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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 07:42
Festival des Solidarités: un film bouleversant hier à Carantec sur l'horreur de la guerre en Syrie vécue par les civils, suivi d'un ciné débat avec Amnesty et Maha, écrivaine originaire d'Alep

J'étais hier soir au cinéma "L'étoile" à Carantec pour participer au ciné-débat organisé par Amnesty International sur Une famille syrienne, le film tourné au Liban sur une famille d'Alep cloîtrée dans son appartement dans un quartier cible des bombes et des snipers dans la guerre par le réalisateur belge Philippe Van Leeuw. C'est un film très fort, avec des interprétations d'acteurs bouleversantes, une tension du début à la fin dans le huis clos de l'appartement où cohabite un grand-père qui voit l'effondrement de la civilisation et de la Syrie qu'il a connu, sa belle-fille (le mari est en ville, et peut-être mort, apprendra t-on à la fin), les trois enfants, un cousin venu rejoindre sa petite copine parmi les filles, une voisine dont l'appartement a été éventrée et vidée avec son bébé, qui doit partir le soir au Liban, mais dont le jeune mari qui travaillait pour un journaliste français pour l'amener à faire des interviewer d'étudiants vient d'être touché par un Sniper devant l'immeuble, sans qu'on l'avertisse, une bonne d'origine indienne ou sri-lankaise, probablement, qui a vu le jeune homme se faire tirer dessus mais à qui sa patronne interdit de rien dire à Halimé, la jeune voisine.

L'horreur de la guerre est ressentie sans presque aucun cadavre, corps déchiqueté, juste à travers l'attente, l'angoisse, les détonations, les explosions, l'appartement fermé à double tour, les moments où l'on se réfugie dans la cuisine, et un viol insoutenable par des bandits que l'on devine dépendre des services de sécurité syriens ou être des chabiha. Mais c'est justement une des originalité et des forces de ce film sorti en septembre 2017 de ne pas situer politiquement les forces en présence, et même les sympathies de la famille vivant la guerre dans son huis-clos où l'on devine qu'elle ne pourra pas s'en protégeant, même en se barricadant comme elle le peut. 

La menace est partout, les civils ne peuvent que subir une guerre qui est devenue très chaotique, où la violence et la barbarie ne sont pas l'apanage de tel ou tel camp.    


Après le film, Maha Hassan, une syrienne kurde d'Alep, qui y a vécu 38 ans, écrivaine (elle travaille à son dixième roman en ce moment), qui vit à Morlaix et a quitté Alep en 2004 après la répression d'une première tentative de mouvement de libération kurde face à Bachar, la peur, est revenue avec une responsable d'Amnesty International et Elyane Guilho, la responsable du groupe local d'Amnesty, Elyane Guilho, sur le cynisme absolu et la cruauté sans limites du régime de Bachar-al-Assad, à qui l'on peut imputer une vingtaine d'attaques aux armes chimiques, au moins 20 000 personnes suppliciés par torture dans des prisons très bien connus où se concentre la quintessence de ce régime infernal, 70 000 disparitions, pour une guerre qui a fait fuir de leur maison la moitié des 22 millions de syriens et fait plus de 350 000 morts.

Une guerre que Bachar a mené contre son peuple en contribuant à créer l'hydre islamiste radicale qui a combattu l'armée syrienne libre et les révolutionnaires qui avaient un projet laïc et démocratique pour la Syrie. Bachar a rarement combattu Daesh directement, qui servait ses intérêts, en relégitimant son régime, il s'est contenté de combattre les forces les plus dangereuses pour sa légitimité interne et internationale et de massacrer les civils appartenant aux quartiers et communes conquises par l'opposition. Merci à Amnesty International d'avoir programmé ce film et cette discussion plus que nécessaire même si l'on se sent terriblement impuissants par rapport à la tragédie syrienne prolongée par l'affrontement des puissances internationales sur ce terrain fort enjeu stratégique pour l'avenir du Proche-Orient.

Maha Hassan a demandé que les réfugiés, syriens ou autres, soient reconnus comme porteurs d'une histoire, d'une capacité à apporter à la société d'accueil, et pas simplement, au mieux, comme objet d'aide et de sollicitude. Elle-même a beaucoup été marquée et inspirée par Milan Kundera, Todorov, Nancy Huston, qui sont aussi des exilés venus enrichir la culture française. 

Maha Hassan travaille en ce moment à son dizième roman

Maha Hassan travaille en ce moment à son dizième roman

Article du Télégramme sur la citoyenne morlaisienne et écrivaine Maha Hassan, 25 juillet 2017: 

Anaëlle De Araujo

Née dans la ville, désormais meurtrie, d'Alep, en Syrie, la romancière kurde, Maha Hassan, a choisi Morlaix comme nouveau point d'ancrage. Elle travaille actuellement sur un roman écrit directement en français, avec l'aide de l'association Trocoat. Portrait d'une femme aux multiples identités et éprise de liberté. 

Je suis enfin chez moi ici, à Morlaix. Je veux vivre le dernier chapitre de ma vie dans cette ville. Et après, j'aimerais que ma maison devienne une maison pour les écrivains », confie Maha Hassan dont le parcours est aussi romanesque que ses livres. Après des années de clandestinité littéraire et de nombreux articles et ouvrages, censurés par le régime syrien, cette auteure aleppine de 50 ans a fui la Syrie, en 2004, au moment de la révolte kurde.

« Mon passeport français a été une renaissance


» « Les écrivains ne bénéficient d'aucune considération en Syrie, d'autant plus quand on est une femme, kurde de surcroît. Il est impossible d'organiser des soirées littéraires et beaucoup de livres sont censurés et publiés à l'étranger », déplore-t-elle. Réfugiée politique, elle choisit d'aller à Paris, où elle est accueillie à la Maison des journalistes. Elle remporte le prix Helmann/Hammett, décerné par l'ONG Human Rights Watch, en 2005. En 2014, Maha Hassan obtient la double nationalité franco-syrienne. « Obtenir le passeport français a été une renaissance pour moi. Je me sens plus forte maintenant », explique la Morlaisienne d'adoption avec émotion.

« Les Bretons ressemblent aux Kurdes »


Elle s'est installée à Morlaix, il y a deux ans, avec son compagnon. « Je me sens bien dans cette ville. Les Bretons ressemblent beaucoup aux Kurdes. Ils sont spontanés et honnêtes. Je me sens à l'aise avec les gens d'ici. Certaines rues de Morlaix me rappellent également Alep ». Cette expérience personnelle transparaît dans son roman « Cordon ombilical », qui a été sélectionné pour la finale du Arab Booker Prize. Maha Hassan y raconte l'histoire d'amour entre une femme kurde et un Breton qui n'a que faire de son identité française, alors que c'est un sujet important pour la Kurde et la condition de sa liberté.

« Chaque femme est une conteuse »


La quête de la liberté est le fil directeur du parcours de Maha Hassan. « En Syrie, je ne pouvais pas parler des sujets tabous comme la politique et le sexe. Maintenant, les thèmes principaux de mes romans sont la liberté, l'identité et les femmes ». Refusant le qualificatif de féministe, Maha Hassan accorde pourtant une place importante au talent créateur des femmes dans ses romans : « La plupart de mes personnages principaux sont des femmes. Je considère que chaque femme est une conteuse, qu'elles ont toutes un génie d'écriture particulier. Mon objectif est donc de libérer la parole et l'écriture des femmes, en leur montrant que c'est possible de devenir écrivain ».

Un roman en français en cours d'écriture


La romancière syrienne travaille actuellement sur son dixième livre, qui est le premier qu'elle écrit en français. Depuis deux mois, elle est assistée par les membres de l'association Trocoat, du quartier de Troudousten-Coatserho, qui relisent son manuscrit et corrigent les tournures de phrases, en discutant avec l'auteure pour ne pas « trahir ce qu'elle veut dire ». Selon Maha Hassan, l'écriture est une activité libératrice : « La littérature, c'est la liberté, c'est la connaissance de soi et des autres, c'est un monde très riche. L'écriture m'a sauvée. J'ai tout le temps des histoires dans la tête. Je suis comme un passage pour les personnages, je suis là pour leur donner vie ».
 

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 07:25
L’ancien chef de l’Etat (2010-2014) a remporté 36,64% des voix lors du premier tour des élections présidentielles . Il affrontera le candidat indépendant (mais apparenté au Parti socialiste et soutenu par le Parti Communiste du Chili) Alejandro Guillier (22,68%)
- article et traduction Nicolas Maury
 
 
Alejandro Guillier (22,68%)
Alejandro Guillier (22,68%)
 
Le candidat de droite Sebastian Piñera est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle chilienne, dimanche 19 novembre, avec 36,64% des suffrages. L’homme d’affaires milliardaire de 67 ans a devancé son rival de centre-gauche, le sénateur socialiste Alejandro Guillier (64 ans), qui a réuni 22,68% des votes. 

La participation n'a pas dépassée les 50%, cela malgré une hausse de cette dernière : 46,09% (+4,1%). 

Alejandro Guillier pour succéder à Michelle Bachelet 

Le second tour, le 17 décembre, pour déterminer qui succédera à Michelle Bachelet le 18 mars 2018, s’annonce beaucoup plus incertain que prévu. M. Piñera a recueilli beaucoup moins de voix que le prédisaient les derniers sondages, qui le créditaient de 42 % des suffrages. 

Alejandro Guillier veut poursuivre les réformes entreprises par la présidente socialiste Michelle Bachelet en faveur de la santé, de l’éducation et des retraites notamment. Il espère attirer les électeurs de la journaliste Beatriz Sanchez, dont le bon score inattendu (20,28%) la propulse en troisième position, à la tête du Frente Amplio, coalition allant de la gauche radicale aux centristes libéraux, qui a surgi en janvier dans la foulée des mouvements de protestation des étudiants et des retraités.

Les descendants de Pinochets lourdement battus 

Si le « pinochétisme » reste une réalité au Chili, avec nombre de partisans au sein des catégories sociales supérieures, les candidats issues des formations politiques héritières du dictateur ont été lourdement sanctionnée au profit du candidat de droite libérale. 

Le conservateur José Antonio Kast (UDI) remporte 7,92% des voix. L'autre candidate conservatrice, Carolina Goic (DC) , remporte 5,88% des suffrages. 

D'autres candidats de gauche remportent des scores intéressants : Marco Enríquez-Ominami (5,71%), Eduardo Artés (0,51%) et Alejandro Navarro (0,36%). 

Des élections législatives (parlement et sénat) se déroulaient en parallèle.  "Camila Vallejo et Karol Cariola, députées communistes chiliennes réélues. Le groupe PCC comptera trois députés supplémentaires.
Le Front large (FA) aura 20 députés répartis dans plusieurs des 14 organisations rassemblées sous son sigle." (José Fort)
"Camila Vallejo et Karol Cariola, députées communistes chiliennes réélues. Le groupe PCC comptera trois députés supplémentaires. Le Front large (FA) aura 20 députés répartis dans plusieurs des 14 organisations rassemblées sous son sigle." José Fort

"Camila Vallejo et Karol Cariola, députées communistes chiliennes réélues. Le groupe PCC comptera trois députés supplémentaires. Le Front large (FA) aura 20 députés répartis dans plusieurs des 14 organisations rassemblées sous son sigle." José Fort

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19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 09:26
Migrants/ coopération UE-Libye: "La France a le devoir de réparer l'outrage fait aux migrant-e-s et à la conscience humaine" (PCF)

Migrants / coopération UE-Libye « La France a devoir de réparer l'outrage fait aux migrant-e-s et à la conscience humaine »

 

C'est à un véritable réquisitoire que s'est livré le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l''homme, Zeid Ra'ad Al Hussein à l'encontre de l'UE et des conditions de détention des migrants en Libye. "La communauté internationale ne peut continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye et prétendre que la situation ne peut être réglée qu'en améliorant les conditions de détention. La politique de l'UE consistant à aider les gardes côtes libyens à intercepter et renvoyer les migrants est inhumaine".

Dans ce communiqué publié mardi 14 novembre le Haut commissaire souligne que "la souffrance des migrants est un outrage à la conscience de l'humanité".

Se trouvent donc une fois encore confirmées les exactions menées contre les migrant-e-s depuis des années en Libye et dénoncées par de nombreux témoignages diplomatiques, d’observateurs et d'ONG. Cette réalité largement reconnue n'a pas empêché l'UE et plusieurs Etats en bordure de la Méditerranée, dont la France, d'adopter en juillet un accord avec des autorités libyennes.

 

Les observateurs de l'ONU présents en Libye du 1er au 6 novembre ont constaté une dégradation rapide de la situation. Des milliers – 20 000 recensés – de femmes, d'hommes et d'enfants émaciés et traumatisés par les violences subies, empilés les uns sur les autres, enfermés dans des hangars, subissant les violences des gardiens munis de bâtons électriques… Les femmes sont violées par les trafiquants mais aussi par les gardiens des centres officiels de détention.

 

Cet appel de l'ONU intervient au moment où le groupe de contact des 13 pays européens concernés, dont la France, et africains, dont la Libye, a décidé "d'améliorer les conditions de vie des migrants." Cet engagement pris à plusieurs reprises n'a jamais été respecté.

 

L'Union européenne par sa politique migratoire d'externalisation confie ainsi à la Libye en plein chaos, après l'intervention militaire française, la responsabilité de bloquer à tout prix les migrant-e-s voulant fuir violence et pauvreté pour se retrouver en Libye dans un véritable enfer financé par l'UE et les Etats voisins.

 

C'est une  véritable honte pour tous ces pays et pour l'UE. Il faut mettre rapidement un terme à cette tragédie.

La solution est connue: c'est d'organiser l'ouverture de voies légales et sécurisées permettant aux migrant-e-s de rejoindre l'Europe pour faire valoir leurs droits à la protection et d'espérer se construire une vie meilleure .

 

Ces révélations parviennent au moment ou le gouvernement français annonce une série de nouvelles mesures répressives, sous forme de lois, pour réduire encore plus l'accueil de migrants en France, malgré le faible nombre déjà parvenus, et de multiplier les expulsions…

Le gouvernement doit d'abord s'expliquer sur la situation en Libye étant données les responsabilités qui sont les siennes dans ce drame, et dire quelles mesures il compte prendre pour y mettre un terme.

 

Pour sa part, le Parti communiste français poursuivra son combat, avec ses dirigeants, ses élus, ses militants pour faire respecter les droits des migrants et pour que la France et l'UE remplissent leurs devoirs d'accueil, de solidarité, d'hospitalité et de protection à leur égard.

 

le PCF, 17 novembre 2017 

Migrants/ coopération UE-Libye: "La France a le devoir de réparer l'outrage fait aux migrant-e-s et à la conscience humaine" (PCF)
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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 07:11
Des élus français interdits d’entrée en Israël
LUNDI, 13 NOVEMBRE, 2017
HUMANITE.FR

Une délégation de plus d’une centaine d’élus français doit se rendre, ce week-end, en Palestine avec la volonté de rencontrer Marwan Barghouti et Salah Hamouri. Les autorités israéliennes ont annoncé qu’elles interdiraient à plusieurs d’entre eux, du PCF, de la FI et d’EELV d’entrer sur leur territoire.

Benjamin Netanyahu, l’homme fort d’Israël et Premier ministre, ne veut pas que Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français et sénateur de Paris, Patrick Le Hyaric, député européen et directeur de l’Humanité, ainsi que plusieurs députés de la république française, puissent transiter par Israël pour se rendre en Palestine.

Quelques heures seulement après l’annonce faire par Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, du départ prévu le week-end prochain, d’une délégation composée de plusieurs centaines d’élus - parlementaires, sénateurs, conseillers régionaux, départementaux ou municipaux, principalement du PCF, de la FI ou de EELV - qui ont pour objectif principal la rencontre avec les populations palestiniennes et israéliennes, mais également la volonté de rencontrer Marwan Barghouti, l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri et d’«alerter sur la situation des près de 6000 prisonniers politiques palestiniens», le régime israélien a réagi sans nuance. « Nous n'autoriserons pas l'accès au territoire à ceux qui appellent activement à s'en prendre à Israël, en particulier quand ils demandent à rencontrer et à conforter un fieffé meurtrier comme Barghouthi, incitant ainsi à soutenir le terrorisme », a indiqué le ministre israélien de la Sécurité publique Gilad Erdan dans un communiqué de ses services et du ministère de l’Intérieur. Les autorités israéliennes recommandent donc par avance aux élus français « de ne pas prendre l'avion du tout ». Selon le site du Figaro, « la liste dressée par le gouvernement israélien sous l'ordre des ministres Gilan Erdan et Arye Déry, telle que communiquée au Figaro, comprend le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, la députée (LFI) Clémentine Autain, les députés européens Pascal Durand (Verts/Alliance libre européenne) et Patrick Le Hyaric (PCF), ainsi que les maires (PCF) de Stains Azzedine Taibi, de Limay Éric Roulot et de Gennevilliers Patrice Leclerc ».

Marwan Barghouti, l’un des leaders palestiniens les plus populaires, est emprisonné depuis plus de quinze ans par Israël. Salah Hamouri, est en détention administrative en Israël depuis le 23 août, sans que les éléments du dossiers ne lui soit communiqué. Ce régime de détention permet à Israël de priver de liberté des personnes pendant plusieurs mois renouvelables indéfiniment sans leur en notifier les raisons. Le Quai d'Orsay s'est dit fin octobre « préoccupé » par sa situation, s'étonnant de ne pas avoir connaissance des charges retenues, et a « espéré » sa libération.

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 19:30
Lettre de Salah Hamouri à ses comités de soutien depuis sa prison du Neguev

Depuis la prison du Néguev, Salah Hamouri nous adresse ces quelques mots.


"J’ai ressenti une étrange sensation, lorsque, le 23 août, aux alentours de 4h30, si je me souviens bien, j’étais tiré de mon sommeil par des bruits sourds. Quelqu’un s’acharnait sur la porte de mon appartement et appuyait nerveusement sur la sonnette à répétition. Je me suis dit que je connaissais ce type de vandalisme mais dans les toutes premières secondes, je pensais qu’il s’agissait d’un rêve. Je vis dans un bâtiment de six étages, à Jérusalem-Est. Chaque étage est composé de deux appartements. Les soldats et leur commandant ne savaient exactement dans quel appartement je vivais, alors, ils ont frappé brutalement à chaque porte. J’ai alors eu une pensée pour mes voisins, tous réveillés en plein nuit par les soldats, terrorisant chaque famille, je pouvais entendre des enfants pleurer.
 
Les soldats n’ont pas cessé de frapper sur ma porte jusqu’à ce que je finisse par ouvrir, encore engourdit par le sommeil. Le premier soldat que j’ai vu portait une cagoule. Je ne pouvais voir que ses yeux remplis de haine. Il m’a alors hurlé dessus, me demandant ma carte d’identité. Après vérification, les soldats présents ont appelé du renfort, en criant qu’ils avaient trouvé la personne qu’ils cherchaient.  A la seconde où j’ai compris que la force occupante venait bien pour moi, mon cerveau m’a envoyé un ordre clair : « Une nouvelle bataille commence là pour toi, cet ennemi ne doit pas te vaincre une seule seconde ». Ils m’ont forcé à m’asseoir sur une chaise et trois soldats m’entouraient, leurs armes pointées sur moi. Pendant ce temps-là, leurs collègues ont fouillé tout l’appartement, bouleversant les meubles, les livres, les vêtements… Je les sentais fébriles, ils s’énervaient, ils ne trouvaient rien de ce qu’ils cherchaient dans cet appartement. Le commandant a fini par donner l’ordre de repli. Ils m’ont alors ordonné de m’habiller pour partir avec eux. En marchant vers la porte d’entrée de mon appartement, avant d’en sortir pour une durée qui m’était inconnue, je fixais la photo de mon fils accrochée au mur. Dans son regard, j’ai puisé de la force pour affronter les durs moments qui m’attendaient. Je l’imaginais me dire « Papa, sois fort, on sera vite réunis tous les trois ». Je lui promettais alors de rester fort et de ne jamais donner l’occasion à cette occupation de nous confisquer notre humanité et de détruire notre vie comme elle s’acharne à le faire. Ils me bandèrent ensuite les yeux et me conduisaient dans une voiture blindée. La marche vers ce nouveau destin commençait. Une marche pénible vers un monde que je ne connais que trop bien. Un monde dans lequel nous devons rester forts, humains et garder notre sourire en toute circonstance. Une nouvelle fois, je suis conduit dans ce véhicule blindé vers l’endroit le plus sombre et le plus misérable pour un être humain : une prison de l’occupant.
 
En arrivant dans la prison du Neguev, après deux semaines passées dans le centre d’interrogatoire,  tout me semblait tristement familier. Je suis rentré dans la section 24, j’ai vite reconnu les visages que j’avais quittés il y a quelques années. Je n’ai pas su quoi leur dire, j’étais soudainement impressionné de les retrouver ici. Parmi eux, certains sont derrière les barreaux depuis plus de quinze ans. Ils me questionnaient et je ne savais pas quoi leur répondre. « Qu’est ce qui est arrivé, pourquoi es-tu là ? ». Je n’avais pas les réponses à leurs questions. Pas plus que je n’arrivais à leur parler de l’extérieur, eux, qui sont là depuis tant d’années. Que faisons-nous pour eux, pendant qu’ils paient le prix de leur lutte ? En les retrouvant, je me demandais si j’avais assez agi pour parler d’eux à l’extérieur. On a ensuite énormément discuté. Un détenu m’a dit « Ah tu es de retour, on va parler de nous en France alors ! ». J’ai réalisé alors que malgré ma nouvelle privation de liberté, je n’avais aucun doute sur le fait que la mobilisation allait se mettre en place en France, c’est un véritable espoir pour moi et pour eux.  J’ai pensé à toutes les personnes qui avaient déjà lutté pendant ma première incarcération et depuis, toutes celles et ceux que j’ai rencontrés en France et en Palestine. Aucun doute qu’ils seraient tous à nouveau au rendez-vous pour dénoncer l’injustice qui nous frappe.
 
Et des éléments que je reçois par fragments, je sais que vous êtes même plus nombreux que la dernière fois ! Des personnalités que j’apprécie, des élu-e-s, des citoyen-ne-s en nombre plus nombreux encore vous vous êtes mobilisés pour dénoncer  l’injustice, l’arbitraire et pour exiger ma libération.
 
Je vous en remercie très sincèrement. Je veux vous dire aussi que je serai digne du soutien que vous m’accordez. On ne marchande pas la liberté même si on la paie parfois très chère. Ce n’est pas une question d’entêtement mais de dignité et de principe : pour la liberté je ne lâcherai rien. Le peuple palestinien, comme tous les autres, ne veut pas vivre à genoux. Et quelle force cela nous procure que de savoir que, vous aussi, vous n’avez pas l’intention de lâcher. Cela, l’occupant ne le mesure pas. Moi je le ressens au fond de moi. Et c’est pourquoi même quand il pleut je pense au soleil qui vient…"


Salah Hamouri
Novembre 2017, prison du Néguev, section 24

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 19:36
Forum européen de Marseille: le rendez-vous des gauches européennes organisé par le PCF
Forum européen de Marseille: le rendez-vous des gauches européennes organisé par le PCF

Deuxième dépêche AFP sur le Forum européen de #Marseille 
"Après le forum de Marseille, les gauches européennes se donnent rendez-vous en 2018" Marseille,

FRANCE | AFP | 12/11/2017

Plusieurs partis européens de gauche réunis à Marseille vendredi et
samedi ont conclu à la nécessité de se rassembler de manière
permanente, sur le modèle du Forum de Sao Paulo, et ont décidé de se
retrouver en 2018.
"L'idée est de développer un espace pour le débat, la coopération et
la coordination parmi les diverses forces qui croient en un besoin
urgent de travailler des objectifs communs et de conduire des campagnes
publiques sur des problématiques-clés pour les Européens", selon la
déclaration finale adoptée par le Forum.
"Dans ce sens, nous nous inspirons du Forum de Sao Paulo. Nous nous
engageons dès lors à organiser un deuxième Forum européen des partis
de gauche, écologistes et progressistes, qui se tiendra en 2018".
Les gauches européennes veulent "approfondir le travail réalisé cette
année et atteindre une participation plus large".
Le Forum de Marseille a rassemblé quelque 400 participants - membres de
partis politiques, d'associations ou de syndicats à l'appel du parti de
gauche européen.
Côté français, si des membres du PCF, du Parti de Gauche, d'EELV, du
PS ou du mouvement de Benoît Hamon étaient attendus, le chef de file
de la France Insoumise et député des Bouches-du-Rhône Jean-Luc
Mélenchon n'était pas présent.
Né en 1990, le Forum de Sao Paulo réunit des centaines d'organisations
de gauche, principalement latino-américaines.

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 06:55
A Marseille, la Gauche Unie Européenne se réunit pour un forum des alternatives ces vendredi 10 et samedi 11 septembre: cette manifestation européenne de rencontre des gauches anti-libérales se terminera par un grand concert de soutien aux migrants aujourd'hui

400 participants et 100 partis représentés au forum européen de Marseille, organisé par le PCF, pour tracer des perspectives de convergence en Europe.

A Marseille, un Forum des gauches européennes pour mesurer "l'urgence de se rassembler" 

Marseille accueille vendredi et samedi un Forum européen à l'initiative du Parti de la gauche européenne, l'occasion pour les 400 participants de 30 pays attendus de travailler à "rassembler les forces de gauche dans leur très grande diversité", espère le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.

Côté français, si des membres du PCF, du Parti de Gauche, d'EELV, du PS ou du mouvement de Benoît Hamon sont attendus, aucun membre de La France Insoumise ne devrait prendre part au rassemblement --même si le chef de file du mouvement et député des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon est lui-même présent à Marseille ce week-end.

Évoquant la volonté de "faire face à la fuite en avant libérale" à l’œuvre selon lui en Europe et de "résister à la montée des extrêmes droites", Pierre Laurent a assuré que "tous ceux qui dans la gauche française [partageaient] cet objectif [étaient] les bienvenus, Jean-Luc Mélenchon évidemment le premier".

"Le défi de rassembler les forces de gauche est en réalité un défi qui existe dans l'ensemble de l'Europe. Il y a beaucoup de forces de gauche en Europe mais elles sont aujourd'hui à nos yeux trop dispersées. Face à l'urgence de la menace des droites et des extrêmes droites en Europe, nous avons le devoir de nous rassembler", a poursuivi M. Laurent lors d'un point presse.

"Si le Forum de Marseille peut aider les gauches françaises à reprendre au plus vite le travail de leur convergence et de leur unité, j'en serais le premier heureux", a-t-il ajouté.

"Il faut retrouver le sens du progrès social. L'Europe a été construite soi-disant pour faire une zone de prospérité, de développement social. On sait aujourd'hui que c'est l'inverse: L'Europe connaît de très graves inégalités, des précarités et des chômages massifs, et des politiques de déréglementation sociale, comme les ordonnances Macron en France qui détruisent les droits sociaux", a encore ajouté Pierre Laurent.

"Nous voulons un autre mode de développement pour l'Europe, qui soit un mode de développement social et écologique", a-t-il aussi poursuivi, annonçant également des manifestations organisées en soutien avec les migrants, sur le Vieux-Port de Marseille et dans l'enceinte même du Forum, avec un concert.

Le Forum, qui devrait être le premier d'une série de rassemblements organisés annuellement, sur le modèle du Forum de Sao Paulo en Amérique latine et dans les Caraïbes, rassemblera quelque 400 participants --membres de partis politiques, d'associations ou de syndicats.

#MEF17

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 06:55
Heureux comme Thierry Mariani à Damas...

Thierry Mariani, ancien proche de Chirac et de Sarkozy, auteur des dispositions de loi anti-migrants du temps de Sarkozy (tests ADN pour le regroupement familial, autorisation de statistiques raciales et ethniques qui furent annulées par le Conseil Constitutionnel, interdiction de l'hébergement d'urgence des migrants en situation irrégulière) a rencontré Bachar-el-Assad à 5 reprises entre 2015 et 2017. 

Ce week-end, ce député de cette partie des Républicains qui parle et agit comme l'extrême-droite  franchit un nouveau palier dans l'abjection en vantant sur Twitter la sécurité et la propreté dans Damas, la capitale syrienne, dont les rues sont "finalement bien plus propres que nos rues de Paris en fin de journée", ce salaud intégral continuant sa petite balade contée en vantant le "charme des souks", "le sourire des commerçants", de Damas.

Cela ressemble fort à la propagande du régime de Bachar-el Assad qui présente des touristes ou des bourgeois proches du régime en train de faire du ski nautique face aux côtes de Tartous et de Lattaquié, comme si ce pays n'était pas plongé dans l'enfer d'une guerre qui dure depuis 6 ans et a fait 400 000 morts au moins. 

La manière dont l'extrême-droite et la droite-extrême font du pouvoir fasciste et auteur de nombreux crimes contre l'humanité de Bachar el-Assad une icone de la lutte anti-islamiste et d'un pouvoir fort, "stabilisateur", sans scrupules face aux "terroristes", en dit long sur le danger que représenterait leur accession au pouvoir...  

Que ces gens-là puissent être élus, avec la violence de leur cynisme et leur immoralité, dépasse l'entendement...  

   Lire aussi: 

Syrie: l'enfer, jusqu'à quand?

Macron: "Bachar-al-Assad n'est plus notre ennemi, sa destitution n'est pas un préalable à tout": Macron reprend les principaux arguments des soutiens au régime sanguinaire et cynique d'Assad (Médiapart, Léna Bredoux - 26 juin 2017)

Comment Bachar al-Assad a gazé son peuple: les plans secrets et les preuves (Médiapart- 1er juin, René Backmann)

"La question syrienne" de Yassin Al-Haj Saleh - La révolution des gens ordinaires face au pouvoir fasciste et mafieux du clan Assad

Majd al-Dik: A l'est de Damas au bout du monde. Le témoignage bouleversant d'un révolutionnaire syrien sur les massacres et les exactions commis par le régime de Bachar-al-Assad dans la Ghouta

Samar Yazbek entr'ouvre les "Portes de la terre du néant" en Syrie

 

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 06:51
Humanitaire. Édouard, marin-pêcheur au secours des migrants

Septembre 2016. Édouard Courcelle effectue sa première mission humanitaire. À bord de l’Aquarius, le marin-pêcheur de Pleubian sauve des migrants en détresse en Méditerranée. Cette expérience bouleversante va changer sa vie. Il a décidé d’y retourner.

« En tant que marin, tu espères que si tu tombes à l’eau, quelqu’un te tendra la main ». Édouard Courcelle, 35 ans, est marin-pêcheur à Pleubian, dans les Côtes-d'Armor. Il pêche des coquilles Saint-Jacques et des homards. Mais, le 4 septembre 2016, il embarque, pour six semaines, sur l’Aquarius, bateau affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières. Pour tendre la main aux migrants. Pour leur sauver la vie.

« Comment en est-on arrivé là ? »

« En 2015, j’avais été choqué par les images de ces bateaux de migrants qui s’étaient retournés. Je me demandais ce qu’on pouvait faire ». Alors, avec ses compétences marines, acquises après une formation au lycée maritime de Paimpol (22), le Costarmoricain, originaire de Dijon (Côte-d’Or), veut aider. Au large des côtes libyennes, c’est le choc. « Une expérience bouleversante, qui marque ». Des migrants entassés sur des bateaux de fortune. Des enfants, des femmes enceintes et des bébés à l’agonie. Des corps flottants à la surface de l’eau. Depuis ses débuts au large de la Libye, en mars 2016, l’Aquarius a sauvé pas moins de 23.800 personnes, dont 15.500 depuis le début de cette année, parmi lesquelles 35 % de mineurs. « Comment en est-on arrivé là ? », s’interroge Édouard. « C’est l’enfer sur Terre. C’est fou ! ».

 

« Quand ils nous voient arriver, ils ne savent pas si nous sommes leurs amis ou ennemis », raconte le marin. « Ils sont en stress. Ils n’ont pas mangé, pas bu depuis longtemps. Leurs embarcations prennent souvent l’eau. Une grosse partie de notre challenge, c’est d’éviter la panique. Quand ils cèdent à la panique, leur bateau se retourne et c’est le carnage. Alors, on établit le contact avec un petit bateau pour leur expliquer qu’on est des sauveteurs mais que cela va prendre du temps. On leur donne des gilets de sauvetage. Puis, on commence par évacuer les personnes les plus vulnérables ». Les secouristes et humanitaires prennent en charge les personnes en grande détresse. « Ils viennent d’un peu partout en Afrique et arrivent en Libye avec des réseaux de trafiquants. Ils passent par des camps de rétention, où ils sont exploités, maltraités et violés. Puis, ils sont souvent poussés et contraints de monter à bord de ces embarcations. Ils n’ont pas le choix ».

J’ai l’impression d’être à ma place là-bas, d’être dans le vrai

Un an après cette expérience, les souvenirs sont intacts. « J’ai fait beaucoup de témoignages pour SOS Méditerranée. Cela m’a permis de structurer ma pensée. Mais quand j’arrive au point crucial de mon discours, à chaque fois, j’ai une émotion forte. Je suis au bord des larmes. J’ai la voix qui se ferme. L’émotion est toujours là ». À Pleubian, Édouard a repris son activité de pêcheur mais s’interroge. « J’aurais pu y retourner tout de suite. Mais cette expérience m’a changé d’une manière que je ne maîtrisais pas ». Il préfère prendre le temps de la réflexion. « J’étais révolté. Je voulais bousculer le système. On a tendance à politiser l’approche humanitaire. Mais, ce n’est pas bon, on doit juste être proche des gens. Les sauver, c’est notre devoir. Il faut faire les choses du mieux que l’on peut avec nos moyens ».

Une nouvelle mission de neuf semaines

Pour Édouard, « la réalité n’est pas toute rose mais le repli sur soi est le problème plus que la solution. Ce qu’il faut c’est tisser des liens ». Véritablement transformé, le marin a décidé d’arrêter la pêche à la fin de l’année pour se consacrer à l’humanitaire. « C’est un peu un aller sans retour de mettre les pieds dans ce monde. Tu ouvres les yeux sur une réalité que tu ne voyais qu’à la télé. Et, une fois que cela t’a touché, tu ne peux plus profiter du confort que tu as sans y penser. Tu n’oublies pas ». Le 11 janvier, il embarquera pour une nouvelle mission de neuf semaines de sauvetage en mer à bord de l’Aquarius. « J’ai l’impression d’être à ma place là-bas, d’être dans le vrai. C’est une réflexion profonde. Des vies humaines sont en jeu ».

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 06:11
Communiqué du Parti Communiste de Catalogne suite à l'arrestation ou à la convocation devant la justice des responsables politiques catalans: "Ne jugez pas la démocratie"!

Communiqué du Parti Communiste de Catalogne suite à la convocation des membres du Bureau du Parlement de Catalogne par la Cour Suprême pour des crimes présumés de rébellion, de sédition et de détournement de fonds.

Le Secrétaire général des Communistes de Catalogne, Joan Josep Nuet fait parti des inculpés. 

Un petit extrait pour mes camarades si prompte à condamner un peuple a la soumission : "Les Communistes de Catalogne appellent tous les partis communistes du monde à dénoncer la répression réactionnaire du gouvernement du Parti populaire contre le peuple de Catalogne et la persécution politique des élus. Nous appelons le gouvernement espagnol à libérer les prisonniers politiques, a annuler le processus de suspension de l'autonomie et à engager un dialogue pour trouver une solution démocratique au conflit en Catalogne, dans le respect du droit à l'autodétermination, que depuis des années, veulent la grande majorité des gens."

 

Communiqué complet - traduit par Nicolas Maury: 

Les Communistes de Catalogne dénoncent l'instrumentalisation politique des tribunaux par le gouvernement réactionnaire du Parti Populaire contre les membres du Bureau du Parlement de Catalogne. 

Nous croyons que les infractions qui leur sont imputées ne sont pas fondées et que les accusations sont absolument disproportionnées. 

Nous croyons que ces accusations cachent un conflit politique, ce dernier doit être résolu par le dialogue politique et l'approbation démocratique populaire. 

Nous sommes tous le Bureau 

Les Communistes de Catalogne appellent à la solidarité et à la mobilisation de tous les secteurs démocratiques de la société catalane et espagnole contre cette instrumentalisation politique de la justice. 

Nous appelons à la défense de Carme Forcadell, Lluís Coromines, Anna Simó, Louis fox Ramona Barrufet et Joan Josep Nuet, qui sont les officiers du Parlement de Catalogne injustement accusé d'avoir permis le débat démocratique au sein d'un Parlement souverain. Nous appelons à la solidarité avec les responsables et leurs familles pour faire face à ces temps difficiles pleins d'injustice. Nous appelons à la libération de toutes les personnes emprisonnées pour des raisons politiques en Espagne. 

Nous appelons à l'unité de la classe ouvrière et des classes populaires pour défendre les principes démocratiques, les institutions catalanes, les droits humains, sociaux et nationaux, contre la répression politique et la violence fasciste. Il est temps de construire un front démocratique majoritaire démocratique et républicain avec le peuple de Catalogne et tous les peuples d'Espagne. 

Avec le camarade Nuet 

Les Communistes de la Catalogne expriment leur soutien inconditionnel au camarade Joan Josep Nuet, Secrétaire général de notre parti, qui porte tous nos combats pour la solidarité, le respect, la défense de la dignité, l'intégrité, l'humilité, l'honnêteté, la démocratie et la justice sociale. L'accusation portée contre le camarade Nuet est une accusation contre tous les communistes qui se battent pour une démocratie égalitaire. 

Les Communistes de Catalogne appellent tous les partis communistes du monde à dénoncer la répression réactionnaire du gouvernement du Parti populaire contre le peuple de Catalogne et la persécution politique des élus. Nous appelons le gouvernement espagnol à libérer les prisonniers politiques, a annuler le processus de suspension de l'autonomie et à engager un dialogue pour trouver une solution démocratique au conflit en Catalogne, dans le respect du droit à l' autodétermination, que depuis des années, veulent la grande majorité des gens. 

Pour les libertés, ne jugez pas la démocratie: nous sommes tous le Bureau !

 

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