Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 12:06
Ce mardi 10 décembre avait lieu le vote sur l'avis du CESER Bretagne par rapport au Pacte d'avenir proposé par le  premier ministre Ayrault.
Cet avis est un avis favorable avec des réserves, mais favorable quand même. Soutenir l'avis du CESER revenait donc à voter POUR le Pacte d'avenir du gouvernement.
Or ce Pacte d'avenir se situe dans le cadre de la politique austéritaire du gouvernement, dans le cadre de l'ANI,  il  ne répond pas à la colère des salariés en Bretagne qui s'est exprimée depuis plusieurs semaines. 
Il ne rompt pas avec l'agriculture productiviste et est plus qu'insuffisant dans son volet social.
Comme le dit Ouest France, le résultat du vote n'est pas un triomphe:
53 votes pour, 16 contre et 43 abstentions
 
Soit seulement 53 votes pour sur 119 votants !
Ont voté pour : la CFDT, la CGT, l'UNSA, la CGC, la Confédération Paysanne
Ont voté contre : Solidaires, FO, la CFTC.
Se sont abstenus: les syndicats agricoles, le Medef, la FSU, les associations environnementales pourtant très critiques sur ce pacte unilatéral.
Le Premier ministre JM Ayrault doit venir signer à Rennes ce Pacte, qui aura été voté par le Conseil Régional à majorité socialiste.
Solidaires, FO et CGT appelle à un rassemblement à Rennes vendredi 13. 

Pacte d'avenir. Le "oui mais" du conseil économique et social

             OUEST FRANCE Bretagne - 16h25 

 
  • Le vote sur l'avis qu'a donné le conseil économique et social sur le Pacte d'avenir. | Thomas Brégardis 
  • Le conseil économique et social de Bretagne, l'assemblée consultative du conseil régional, a adopté son avis sur le Pacte d'avenir.

Pour autant, ce n'est pas un triomphe pour ce texte qui apporte des réponses à la crise que traverse l'agroalimentaire breton, et entend poser les bases d'un rebond économique pour la région.

Dans les rangs du conseil économique et social, qui représente le monde économique, les syndicats et les associations, on a compté pas moins de 43 abstentions, 16 voix contre et 53 en faveur de l'avis proposé sur le Pacte d'avenir. 

Et encore, cet avis pointe déjà les insuffisances du Pacte d'avenir, comme sa préparation dans l'urgence ou l'absence de mesures clairement chiffrées. Par exemple, sur l'annonce d'une simplification de mesures administratives, l'avis du conseil économique et social estime que «le Pacte ne détaille pas suffisamment les actions concernées, ni les garanties sur les modalités d'application et de suivi de ces mesures».

  

----------------------------------------------------------------------

 

 

20 Minutes : BRETAGNE - Le Ceser de Bretagne a toutefois regretté le délai court pour la concertation...

Le conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) de Bretagne a voté à une faible majorité en faveur d'un avis sur le Pacte d'avenir, qui salue l'engagement de l'État aux côtés de la région pour se redresser, mais critique certaines insuffisances.

Le Conseil regrette les «délais très courts de la concertation»

Lors du vote à l'issue de quatre heures trente de débat, 52 membres du Ceser (sur 119) ont voté pour cet avis, rédigé par trois rapporteurs, 43 se sont abstenus (principalement les acteurs économiques et les syndicats agricoles), refusant notamment de donner un avis sur le Pacte tel qu'il est présenté, et 16 (dont FO, Solidaires ou encore la CFTC), ont été contre.

L'avis en question note que le Pacte «constitue un engagement de l'État, aux côtés du conseil régional, des collectivités (...), ainsi que des acteurs économiques et sociaux (...)». Le Ceser y salue la volonté de concertation pour réaliser le Pacte, mais «regrette toutefois les délais très courts dans lesquels a lieu cette concertation», en un mois et demi à peine. Il précise ainsi que «ces délais apparaissent difficilement compatibles avec l'ambition d'élaborer un véritable »Pacte« pour l'avenir de la Bretagne», mais note que de nouvelles étapes de concertation sont attendues, notamment pour la finalisation du PAAB (Plan agricole et agroalimentaire, en annexe du Pacte).

Deux milliards d'euros d'aide

Dans ce Pacte, qui liste des aides et engagements divers pour un montant de près de deux milliards d'euros, le Ceser «apprécierait que les éléments nouveaux soient davantage mis en avant». Car comme l'on fait remarquer de nombreux intervenants lors des débats, le Pacte contient de nombreux financements déjà actés auparavant. Enfin, sur des domaines comme la pêche et l'aquaculture «les formulations comme les engagements restent flous», juge le Ceser.

Le préfet de région Patrick Strzoda, qui a assisté aux débats, a salué cet avis rendu par le Ceser, estimant que «le Pacte doit vivre, il doit évoluer» en réponse à ceux qui le jugent insuffisant ou incomplet.

Jeudi, les élus de la région se prononceront sur le texte et autoriseront ou non le président de la collectivité, le socialiste Pierrick Massiot, à apposer vendredi sa signature au bas du document, à côté de celles du préfet de région Patrick Strzoda et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Partager cet article
Repost0
2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 10:50

Tribune de Gérard le Puill, journaliste honoraire et essayiste, dans l’Humanité du 29 novembre 2013

Gérard Le Puill :  « Produire mieux pour manger tous d’ici à 2050 et bien après », Pascal Galodé éditeurs.

 

Alors qu’une nouvelle manifestation des « bonnets rouges » est annoncée à Carhaix, peu d’explications de fond émergent en Bretagne sur les difficultés de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire dans cette région. L’arbre de l’écotaxe cache pourtant une forêt de difficultés. Depuis les débuts du marché commun agricole, la Bretagne a compensé les handicaps liés à son caractère périphérique en exploitant d’autres atouts, dans le cadre de la concurrence européenne et mondiale. Parmi ceux-ci, figuraient une paysannerie entreprenante et fonceuse, une main-d’œuvre abondante pour l’industrie agroalimentaire, la proximité de ports en eau profonde pour importer du soja et des céréales destinés au bétail des élevages hors-sol.

Le modèle intensif breton a longtemps tiré sa force de la massification de la production et des économies d’échelle qu’elle offrait à l’industrie agroalimentaire dans des secteurs comme les légumes, le lait, la viande bovine, porcine, la volaille de chair et les œufs. À partir de la réforme de la politique agricole commune (PAC) de 1992, prélude à l’entrée de l’agriculture dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) trois ans plus tard, l’élevage hors-sol breton a bénéficié d’un sursis via la baisse des prix mondiaux des céréales et du maintien dégressif mais prolongé des restitutions à l’exportation, notamment sur les viandes de volailles congelées.

Néanmoins, dans un marché mondialisé et dérégulé, les avantages comparatifs du modèle breton ne pouvaient que se réduire face aux productions de pays émergents comme le Brésil et des pays de l’Union européenne tels que l’Allemagne et l’Espagne, pratiquant le dumping social dans l’élevage hors-sol et dans les abattoirs. Voilà pourquoi l’écotaxe a été vue comme un facteur aggravant, susceptible d’accroître les difficultés de l’industrie agroalimentaire bretonne, impactée aussi par les exigences de la grande distribution, dont le comportement prédateur vis-à-vis de ses fournisseurs a été facilité par le volet commercial de la loi de modernisation économique (LME) voulue par Nicolas Sarkozy et votée par la droite en 2008.

Cela étant, on peut penser que la crise du modèle breton n’en est qu’à ses débuts, avec ou sans écotaxe. Sur 7 % du territoire national, la Bretagne concentre 57 % de la production porcine, 42 % de la production d’œufs, près du tiers de la volaille de chair, 21 % de la production laitière et 25 % de celle des veaux en batterie. Cette concentration produit trop d’effluents d’élevage susceptibles d’être optimisés via la fertilisation des sols. Du coup, le respect des normes environnementales devient impossible en Bretagne et le coût des pollutions ne cesse de croître.

Depuis quelques années, la volatilité et la cherté croissante des céréales et du soja viennent handicaper le système intensif breton de plus en plus dépendant des cours mondiaux. Cette tendance ne va plus s’inverser car les exportations de soja et de maïs du continent américain vers l’Asie ne cessent d’augmenter.

Le XXe siècle a été celui des énergies fossiles abondantes et bon marché. Le XXIe siècle sera de plus en plus caractérisé par leur rareté et leur cherté. L’agriculture doit apprendre à devenir savante dans l’utilisation à la fois optimale et soutenable de tous les sols, tout en étant de plus en plus sobre en intrants de toutes sortes. Elle doit pour cela utiliser tous les leviers disponibles pour faire travailler la photosynthèse, ce que l’assistance par la chimie a désappris aux paysans, ces dernières décennies.

La Bretagne va devoir produire moins pour parvenir enfin à produire mieux. Mais ce processus ne peut être que lent et long car les outils de transformation et les salariés en place représentent un enjeu économique et social considérable. Il faut à la fois prolonger et protéger ce qui existe, tout en commençant à construire un autre modèle agricole plus diversifié et plus en phase avec le potentiel agronomique des terres bretonnes. Les déclarations volontaristes et volontairement ambiguës de certains syndicalistes agricoles bretons restent axées sur l’idée d’une fuite en avant dans un modèle de moins en moins efficient. Ces syndicalistes se trompent de siècle et de combat.

Partager cet article
Repost0
27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 17:43

Vive la gauche qui transforme la société

Notre 22e Fête de l'Humanité Bretagne intervient dix-huit mois après la défaite de Sarkozy et à quelques mois des municipales et des européennes, échéances électorales majeures.

Elle intervient également à un moment où sont posés en grand les choix de société, à travers notamment la réforme des retraites, la transition énergétique, le partage des richesses, et alors que les peuples du monde entier se mettent en mouvement, parfois au prix d'errements et de grande confusion, contre la loi de l'argent, la corruption et les dictatures.

Dans un contexte où la droite rêve de revanche, avec l'extrême droite en embuscade, notre Fête sera marquée par le refus de la politique d'austérité portée par la gauche de renoncement et, au-delà, par notre volonté de porter un projet de société qui place l'homme au-dessus de la finance et des marchés, projet que nous identifions comme communisme.

 

Joel GALLAIS

Secrétaire fédéral PCF Morbihan.

 

Des vignettes, bons de soutien, sont en vente :  

prix : 15 € pour les deux jours

s’adresser à la section PCF (Tel : 06 82 68 05 51 / e-mail : pcfmorlaix@wanadoo.fr ).

Un car est prévu pour rallier la région de Morlaix à la fêle le dimanche 1er décembre

Ce car partira par Lanmeur puis passera à Morlaix (9 h 30 – Parking Géant).

Pour s’inscrire téléphoner au 06 62 74 75 27 ou au 06 83 24 83 90.

 

Le programme

Samedi 30 novembre :

soirée cabaret

18 h : « Les très Mollo » [Un jeune groupe de vieux mous de l'air au répertoire gaillard et mariné].

19 h : Trio EDF [Patrick Ewen, Gérard Delahaye et Melaine Favennec conjuguent leurs talents de musiciens et de « beg braz» pour partager avec le public un moment euphorisant. Du festival du chant de marin de Paimpol à Notre-Dame-des­Landes, Ils sèment partout de la bonne humeur et un brin de contestation.

21 h : Fest Noz avec « tad ha mad quartet», Anne Marie Cloaguen et robert Le Dour (kan ha diskan) et « Hartigan’s »

Grande scène

20 h : Scène ouverte aux jeunes talents de la scène Lorientaise : « Clux », « les utopistes », « Atomik »

22 h : « La Rumeur » [groupe de Hip Hop]

Espace Culture

exposition Claude BOUVIER

espace livres (rencontres littéraires).

Espace Cinéma 

Cours métrages à voir : « les déportés du libre échange » de Monique Robien ; « Nouadhibou. Les poissons ne font pas l’amitié » de François Rienhardt ; « le voyage de Delphine Alexandre et sa famille » ; « ce chemin devant moi » de « La rumeur »

Débats

11 h (Agora) : quelle transition énergétique ?

12 h 45 (espace livres) : échange avec Gérard Le Puil autour de son livre « produire mieux pour manger tous d’ici à 2050 et bien après ».

14 h (Agora) : l’immigration doit-elle faire peur ?

15 h 15 (Espace Culture) : rencontre avec Etievent auteur du livre « Ambroise Croizat ou l’invention sociale ».

16 h 30 (Agora) : Quels défis pour la gauche ? avec Pierre Laurent 

18 h (espace international) : solidarité avec le peuple Palestinien

19 h (Agora) : combattre l’extrême droite

 

Dimanche 1er décembre

Cabaret

12 h : la fanfare du Bono

13 h : « L’ange Rouge » [Trois ans après la sortie de son premier album, le groupe l'Ange rouge, mené par Sylvère Morisson, continue d'explorer et de s'approprier des perles de la chanson française mais aussi des créations du chanteur qui se glissent sans y paraître dans ce répertoire sans limite].

Grande scène

14 h : Claude COUAM Chante ARAGON

15 h 30 : Meeting avec ELIANE ASSENSI (sénatrice PCF).

17 h : Thomas FERSEN

Espace Culture

exposition Claude BOUVIER ;

espace livres (rencontres littéraires).

Espace Cinéma

Cours métrages à voir: « un village sans dimanche » de Philippe Baron et Corinne Jacob ; « L’ile aux fleurs » [12 min.Temps nécessaire pour suivre le parcours d'une tomate du potager de M. Suzuki à l'île aux fleurs et prendre conscience de toute l'absurdité de nos habitudes de consommation. Pédagogique et diablement efficace, c'était le coup de cœur du Fifig en 1989!].

« La Croisière des peaux de banane », de Salvo Manzon [Italie, 28 min, sélection Fifig 2013].

Espace Enfance

Un lieu d’accueil pour les enfants et les familles : exposition droits de l’enfant ; jeux en bois ; concours de dessin ; coin lecture ; maquillage ; pêche à la ligne ; …

Débats

11 h (Agora) : « les femmes à la conquête de droits pour une humanité nouvelle »

11 h (Espace cinéma): « la télémédecine, progrès ou solution au manque de médecins spécialistes en Bretagne ? »

14 h (Agora) : « le code du travail, archaïsme ou modernité » avec Gérard Filoche inspecteur du travail) et Léone Mahoic (syndicaliste)

15 h 15 (Espace Culture) : rencontre avec Etievent auteur du livre « Ambroise Croizat ou l’invention sociale ».

16 h 30 (Agora) : Quels défis pour la gauche ?

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 07:21

Pacte social. Quatre manifestations ce samedi en Bretagne

null

Une semaine avant une nouvelle manifestation des « bonnets rouges », à Carhaix (29), un mouvement dans lequel ils ne se reconnaissent pas, sept syndicats appellent les salariés à défiler, aujourd'hui, dans quatre villes bretonnes, pour exiger

Les manifestations en Bretagne
>
Morlaix
>
Rennes
>
Saint-Brieuc
>
Lorient

La semaine dernière, sept organisations syndicales de Bretagne -CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, Unsa, CFE-CGC et FSU- ont lancé en commun cette journée de mobilisation, qui prendra la forme de cortèges à Rennes, Saint-Brieuc, Morlaix et Lorient. Dans cette dernière ville, où le rassemblement est prévu à 10 h 30, boulevard Cosmao-Dumanoir, seront présents les leaders de la CFDT, Laurent Berger, et de la CGT, Thierry Lepaon. Thierry Lepaon qui poursuivra à Morlaix, où la manifestation se déroulera l'après-midi. Seule Force Ouvrière-Bretagne a fait bande à part. Mais FO souligne qu'elle avait déjà appelé en octobre à manifester contre les plans de licenciement qui se sont succédé en Bretagne depuis plus d'un an, conséquences d'une avalanche de restructurations qui ont touché, notamment, l'agroalimentaire, les télécoms et l'automobile, piliers de l'économie bretonne.

Un volet social dans le Pacte d'avenir

La colère des milliers de salariés, amplifiée par les actions parfois violentes contre l'écotaxe, qui devait être mise en oeuvre, avant sa suspension, le 1er janvier, avait conduit le gouvernement à lancer mi-octobre un Pacte d'avenir pour la
Bretagne, pour trouver d'ici à fin novembre des solutions rennes à la crise. Les discussions se succèdent à la préfecture de région mais laissent les syndicats sur leur faim. Le pacte est qualifié d'« insuffisant » par les sept organisations syndicales qui revendiquent, parallèlement aux mesures économiques que contiendra le Pacte d'avenir, « un volet social conséquent ». Cela passe, expliquent les représentants des syndicats, par des mesures concernant la formation, l'accompagnement des personnes licenciées, les conditions de travail, mais aussi les modalités du dialogue social pour que les salariés participent effectivement à la réflexion sur les mutations économiques et industrielles dans la région. Ces mutations « doivent être anticipées pour permettre aux salariés de se réorienter et de se former dans un parcours sécurisé et ainsi éviter les suppressions d'emplois », pointent les organisations syndicales. « Il ne faut pas que les salariés soient la variable d'ajustement », plaide Louis Baron, secrétaire régional de la CFDT. « On demande que ce qui se fait après les licenciements se fasse avant », analyse Thierry Gourlay, secrétaire régional de la CGT.

« Reprendre la main » sur les bonnets rouges

Pour les organisations syndicales, il s'agissait, en lançant une journée de mobilisation, d'être « à la hauteur des enjeux », alors que des milliers de salariés ont perdu ou risquent de perdre leur
emploi chez Doux ou Tilly-Sabco (poulets à l'export), chez Gad (abattoirs de porcs), PSA ou Alcatel, mais aussi de « reprendre la main », à une semaine de la nouvelle manifestation des bonnets rouges, le 30 novembre, à Carhaix. Le mouvement s'est illustré en réunissant, le 2 novembre, à Quimper, entre 15.000 et 30.000 personnes coiffées de bonnets rouges, une foule hétéroclite de salariés, de chefs d'entreprise, d'élus, de militants politiques, de défenseurs de la décentralisation réunis à l'appel du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ». Trois syndicats -CGT, Solidaires et FSU- s'étaient déjà désolidarisés de cette action. « On aurait été avec eux s'il n'y avait eu une manipulation téléguidée par le patronat, la FNSEA, le Medef et certains politiciens », a justifié Serge Le Quéau (Solidaires), visant le maire de Carhaix, Christian Troadec, un des initiateurs du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ». Le patronat et la FNSEA « réclament moins de contraintes administratives, fiscales, moins de charges. Tout cela va à contresens des intérêts des salariés », poursuit Serge Le Quéau, qui pointe « les risques de désillusions gravissimes » des salariés. Quant à Christian Troadec, c'est son combat pour la décentralisation qui provoque le rejet des syndicats. FO, seule organisation à avoir appelé à la manifestation quimpéroise, a d'ailleurs fini par se désolidariser des bonnets rouges, malgré la présence de certains de ses membres dans ce collectif.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/crise-les-syndicats-mobilisent-aujourd-hui-23-11-2013-2312527.php

   
 
Partager cet article
Repost0
23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 07:20

Le télégramme Bretagne

Bonnets rouges."Non à la manipulation de l’histoire !"

 
null
Nous avons reçu de trois historiens éminents, Alain Croix, André Lespagnol et Fanch Roudaut, cette tribune qui entend préciser la dimension sociale de la "révolte des Bonnets rouges" du XVIIe siècle qui trouve actuellement une certaine acuité.
"Depuis un mois, on assiste à une manipulation de l’histoire de la Bretagne, à un degré rarement atteint.

Nous avons des choix citoyens différents mais, historiens, nous pensons qu’on ne peut pas dire et écrire n’importe quoi, et en particulier en matière d’histoire : trop d’exemples tragiques nous l’ont rappelé, dans un passé parfois très récent, y compris en Europe. Dans le cas des
Bonnets rouges, cet épisode de l’histoire bretonne, déformé, est utilisé à des fins bien précises et pour le moins douteuses.

Qu’est-ce que « les
Bonnets rouges » ? Nous sommes en 1675, sous le règne de Louis XIV. Dans les campagnes de Basse-Bretagne : une large part du Finistère actuel, une partie des Côtes-d’Armor et du Morbihan. À un moment où, par ailleurs, de nombreuses villes à l’est de la province, Rennes surtout, connaissent aussi une révolte dite « du Papier timbré ».

Pourquoi cette révolte des
Bonnets rouges ? Alors que la Bretagne connaît, pour la première fois depuis près d’un siècle, de sérieuses difficultés économiques, les charges qui pèsent sur les paysans s’alourdissent : versements aux seigneurs surtout, taxes royales aussi, dont la multiplication donne une impression d’accablement fiscal.
Ces taxes, réelles (sur le tabac, par exemple) ou imaginaires (l’instauration de la gabelle sur le sel) sont même ce qui met le feu aux poudres. Les révoltés s’organisent de manière assez remarquable : rédaction de « codes », ancêtres des cahiers de doléances de 1789, élection de députés défrayés et dotés d’une chemise et d’un bonnet rouge.
Le mouvement rencontre un écho européen pour plusieurs raisons : Louis XIV est de nouveau en guerre (contre la Hollande), et la mobilisation des troupes aux frontières permet à la révolte paysanne bretonne de durer quatre mois, chose inouïe dans la France du roi absolu et dans une province réputée pour sa tranquillité.

Il est facile d’établir des parallèles avec notre époque, et aussi des différences : l’essentiel n’est pas là.

La révolte, en effet, vise tous ceux qui, de près ou de loin, peuvent être perçus comme des exploiteurs : seigneurs, agents du fisc, clergé même. Les codes paysans réclament la suppression des corvées (seigneuriales surtout), la diminution des prélèvements sur les récoltes (les seigneurs encore, le clergé aussi), et un juste tarif pour divers services du quotidien : les messes et le vin, les actes devant notaire et le tabac… Ils ne s’en prennent jamais, bien au contraire, à un roi supposé ignorer les abus que connaît son royaume. Cette révolte, qui oppose des paysans bretons à leurs exploiteurs bretons, est avant tout sociale : il est symbolique que le révolté le plus connu, Sébastien Le Balp, soit assassiné par un seigneur, le marquis de Montgaillard.

Gommer cette fondamentale dimension sociale est un travestissement de l’histoire, et débouche vers son instrumentalisation. Délibérément, certains au moins des animateurs du collectif
Bonnets rouges veulent détourner la très légitime colère des victimes (agriculteurs, éleveurs en particulier, salariés d’une partie de l’industrie agro-alimentaire) contre « Paris », responsable de tous les maux. Alors qu’une part essentielle de responsabilité incombe à certains chefs d’entreprise et à certains syndicalistes agricoles qui n’ont pas voulu voir venir l’effondrement d’un modèle économique devenu dépendant de subventions européennes, ou qui l’ont très bien vu venir sans réagir, sans chercher à faire évoluer manières de produire et types de production. Selon une recette hélas tant de fois éprouvée, ils tentent de détourner une profonde et légitime colère sociale vers « les autres », tous les autres mais pas eux. Avec la connivence de quelques élus.
Nous ne sommes pas les seuls à dénoncer cette escroquerie intellectuelle : syndicats de salariés, désormais unanimes, un syndicat agricole comme la Confédération paysanne, certains partis politiques, certains journalistes, certaines personnalités. Nous voulons leur apporter notre soutien.
Manipuler l’histoire, tomber dans le populisme, n’a jamais aidé à résoudre de vrais problèmes. La preuve en est dans les efforts de récupération du mouvement par l’extrême droite, ce qui devrait faire réfléchir.
Oui, il y a de quoi lakaat e voned ruz, « mettre son bonnet rouge », c’est-à-dire piquer une colère noire, selon l’expression imagée du breton. Encore faut-il tourner sa colère vers les vrais responsables."
Alain Croix (Nantes), André Lespagnol (Rennes), Fañch Roudaut (Brest)
Partager cet article
Repost0
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 14:31

CGT – CFDT – FSU – Solidaires – CFTC – UNSA – CFE CGC

Depuis des années, les organisations syndicales se mobilisent et travaillent à une prise de conscience collective des causes de la crise systémique, financière, économique, sociale et environnementale, aggravée par les politiques d’austérité. Aujourd’hui, l’ampleur des drames sociaux, leur concentration sur les filières fondamentales, menacent l’équilibre et l’avenir de nos territoires. A la hauteur de ces enjeux, les organisations syndicales de Bretagne, CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, UNSA, CFE-CGC, FSU, entendent prendre leurs responsabilités dans l’intérêt des salariés par la démarche unitaire d’une action syndicale pour l’avenir des salariés et de l’emploi en Bretagne.

Représentant les salariés, elles s’engagent dans le dialogue social tant dans les entreprises, face au gouvernement pour exiger la prise en compte de nos revendications.

 

Le pacte d’avenir est insuffisant !

Aux propositions économiques qu’il contient, il faut ajouter un volet social conséquent qui prenne en compte l’urgence des situations. Ce pacte doit dessiner un avenir pour l’ensemble des filières et des territoires, ce qui passe également par un engagement fort des pouvoirs publics et des entreprises  vis-à-vis des salariés.

Une réponse conjoncturelle ne peut suffire à une crise structurelle.

L’effort collectif qui permettra le soutien au territoire breton, ne saurait être engagé sans garanties formelles et transparentes des entreprises, quant à l’utilisation de ces moyens, en termes d’anticipation, d’innovation, et de politique social Il faut en finir avec ces méthodes de gestion de trop d’entreprises irresponsables et arrogantes, détournant et gaspillant subventions et force de travail, détruisant impunément le bien public, méprisant la santé des salariés sans aucune volonté de préparer l’avenir.

Il en découle pour l’Etat la mission impérative de s’assurer que les employeurs mettent en œuvre leurs obligations et que les droits des salariés soient effectivement respectés.

Le contexte nécessite de nouveaux modèles articulant les exigences économiques, sociales pour sortir d’une crise dont les salariés ne sont pas responsables.

Les mesures de soutien pour maintenir l’emploi s’imposent. Il faut combattre les suppressions d’emploi et la destruction d’un tissu industriel des territoires dont nous pensons qu’ils peuvent rebondir

 

Les mutations industrielles, quand il est démontré qu’elles sont inévitables, doivent être anticipées pour permettre aux salariés de se réorienter et se former dans un parcours sécurisé et ainsi éviter les suppressions d’emploi. La mobilité des salariés doit être accompagnée par des droits importants et pérennes.

A la lumière de la crise actuelle, un effort considérable de formation et qualification s’impose. C’est de la responsabilité particulière des employeurs. Les salariés constituent la première richesse de notre territoire.

Des mesures d’accompagnement dépassant le cadre administratif actuel pour les salariés touchés par les suppressions d’emploi ont été obtenues pour certaines situations. Elles doivent être améliorées et étendues à l’ensemble des salariés notamment des TPE et PME souvent oubliés, et bien au-delà de la seule filière agroalimentaire.

Nos organisations sont pleinement solidaires des salariés actuellement victimes des licenciements et partagent leur colère, l’angoisse de leur famille et de leur entourage Pour autant, face aux manœuvres de récupération de cette détresse, nos organisations dénoncent les discours et postures réactionnaires et affirment leur refus de la violence et du vandalisme, de la destruction de biens publics à ce jour impunie.

Elles appellent à une expression claire des salariés et agiront pour faire entendre leurs voix dans les groupes de travail, dans la construction du plan breton, sur les lieux de travail.

C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation
pour porter haut et fort nos revendications:

En permettant l’émergence de mobilisations dans les territoires pour favoriser les solidarités autour des entreprises en difficultés

En appelant les salariés à se mobiliser sur les lieux de travail,

En appelant à une mobilisation régionale le 23 Novembre 2013 dans chaque département breton.

Partager cet article
Repost0
6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 08:30
Douarnenez. Municipales : deux listes à gauche

C'est désormais décidé : il y aura deux listes à gauche pour les prochaines municipales. Ce mardi soir, la liste de gauche composée du PS, d'Europe Ecologie-Les Verts et de l'UDB, officiellement conduite par le socialiste Tangi Youinou, a rencontré une délégation du Collectif citoyen et du Front de Gauche. A l'issue de cet échange, le Collectif et le FG se sont réunis et ont pris la décision de ne pas s'unir pour les prochaines municipales et de conduire une liste de leur côté. Le paysage politique douarneniste est désormais plus clair : deux listes à droite et deux listes à gauche. En lice à droite : sans doute la majorité municipale actuelle du sénateur-maire UMP Philippe Paul (qui ne s'est pourtant pas encore déclaré) et en face, celle conduite par William Boulic qui se revendique "sans étiquette". A gauche, deux listes également : celle du PS-EELV et UDB d'un côté et désormais celle du Collectif citoyen et Front de Gauche de l'autre.

 

Source: Le Télégramme, 6 novembre

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 20:03

 

Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 001

Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 002 

Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 003 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 006

 

 Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 005

 

 Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 007

Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 009 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 012

 

 

 Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 011

 

 Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 015

Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 014

 

Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 016

 

 Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 017

 

Manif Carhaix défense emploi 2 nov 2013 019

 

 

S'il n'est certainement pas le plus à blâmer dans cette histoire, Jean-Luc Mélenchon a dérapé dans sa recherche habituelle des formules chocs lors de son commentaire d'avant mobilisation en Bretagne ce samedi 2 novembre.

Il a d'abord souligné à juste titre après beaucoup d'autres les contradictions de la manifestation "Bretons en colère" de Quimper - colère (plus ou moins surjouée suivant les partis considérés) contre l'écotaxe, les taxes et impôts en général, le déclin économique de la Bretagne, les licenciements en série dans l'agro-alimentaire - qui rassemblait de manière inédite et improbable le patronat, les tenants de l'agriculture productiviste, la droite et l'extrême-droite, des poujadistes, des régionalistes et indépendantistes, des militants de gauche et d'extrême-gauche comme des salariés de l'agro-alimentaire sur le point de perdre leur emploi, et d'autres salariés et citoyens émus et extrêmement inquiets par les drames collectifs qui secouent la Bretagne aujourd'hui.

Mais de quel droit prendrait-il de haut des ouvriers en lutte dans des conditions difficiles en les qualifiant bien rapidement de "nigauds" ou d'"esclaves défendant les droits de leurs maîtres" parce qu'ils seraient conduits par des curés et des vendeurs d'illusions réactionnaires?

On a connu notre candidat du Front de Gauche des présidentielles de 2012 mieux inspiré... même si ce n'est pas la première fois qu'on le prend en flagrant délit de vision caricaturale des bretons...

On peut exprimer un désaccord et une analyse sur l'instrumentalisation de la lutte des salariés par la droite et le patronat local sans irriter par des qualificatifs arrogants et insultants des habitants de toute sensibilité qui s'émeuvent à bon droit des suppressions d'emploi touchant leurs voisins et leurs proches et plus encore des ouvriers - ceux de Doux et de GAD notamment, qui luttent depuis des mois pour la défense de leur emploi et de leur outil de travail.

 

Ceci dit, il est vrai que la droite politique et sociale de Bretagne avait mis le paquet pour récupérer ce mouvement spontané et en faire une démonstration anti "éco-taxe", "pro-patronale", et surtout "anti-Hollande", dissimulant la divergence évidente des intérêts de classe derrière la très illusoire "union sacrée pour la Bretagne" et encourageant à continuer sans état d'âme le modèle agro-industriel capitaliste et productiviste qui a causé beaucoup de dégâts déjà en Bretagne, tant au niveau de l'emploi, que des conditions de travail et de l'environnement. Comment le dumping social lié à l'Europe ultra-libérale et les logiques de profit financier maximal de la grande distribution et des gros groupes de l'agro-industrie pouvaient être dénoncés par l'UMP, le patronat ou la FDSEA qui appelaient tous à la fronde contre le pouvoir en annexant dans une récupération historique lamentable le symbole de la révolte des bonnets rouges, révolte d'inspiration égalitariste faut-il le rappeler qui s'attaqua aux Seigneurs, au Clergé privilégié, aux augmentations - écrasantes pour le petit peuple - des prélèvements royaux destinés à financer des guerres et le train de vie de toute une cour de parasites?

 

Les vrais héritiers des bonnets rouges, ce ne sont pas ceux qu'une affiche humoristique portée dans la manif avec un dessin de Goutal appelait les "Gros Bonnets Rouges", car en voilà des "Beaux Nez Rouges" de clowns menteurs, ce sont les ouvriers et petits paysans conscients de leurs intérêts de classe, les salariés soumis à l'exploitation, les précaires victimes du consentement libéral au chômage pour maximiser les profits, les opposants au désordre inégalitaire du néo-libéralisme et du capitalisme.

 

De ce fait, on ne peut que se féliciter du succès de la manifestation pour l'emploi en Bretagne de Carhaix organisée à l'initiative notamment de la CGT, de Solidaires, de la FSU, du Front de Gauche, du Parti Communiste, de EELV.

 

Cette manifestation a réuni entre 2500 et 3000 personnes, alors qu'elle a été décidée dans la semaine sans guère de publicicité des médias locaux, en constatant les récupérations et les liaisons dangereuses associées à la manif de Quimper, à laquelle avait appelé dans un premier temps le Front de Gauche du Finistère suite au rassemblement pour l'emploi et les salariés de Marine Harvest, avant de se raviser en soutenant l'initiative courageuse de la CGT et en voyant qu'elle devenait une manif anti éco-taxe anti-impôts instrumentalisée par le MEDEF.

 

Dans cette manif colorée et animée de Carhaix qui avait une véritable unité d'intention et de revendication, il y avait des employés de Tilly Sapco Guerlesquin (qui ont appris par les médias que l'activité allait être suspendue à partir de janvier: bel exemple de respect du personnel...), de Marine Harvest, de Triskallia, beaucoup de syndicalistes CGT, de nombreux militants du PCF et du Front de Gauche...   

 

Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y avait pas des ouvriers et syndicalistes, des militants et citoyens de gauche et du Front de Gauche dans le rassemblement de Quimper, essentiellement composé de gens qui voulaient mettre fin à la casse de l'emploi industriel et agricole en Bretagne et dénoncer aussi la dégradation des conditions de vie liée à l'austérité. 

 

Non, Jean-Luc, il ne faut pas tomber dans le jeu des simplifications et de la division des travailleurs et citoyens en lutte alors que le patronat, le milieu paysan conservateur et productiviste et la droite mettent déjà beaucoup de chausse-trappes pour piéger les salariés et détourner leur colère et leurs volontés transformatrices d'objectifs efficaces.

 

Ismaël Dupont.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 09:29

Pour l’emploi et les salaires, Pour une vie digne, Pour l’humain d’abord,

Tous à Carhaix, samedi 2 novembre

 

Souffrance, colère et révolte face à la succession de plans sociaux, des suppressions d’emplois qui touchent des pans entiers de notre économie dans le Finistère, en Bretagne et en France : les activités agricoles et agroalimentaires : Boutet-Nicolas, Gad, Doux, Marine Harvest, Tilly Sabco, l’industrie, les petites entreprises, les artisans, les commerçants…

Nous « payons » là, concrètement, la concurrence « libre et non faussée », illustrée par l’exploitation de salarié-e-s à l’échelle de la planète, au seul profit de la finance. Cette stratégie ahurissante, conduit à la constitution de gigantesques propriétés concentrées entre les mains des plus puissants. Cette dérive interpelle et ce libéralisme autoritaire alimente des dérives populistes de plus en plus dangereuses. Il y a urgence à relever le défi de conquêtes et d'avancées progressistes, avec une ambition publique nouvelle, afin de favoriser une autre organisation des filières de production, en posant d'emblée «le juste prix» de la rémunération des producteurs et des salariés, des ambitions de développement pour les territoires et un devoir d’exemplarité sociale.

Une suspension de l’écotaxe est annoncée! Cette taxe, dont le décret à été signé par le 1er ministre de Sarkozy le jour du 2ème tour de l’élection présidentielle, n’est pas la raison première de la crise actuelle, mais son application ajouterait à la fragilité économique du moment. Ce moratoire obtenu, comme le réclamaient entre-autres les élus communistes, doit permettre de travailler une issue, tenant compte de la situation de régions périphérique et péninsulaire en y associant toutes les parties.

Le PCF soutient avec force la lutte des salarié-e-s et invite à participer massivement à la manifestation à l’appel des syndicats CGT, Solidaires, FSU, le :

 

Samedi 2 novembre 2013

à 15h, Carhaix

 

Ensemble, continuons à lutter pour une société débarrassée de la domination des marchés financiers, une société de l’humain d’abord. C’est une autre féodalité qu’il s’agit d’abattre aujourd’hui, celle de la finance, comme l’avait promis François Hollande dans son discours du Bourget.

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 09:26

La Bretagne souffre du fait de sa situation économique et sociale. Les pans industriels de la région sont mis à mal par des restructurations et des suppressions massives d’emplois dans tous les secteurs.

Les organisations syndicales participent, à leur niveau, à freiner les conséquences de cette catastrophe.

Ce gâchis engendre colère, désespoir et mécontentement.

Cette détresse monte partout en France et doit alerter les pouvoirs publics sur la réalité sociale du pays.

Pour les organisations syndicales, c'est le signal d’alarme d’une situation qui ne peut plus durer, et dans laquelle, le gouvernement devrait avoir un rôle majeur pour redonner confiance, par des actes, aux salariés licenciés et ceux qui ont un emploi.

La Bretagne n’est pas en dehors de l’augmentation du chômage et de la misère. Cette restructuration de l’industrie est d’autant plus grave qu’il n’est rien prévu, ni par les licencieurs, ni par les pouvoirs publics, pour permettre aux salariés de continuer à vivre d’un travail.

Les politiques d’austérité imposées par l’Europe, ses pays membres, en rajoutent à la situation dans cette crise dont les conséquences sont déjà bien lourdes pour les salariés, les retraités et les privés d’emploi.

C’est pour cela que les organisations syndicales de salariés mobilisent pour le maintien de l’emploi industriel, au quotidien, mais aussi lors de manifestations interprofessionnelles.

Le discours antifiscal de certains acteurs des mobilisations en cours s’appuie sur des réalités. Au lieu d’une urgente réforme fiscale, le gouvernement impose de plus en plus les ménages, d’où une légitime incompréhension. Pour autant, les actions violentes sur médiatisées ne relèvent pas d’un mouvement social de salariés.

Le détournement du mécontentement, réel, d’une grande partie de la population à des fins politiciennes met en cause l’intégrité et l’indépendance des salariés dans un combat qui n’est pas le leur.

Les « bourreaux » sont aux commandes de cette manœuvre et se servent de leurs victimes pour faire en même temps bouclier et bélier.

Ils voudraient que les salariés oublient qu’ils ont toujours soutenu les politiques néolibérales responsables de la crise actuelle et que leur « modèle agricole breton » est aujourd’hui une faillite économique, sociale et environnementale.

Les manipulations sont lourdes puisque ce sont les « seigneurs de jadis » qui portent maintenant le bonnet rouge contre le peuple.

Les initiateurs de la manifestation du 2 novembre à Quimper ne portent pas les revendications des salariés.

La casse industrielle est un gâchis pour l’économie, mais aussi et surtout pour les femmes et les hommes.

 

Aujourd’hui ce sont ceux qui licencient qui veulent en découdre avec le gouvernement.

Ce combat n’est pas celui des salariés, non pas parce que le gouvernement ferait bien son travail, mais parce que ce qu’exigent les meneurs de cette manifestation, c’est d’aller encore plus loin dans leur stratégie de destruction sociale.

Rares sont les moments d’histoire où les patrons cassent, manifestent et refusent le dialogue. C’est aussi un signe fort que cette agitation porte en lui des germes qui dépassent largement l’écotaxe, même suspendue.

Pour permettre aux salariés de se retrouver, pour faire valoir leurs exigences, pour s’opposer aux fermetures des entreprises, à la casse des services publics et de la protection sociale qui ont comme conséquence des suppressions d’emplois, les organisations syndicales de la région Bretagne C.G.T., Solidaires et F.S.U. appellent l’ensemble des salariés, et ceux qui s’associent à leurs combats, à se rassembler :

le samedi 2 novembre à 15 heures place du Champ de Foire à Carhaix.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011