produits issus des colonies, désinvestissement, sanctions, ils ont été traînés devant la justice et leurs actes assimilés à de l’antisémitisme. Or la Cour européenne des droits de l’homme vient de condamner la France, par une décision du 11 juin dernier rétablissant ces militants dans leurs droits.

Oui, aujourd’hui, il faut clairement et fermement dire : « Stop ! » Il faut agir avant le 1er juillet. Il est déjà bien tard, diront certains ; en vérité, il ne sera jamais trop tard, car le combat pour le droit des Palestiniens ne cessera pas.

Si nous laissons Benyamin Netanyahou avancer, il le fera, car il est prêt à tout. Il est de la trempe de ces dirigeants extrémistes avec lesquels il s’entend si bien, de Trump à Bolsonaro ; qui sait s’il ne pactisera pas, demain, avec Erdogan pour se partager la région sur le dos des autres puissances et des Palestiniens, après avoir attisé le feu dans la région.

C’est en raison, aussi, de ces rapprochements troubles que nous refusons d’écouter l’argument qui voudrait que l’on s’abrite derrière la décision de refuser de s’engager dans des sanctions européennes prise par quelques pays emmenés par la Pologne et la Hongrie. Ne trouveriez-vous pas honteux, monsieur le ministre, que ces pays dont nous combattons les dérives antidémocratiques deviennent l’alibi de notre inaction, de l’inaction européenne ?

Oui, monsieur le ministre, nous attendons du Gouvernement et du Président de la République des actes forts. Des possibilités existent.

Nous devons agir à l’ONU et avec l’ONU, aux côtés de son secrétaire général et de la majorité des nations, et saisir le Conseil de sécurité pour exiger la condamnation qui s’impose.

Nous devons reconnaître l’État de Palestine. En ces circonstances, un tel geste dirait mieux que tout autre discours notre refus de l’impasse dramatique envisagée et déclencherait sans nul doute un mouvement international d’ampleur. En effet, il ne faut pas seulement s’opposer au plan d’annexion ; il faut du même coup contre-attaquer et relancer le processus inverse, vers la solution de paix à deux États.

Nous devons travailler avec Josep Borrell, pour proposer à l’Union européenne d’adopter des sanctions, notamment la suspension de l’accord d’association, mais aussi envisager la suspension des accords de coopération militaire et la réévaluation d’investissements impliqués dans le processus de colonisation.

Oui, monsieur le ministre, il est possible, il est urgent, il est conforme à nos valeurs d’agir. Tout nous commande de le faire, de la gravité de la situation sur place aux dangers de la situation internationale. Ne comptons pas sur une quelconque lassitude : les Palestiniens sont à bout et la région est une poudrière depuis longtemps, l’annexion n’annonce donc que le pire pour demain.

N’oublions pas les paroles de Yitzhak Rabin, quelques minutes avant d’être assassiné : « Nous avons fondé un peuple, mais nous ne sommes pas revenus dans un pays vide. » Sans cette promesse de reconnaissance et de respect mutuel, la paix n’adviendra pas.

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 06:08
Bilan des Municipales pour les communistes dans le Finistère: des communes gagnées et conservées à gauche, une cinquantaine d'élus

Pour conserver ou gagner des villes à gauche, y mener des politiques sociales, écologiques, démocratiques ambitieuses, servir les intérêts de la population, défendre les services publics, le secteur associatif, des politiques de solidarité, les sections PCF du Finistère ont cherché à s'inscrire dans dans une volonté de rassemblement à gauche pour ces élections municipales, et, partout où elles avaient la capacité de le faire, elles ont cherché à présenter des candidats communistes sur des listes d'union pour s'inscrire pleinement dans ce premier échelon de la démocratie locale qu'est la commune.  

Nos communes sont une grande richesse pour une démocratie vivante. Les élus municipaux sont de vrais porteurs d'un engagement au service de l'intérêt général et de la collectivité.

Le Parti communiste français, fort de sa richesse collective de 900 adhérents sur le Finistère, présentait au 1er tour du 15 mars 2020 des élections municipales 80 candidats adhérents PCF ou apparentés dans une vingtaine de communes du Finistère qui couvraient ensemble 321 000 habitants, soit un tiers de la population du Finistère environ.: Brest, Quimper, Morlaix, Landerneau, Douarnenez, Le Relecq-Kerhuon, Pont L'Abbé, Carhaix, Briec, Plouigneau, Plougonven, Guimaëc, Sizun, l'Ile de Batz, Saint Thégonnec Loc-Eguiner, Loctudy, Saint-Sauveur, Moëlan-sur-Mer, etc.

Nous n'avons pas réalisé tous nos objectifs...

Nous avons eu la déception de ne pas pouvoir reconquérir Douarnenez à gauche où la tête de liste de "Douarnenez Terre Citoyenne" était sympathisant communiste, Hugues Tupin (44% au 2nd tour), malgré une campagne de très haut niveau. Le résultat ne récompense pas la qualité de cette campagne et de cette liste. Nous avons eu aussi des déceptions à Scaër et Plougonven, où des têtes de liste communistes de liste de rassemblement à gauche n'ont pas été en mesure de reprendre ces communes à la droite. Nous remercions ces camarades pour leur engagement courageux et tout leur travail. A Landerneau, dans une ville plus conservatrice par tradition, et face à la forte adversité du maire sortant, une belle campagne de gauche d'une tête de liste militant de la CGT avec nos camarades sur une liste citoyenne aurait mérité de connaître un sort plus favorable aussi. A Pont L'Abbé, aussi, la liste de gauche a été battue dès le premier tour. A Loctudy aussi, une tête de liste de sensibilité proche des communistes n'a pas été en mesure de faire gagner la gauche dans la commune.

Mais dans l'ensemble, ces élections municipales auront permis au PCF d'enregistrer aussi de très beaux succès au 1er et au 2nd tour. 

Ainsi nous avons aussi fort heureusement dans le même temps de très grandes satisfactions sur ces élections municipales:

- Celles d'avoir conservé Rosporden-Kernevel (7780 habitants) à gauche dès le premier tour (majorité sensibilité divers gauche - PS-PCF), mais surtout d'avoir réussi de très bons résultats à Brest et au Relecq-Kerhuon pour conserver ces villes à gauche, ainsi que la métropole brestoise bien sûr. A Rosporden-Kernevel, nous aurons 8 élus communistes avec le maire délégué de Kernevel (PCF) Jacques Rannou, 2 adjoints, 2 conseillers communautaires. A Brest (140 000 hab), la liste fusionnée "Brest au cœur" menée par François Cuillandre PS-PCF-BNC-écolos a fait 49,69% au second tour contre 36 % à Malgorn pour la droite LR, et 13% au transfuge Coatanea pour la LREM. Le PCF aura 7 élu-es à la ville (+3 par rapport au début du mandat précédent ) et 4 élu-es métropolitain-es (+1). Au Relecq-Kerhuon (11 500 hab), où la liste PCF-PS issue de la majorité sortante et menée par Laurent Péron a fait 46% contre 27% aux Verts et 26 % à la LREM, nous aurons  8 élus apparentés PCF, dont 6 adhérents. 

- Celles d'avoir gagné des villes importantes contre la droite qui les gérait.

A Quimper (64 000 hab), où la liste "Quimper Ensemble" conduite par Isabelle Assih où étaient candidats 5 camarades du PCF a réalisé une magnifique performance au second tour en reprenant la ville chef lieu du Finistère au très droitier maire Ludovic Jolivet. C'est un soulagement intense et une respiration démocratique et sociale pour cette ville. Nous aurons 3 élus communistes dans la municipalité de gauche. Et 2 autres non loin de là à Briec, dans la majorité de gauche aussi.

A Morlaix (14500 hab), nous avons eu l'immense joie de gagner après 12 ans de mandat de droite avec la liste "Morlaix Ensemble" conduite par Jean-Paul Vermot (Alliance PS-PCF-Génération.S, citoyens engagés (50 % de la liste), soutenu par les Radicaux, Place Publique) avec une avance confortable au second tour de 55% contre 45% à la maire sortante Agnès Le Brun. Le PCF fait élire 8 élus apparentés dans la nouvelle majorité dont 5 adhérents. 

A Plouigneau (5300 hab), nous avons réussi à faire gagner la gauche au premier tour dans la commune après 40 ans de gestion de doite dans une commune votant plutôt à gauche aux élections nationales, grâce à une liste d'union de la gauche, citoyenne, et PS-PCF. Nous avons 6 élus adhérents PCF, + 2 sympathisants, 3 adjoints (2 adhérents et un sympathisant), 1 conseiller communautaire.

Dans le pays de Morlaix, nous avons aussi un adjoint à Guimaëc, un conseiller municipal de 18 ans à Saint-Thégonnec Loc-Eguiner dans la majorité de gauche plurielle, une élue d'opposition à Plougonven, soit 17 élus en tout dans le Pays de Morlaix. 

Nous avons aussi un élu d'opposition à Carhaix, n°2 sur la liste d'union de la gauche qui a été battu au premier tour, un élu à Scaër dans l'opposition, des élus sympathisants à Berrien, Douarnenez (opposition), un sympathisant candidat à Plomeur, une élue sympathisante à Loctudy dans l'opposition.

Nous avons aussi un élu à Saint-Sauveur.

En tout, le PCF aura donc un peu plus de 50 élus PCF dans le Finistère, soit une progression significative par rapport à 2014 où nous avions un peu plus de 30 élus adhérents, et une quarantaine d'élus apparentés en comptant les sympathisants (nombre d'élus ayant soutenu par exemple la campagne de Ian Brossat aux Européennes sur notre département).

Parmi ces élus, il faut signaler que plus de la moitié sont des nouveaux élus, et que plusieurs sont jeunes, la vingtaine d'années ou la trentaine d'années, le signe d'un parti qui a une vraie dynamique militante sur le territoire finistérien, ce dont nous nous félicitons.

Merci à tous nos candidats pour leur investissement dans ces campagnes municipales. Merci aussi à nos militants qui ont consacré du temps et de l'énergie pour défendre nos idées.  Et surtout un grand merci à tous nos électeurs!!!

Nous devons aussi remercier tous nos partenaires de ces listes d'union de la gauche avec lesquels nous avons mener de belles campagnes, qui ont été victorieuses dans plusieurs communes.

Et maintenant, au travail, pour les intérêts des citoyens et de l'application des idées et programmes sur lesquels nous avons été élus!

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 06:05
Flotte de pêche : OUI à des investissements publics durables en toute transparence – Déclaration de la Fédération du Finistère du Parti Communiste Français et de la commission Maritime PCF 29.

Flotte de pêche : OUI à des investissements publics durables  en toute transparence.

La pêche bretonne a été très affectée par la crise sanitaire, avec des volumes de vente réduits de plus de 50 % en moyenne depuis mi-mars, et jusqu’à 90 % durant les plus mauvaises semaines.

Comme les autres secteurs d’activité, les outils de l’État et des collectivités se sont déployés pour aider les entreprises à passer le cap, en particulier sous la forme de prêts bancaires en trésorerie garantis par la puissance publique. Si à court terme les dommages sont limités, lorsque les premières échéances de ces prêts devront être remboursées début 2021, la situation de nombreux armateurs risque de se dégrader fortement.

Le 31 décembre est également la date à laquelle le Brexit prendra son jour le plus concret avec la fin de la « période de transition » qui a maintenu en vigueur les règles de la politique commune des pêches et du commerce entre l’Union européenne à 27 et le Royaume-Uni.

A ce jour, les progrès des négociations apparaissent faibles, sans compromis apparents entre le Gouvernement britannique et l’UE. La pêche fait partie des points durs, avec des positions de négociations parfaitement antagonistes. L’Union plaide pour le statu quo et met en jeu l’accès des produits britanniques au marché communautaire. Le Gouvernement britannique demande de son côté une révision de ses quotas pour les stocks partagés avec l’UE et souhaite mettre en œuvre un régime d’accès contrôlé à ses eaux tout en ménageant un large accès de ses produits au marché de l’UE.

Si l’issue des négociations est encore incertaine pour de longs mois, il y a tout lieu de penser que le Brexit ne peut pas être sans effet demain en matière de pêche. Répartition des quotas (revus à la baisse sur des stocks convoités par les navires britanniques tels le cabillaud, le merlan et l’églefin en mer celtique, ou la cardine et le lieu noir en Ouest Écosse)  et conditions d’accès (licences annuelles payantes? Obligation de débarquement dans des ports britanniques ?) changeront.

C’est dans ce contexte particulier que la proposition, en son nom propre, du Président du Conseil régional de Bretagne, de création de fonds d’investissements pour les entreprises menacées de difficultés prend son sens.

Cette proposition a beaucoup de chemin à accomplir pour devenir réalité. Mais elle est très positive, car elle est susceptible d’ouvrir la voie à une intervention directe des pouvoirs publics dans la gestion des entreprises concernées.

Dans la pêche, la première menace avec le Brexit est la faillite d’armements, la vente des navires par les patrons pêcheurs et la fuite des quotas hors de Bretagne. Cette menace n’a rien d’irréaliste pour tous les observateurs de ce secteur depuis les crises liées à la surpêche dans les années 1990 : disparitions d’armements (Dhellemmes, Arcobreizh) et prises de contrôles par des capitaux étrangers (CFTO, Compagnie des pêches de St Malo, Armement La Houle…).

La prise en main des entreprises est nécessaire et doit éviter cette fuite des quotas pour maintenir les apports qui font vivre les mareyeurs, conserveurs et transformateurs bretons. Un emploi à mer génère deux emplois à terre dans la filière.

Les communistes ont toujours affirmé leur attachement à ce que les pouvoirs publics jouent pleinement leur rôle dans l’économie. Une telle intervention massive, coûteuse et de longue durée dans la pêche n’est souhaitable que si elle engage la flotte dans sa transition énergétique (nouvelles propulsions hybrides ou hydrogènes), l’amélioration de ses pratiques de pêche (sélectivité, diversification et évitement des espèces qui ne sont pas au RMD…), et son versant social (amélioration des conditions de travail et de vie à bord, de conciliation de la vie familiale et professionnelle, recrutement local, participation à la formation continue et des jeunes, promotion sociale et renouvellement des générations).

Les critères de l’intervention et les résultats de l’intervention publique dans la gestion des entreprises appellent débat, transparence et rendu-compte.

A ces conditions, le Président de Région peut être assuré du soutien des communistes du Finistère.

 

Le 01 juillet 2020,

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français .

Commission Maritime PCF 29.

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