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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 14:21
Agir en urgence pour les prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim: Interventions de Patrick Le Hyaric, député européen PCF-Front de gauche, auprès du ministre des Affaires Etrangères Le Drian et du président du Parlement européen

Je suis intervenu une nouvelle fois aujourd’hui auprès de Madame Federica Mogherini, Haute-Représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’Union européenne, de Monsieur Antonio Tajani, Président du Parlement européen et de Monsieur Jean-Yves Le Drian, Ministre d’Etat, Ministre de l’Europe et des affaires étrangères pour demander une intervention urgente et des actions concrètes auprès des autorités israéliennes en faveur des prisonniers palestiniens qui sont en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.
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Madame la Haute-Représentante,

Lors de la séance de questions d’actualités au Parlement européen, lundi 15 mai, j’ai une nouvelle fois proposé que l’Union européenne fasse respecter le droit international à propos des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.

Ils demandent le retour aux droits dont ils disposaient auparavant dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.
L’Union européenne a la responsabilité de faire respecter ses propres résolutions et la convention de Genève. La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Madame la Haute représentante d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère d’examiner la création d’une commission d’enquête sur la situation des prisonniers politiques palestiniens. La crédibilité de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Madame la Haute-Représentante, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

Monsieur le Président du Parlement européen,

Lors de la séance de questions d’actualités au Parlement européen, lundi 15 mai, j’ai une nouvelle fois demandé que l’Union européenne fasse respecter le droit international à propos des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.
Ils demandent le retour aux droits dont ils disposaient auparavant dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.
L’Union européenne a la responsabilité de faire respecter ses propres résolutions et la convention de Genève.

La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Monsieur le Président, d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère d’examiner la création d’une commission d’enquête sur la situation des prisonniers politiques palestiniens. La crédibilité de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

Monsieur le Ministre d’État,

J’attire votre attention sur la situation des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017. Ils ont entamé ce mouvement pour obtenir les droits dont ils disposaient auparavant, dont ceux de visites, d’accéder à la lecture et aux études, et de ne plus subir le mépris et les humiliations de la part de leurs geôliers.

La France, qui a organisé la Conférence pour la paix au Proche Orient le 15 janvier 2017, ne peut pas se désintéresser de ce mouvement et des conséquences qu’il aura. Elle a la responsabilité de faire respecter le droit international et la convention de Genève.

La situation de plusieurs prisonniers palestiniens en grève de la faim est devenue très préoccupante. La surdité face ces revendications ne conduira qu’à plus de tensions au sein de la population palestinienne. Personne ne pourrait supporter que l’un d’eux décède.

Aussi je vous demande instamment et en urgence, Monsieur le Ministre, d’intervenir auprès des autorités israéliennes pour les contraindre à respecter le droit international. D’autre part, je vous suggère une initiative commune avec les autres ministres chargés de l’action européenne et les chefs de la diplomatie de nos partenaires auprès des autorités israélienne. La crédibilité de la France et de l’Union européenne pour la défense des droits de l’Homme est ici en jeu.

Dans l’attente d’une intervention forte et ferme, recevez, Monsieur le Ministre d’État, l’expression de ma haute considération.

Patrick Le Hyaric

Agir en urgence pour les prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim: Interventions de Patrick Le Hyaric, député européen PCF-Front de gauche, auprès du ministre des Affaires Etrangères Le Drian et du président du Parlement européen
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:18
Des dizaines de migrants morts dans un nouveau drame en Méditerranée
LORENZO CLÉMENT AVEC AFP
MERCREDI, 24 MAI, 2017
HUMANITE.FR
Photo twitter @cpcatrambone
 

Plusieurs dizaines de migrants sont morts noyés mercredi, dont beaucoup de très jeunes enfants, après être tombés d'une embarcation surchargée au large de la Libye où la tension monte entre humanitaires et garde-côtes libyens.

Les garde-côtes italiens, qui coordonnent les secours dans cette zone, ont parlé en fin de matinée d'au moins 20 cadavres tandis que Chris Catrambone, fondateur de l'ONG maltaise Moas présent sur les lieux, a fait état en début d'après-midi de 31 cadavres. "La plupart de très jeunes enfants", a-t-il twitté en publiant des photos de dizaines de migrants appelant à l'aide dans l'eau et de sacs mortuaires blancs entassés sur le pont à défaut de morgue.
Les migrants se trouvaient sur une embarcation en bois avec des centaines de personnes à bord, à environ 20 milles nautiques au large de Zouara (100 km à l'ouest de Tripoli). Alors que les équipes du Phoenix, affrété par le Moas, avaient commencé leur intervention et la distribution des gilets de sauvetage, une grande partie de ceux qui se trouvaient sur le pont sont tombés à l'eau, peut-être sous l'effet d'une vague. "Ce n'est pas une scène d'un film d'horreur, c'est une tragédie réelle qui se déroule aujourd'hui aux portes de l'Europe", a commenté M. Catrambone, qui se trouvait à bord du Phoenix. Avec l'aide d'un navire des garde-côtes italiens et de plusieurs navires commerciaux, les secouristes tentaient de récupérer le maximum de personnes. Un avion militaire a largué des canots de survie et un hélicoptère survolait la zone pour tenter de repérer survivants et cadavres.
Pour ajouter à la tension, les secouristes ont aussi dû forcer les verrous qui maintenaient prisonniers les centaines de migrants entassés dans la soute de l'embarcation bleue. En Italie, des migrants arrivés lundi après avoir été secourus au large de la Libye ont raconté avoir découvert vendredi un canot dégonflé avec quatre survivants qui ont fait état de plus de 150 disparus. Ces deux drames viennent s'ajouter à ceux qui ont déjà fait cette année au moins 1.254 morts ou disparus en Méditerranée centrale, selon un bilan de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), tandis que l'Italie a vu débarquer plus de 50.000 migrants.
Au total, une quinzaine d'opérations de secours étaient en cours mercredi au large de la Libye, ont précisé les garde-côtes italiens sans pouvoir donner d'estimation du nombre de migrants concernés dans l'immédiat. Mardi, ils avaient coordonné le secours d'environ 1.500 migrants qui ont pris la direction de l'Italie, tandis que leurs homologues libyens en avaient intercepté plus de 350 autres, dont une dizaine de Libyens, qui ont été reconduits en Libye. Mais l'ONG allemande Jugend Rettet a vivement dénoncé l'intervention des garde-côtes libyens, que l'Union européenne est en train de former et équiper pour tenter de limiter le flux de migrants.
Selon un communiqué de l'ONG, une vedette et plusieurs canots des garde-côtes libyens ont ramené de force deux embarcations, allant jusqu'à tirer en l'air et prendre les migrants en joue, alors que ses équipes étaient en train de leur porter secours dans les eaux internationales. Il y a deux semaines, l'ONG allemande Sea-Watch avait dénoncé une intervention similaire des garde-côtes libyens pour récupérer dans les eaux internationales une grosse barque en bois avec 450 migrants à bord. Pour les défenseurs des droits de l'homme, le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés ou encore le gouvernement allemand, les migrants ne doivent pas être reconduits en Libye où ils subissent extorsions, violences, viols, tortures et meurtres.
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 11:23
Qassam Barghouti : « Mon père n’a jamais vu sa petite-fille »

Qassam Barghouti, qui a été lui-même prisonnier durant trois ans, est le fils de Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah emprisonné depuis 15 ans, condamné à la perpétuité. Il témoigne de l’état de santé de Marwan Barghouti et de la lutte des prisonniers politiques palestiniens, par la grève de la faim.

L’Humanité, mardi 23 mai 2017

Nous entrons dans la sixième semaine de combat pour la dignité des prisonniers palestiniens. Au bout de ces 36 jours, notre père Marwan Barghouti n’a pu recevoir la visite de son avocat qu’à une seule reprise. Il est en isolement complet depuis le début du mouvement le 17 avril. Ils l’ont changé de prison sans nous avertir initialement. Il est actuellement dans une prison toujours près de Haïfa.

Il a déjà perdu une vingtaine de kilos. Et sa décision récente de ne plus boire nous inquiète. Malgré les énormes risques, il s’agit d’une étape supplémentaire dans la lutte. Nous avons pleinement confiance en son combat et pour arriver à amener les autorités israéliennes à négocier. Ce n’est ni la première grève de la faim des prisonniers ni de mon père, mais c’est certainement la plus importante. 1 600 détenus qui réclament ensemble le respect de leurs droits : visites, téléphones, accès aux soins. Ce sont juste des revendications humanitaires, qui font partie de toutes les conventions internationales concernant les prisonniers. Comment comprendre aujourd’hui qu’un enfant de 12 ans soit en prison et qu’on lui interdise de parler au téléphone avec ses parents ? Comment comprendre que l’on empêche un père de voir ses enfants ou ses petits-enfants ? Mon père n’a jamais vu sa petite-fille de 4 ans. Et je n’ai pas revu mon père depuis trois ans.

Ces restrictions et l’intransigeance du gouvernement israélien provoquent une forte colère dans la population. Et cela pourrait rapidement dégénérer si aucune négociation ne s’ouvre et si un prisonnier décède. Les actions à l’extérieur des prisons pourraient rapidement se durcir. Nous devons nous servir de la visite de Donald Trump et de ses déclarations de vouloir relancer le processus de paix pour déjà régler la situation des prisonniers palestiniens. Car il s’agit de droits élémentaires et humanitaires. Même l’ONU a publié deux communiqués pour condamner l’attitude du gouvernement de Benyamin Netanyahou.

Qassam Barghouti: "Mon père n'a jamais vu sa petite-fille" (L'Humanité, 23 mai 2017)
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 11:20
Grève générale en Palestine, pour soutenir les prisonniers en grève de la faim

Largement suivie dans les Territoires palestiniens et émaillée d’affrontements, la grève générale a été lancée le jour de l’arrivée de Donald Trump en Israël.

L’Express avec AFP, mardi 23 mai 2017

Alors que le président américain Donald Trump est arrivé en Israël ce lundi, une grève générale a été lancée et largement suivie dans les Territoires palestiniens. Le but : soutenir les centaines de prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis plus d’un mois dans les prisons israéliennes.

En Cisjordanie occupée, tous les magasins étaient fermés et les rues vides à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne. À Hébron, dans le sud de ce territoire occupé depuis 50 ans par l’armée israélienne, magasins, écoles et bâtiments publics ont également fermé leurs portes. Dans la bande de Gaza, tout était à l’arrêt à l’exception des écoles et des plus importants hôpitaux de cette petite enclave soumise à un sévère blocus israélien depuis plus de dix ans.

Affrontements entre jeunes palestiniens et soldats israéliens

En Cisjordanie, une manifestation est partie à la mi-journée, en direction d’un check-point militaire israélien qui sépare Jérusalem de Ramallah. Certains manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles une empreinte de pied avait été dessinée sur un cliché de Donald Trump, rejetant une visite qui vise à "vendre des illusions et brader les droits des Palestiniens".

Le président américain Donald Trump se recueille devant le mur des Lamentations, à Jérusalem, le 22 mai 2017afp.com/MANDEL NGAN

Des heurts ont ensuite éclaté entre des centaines de jeunes qui jetaient des pierres sur des soldats israéliens qui ont répliqué par de longues salves de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc, faisant au moins un blessé.

36 jours de grève de la faim

Des centaines de Palestiniens sont en grève de la faim dans les prisons israéliennes depuis 36 jours, pour obtenir des conditions de détention plus dignes. "Leurs proches et leurs avocats sont interdits de visite, Israël cache toutes les informations sur leur état de santé", affirme Fedwa Barghouthi, l’épouse du leader de la grève Marwan Barghouthi, haut cadre du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas.

Ce dernier doit rencontrer le président américain mardi à Bethléem, en Cisjordanie occupée. Des Palestiniens ont annoncé leur intention de sensibiliser Donald Trump à la cause des prisonniers.

6500 Palestiniens dans les prisons israéliennes

La mobilisation en faveur de ces prisonniers a déjà provoqué plusieurs grèves et de nombreuses manifestations qui ont souvent dégénéré en heurts : deux Palestiniens ont été tués, l’un par des soldats, l’autre par un colon israélien, et des dizaines d’autres blessés.

Actuellement, 6500 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, selon l’ONG le Club des prisonniers palestinien.

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 06:50
Ils ne doivent pas mourir
PAR PIERRE BARBANCEY
MARDI, 23 MAI, 2017
L'HUMANITÉ
Photo : Ilan Assayag/Reuters
Photo : Ilan Assayag/Reuters

L'éditorial de Pierre Barbancey. « Ces hommes et ces femmes de tous âges sont des combattants de la liberté dont le seul tort est de vouloir voir leurs enfants grandir dans un État de Palestine dans les frontières de 1967. »

Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a d’ores et déjà annoncé la couleur s’agissant de la grève de la faim observée par les prisonniers politiques palestiniens : il se comportera comme Margaret Thatcher qui, en 1981, a laissé mourir Bobby Sands et les patriotes irlandais. Depuis 37 jours aujourd’hui, Marwan Barghouti et des centaines d’autres détenus ont cessé de s’alimenter. Ils ne boivent plus. Le pire peut désormais arriver, si rien n’est fait. Leurs revendications sont pourtant légitimes. Ils veulent voir leur famille plus souvent, améliorer des conditions de détention terribles… À ces demandes légitimes, le gouvernement israélien oppose une fin de non-recevoir. En cinquante ans d’occupation, pas une famille palestinienne n’a été épargnée. Ils sont aujourd’hui 6 500 dans les geôles israéliennes. Certains depuis plus de trente ans, dépassant le triste record de Nelson Mandela. C’est aussi cela la réalité de l’occupation israélienne.

La libération des prisonniers palestiniens est une question urgente qui fait partie intégrante de la résolution de ce qu’il est convenu d’appeler le « conflit israélo-palestinien », en réalité une politique d’occupation et de colonisation qui nie les droits d’un peuple. La France, si sourcilleuse en d’autres points de la planète, se grandirait à intervenir pour que les revendications des prisonniers palestiniens soient entendues. Pour la première fois depuis longtemps, en Cisjordanie comme à Gaza, les Palestiniens ont arrêté le travail ou n’ont pas ouvert leur magasin, hier, en signe de solidarité avec « leurs » prisonniers. Car ces hommes et ces femmes de tous âges – 350 mineurs palestiniens sont enfermés – sont des combattants de la liberté dont le seul tort est de vouloir voir leurs enfants grandir dans un État de Palestine dans les frontières de 1967. D’où l’importance de faire grandir un mouvement international pour la libération de Marwan Barghouti, d’Ahmed Saadat et de l’ensemble des prisonniers politiques palestiniens. Tout de suite. Avant qu’il ne soit trop tard.

grand reporter
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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 20:18
Manchester: " A chaque attaque, c'est l'humanité toute entière qui est visée" (PCF)

Manchester : "A chaque attaque, c'est l'humanité tout entière qui est frappée"

L'attentat suicide perpétré hier, 22 mai, à Manchester a fait, à cette heure, 22 morts -parmi lesquels des enfants- et une soixantaine de blessés de tous âges. Le Parti communiste français se tient aux côtés de la population de Manchester et celle de Grande-Bretagne précipitées dans le chagrin et la douleur.

Manchester vient s'ajouter à la trop longue liste des attaques de masse meurtrières qui s'étend de Bagdad à Paris, Nice, St Étienne-du-Rouvray, St Pétersbourg, en passant par Istanbul, Stockholm, Mogadiscio, Alexandrie et tous les jours en Afghanistan ou au Nigeria.

Chaque fois, c'est l'humanité tout entière qui est frappée et qui souffre.Il n'y a aucune fatalité à ce que ces violences se poursuivent. Unis et solidaires, les peuples du monde, les jeunesses du monde, peuvent faire reculer la haine et faire triompher la grande paix humaine.

Avec des millions de jeunes, de femmes et d'hommes, nous réaffirmons aux propagateurs de peur et de mort #VousNAurezPasNotreHaine. Avec des millions de jeunes, de femmes et d'hommes, nous continuerons de lutter pour que paix, justice, solidarité et démocratie riment sur tous les continents.

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 13:32

Madame la Présidente,

Au nom de nos propres résolutions, au nom du respect du droit international, au nom du respect de la convention de Genève dont l’Union européenne reconnait l’effectivité, nous ne pouvons faire silence sur la grève de la faim qu’ont dû entamer les prisonniers politiques palestiniens. Cette grève, déclenchée depuis le 17 avril dernier, vise à obtenir des conditions de détention conforme au droit humanitaire et que cesse l’arbitraire des détentions administratives.

Continuer à ne pas entendre ces revendications humanitaires peut conduire à encore plus de tensions au sein de la population palestinienne. Celles-ci peuvent déboucher sur le pire.

Nous avons donc la responsabilité d’agir. Je propose que notre parlement diligente une commission d’enquête sur les situations des prisonniers palestiniens.

D’autre part notre silence face aux emprisonnements arbitraires, face à la colonisation, nous rendra complice de la violation du droit international. L’Union européenne a pourtant un moyen de pression efficace avec la possible suspension de l’accord d’association avec Israël. Il faudrait passer aux actes sans attendre.

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 13:30
Des nouvelles de Marwan Barghouti en grève de la faim depuis un mois le 14 mai 2017

Marwan Barghouti, le 14 mai

Marwan Barghouthi a déjà perdu 12 Kg, MAIS SON MORAL EST AU TOP:
Il a finalement pu recevoir la visite de son avocat après 28 jours de grève de la faim.
Marwan a été placé durant 4 jours dans une cellule d’isolement située dans le sous sol de la prison. Cellule non aérée, sombre, salle .. Et c’est lorsqu’il a cessé de boire de l’eau qu’il a été transféré dans une autre cellule.
Il ne dispose en tout que d’une seule couverture. Il porte les mêmes vêtements depuis le 17 Avril (jour du début de la grève).
Complètement coupé du monde, mais sa cellule est inspectée quatre fois par jour, d'une manière humiliante : déshabillage, bruit assourdissant ...
Lorsqu’il est transféré à la « clinique » c’est avec menottes aux poignets et aux pieds
Il a déjà perdu 12 Kg, MAIS SON MORAL EST AU TOP et sa détermination est intacte.

Taoufiq Tahini

Des nouvelles de Marwan Barghouti en grève de la faim depuis un mois le 14 mai 2017
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 13:11
L’angoisse des proches des prisonniers palestiniens en grève de la faim

Marine Vlahovic, RFI, mercredi 17 mai 2017

Cela fait aujourd’hui un mois que les prisonniers palestiniens incarcérés en Israël ont entamé leur grève de la faim. Ils seraient entre 1 000 et 1 500 détenus à cesser de s’alimenter depuis 31 jours pour dénoncer leurs conditions de détention. L’Etat hébreu reste inflexible et refuse de négocier avec le leader de ce mouvement collectif, Marwan Barghouti, qui a d’ailleurs été mis en cause récemment. L’administration pénitentiaire israélienne a publié il y a quelques jours une vidéo contestée par les Palestiniens où on le verrait manger dans sa cellule. Alors que cette grève s’éternise, on ne sait rien ou presque de l’état de santé des détenus dont la plupart sont placés à l’isolement, alors qu’Israël a menacé à plusieurs reprises de recourir à l’alimentation forcée. En Cisjordanie, leurs proches sont inquiets.

Manifestation de soutien aux Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, ici le 16 avril 2017 à Naplouse, en Cisjordanie. REUTERS/Abed Omar Qusini

Des portraits de prisonniers ornent une grande tente plantée au cœur de Ramallah. C’est ici sous le regard des passants que tous les jours depuis un mois, des proches de détenus se rassemblent. L’air soucieux, les yeux embués, Nasim Shaheen attend des nouvelles de son frère, entourée d’autres familles de prisonniers. « On ne mange plus, dit-elle, on ne dort plus, et si ça nous arrive de dormir pour quelques heures, nous rêvons de nos proches. Nous sommes très inquiets pour eux. Mais jusqu’ici nous n’avons aucune information. »

Car une chape de plomb entoure cette grève invisible qui se déroule à l’ombre des geôles israéliennes Plusieurs dizaines de détenus auraient été hospitalisés mais pour Faride Moharef c’est le flou le plus complet. « Je n’ai pas de nouvelles. Je ne sais rien de mon fils, confie-t-elle. Mon cœur pleure, pas mes yeux mais mon cœur. Et notre gouvernement ne dit rien. C’est dommage. »

L’Autorité palestinienne a empêché la tenue de plusieurs manifestations de soutien aux prisonniers en Cisjordanie alors que la tension monte à l’approche de la visite de Donald Trump dans la région.

Et un article de Pierre Barbancey dans l'Humanité

Palestine. Les grévistes de la faim entrent dans une période critique

Le Comité national de soutien aux prisonniers, qui ne mangent plus depuis vingt-six jours, demande à l’Autorité palestinienne de suspendre les élections municipales prévues samedi. Le Hamas et le FPLP boycottent le scrutin.

Pierre Barbancey, l’Humanité, lundi 15 mai 2017

À Ramallah, de violents heurts entre des centaines de jeunes Palestiniens et des soldats israéliens ont fait au moins quatre blessés. Une manifestation s'est également déroulée devant le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Abbas Momani/AFP

Officiellement, les élections municipales palestiniennes se tiennent ce samedi. Officiellement seulement car, au vu de la situation, on se demande si les bureaux de vote seront réellement ouverts ce jour-là et, surtout, quelle sera l’attitude de la population.

Reporté à plusieurs reprises, ce scrutin devait se dérouler dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Mais les négociations entre le Fatah et le Hamas n’ont, une fois de plus, pas abouti. En conséquence, on ne votera pas dans la bande de Gaza. Dans de telles circonstances, le mouvement islamique palestinien — tout comme le Djihad islamique — a annoncé sa décision de boycotter ces élections, estimant qu’il fallait attendre une véritable réconciliation politique avant d’envisager quoi que ce soit.

Au mois de mars, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), qui s’était engagé à la constitution de listes pour ces municipales avec les autres formations de gauche (les communistes du Parti du peuple palestinien, le Front démocratique de libération de la Palestine, la Fida et l’Initiative nationale de Mustafa Barghouti), annonçait à son tour sa décision de ne plus participer au scrutin. En cause, l’attitude de l’Autorité palestinienne (AP) et la répression quasi systématique des manifestations organisées en Cisjordanie et, plus largement la coopération sécuritaire entre l’AP et Israël, au détriment des Palestiniens.

Israël aggrave l’occupation et développe la colonisation

Ainsi, le 6 mars, les Israéliens ont abattu Basel Al Araj alors qu’il venait de sortir d’une prison de l’AP, visiblement enfermé à la demande d’Israël puisque aucune charge n’a été retenue contre lui. Les manifestations qui ont suivi ont été violemment réprimées par la police de l’Autorité, dont la violence est bien connue notamment par les jeunes Palestiniens.

Ce retrait du FPLP est un coup dur pour la gauche palestinienne. Sous l’impulsion du Parti du peuple palestinien (PPP), plusieurs rencontres avaient eu lieu, y compris à l’étranger, entre les formations progressistes, membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). L’enjeu étant d’arriver à former un pôle de gauche, dans les mairies mais aussi au sein des instances politiques de l’OLP pour éviter la bipolarisation entre le Fatah et le Hamas et les blocages qu’elle génère. Blocage, voire jeu de dupes. Si le Hamas boycotte le scrutin, il a néanmoins appelé la population de Cisjordanie à voter pour des « personnalités compétentes » ! Le Hamas n’appelant pas à voter pour la gauche, des candidats indépendants sont très certainement des sous-marins du mouvement islamique. Une tactique que sait aussi utiliser le Fatah.

Si le rôle des institutions est important, cette élection est censée revêtir un autre caractère. La situation politique, sociale et économique est très mauvaise. La cote de popularité du président Mahmoud Abbas, dont le mandat est arrivé à expiration il y a plus de six ans maintenant, est au plus bas. Dans les territoires, de moins en moins de Palestiniens croient en la solution à deux États, obérée par l’expansion des colonies. En face, Israël aggrave l’occupation, développe la colonisation et Netanyahou s’attaque même aux Israéliens, juifs, qui le critiquent et le combattent. Alors, s’agissant des Palestiniens d’Israël…

Enfin, ces élections sont un peu un objet surréaliste dans une période où les 1 600 prisonniers politiques palestiniens en sont – ce vendredi – à leur 26e jour de grève de la faim. Leurs conditions physiques se dégradent. Plusieurs d’entre eux ont été transportés dans des hôpitaux et les autorités israéliennes envisagent de faire venir des médecins étrangers pour les nourrir de force, les médecins israéliens refusant cette pratique dénoncée par l’ONU comme une atteinte aux droits de l’homme.

Tel-Aviv ne recule devant rien pour tenter de faire plier ces détenus

Tel-Aviv ne recule devant rien pour tenter de faire plier ces détenus, de briser leur courage. Les grévistes de la faim réclament de meilleures conditions de détention et davantage de visites familiales et médicales. Les rares témoignages qui nous parviennent – les avocats ne sont pratiquement pas autorisés à les rencontrer et, en tout cas, les prisonniers les plus connus comme Marwan Barghouti et Ahmed Saadat, ont été placés à l’isolement – sont dramatiques. « Nous entrons dans une période extrêmement critique » pour les grévistes de la faim, confirme le président du Club des prisonniers, Qaddoura Farès. « Un grand nombre de prisonniers ne peuvent même plus bouger de leur lit ou satisfaire leurs besoins fondamentaux », a-t-il ajouté.

Le gouvernement Netanyahou, qui a plusieurs fois dit qu’il était prêt à laisser mourir ces prisonniers à l’exemple de Margaret Thatcher vis-à-vis de Bobby Sands et de ses camarades irlandais de l’IRA, au début des années 1980, utilise son bras supplétif dans les prisons, le Service des prisons d’Israël (IPS). Les grévistes de la faim sont aspergés d’eau, le sel leur est refusé et certains ont même dû boire de l’eau chaude ; on ne les autorise plus à se changer et, à l’isolement, les prisonniers n’ont jamais le droit de se retrouver à la lumière du jour, dans la cour, et les fenêtres des cellules ont été obstruées. Pis, l’IPS a fait diffuser une vidéo sur laquelle on verrait Marwan Barghouti en train de manger dans sa cellule. Une fausse vidéo dont on voit l’utilisation. Une attitude des autorités pénitentiaires digne des pires tortionnaires. Ce qui n’a pas empêché la franchise israélienne de Pizza Hut de s’en servir à des fins politico-publicitaires. Face au mécontentement, elle l’a retirée de son site.

Arrêter la coopération sécuritaire avec Israël

Loin de tout débat électoral, la population se mobilise. Un rassemblement de solidarité a été organisé, hier, à Ramallah. De violents heurts entre des centaines de jeunes Palestiniens et des soldats israéliens ont fait au moins quatre blessés. Une manifestation s’est également déroulée devant le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dont l’attitude est largement dénoncée : sous prétexte de manque de moyens, le nombre de visites organisées dans les prisons (le CICR affrète les bus pour transporter les familles souvent très éloignées) a été réduit à une par mois.

Le Comité national de soutien à la grève de la faim des prisonniers palestiniens a appelé l’Autorité palestinienne à suspendre le scrutin municipal prévu samedi et à arrêter la coopération sécuritaire avec Israël. Selon la loi palestinienne, tous les citoyens qui ont une carte d’identité palestinienne et ont 17 ans ou plus ont le droit de s’inscrire pour voter. Combien vont le faire alors que, parmi les jeunes, les griefs à l’encontre de l’Autorité ne cessent d’augmenter ?

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 05:06
11 mai 2017: 26 ème jour de grève de la faim des prisonniers politiques palestiniens, action de solidarité de l'AFPS (Agence média Palestine - blog de l'AFPS Morlaix)

11 Mai 2017

26ème jour de la grève de la faim des prisonniers

politiques palestiniens.

(Agence Médias Palestine)

 

Photo By /Flash90
Photo By /Flash90
 

Les avocats continuent de se voir refuser l’accès aux prisonniers, tel que Ahmad Sa’adat, Ahed Abu Ghoulmeh et Marwan Barghouthi. Ces refus de visite s’inscrivent dans le contexte ou un nombre croissant de prisonniers palestiniens sont confrontés à des conditions de santé risquées alors qu’ils entament leur quatrième semaine sans nourriture dans le cadre de la grève de la faim pour la dignité et de la liberté. 

 

Des dizaines de prisonniers en grève de la faim ont été transférés dans un soi-disant «hôpital de campagne» après avoir été victimes d’évanouissements, des vomissements de sang et de graves douleurs. La création de cet «hôpital de terrain» a soulevé une inquiétude particulière car les forces d’occupation israéliennes cherchent à alimenter de force les prisonniers palestiniens, notamment avec des médecins amenés de l’étranger.* 

 

Ahmad Hamamrah,19 ans, un des grévistes de la faim, pour qui la santé se détériore gravement, s’est vu transféré à l’hôpital de Shaare Tzedek. Les grévistes connaissent une répression constante, y compris des transferts fréquents et abusifs qui affectent considérablement leurs corps déja affaiblis. L’isolement et la confiscation de tous les biens personnels, l’interdiction de visites légales et familiales, les transferts abusifs et arbitraires généralisés, se sont poursuivis le mardi 9 mai, tandis que 120 prisonniers palestiniens dans la prison de Nafha ont été transférés à la prison de Shatta.

 

L’avocat palestinien Khalid Mahajna a pu se rendre chez le prisonnier gréviste, Aroun Ayad, dans la prison d’Ohli Kedar en Israël, et a signalé que les médecins de la prison donnaient de la nourriture à des prisonniers en grève et tentaient de négocier avec eux pour se prémunir contre la grève en échange de traitements de faveurs.

 

La Société des Prisonniers a déclaré que cette visite juridique n’a été obtenue qu’après de multiples demandes rejetées et de longues négociations. Pendant ce temps, les prisonniers de la prison du désert du Néguev sont soumis à des pratiques répressives et répétées, notamment des recherches et des raids utilisant des chiens.

 

Un gardien a également versé de l’eau sur la tête du gréviste de la faim Mohammed Abu Rub de Jenin, selon l’avocat palestinien Yousef Nasasreh. Les prisonniers de plusieurs prisons ont aussi signalé des privations de l’accès à l’eau en bouteille normalement fournie, d’autres sont contraints de boire de l’eau chaude du robinet, ou même encore de se partager de petites quantités à plusieurs.

 

La maison de l’ancien gréviste de la faim et journaliste emprisonné Mohammed al-Qeeq , a été envahie par les forces d’occupation israéliennes le matin du mardi 9 mai. Fayha Shalash, l’épouse d’Al-Qeeq, a déclaré que 20 soldats de l’occupation ont pris d’assaut la maison, et ont saccagé les biens de la famille. Elle a déclaré que c’était une tentative de faire pression sur son mari pour qu’il mette fin à sa grève.

 

La journaliste israélienne Orly Noy, dans un article publié le 9 mai sur le média "+972" a déclaré : "En fait, jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas vu un seul média, à part « Local Call » publier la liste complète des demandes des grévistes de la faim. Pourquoi 1 600 prisonniers ont-ils refusé de manger pendant 3 semaines? Que veulent-ils ? Qui sont ces gens ? Le public israélien ne le sait pas. Il ne sait pas quelles sont leurs conditions en prison, ni même combien ces conditions sont devenues encore plus sévères pour eux depuis qu’ils ont commencé leur grève. Les prisonniers sont empêchés de rencontrer leurs avocats et sont soumis à des mises à l’isolement, des intrusions dans leurs cellules à toutes heures de la journée, des fouilles au corps humiliantes, et la confiscation du sel, qui constitue la base du regime pendant leur grève de la faim. Le public israélien ne sait ni n’a aucun désir de savoir. "

 

Depuis le début de la grève, le 17 avril 2017, Addameer (Association des Droits de l’Homme et d’aide pour les prisonniers palestiniens) a envoyé plusieurs demandes de visite au Service Pénitentiaire Israélien (IPS) afin de rencontrer les prisonniers et les grévistes, mais l’IPS n’a répondu à aucune demande. Addameer condamne en particulier les restrictions de l’IPS imposées aux avocats souhaitant rendre visite aux prisonniers.

 

Malgré la décision de la Haute Cour israélienne de permettre aux détenus de voir leurs avocats, l’IPS a souvent refusé des visites sur demande. Addameer prévoit que l’IPS continuera à utiliser de telles pratiques, comme le déplacement des prisonniers dans d’autres prisons sans en informer leurs avocats ou d’empêcher systématiquement les avocats de pouvoir rendre visite aux prisonniers, afin d’isoler davantage les grévistes de la faim et de les forcer à mettre fin à la grève. En raison de cette interdiction sur les visites d’avocat, Addameer n’a pas été en mesure de suivre le développement de la santé des détenus et des conditions quotidiennes. 

 

Actualisation réalisée par l'Agence Media Palestine

Sources : +972 et Samidoun ainsi que Addameer

*: http://samidoun.net/2017/05/24th-day-of-palestinian-prisoners-hunger-strike-legal-visits-blocked-for-saadat-abu-ghoulmeh-barghouthi/

 

 

BREST : L'AFPS avec les prisonniers palestiniens

 

Les militants de France Palestine Solidarité sont allés, samedi matin, à la rencontre des Brestois, pour leur parler de la situation des prisonniers palestiniens en Israël.
Les militants de France Palestine Solidarité sont allés, samedi matin, à la rencontre des Brestois, pour leur parler de la situation des prisonniers palestiniens en Israël.
 

 

L'Association France Palestine Solidarité était présente sur deux marchés brestois, samedi matin, en solidarité avec le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens pour demander le respect du droit international. 

Samedi matin, sur les marchés de Kérinou puis de Saint-Martin, des militants de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) ont distribué des tracts. 

Grève de la faim 


Dans une prison virtuelle, dessinée au sol, les mains entravées, l'un des militants buvait de l'eau salée pour rappeler que plusieurs centaines de prisonniers palestiniens observent actuellement une grève de la faim, à l'image de Marwan Barghouthi. Ce dernier, figure de la seconde intifada et condamné à la perpétuité, a commencé, le 17 avril, à ne plus s'alimenter, pour protester contre les conditions d'incarcération en Israël. « Nous sommes venus sur les marchés pour informer les Brestois sur ce mouvement de grève de la faim dans les prisons israéliennes. Ils sont de plus en plus nombreux à le suivre, sûrement plus de 1.600 aujourd'hui et pourtant personne n'en parle », dit Claude Léostic, de l'Association France Palestine Solidarité. « Nous n'avons plus de nouvelles depuis huit jours de Marwan Barghouthi.

 

 Tous les prisonniers grévistes subissent des transferts d'une prison à une autre, ils ne peuvent voir leur avocat ni leurs familles, et certains se sont fait confisquer le sel, le seul produit qu'ils consomment avec de l'eau durant leur grève de la faim. Nous sommes très inquiets pour eux », ajoute Claude Léostic, qui craint une évolution similaire à celle vécue il y a trente-six ans en Irlande du Nord. Dix Irlandais, dont Bobby Sands, étaient morts en 1981 à la suite d'une grève de la faim qui avait duré entre 66 et 73 jours, faute d'avoir obtenu le statut de prisonnier politique qu'ils réclamaient. 

« Rencontrer les nouveaux élus »


« La France doit faire pression sur les autorités israéliennes afin qu'elles respectent enfin le droit international. Il faut savoir qu'il y a 300 enfants parmi les prisonniers palestiniens. Dès la fin des élections, nous demanderons à rencontrer les nouveaux élus », conclut Claude Léostic. 

Contact 
Association France Palestine Solidarité, 50, esplanade de la Fraternité, 29200 Brest. Courriel, afps29n@yahoo.fr Page Facebook : afps.brest


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/brest/france-palestine-solidarite-alerter-sur-le-sort-des-prisonniers-en-israel-09-05-2017-11505447.php#pbl5OX9qWg0AjHrZ.99

11 mai 2017: 26 ème jour de grève de la faim des prisonniers politiques palestiniens, action de solidarité de l'AFPS (Agence média Palestine - blog de l'AFPS Morlaix)
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