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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:59
photo Ouest-France

photo Ouest-France

Par Ouest-France

À l’avenir, 42 bureaux de Poste pourraient être remplacés par des agences postales communales ou des relais de poste commerçants. Le point détaillé, dans le Finistère.

Pourquoi ? Comment ?

Peut-on parler de fermetures de bureaux de Poste dans le Finistère ?

La Poste dispose de 253 « points de contact » dans le Finistère. Comprendre : 139 bureaux de Poste traditionnels, 96 agences postales communales et 18 relais de Poste chez des commerçants. Sur les 139 bureaux de Poste, 42 ont une activité jugée « faible » par la direction de La Poste. « C’est lié à l’évolution des usages et à une fréquentation faible de ces bureaux »,explique-t-elle. La Poste tente donc de trouver, petit à petit, des solutions. Avec –elle le promet – une ligne de conduite : « Le nombre de points de contact de La Poste restera immuable, à 253 dans le département. »

Que se passera-t-il pour ces 42 bureaux de Poste ?

« On rencontre les élus pour trouver une solution ensemble dans le cadre d’un contrat entre La Poste, l’État et l’Association des maires de France », développe la direction. Plusieurs solutions : soit les horaires d’ouverture évoluent à la baisse. Soit, en cas de très faible activité, le bureau de Poste peut être transformé en agence postale communale, en relais de poste commerçant ou encore on demande au facteur de devenir également guichetier après sa tournée, en adaptant les horaires d’ouverture.

Les dossiers de ces 42 bureaux de Poste finistériens sont étudiés au cas par cas et au fil de l’eau. Il s’agit d’une évolution au long cours. En juin, La Poste a accueilli son tout premier facteur guichetier à Plouézoc’h, près de Morlaix. Et, cette année, trois bureaux de Poste en agence postale communale, à Landrévarzec, l’Île Tudy et Brignogan.

Qu’est-ce qu’une agence postale communale et un relais de poste commerçant ?

Une agence postale communale : la commune met à disposition l’un de ses agents pour qu’il assure l’activité postale, selon des horaires définis avec La Poste, dans des locaux la plupart du temps communaux. La commune reçoit alors de La Poste 1 000 € d’indemnité mensuelle (somme réévaluée chaque année). Un relais de poste commerçant : c’est un guichet postal installé dans un commerce et tenu par le commerçant qui reçoit 317 € de commission par mois. Une somme, elle aussi, réévaluée chaque année.

Qu’en pensent les syndicats ?

« Nous souhaitons le maintient d’un service public postal de qualité, réagit Patrice Campion, militant à Sud PTT et membre de Solidaires. À chaque fois que La Poste réorganise les tournées, tous les deux ans, c’est 10% d’emplois en moins… L’ambiance est morose. Et La Poste recourt massivement aux emplois précaires. » Les salariés ne sont pas les seuls à trinquer. Les consommateurs aussi. Ils payent deux fois dans le cadre de la création des agences postales communales : une fois en payant le service à La Poste, l’autre en payant des impôts.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 19:47
Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires
Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires
Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires

Ce fut un moment de fraternité, de solennité et d'émotion intense: deux survivants de la bombe de Hiroshima, qui avaient respectivement 3 et 5 ans quand la bombe a été jetée par les Américains sur la ville martyre, et dont la plupart des proches et voisins ont disparu sur le coup ou quelques années après dans d'atroces souffrances, ont témoigné de leur calvaire et de la nécessité de délivrer le monde de la menace mortelle des armes nucléaires pour éviter de nouveaux crimes contre l'Humanité.

Composant la délégation de japonais engagée sur un tour d'Europe et prise en charge en France par le Mouvement de la Paix, qui découvrait à la pointe ouest de la Bretagne sans doute le lieu le plus nucléarisé d'Europe, l'Ile Longue, avant de rejoindre Londres, et l'autre puissance nucléaire européenne, il y avait aussi la co-présidente du deuxième syndicat japonais, des activistes pacifistes qui ont réussi à interdire le port de Kobé aux sous-marins nucléaires américains il y a quelques années et ont gagné les élections municipales sur ce projet de société de paix et de respect humain, et des responsables de l'équivalent du Mouvement de la Paix au Japon.

Les japonais sont arrivés entre 11h et 11h30 sur le Port du Fret et nous les avons accueilli chaleureusement, eux aussi nous témoignant de leur satisfaction d'être bien entourée par des militants pacifistes finistériens et bretons.

Avant et après l'intervention des six camarades japonais, Roland Nivet est intervenu pour le Mouvement de la Paix, Roland de Penanros pour l'Université Européenne pour la Paix et Xavier Compain, tête de liste du Front de Gauche pour les Régionales, a clôturé les brefs discours précédant la marche vers l'île Longue et la conférence de presse du début d'après-midi à Quimper en rappelant l'engagement du Front de Gauche, la gauche populaire, sociale, écologique et coopérative, à mettre dans cette campagne des Régionales la nécessité d'en finir avec le programme de remplacement des sous-marins et des missiles nucléaires (4 milliards d'euros pour des missiles M 51 pouvant projeter à 8000 kilomètres 6 à 8 bombes atomiques de 100 fois la puissance de la bombe ayant explosé à Hiroshima), à mettre en balance les dépenses d'armement qui progressent sans cesse et les budgets sociaux ou des services publics que l'on asphyxie, à développer, car l'accaparement des ressources et des richesses produite par le capitalisme et l'impérialisme néo-colonial est bien souvent à l'origine des guerres, une coopération décentralisée appuyée sur les collectivités locales et à débloquer 2 milliards d'euros pour ces mêmes collectivités, c'est la proposition du PCF, pour accueillir les réfugiés fuyant la guerre dignement avec un dispositif d'insertion efficace. Xavier a redit que la dissuasion par l'arme nucléaire ne fonctionnait plus aujourd'hui et n'était plus une réponse stratégique et surtout un garde-fou.

Auparavant, Xavier Compain, accompagné par Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, et Christian Beaumanoir, secrétaire de la section communiste de Crozon, a répondu aux questions du correspondant du Télégramme. Alors que le mouvement de la paix avait fait connaître assez largement cette initiative d'ampleur, seul visiblement la tête de liste aux Régionales du Front de Gauche, fidèle à notre tradition internationaliste et pacifiste, était présents au Fret pour rappeler la nécessité de mettre en oeuvre les traités d'élimination progressive des armes nucléaires qu'on a ratifiés et de promouvoir des logiques de paix et de développement plus que de guerre et de prédation.

Ce matin, nous avons aussi retrouvé Noëlle Péoc'h, présente au titre du Mouvement de la Paix, future candidate sur la liste finistérienne du Front de Gauche aux Régionales. Et des militants communistes rennais et finistériens: Dominique Gontier, Macha et Antoine Fernandez.

Il faut rappeler que Pierre Laurent s'est rendu à Hiroshima en juin à l'occasion du triste soixante-dixième anniversaire de la bombe de Hiroshima et Nagasaki pour rencontrer son maire et des survivants de la bombe atomique américaine, ainsi que le Parti Communiste japonais et des syndicalistes et militants de la Paix.

Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires
Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires
Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires
Ismaël Dupont avec la tête de file du syndicat japonais militant contre l'arme nucléaire

Ismaël Dupont avec la tête de file du syndicat japonais militant contre l'arme nucléaire

Christian Beaumanoir (secrétaire de section de Crozon) et Xavier Compain (PCF, tête de liste du Front de Gauche)

Christian Beaumanoir (secrétaire de section de Crozon) et Xavier Compain (PCF, tête de liste du Front de Gauche)

Noëlle Péoc'h et Xavier Compain

Noëlle Péoc'h et Xavier Compain

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 19:26
Philippe Jumeau devant au centre, Xavier Compain à gauche, Catherine Quéric à droite

Philippe Jumeau devant au centre, Xavier Compain à gauche, Catherine Quéric à droite

Élections régionales. Le Front de gauche du Morbihan lance sa campagne
( lien http://www.ouest-france.fr/elections-regionales-le-front-de-gauche-du-morbihan-lance-sa-campagne-3749590?)

Le communiste Philippe Jumeau mènera la liste front de gauche dans le Morbihan. Quatre autre noms ont été annoncés, ce jeudi, à Lorient.

Le front de gauche du Morbihan a lancé sa campagne pour les élections régionales, avec une action "banque propre", à Lorient, ce jeudi.

Plusieurs militants se sont rassemblés devant la Société générale, où ils ont nettoyé les carreaux symboliquement, pour dénoncer "les dérives bancaires" et "l'évasion fiscale".

Cinq sur vingt et un

Le front de gauche a ensuite annoncé les noms de cinq de ses 21 candidats dans le Morbihan.

Philippe Jumeau, secrétaire de la section du parti communiste français (PCF) de Lanester, mène la liste.

Derrière lui ? Les positions n'ont manifestement pas encore été établies. Viennent, dans le désordre : Marie-Madeleine Doré-Lucas, conseillère municipale d’opposition à Pontivy et membre d’Ensemble ; Catherine Quéric, membre du PCF de Lorient ; Roland Le Sauce, conseiller municipal d’opposition PCF à Auray et président de l’association des élus communistes et républicains du département ; et Alain Barbier, secrétaire du parti de gauche du Morbihan.

Sans Europe écologie les Verts

D'autres noms devraient être divulgués fin octobre.

"Il n'y a pas de Verts sur la liste, malheureusement ai-je envie de dire", précise Philippe Jumeau.

"Par ailleurs, on a encore des discussions avec la nouvelle gauche socialiste et avec Nouvelle donne."

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 06:19

[Collectif Front de Gauche Centre-Finistère]

Le journal du Collectif FDG Centre-Finistère: Le Vent Se Lève
N°9
Septembre Octobre 2015
A lire ici >>>>>

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Le collectif FRONT DE GAUCHE du Centre Finistère

organise :
« RESISTANCES EN FÊTE » Salle Asphodèle à BERRIEN

le DIMANCHE 11 OCTOBRE
ouverte au public à partir de 11H

Les associations suivantes ont répondu favorablement à notre invitation:

Mouvement de la Paix, AFPS, ATTAC , Faut pas pucer, Gaspare, collectif de Bannalec contre le méthaniseur.

Librairie Militante / buvette / nourriture bio à l'apéro et au repas


A cette occasion, les associations et organisations locales sont invitées à
participer au débat politique dont le thème central sera :
« URGENCE A CONSTRUIRE ENSEMBLE UN MONDE DE PAIX, DE JUSTICE,
FRATERNEL, SOLIDAIRE, ECOLOGIQUE »

DEROULEMENT DE LA JOURNEE :
11H : Apéritif festif gratuit avec une animation proposée par l' artiste
« MAÏON »
12H : Repas . Chili con carne et/ou crêpes. Gâteaux
( animation par Patricia Paulus)
14H : Débat
« URGENCE A CONSTRUIRE ENSEMBLE UN MONDE DE PAIX, DE JUSTICE,
FRATERNEL, SOLIDAIRE, ECOLOGIQUE

16H : Concert avec le talentueux groupe : « COVER FIELD »
ENTREE de la Fête : 5 euros
ENTREE + REPAS : 10 euros.

Collectif Front de Gauche Centre-Finistère: Résistance en fête à Berrien le dimanche 11 octobre de 9h à 18h
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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 06:00
De gauche à droite: Georges Cadiou, Sylvain Cypel, Leïla Shahid, Claude Léostic, Taoufiq Tahani, Jean-Pierre Jeudy

De gauche à droite: Georges Cadiou, Sylvain Cypel, Leïla Shahid, Claude Léostic, Taoufiq Tahani, Jean-Pierre Jeudy

Leïla Shahid, Claude Léostic et Taoufiq Tahani

Leïla Shahid, Claude Léostic et Taoufiq Tahani

Carhaix et la Bretagne ont la Palestine au coeur: un débat passionnant à l'espace Glenmor de Carhaix avec Leila Shahid, Taoufiq Tahani, Claude Léostic, Sylvain Cypel le 3 octobre
photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet: Lucienne, Leïla, Ismaël et Alain

photo Jean-Marc Nayet: Lucienne, Leïla, Ismaël et Alain

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

Ce fut un grand moment de réflexion collective, de mobilisation et de solidarité autour de la question palestienne que ce débat organisé par l'AFPS Centre-Bretagne et animé par le journaliste et militant régionaliste Georges Cadiou avec Leila Shahid, la formidable et très charismatique et sympathique diplomate de l'OLP en Europe, Taoufiq Tahani, le président de l'AFPS, universitaire, Claude Léostic, présidente de la Plateforme pour la Palestine, le passionnant Sylvain Cypel, journaliste franco-israélien, ancien correspondant du Monde à New-York, journaliste au "Courrier International" et aujourd'hui correspondant à Médiapart, auteur du livre "les Emmurés", et Jean-Pierre Jeudy, l'ancien maire communiste de Carhaix, un des animateurs de l'AFPS Carhaix.

Il y avait plus de 300 personnes à l'espace GLENMOR de Carhaix, mis à disposition par la mairie de Carhaix pour cet échange qui a duré près de 3h30 et qui a été extrêmement enrichissant et instructif pour comprendre la situation en Palestine et en Israël, les perspectives d'avenir et de lutte pour le soutien aux droits des palestiniens.

Leïla Shahid, née à Beyrouth dans une famille palestinienne victime de l'épuration ethnique israélienne de 1948, a rappelé qu'elle n'était plus déléguée générale de la Palestine en France. A la retraite de la diplomatie, elle est devenue elle-même membre de l'AFPS à Alès. La France est pour elle une terre d'élection pour la solidarité avec les Palestiniens, et la Bretagne y joue un rôle très particulier: il est vrai que 6 représentants de l'OLP, les prédécesseurs de Leïla Shahid, ont été assassinés en France.

Elle est revenue sur les accords d'Oslo,il y a 22 ans, qui paraissent aujourd'hui définitivement caduques et enterrés tant les Israéliens les ont piétinés. Arafat n'était pas dupe sur la facilité à appliquer les accords d'Oslo et des israéliens à tenir leurs engagements, mais c'était la première proposition directe que faisait à l'OLP un gouvernement israélien officiel, la première négociation bilatérale, la première fois qu'on reconnaissait qu'il y avait un conflit entre israéliens et palestiniens et non entre arabes et israéliens. Ces accords permettaient à l'OLP, un mouvement national né dans l'exil et dans des capitales arabes à l'étranger, de revenir en Palestine. Arafat a dit à ce moment là: c'est déjà une étape essentielle, moi, je ne suis plus de toute première jeunesse, maintenant c'est à vous de construire la souveraineté et l'Etat de Palestine. Jusqu'à l'assassinat de Rabin, la partie israélienne a plus ou moins joué le jeu. Depuis l'assassinat de Rabin, les accords d'Oslo sont minés, dénaturés de l'intérieur par les gouvernements successifs en Israël.

Sylvain Cypel a expliqué ce qui conduisait depuis l'assassinat de Rabin à la droitisation de la société israélienne. Après Oslo, jusqu'en février 1994, pendant 7-8 mois, il y a eu une phase d'euphorie dans la société israélienne, la gauche israélienne. A l'époque toutefois, la droite israélienne disait que le gouvernement Rabin n'avait pas de majorité juive pour faire la paix avec les Palestiniens et négocier la création de l'Etat Palestinien en 5 ans (il aurait dû être créé en 1999 selon le Préambule des accords d'Oslo). Pour Sylvain Cipel, cette droitisation vient de l'incapacité de l'autorité israélienne à mener une négociation honnête et intelligente avec l'OLP. Israël est dominé par la pensée sécuritaire. Or, le fond de la question n'est pas sécuritaire mais politique. La société palestinienne a brusquement basculé après Camp David. Barak a menti effrontément, les services de sécurité israéliens le confessent en privé, en disant que c'était Arafat qui était responsable de l'échec de Camp David en repoussant de prétendues offres généreuses israéliennes. En réalité, c'est Barak qui a voulu en finir avec les négociations de paix avec les Palestiniens pour ne leur substituer que le rapport de force. Barak a menti mais c'est ce que la société israélienne voulait entendre. C'est dans son ADN de se vivre comme victime, et non comme l'oppresseur. Aujourd'hui, dans la société israélienne, l'élément colonial est devenu prépondérant et essentiel. Aujourd'hui, en Israël aussi, il y a des réfugiés, véritables damnés de la terre, qui fuient la guerre et le totalitarisme au Soudan et en Erythrée. Ces gens sont parqués dans le désert du Neguev dans des conditions épouvantables. Il y a des ratonnades contre les africains dans des quartiers de Tel Aviv, avec des morts. Un ministre d'origine marocaine Elie Ishaï, représentatif de l'extrême-droitisation de la classe politique israélienne, a dit à cette occasion en justifiant les bastonnades et les massacres: "ces gens là doivent comprendre que nous sommes un pays de blancs". Son grand père juif marocain de l'Atlas doit se retourner dans sa tombe! Avec tous ses travers de l'époque, en Israël, un dirigeant politique n'aurait jamais dit ça il y a 20 ans. Aujourd'hui, si. Aujourd'hui, on observe une dégradation terrible de l'esprit public en Israël, une remise en cause des fondements de la démocratie. En même temps, même si 80% de la société et des jeunes se sont clairement droitisés, il reste 15 à 20% des jeunes qui sont capables de contester la politique étatique et y compris de manifester et d'agir courageusement pour les droits des palestiniens. Le consensus pro-sioniste est dans son contenu beaucoup plus radicalement raciste et dur aujourd'hui qu'il y a 40 ou 45 ans, mais il y a davantage d'israéliens qui s'en libèrent. En même temps, pour la première fois à la Knesset le groupe de parlementaires des citoyens israéliens d'origine palestinienne, avec le Parti Communiste israélien (israélo-palestinien), est le 3ème du Parlement, juste derrière le Parti Travailliste à 1 voix près: 17 députés sur 120. Cela fait très peur à la droite israélienne: ces députés peuvent participer aux commissions de sécurité, de défense, ont accès à l'information. En même temps, parallèlement, le nombre de lois qui discriminent les arabes israéliens est en croissance inquiétante.

Claude Léostic a rappelé que la solidarité de la Bretagne avec la Palestine était considérable, comme en témoignait la présence hier de groupes locaux de l'AFPS de Morlaix, Brest, Douarnenez, Quimper, St Malo, Nantes (...etc.). Le nombre de groupes locaux de l'AFPS en Bretagne est considérable. Le mouvement de solidarité avec les palestiniens est exposé à la fois à une politique gouvernementale alliée au gouvernement d'Israël, et une société travaillée par le lobby pro-israélien et sioniste, même si les Français sont très majoritairement convaincus, comme les Européens, que la politique d'Israël est criminelle et contraire à toute possibilité de paix et de plus en plus solidaire des palestiniens, bafoués dans leur droit à l'existence. Le but de la plateforme des ONG créée en 1993 et qui regroupe une quarantaine d'organisations (comme le MRAP, la Ligue des Droits de l'Homme, la Cimade, le Secours Catholique, l'AFPS, l'UJPP....) est aussi d'exercer une pression médiatique contre les intérêts coloniaux israéliens et pour la défense du droit des palestiniens. La Plateforme réalise un travaille de plaidoyer qui s'adresse aux décideurs, à nos élus à tous les niveaux. Elle se concentre aujourd'hui sur 4 objectifs: - la libération des prisonniers politiques, fondamentale, car la détention arbitraire est un moyen pour les israéliens de casser la lutte des Palestiniens et leur mouvement de résistance à l'occupation militaire et à la colonisation - l'interdiction des produits des colonies israéliennes - la pression pour empêcher la judéisation complète de Jerusalem, la capitale de l'Etat Palestinien - et la lutte contre le blocus inhumain de Gaza.

Taoufiq Tahani a rappelé qu'en haut lieu on faisait tout pour marginaliser la question palestinienne. C'est pourtant une question centrale, la seule question qui peut mobiliser autant de monde en France et en Europe parce que les gens se rendent compte de la gravité des spoliations et des agressions dont ont été victimes les Palestiniens, que c'est un conflit de décolonisation, et que c'est central dans la paix dans le Proche-Orient et dans le monde. 60 à 70% des européens considèrent Israël comme une menace pour la paix et la stabilité du monde, mais les Européens se gardent bien de publier ces sondages. Cazeneuve a lui-même confié à l'occasion des 300 manifestations pour Gaza lors de l'agression d'il y a un an et deux mois que lui-même, s'il n'avait pas été ministre de l'intérieur, aurait manifesté contre l'agression militaire israélienne contre les gazaoui. La campagne "Boycott-Désinvestissement-Sanction" a déjà une certaine efficacité et il faut l'intensifier en la popularisant. Véolia se retire d'Israël, France Télécom Orange est aussi en train de mettre fin à ses partenariats. Pourtant, avec la circulaire Alliot-Marie, que Taubira et Hollande refusent d'abroger, la France est le seul pays qui pénalise le boycott. Aujourd'hui, en raison de l'enlisement du processus de construction étatique et de paix et de la politique du fait accompli et du coup de force des israéliens, 65% des Palestiniens ne croient plus à l'avènement des deux états. Il faut arrêter l'hypocrisie des grands de ce monde: 67 ans après 1948, 48 ans après 1967, la Cisjordanie n'est qu'une peau de léopard et les palestiniens, avec la colonisation, sont prisonniers de petites enclaves.

Mais attention, prévient Leïla Shahid, il y a quelque chose qui devient très dangereux chez les militants, c'est de se dire que si on a pas avancé dans la reconnaissance des droits des palestiniens, c'est qu'on ne connaît pas la bonne solution: 1 Etat binational ou deux Etats. En réalité, Sylvain Cipel l'a dit, l'origine de l'impasse, c'est la droitisation de la société israélienne pas l'hésitation sur la solution technique qui permettrait aux palestiniens de voir leurs droits à l'existence reconnus. Il y a eu un changement dans la nature idéologique de la société israélienne: elle est de plus en plus raciste, et elle n'a pas honte de le dire, de plus en plus religieuse aussi, au sens fondamentaliste de Daesh, du retour aux fondamentaux, à la vie des Hébreux des origines. En face, il y a la stupidité, la criminalité, la lâcheté du monde. Le nouvel ordre mondial né de la disparition du bloc communiste, qui servait d'appui aux revendications nationales décolonisatrices, est un nouveau désordre mondial. L'agression américaine de Irak en 1991, puis en 2003, face à un pouvoir fasciste, on est d'accord, a complètement déstabilisé la région. En soutenant les chiites en Irak, les américains ont créé Daesh: Daesh est la conséquence de la stupidité de la politique américaine en Irak, mais aussi de la férocité de la répression du régime criminel de Bashar el Assad contre l'insurrection démocratique de son peuple. Maintenant, on a deux états décomposés, l'Irak et la Syrie, et un contexte qui n'est plus un contexte de guerre froide mais de guerre chaude avec la Russie qui bombarde la résistance à Bachar et non Daesh. Dans ce cadre là, la Palestine, les droits et les intérêts des Palestiniens, pèsent bien peu. Mahmoud Abbas a rencontré tous les grands dirigeants du monde à l'ONU en entretiens privés mais aucun n'a parlé de la Palestine dans son discours en Assemblée Générale. C'est une négation par l'indifférence des Palestiniens et de la colonisation. Normalement, on aurait dû avoir un Etat en 1999, il y a 16 ans. Le problème, ce n'est pas les hésitations des Palestiniens sur la solution (Etats séparés, Etat binational) mais c'est l'avènement de la nouvelle droite israélienne qui voulait enterrer Oslo. Le seul mot d'ordre: c'est conquérir nos droits, mettre fin à l'occupation militaire. Aujourd'hui, les Américains sont complices. Les Européens, premiers donateurs de l'autorité palestinienne, qui ont financé un aéroport, le début d'infrastructures portuaires, industrielles à Gaza, et qui laissent l'armée israélienne détruire tout ça sans aucune réaction significative, sans aucune sanction, aussi. Le discours européen est la plus grande supercherie. C'est un discours suivi d'aucune mesure sérieuse.

Sylvain Cypel: la question clef, c'est la fin de l'occupation. La logique d'Oslo est caduque: on ne peut plus dire, le jour où il y a la Paix, les Palestiniens auront un Etat, il faut dire, il y aura la paix quand l'armée israélienne mettra fin à l'occupation des territoires palestiniens de 1967. C'est possible, il suffit que comme dans le Sinaï ou à Gaza autrefois, l'armée et la police israélienne se retirent et ne protègent plus les colonies, que l'état facilite le relogement des colons en Israël. Le mot "paix", l'expression "processus de paix" sont devenus des supercheries quand la réalité c'est la colonisation armée, l'oppression et l'apartheid. Les conditions ne sont pas réunies pour la paix, le rapport de force est trop défavorable, le gouvernement israélien n'est pas près à négocier quoique ce soit. Ce qu'il faut mettre en avant, c'est le retrait des territoires occupés. Pendant la guerre d'Algérie, on début, on disait simplement en tant qu'opposants à la guerre coloniale "Paix en Algérie!": puis à partir de 1958 on a dit "Oui à l'Algérie Indépendante!" "Retrait de l'armée française d'Algérie!". Aujourd'hui, il faut dire: l'armée israélienne dehors! Et les 600 000 colons des territoires occupés ne pourront rester sur les territoires palestiniens. Dayan l'avait bien senti lors de l'évacuation du Sinaï. Aujourd'hui, je ne vois pas vraiment la solution sortir d'une évolution positive de la société et de la classe politique israélienne. Les Etats-Unis qui soutiennent militairement, politiquement, financièrement Israël, et donc sa politique de colonisation, ont la clef. Obama est un politicien réformiste assez banal qui considère que la politique, c'est l'art du possible. Il ne met pas une pression énorme sur Netanyahou et pourtant il considère avec l'administration américaine que la politique israélienne est délirante. Seul Washington a les moyens politiques, financiers, militaires de faire plier, de tordre le bras à Israël: ils l'ont fait en 48, en 57, en 73, quand il s'est agi d'empêcher l'invasion et l'annexion de l'Egypte ou le retrait palestinien de Beyrouth en 82. L'image d'Israël se détériore très vite aux Etats-Unis. Il y a aujourd'hui la possibilité d'une fracture importante dans la communauté juive américaine. Les plus lucides n'apprécient pas la dérive pro-droitière et pro-Netayahou du Congrès Américain tenu par des Républicains dominés par un sionisme radical: il ne faut pas oublier que 70%des juifs américains ont voté pour Obama. La possibilité d'une confrontation importante entre les Etats-Unis et l'Etat d'Israël est de plus en plus probable.

Plusieurs questions ont été posées ensuite:

- Faut-il boycotter seulement les produits des colonies ou les produits israéliens en général?

- Quelle action de soutien pour les prisonniers politiques?

- Comment mettre fin à l'impunité internationale d'Israël quand le pays viole le droit?

Raconter par le détail cette conférence-débat à plusieurs voix extrêmement riche et dynamisante, grâce notamment à la très belle personnalité de Leïla Shahid, serait trop long.

Leïla Shahid dédicace son livre

Leïla Shahid dédicace son livre

Soirée Couscous et Fest-Noz aux Halles de Carhaix

Soirée Couscous et Fest-Noz aux Halles de Carhaix

Carhaix et la Bretagne ont la Palestine au coeur: un débat passionnant à l'espace Glenmor de Carhaix avec Leila Shahid, Taoufiq Tahani, Claude Léostic, Sylvain Cypel le 3 octobre
Claude Léostic (présidente de la plateforme des ONG pour la Palestine) et Taoufiq Tahani (président de l'AFPS)

Claude Léostic (présidente de la plateforme des ONG pour la Palestine) et Taoufiq Tahani (président de l'AFPS)

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 20:29

Le 115 s'occupe dans notre département de l'accueil des sans-abris et personnes momentanément privées de toit.

De son côté, Coallia accueille dans des centres d'hébergement CADA et la plateforme de demandeurs d'asile de Brest les étrangers demandeurs d'asile.

Au mois de septembre, le 115 a déjà été obligé de diminuer de moitié ses prises en charge de nuits d'hôtel pour les sans-abris, et au mois d'octobre, cette moitié va être encore réduite de moitié car, c'est bien connu ... la température monte à l'automne.

Normalement, l'Etat réajuste ses lignes budgétaires en fonction des besoins.

Là, ce n'est pas le cas: il laisse à l'association qui gère le 115 l'obligation de laisser dans la rue, car les budgets ont fondu devant l'augmentation sensible des gens qui sont dans le dénuement et sans hébergement cette année, l'Etat refusant de verser plus quand les besoins augmentent.

Seules les femmes victimes de violence ou en rupture de vie familiale seront désormais accueillies dans le Finistère en nuitée d'hôtel, si les collectivités n'obligent pas l'Etat à revoir ses positions.

Pourtant, pouvoir avoir un toit est bien un droit fondamental.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 19:49

Tous dans la rue au côté des syndicats le jeudi 8 octobre pour dire l'URGENCE d'une autre politique

Le PCF du Finistère appelle les jeunes, les salariés les sans emplois et retraités à participer en nombre à la journée de mobilisation interprofessionnelle du jeudi 8 octobre à l'appel de nombreux syndicats (CGT, FSU, Solidaires, UNEF, et UNL).

Nous serons présents dans les rassemblements de Brest et de Quimper à 11h aux côtés de ceux qui disent : assez de cette politique au service de la finance et soumise à l'Europe ultra-libérale.

Oui, les richesses existent en France, la 6e économie mondiale dont le PIB n'a jamais été aussi élevé - tout comme les revenus des 5% les plus riches de nos concitoyens - pour augmenter les salaires, financer des services publics et une protection sociale de qualité.

Nous avons besoin d'un mouvement social fort pour récréer de l'espoir et faire reculer les forces capitalistes qui aujourd'hui font la loi avec la complicité d'une grande partie de la classe politique, et notamment de Valls, Macron, et Hollande.

Les 40 milliards de cadeaux sans contrepartie aux entreprises ne produisent aucun effet sur l'emploi. Ce n'est pas en allongeant le temps de travail, en baissant les salaires, en détruisant le droit du travail au nom d'une prétendue modernité qui nous renvoie à la morgue des possédants du XIXème siècle, en intensifiant l'austérité pour les collectivités, les associations et les services publics qu'on fera baisser le chômage mais en réduisant le temps de travail, en s'attaquant au coût du capital et en remettant en cause les dogmes du libéralisme européen : la concurrence libre et non faussée, la souveraineté des marchés et des banques.

S'il ne veut pas continuer à faire grandir la désespérance, la crise politique et le vote pour l'extrême-droite, le gouvernement doit cesser sa politique de casse sociale et s'engager dans une réelle réforme fiscale au service de l'égalité des droits et du financement des services publics.

Pour relancer l'activité économique, il faut réévaluer le SMIC et les petites retraites, qui condamnent aujourd'hui beaucoup de vieux à la misère, augmenter le salaire des fonctionnaires. Avec le gel du point d'indice, le salaire net moyen de la fonction publique est en recul constant depuis 2011.

Nous ne pouvons plus accepter cette accumulation de réformes néo-libérales qui ont pour seul but de diminuer le niveau de services publics comme la loi Notre ou la nouvelle réforme de l'hôpital qui accentue le pouvoir de l'ARS et les logiques de rentabilité au détriment de la qualité de la prise en charge humaine et de la proximité de l'accès aux soins.

Il est plus que temps pour les Français de dire : Trop c'est Trop ! La coupe est pleine.

Maintenant, ce n'est plus l'oligarchie qui doit décider, mais le peuple ! Notre avenir dépend d'abord de nous et de nos luttes.

La Fédération du Parti Communiste Finistère

Communiqué du PCF 29: tous dans la rue au côté des syndicats le jeudi 8 octobre pour dire l'URGENCE d'une autre politique: à Quimper et à Brest, manifestons à 11h
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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 08:49
Jeudi 8 octobre: une délégation japonaise pour la Paix en Bretagne à l'occasion du 70e anniversaire de Hiroshima et de Nagasaki: rencontres à Crozon et à Quimper
Xavier Compain, la tête de liste du Front de Gauche aux élections régionales, Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère et plusieurs militants et candidats aux Régionales sur la liste du Front de Gauche seront présents devant la base militaire de l'île Longue (au fret) à 10h30 le jeudi 8 octobre et à Quimper 14h30 aux Halles Saint François pour rencontrer la délégation japonaise et exposer nos orientations pour en finir avec les armes nucléaires en Bretagne, en France et dans le monde.

Cette rencontre avec la Délégation Japonaise contre l'arme atomique et le Mouvement de la Paix se déroule en deux temps :

à 10heures 30 à l'Ile longue, au Fret en presqu’ile de Crozon
à 14heures 30 aux halles St François (salle à l'étage) en
centre ville de Quimper, pour un point-presse témoignage-échange
avec les Hibakusha ( survivants des bombardements atomiques de 1945)


Soyons y le plus nombreux possible!

Une délégation de survivants d’Hiroshima et de Nagasaki à Rennes le 8 octobre

2015 est l’année du 70e anniversaire d’Hiroshima.

A cette occasion une délégation de survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, de pacifistes et de syndicalistes japonais fait actuellement un tour d’Europe pour alerter sur les dangers de l’arme atomique et sur la nécessité d’obtenir un traité d’interdiction des armes nucléaires.

Cette délégation se rendra dans différents pays d’Europe dont l’Espagne l’Angleterre, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Belgique et la France.

Ils seront présents à Rennes le jeudi 8 octobre 2015 et participeront à une conférence débat qui se déroulera à l’auditorium de la Maison Internationale de Rennes (MIR) à 20h30.

La délégation est composée de survivants de Hiroshima, de responsables des associations pour la Mémoire de ce crime contre l'humanité, de responsables du mouvement de la paix japonais, du secrétaire adjoint de la plus grosse coordination syndicale japonaise:

  1. Masashi Ieshima (Mr) – Tokyo Federation of A-bomb Survivors Associations (Toyukai)
  2. Kuniko Kimura (Ms), Chiba Association of A-Bomb Survivors
  3. Yuri Nagao (Ms.) – Vice President of National Confederation of Trade Unions (Zenroren)
  4. Saburo Sugasawa (Mr.) – Yamanashi Gensuikyo
  5. Hiroko Imura (Ms.) – Hyogo Gensuikyo
  6. Hideki Yokoe (Mr.) – Aichi Gensuikyo
  7. Yayoi Tsuchida (Ms) – Assistant general secretary, Gensuikyo
  8. Hibiki Ouchi (Ms.) – Staff, Gensuikyo

Ce n’est pas tous les jours que nous avons de telles délégations composée de responsables nationaux du mouvement pacifiste et du mouvement syndical japonais.

Nous y parlerons bien sur de la question de la paix et du désarmement nucléaire mais aussi la volonté du gouvernement japonais de supprimer l’article 9 de la constitution japonaise qui interdisait à ce pays de se doter d’une armée et d’intervenir militairement à l’étranger mais nous aussi des différentes luttes que mènent les mouvements démocratiques japonais.

C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir diffuser cette information dans vos réseaux et serions heureux de votre présence à la conférence débat.

..............................................................................................................

Voici transmis par notre correspondant du PCF Rennes Jacquy Rivoalan, deux liens qui concernent la Bretagne au premier chef et pour diverses raisons d'actualité

http://toutrennescultivelapaix.fr/2015/10/01/une-delegation-de-survivants-dhiroshima-et-de-nagasaki-a-rennes-le-8-octobre/

http://www.humanite.fr/tir-du-missile-nucleaire-m51-irresponsabilite-et-gabegie-financiere-585590

* les SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d'engins ) peuvent être mis en oeuvre à partir de la base opérationnelle de l' Ile - Longue dans la rade de Brest.

Les " chefs de guerre " français Hollande , Le Drian , Fabius témoignent d'une incessante bienveillance à l'égard de ces armes de destruction massive.

Jeudi 8 octobre: une délégation japonaise pour la Paix en Bretagne à l'occasion du 70e anniversaire de Hiroshima et de Nagasaki: rencontres à Crozon et à Quimper
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 05:25
Marie-Pierre Coant et Paul Quemener à Berrien

Marie-Pierre Coant et Paul Quemener à Berrien

Bonjour Gérard Le Puil,

J'ai lu dans le dernier "Huma dimanche" ton article où tu prends l'exemple de Berrien pour mettre en cause les logiques d'emprise des nouveaux logements sur les terres agricoles et de déplacements domicile-travail requis par l'installation dans des maisons neuves avec terrains dans les bourgs à plusieurs kilomètres ou dizaines de kilomètres des villes où l'on travaille et fait ses courses.

La base théorique de ton point de vue, basé sur la volonté de préservation de la planète, de lutte contre la disparition des terres agricoles et le réchauffement climatique, et la valorisation des logements existants à rebours de la tendance des jeunes actifs à vouloir acheter des maisons neuves avec terrain bon marché dans des communes rurales, est défendable.

Pendant la campagne des municipales du Front de Gauche à Morlaix, nous avons nous-mêmes regretté la tendance des communes limitrophes à Morlaix à se développer au détriment de Morlaix en faisant du dumping foncier, en bétonnant des terres agricoles et des zones humides sans plan d'aménagement durable pour la vie sociale dans ces communes (transports en commun, espaces de vie, commerces de proximité, recours au tout voiture...) et au détriment de la ville-centre comptant de nombreux logements vides et des impôts plus lourds pour financer des services dont les habitants des communes périphériques bénéficient aussi.

Néanmoins, Berrien n'est pas une commune de périphérie de ville néo-urbaine, mais un bourg rural de Centre-Finistère (à 25km de Morlaix - 30mn, et 23 km de Carhaix - 30 mn en voiture - les villes moyennes les plus proches), menacé par la désertification, comme tu as toi-même noté que c'était le lot de beaucoup des bourgs de la région.

Je ne crois pas que notre modèle de société, ce soit la disparition du réseau de petits bourgs, de petites et moyennes villes qui font le riche maillage territoriale et le terreau de vie sociale solidaire de la France, et plus encore de la Bretagne.

Si l'école disparaît, comme d'autres services publics et services à la personne ont pu disparaître dans ces bourgs des Monts d'Arrée, alors c'est la capacité à faire venir des jeunes, et des jeunes couples dans la commune qui est menacée.

Et la vie quotidienne des familles qui y habitent déjà qui se complique. Ces bourgs n'ont pas vocation qu'à accueillir des maisons secondaires, des retraités ou des anglais.

Le combat de Paul Quemener, Marie-Pierre Coant, et de leur Conseil Municipal me semble exemplaire d'un volontarisme politique pour lutter contre la disparition des services publics de proximité et contre les logiques de désertification, de vieillissement et de paupérisation du Centre-Bretagne.

Ces mêmes élus qui luttent sont revenus en régie publique de l'eau et mobilisent aujourd'hui la population contre le Grand Marché Transatlantique, Berrien s'étant déclarée commune hors TAFTA et l'ayant affiché sur des panneaux très visibles à plusieurs endroits de la commune.

Paul Quemener, le maire, militant du collectif citoyen Front de Gauche centre-Finistère, était candidat du Front de Gauche aux sénatoriales avec moi en septembre 2014, et sera probablement candidat du Front de Gauche sur la liste des Régionales en décembre 2015. Marie-Pierre Coant, l'ancienne maire, très appréciée par ses concitoyens, est aussi une militante du Front de Gauche.

Avec José Le Guelaff à Motreff près de Carhaix, Paul Quémener est le seul maire sympathisant Front de Gauche que nous ayons dans le Finistère.

Ce sont des amis politiques qui militent pour la survie du Centre-Bretagne face aux logiques de concentration des investissements, des services, des richesses, et de la démographie sur les métropoles, le littoral et les grandes villes, dans une logique néo-libérale et européenne de mise en concurrence des territoires.

Autant on peut défendre au nom de l'engagement écologique le développement des transports en commun dans les zones rurales, sur les déplacements péri-urbains, et à l'échelle départementale, autant on peut dénoncer la fermeture des écoles, des bureaux de poste, des services pour des raisons de rentabilité immédiate, autant je trouve que c'est se tromper de combat de dévaloriser cette démarche médiatique de promotion d'un bourg de centre-Finistère, haut lieu de la résistance comme tu le sais sans doute, qui utilise les moyens à disposition pour sauver l'école dans une démarche démocratique exemplaire d' une association des élus, des parents d'élèves et des citoyens.

Parmi ceux qui vont acheter ces terrains à 1€ le m2, il y aura des jeunes, des professionnels qui vont dynamiser la vie sociale et économique de la région.

Tout en appréciant généralement tes articles et tes contributions aux débats d'idées et à la prise en compte des enjeux écologiques et alimentaires, je trouve que sur ce point-là, tu aurais dû au moins contacter les élus de la commune pour entendre leur point de vue avant et ne pas faire un article à charge contre la municipalité combattante et courageuse d'une des dernières communes "rouges" du Finistère alors qu'il y a tant d'autres choses à remettre en cause si on veut défendre le climat, un aménagement équilibré du territoire, et le maintien des terres agricoles.

Au hasard, pour parler des questions qui préoccupent les habitants de la région, la Centrale à Gaz de Landivisiau, l'aéroport de Notre-Dame des Landes, les logiques de métropolisation...

Fraternellement,

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.

Berrien, Article de Gérard Le Puil dans l'Huma Dimanche critiquant les terrains à 1€ le m2: lettre de Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF, au journaliste de l'Huma
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:11

L'AG régionale d'Eelv a décidé ce dimanche 27 septembre de mettre fin au processus de rassemblement avec le Front de Gauche.

Le résultat de leur vote est clair: 66% de vote contre l'accord, 5% de blancs, 29% de vote pour. L'orientation des militants Eelv bretons est clairement la voie de l'autonomie, contrairement à ce qui se passe en PACA.

Vous trouverez ci-joint le communiqué que les deux têtes de liste du Front de Gauche, Xavier Compain et Sylvie Larue, vont envoyer à la presse:

Le Front de Gauche en Bretagne prend acte qu'EELV a décidé de ne pas mener à son terme le processus de rassemblement avec le Front de gauche à l'occasion des élections régionales de décembre. Nous le regrettons.

Nous avons affirmé notre volonté de créer les conditions de ce rassemblement, nous avons travaillé ensemble les grandes orientations d'un projet à porter en commun, et à enrichir avec toutes celles et ceux qui souhaitent contribuer à une dynamique politique nouvelle porteuse d'espoir.

Malgré les urgences démocratiques, sociales et écologiques auxquelles nous devons faire face, en faisant le constat que l'union possible en PACA ne l'est pas en Bretagne.

Nous continuerons à assumer tous les principes politiques qui nous animent: démocratiques, sociaux, écologiques. Notre intention est de réaliser sur le terrain, chez les Bretons eux-mêmes, l'unité de la gauche sociale et écologiste .

Nous porterons les 5 grandes orientations que nous avons définies avec EELV. :

1- La démocratie au cœur de notre projet.

2- Pour travailler mieux, privilégions la solidarité, la coopération, et l'égalité des droits

3- Pour se former, se cultiver et s'émanciper, donnons la priorité aux services publics et aux initiatives citoyennes.

4- Pour l’accès de toutes et tous à une alimentation saine, sortons du productivisme et privilégions l'agriculture paysanne et la pêche artisanale.

5- Pour développer de manière équilibrée les territoires, sortons des logiques de métropolisation et de compétition mondialisée.

Nous voulons écarter le risque grandissant d'une victoire généralisée de la droite et de l'extrême-droite, dont les conséquences seraient désastreuses pour le pays et les politiques publiques en région. Nous voulons contribuer à l'élection de nouvelles majorités régionales porteuses de choix de gauche pour des politiques publiques sociales, solidaires, écologiques, résistant aux logiques d'austérité et les faisant concrètement reculer.

Il y a beaucoup à gagner pour tous dans cette bataille : des élus utiles aux populations, des mesures concrètes qui amélioreront la vie au quotidien, des forces supplémentaires pour reconstruire une alternative politique dans le pays. Alors la voix de celles et ceux qui veulent des actions publiques vraiment de gauche, protectrices, solidaires et écologiques, sera en situation d'être écoutée et respectée de tous.

Les militants d'EELV refusent l'union au 1er tour des Régionales avec le Front de Gauche au terme d'un processus de négociation de plusieurs semaines
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