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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 12:16

Au mois de décembre, les salariés de l'abattoir Tilly Sapco de Guerlesquin vont travailler 7 jours seulement, avec 80% du salaire de base sans les primes évidemment, ce qui fait que les salariés de nuit peuvent perdre entre 300 et 400€ par mois. Les rotations effectués dans les postes font que beaucoup d'ouvriers et d'ouvrières retrouvent des postes qu'ils avaient choisi de quitter.

Le gouvernement ne s'est pas engagé à compenser d'une manière ou d'une autre (et surtout pas pour Doux... et pour Tilly) la suppression des restitutions à l'exportation de poulet congelé (19,3 millions d'euros pour Tilly Sapco en 2012). Pas plus qu'il n'a engagé de démarche très forte pour instaurer une régulation agricole et sociale européenne et mondiale limitant le dumping.

Dans ces conditions, les ouvriers craignent une faillite prochaine et la fermeture du site.

Les ministres venant dans le Finistère cette semaine auront-ils des réponses garantissant un avenir à cette usine qui emploie 380 personnes (345 personnes en CDI)?    

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 11:19

Ce mardi 22 octobre au matin, cinquante salariés de GAD Lampaul Guimiliau sont arrivés devant l'abattoir de Josselin pour empêcher les camions de passer afin de protester contre le choix délibéré de la CECAB de les couler et de supprimer 1000 emplois en les jetant comme des malpropres.

La fois précédente, le blocus de l'abattoir de Josselin n'avait pas donné lieu à des échanges hostiles entre les salariés de Lampaul et ceux de Josselin mais, cette fois-ci, la direction et peut-être aussi des responsables de la CFDT qui ont signé sans problème de conscience le licenciement de 1000 salariés pour espérer sauver les emplois à Josselin, ont dû faire un gros travail d'intoxication pour que 200 salariés morbihanais sortent intimider ceux de Lampaul, se conduisant tels une "milice patronale" pour évacuer les salariés allongés par terre, de sorte que des coups ont été échangés et que quatre camions ont pu passer. Malgré tout, le sit-in face à l'abattoir de Josselin se poursuit et les salariés licenciés de Lampaul vont recevoir du renfort.

C'est tout ensemble que les salariés doivent lutter pour défendre leurs emplois et leurs conditions de travail en veillant à se prémunir contre l'instrumentalisation patronale et des divisions artificiellement créées pour servir les intérêts de ceux qui les ont préssurés avant de les traiter comme quantité négligeable.   

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page du Télégramme. Les commentaires aussi valent le détour, certains précisant avec lucidité le sens des choses, d'autres tombant dans le délire ultra-libéral:  

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 09:30

 

Lettre de Gérard Lahellec au Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault

 

Vous avez bien voulu réunir sous votre haute autorité, le 16 octobre 2013, les principaux ministres engagés dans l’action économique et sociale de l'État en faveur de la Bretagne. A cette occasion, vous avez réaffirmé la mobilisation du Gouvernement pour répondre aux situations d’urgence sociale et territoriale. Avec une diversité d'élu-e-s et de représentants du monde économique, associatif et syndical, nous voulons y voir le signe de votre détermination à aider la Bretagne à surmonter ses difficultés actuelles et à préparer son avenir économique et social.

 

1 – Il est important de comprendre l'extrême souffrance et la colère des salariés

En premier lieu, Monsieur le Premier Ministre, nous vous demandons de considérer que la multitude des actions et manifestations en cours en Bretagne sont en premier lieu l'expression d'une souffrance extrême et d'un désarroi devant l'ampleur des restructurations en cours affectant massivement la situation de l'emploi dans un secteur vital pour notre économie. Ces souffrances, ajoutées à l'absence totale de perspective pour retrouver un emploi, appellent vraiment une prise en compte exceptionnelle et immédiate. Car la réponse à cette situation d'exception ne peut pas attendre les premiers effets que pourraient produire divers plans structurels qui doivent être mis en oeuvre mais dont la concrétisation ne pourra se vérifier que dans plusieurs mois.

 

C'est la raison pour laquelle nous vous demandons, Monsieur le Premier Ministre, une prise en considération exceptionnelle de la situation faite aux salariés de Gad et de Doux, en liaison étroite avec les collectivités locales directement touchées par ce véritable séisme mettant à mal la vie même de nos territoires. Si l'engagement du Gouvernement à accompagner personnellement chaque salarié mérite d'être apprécié à sa juste mesure, tout comme l'annonce du contrat de sécurisation professionnelle renforcé permettant un quasi-maintien du salaire net pendant 12 mois, il nous semble que ce dispositif se doit d'être complété et renforcé. Nous nous permettons donc de vous suggérer ici l'engagement de négociations spécifiques associant les organisations syndicales représentatives des salariés afin d'examiner avec elles la possibilité de mettre en place un plan de sécurisation associant à la fois des dispositifs de nature à sécuriser au mieux les ressources des personnes concernées et la mise en oeuvre de mesures permettant de cheminer vers une sécurisation professionnelle.

Pour y parvenir, il y a lieu aussi de soutenir et d’encourager une ambition industrielle en utilisant tous les leviers de nature à favoriser des nouvelles implantations et l’implication des acteurs industriels dans de nouveaux projets émergents sur le territoire breton.

 

2 – Il convient désormais de soutenir le développement d'une agriculture vivrière de production en Bretagne

 

Ici, toutes les filières sont atteintes par le libéralisme destructeur encouragé par les orientations européennes et par la tension tout aussi destructrice orchestrée par les enseignes de la «grande distribution». En effet, pour ne nous en tenir qu'aux seules conséquences de la Loi de Modernisation de l'Économie (LME), réputée procurer un avantage aux consommateurs, force est de constater que la «grande distribution» en a saisi l'occasion, d'une part pour maximiser sa logistique en faisant supporter aux transporteurs et aux chargeurs la livraison à date (ce qui multiplie les fréquences des transports et accentue une tension sur la production) et, d'autre part, que celle-ci a capté l'essentiel de l'avantage procuré par la généralisation de l'autorisation du 44 tonnes routier.

 

Cette situation appelle une grande ambition publique pour ouvrir une perspective nouvelle de développement de nos activités productives agricoles tendant à nous permettre de nous affranchir des donneurs d'ordre exclusifs que sont certains industriels et certaines enseignes. En outre, un certain nombre de dispositions méritent d'être reconsidérée; cela est notamment le cas pour la LME (loi de modernisation de l'économie) et pour le dispositif Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi (CICE) dont les bénéficiaires principaux ne semblent pas être les secteurs ou branches s'engageant le plus dans une démarche vertueuse de développement. S'agissant de la situation particulière de la Bretagne, nous proposons qu'une priorité immédiate soit accordée aux filières avicole et porcine.

 

a) Concernant la filière avicole, nous suggérons, après l'abandon des restitutions européennes, qu'une évaluation globale du manque à gagner généré par cet abandon sur une durée de 5 à 7 ans soit établie et que ce montant serve de base de référence pour engager un plan d'investissement de nature à pérenniser l'outil de production. Ce dispositif pourrait être complété d'un appel à projet qui permettrait d'ouvrir la perspective à l'implantation de nouveaux opérateurs de la filière, la France important 50% de la viande de volaille qu'elle consomme.

b) Concernant la filière porcine, une approche globale s'impose. Ce dont la filière a besoin, c'est d'une stratégie de long terme avec des prix rémunérateurs pour les producteurs. Certes, depuis 2004, les groupements de producteurs ont opéré des rapprochements. Mais, du côté de l'abattage-découpe, la surcapacité industrielle s'est accrue et désormais le dumping social orchestré par l'Allemagne attire les industriels de l'agroalimentaire français et met en péril la filière porcine française dans son ensemble. Après certains pays du nord de l'Europe qui ont fait le choix de concentrer leur activité industrielle par l'acquisition d'abattoirs allemands, ce sont désormais plusieurs centaines de camions qui quittent chaque jour notre pays pour emmener les porcs se faire découper outre-Rhin. Dans cet emballement de la concurrence mondialisée, on s'achemine vers une concentration inédite des unités de production agroalimentaires. Sur les 180 abattoirs environ que compte la France, seulement 10 d'entre eux produisent plus d'un million de tonnes par an. L'Allemagne, le Danemark et l'Espagne qui sont les plus grands producteurs d'Europe ont déjà affaibli toute la filière française en raison de leurs abattoirs géants. Il est donc clair que dans un marché de plus en plus ultralibéralisé, symbole d'une mondialisation où la concurrence est terrible, le modèle productif breton paraît bien petit tandis que dans les zones de France, plus montagneuses et à plus faible densité, tel que le Massif Central par exemple, la production a aussi chuté d'un quart en dix ans. Mais à l'heure où ces lignes sont écrites, nous apprenons qu'un accord vient d'être conclu entre l'Union Européenne et le Canada. 

 

Cet accord prévoit notamment une facilitation de la pénétration du marché européen pour les viandes bovines et porcines d'origine canadienne. Un tel accord viendra, assurément, accentuer encore la tension sur nos productions et c'est la raison pour laquelle il nous semble important d'engager au plus vite les démarches les plus solennelles auprès de l'Europe.

 

3 – Concernant le pacte d'avenir Bretagne

 

qui devrait être finalisé d'ici à la fin de l'année 2013, décliné en 5 axes, la question des mobilités multimodales ont particulièrement retenu notre attention.

a) Il convient de sanctuariser effectivement le bouclage du financement de la réalisation de la mise à 2X2 voies de la RN 164 sur la totalité de son axe. L'annonce des 100 Millions d’euros qu'apportera l'État se doit d'être confirmée, étant entendu que ces 100 Millions d’euros ne doivent donc pas être considérés comme pouvant être affectés à des opérations d'ores et déjà en cours.

b) La Région Bretagne, en collaboration étroite avec les filières économiques et notamment celles de l'agroalimentaire a élaboré son projet de schéma logistique et de redéploiement pérenne du fret ferroviaire qui sera présenté à la session de décembre du Conseil régional. Cette politique nouvelle, vitale pour le territoire breton, appelle des soutiens importants pour fiabiliser les services en cours et conforter le report modal de la route vers le train ou le maritime. Il serait important d'explorer de manière très précise les modalités partenariales qui pourraient être envisagées pour accompagner ce dispositif dans lequel se reconnaissent la quasi-totalité des filières agricoles et agroalimentaires de Bretagne. La même attention devrait être apportée aux filières de transport maritime et aux conditions faites aux opérateurs de transports, contraints de se mettre aux normes européennes, notamment en matière d'émission de souffre. Cette dernière disposition oblige à reconsidérer l'ensemble des investissements et à configurer des stratégies de repositionnement des navires sur des routes nouvelles, ce qui oblige les collectivités bretonnes à pourvoir à des investissements nouveaux. Enfin, il conviendrait aussi de confirmer la deuxième phase des travaux ferroviaires consistant à mettre la pointe bretonne à 3 heures de train de Paris.

 

4 – Le Programme d’investissements d’avenir

 

doit par ailleurs accompagner les projets nouveaux du territoire breton. De ce point de vue, les investissements de développement des ports bretons devraient être confortés et, notamment le projet de développement du port de Brest pour accueillir les industries tournées vers la construction et la pose des équipements pour les énergies marines.

 

5 – Il est urgent d'instaurer un moratoire sur l'écotaxe,

 

très pénalisante pour notre l'économie bretonne en raison de son éloignement géographique et de sa péninsularité. Tel que prévu par le gouvernement, le dispositif de répercussion de l'écotaxe par l'application d'une taxe forfaitaire appliquée sur chaque facture de transport cristallise toutes les craintes des acteurs et en particulier ceux du monde de l'agriculture et de l'agroalimentaire. Les chargeurs voient que l’écotaxe se traduit en fait, pour eux, par une simple taxe sur les prestations de transport, comme si avait été créé un taux spécifique majoré de TVA sur l’activité transport. (Cette taxation forfaitaire a été portée à 3,7% en intra régional et à 5,2% en inter régional par le décret de juillet 2013). Dans une région productive, pour un secteur agroalimentaire dont le transport représente un poste conséquent du fait des échanges entre les différents stades de transformation, le dispositif aujourd’hui envisagé ne peut que générer des fortes craintes de perte de compétitivité, et cet argument est très fortement repris par les milieux économiques.

 

La situation actuelle nécessite une prise d’initiative très forte de la part du gouvernement. Sans modification profonde du dispositif de répercussion c’est tout le dispositif de l’écotaxe qui doit être remis en cause. Monsieur le Premier Ministre, voici les quelques éléments et propositions que je souhaitais apporter à votre attention. Sortir la Bretagne de cette grave crise demandera en effet une implication exceptionnelle des pouvoirspublics: des élu-e-s locaux comme du Gouvernement. Je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance de ma considération distinguée.

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 06:54

C'était le semaine dernière, la colère des salariés de l'agro face à l'impuissance et à l'abandon des pouvoirs publics.  

 

Philippe Loos et Agnès Le Brun se justifient face aux manifestants

 

Agnès Le Brun face à Nadine Hourmant

 

Olivier Le Bras et Nadine Hourmant au Grand Journal de Canal +

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 07:37

Gad. Quatre ministres au chevet du site de Lampaul

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Arnaud Montebourg, Stéphane Le Foll, Michel Sapin, Marilyse Lebranchu... Quatre ministres du gouvernement s'expriment ou annoncent leur intention de venir cette semaine à Lampaul-Guimiliau (29) pour rencontrer les salariés de Gad et leur exposer le plan de relance concocté par le gouvernement, qui se précise de jour en jour.

Jean-Marc Puchois, le maire de Lampaul, a reçu ce dimanche un SMS d'Arnaud Montebourg. Il s'était entretenu longuement la veille avec le ministre du redressement productif pour évoquer, évidemment, l'avenir du site Gad.

 

Montebourg dévoile l'échéancier
Dans ce message,
Arnaud Montebourg confirme les grandes lignes du plan que le gouvernement souhaite mettre en place. D'une part, une étude de faisabilité visant à évaluer toutes les options de reconversion du site de Lampaul va être menée. D'autre part, une négociation a été enclenchée entre l'établissement foncier régional et la Cecab, actuel propriétaire du site, pour racheter les installations et les mettre à disposition de la collectivité afin de faciliter la reprise d'activité. Résultats attendus dans un mois.

 

Stéphane Le Foll précise le plan [L'interview]
"Je confirme totalement les propos d'
Arnaud Montebourg, confie Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture. L'établissement foncier régional a été missionné samedi par le préfet de Région pour expertiser les solutions de reconversion du site. Il proposera également des solutions sur la propriété du site, en rapport avec les solutions qui pourraient être trouvées. Gad a fait le choix de fermer cet abattoir maintenant la question est de savoir ce que l'on fait de ce site. Il faut ouvrir toutes les possibilités de ré-industrialisation offertes par ces installations pour pouvoir continuer une activité et y développer l'emploi. Il faut jouer sur tous les leviers".

Et si cette méthode n'a pas d'effet immédiat sur les salariés ? "Déjà , nous allons faire en sorte de leur garantir la quasi totalité de leurs salaires pendant un an. Des experts de Pôle emploi vont être mis à leur disposition à raison d'un agent pour 20 salariés, ce qui est exceptionnel, afin de les accompagner et les former. Nous ne voulons pas que les employés de Gad aient le sentiment d'être abandonnés. Nous allons solliciter aussi les entreprises qui recrutent afin qu'elles ouvrent le plus rapidement à ces salariés des possibilités d'emploi. Nous allons aussi nous pencher sur la question des 340 emplois offerts à Josselin. Nous avons parfaitement conscience que la distance entre Josselin et Lampaul est un frein mais on va voir comment on peut organiser cette mobilité. Les collectivités locales de Josselin vont être mobilisées pour les accueillir".

 

Michel Sapin à Lampaul dans la semaine
Michel Sapin devrait préciser le dispositif dans les prochains jours. Le ministre du travail est attendu à Lampaul cette semaine selon le maire de la commune qui est venu à la rencontre des salariés de Gad, de dimanche en fin d'après-midi, pour leur faire part de ces avancées. Il leur a lu le SMS d'Arnaud Montebourg qui a été reçu par des applaudissements de la part de la quarantaine de salariés présents. Une autre ministre devrait également se déplacer la semaine prochaine. Marilyse Lebranchu, en charge de la fonction publique, a indiqué qu'elle se rendrait à Lampaul-Guimiliau avant vendredi.

A lire également

Retour sur le combat des salariés de Gad

L'interview de Stéphane Le Foll

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/landivisiau/lampaulguimi/gad-quatre-ministres-au-chevet-du-site-de-lampaul-20-10-2013-2274973.php

Le télégramme France

Crise de l'agroalimentaire breton.Tour d'horizon avec Stéphane Le Foll [Interview]

21 octobre 2013 à 06h41 - Réagir à cet article

Photo Vincent Isore, MaxPPP
Photo Vincent Isore, MaxPPP
  
Gad, Doux, Tilly Sabco, écotaxe... Tour d'horizon des dossiers brûlants qui mobilisent aujourd'hui les Bretons avec Stéphane Le Foll ministre de l'Agriculture.

Hier, dans un SMS, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a annoncé au maire de Lampaul-Guimiliau (29) que le préfet de région allait réaliser une étude de faisabilité sur les perspectives de reconversion du site finistérien du groupe Cecab. Qu'en pensez-vous ?
Je confirme les propos d'Arnaud Montebourg. L'établissement foncier régional a été missionné par le préfet, samedi, pour expertiser les solutions de reconversion du site. Il proposera également des solutions sur la propriété du site en rapport avec les solutions qui pourraient être trouvées. Gad a fait le choix de fermer cet abattoir. Maintenant, la question est de savoir ce que l'on fait de ce site. Il faut ouvrir toutes les possibilités de réindustrialisation offertes par ces installations afin de pouvoir continuer une activité et y développer l'emploi. Il faut jouer sur tous les leviers.

Peut-on envisager une relance de l'activité d'abattage ? Y a-t-il un repreneur sur les rangs ?
Toutes les activités, quelles qu'elles soient, vont être étudiées. Je n'ai pas connaissance d'un repreneur.

Vous avez promis un accompagnement renforcé des salariés de Gad pendant un an. Mais après, que deviendront-ils ?
Dans le contexte que nous connaissons, il est vrai que leur reconversion ne sera pas facile. Nous allons faire en sorte, en effet, avec le ministre du Travail, Michel Sapin, de leur garantir la quasi-totalité de leurs salaires pendant un an. Des experts de Pôle emploi vont être mis à leur disposition à raison d'un agent pour 20 salariés, ce qui est exceptionnel, afin de les accompagner et de les former. Nous ne voulons pas que les salariés de Gad aient le sentiment d'être abandonnés. Nous allons solliciter aussi les entreprises bretonnes qui recrutent afin qu'elles ouvrent à ces salariés, le plus rapidement possible, des possibilités d'emploi. Nous allons aussi nous pencher sur la question des 340 emplois offerts à Josselin (56). Nous avons parfaitement conscience que la distance entre Josselin et Lampaul est un frein mais on va voir comment on peut organiser cette mobilité. Les collectivités locales vont être mobilisées pour accueillir les salariés qui accepteraient d'aller travailler dans le Morbihan.

La volaille export congelée est aussi dans le rouge. On dit que Tilly Sabco sera la prochaine entreprise à fermer ses portes à cause de la fin des restitutions européennes ? Que fait le gouvernement en faveur de cette filière ?
Nous travaillons depuis plusieurs mois sur ce dossier. Il ne faut pas isoler le cas de Tilly Sabco. Nous avons, aujourd'hui, en Bretagne, deux entreprises qui exportent des poulets congelés vers le Moyen-Orient, qui sont Doux et Tilly Sabco. Il faut se donner les moyens de pérenniser cette activité export sans le soutien des restitutions, grâce à un plan d'investissement massif et en renforçant nos relations avec les clients du Moyen-Orient. Depuis dix ans, tout le monde savait que ces soutiens à l'export allaient être supprimés. Dire que toutes les difficultés de la filière seraient liées à la fin des restitutions n'est pas exact. L'entreprise Doux s'est retrouvée en redressement judiciaire bien avant la mise à zéro de ces restitutions.

Allez-vous pousser pour que le tribunal de commerce de Quimper valide le plan de continuation de Doux ?
Je pousse dans un seul sens, celui du maintien d'une filière export de poulet congelé en Bretagne par le biais d'un soutien à l'investissement et l'organisation de la production. Par rapport aux concurrents brésiliens qui sont présents sur ces mêmes marchés du Moyen-Orient, on va voir aussi comment on peut sécuriser une partie des parts de marché des deux entreprises.

Autre sujet brûlant en Bretagne, l'écotaxe. Entendez-vous la révolte des Bretons qui considèrent que cet impôt ajoute un handicap à un autre handicap, celui de son éloignement géographique ?
Je connais bien le Finistère et j'ai parfaitement conscience que les distances pèsent plus lourd qu'ailleurs. Cette position péninsulaire a été prise en compte avec une réduction de 50 % de cette écotaxe. Il faut rappeler aussi que 130 millions d'euros vont être réinvestis en Bretagne dans des infrastructures de transport, ce qui dépasse largement les 40 millions d'euros correspondant au montant de la recette récoltée en Bretagne.

Allez-vous envisager une annulation ou un report de cette écotaxe ?
Le Premier ministre a demandé au préfet de région d'engager une concertation avec les entreprises pour examiner les conséquences de la mise en oeuvre de l'écotaxe. On verra s'il y a la nécessité d'accompagner des situations difficiles : des aides à la trésorerie de BPI France pourront être apportées aux entreprises.

L'industrie agroalimentaire bretonne est en grande souffrance. Pensez-vous que le « pacte d'avenir pour la Bretagne » présenté par Jean-Marc Ayrault sera suffisant ?
Le secteur connaît des difficultés mais tout n'est pas noir dans l'agroalimentaire breton. Il faut penser à l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire, orienter la production, développer les investissements tout en donnant la capacité aux entreprises d'y faire face. Le gouvernement est mobilisé pour donner à la Bretagne la capacité de se redresser. Je le répète, au-delà des 15 millions d'euros d'aide d'urgence pour les filières volaille et porcine que nous pilotons avec Guillaume Garot, c'est un milliard d'euros qui va être mobilisé pour la Bretagne : 450 millions de fonds pour les entreprises au titre de la banque d'investissement et 550 millions pour financer les investissements d'avenir dans toutes les filières industrielles. On travaille, par ailleurs, avec l'ensemble des professionnels et nous avons parfaitement identifié les difficultés, à commencer par la baisse de la production porcine depuis plusieurs années : on s'est fixé l'objectif de revenir à la production porcine de 2010.

Comment allez-vous relancer la production porcine ?
En soutenant l'investissement dans la production et les outils de transformation afin que les uns et les autres retrouvent de la compétitivité. Plus personne n'investit dans cette filière. La profession réclame aussi plus de simplification dans l'instruction de ses projets de modernisation des élevages. Je lui annonce, à ce sujet, que les décrets et les arrêtés concernant le régime d'enregistrement sur les installations classées seront soumis par le ministre de l'Écologie, Philippe Martin, à la consultation du public, dès cette semaine, pour une entrée en vigueur en janvier 2014. Concernant la prise en compte de l'enjeu environnemental dans la production, le projet de « l'azote total » que j'ai présenté en mars et qui consiste à substituer l'azote minéral à l'azote organique sera mis en oeuvre dans le cadre du 5e plan d'action de la directive nitrates 2014-2018.

  • Propos recueillis par Frédérique Le Gall
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 06:58

Ouest-France consacrait une page spéciale samedi dernier pour faire connaître des points de vues et des arguments contraires sur la question de la légitimité et de l'opportunité de l'éco-taxe. Même si on peut avoir des doutes sur l'opportunité actuelle de l'écotaxe à défaut de solution immédiate de remplacement à la route pour les entreprises, du fait du démantèlement des capacités de fret ferroviaire, et sur ses effets positifs en pleine période de crise de l'agro-alimentaire, cette tribune de Gaëlle Rougier (conseillère régionale EELV en Bretagne) a le mérite de rappeler les défis essentiels: relocaliser l'économie autant que possible, en finir avec la recherche incessante du coût du travail le moins élevé par le transport incessant des marchandises dans leur process de production, faire contribuer les entreprises pour financer le coût des équipements publics dont elles se servent pour faire des profits, les contraindre de revoir leurs stratégies de manière à mieux respecter l'environnement.

 

Gaëlle Rougier

"Nombre d'affirmations fantaisistes, sinon démagogiques, circulent sur l'écotaxe.

Une nouvelle gabelle? Rappelons cette vérité simple: si les routes bretonnes sont gratuites pour les usagers, leur coût est financé par l'impôt, donc par l'ensemble des contribuables. Ainsi, pour les Bretons, l'écotaxe poids lourds est une bonne nouvelle: en taxant les entreprises, elle allège le coût des infrastructures de transports pour tous. Elle est, en cela, une mesure sociale.

Les détracteurs de l'écotaxe se présentent comme les défenseurs des intérêts bretons. Justement, alors que les Régions disposent de toujours moins de moyens, l'écotaxe est une manne indispensable pour financer les grandes autoroutes maritimes, fluviales et ferroviaires nécessaires pour se connecter aux réseaux économiques européens.

S'ils sont contre l'écotaxe, que proposent-ils donc pour financer l'ambition ferroviaire bretonne? Rien.

On assiste à une manipulation de l'histoire au profit du conservatisme patronal.

Quand le prix du gazole aura doublé, comment la Bretagne exportera ses productions si elle ne dispose pas d'infrastructures de fret ferroviaire ou maritime? L'écotaxe permet d'engager la transition de l'économie bretonne, et donc d'assurer l'avenir de nos emplois. Ne pas fournir cet effort fiscal aujourd'hui, c'est organiser notre défaite demain.

L'écotaxe, tueuse d'emplois? La réalité est que ceux qui sont aux commandes depuis des années font porter à l'écotaxe le chapeau de la désindustrialisation alors même qu'elle n'est pas mise en place. Ils cherchent à se défausser de leurs responsabilités dans la crise dramatique de l'agroalimentaire breton.

Si Gad est en difficulté, c'est notamment parce que 700 000 porcs bretons sont envoyés à l'abattage en Allemagne. Cela n'est rendu possible que parce qu'il est moins cher d'exporter par la route vers l'est de l'Europe que d'abattre les porcs en Bretagne. L'écotaxe touche essentiellement les grandes entreprises exportatrices, beaucoup moins les PME tournées vers le marché régional En augmentant le coût du transport, l'écotaxe peut inciter les groupes agroalimentaires à relocaliser une partie de leurs activités et de leurs emplois.

Le report de la route vers des modes de transport moins polluants et moins énergivores est une urgence vitale. La lutte contre le réchauffement climatique et pour une meilleure qualité de l'air est de notre responsabilité commune, ici et maintenant!

Dans ce contexte, la demande d'un moratoire par le conseil régional de Bretagne n'a de sens que s'il est mis à profit pour engager la mutation du modèle économique breton vers des productions à haute valeur ajoutée, respectueuses des droits sociaux, de l'environnement, et favorisant la relocalisation des activités. Si ce n'était pas le cas, le moratoire serait simplement un énième renoncement face aux lobbies des grands patrons. Nous verrions alors s'éloigner notre volonté de voir émerger une Bretagne connectée au monde, une Bretagne solidaire où les entreprises, autant que les usagers, participent à façonner l'économie de demain et l'avenir de nos enfants".     

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 06:16

 

13 avril 2012-Meeting de soutien au candidat du Front de Gauche-Jean-Luc MELENCHON.

Déjà des absents...

 

Eric Le BOUR, secrétaire départemental du PCF29 et Maire-Adjoint PCF de Rosporden voudrait se rendre utile et prône pour les municipales 2014 « l’union de la gauche avec le PS » (cf. ouest-france du 12 et 13 octobre 2013) alors que Piero RAINERO, ancien secrétaire du PCF29 et  Maire-Adjoint PCF de Quimper se réjouit de la candidature de B. POIGNANT pour un 4ème mandat à la Mairie (cf. Télégramme 12 octobre 2013).

 
Les deux quotidiens titrent en une  sur Gad et son  millier d’emplois supprimés. Eric Le BOUR peut-il nous dire comment il s’est rendu utile, ou comment il va se rendre utile aux travailleurs de GAD et à leurs familles avec l’aide du  Parti Socialiste. Depuis Juin 2012 nous assistons à la mise à sac de la filière agro-alimentaire en Bretagne. Qu’a fait le gouvernement PS-EELV pour empêcher la suppression de milliers d’emplois ?
 
Eric Le BOUR prône « l’union de la gauche avec le PS » aux municipales parce que son « cap » ce serait «  l’intérêt de la population ». Eric Le BOUR peut-il nous expliquer comment il va convaincre (ou contraindre ?)  les socialistes à respecter leurs éventuels engagements municipaux alors qu’ils s’exonèrent de leurs engagements nationaux  par leur soumission aux  instructions et directives de l’Union européenne ?
 
Enfin Eric Le BOUR « prône l’union de la gauche avec le PS » aux municipales parce que son « but » serait de « battre la droite et l’extrême droite ». Il faut une bonne dose d’insouciance pour faire une telle déclaration la veille du dimanche où à Brignoles le PCF appelle à voter UMP et les électeurs  ont le choix entre le FN et l’UMP. Voilà le résultat des mésalliances et de l’enfumage des Le BOUR et consorts.
 
Comme l’a déclaré avec justesse Marie-George BUFFET «Voilà  l’urgence d’une alternative claire à gauche, face au danger, l’heure est moins à l’appel au front républicain sans contenu qu’à une mobilisation sans précédent sur les contenus d’une politique de gauche redonnant sens et efficacité à la politique dans la vie quotidienne de nos compatriotes »
 
N’est-ce pas la raison d’être du Front de Gauche y compris dans les municipalités ?
 
N’est-ce pas la consigne claire de Pierre LAURENT, secrétaire national du PCF pour les élections municipales: « Cherchons partout à unir le Front de Gauche et au-delà construire les rassemblements les plus larges possibles » (cf. Rapport introductif de P. LAURENT-Conseil National du PCF des 25 et 26 mai 2013).
 
Nous appelons les communistes du Finistère à ne pas déroger à cette consigne, c’est l’avenir de Front de Gauche qui est en jeu. Avec le Front de Gauche  un espoir et une force alternative sont nés. Avec nos partenaires et tous les citoyens qui ne renoncent pas, il nous appartient de les faire vivre et grandir.
 
Les premiers signataires….
Yves ABRAMOVICZ, Morlaix, Section PCF du Pays de Morlaix, 
Anne-Marie ALAYSE, Brest, Section PCF du Pays de Brest, 
Annie BERGOT, Morlaix, Section PCF du Pays de Morlaix,
André BERNARD, Fouesnant, conseiller municipal à Fouesnant, Section PCF Briec/ Fouesnant/Quimper,
Jacqueline BRAIRE, Le Guilvinec, Section PCF du Pays Bigouden,
Manuel COLINAS, Fouesnant, Section PCF de Briec/Fouesnant/Quimper,
Ismaël DUPONT, Morlaix, membre du secrétariat de la Section PCF du Pays de Morlaix, co-président du Front de Gauche du Pays de Morlaix,
Jeanne HENRY, Audierne, secrétaire de la Section PCF du Cap Sizun,
Nicole LABELLE, Morlaix, Section PCF du Pays de Morlaix,
Annick LAZARO, Rosporden, Section PCF du Pays de Rosporden,
Etienne Le BELLEC, Le Guilvinec, membre du bureau de la Section PCF du Pays Bigouden, co-président du Front de Gauche du Pays Bigouden,
Cédric Le BERR, Brest, Section PCF du Pays de Brest,
Jean-Luc Le CALVEZ, Morlaix, Section PCF du Pays de Morlaix,
Claude Le MOGUEN, Quimper, secrétaire de la Section PCF Briec/Fouesnant/Quimper,
Martine Le NOZERTH, Plozévet, secrétaire de la Section PCF de Plozévet,
Jean-Yves LEVEN, Loctudy, secrétaire de la Section PCF du Pays Bigouden,
Michel MAHO, Pleyber-Christ, Section PCF du Pays de Morlaix,
Daniel MANY, Quimper, Section PCF de Briec/Fouesnant/Quimper,  
François OUVRARD, Logonna-Daoulas, section PCF du Pays de Brest,
Jean-Louis PASCAL, Concarneau, secrétaire de la Section PCF de Concarneau-Trégunc,
Hubert PODER, Quimper, Section PCF de Briec/Fouesnant/Quimper,
Marie-Claire PODER, Quimper, secrétaire de la Cellule Etienne PERCHEC du PCF, membre du comité exécutif de la Section PCF de Briec/Fouesnant/Quimper,
Erwan RIVOALAN, Brest, Section PCF du Pays de Brest,
Loïc ROUSSAIN, Gouesnac’h, Section PCF de Briec/Fouesnant/Quimper,
Marcel TILLY, Saint-Yvi, secrétaire de la Section PCF du Pays de Rosporden,
Jean-Claude VILLAME, Crozon, Section PCF de Crozon.
 

Les militant-e-s du PCF qui souhaitent se joindre à cet appel peuvent contacter « Les communistes finistériens pour le Front de Gauche » à l'adresse courriel suivante:

lescommunistes29.fdg@gmail.com

 

et en précisant :

-nom et prénom,

-commune de résidence,
-téléphone et courriel,
-section

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 06:46

Notre-Dame-des-Landes. Les opposants ont rendez-vous samedi à Nantes 

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Le Comité nantais contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, Copain 44, le collectif de l'université de Nantes contre l'aéroport et plusieurs autres associations et organisations opposées au projet organisent, samedi à 14 h, une manifestation place de Bretagne, à Nantes. Un an après les premières tentatives d'expulsion et alors que l'incertitude plane toujours sur la tenue des premiers travaux.

Pour ces organisations, il s'agit de célébrer « le premier anniversaire » de la mobilisation « contre les expulsions de l'automne 2012 » et de « l'opération ratée de démolition de la ZAD, baptisée "César" ».

Toujours là !
Un an après les premières tentatives d'expulsion des opposants à l'aéroport de
Notre-Dame-des-Landes le 16 octobre 2012, 200 opposants sont toujours installés sur place,dans près de 50 cabanes ou fermes qu'ils squattent, déterminés à affronter un nouvel hiver.

"C'est nos tripes, ils nous passeront dessus pour faire cet aéroport-là", souligne Christian, un agriculteur d'une commune voisine. "Je ne pense pas qu'ils soient capables de nous expulser, il y a trop de solidarité partout en France, même hors des frontières", estime pour sa part Jérôme, "paysan" d'une trentaine d'années venu s'installer il y a deux ans. 

Plusieurs chicanes entravent toujours une des routes traversant la zone mais les activités, en ce début d'automne, sont plus bucoliques que guerrières....

Un an de retard pour les travaux

Les travaux préparatoires - transfert d'espèces protégées, défrichage, diagnostic archéologique - qui devaient initialement se dérouler au cours de l'automne 2012 et de l'hiver 2013, ont pris un an de retard.  "Les travaux, aujourd'hui, ce n'est pas d'actualité tant qu'on n'a pas eu les arrêtés loi sur l'eau ou espèces protégées", indique-t-on à la préfecture de Loire-Atlantique, qui se refuse à avancer une date.

"Si les porteurs du projet ne veulent pas reperdre une année dans la préparation des travaux, ils sont obligés de commencer le déplacement des espèces protégées dans le mois qui vient", au risque selon lui de rouvrir les hostilités, estime pour sa part Julien Durand, de
l'Acipa, la principale association d'opposants.

Une éventualité à laquelle ne veut pas croire le maire sans étiquette de la commune, Jean-Paul Naud, opposé lui aussi au projet: "J'imagine mal aujourd'hui l'État français recourir à la force juste avant les élections municipales". Mais pour Jacques Auxiette, président PS du conseil régional des Pays de la Loire et du Syndicat mixte aéroportuaire, "après le temps de la concertation, de l'amélioration du projet, on en est au temps des travaux. Cette question-là doit être réglée avant les élections municipales: ce dossier n'a que trop traîné".

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/nantes-manifestation-samedi-des-opposants-au-projet-de-notre-dame-des-landes-15-10-2013-2268239.php

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:29

réunion publique agro guerlesquin 1

Xavier Compain au micro avec Olivier Le Bras, Patrick Le Goas (FO GAD), Corinne Nicole (CGT Tilly) et Ismaël Dupont au débat agro-alimentaire du PCF du pays de Morlaix à Guerlesquin en juin dernier...quand nous lancions un cri d'alarme qui n'a guère été entendu par les décideurs.     

 

 

Bretagne/Agroalimentaire : « Les réponses gouvernementales ne sont pas à la hauteur »

Doux, GAD, Tilly-Sabco, Marine Harvest… 900 emplois supprimés hier en Bretagne, plus de 5 000 menacés en 2013. Chaque jour l’horizon des salariés et producteurs liés au destin des groupes agroalimentaires s’assombrit d’avantage. Aux côtés de la Bretagne, aucune région n’est épargnée par le dépeçage de l’emploi. Au nom des seuls signaux du marché, les entreprises se livrent au cœur de la crise à la plus farouche concurrence, du coût du travail et des cours agricoles les plus bas !

Seuls les actionnaires s’engraissent alors que des milliers de salariés sont jetés à leur sort.

Les réponses gouvernementales issues de la rencontre interministérielle ne sont pas à la hauteur des mobilisations et exigences salariales quant au maintien de l’emploi et de l’outil de travail.

Les 15 millions d’euros annoncés par le premier ministre doivent cependant y être consacrés. Fondamentalement le pacte d’avenir pour la Bretagne doit rompre avec les logiques de la concurrence libre et non faussée.

Le PCF devant l’urgence demande un moratoire sur les plans de licenciements, une large concertation de tous les acteurs, la mobilisation de fonds notamment au travers de la banque publique d’investissement.

Il n’y a pas de fatalité aux politiques d’austérité et de chômage de masse.

Le PCF propose d’engager la bataille de la ré-industrialisation agroalimentaire.

Des politiques publiques agricoles et alimentaires qui, en France comme en Europe, garantissent notre souveraineté alimentaire, s’engagent en faveur d’une alimentation de qualité, saine et accessible à tous, soient assises sur des filières de productions relocalisées.L’avenir de l’agroalimentaire, d’une nouvelle ambition agricole passe par la juste rémunération des travailleurs, salariés et paysans.

Sans attendre, les communistes sont porteurs de propositions de loi en faveur de la répartition des marges entre producteurs, transformateurs et distributeurs.

Déterminée à conquérir des issues durables, une délégation du Parti communiste français sollicite un rendez-vous avec le Premier Ministre.

 

PCF Front de Gauche

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 18:59

  

Amplifier la mobilisation pour l’emploi, l’industrie, les territoires.

 

La situation dans les secteurs industriels de la Bretagne ne cesse de s’aggraver. C’est quasi quotidiennement

qu’une annonce de suppressions d’emplois vient se rajouter aux précédentes.

Pour autant, les pouvoirs publics peinent à trouver des solutions pour éviter le pire.

Depuis plus d’un an, les organisations syndicales, dont la Cgt, ne cessent d’alerter le gouvernement,le Président de la République, sur l’aggravation des filières qui sont supposées être les pans del’économie bretonne.

Le 10 juillet 2012, La Cgt s’est exprimée, devant le Medef de la région à Brest, sur la catastropheéconomique et sociale, prévisible à l’époque, réelle aujourd’hui.

Le 9 octobre, une manifestation était organisée à Rennes pour mobiliser les salariés sur les enjeux del’industrie.

La riposte s’organise dans les entreprises, telles que Psa, Alcatel, Doux, Marine harvest, Tilly, Gad,Boutet Nicolas, ...

Devant l’absence de réponse, les salariés sont de plus en plus exaspérés de ne voir rien venir endehors du licenciement.

La Cgt ne peut pas se satisfaire de la méthode du gouvernement qui consiste à toujours reporter les échéances en laissant à chaque fois des salariés en dehors des entreprises.

Chez Doux, 28 salariés sur les plus de 1 000 licenciés en 2012 ont retrouvé un emploi en CDI !!!!

Cette politique, qui consiste à attendre que les salariés soient licenciés pour que l’Etat les prennent en charge, est une aberration qui déresponsabilise les employeurs.

Les chefs d’entreprises sont à pointer du doigt dans la situation. La recherche du profit permanent, par l’aggravation des conditions de travail, la baisse du coût du travail, et la chasse à l’argent public, ne

peut conduire qu’à une impasse.

Leur attitude aujourd’hui, qui consiste à s’organiser à partir de la lutte des salariés est honteuse, car ils profitent bien des salariés en détresse pour exiger toujours plus d’allègement, tant sur les taxes que sur les cotisations sociales.

N’en ayant jamais assez, il est pour le moins surprenant que dans des sites qui sont maintenus, ils font appel à de la main d’oeuvre étrangère, comme chez Gad à Josselin, où 160 roumains travaillent actuellement. Pour les employeurs, la concurrence entre les salariés, est un moyen d’augmenter les profits. En témoignent également le niveau des salaires de nos voisins allemands.

La Bretagne n’est pas une zone franche, bien au contraire, elle a du potentiel à la condition que les intérêts qui priment dans les stratégies d’entreprises ne soient pas uniquement l’argent.

Il est une évidence, les salariés et les entrepreneurs, éleveurs, agriculteurs,… ne sont pas dans le même bateau, même s'il y a beaucoup d’inégalités chez les employeurs. Les plus gros ont aussi de l’appétit pour leurs congénères plus petits.

 

Les grandes surfaces, les dirigeants des grands groupes, n’ont rien à faire dans une lutte pour le maintien de l’emploi, puisque ce sont eux qui décident de licencier. La Cgt va poursuivre son action pour faire valoir ses propositions, dans les filières et les entreprises.

Ces propositions visent à redonner du sens aux activités économiques pour répondre aux besoins des

populations de manière durable.

La mobilisation doit se poursuivre, avec une implication plus importante des salariés, celles et ceux qui sont dans la tourmente, et plus largement celles et ceux qui constituent le monde du travail.

La Cgt va proposer, aux organisations syndicales, aux salariés, retraités, demandeurs d’emploi, des temps forts de mobilisation sur la région dans la période qui s’ouvre pour que l’emploi soit au coeur des luttes à venir et pour que la Bretagne, reste sur l’ensemble de son territoire, une terre où chacun peut vivre et travailler avec une industrie diversifiée, tournée vers l’avenir, mais ancrée sur ses savoirs faires et ses compétences.

 

Le Secrétaire du Comité Régional



Thierry Gourlay

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