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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 05:24
Belgique: le péril rouge. Le premier ministre Charles Michel alerte sur les dangers du communisme de Raoul Hedebouw et du PTB
Charles Michel, Premier ministre Belge, membre du parti MR (Mouvement réformateur - libéral), lors de des universités d'été de son parti, au parc Walibi, s'inquiète de la montée du Parti du Travail de Belgique. Nous revoilà revenu au temps de la guerre froide

Un extrait du discours du Premier ministre belge : 

"Dans plusieurs pays, et en Belgique aussi, nous assistons au retour du communisme, qui écrase les libertés individuelles et a toujours entraîné plus de pauvreté et de régression sociale. Jamais le Venezuela ou la Corée du Nord ne seront nos modèles politiques!" 

Les capitalistes s'inquiètent, car dans l'opinion publique le Parti socialiste, n'incarne plus l'alternance et c'est une bonne nouvelle. Le Parti du Travail de Belgique incarne les aspirations de ceux qui n'ont rien.

Nicolas Maury (Perspectives communistes) http://www.editoweb.eu/nicolas_maury

Raoul Hedebouw, porte parole du spectre qui hante la Belgique, le PTB. Raoul Dedebouw était présent à l'Université d'été du PCF à Angers

Raoul Hedebouw, porte parole du spectre qui hante la Belgique, le PTB. Raoul Dedebouw était présent à l'Université d'été du PCF à Angers

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 17:07
"Jeremy Corbyn, l'anti-populiste" (juin 2017) - par Philippe Marlière, politiste et universitaire, invité de la fédé PCF Finistère à la fête de l'Huma le samedi 16 septembre 2017 pour un débat sur le Royaume-Uni post-Brexit
"Jeremy Corbyn, l'anti-populiste" (juin 2017) - par Philippe Marlière, politiste et universitaire, invité de la fédé PCF Finistère à la fête de l'Huma le samedi 16 septembre 2017 pour un débat sur le Royaume-Uni post-Brexit
Jeremy Corbyn, l'anti-populiste
Jeremy Corbyn a mené une campagne d’homme de gauche. C’est le dirigeant du plus grand parti social-démocrate d’Europe. Il a constamment rappelé dans ses discours la centralité de l’opposition Labour vs. Tories, qui correspond au Royaume-Uni au clivage gauche vs. droite en France. Il a évoqué le socialisme et ses valeurs éternelles d’égalité, de pluralisme et de tolérance.

Lorsque Theresa May avait dissout la Chambre des Communes, le Parti travailliste accusait un retard de plus de vingt points dans les sondages. Jeremy Corbyn, son dirigeant, avait une côte de confiance au plus bas. On louait alors le calme et l’expérience de la première ministre conservatrice. Ne fallait-il pas, comme le disait le slogan de campagne conservateur, une cheffe de gouvernement "forte et stable" pour mener à bien les difficiles négociations de sortie de l’Union européenne ?

Peine perdue ! Theresa May a raté sa campagne dans la forme : évitant les débats, télévisés, elle est apparue distante et empruntée en public et n’a guère mobilisé autour d’elle. La première ministre a révélé au public un profil inquiétant : durcissement de politiques d’austérité qui ont amené les services publics au bord de l’asphyxie, volte-face multiples (décision d’organiser une élection anticipée ou changement de cap sur le volet social de sa politique, notamment la "Dementia Tax"). Mais c’est surtout sur la question même du Brexit que May a perdu tout crédit.
Favorable au maintien du Royaume-Uni pendant la campagne référendaire, la voici depuis un an transformée en agent zélée d’un Brexit dur qui emprunte au discours de l’aile droite de son parti et de UKIP, le parti de droite europhobe et xénophobe. Cette campagne était censée clarifier la position des conservateurs relative au Brexit. À l’issue d’un mois de campagne intensif, les Britanniques ne savent toujours pas de quoi ce Brexit sera fait, et cela commence à les inquiéter.

Theresa May a oscillé entre déclarations tapageuses et arrogantes à l’encontre des partenaires européens et un discours flou sur le modus operandi de la sortie de l’Union européenne. Elle a inquiété des électeur.rice.s majoritairement acquis.es au Brexit mais sans aucun enthousiasme pour celui-ci. Dans l’esprit des Britanniques, le Brexit est de plus en plus perçu comme un phénomène aux contours incertains. Plus personne ne croit qu’une sortie de l’Europe règlera la question des flux migratoires. Les Britanniques savent que les ressortissant.e.s communautaires ne repartiront pas chez eux car leur savoir-faire professionnel est vital pour le pays. Ils/elles se demandent dans quel état sera une économie britannique post-Brexit.

Jeremy Corbyn a montré, inversement, qu’il savait mener une campagne. Dynamique, inspiré, il a drainé des foules importantes. Corbyn est un orateur posé qui a beaucoup progressé dans ce domaine depuis deux ans. Il s’exprime simplement, directement, sans effet de manche. Il évoque des valeurs et des idées simples, mais rassembleuses : la justice sociale, la solidarité, la défense des services publics (en proposant la renationalisation de services publics-clés, une mesure populaire auprès de l’électorat depuis plusieurs années).

Le leader travailliste a réussi à mobiliser un électorat jeune très largement acquis au parti travailliste (qui préconise notamment la suppression de frais de scolarité très élevés). Le Labour a renoué avec l’électorat populaire traditionnel du Labour, à Londres et dans les grandes villes du nord de l’Angleterre. Il a sauvé le bastion gallois qu’on disait menacé et a repris pied en Écosse. Plus impressionnant encore, le parti travailliste enregistre des gains en sièges dans le sud de l’Angleterre, plus rural et plus proche des conservateurs.

La plupart des sondages pré-électoraux n’ont pas saisi la percée travailliste tout simplement car celle-ci s’est réalisée dans la dernière semaine de campagne. En axant sa campagne sur des thèmes sociaux-démocrates traditionnels (services publics, pouvoir d’achat, emploi), il a attiré vers lui un électorat en marge du Labour. Il est ainsi intéressant de noter que le vote UKIP de 2015, concentré dans les catégories populaire dans le nord de l’Angleterre, s’est également réparti entre les conservateurs et les travaillistes. Cet électorat pro-Brexit et culturellement conservateur aurait pu basculer en masse pour les Tories. Mais c’est le discours social concret, faisant appel à la decency décrite par George Orwell, qui a attiré ces électeur.rice.s aux penchants plutôt droitiers. Dans les débats télévisés, Corbyn a pris à partie les représentant.e.s conservateur.rice.s, leur demandant s’ils/elles avaient déjà visité une banque alimentaire dans leur circonscription. Celle et ceux qui ont vu "Moi, Daniel Blake" de Ken Loach comprendront de quoi il s’agit.

Jeremy Corbyn a mené une campagne d’homme de gauche. C’est le dirigeant du plus grand parti social-démocrate d’Europe. Il a constamment rappelé dans ses discours la centralité de l’opposition Labour vs. Tories, qui correspond au Royaume-Uni au clivage gauche vs. droite en France. Il a évoqué le socialisme et ses valeurs éternelles d’égalité, de pluralisme et de tolérance, contre l’injustice, la xénophobie et la brutalité des conservateurs au pouvoir.

Jeremy Corbyn a démontré qu’il était inutile, voire contre-productif d'adopter une démarche populiste qui s’appuie sur un électoralisme et un confusionnisme idéologique. Le député d’Islington a remporté triomphalement deux élections de leader du parti travailliste. Ces succès sont l’équivalent d’une victoire à la primaire des gauches en France, car le Labour rassemble tout le camp progressiste britannique. Corbyn respecte les institutions et les traditions du mouvement ouvrier qui sont à la base du socialisme britannique, et ne cherche pas à les dépasser ou à les rabaisser. C’est un socialiste qui a réussi cette percée, pas un politicien en quête de victoires électorales éphémères.

Philippe Marlière

Philippe Marlière

Sur l'espace Bretagne à la fête de l'Humanité (angle de l'avenue Raymonde Tillon et de l'avenue Martin Luther King), le samedi 16 septembre à 17h30: 

Philippe Marlière sera l'invité de la fédération du PCF Finistère en compagnie d'Anne Sabourin, responsable du secteur Europe au PCF, et de Jean-Michel Galano, philosophe, grand connaisseur de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, pour une rencontre débat sur le thème de:

La Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord après le Brexit.

Comment analyser les causes du Brexit?

Quelles sont ses conséquences économiques, sociales, politiques déjà avérées? Celles qui sont prévisibles?     

Quelles alternatives en Grande-Bretagne, en Irlande, et pour une autre Europe? 

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 12:08
Portugal: la fin de la politique d'austérité a mené à un miracle économique (L'Express, Dominique Dewitte, 6 septembre 2017)
L’économie portugaise témoigne d’une impressionnante reprise. En un an, le Portugal a complètement réussi à remettre son économie sur la bonne voie. On estime que la croissance économique au cours du trimestre à venir devrait être de 2,9 %, le meilleur résultat en 17 ans. Pour les 6 premiers mois de l’année 2017, on enregistrait une croissance de 2,8 %. Il faut remonter en 2010 pour trouver la dernière fois que l’économie portugaise a enregistré une meilleure croissance que la moyenne de la zone euro au cours de 3 trimestres consécutifs.

En moins de 12 mois, le statut du Portugal a évolué de celui « d’enfant à problème de l’Europe » vers «  solution de l’Europe », et cela avec un gouvernement minoritaire socialiste qui a pris ses fonctions à la fin de l’année 2015, soutenu par le parti communiste (PCP), et le bloc de gauche (BE).

Selon le ministre de l’économie Manuel Caldeira Cabral, le Portugal est enfin libéré du carcan de la politique d’austérité. En rassurant les citoyens en leur garantissant qu’ils ne subiraient plus de coupes dans leurs pensions ou leurs allocations, et en permettant aux salaires d’augmenter, le gouvernement a reconquis la confiance des entreprises comme des investisseurs. Au cours du dernier trimestre, les investissements ont augmenté de 10 %, les exportations de 9 %, des pourcentages supérieurs à ceux des Pays-Bas et de l’Allemagne.

La relance d’une industrie laissée pour morte

Caldeira Cabral n’explique pas cette reprise cette reprise remarquable par l’explosion du tourisme dans le pays, mais plutôt par le renouveau d’industries axées sur la mondialisation, telles que celles de la production textile, de chaussures et de voitures.

Dans l’industrie automobile, le pays a assisté au retour de producteurs qui avaient fui l’Espagne et le Portugal au début de ce siècle pour l’Europe de l’Est. Ces producteurs recherchaient de la main-d’œuvre bon marché, ils sont revenus à la recherche de professionnels, a déclaré le ministre dans El Pais. Volkswagen, Renault, PSA, Bosch, continental… Tous ont augmenté leurs investissements au Portugal au cours des 24 derniers mois.

Le Portugal est en concurrence sur la qualité, et non pas sur les prix

Au début de son mandat, le premier ministre portugais Antonio Costa (notre photo) avait déjà indiqué que le Portugal ne pourrait pas concurrencer les pays à bas salaires. Selon Caldeira Cabral, ce combat n’aurait jamais pu être gagné :

« il y aura toujours des pays moins chers. Mais aujourd’hui, nous produisons beaucoup de choses qui coûtent 5 € et qui sont revendues 50 €. Tenter de tirer 4,50 € de ces 5 € ne sert à rien. Nous nous sommes positionnés dans la chaîne de valeur de 45 €. »

Une stratégie similaire a été mise en œuvre dans le tourisme. Cette année, on a enregistré 12 % de touristes de plus au Portugal que l’an dernier. Mais on constate également une augmentation des revenus de 20 %.

Actuellement, 200 hôtels sont en cours de construction dans le pays. La majorité d’entre eux entrent dans la catégorie des 4 étoiles et 5 étoiles. Ici aussi, le pays mise sur la qualité plutôt que sur les prix.

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 07:28
Salah Hamouri : les mensonges de l’ambassade d’Israël en France
PIERRE BARBANCEY
SAMEDI, 2 SEPTEMBRE, 2017
HUMANITE.FR
Salah Hamouri à Ramallah, en 2011.
Salah Hamouri à Ramallah, en 2011.
AFP
Un diplomate israélien a écrit officiellement, le 30 août, à des députés français pour leur donner la version de Tel Aviv sur l’emprisonnement du jeune Franco-palestinien. Une lettre bourrée de fausses informations et de reprises de faits contredits par la justice française elle-même en son temps. Visiblement la mobilisation pour la libération de Salah Hamouri gêne Tel Aviv, malgré le silence d’Emmanuel Macron et de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

 

La mobilisation pour la libération de Salah Hamouri se poursuit et s’amplifie. Après un premier rassemblement devant le ministère des Affaires étrangères, jeudi soir, à Paris, d’autres se sont tenus, notamment à Martigues (Bouche-du-Rhône) et à Mitry-Mory (Seine-et-Marne). Une délégation a été reçue, jeudi, par au ministère des Affaires étrangères, mais, visiblement les autorités françaises refusent de prendre la mesure de ce qui se passe: un citoyen français est placé en détention administrative sur la base d’un dossier secret, donc illégalement au regard du droit international. C’est d’ailleurs le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liberman, connu pour ses déclarations racistes, anti-arabes et anti-palestiniennes, opposé à tout accord avec les Palestiniens, qui a lui-même signé l'ordre de mise en détention administrative de Salah Hamouri. Jean-Yves Le Drian, ministre français, n’a pas jugé utile de recevoir lui-même la délégation, ni même envoyer un membre de son cabinet, qui aurait traduit son souci politique. Un haut-fonctionnaire a écouté les arguments de Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et de Patrick Le Hyaric, député européen. Mais on se doute bien, quelles que soient ses compétences, qu’il n’avait aucune latitude pour répondre. Le site du magazine l’Express cite le ministère des Affaires étrangères qui a exprimé sa « préoccupation face au recours extensif à la détention administrative » et « appelle, par ailleurs, les autorités israéliennes à permettre à son épouse française et à leur enfant de lui rendre visite ». Etonnant! D’abord parce que l’épouse française de Salah Hamouri a été refoulé la dernière fois qu’elle a voulu, avec leur bébé, rejoindre son mari, dont elle se trouve séparée de fait. De plus, il ne s’agit pas de lui rendre visite mais d’obtenir sa libération !
A l’Elysée, c’est pire, on ne daigne même pas répondre aux courriers des députés et sénateurs communistes qui ont interpellé, dès le premier jour, le président de la République. Est-ce par ce silence qu’il faut comprendre l’assertion d’Emmanuel Macron lors de son discours devant les Ambassadeurs, prononcé le 29 août et dans lequel il affirme: « Il est fondamental que la France continue à peser sur la question israélo-palestinienne » ? Est-ce par ce silence qu’il entend retrouver la « la voie d’une France reprenant son rang parmi les Nations en Europe, répondant aux défis du monde actuel et faisant entendre clairement son point de vue » ?
C’est dans ce contexte qu’advient le plus révoltant., datée du 30 août, reçue par le député socialiste de la Loire, Régis Juanico, qui, contacté par l’AFPS de ce département au même titre que tous les parlementaires, est intervenu auprès du gouvernement français pour obtenir des explications sur le sort de Salah Hamouri. En aucun cas il n’a contacté l’Ambassade d’Israël. Celle-ci semble donc sur la défensive et tente de s’adresser directement à la représentation française pour éviter toute mobilisation en faveur de Salah Hamouri, et particulièrement de la part des parlementaires.
Marc Attali, ministre plénipotentiaire de l’Ambassade israélienne, a pris la plume et aligne contrevérité sur contrevérité, mensonge sur mensonge. Il mélange ainsi les raisons de son arrestation (« son appartenance à une organisation terroriste illégale », « son rôle de leader au sein de cette organisation » et « sa participation dans le complot destiné à assassiner le rabbin Ovadia Yossef ») le 13 mars 2005 avec la condamnation in fine qui ne concerne que le troisième point et n’a de toute manière aucune valeur puisque Salah Hamouri n’a plaidé coupable que pour éviter une peine de 14 ans de prison.
Jean-Claude Lefort, député honoraire et ancien président du comité de soutien à Salah Hamouri, qui a publié une « mise au point au sujet des mensonges » de l’Ambassade d’Israël, rappelle que dans une lettre en date du 31 mars 2011, Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères, écrivait: « Je déplore que les autorités israéliennes n’aient pas pris de décision de remise de peine, d’autant que les aveux faits à l’audience n’ont été corroborés par aucun élément de preuve. » Plus grave encore, le « ministre plénipotentiaire » affirme que dans une « interview pour l’agence Reuters », Salah Hamouri « a confirmé son implication dans le projet d’attentat, affirmant que lui et ses complices avaient « tous les droits d’assassiner le grand rabbin » ». On ne fera pas l’insulte à ce diplomate de croire qu’il n’est au courant de rien. En revanche, on peut penser qu’il tente d’induire en erreur les députés français par des mensonges.
Là encore, Jean-Claude démontre l’entreprise de désinformation de l’Ambassade. « Ces propos de Salah n’existent tout simplement pas et le Ministre serait bien en peine d’apporter la preuve de leur existence! », écrit-il. « Nous le mettons au défi de le faire. Ce qui est exact, par contre, c’est que l’agence Reuters avait publiée une dépêche affirmant que Salah avait dit que « le rabbin méritait de mourir ». Mais là encore, il s’agissait d’un faux. Non seulement Salah Hamouri démentait sur le champ ces propos mais l’agence Reuters, bandes sonores à l’appui, faisaient aussi un démenti. Mieux encore : la famille de Salah enclenchait un procès contre Reuters. Le tribunal rendit son jugement le 10 juin 2013 dans lequel l’agence admettait son « erreur » et le fait que « Salah Hamouri n’a jamais tenu » les propos incriminés. » C’est dire si les manipulations se situent au coeur même de l’information.
Passons sur le fait que le diplomate israélien, pour montrer la « dangerosité » de Salah Hamouri, s’appuie sur le fait qu’il « a été interdit d’accès (par les services de sécurité israéliens, ndlr) à la région de la Judée-Samarie en 2015/2016 ». La Judée-Samarie n’existe que dans la Bible. Il s’agit en fait de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé. Jean-Claude Lefort se gausse: « On notera l’absurdité des propos du Ministre puisqu’au nom de la sécurité d’Israël Salah Hamouri était interdit d’entrer en… Palestine ! »
Voilà, selon l’ambassade d’Israël en France, ce qui expliquerait la détention administrative de Salah Hamouri ! Cette Ambassade aurait-elle eu accès à un dossier que même les avocats du Franco-palestinien ne peuvent consulter? Pour Jean-Claude Lefort, « le Ministre invente une raison, assis derrière son bureau de Paris, « Salah Hamouri serait membre du FPLP ». Outre que cette accusation remonte déjà à plus de 10 ans en arrière, on se demande bien pourquoi brutalement elle ressortirait ! Mais surtout elle est tout simplement fausse ! »
 
 
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grand reporter
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 07:28

Cinq jours ! Il reste cinq jours pour obtenir la libération inconditionnelle de Salah Hamouri. Le jeune Franco-Palestinien, arrêté à son domicile de Jérusalem le 23 août, doit être présenté devant un juge le 5 septembre, qui décidera s’il suit l’ordre militaire édicté le 29 août le plaçant en détention administrative pour une durée de six mois. Pour quelles raisons ? Nul ne le sait, le dossier le concernant étant « secret », ni lui ni ses avocats n’y ont accès ! Voilà donc une « justice » qui, sous prétexte d’enquêter sur une personne, perquisitionne à son domicile, saisit des documents et son téléphone et, sans autre forme de procès – c’est le mot –, le place en détention et ne l’interroge qu’une vingtaine de minutes. Sans aucune explication, sa détention, initialement prévue jusqu’au 27 août, a été prolongée jusqu’au 29. Là, tout le vice de cette machine judiciaire, tout entière au service de l’occupation des territoires palestiniens, s’est mis en marche. Le juge a d’abord prononcé une libération sous caution, mais alors que celle-ci allait être payée, la famille de Salah Hamouri apprenait qu’il était placé en détention administrative.

Palestine. Cinq jours pour libérer Salah Hamouri
PIERRE BARBANCEY
VENDREDI, 1 SEPTEMBRE, 2017
L'HUMANITÉ
Une centaine de personnes est venue, jeudi, manifester pour demander la libération
de l’avocat, place des Invalides, à Paris. Julien Jaulin/Hanslucas
Une centaine de personnes est venue, jeudi, manifester pour demander la libération de l’avocat, place des Invalides, à Paris. Julien Jaulin/Hanslucas
 

Placé en détention administrative mardi, le Franco-Palestinien comparaît de nouveau devant un juge le 5 septembre, qui doit infirmer ou confirmer la décision militaire.

Cinq jours ! Il reste cinq jours pour obtenir la libération inconditionnelle de Salah Hamouri. Le jeune Franco-Palestinien, arrêté à son domicile de Jérusalem le 23 août, doit être présenté devant un juge le 5 septembre, qui décidera s’il suit l’ordre militaire édicté le 29 août le plaçant en détention administrative pour une durée de six mois. Pour quelles raisons ? Nul ne le sait, le dossier le concernant étant « secret », ni lui ni ses avocats n’y ont accès ! Voilà donc une « justice » qui, sous prétexte d’enquêter sur une personne, perquisitionne à son domicile, saisit des documents et son téléphone et, sans autre forme de procès – c’est le mot –, le place en détention et ne l’interroge qu’une vingtaine de minutes. Sans aucune explication, sa détention, initialement prévue jusqu’au 27 août, a été prolongée jusqu’au 29. Là, tout le vice de cette machine judiciaire, tout entière au service de l’occupation des territoires palestiniens, s’est mis en marche. Le juge a d’abord prononcé une libération sous caution, mais alors que celle-ci allait être payée, la famille de Salah Hamouri apprenait qu’il était placé en détention administrative.

Le silence de l’Élysée est effarant

De nouveau, un juge devait donc donner son avis. Mais les avocats de Salah, soucieux de défendre au mieux celui qui est un de leurs confrères depuis peu, ayant passé avec succès ses examens, ont demandé, mardi, un report de l’audience afin d’étudier le seul document qu’ils peuvent consulter : le procès-verbal de son interrogatoire. « Nous voulons essayer de déceler ce qui aurait pu, dans ses déclarations, amener à sa détention administrative puisque nous n’avons pas accès au dossier », explique Mahmoud Hassan, l’un des défenseurs. Il espère plaider plus concrètement la relaxe, le 5 septembre.

Alors que les députés et sénateurs communistes ont immédiatement réagi à l’incarcération de Salah Hamouri, de même que de nombreuses associations – un rassemblement était organisé, jeudi, devant le ministère des Affaires étrangères –, le silence de l’Élysée est effarant. L’Humanité a envoyé un mail, le 29 août, ainsi libellé : « Le Franco-Palestinien Salah Hamouri vient d’être mis en détention administrative aujourd’hui, par le gouverneur militaire israélien pour la Cisjordanie. Nous aurions aimé solliciter une réaction de la présidence de la République. » Une demande restée toujours sans réponse à ce jour. Contacté à nouveau, jeudi, par nos soins, il nous a été même impossible de parler à un attaché de presse, et ce n’est que sur notre insistance que nous avons reçu, minimum de respect et de politesse, un accusé de réception. Mais de réponse politique, non ! S’agissant d’Israël, la diplomatie française se veut toujours discrète, si tant est qu’elle agit !

La radio ElHourriya fermée

Il reste donc cinq jours pour que la France, patrie de la Déclaration des droits de l’homme, intervienne avec fermeté pour exiger la libération de Salah Hamouri. Comme un symbole sombre, Israël vient de fermer, pour une durée de six mois, la radio palestinienne ElHourriya, qui signifie liberté et émettait depuis Hébron.

Une manifestation à paris pour faire pression sur le quai d’orsay

« Libérez Salah Hamouri. » À l’appel de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et d’autres organisations du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, une centaines de personnes a manifesté jeudi à Paris devant le ministère des Affaires étrangères. Une délégation, composée du président de l’AFPS, Bertrand Heilbronn et du directeur de l’Humanité et député européen Patrick Le Hyaric, a été reçue au Quai d’Orsay.

grand reporter
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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 06:00
Arbitraire et acharnement du gouvernement d'extrême-droite israélien: Salah Hamouri remis en détention administrative pour une période initiale de 6 mois (message d'Elsa Lefort, la femme de ce citoyen franco-palestinien israélien)

Salah Hamouri, Franco-Palestinien de 32 ans, arrêté la semaine dernière par la police israélienne à son domicile, a été placé, hier, en détention administrative pour 6 mois, donc jusqu’au 22 février 2018. Mardi, il avait été présenté devant un juge de la Cour de Jérusalem qui avait décidé tout d’abord de le placer en résidence surveillée à Al-Reineh pour 20 jours, sans qu’aucune des charges n’aient été révélées, contenues dans un « dossier secret ». Le magistrat lui interdisait également l’entrée à Jérusalem (dont la partie orientale est illégalement occupée et annexée par Israël depuis 1967) ainsi que toute sortie du pays (rappelons que les Palestiniens qui veulent sortir des Territoires doivent obligatoirement passer par Israël!) pendant 3 mois, jusqu’au 28 novembre 2017. En plus de cette décision, Salah Hamouri devait s’acquitter d’une caution de 10000 shekels (environ 2300 euros).

 

Voici un message d'Elsa Lefort, la compagne de Salah: 

 

Le tribunal d’occupation réuni ce jour à Jérusalem a rendu sa décision. Non content de lui avoir volé sept années de sa liberté, de l’avoir harcelé une fois sorti de prison, de l’avoir séparé de sa famille, l’occupation s’acharne. Salah Hamouri est placé en détention administrative pour une durée initiale de 6 mois. Il rejoint les 450 autres détenus administratifs palestiniens dans les geôles de l’occupant. La détention administrative est utilisée par l’occupant pour tenter de briser la volonté de toutes les personnes qui s’opposent à lui, de façon totalement arbitraire, sans charge ni jugement. Plus que jamais, nous devons amplifier la mobilisation et interpeler les autorités françaises pour qu’elles obtiennent la libération de notre concitoyen. 
Mille mercis à toutes et tous pour votre soutien. Le combat continue. 

🇵🇸 Huge thanks to all the friends in Palestine and abroad for your endless support and special thanks to all Addameer Prisoner Support & Human Rights Association staff for everything. The struggles continues.

#FreeSalahHamouri #StopAD

De nombreux élus français, notamment des communistes, demandent à la France de réagir après l’arrestation de l’avocat franco-palestinien.

Depuis le 23 août, l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri a été arrêté sans motif officiel (voir l’Humanité d’hier). La détention de celui qui a déjà passé plusieurs années dans les prisons israéliennes (de 2005 à 2011) devait être prolongée jusqu’à aujourd’hui. Mais, en vertu d’une pratique dite du « dossier secret », Salah Hamouri pourrait potentiellement être emprisonné pendant six mois renouvelables sans que les accusations ne soient révélées. C’est pour éviter une telle situation kafkaïenne que des associations de défense des droits de l’homme et des élus politiques Verts, de la France insoumise ou du Nouveau Parti anticapitaliste se sont indignés.

Particulièrement en pointe dans la défense de Salah Hamouri lors de sa première détention, le Parti communiste français a interpellé hier le pouvoir français. Le PCF a dénoncé dans un communiqué une « violation des droits de la défense inacceptable ». « Cette détention arbitraire infligée à Salah Hamouri, dont les autorités israéliennes sont coutumières, est totalement illégale au regard du droit et des conventions sur les droits humains internationales », affirme le communiqué. « Le président Emmanuel Macron et le ministre Jean-Yves Le Drian, qui sont restés silencieux depuis l’arrestation de Salah Hamouri, ont le devoir d’intervenir fermement aujourd’hui auprès de leurs homologues israéliens pour que notre concitoyen soit immédiatement relâché sans condition », poursuit le texte, qui demande au gouvernement français d’« agir sans plus tergiverser ».

Le 24 août, le sénateur communiste Christian Favier a adressé une lettre au premier ministre français, Édouard Philippe. « Après avoir passé sept ans dans les prisons israéliennes, libéré en décembre 2011 de manière anticipée dans le cadre d’une libération de prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit, limité dans ses déplacements, séparé de son épouse et de son jeune enfant, Salah Hamouri subit depuis des années l’acharnement répété des autorités israéliennes », écrit le président du conseil général du Val-de-Marne. Avant de demander au premier ministre « d’intervenir sans délai auprès des autorités israéliennes pour que notre compatriote soit libéré ».

La veille, le 23 août, la députée communiste des Hauts-de-Seine Elsa Faucillon se tournait, elle, vers le président français, Emmanuel Macron, fustigeant « la politique arbitraire du gouvernement israélien » à l’égard du « citoyen d’honneur de Gennevilliers ». « La France doit agir avec force et conviction pour faire respecter les droits de Salah Hamouri et exiger au plus vite sa libération », lançait-elle.

 Aucune preuve n'est produite par l'accusation, les forces armées ou la police israéliennes sur un quelconque délit commis par notre compatriote. C'est d'un arbitraire absolu.
La détention administrative est illégale et contraire au droit international et aux conventions sur les droits de l'homme dont Israël peut être signataire.
Avocat de prisonniers politiques palestiniens, emprisonnés illégalement par Israël, Salah Hamouri est harcelé depuis des années par le gouvernement Netanyahu parce qu'il est un militant de la paix et des droits et libertés.
Comme nous l'avons fait jusqu'à sa libération en 2012 avec des milliers de jeunes communistes et de militants de la paix et de la liberté, nous allons dès maintenant agir partout, tout le temps. Liberté pour Salah. Stop à l'impunité pour Israël!

Arbitraire et acharnement du gouvernement d'extrême-droite israélien: Salah Hamouri remis en détention administrative pour une période initiale de 6 mois (message d'Elsa Lefort, la femme de ce citoyen franco-palestinien israélien)
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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 11:58
La France doit obtenir la libération immédiate de Salah Hamouri
La France doit obtenir la libération immédiate de Salah Hamouri

mardi 29 août 2017

Arrêté mercredi 23 août à son domicile de Jérusalem-Est, Salah Hamouri devait sortir dimanche 27 août. Mais les autorités israéliennes en ont décidé autrement. Présenté devant un juge, le 28, il a vu sa détention prolongée jusqu’à ce matin, et ce malgré l’appel interjeté immédiatement par son défenseur, Mahmoud Hassan. Les charges n’ont pas été communiquées.

Sur sa page Facebook, Elsa Lefort, l’épouse de Salah Hamouri, dénonce une détention artibraire. Elle est déterminée à obtenir justice.

"L’arbitraire et l’acharnement continuent violemment.

Nous en appelons solennellement au chef de l’état pour qu’il intervienne avec force auprès des autorités israéliennes, comme il l’a fait récemment pour deux compatriotes français emprisonnés en Turquie.

Salah Hamouri ne doit pas passer un jour de plus dans les geôles israéliennes. Plus que jamais la mobilisation doit s’amplifier.

Nous sommes déterminés à obtenir justice."

De nombreux élu-e-s locaux communistes et progressistes sont immédiatement intervenu-e-s auprès d’Emmanuel Macron pour qu’il exige la libération de Salah Hamouri, mais, pour l’heure, le président est bien silencieux... Des parlementaires communistes ont également envoyé un courrier pour demander l’intervention de la France afin de libérer Salah.

La France doit obtenir la libération immédiate de Salah Hamouri
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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 15:02
Messieurs Macron et Le Drian, agissez! Israël doit libérer Salah Hamouri! (PCF)

Pierre Laurent est intervenu auprès du ministère des Affaires étrangères pour que la France demande la libération immédiate de Salah Hamouri. 

 

Messieurs Macron et Le Drian, agissez ! Israël doit relâcher Salah Hamouri !

 

L'emprisonnement de Salah Hamouri, avocat franco-palestinien arrêté par l'armée israélienne dans la nuit du 22 au 23 août à son domicile de 
Jérusalem-Est, a été prolongé jusqu'à demain mardi sans qu'aucune information ni preuve sur les charges qui lui sont reprochées ne lui 
soit communiquée, ni à ses avocats ni à sa famille. Il lui serait reproché d' « appartenir à une organisation ennemie » en Israël mais l'arrestation à Jérusalem-Est et l'emprisonnement sur présomption ne sont en aucun cas conformes au droit.


Cette violation des droits de la défense sont inacceptables, et cette détention arbitraire infligée à Salah Hamouri, dont les autorités israéliennes sont coutumières, est totalement illégale au regard du droits et des conventions sur les droits humains internationales.

Le président Emmanuel Macron et le ministre Jean-Yves Le Drian, qui sont restés silencieux depuis l'arrestation de Salah Hamouri, ont le devoir  d'intervenir fermement aujourd'hui auprès de leurs homologues israéliens pour que notre concitoyen soit immédiatement relâché sans condition.

Sans intervention avec force et détermination de leur part, notre compatriote Salah Hamouri risquerait de subir la détention 
administrative, c’est-à-dire une détention de plusieurs mois sans jugement ni accès au dossier.



Le Parti communiste français engage le gouvernement français à agir sans plus tergiver
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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 05:47

A l’appel de Reporters sans frontière (RSF), du comité de soutien à Loup Bureau et de la ville de Paris, un rassemblement de soutien au jeune journaliste de 27 ans, Loiup Bureau, a eu lieu le jeudi 24 août après-midi sur le parvis de la mairie du IVème arrondissement de paris.

Reportage Jules montané

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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 06:43
La femme du jour. Ada Colau, maire de Barcelone
GAËL DE SANTIS
LUNDI, 21 AOÛT, 2017
L'HUMANITÉ
PHOTO JAVIER SORIANO/AFP
PHOTO JAVIER SORIANO/AFP

La maire de Barcelone a choisi de ne pas ­répondre aux attentats de jeudi dans sa ville et vendredi à Cambrils par une surenchère sécuritaire.

Dans une première déclaration, jeudi, elle a rappelé que Barcelone était une « ville de paix » et que « la terreur ne parviendra pas à ce que nous cessions d’être ce que nous sommes : une ville ouverte au monde, courageuse et solidaire ». Barcelone, qui a accueilli en début d’année une manifestation énorme en faveur de l’accueil des réfugiés, est « fière de sa diversité », a-t-elle fait valoir. Dans le week-end, un grand nombre d’articles ont été publiés s’étonnant de l’absence de bornes anti-intrusion. « Les auteurs de l’attentat voulaient tuer et, s’ils n’avaient pas pu entrer par les Ramblas, ils l’auraient fait par un autre endroit, nous ne pouvons pas emplir une ville comme Barcelone de ­barrières », a-t-elle déclaré. Ada Colau a été élue l’an dernier maire de la capitale catalane grâce à une coalition comprenant Podemos, les communistes et d’autres formations de gauche.

 
 
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