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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 21:00

Le Préfet du Finistère vient de concéder  aux sociétés Algolesko et Bamejyot l'usage exclusif de 225 hectares du Domaine Public Maritime au large de la Commune de Moëlan sur mer.

Elles y cultiveront 200 hectares d'algues brunes et 25 hectares de coquillages. 

Cette entreprise d’ampleur inédite à ce jour participe du projet  Breizh'Alg soutenu par le Conseil Régional. Elle en est une des premières déclinaisons départementales.

Elaboré en catimini, justifiant d'une enquête publique minimum, certes conforme à la réglementation mais totalement inadaptée à une exploitation d'une telle nature, le projet a soulevé dans un premier temps une série d'interrogations justifiées par l'étude approfondie du dossier soumis à enquête, des associations environnementales et patrimoniales, de la mairie de Moëlan et du Député de la circonscription. Ces interrogations se sont transformées en une franche opposition devant les réponses proposées par les porteurs du projet, certaines collectivités territoriales et les services de l'Etat.

Depuis la découverte fortuite du dossier, au début du mois de janvier dernier, la mobilisation est allée en s'amplifiant. Deux manifestations organisées au mois de juillet et au mois d’août ont réunis chacune 500 personnes.

Huit associations locales et régionales ont constitué un groupe de travail dont chacun a pu noter le sérieux et la compétence. Ce groupe de travail s'est notamment entouré de l'avis de spécialistes, chercheurs en biologie marine, professionnels de l'algo-culture. Les tentatives, habituelles, de disqualification – grincheux, égoïstes, rétrogrades ou opposants systématiques- ont tourné court – devant la qualité des analyses et des propositions du groupe travail.

Le Préfet a du tenir compte d'ailleurs de la mobilisation et des remarques du groupe de travail puisque le projet initial a été modifié. Les superficies concédées et la durée de concession ont été réduites- et la mise en place de commissions de suivi du projet actée.

Cependant il aurait été sage, comme le demandaient le Maire de Moëlan et les associations de différer l'autorisation d'exploitation et de laisser le temps à l'expérimentation comme vient de le faire la préfecture d'Ile et Vilaine dans un dossier similaire.

En effet, ce projet, même contraint reste très impactant tant d'un point de vue du droit des usagers que d'un point de vue environnemental. Il aura par ailleurs à terre, des conséquences logistiques  largement sous estimées, sans parler du traitement des algues récoltées qui pour le coup relève de la plus totale improvisation.

La mise en culture artificielle d'une seule espèce d’algue, fut elle locale, sur une superficie totalement inhabituelle dans le milieu naturel risque de s'accompagner d' effets collatéraux qui ne peuvent, tel que l'étude a été conduite, être appréhendés. Les porteurs de projet et les services de l'Etat le reconnaissent. Ils ne s'en inquiètent pas outre mesure bien que le danger d’interaction des cultures d'algues avec les populations sauvages d'algues soit classé dans la catégorie « incidences dont le degré ne peut être évalué à priori » et aurait justifié à lui seul l'application du principe de précaution.

Les conditions dans lesquelles l'autorisation d'exploitation a été accordée interroge sur l'exercice de la démocratie réelle.

Le Préfet a décidé de ne tenir aucun compte de l'avis des représentants de la commune la plus concernée par le projet. Au passage, il n'accorde pas plus de considération à l'avis du député de la circonscription.

Le travail des associations, favorables sous condition au développement de la phyco-culture, soulignons le, a été considérée de fait avec distance, malgré la présence en leur sein de spécialistes et de professionnels expérimentés.

Les travaux du collège d'experts mobilisé par l'Etat en 2012, dont les résultats sont consignés dans le rapport intitulé «Expertise du projet de filière d'algoculture alimentaire en Bretagne », ont été superbement ignorés. L'économie du projet Bamejyot Algolesko est en tout point contraire aux conclusions des experts. Ceci explique sans doute cela.

Dans la même veine la Charte des Espaces Côtiers Bretons, récemment élaborée par le Conseil Régional et dont la COCOPAQ est signataire. aurait pu trouver en la matière une belle occasion d'expérimentation. Elle a été soigneusement laissée au tiroir.

Porté par un conglomérat associant aux yeux de la population médusée, l'Etat, une partie des élus et les entrepreneurs (que tout bon citoyen est sommé d'aimer faut il le rappeler), un projet hasardeux, potentiellement porteur de dangers environnementaux et de conflits d'usage, a été validé.

Si le développement à vaste échelle en terme d'espace et de production de la phyco culture est un enjeu d'avenir, mobilisateur de savoir faire, créateur d’emplois pour notre département et pour la Bretagne il y a urgence à définir les critères qui permettront le déploiement harmonieux de cette activité.

Il y a dans le Finistère une tradition multi séculaire d'exploitation, de transformation et d’utilisation des algues. Mais les projets portés à l'échelon européen, national et régional sont d'une autre nature que les pratiques actuelles. Leurs dimensions industrielles et artificielles modifient les approches traditionnelles et supposent que la puissance publique se dote de méthodes d'évaluation en rapport avec les nouveaux enjeux.

La mer, le littoral ont été de tout temps des espaces de production et d'échange. Il n'est as question aujourd'hui qu 'il en soit autrement au moment où  nombre de secteurs de l'activité  maritime connaissent de profondes mutations bouleversant l'économie des territoires. La mer est une espace de production, un espace partagé et doit le rester.

 Dans cet esprit la fédération finistérienne du Parti  Communiste Français considère que le développement de la phyco culture doit être à la fois soutenu et encadré.

Elle propose notamment que :

Les parlementaires du département s'attachent à rendre compatibles les enquêtes publiques avec la nature des projets de mise en culture des algues. Les procédures en vigueur sont celles utilisées pour l'autorisation de concessions conchylicoles et mytilicoles de dimensions modestes et pour des espèces connues. Elle soutiendra toute initiative en ce sens.

Les projets d'algo culture fassent l'objet d'une procédure de publicité et de concertation associant tous les acteurs très en amont de la mise en enquête.

Le référentiel de validation s'appuie sur les documents d'expertise et de gestion durable des territoires

 

le département du Finistère élabore, avec les services de l'Etat, les associations représentatives et les professionnels du secteur un cadre de critères économiques, sociaux et environnementaux et se dote d'une charte de développement durable de la phyco culture. 

 

Commission Maritime du Parti Communiste du Finistère

 

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 08:51

RENCONTRES DU FRONT DE GAUCHE 29

Pont de Buis

SAMEDI 25 OCTOBRE

 1er débat de l'après-midi

 

CARREFOUR DES RESISTANCES ET DES LUTTES

La culture, la paix, la souveraineté des peuples et des citoyens : première table-ronde - débat.

Rencontres-departementales-FDG-2014 0336 

René Férec (agriculteur, producteur de lait, animateur du collectif pour la souveraineté alimentaire)

Le collectif pour la souveraineté alimentaire cherche à défendre le principe de souveraineté alimentaire contre le libre-échange et le business international pour l'émergence des pays en voie de développement. Ce collectif a été créé en 2012. Il se donne aussi pour objet de plaider cette cause auprès des responsables politiques. A ce titre, il a rencontré plusieurs candidats aux législatives, dont Noëlle Péoc'h à Lopéret. En ce qui concerne l'Europe, par le biais de la PAC, on peut mettre en avant la souveraineté alimentaire. Le problème c'est que les principes fondamentaux de la PAC n'ont pas été modifiés. Nous défendons une agriculture paysanne, que l'on retrouve encore majoritairement en Europe même si elle recule devant l'agro-industrie, ou l'agriculture industrielle en Europe de l'est. Cela provoque l'éviction de millions de paysans à l'échelle mondiale tous les ans. Aujourd'hui, il y a 400 accords de libre-échange. TAFTA est la copie conforme du CETA accepté par l'UE (avec le Canada). Il y a aussi le traité transpacifique. Si on met ces 3 traités bout à bout, cela représente 50 % du commerce mondial. Cela va s'imposer à l'ensemble de la planète. La Chine est absente de ces traités là : c'est pour faire contrepoids, contenir son influence sur la scène internationale. TAFTA, cela représente un processus d'accaparement des biens, de l'accès à la terre. Si on commence à chercher des compromis, on n'aura que des miettes pour faire passer le reste. Les barrières tarifaires représentent en moyenne 3 %. Mais pour certains produits agricoles comme la viande bovine c'est beaucoup, plus élevé. Pour certaines parties de la viande bovine, cela peut atteindre 60 %. Si on les supprime, ces taxes douanières, on va liquider tout un pan de l'élevage paysan en France. Ce qui peut nous préoccuper aussi c'est que les normes sanitaires sont plus restrictives en Europe qu'elles ne le sont aux USA. Les bêtes gavés d'hormones, le porc à la ractopamine, on va y avoir droit. Les différences culturelles entre la France et les USA font qu'on aura du mal à trouver un accord. Ici le principe de précaution, c'est tant qu'on a pas prouvé qu'un produit n'est pas nocif, on ne le met pas sur le marché. Aux USA, c'est l'inverse, tant qu'on a pas produit que le produit est nocif, on le met sur le marché. C'est la même chose pour les appels d'offre. 

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0339

Jean-Pierre Jeudy (groupe Association France Palestine Solidarité Carhaix) : l'AFPS se donne pour but de développer dans l'opinion publique les explications sur les conflits du moyen-orient et l'injustice fondamentale faite au peuple palestinien : le droit d'avoir son État qui lui dénié. Les grandes puissances, qui se font volontiers champions du droit international et de l'ingérence en Ukraine, au Mali ou ailleurs, ferment les yeux sur les violations du droit international en Palestine. La violence au Moyen-Orient repose d'abord sur ce sentiment d'injustice. Cet été, pendant l'agression israélienne à Gaza, e gouvernement français a eu pour priorité d'interdire en France les manifestations contre ce coup de force et ces crimes de guerre. Nous cherchons à inverser cette opinion, à faire pression auprès des élus, du gouvernement dans toutes nos actions. Nous soutenons l'appel au boycott des produits venant des colonies illégales. Y compris des produits israéliens. Il faut savoir que la France est le seul pays de l'UE à criminaliser l'appel au boycott (circulaire Alliot-Marie maintenue en l'état par Mme Taubira). Il faut imposer à Israël des sanctions économiques tant que le gouvernement israélien n'applique pas le droit international. Quand on est sur place, on se rend compte de ce que veut dire le régime d'occupation. On ne peut plus être indifférent. C'est pourquoi notre boulot consiste aussi à y conduire des élus. Nous avons d'ailleurs réussi à faire que Carhaix soit jumelé avec une ville palestinienne. Dans la région d'Hébron, nous avons été témoin de l'apartheid quotidien auquel sont soumis les palestiniens : la route est pour les colons israéliens, ils ne peuvent pour se déplacer d'un lieu à l'autre de la ville qu'emprunter un trottoir sous la surveillance de l'armée et des colons en arme.

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0340

Christian Collimard (représentant le Mouvement de la Paix) : La question de la paix, de la construction de la paix comme outil premier pour régler les dimensions conflictuelles, est décisive et trop souvent reléguée en appendice de nos réunions progressistes. La paix pour placer l'humain comme priorité et moyen de développement. Aujourd'hui, on assiste plutôt à l'apologie de la militarisation jusqu'à la guerre. C'est une logique d'accaparement des richesses, de subordination à l'OTAN, de lobbys industriels qui tiennent le haut du pavé. Il y a une banalisation des logiques de confrontation militaire pour régler les questions internationales. Allons-nous nous installer dans un état de guerre perpétuelle ? Les forces de transformation seront-elles à la hauteur de cet enjeu ? La paix est trop souvent considérée comme un sujet annexe. Notre conviction, c'est que la paix est primordiale socialement. La paix, le pain, la liberté sont justement des revendications associées dans le mouvement ouvrier et  progressiste depuis le 19 e siècle.

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0342

Henri Guillou (représentant Attac 29) : Attac a 15 ans d'existence. Le mouvement est né d'une plate-forme du Monde diplomatique en 1998, signée par les syndicats FSU, Solidaires, La Confédération Paysanne, des économistes. Ce manifeste visait à dénoncer et sortir de la domination des marchés financiers sur les politiques publiques, responsable de l'aggravation des inégalités partout dans le monde, du recul de la démocratie au profit d'une oligarchie financière. Dès le début, Attac se revendique comme un mouvement d'éducation populaire tourné vers l'action. Aujourd'hui, la tyrannie de l'austérité liée au poids de la dette publique révèle le choix depuis plus de 30 ans de baisser les impôts pour les riches et les entreprises. Le « collectif pour un audit de la dette publique » dont nous sommes partie prenante a mis au jour dans un document de mai 2014 qu'une bonne part de la dette publique française est illégitime. Cette dette représente 68 milliards d'euros d'intérêt à verser en 2014. Pour comparaison, le budget de l'éducation nationale est de 65 milliards d'euros. Les déficits budgétaires de l’État représentent chaque année 95 milliards. Le 7 novembre à l'Assemblée Nationale aura lieu une réunion d'information du collectif pour un audit de la dette publique et des économistes attérés à l'intention des parlementaires de gauche sur les données recueillies sur l'origine et les responsabilités de la dette. En 2014, nous observons une aggravation de la crise démocratique, y compris dans ses aspects institutionnels. Le Medef est aux commandes de l’État. Le pouvoir politique est soumis aux pouvoirs financiers. Quelle sortie de crise ? Quelle refondation de la démocratie ? Il faut s'emparer des innovations démocratiques portées par les mouvements sociaux, des nouveaux mouvements comme Podémos en Espagne (capable de réunir 7000 militants en congrès à Madrid les 18 et 19 novembre), les Indignés, Occupy Wall Street. Nous voulons des réprésentants élus sous le contrôle des électeurs. Travailler des mécanismes de démocratie directe : démocratie délibérative, tirage au sort... Actuellement, Attac développe 4 types d'Attac :

1/ la lutte contre le libéralisme, les multinationales et le monde de la finance :

CETA, l'accord économique et commercial global conclu le 26 septembre entre l'UE et le Canada qui devrait être validé par le Conseil Européen fin novembre, préfigure le TAFTA, traité qui devrait aboutir fin 2015. S'ajoutent à ces 2 traités de libre échange les négociations sur le TISA. Cet accord sur le commerce des services est en cours de négociation à Genève et concerne les 50 plus grandes économies mondiales. Dans le Finistère, il existe 4 collectifs Stop Tafta, Tisa, Ceta : Brest, Morlaix, Quimper, Concarneau, dont la constitution a été largement à notre initiative.

2/ la lutte contre les multinationales prédatrices, les « requins de la finance » : Société Générale, BNP, Crédit Agricole.

3/ la lutte pour l'avenir de la planète et contre le déréglement climatique

4/ un travail de réflexion et de proposition pour le devenir économique, social, écologique de nos territoires dans le contexte de l'effondrement de l'agroalimentaire (Doux, Tilly, Gad...?), de suppression annoncée des quotas laitiers, de réduction des volumes de pêche pour la pêche bretonne. Attac Morlaix a par exemple été initiateur du Forum pour une Economie Responsable à Morlaix. Actuellement, nous travaillons sur un « Alternativa », festival des alternatives concrètes, en Bretagne. A Bordeaux, « l'Alternativa » a réuni 15000 personnes, dans le pays basque 12000 personnes.

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0343

Emile Turlan (représentant le collectif « Landivisiau doit dire non à la centrale »).      

La Centrale à cycle combiné Gaz de Landi s'inscrit dans le service public de l'électricité, relève d'une décision de l'Etat. Le plan pluri-annuel d'investissement de l'Etat définissant les infrastructures d'ensemble à prévoir jusqu'en 2020 ne prévoyait pas cependant cette Centrale à Gaz à la pointe bretonne mais seulement une centrale de 200 MGW dans l'ère de Saint Brieuc. C'était pas lié tellement au manque de production d'électricité en Bretagne mais à un diagnostic de RTE sur des difficultés d'acheminement de l'électricité dans la zone Saint Brieuc-Saint Malo. L'idée invoquée de la menace d'un « black out » ou d'un « break down » probable lié à un pic de consommation en Bretagne est une affabulation ne s'appuyant sur aucun précédent, sur aucun argument sérieux. D'ailleurs, les pics de consommation en Bretagne, c'est quelques dizaines d'heures ou centaines d'heures par avant, et là on a une centrale profilée pour produire de l'électricité toute ou la moitié de l'année. La France est un très gros exportateur d'électricité: elle exporte plus de 12-13% de son électricité. Si elle en produit davantage, ce sera pour l'exporter. On essaye de culpabiliser les bretons en disant qu'ils ne produisent pas assez d'électricité. Mais en réalité on ne leur demandait pas de produire du charbon au XIXe et début XXe, ni aux parisiens de produire du poisson. Les régions sont interdépendantes et complémentaires: ça ne date pas d'hier. Il n'y a pas de besoin d'un gros outil de production en Bretagne. En plus, la circulation de l'électricité qui sortirait de cette centrale est aberrante: elle serait acheminée dans le Morbihan avant de revenir dans les Côtes d'Armor: pour approvisionner la Centrale, on construirait sur 110 km un gazoduc à 1 millions d'euros le km, soit 120 millions d'euros d'investissements. Ce projet de centrale repose sur des mensonges d'Etat. Sciemment, l'Etat sarkozyste via les ministres de tutelle Borloo et Besson a favorisé le PDG de Direct Energie, un financier au passé louche et un ami du Fouquet's, qui cherche à faire des profits juteux grâce à la libéralisation du secteur de l'énergie imposée par l'Europe qui permet aux distributeurs, purs groupes financiers, de gagner de l'argent sur l'électricité produite par EDF grâce aux investissements du contribuable et vendue plus chère. Depuis le départ, la démocratie, le débat public ont été refusé. On a écarté les habitants des sujets qui les concernent. En tant qu'élus, on doit intervenir dans les Conseils Municipaux pour exiger le débat, la consultation des habitants. On a écarté le développement plus important de l'éolien, de l'hydrolien, qui sont les atouts de la Bretagne. L'énergie fossile, c'est fini: on continue à l'exploiter alors qu'elle provoque avec le méthane des perturbations climatiques aux conséquences incalculables et que la France va accueillir la conférence mondiale sur le Climat en 2015. Le gaz carbonique et le méthane: deux principaux gaz à effet de serre. La demande auprès de la Commission Nationale du Débat Public a pourtant été refusée.Cette centrale a été attribuée à Direct Energie pour des raisons louches, car Direct Energie n'a pas d'expertise technique, n'a jamais produit de Centrale fonctionnant en France. 3 candidats s'étaient présenté à l'appel d'offre de l'Etat: EDF sur Brennilis, les Allemands de Siemens sur Guipavas, Direct Energie sur Landivisiau. Eric Besson a accordé cette centrale à la seule compagnie qui n'a jamais construit une centrale dans le pays. Dans l'Oise, le projet de Verberie, géré par Direct Energie, a été annulé par le tribunal suite à la mobilisation citoyenne, en Alsace, le projet de Hambach a connu le même sort, annulé par le tribunal administratif de Strasbourg. La juridiction administrative nous donne raison: Direct Energie n'est pas crédible financièrement, techniquement. Stephane Courbit, actionnaire principal de Direct Energie et de LOV Group, gravitant dans les milieux de l'extrême-droite, proche de Sarkozy, faisait partie des invités du Fouquets. Il a aussi fait partie de ceux qui ont extorqué des fonds à Liliane Bettencourt.

Ce chantier ne créera pas beaucoup d'emplois sur la région: ces grosses boîtes font appel à des sous-traitants, dont beaucoup ne craignent pas de faire appel à des travailleurs détachés. Fonctionnant, la Centrale emploierait une trentaine de salariés tout au plus. Direct Energie donnerait soi-disant 4 millions d'euros par an aux collectivités territoriales (les 19 communes de la Communauté de Commune). Mais la contribution financière ce divise en une part fixe, bénéficiant à la commune de résidence, et en une part variable, sur la valeur ajoutée de l'entreprise, bénéficiant à toute la communauté d'agglo, et qui est versée à condition qu'il y ait valeur ajoutée, ce qui n'est pas certain. Pour exemple, la centrale de Toul a rapporté combien de millions, produit combien de KWH: zéro! La ressource fiscale, c'est aussi un véritable leurre. Et quand bien même ça serait effectif, il faut voir les conditions: 42 millions d'€ d'argent public par an, prélevés sur la contribution des usagers, sur leur facture d'électricité! Dans le cas de Verberie dans l'Oise, d'Hambach en Moselle: il n'y avait pas d'engagement de l'Etat a versé une prime à l'opérateur, car il n'y avait pas d'appel d'offre de l'État. Il en est tout autrement pour Landivisiau. Au nom de quoi ce passage d'argent public à un opérateur financier privé? Le déficit électrique, c'est de la flûte. La seule chose qui compte pour Direct Energie, avoir la prime! Des propositions alternatives ont été faites alors qu'on essaie de faire passer les opposants à la centrale pour des  « anti-tout ». Ils sont, nous sommes pour une vraie mutation, mais pas celle-ci.

Rencontres-departementales-FDG-2014 0345

Yves Jardin (intervenant comme adhérent Ar Falz Skol Vreizh et militant du Front de Gauche). Nous avions invité le président d'Ar Falz Skol Vreizh, Paolig Combot, mais il était indisponible (salon du livre de Carhaix). Du coup, même si je suis simplement adhérent et plus militant depuis quelques années, je vais présenter brièvement la problématique de la défense de la culture bretonne comme adhérent à Ar Falz et militant du Front de Gauche (Douarnenez). Pour nous, il n'existe pas de langue supérieure ou inférieure. En dignité, toutes les langues sont égales. Il n'y a pas de langue de l'universel, du progrès, de la rationalité, des Lumières, et des langues de la réaction, des ploucs. Ce qui est important, c'est ce que transporte chaque langue. Les résistants de Basse-Bretagne pendant la guerre s'exprimaient en Breton, les régimes fascistes de tout poil ont souvent à l'inverse opprimé l'expression des cultures minoritaires. Il y a aujourd'hui 4000 langues parlées dans le monde. Cette diversité linguistique est très menacée. Aucun pays n'est homogène sur le plan linguistique. Le Breton, pour le mouvement Ar Falz (la faucille), à base communiste ou communisante au départ, c'était d'abord la langue des travailleurs de Basse Bretagne. Ar Falz Skol Vreizh est créé en 1933 par Yann Sohier, un ami à Marcel Cachin, qui voulait développer le breton à l'école publique contre une tradition bien installée qui le considérait comme un reste de tradition obscurantiste à détruire. Auparavant, il y a plusieurs exemples dans la gauche de courants et de personnalités qui ont pris la défense des langues régionales et minoritaires, Jaurès en premier lieu avec l'occitan. Marcel Cachin, le directeur de l'Humanité avant et après le congrès de Tours, avec le breton. Président du cercle des « bretons de Paris », initiateur de la revue War Sao. Il y a un beau film « Breizh Névé » (1934) qui montre Marcel Cachin prendre la défense du breton, langue du peuple, à Pont Labbé, lors d'une fête du Parti Communiste avec des pêcheurs, des paysans, des travailleurs. Aujourd'hui, le breton est clairement en recul. A la fin de la seconde guerre mondiale, il y avait 1 million de personnes qui le parlait quotidiennement : aujourd'hui, il n'y en a plus que 30 000 environ, et ceux qui peuvent le parler sont au nombre de 150 000. Cela s'explique, mais pas seulement, par la politique de la langue unique menée par les gouvernements français successifs. Cela n'est d'ailleurs pas particulièrement spécifique à la France et à son jacobinisme (le club des jacobins était d'ailleurs le club breton, et il faut se méfier d'associer trop facilement les courants les plus avancées et démocratiques de la révolution à la répression des cultures locales). Dans tous les grands états européens, les impérialismes du 19e siècle répriment les langues minoritaires : Russie tsariste, Prusse, Angleterre. Pourtant, la diversité culturelle et linguistique est une richesse sur le plan collectif et individuel. La défense des langues minoritaires s'imposent comme c'est le patrimoine commun de l'humanité et des biens irremplaçables portant aussi des manières d'être au monde, des racines historiques. Il y a deux revendications que nous demandons au Front de Gauche, et particulièrement à l'intérieur du Front Thématique des Cultures et des Langues :

- une loi cadre garantissant un statut pour les langues et les cultures de France.

- la ratification de la charte européenne des langues régionales et minoritaires amendée avec la reconnaissance des langues de l'immigration.

Le Parti Communiste a défendu de manière constante une amélioration de la reconnaissance et de la promotion des langues et cultures régionales. Il à l'origine de la loi Deixone, qui allait moins loin à l'époque que son projet de loi, et dans les années 80, Guy Hermier et Michel Vaxes ont fait beaucoup pour la défense des langues régionales. Le PCF veut la ratification des langues régionales  aujourd'hui. Il faut aussi que le breton et les langues régionales trouvent toute leur place dans le secteur public d'éducation. En même temps, nous refusons tout chauvinisme, tout ethnisme, tout rempli identitaire. Nous refusons aussi l'utilisation du globish – cette langue anglaise mondialisée et appauvrie avec laquelle on voudrait enseigner pour être dans le coup dans certaines universités françaises. Nous sommes convaincus qu'il n'y aura pas de régionalisation réussie, de démocratie directe, sans prise en compte du fait culturel. Cela nous amène à regretter et à constater qu'en Europe il n'y a pas actuellement de politique publique de la culture.

 Rencontres-departementales-FDG-2014 0346

Roland Penanros (Université Européenne de la Paix). D'habitude, c'est nous qui invitons les mouvements politiques à venir discuter de questions de défense. Nous sommes agréablement surpris que ce soit aujourd'hui l'inverse et qu'un mouvement politique nous invite à venir nous exprimer et débattre. Nous n'avons pas hésité à venir. Un principe auquel nous tenons, qui déroges aux habitudes de pensée de la realpolitik : si tu veux la paix, prépares la paix. Notre Université de la Paix est basée à Brest. Louis Aminot en est un des initiateurs. On est parti du constat que l'essentiel de la population brestoise vit des activités militaires. Dans les années 80, grosse crise de l'arsenal, suite aussi à la chute de l'URSS. Comment on peut avoir peur de la paix ? Il faut reconvertir les activités militaires, trouver des filières de reconversion industrielle. Préparer la conversion à une économie de paix. Tout cela demande de l'anticipation, des études, du travail, des débats. Par exemple, pourquoi aller déconstruire des bateaux ailleurs qu'à Brest ? Pourquoi nos technologies servant à l'armement, à la métallurgie, ne pourraient pas être remobilisées pour des énergies marines renouvelables ?  Il fallait installer le débat au cœur de la cité. Il y a une présence militaire terrifiante à une portée de fusil de Brest : l’équivalent de 1000 ou de 3000 Hiroshima. Le nucléaire militaire et le nucléaire civil sont deux choses étroitement liées. Nous voulons une éducation à la paix. Ainsi, nous avons été à l’initiative de l’ouverture au public comme lieu de mémoire de l’abri Sadi Carnot à Brest où 400 brestois ont trouvé la mort pendant les bombardements, et peut-être autant d’allemands. Samedi prochain, nous organisons dans nos locaux une séance de cinéma pour commémorer la répression des mutineries de 1917 avec le film « Pour l’exemple ».

 

Le débat :

Stephane Poupon (FDG Bannalec) : Dans le cadre du pacte d’avenir, il est prévu de doper la présence des méthaniseurs en Bretagne en en construisant 300 à coups d’aide publique. Cela va être un encouragement à une agriculture ultra-intensive car, outre des boues, des déchets d’abattoir, qui produisent peu de méthane, il faudra beaucoup de maïs pour faire tourner ces méthanisateurs, qui deviendront bientôt une source de revenu essentielle pour les agriculteurs. La méthanisation pousse à la monoculture et à l’agrandissement des exploitations : cela menace l’agriculture de qualité à taille humaine.

Olivier Cuzon (Solidaires) : Il faut se poser la question du « tout fossile ». Par rapport au débat sur la centrale à gaz, je me dis en même temps si on veut progressivement réduire la part du nucléaire, ce qui est souhaitable, il faudra des sources d’énergie alternatives : les allemands font tourner beaucoup de centrale à charbon, de centrales à gaz. Pourra-t-on l’éviter, ne recourir qu’à des énergies propres ?

Emile Turlan (Landivisiau doit dire non à la Centrale) : Le constat c’est que la production d’électricité est l’objet d’une organisation industrielle à base publique qui n’est pas sous le contrôle des citoyens. Il faut un contrôle démocratique des citoyens sur ces questions de l’énergie. C’est ce qui peut nous réunir comme réquisit minimal. Le nucléaire, cela ne fait pas consensus. Cela n’est pas un obstacle au rassemblement de la lutte. Avec la revendication du débat public et du référendum sur les questions énergétiques, nous étions dans le juste au Front de Gauche en 2012. La meilleure des énergies, c’est encore à mon sens celle qu’on ne consomme pas parce qu’on ne la gaspille pas. Cela implique une rénovation thermique des bâtiments. Cela télescope largement la question de l’austérité. Le réchauffement climatique, ce n’est pas le produit du hasard. Cette centrale à gaz, c’est 1 million de tonnes de CO2 déversés par an. Il y a un débat d’une grande complexité technique sur l’énergie mais il faut remettre les citoyens dans la course. Aujourd’hui, à l’inverse, on est dans le secret et une volonté d’éloigner les citoyens. La transition écologique est une question primordiale pour l’avenir de l’humanité et on cherche à en déposséder les citoyens.

 Alain David (PCF/FDG Morlaix) : Je suis d’accord que l’on donne la priorité à la réduction de la consommation d’énergie. Encore faut-il qu’on donne aux gens les moyens de consommer moins. Il y a sur la planète un certain nombre de pays pour qui la problématique, c’est de consommer de l’énergie tout court. Il y a une problématique globale de répartition, de transport de l’énergie. On dit qu’il faut décarboner la production d’énergie, qu’il faut supprimer ou réduire la part du nucléaire pour des questions de dangerosité, et de pollution durable. Mais il faut se poser la question aussi du : comment on fait ? On commence à être bon sur ce qui ne va pas, sur ce qu’il faudrait faire, mais souvent on est moins prolixe sur le : comment on fait ? Or, c’est à cette question qu’il faut travailler à répondre si on veut être entendu et gagner en crédibilité.

Louis Aminot (Ensemble ! Brest) : Appréhender la question de la guerre et de la paix, c’est lutter contre le capitalisme lui-même. Aujourd’hui, nous devons regarder autour de nous, être attentif au nouvel ordre mondial qui se crée autour de nous, avec un appareil militaro-industriel moteur du capitalisme et des armées vectrices de sa diffusion.  

Yves Cam : Je suis d’accord avec l’idée que nous sommes souvent plus dans la description de ce qui ne va pas que dans la proposition : il y a une difficulté à trouver l’angle par où il faut aborder les problèmes. Construire la démocratie dans la société, c’est un problème, la construire parmi nous, c’est aussi un problème. Les questions de la finance, du commerce, de l’échange, sont importantes mais la question essentielle, c’est celle de la production. Il faut que la population s’approprie les appareils productifs. Quand nous avançons des solutions, nous savons mieux dire ce que devrait faire l’Etat que ce que devrait devenir l’économie privée. On voit bien que ces questions mériteraient chacune un traitement approfondi pendant un après-midi avec les acteurs : consacré par exemple à des échanges sur l’agriculture, la pêche, l’industrie.

 

Henri Guillou (Attac 29) : On voit bien que les méthaniseurs vont avoir des conséquences pour les éleveurs laitiers du Finistère. Les grands industriels laitiers veulent la baisse des cours. Il y a différentes thématiques (agriculture/ énergie) avec une grande résonnance sur l’avenir de la Bretagne qui mériteraient une formation spécifique. Si on veut que les choses bougent, il faut que ça vienne de la société civile mais il est important de faire des propositions.          

Compte rendu réalisé par Ismaël Dupont - le 28 oct. 2014

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:00
Message collectif Gaspare, relayé par le collectif des élus contre la centrale à Gaz de Landivisiau:
Bonsoir,
 
Malgré la demande de l'organisation d'un débat public contradictoire au cours des enquêtes publiques par près de 2.500 citoyen-ne-s par Cyberaction ;

Malgré notre demande officielle de débat au ministère de l’environnement, le 8 juillet 2014 (le conseiller énergie de la ministre, M. Pellion, s’était engagé à contacter la Préfecture du Finistère) ;

Malgré les courriers des député-e-s (Mme Chantal GuittetM. Gwenegan Bui et M. Paul Molac) pour demander une réunion et/ou un débat ;

Malgré les délibérations votées par les conseils municipaux de BerrienLocmélar et La Feuillée  demandant l’organisation d’un débat public ;

Malgré les demandes de débat public et/ou de réunion publique exprimées par les associations locales ou départementales et les organisations politiques ;
Malgré.....
La Présidente de la Commission d’enquête vient d’indiquer qu’elle ne donnait pas suite aux demandes de réunion publique (cf. courrier adressé à l’association "Landivisiau doit dire non à la centrale" en PJ).
L’une des raisons invoquées est le fait que le public peut se renseigner par les moyens mis en œuvre par les porteurs du projet et/ou par les collectivités qui soutiennent le projet !
Il manque le moyen mis en œuvre par le site de commune de Landivisiau qui, sur sa page dédiée, signale comme "lien utile" le blog de GESPER, farouche association favorable au projet, mais pas les sites des associations opposées  !

Aussi, GASPARE vous invite à venir nombreuses et nombreux vendredi 31 octobre, jour de la clôture des enquêtes publiques, à 14h30 en mairie de Landivisiau pour :
  • L’accompagner lors de sa déposition de ses observations ; 
  • Déposer vos propres observations ; 
  • Et "enterrer" le débat public.
Bien cordialement,
Le Collectif GASPARE

 
Co-voiturages :
Brest : 13h45, parking Netto, bd de l'Europe
Landerneau: 14h, Le Family
Courrier_Commission-d-enquete_Landivisiau_22-10-2014.JPG
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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 09:33

120 à 130 personnes aux Rencontres Départementales du Front de Gauche 29 à Pont de Buis ce samedi 25 octobre (90 personnes au débat du matin sur l'avenir et le fonctionnement du Front de Gauche, les conditions du changement et du rassemblement), avec des débats et des interventions très riches.

Une belle réussite...

 

Voici les premières photos de Pierre-Yvon Boisnard (Front de Gauche Morlaix). 

 

Constance Adigard, Jean-Luc Le Calvez, Louis Aminot ont fait un compte rendu des Rencontres Nationales du FDG du 6 septembre 2014 à Montreuil. François Rippe et Véronique Blanchet ont animé la première réunion avec Noëlle Péoc'h.  

25 10 2014 PYB 2

25 10 2014 PYB 3

Louis Aminot (Ensemble/Brest)

25 10 2014 PYB 4

Noëlle Péoc'h (collecti FDG Centre Finistère)

25 10 2014 PYB 5

Jean Riou (Parti de Gauche Brest)

25 10 2014 PYB 1

Philippe (Quimper)

25 10 2014 PYB 6

Roger Héré (PCF/FDG Plouigneau)

25 10 2014 PYB 7

Jean-Pierre Demaimay (PCF/FDG Douarnenez)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0249

au deuxième plan: Roger Héré, Daniel Ravasio, Alain David, Patrick Le Nan

Rencontres-departementales-FDG-2014 0250

Alain David (PCF/FDG Morlaix)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0253

Yannick Hervé, Stephane Poupon, Michel Le Goff, Alain Martin au premier plan

Rencontres-departementales-FDG-2014 0260

Yann Le Riche et Ismaël Dupont au 1er plan

Rencontres-departementales-FDG-2014 0265

Jeanne Henry (PCF/FDG cap Sizun)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0273

Roger Héré (PCF/FDG Plouigneau)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0279

Guy Le Dem (Ensemble Brest)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0284

 

Rencontres-departementales-FDG-2014 0291

Jean Rozec (Ensemble/ collectif FDG Morlaix)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0294

Yannick Hervé (Ensemble/FDG Landerneau)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0295

 

Rencontres-departementales-FDG-2014 0297

Françoise Pencalet (FDG Douarnenez)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0301

Alain David

Rencontres-departementales-FDG-2014 0303

 

Rencontres-departementales-FDG-2014 0306

Yann Le Riche (PCF FDG Fouesnant)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0309

Yves Abramovicz et Nicole Labelle (FDG Morlaix)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0312

Annie Morel Ottavy (FDG Morlaix)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0316

Patrick Le Nan (Parti de Gauche/ FDG Morlaix)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0324

Yann Le Riche, Ismaël Dupont, Noëlle Péoc'h

Rencontres-departementales-FDG-2014 0326

 

Rencontres-departementales-FDG-2014 0328

Juilien Delbende (Parti de Gauche Brest)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0331

Jean-Pierre Jeudy (AFPS) et Roland Penanros (Université de la paix)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0332

 

 

Débats de l'après-midi

Rencontres-departementales-FDG-2014 0336

René Férec

Rencontres-departementales-FDG-2014 0339

Jean-Pierre Jeudy

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Christian Collimard (Mouvement de la Paix)

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Henri Guillou (Attac 29)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0343

Emile Turlan (Landivisiau doit dire non à la Centrale)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0345

Yves Jardin (adhérent Ar Falz, sur la défense de la langue et de la culture bretonne) 

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Roland Penanros

Rencontres-departementales-FDG-2014 0350

Jean-Marc Cléry (FSU)

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Roger Héré (CGT)

Rencontres-departementales-FDG-2014 0360

Un militant CGT

Rencontres-departementales-FDG-2014 0362

Nicole Labelle (Front de Gauche Morlaix)

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 16:54

L'extrême-droite raciste et haineuse appelle à manifester samedi à Quimper contre le projet de mosquée.

Ne les laissons pas semer leur mauvaise graine dans notre ville.



 rassemblons-nous place Terre au Duc

samedi 25 octobre à 10h30

pour dire non à l'intolérance, au racisme et au fascisme,

pour affirmer que nous voulons une société fraternelle, juste et humaine,

où tous et toutes puissent vivre ensemble à égalité de droits.



Cet appel est lancé par un grand nombre d'organisations progressistes et de citoyens.

Voir l'appel du PCF sur le site de la section du pays de Quimper : http://quimper.pcf.fr/60660

  
Vous y trouverez aussi la lettre adressée par Piero Rainero à Jean-Jacques Urvoas pour l'interpeller sur la reconnaissance par la France de L'Etat palestinien :http://quimper.pcf.fr/60457

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:36

Liaisons maritimes. Les maires des îles en appellent au préfet
http://www.ouest-france.fr/liaisons-maritimes-les-maires-des-iles-en-appellent-au-prefet-2900673

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:10

2èmes RENCONTRES DEPARTEMENTALES

du FRONT de GAUCHE 29

Pour une autre politique à gauche !

 

Samedi 25 Octobre à Pont de Buis - Espace F. Mitterrand

À partir de 9h

 

L’obstination du gouvernement Hollande-Valls à vouloir sortir le pays de la crise économique et sociale par des mesures d’austérité toujours plus scandaleuses (fiscalité, chasse aux chômeurs, politique familiale…) est un échec. L’adaptation toujours plus grande de ses décisions aux intérêts de la finance et du « bisness » provoque aujourd’hui une crise politique majeure qui concerne l’ensemble de la gauche. Alors que le Front National engrange les bénéfices électoraux du rejet de cette politique et se porte candidat au pouvoir, il n’y a pas de temps à perdre pour tenter d’inverser le cours des choses.

 

Le Front de Gauche, fort de ses 4 millions de voix à l’élection présidentielle, ne parvient toujours pas à convaincre à lui seul une majorité de nos concitoyens qu’une autre politique est possible. Dans le contexte politique et social actuel, un bilan d’étape de sa construction est nécessaire. À quoi sert-il, quelles sont ses forces et ses faiblesses, comment devrait-il fonctionner pour être encore plus efficace et démocratique ?  Voilà quelques-unes des questions dont les militant-es du Fdg 29 pourront débattre en matinée lors de nos rencontres départementales.

 

Pour imposer une autre politique à gauche, le rassemblement de tous les acteurs du mouvement social est encore à faire. Qu’ils viennent des syndicats, des associations luttant pour les droits de l’homme ou environnementales (ou des partis politiques), tous ceux et toutes celles qui n’attendent plus rien du social libéralisme tout en refusant la fatalité du système doivent se retrouver pour débattre et agir. Débattre et agir pour construire une alternative politique à gauche, c’est aussi notre objectif.C’est pourquoi, nous proposons de consacrer la séance de l’après-midi à un Front des Luttes et des Résistances aux politiques gouvernementales et patronales. Pour ce débat, nous souhaitons réunir des syndicalistes, des militant-es associatifs qui par leur engagement quotidien et par leur lutte participent de cette résistance.

 

Entrée libre

9h à 9h 30 : Accueil

Première partie de 9h 30 à 13h : rencontre des adhérent-es

et sympathisant-es du Front de Gauche.

Dans le contexte politique et social actuel, quel bilan du Front de Gauche faisons-nous et comment envisager l’évolution de son fonctionnement

au niveau national et départemental ? 

13h à 14h 30 : Apéro - Repas – Buffet

(13€ réservation souhaitée)

Deuxième partie publique de 14h 30 à 17h 30 : rencontre avec les acteurs du mouvement social.

 

Lutter c’est vivre ! La parole aux associations, syndicats et collectifs de résistances à l’air du temps. Salariés de l’agroalimentaire, du monde paysan, intermittents du spectacle, solidarité internationale, égalité des droits et luttes pour l’environnement… Quelles convergences possibles

et comment le Front de Gauche s’inscrit-il dans ces combats ?

 

18h : Bilan de la journée


front de Gauche Finistère 

 

 

 

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 20:00
sénatoriales liste
Bilan des sénatoriales

2 élus socialistes, 1 UMP, 1 UDI... Rien de bien enthousiasmant! Le PS perd des voix, conséquence des dernières municipales, et des deux ans et demi de politique gouvernementale catastrophiques, des baisses de dotations aux communes, mais il limite la casse dans le Finistère, avec un brin de réussite (un seul élu au premier tour de scrutin).
L'UDI a fait une belle campagne pour obtenir un sénateur, conséquence aussi d'un certain ressentiment et d'une défiance des élus de droite et du centre devant l'UMP.
La progression du vote FN chez les élus (31 voix contre 2 lors des dernières sénatoriales) a pu faire perdre une place à l'UMP et à Agnès Le Brun.
Christian Troadec et sa liste font un score très en-deçà de leurs attentes.  

Nouveau Souffle : 13 voix
FN : 31 voix – 1,38 %
UDB : 38 voix – 1,69 %
« Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité » : 84 voix -3,75 %
EELV : 99 voix – 4,42 %
Troadec : 123 voix – 5,49 %
UDI : 401 voix – 17,90 %
UMP : 668 voix – 29,83 %
PS : 782 voix - 34,9 %

Notre liste "Finistère à gauche toute" composée de militants et élus Front de Gauche a obtenu un résultat tout à fait honorable.
Au vu de la présence de toutes les forces politiques à cette élection sénatoriale du 28 septembre dans le Finistère, et notamment du FN et de Troadec, au vu de la gravité de la politique anti-sociale et de remise en cause des moyens financiers et des attributions des communes, des conséquences de la réforme territoriale menée par le pouvoir socialiste, cela aurait été une erreur politique de ne pas offrir de choix aux élus qui partagent nos idées et nos analyses, de ne pas continuer à installer le Front de Gauche dans le paysage politique départemental.
Nous remercions tous les élus et grand électeur qui ont voté pour notre liste, notre projet et nos idées.
Et cela quelque soit la difficulté de cette élection pour un Front de Gauche qui au vu de sa (fréquente) stratégie d'indépendance et de l'absence de proportionnelle réelle aux élections, ne compte qu'un nombre réduit d'élus.   
Nous avons plus que multiplié par deux dans les voix que nous avons recueilli notre base électorale d'élus apparentés FDG et connus comme tels.
Il nous faut continuer à créer les conditions d'un travail de terrain au plus proche des gens et des élus en donnant de l'espoir à tous ceux qui veulent d'un Front de Gauche rassembleur, populaire et citoyen.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 16:10
sénatoriales liste 3
Communiqué des candidats de la liste « Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité »
Ismaël Dupont et les candidats Front de Gauche de la liste « Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité » (Véronique Blanchet, Paul Quémener, Christine Panaget, Michel Le Goff, Noëlle Péoc'h)  remercient chaleureusement les 84 élus et grands électeurs de l'élection sénatoriale du 28 septembre qui par leur vote ont fait le choix d'une gauche de transformation sociale et de progrès, ont exprimé la nécessité de rompre avec les politiques néo-libérales de droite et du PS au service du grand patronat et de la finance, de défendre les services publics, une république solidaire et plus démocratique, les moyens financiers des communes confrontés à l'aggravation de la crise sociale et économique. Votre confiance est un point d'appui pour continuer à défendre sur le terrain, dans l'action militante quotidienne, l'idée qu'un autre partage des richesses est possible, qu'une 6ème République affranchie des traités européens existants est indispensable pour rendre sa souveraineté au peuple et sortir du discrédit actuel de la politique.
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 20:20

sénatoriales liste 3

photo Dominique Resmond

Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité.

 

Penn ar Bed a Gleiz toud! Asamblez evit beva gwelloc'h er Vro!

 

Le 28 septembre prochain, c'est l'humain avant la finance!

 

A l'occasion des élections sénatoriales, nous appelons tous les électeurs et électrices qui œuvrent au quotidien dans leurs communes à défendre et créer des emplois durables , à lutter pour les services publics de proximité et la démocratie, à exprimer clairement leur volonté de changer la politique du gouvernement HOLLANDE-VALLS, une politique adorée par le MEDEF et la finance...

Pourquoi vous ne pouvez plus faire confiance ni au PS ni à la droite ?

Pendant que les sénateurs PS du Finistère votaient le pacte budgétaire européen, la contre-réforme des retraites, la remise en cause du droit du travail avec l'ANI, les 50 milliards offerts au patronat avec le CICE et « le pacte de responsabilité », les sénateurs du Front de Gauche faisaient de la résistance et des propositions alternatives, vraiment de gauche, pour plus de justice fiscale, la conquête de nouveaux droits. N'était-ce pas pour ça que vous avions chassé du pouvoir Sarkozy et sa droite affairiste, réactionnaire et ultra-libérale?

Une autre politique est possible

Nous nous mobilisons pour que la France sorte de l'OTAN, qu'elle retire son soutien à l'impérialisme américain, qu'elle suspende les négociations du Grand Marché Transatlantique. Il plaide pour que la France, 5e puissance mondiale dont la voix compte, désobéisse à l'UE ultra-libérale en imposant la renégociation de traités ratifiés dans des conditions non démocratiques. Si vous voulez une 6e République moins présidentielle, avec une généralisation du scrutin proportionnel pour échapper au piège du bipartisme, si vous voulez une fiscalité plus progressive sur les revenus et les héritages, et une vraie transition écologique, il faut oser avec nous le vrai changement.

Nos parlementaires sont aujourd'hui en première ligne pour défendre l'augmentation du SMIC et des minimas sociaux, dénoncer les 20 milliards de baisses dotations aux collectivités locales et une réforme territoriale conduite dans un déni total de démocratie et de clarté, dans la précipitation et l'amateurisme, tout comme la réforme des rythmes scolaires. La réforme territoriale consiste à réduire le périmètre de l'action publique, à regrouper les investissements autour des métropoles, en pensant l'aménagement du territoire en termes de concurrence et non plus de solidarité, de réponse aux besoins sociaux et de proximité avec les citoyens.

La commune: ses élus et ses citoyens, piliers de la démocratie

36 000 communes en France, 283 communes dans le Finistère : c’est un atout, celui d’une capacité d’action au plus près de la population. 101 départements : ce n’est pas un poids budgétaire insupportable pour notre pays, c’est un outil efficace pour l’organisation équitable du service public sur le territoire. A l'inverse, nous nous opposons à la constitution de métropoles qui vont centraliser le pouvoir et nuire à la vitalité de nos communes et de nos territoires.

Nous continuerons à être un point d'appui pour les élus et les citoyens qui se battent pour les services publics et l'école publique: la création du collège de Plabennec par exemple est le fruit d'un long combat citoyen et laïque... Comment ne pas regretter que le breton et l'enseignement bilingue ne soient pas soutenus davantage à l'école publique? C'est aussi la lutte qui ramène l'eau, bien commun, en régie publique: à Berrien, où l'eau est retournée en régie, elle de grande qualité et une des moins chères du Finistère ... C'est tous ensemble qu'il faut faire échec aux grands projets inutiles, coûteux, néfastes pour l'environnement et le développement harmonieux du territoire, tels que la Centrale à Gaz de Landivisiau.

Des services publics de qualité partout et pour tous

Nous combattons la concentration des services publics dans les grandes villes au nom de la rentabilité, que l'on fait passer avant les besoins de la population : notamment dans le cas des hôpitaux, avec la fermeture des maternités, des services de chirurgie puis de médecine dans les « petits hôpitaux » où il ne restera bientôt que des services de gériatrie. Il faut proscrire les partenariats public-privé (PPP) qui à terme se révèlent plus coûteux et placent le service public en position de dépendance. Comment sans investissement public important adapter la société au vieillissement, rendre effectif le droit à l'autonomie des personnes âgées dans le Finistère?Actuellement, de l'aveu même de Pierre Maille, il manque 2000 places en maison de retraite dans le Finistère! Les associations d'aide à domicile sont en grande difficulté, leurs salariés travaillent dans des conditions très précaires: que fait l'État pour créer les conditions d'une prise en charge de la perte de l'autonomie digne de ce nom dans le cadre de la Sécurité sociale? Rien, ou presque: on se repose sur la solidarité familiale et on ne soutient pas assez les départements qui gèrent l'APA.

Répondre aux besoins de la population

En votant pour notre liste, vous affirmerez votre choix d'une politique de relance par l'investissement public et social et le partage des richesses en lieu et place de cette politique néo-libérale qui accroît les inégalités, le chômage, le discrédit de la politique. Dans un contexte de domination de plus en plus brutale des logiques capitalistes, de montée de l'extrême-droite attisée par la crise, il est plus que jamais nécessaire de rappeler que c'est l'humain qui doit servir de boussole aux politiques publiques.

Préparons l'avenir de notre région

Notre région a beaucoup souffert ces derniers mois de la crise agro-alimentaire, avant tout imputable à la pression sur les prix de la grande distribution, au manque de prévoyance et à la cupidité des patrons, au double jeu de certains producteur. Le gouvernement n'a apporté aucune réponse satisfaisante jusqu'à présent. La montée du chômage et de la précarité est une réalité dans les villes, comme en zone rurale ou péri-urbaine, et les communes ont de moins en moins de moyens financiers pour mener des politiques visant à assurer au maximum l'égalité des droits. Le Finistère peut rebondir en misant sur la recherche, les industries de la mer, les énergies renouvelables, l'agriculture écologique et durable, la promotion du patrimoine et de la culture dans toute sa diversité. Nous voulons répondre à l'urgence sociale, cela n'empêche pas de mesurer aussi l'urgence écologique. Dérèglement climatique, pollutions, algues vertes, projets inutiles et coûteux... exigent des réponses à la hauteur des dangers.

 

Une liste authentiquement de gauche, au service des résistances citoyennes:

  Ismaël Dupont, 34 ans, professeur documentaliste, candidat aux législatives à Morlaix en 2012, élu du Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté, co-président du Front de Gauche Pays de Morlaix et membre du PCF

Sénatoriales Ismaël Dupont

Véronique Blanchet , 51 ans, assistante maternelle, ancienne adjointe au maire de Pont Labbé (vice-présidente de la Communauté de Commune Pays Bigouden sud), tête de liste finistérienne du Front Breton de Gauche aux Régionales de 2009, candidate aux municipales de 2014, membre du PCF

sénatoriales Véronique Blanchet

Paul Quéméner, 64 ans, artisan et commerçant retraité, maire de Berrien, membre du Front de Gauche Centre-Finistère

sénatoriales Paul Quémener 2

 Christine Panaget, 51 ans, secrétaire, candidate suppléante du Front de Gauche aux législatives à Brest rural en 2012 et aux municipales à Brest en 2014, membre du groupe Ensemble! 

sénatoriales christine panaget

 Michel Le Goff, 51 ans, ouvrier dans l'agro-alimentaire, responsable syndical et élu à Bannalec, membre du Front de Gauche de Rosporden et du PCF

sénatoriales Michel Le Goff

Noëlle Péoch, 62 ans, enseignante en retraite, militante pacifiste, candidate du Front de Gauche aux législatives en 2012 dans le Centre-Finistère

sénatoriales Noëlle Péoch-copie-1

 

Photos Dominique Resmond, 10 septembre 2014 

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