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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 06:44
C'est le coeur battant de la gauche et pourtant ... 11 députés PCF, quasiment interdits de médias!
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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 06:36
La France doit s’opposer à la relance de la course aux armements nucléaires décidée par Trump (PCF)

La France doit s’opposer à la relance de la course aux armements nucléaires décidée par Trump

A travers la nouvelle politique nucléaire des Etats-Unis (2018 Nuclear Posture Review) dévoilée par la presse américaine le 2 février dernier, l’administration Trump entend relancer la course aux armements nucléaires via la construction de nouvelles armes nucléaires tactiques destinées à être utilisées pour des objectifs limités. Ces bombes dites « mini-bombes » ont une puissance égale ou supérieure aux bombes lancées sur Hiroshima et Nagasaki.

La décision de Trump est irresponsable, provocatrice et fait courir à l'humanité entière le grave danger d’utiliser à nouveau des bombes atomiques.
Irresponsable car elle intervient après l'adoption par les Nations unies en juillet 2017 d'un traité d'interdiction des armes nucléaires. Celui-ci rappelle l’illégalité de ces armes et prévoit leur élimination en application de l'article 6 du traité de non-prolifération.Provocatrice car elle est annoncée le jour même où entre en vigueur le traité (New Start) signé avec la Russie en 2010 sur la réduction des armes stratégiques qui sont encore au nombre de 18 000 dans le monde.

Le PCF attire l'attention sur la gravité de ce projet et appelle toutes les personnes de bonne volonté à s'opposer à cette politique.
Le PCF demande que la France s'engage contre la course aux armements nucléaires relancée par Trump.
Elle s'honorerait à s'investir sur la scène internationale en impulsant une nouvelle politique étrangère et de sécurité au service de la paix et du désarmement.
Pour commencer, la France doit renoncer à la prétendue « modernisation » de son arsenal nucléaire dont le coût minimum est évalué à 6 milliards d'euros par an.
Elle doit également signer et ratifier le traité d'interdiction des armes nucléaires, qui a été adopté par 122 Etats et déjà ratifié par 53 d'entre eux. Ainsi, le PCF entend prendre toute sa place dans la campagne lancée en France et dans le monde pour que le traité soit ratifié par le plus grand nombre d'Etats possible et appelle à signer la pétition nationale https://www.mvtpaix.org/wordpress/petition-pour-un-traite-d’interdiction-des-armes-nucleaires/

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 14:04
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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 12:50

Bravo à André Chassaigne, il faut tout le sérieux et la force de conviction d'un député qui rassemble au delà des rodomontades, des effets de manche, et des plans de com, pour faire voter par cette majorité libérale une mesure de progrès social et de rattrapage qui n'est que justice. 

Fier de se battre aux côtés d'élus communistes comme André Chassaigne qui met en pratique "L'humain d'abord!". 

La proposition de loi pour revaloriser les retraites des agriculteurs présentée par André Chassaigne, député PCF, adoptée en première lecture (Public Sénat)

Une proposition de loi pour revaloriser les retraites agricoles sera examinée au Sénat au mois de mars. Ce texte augmente les pensions des non-salariés agricoles (85% du Smic) à 987 euros par mois.

Par Alexandre Poussart
 
 

Alors que le Salon de l’agriculture ouvre ce samedi, une proposition de loi pour revaloriser les pensions de retraites des non salariés agricoles sera examinée au Sénat, le 7 mars.

Déposé début 2017 par les députés communistes Huguette Bello et André Chassaigne, ce texte propose d’augmenter cette retraite agricole à 85% du Smic agricole net (987 euros par mois) contre 75% actuellement.

Les pensions les plus basses du pays

« Les retraites agricoles sont les plus basses du pays » note Dominique Watrin, sénateur communiste et rapporteur du texte. « Elles s’élèvent à 730 euros en moyenne pour les exploitants, et encore moins pour les conjoints. » Cette revalorisation concernerait 280 000 retraités.

Taxer les transactions financières

Afin de financer cette hausse, cette proposition de loi prévoit d’augmenter la taxe sur les transactions financières des sociétés liées au secteur agricole. Une mesure qui permettrait également de remettre à l’équilibre le régime complémentaire des non-salariés agricoles.

Une retraite complémentaire pour les agriculteurs ultramarins

Un autre volet de cette proposition de loi permet de créer un régime de retraite complémentaire pour les agriculteurs ultramarins, jusque là inexistant. « Le patronat local n’a jamais voulu de ce système. Si les partenaires sociaux ne se mettent pas d’accord, l’Etat passera par la loi », annonce Dominique Watrin.

Un texte appliqué directement

Cette proposition de loi avait été adoptée par l’Assemblée nationale, en février 2017, sous la précédente majorité socialiste. Lors de l’examen en commission, les sénateurs républicains se sont abstenus. En cas d’adoption au Sénat, si le gouvernement ne demande pas de nouvelle lecture, le texte sera appliqué directement, sans décret.

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 07:45
Les entrailles - par Michel Guilloux, éditorial de l'Humanité - 58% des britanniques souhaitent la renationalisation du rail
Éditorial. Les entrailles
PAR MICHEL GUILLOUX
MARDI, 27 FÉVRIER, 2018
L'HUMANITÉ

58 % des personnes interrogées souhaitent la renationalisation du rail. Le prix du billet a été multiplié par 3,5. La régularité ne va pas mieux : 80 % des trains sont en retard, quand ils ne sont pas annulés sans préavis. Quant aux comptes publics, l’État a été sollicité par les compagnies privées pour mettre au pot près de 5 milliards d’euros. Ceci n’est pas de la politique-fiction mais la Grande-Bretagne d’aujourd’hui. Et en France, qu’est-ce qui rend la situation de la SNCF « intenable », pour reprendre le mot du premier ministre ? Le statut des cheminots ou les logiques financières qui corrompent le service public de l’intérieur depuis des années  et que le pouvoir entend amplifier par ordonnances ? En quoi supprimer le statut des cheminots fera-t-il arriver les trains à l’heure ? En quoi ne plus reconnaître la pénibilité d’un service à assurer de nuit et le week-end aidera-t-il à moderniser les transports ? En quoi rendre les cheminots aussi précaires que les autres salariés augmentera-t-il la sécurité ?

Qui n’a pas mis un centime dans l’entretien des infrastructures durant des décennies ? Et qui répare un centre d’aiguillage en panne du fait du recours à la sous-traitance à outrance, en pleine transhumance estivale, et ne rechigne pas à sortir dans la neige et le froid quand il le faut ? Le premier ministre sait pertinemment de quoi il retourne, tout comme le chef de l’État. Ce dernier a cru avisé d’opposer, au Salon de l’agriculture samedi, les cheminots et les paysans qui crèvent de faim. Le locataire de Matignon crie à l’idéologie si jamais on osait mettre en cause le passage en force annoncé hier. Diviser, refuser le temps de la délibération sociale et démocratique, chercher à dégonfler des convergences possibles en évacuant provisoirement la question des « petites lignes »… La forme est du fond qui remonte à la surface parce qu’elle « vient des entrailles de l’idée », comme l’écrivait Hugo. La méthode Macron-Philippe appliquée à la SNCF, après le Code du travail et avant les autres chantiers « sociaux », indique l’ampleur du traitement de choc que ce pouvoir entré « par effraction » à l’Élysée fait subir au pays au profit des forces de l’argent. Le chantier de rassemblement et de résistance à y opposer lui est proportionnel.

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 07:41
Retraités: non à la hausse de la CSG, le 15 mars, exigeons la revalorisation de nos pensions (CGT)

CSG. Le 15 mars exigeons la revalorisation de nos pensions

Emmanuel Macron se vante de faire ce qu’il a promis. Mais il s’était bien gardé de préciser que la hausse de la CSG s’appliquerait à l’ensemble des revenus des retraités. De nombreux retraités sont ainsi touchés alors qu’ils pensaient qu'elle ne leur serait pas appliquée. Il doit réparer cette injustice. Exigeons des députés qui ont voté cette mesure qu'ils votent la revalorisation des pensions.

Une mesure particulièrement injuste

Baisser le revenu de celles et ceux qui ont travaillé leur vie durant pour avoir le droit à une retraite méritée est indigne de la 5ème puissance du monde. Rien ne justifie cette injustice. L’augmentation du pouvoir d’achat des salariés aurait pu facilement être accordée en réduisant la part réservée aux dividendes sur les profits dégagés par les entreprises. Car la France bat le record d’Europe des dividendes versés aux actionnaires.

Une mesure dangereuse

Cela fait 30 ans que les gouvernements successifs multiplient les cadeaux aux grandes sociétés et imposent l’austérité aux salariés. Les pensions ont été « revalorisées » de 0,1 et 0,8 % en 5 ans. Le résultat ? La dette, le déficit commercial, la précarité et le chômage progressent ! Emmanuel Macron poursuit la même politique. Réduire le pouvoir d’achat des retraités, non seulement va plonger des millions d’entre eux dans la misère mais va aggraver les difficultés du pays. En effet selon le CREDOC, les seniors assurent en France 53 % des dépenses de consommation, 57 % de santé, 64 % des assurances, 51 % des biens et services, 50 % en équipement du foyer…

Le mépris ça suffit

Pour faire passer la hausse de la CSG le gouvernement invoque la solidarité intergénérationnelle et accuse les retraités qui s’y opposent de faire preuve d’égoïsme. Comme si les retraités n’aident pas leurs enfants et petits enfants, ne participent pas bénévolement pas à des activités pour pallier les carences de l’Etat et ne contribuent pas ainsi à la cohésion de notre société !

Réparez l’injustice en revalorisant nos pensions !

Le 15 mars, pas moins de 9 organisations de retraités, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, Ensemble &Solidaires-UNRPA, LSR, appellent les retraités à manifester leur refus de la hausse de la CSG. Les députés de la majorité présidentielle l’ont voté, ils doivent s’en expliquer. Ils peuvent réparer cette injustice en votant la revalorisation de nos pensions. Le 15 mars nous leur demanderons de s’engager à le faire.

Soyons nombreux à nous rassembler dans le maximum de villes pour faire valoir nos droits au respect, notre droit à des revenus dignes de notre contribution passée et présente à la richesse de la France.

UCR CGT

Ce texte est disponible en PDF et Word


Télécharger le document : tract_15mars_csg.pdf
Autre document : tract_15mars_csg.doc

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 07:38
Après une première projection lors du dernier festival d'Angoulême, « Un Homme est mort » reviendra à Brest, le 15 mars.

Après une première projection lors du dernier festival d'Angoulême, « Un Homme est mort » reviendra à Brest, le 15 mars.

L'adaptation en film d'animation d'« Un homme est mort », la BD à succès de Kris et Davodeau, vient de voir le jour. Un moyen-métrage de 65 minutes qui sera projeté pour la première fois à Brest, le 15 mars, aux Capucins, avant une diffusion sur Arte prévue au printemps. 

Évoquée à maintes reprises depuis sa parution, en 2006, aux éditions Futuropolis, l'adaptation d'« Un homme est mort » (album écoulé à près de 70.000 exemplaires) est aujourd'hui réalité. Coproduit par Arte et les Armateurs (société de production à qui l'on doit notamment « Kirikou », « Les Triplettes de Belleville » ou encore « Ernest et Célestine »), ce film de 65 minutes sera projeté en ouverture de la Fête du court-métrage, manifestation gratuite organisée dans trente villes de France, dont Brest, du 15 au 18 mars prochains. Une projection qui, comme une évidence, se fera aux Ateliers des Capucins. « Un petit rêve », assure Kris, qui a activement participé à l'adaptation de « sa » bande dessinée, avant de laisser le soin à Guillaume Mautalent et Sébastien Oursel, autres scénaristes, d'en peaufiner la version finale. Un passage de témoin qui explique sûrement pourquoi le résultat est « beaucoup plus noir » que l'album dont il s'inspire (et lui-même tiré du film de René Vautier, sur les manifestations et les grèves de Brest de mars-avril 1950).

 

 

Une reconstitution de Brest en 3D


Autre différence notable, « le rôle qu'avaient joué les femmes durant les manifestations que l'on avait laissé plus ou moins volontairement sous silence dans l'album parce que Vautier en parlait peu dans son film, y est plus prédominant. Et on en profite aussi pour raconter beaucoup plus en détail le quotidien d'une ville en reconstruction », poursuit le scénariste, « très heureux que la boucle soit aujourd'hui bouclée ». Car, malgré un budget limité (deux millions d'euros contre huit, par exemple, pour Persepolis), l'adaptation donne à voir « une reconstitution de Brest en 3D qui fonctionne super bien ». De même, « l'une des vraies réussites du film est l'atmosphère très brestoise qui s'en dégage, sublimée par une musique et un son fabuleux ». Proposée par l'association Côte Ouest, organisatrice de la Fête du court-métrage, cette projection ne sera pas non plus sans rappeler le ciné-concert qui avait marqué les esprits, en 2008, lors du festival européen du film court, autre événement signé Côte Ouest. « Le plus grand moment de notre carrière à Étienne (Davodeau) et moi », assure Kris, qui n'en doute pas : les 700 places assises déployées le 15 mars aux Capucins trouveront très vite preneur...
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/un-homme-est-mort-voila-le-film-d-animation-27-02-2018-11867502.php#fzVik6SCquaTwHEU.99

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 07:25
Poste à Quimper: le bureau Saint-Mathieu va fermer: réaction du PCF Quimper

Poste : le bureau Saint-Mathieu va fermer

/ Ouest-France / 24 février 2018

 

Le bureau de poste Saint-Mathieu fermera d'ici la fin du mois de juin. Il sera remplacé par un commerce servant de Poste relais.

La Poste a annoncé, vendredi, la fermeture du bureau de poste Saint-Mathieu. Ce petit bureau de poste est implanté place Saint-Mathieu, dans le centre-ville. La date de la fermeture n'est pas encore connue. La Poste indique que ce sera effectif « avant la fin du premier semestre ». La fermeture du bureau, constatée vendredi, n'est donc pas définitive. Et pour cause, le bureau ne devrait fermer qu'une fois la solution de remplacement validée. Le bureau sera remplacé par un « Poste relais ». Il s'agit d'un « point de services installé chez un commerçant des environs ». La Poste ne communiquera sur ce commerce que lorsque la convention sera signée.

Moins de clients au guichet

Cette évolution « sera réalisée sans aucun impact sur l'emploi. Les agents concernés feront l'objet d'un accompagnement spécifique et seront redéployés au sein des bureaux environnants », assure La Poste.

Avec ce changement, Quimper comptera cinq bureaux de poste et un « Poste relais ». Les « six points de contact postaux », pour reprendre la terminologie postière, seront donc les bureaux de poste de Quimper recette principale, Penhars, Kermoysan, Kerfeunteun et Ergué-Armel. Avec le futur « Poste relais ».

La Poste justifie son choix. « Les Français qui utilisent les services de la Poste sont de plus en plus nombreux à préférer consommer depuis leur domicile et ne viennent en bureau que pour des opérations simples ou à la recherche de conseils qualifiés. Entre 2012 et 2017, le nombre de clients se présentant quotidiennement au guichet des 6 bureaux de poste quimpérois a baissé de 27 %.

*********************

Communiqué du PCF Quimper: 

Le massacre du service public postal de proximité continue dans la région quimpéroise.
Après la disparition des bureaux de poste de Pluguffan et Ergué-Gabéric, c'est maintenant l'annonce de la fermeture du bureau de poste Saint-Mathieu, au centre-ville de Quimper, qui s'était substitué à celui du Chapeau-Rouge. Il sera remplacé par un point-relais dans un commerce.
Selon la direction de La Poste, les Français ne viendraient plus dans les bureaux de poste que "pour des opérations simples ou à la recherche de conseils qualifiés". Parce que c'est sans doute dans un commerce qu'ils trouveront ces conseils qualifiés?
Alors que La Poste a été l'un des premiers bénéficiaires du CICE (plus d'un milliard d'euros en 5 ans), cet argent public a accompagné une politique de suppression d'emplois et de réduction du service aux usagers, et de financiarisation de ses activités!

Grand silence du maire de Quimper sur cette nouvelle dévitalisation du centre ville, qui vient s'ajouter aux fermetures des écoles Jules Ferry et Pommiers, à celle du Quartier, à l'annonce de la transformation des Halles en centre commercial, à la vente au privé du patrimoine immobilier de la ville.

La majorité municipale est en train de tuer le centre-ville de Quimper où seul se développe l'immobilier de luxe.

Ne laissons pas faire !

Poste à Quimper: le bureau Saint-Mathieu va fermer: réaction du PCF Quimper
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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 07:14
Ouest-France, 27 février 2018

Ouest-France, 27 février 2018

Soutien à la grève des facteurs de Rennes !

Communiqué de presse du PCF 35 :

La fédération d’Ille-et-Vilaine du PCF soutient la lutte des facteurs de Rennes.

Depuis le 9 janvier, ils sont majoritairement en grève soutenus par les syndicats CGT et SUD. Ils refusent la réorganisation décidée par la direction de La Poste : suppressions d emplois, modification importante des horaires de travail, dégradation des conditions de vie et de travail pour les salariés et dégradation du service rendu à la population.

La lutte des facteurs est aussi notre lutte, c est la lutte de tous les citoyens pour défendre un service public de proximité et de qualité. La direction de La Poste doit accepter d ouvrir des négociations sur les revendications décidées démocratiquement par les facteurs.

Les communistes d Ille-et-Vilaine appellent la population à soutenir les facteurs en participant aux initiatives proposées (à commencer par le rassemblement du mardi 27 janvier à 15h place de la République à Rennes) et en versant à la caisse de solidarité financière. Pour sa part, la fédération d’Ille-et-Vilaine du PCF a décidé de verser 1000 euros en solidarité avec les facteurs de Rennes en grève.

Le PCF Ille-et-Vilaine soutient la grève des facteurs de Rennes
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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 07:08
Salah Hamouri, graphisme collage, par mustapha Boutadjine. I-Labo

Salah Hamouri, graphisme collage, par mustapha Boutadjine. I-Labo

Israël-palestine. Netanyahou humilie la France
PIERRE BARBANCEY
MARDI, 27 FÉVRIER, 2018
L'HUMANITE
 

Emprisonné depuis six mois sans preuve avancée, le Franco-Palestinien Salah Hamouri voit sa détention renouvelée pour quatre mois. Silence du président français.

La nouvelle est tombée hier matin. Dure, raide, inhumaine : Salah Hamouri, placé en détention administrative pour six mois et qui devait sortir demain, le 28 février, s’est vu signifier par le ministre d’extrême droite israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, qu’il resterait quatre mois de plus en prison. Pourquoi ? Nul ne le sait. Pas même les avocats de Salah Hamouri, puisque « détention administrative » signifie dossier secret et l’impossibilité pour les défenseurs, et donc pour le prisonnier, de savoir ce qui lui est reproché. L’arbitraire le plus total. Au mois d’août, Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, écope de six mois. Cette fois-ci, c’est quatre mois, toujours renouvelables. La volonté d’humilier est patente. Humiliation de notre compatriote, mais aussi humiliation de la France puisque, selon l’Élysée, le président de la République, Emmanuel Macron, était intervenu personnellement auprès du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, lorsqu’il l’a accueilli à Paris, le 10 décembre dernier.

l’arbitraire de l’État israélien et les responsabilités de la France

La France peut-elle permettre qu’un autre État, Israël en l’occurrence, puisse bafouer les droits élémentaires d’un Français ? La réaction d’Emmanuel Macron a d’ailleurs été bien tardive. Le ministre des Affaires étrangères, interpellé la semaine dernière par les députés du PCF et ceux de FI sur le cas de Salah Hamouri, s’en est tiré par une pirouette, sans même prononcer le mot de « libération ». Or, il s’agit bien de cela : Salah Hamouri doit être libéré immédiatement et sans condition. Une tout autre attitude reviendrait à accepter, dans les faits, ce qui est officiellement refusé en paroles : l’utilisation de la détention administrative, dont se sont servis les Britanniques en Irlande du Nord et les racistes du régime d’apartheid en Afrique du Sud, comme moyen de briser toute résistance.

Comment s’étonner d’une telle attitude du gouvernement israélien lorsque siège en son sein un Avigdor Lieberman, ancien videur de boîte de nuit, auteur de déclarations des plus haineuses et des plus racistes, dont voici un florilège : « Les Arabes israéliens qui sont contre nous méritent de se faire décapiter à la hache » ; « Je propose de transporter les prisonniers palestiniens en autocars jusqu’à la mer Morte pour les noyer » ; « L’Europe suit une politique hostile aux juifs, comme à la fin des années 1930 »…

Aussitôt connue la nouvelle, le Comité pour la libération de Salah Hamouri a dénoncé « l’arbitraire de l’État israélien (auquel) s’ajoutent les responsabilités de la France qui, au-delà de ses affirmations, n’a pas mis en œuvre des moyens conséquents dont elle dispose pour faire libérer un Français ». Le comité appelle « à manifester vers la présidence française notre mécontentement légitime et notre volonté d’action à la hauteur de l’enjeu : il en va du destin d’un homme, du droit, mais aussi de celui de notre pays. ».

Des parlementaires de tous les groupes ont appelé à sa libération

Pour Patrick Le Hyaric, député européen et directeur de l’Humanité, ce qui se passe est « insupportable ! C’est inadmissible ! C’est la France qu’on moque, qu’on humilie ainsi. Qu’un État étranger se permette de maintenir l’un de nos compatriotes, sans le moindre procès et sans même dire ce qu’on lui reproche, est plus proche de la prise d’otage que de la justice ». Il appelle à « porter le combat auprès des institutions européennes ». Pour Clémentine Autain, députée, « cette décision arbitraire et injuste est un véritable pied de nez des autorités israéliennes adressé à notre pays ». Des parlementaires de tous les groupes, y compris la République en marche (LRM), ont également appelé à la libération de Salah Hamouri. Le président de l’Association France-Palestine solidarité (AFPS), Bertrand Heilbronn, dit attendre « une réaction du gouvernement français et du président de la République à la hauteur de l’insulte qui est faite à notre pays par ce déni absolu du droit ».

Sollicités par e-mail par l’Humanité, ni la présidence française ni le ministère des Affaires étrangères n’avaient, hier en fin d’après-midi, réagi au renouvellement de la détention administrative de Salah Hamouri. Quant aux médias, à quelques exceptions près, c’est le silence.

 
Grand reporter
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