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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 05:32
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat

Accord entre la majorité du Sénat et le gouvernement pour la casse du service public ferroviaire

Dans un communiqué publié le 29 mars, Eliane Assassi (groupe CRCE Sénat) dénonce la proposition de loi Maurey qui" témoigne de la course contre la montre, engagée par la majorité sénatoriale, pour être la première chambre à entériner l’ouverture à la concurrence et les changements de statut au sein de l’entreprise publique SNCF, engageant sa vente à la découpe."

Après la téléphonie, l’énergie, le fret ferroviaire, ce sont maintenant les transports voyageurs ferroviaires qui sont visés par la libéralisation pour permettre aux entreprises privées de faire des profits, comme ce fut le cas avec la privatisation des autoroutes, explique la sénatrice de Seine-Saint-Denis. Aux yeux des sénateurs du groupe communiste, le fer reste un outil puissant de désenclavement des territoires, de lien entre les territoires et les hommes. Le train relève de l’intérêt général et nécessite un système d’exploitation unifié sur un réseau unique pour garantir une offre cohérente et performante, une péréquation à l’échelle nationale.

Les sénateurs du groupe CRCE ont donc voté contre cette proposition de loi.

Ils ont annoncé qu’ils seront si le gouvernement poursuit dans la voie des ordonnances, les plus farouches opposants à ces projets funestes pour le service public ferroviaire, les principaux opposants à cette balkanisation de l’entreprise historique, à la concurrence mortifère et des opposants au changement de statut de l’entreprise historique, prélude comme à chaque fois, de la privatisation et de sa soumission aux impératifs des marchés financiers contre l’intérêt des peuples.

Des opposants enfin, à la suppression du statut des cheminots, qui ouvre le piège du tous contre tous. Ils affirment que l’harmonisation sociale doit se faire par le haut. Alors que la politique mise en œuvre par le Président Macron est une politique de classe au service des plus riches, ils n’acceptent pas la mise en cause des agents du service public et l’idée que ce seraient eux les privilégiés.

- Lire également la question préalable déposée par E. Assassi : Vers une balkanisation du service public ferroviaire

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 05:26
MURIEL PÉNICAUD… CETTE MINISTRE QUI SUPPRIME VOS DROITS ET LICENCIE DES SYNDICALISTES ! (CGT Info Com)

MURIEL PÉNICAUD… CETTE MINISTRE QUI SUPPRIME VOS DROITS ET LICENCIE DES SYNDICALISTES !

Muriel Pénicaud est son nom et elle est :
- assise sur une fortune voisine de 7,7 millions d'euros
- la grande gagnante de la "réforme" de l'ISF voulue par le gouvernement auquel elle participe (+62.000 €/an).
- épinglée pour 671 infractions au Code du travail du temps où elle dirigeait l'organisme public Business France,
- artisane des ordonnances Macron qui permet notamment à un patron, par accord d'entreprise, de supprimer vos droits acquis,
- licencieuse de syndicalistes comme récemment Gaël Quirante (Non au licenciement de Gaël Quirante/ Stop la répression) contre l'avis de sa propre administration qu'est l'inspection du travail…
- qui ose dire "le burn-out n'est pas "une maladie professionnelle"…

Si cette liste n'est pas exhaustive, il faut surtout l'arrêter d'œuvrer pour le Medef qui agit contre nos intérêts ! Décidément, le "nouveau monde" de Macron et son équipe, leur nouvelle façon de faire de la politique, ressemblent à s'y méprendre au pire temps du patronat de droit divin.

Actions, manifestations, grèves… l'heure est à la mobilisation si nous ne voulons pas laisser Madame Licenciator et ses amis du gouvernement nous voler tous nos conquis sociaux.

::: Le 3 avril, nous sommes tous concernés
https://www.infocomcgt.fr/3-avril-nous-sommes-tous-concern…/

::: Télécharger l'affiche
https://www.infocomcgt.fr/…/2018_04_02_InfoComCGT_Affiche_L…

::: Partager sur Twitter
https://twitter.com/InfoComCGT/status/980823613107593222

::: Partager sur Facebook
https://www.facebook.com/infocomcgt/posts/1074615232689442

#OnNenVeutPas
Info'Com-CGT

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 05:22
Le 1er jour de grève nationale des Cheminots a été d'une ampleur inégalée: syndicats et exécutifs installent le rapport de forces (Médiapart, 4 avril)
Syndicats et exécutif installent le rapport de forces
 PAR  ET 

Les cheminots ont inauguré en fanfare leur grève en pointillé, en bloquant la majorité du réseau ferroviaire mardi. Des manifestations, soutenues par la présence des étudiants et d’agents de la fonction publique, ont eu lieu dans toute la France. Le gouvernement plaide la cause des usagers, alors que les syndicats tentent de tenir leur ligne unitaire.

 

Premier jour de grève réussi pour les cheminots : la mobilisation contre la réforme de la SNCF a non seulement mis la majorité des trains à l'arrêt, mais aussi littéralement saturé l'espace médiatique. Télés, radios, journaux de tous bords ont squatté les gares désertées par les passagers dès lundi soir dans plusieurs villes de France, les trains de banlieue bondés de la région parisienne, les passagers poussés sur la voie à la gare de Lyon, les assemblées générales de cheminots pleines à craquer…

Le mouvement est bien d'une ampleur rarement atteinte : selon la direction de la SNCF, le taux de grévistes était de 33,9 % mardi en milieu de matinée sur l’ensemble des« cheminots devant travailler ». Mais parmi les « agents indispensables à la circulation des trains », ce taux grimpait à 48 % mardi matin, contre 36 % le 22 mars, journée de défense des services publics.

Environ 77 % des conducteurs étaient grévistes, 69 % des contrôleurs, 39 % des aiguilleurs, 40 % des agents d'escale et du matériel, et 15 % chez le personnel administratif, toujours selon la direction. Le mouvement a également été suivi parmi les agents de maîtrise (40 %) et les cadres (17 %), malgré la prime de 150 euros en cas de remplacement d'un agent gréviste promise par la direction.

Résultat ? Un TGV sur huit en moyenne a pu rouler mardi, l’axe ferroviaire Sud-Est étant le plus touché avec un train sur dix seulement. Même régime pour les Intercités, avec sept lignes sur lesquelles aucun train n'a pu rouler. Dans les régions, un TER et un Transilien (en Île-de-France) sur cinq ont été assurés alors que la circulation des RER a également été perturbée. Il y a fort à parier que les cheminots ne vont pas s'arrêter en si bon chemin.

La journée de mardi marquait le coup d'envoi d'une grève intermittente, prévue pour durer trois mois, à coup de deux jours de grève consécutifs, suivis de trois jours de reprise de l'activité. Pour cette semaine, la grève reprendra donc, sauf coup de théâtre, samedi soir.

Un peu partout en France, des manifestations ont également émaillé la journée. À Paris, plusieurs centaines de cheminots grévistes ont marché de la gare de l'Est à la gare Saint-Lazare, rejoints par des agents de la fonction publique, des étudiants et le personnel hospitalier. Tout comme à Bordeaux, où les cheminots ont défilé au milieu d'une haie d'honneur, formée par les postiers locaux, en grève depuis plus de trois semaines. À Lyon, à l'issue d'une assemblée générale suivie par plus de 200 agents en gare de Perrache, le personnel hospitalier a gonflé la manifestation qui s'est acheminée vers l'hôtel de région.

L'attelage cheminots-étudiants-personnels de santé, parti de la gare de Lille, a quant à lui fait un détour inattendu par le centre commercial bordant la gare, pour soutenir les salariés de Carrefour, dont la grève samedi 1er avril a été bien suivie (300 magasins touchés en France). Au cours de l'AG de l'université de Nantes, où plus de 1 300 étudiants se sont décidés pour la poursuite du blocage, les cheminots ont été reçus en héros. À Toulouse, ville étudiante très mobilisée contre la mise sous tutelle de l'université, et Montpellier, électrisée après des incidents très violents à la faculté de droit, les étudiants ont pris fait et cause pour les grévistes de la SNCF.

La cagnotte de soutien aux grévistes, montée sur internet à la suite d'un appel lancé sur Mediapart par de nombreux intellectuels de gauche, avait pour sa part dépassé, à 19 heures mardi, les 120 000 euros et les 3 300 participants.

Ce mardi matin sur France Inter, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez avait donné le ton, appelant de ses vœux « un gouvernement qui écoute, et n'essaie pas d'opposer les cheminots aux usagers ». « Vous pensez que les cheminots font grève par plaisir ? On est obligé d'en arriver là, à cause du gouvernement », a-t-il affirmé. Une réponse à son homologue de la CFDT, Laurent Berger, qui avait pris les devants dans une interview au Figaro le matin même. « Le climat social est dégradé, oui. Mais je ne me laisserai pas enfermer à commenter la situation sociale sous le prisme de la convergence des luttes de la CGT », a prévenu le dirigeant de la CFDT, pour qui « il ne suffit pas de dire “allons manifester parce qu'on n'est pas content” ».

Sa position semble en léger décalage avec celle qu'a tenue jusque-là la fédération des cheminots de son syndicat. La CFDT ferroviaire affiche une fermeté de ton certaine, à l'unisson des autres fédérations sur la tactique de la grève « en pointillé », et défendant en premier lieu l'unité syndicale. Ce qui n'empêche pas Laurent Berger de déclarer :« Plus on discutera vite avec l'exécutif, plus on a de chances d'éviter un conflit dur que je ne souhaite pas. »

Discuter justement, le gouvernement et sa majorité ne demandent officiellement que cela, rappelant à longueur d'interviews que les concertations sont encore en cours, alors que la loi est déjà examinée à l'Assemblée, en commission des affaires économiques, depuis ce mardi. Rien que cette semaine, une grosse dizaine de réunions sont programmées au ministère des transports et à la SNCF avec les syndicats. Mais ces« concertations » ne sont bien sûr pas pensées pour remettre en cause l'essentiel de la réforme. Et l'exécutif avance donc sur cette ligne de crête : montrer qu'il est à l'écoute, mais aussi qu'il est ferme et tiendra bon face aux grévistes.

Illustration de cette délicate posture, la ministre des transports Élisabeth Borne a fait valoir mardi sur BFMTV que « le gouvernement tiendra bon, dans l'écoute, dans la concertation, dans le dialogue ». « J'ai annoncé deux mois de concertation. On est à mi-chemin », a plaidé la ministre, surjouant la carte du pragmatisme : « Je fais des avancées, les syndicats, eux, n'ont pas changé leur position. »  

« J'entends autant les grévistes qui parfois le disent avec vigueur, que ceux qui n'acceptent pas cette grève, plus exactement que ceux qui veulent aller travailler, veulent continuer à bénéficier de leur liberté constitutionnelle d'aller et venir », a de son côté déclaré ce mardi après-midi le premier ministre Édouard Philippe pendant la séance de questions au gouvernement, à l'Assemblée. Une manière sans doute d’infléchir la ligne qui avait d’abord été empruntée par le gouvernement, consistant à cibler le statut des cheminots, et d’en faire le symbole, voire la cause, des dysfonctionnements de la SNCF.

La nouvelle stratégie gouvernementale consiste plutôt à prendre le parti des usagers, handicapés par le mouvement de grève. Illustration dans les propos de Richard Ferrand,mardi sur le plateau de LCP : « Moi, je les aime les cheminots, je vois comment ils se dévouent, je vois comment ils bossent », a déclaré dans un premier temps le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, avant de fustiger une minorité d'« agitateurs » qui prendraient le débat « en otage pour faire de l’anti-Macron primaire ».

La dette de la SNCF, élément clé de la négociation à venir

La vérité est que l'exécutif, même si certains de ses membres s'en défendent, ne peut que surveiller d'un œil inquiet la possible conjonction des mécontentements et des mouvements sociaux. Chez Air France, un quart des avions ne sont pas partis ce mardi, lors du quatrième mouvement de grève en un peu plus d'un mois dans la compagnie. Tous les personnels réclament une augmentation générale des salaires de 6 %, et trois autres jours de grève sont d'ores et déjà prévus, les 7, 10 et 11 avril. 

La tension est également forte dans les universités, où pour l'heure une douzaine d'établissements sont bloqués, pour protester contre la réforme de l'accès à l'université(lire notre article sur la mobilisation étudiante). L'université parisienne de Tolbiac est par exemple bloquée jusqu'au 9 avril, après une AG très suivie ce mardi, de même que le site de Clignancourt de l'Université Paris-IV, ainsi que Paris-VIII. Au milieu de ce bouillonnement, un mouvement de grève pour défendre les agents « précaires », non-titulaires de l’Éducation nationale, a été lancé pour jeudi 5 avril par le Snes, la CGT et SUD.

La CGT a également mobilisé d'autres secteurs susceptibles de causer du désordre. Les fédérations des transports et des services publics ont lancé un appel commun à la grève dans l'ensemble de la filière déchets, « du balayeur à la collecte, au centre de tri, à l'incinérateur ». Elles réclament la création d'un « service public national » des déchets avec un « statut unique public » pour les salariés de la filière.

En Île-de-France, environ un tiers des collectes n’a pas été assuré ce mardi, et les trois centres d’incinération étaient à l'arrêt. La fédération CGT de l'énergie, première organisation syndicale du secteur, a également appelé à la grève jusqu'au 28 juin, calquant son calendrier sur celui des cheminots. Elle demande notamment« l'organisation d'un nouveau service public de l'électricité et du gaz qui réponde à l'intérêt général ».

 

Chacun le pressent, le conflit qui s’ouvre se gagnera, au moins en partie, du côté de l’opinion. Les grévistes sauront-ils convaincre sur la longueur de la pertinence de leur mobilisation ? Le gouvernement jouera-t-il habilement de l’exaspération attendue des usagers privés de transports ? Mais nul doute que chaque partie a aussi envisagé quelle serait la porte de sortie qu’elle jugerait honorable, voire victorieuse.

Le gouvernement a fait de la réforme de la SNCF un symbole, il entend bien montrer que ce n’est pas la rue qui gouverne. Face à lui, les syndicats les plus revendicatifs, CGT et SUD, affirment qu’ils attendent l’abandon de toute ouverture à la concurrence pour le transport des passagers pour cesser le mouvement. Une voie entre ces deux positions monolithiques, aussi étroite soit-elle, est-elle envisageable ?

Même s’il ne s’agit que d’un symbole, Élisabeth Borne a acté l’abandon du recours aux ordonnances sur le volet de l’ouverture à la concurrence. Elle a aussi proposé la création d'un « sac à dos social », qui garantirait un paquet de droits pour tous les cheminots qui seraient transférés dans une entreprise concurrente, si cette dernière remportait des marchés lorsque l’ouverture à la concurrence sera possible. Le 28 mars, la ministre s’est encore engagée « solennellement » à ce que la SNCF reste une entreprise publique.

Une promesse mal reçue par Philippe Martinez. « On a connu d'autres ministres et d'autres PDG, en d'autres temps, qui juraient la main sur le cœur qu'il n'y aurait pas de privatisation, a-t-il rappelé sur France Inter. Ils restent quatre ans, et ceux qui viennent derrière ne sont pas engagés par la parole du prédécesseur… » Enfin, le gouvernement a laissé entendre à tous les syndicats qu’il était ouvert à la discussion sur la date à laquelle les nouveaux venus à la SNCF ne bénéficieront plus du statut de cheminot.

Jusqu’à présent, ces positions n’ont pas suffi à désarmer les représentants des salariés, y compris la CFDT et l’Unsa, d’ordinaire assez conciliants. L’ensemble de l’intersyndicale demande que les enjeux réels des problèmes de la SNCF soient traités : modernisation du réseau, relance du transport de marchandises, aménagement du territoire avec le maintien des « petites lignes », sous-traitance, ouverture à la concurrence… Ils refusent aussi catégoriquement que le statut d’entreprise publique disparaisse.

Si le conflit dure ou qu’il se révèle très tendu, un dernier point pourrait éventuellement permettre aux syndicats et au gouvernement de reprendre un vrai dialogue : celui de la dette de l’entreprise. Emmanuel Macron avait déclaré dans un premier temps que l’État serait prêt à reprendre une partie des 50 milliards d’euros de dette, contre des transformations radicales de l’entreprise. Aujourd’hui, le gouvernement ne dit plus un mot sur le sujet. Pour mieux le poser sur la table des négociations une fois les premiers rounds achevés ?

La situation échappera peut-être de toute façon aux états-majors qui montrent les muscles aujourd’hui. Sur le terrain, rien ne dit que les cheminots suivront jusqu’au bout la stratégie de grève intermittente imaginée par leurs syndicats. SUD-Rail, troisième syndicat à la SNCF, a d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible tous les jours. Et dans les gares, lors des assemblées générales ayant lieu tous les jours de mobilisation, cette proposition de grève reconductible et illimitée pourrait rallier les suffrages. Et faire alors s’effondrer les subtiles stratégies élaborées en amont du mouvement.

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 05:14
Laurent Brun (CGT Cheminots)

Laurent Brun (CGT Cheminots)

Laurent Brun, secrétaire général CGT cheminots, « Nous devons nous battre ensemble, cheminots et usagers »
MARDI, 3 AVRIL, 2018
L'HUMANITÉ
Manifestation nationale et intersyndicale en soutien au mouvement contre la réforme du statut des cheminots. 
 

« Les usagers ne doivent pas écouter l’enfumage de la direction et du gouvernement. Leur service public est bel et bien menacé et c’est cela qui motive un très grand nombre de salariés à agir par la grève. La concurrence annoncée va mettre fin à la solidarité entre les lignes. L’entreprise publique, découpée de l’intérieur, perd en efficacité et si l’État ne met pas les moyens sur l’infrastructure, le service va là aussi se dégrader. Nous devons nous battre ensemble, cheminots et usagers. Élisabeth Borne a répété, vendredi, que la négociation avait porté ses fruits. Or, le jour même, l’ensemble des organisations syndicales lisaient une déclaration unitaire expliquant qu’elles ne se retrouvaient pas dans cette concertation. Une négociation, quand on est seul, n’en est pas une. Cette réforme qui repose sur l’ouverture à la concurrence, la casse sociale avec la disparition du statut et la transformation de l’entreprise publique en une société par actions doit être retirée. Nous réclamons l’ouverture de vraies négociations pour une véritable réforme du système ferroviaire qui prenne en compte la question des financements et celle des besoins des usagers. On ne veut absolument pas rester dans le statu quo. Aujourd’hui, les efforts des cheminots sont dilués dans la désorganisation générale. Les salariés en grève garderont le contact avec les usagers tout au long de la mobilisation, les jours de grève, mais aussi les jours de non-grève. En parallèle, ce mode d’action contraint aussi la direction à négocier sur les points précis des motifs de préavis.

Aujourd’hui, si l’unité syndicale est un élément fort, ce que les cheminots grévistes veulent faire l’est encore davantage. S’ils veulent aller chercher une autre réforme du rail, ils sont aujourd’hui suffisamment mobilisés pour maintenir un mouvement qui s’annonce d’ores et déjà très suivi. On estime à 50 % le taux de grévistes, tous collèges confondus, 83 % pour les ASCT (contrôleurs – NDLR) et plus de 80 % également chez les seuls conducteurs. »

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 20:51
Décès de Winnie Mandela, grande figure de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud pendant 25 ans
Winnie Mandela et Nelson Mandela

Winnie Mandela et Nelson Mandela

ll y a aujourd'hui 28 ans, après 27 ans 6 mois et 6 jours d'emprisonnement, Nelson Mandela était libéré. Ici avec Joe Slovo président du Parti communiste sud-africain (SACP) et Winnie Mandela (photo Page Facebook de Philippe Bouvier) ​​​​

ll y a aujourd'hui 28 ans, après 27 ans 6 mois et 6 jours d'emprisonnement, Nelson Mandela était libéré. Ici avec Joe Slovo président du Parti communiste sud-africain (SACP) et Winnie Mandela (photo Page Facebook de Philippe Bouvier) ​​​​

Winnie Mandela, figure de la lutte anti-apartheid durant 25 ans, personnalité tempétueuse des townships d’Afrique du Sud et ancienne épouse de Nelson Mandela est décédée lundi 2 avril à l’âge de 81 ans.

Le Congrès national africain (ANC), fer de lance de la lutte contre le régime ségrégationniste, a salué une femme qui "symbolisait la force, la résistance et une âme éternelle de la liberté". "Elle s'est battue sans relâche pour que nous ayons une société juste et égalitaire. Elle a consacré sa vie au service du peuple africain", a-t-il insisté...

Lettre de Nelson Mandela à Winnie Mandela, 1er août 1970 « L’espoir est au combattant de la liberté ce que la bouée de sauvetage est au nageur: la garantie qu’il ne se noiera pas, qu’il restera à l’abri du danger ».

Une vie pleine de sacrifices, de pleurs et enfin une lueur d’espoir pour l’humanité! 

Mandela : la grande bataille.

Lu sur le site de la fédération PCF de l'Hérault, un article de 2013 qui remet un certain nombre de choses en perspective

 

Retour sur le formidable mouvement qui a porté le prisonnier de Robben Island à la présidence de la République d’Afrique du Sud.
La montée des luttes populaires antiapartheid en Afrique du Sud fut décisive dans les années 80. Le combat contre le système colonial et de discrimination raciale sud-africain a cependant marqué toute la seconde moitié du XXe siècle.
 
On ne peut réduire le mouvement anti-apartheid à l’antiracisme tellement sa portée fut globale. Cette lutte s’inscrivit en effet dans les enjeux de la décolonisation, de la guerre froide, de la montée de l’exigence démocratique et du besoin d’une voie de développement nouvelle porteuse d’égalité, de justice et de progrès humain. Ce sont toutes les grandes questions du XXe siècle qui se cristallisèrent ainsi, dans cette grande bataille, en particulier au moment des bouleversements en Europe de l’Est (dont les régimes ont soutenu l’ANC). C’est toute la donne internationale qui est en train de changer. Des aspirations populaires et un monde nouveaux s’annonçaient.
 
Le PCF va s’engager intensément et au plus haut niveau aux côtés du peuple sud-africain parce qu’il mesure alors la dimension de l’enjeu, parce qu’il veut faire du refus de l‘asservissement d’un peuple un moteur de conscience politique.
 
La nécessité de la destruction du système d’apartheid a mûri au cours des années. L’ONU elle-même, dès la décennie 60, y contribua en légitimant les sanctions. En 1973, son Assemblée générale reconnaissait explicitement la nécessité « d’éliminer et de réprimer l’apartheid ». A juste titre, les Nations unies liaient la libération pour le peuple d’Afrique du Sud à celle des autres peuples d’Afrique australe, notamment la Namibie.
 
Un système criminel et obsolète
 
Il faut souligner à quel point ce système colonial sud-africain était à la fois obsolète et criminel. La violence faisait partie de sa nature : massacres de Sharpeville en mars 1960, de Soweto en juin 1976 ; assassinat de Dulcie September en 1988… Le régime s‘appuyait sur un arsenal sévère de dispositions et de forces de répression qui n’épargnaient aucun opposant, y compris les Blancs, Métis ou Indiens qui osaient la critique. Le système se présentait comme le rempart du monde libre face au danger communiste sur le continent africain.
C’est probablement ce mythe idéologique qui servit à justifier tant de livraisons d’armes occidentales, en particulier françaises, à un régime pourtant si contraire aux principes et aux buts de la Charte des Nations unies et aux valeurs humaines universelles.
 
Il est vrai que les intérêts en jeu étaient considérables. Les banques et les multinationales du monde capitaliste, notamment celles à base française, y défendaient leur implantation et leurs profits. Peu importait alors la défense d’intérêts capitalistes injustifiables dans un niveau d’exploitation intolérable… Jusqu’au moment où la lutte populaire et la solidarité internationale imposèrent les sanctions qui contribuèrent à de premiers reculs du régime, à la libération des prisonniers politiques puis à la chute du système lui-même.
 
L’engagement des communistes
 
Cette bataille ne fut pas si simple à conduire. Quelques années avant sa libération, qui

connaissait Nelson Mandela en France ? Certes, lors du procès de Rivonia (1963-1964), qui envoya le chef de l’ANC et ses camarades au bagne, Marie-Claude Vaillant-Couturier, pour le groupe communiste, intervenait à la tribune de l’Assemblée en faveur des inculpés. Mais en 1984, un sondage IFOP pour l’Humanité Dimanche révélait que 68 % des Français n’avaient jamais entendu parler de Nelson Mandela. Seulement 20 % le savaient victime d’atteinte aux libertés.
Il en a fallu des initiatives, des rassemblements énormes, des manifestations, des interventions, des affiches, des articles dans l’ensemble de la presse du PCF, dont l’Humanité, pour nourrir ce mouvement populaire et une très large solidarité qui finirent par l’emporter dans l’opinion publique et contre toutes les complicités.

 
Lors de la Fête de l’Humanité de 1985, tandis qu’un grand concert est donné pour le peuple sud-africain, Roland Leroy et une délégation se rendent à Matignon pour exiger le boycott du régime d’apartheid. En 1988, Georges Marchais propose le Prix Nobel pour Nelson Mandela et le 31 janvier 1989 il se rend à Oslo pour présenter cette candidature pour laquelle 2 500 personnalités françaises et étrangères avaient signé avec le Comité de défense des droits de l’homme et des libertés présidé par le secrétaire général du Parti.
 
Un petit badge métallique est édité par le PCF, dont la vente permit d’alimenter l’aide financière à l’ANC. On se souvient aussi de la bataille pour la libération du jeune Français Pierre-André Albertini, accusé d’avoir transporté des armes pour l’ANC. Mais le régime de Pretoria est en train de perdre ses soutiens. François Mitterrand refusa les lettres de créance du nouvel ambassadeur sud-africain en France en s’appuyant sur l’affaire Albertini. Déjà, en 1985, le gouvernement Fabius finit par décider d’arrêter les importations de charbon en provenance d’Afrique du Sud et de suspendre tout investissement dans ce pays.
 
L’ambassadeur de France sera rappelé. C’est le début de la fin grâce à une mobilisation populaire qui ne cessa de se renforcer et de s’élargir, notamment avec la création de Rencontre nationale contre l’apartheid (RNCA) dirigée par Marcel Trigon et Jacqueline Derens, avec la mise en place du Comité Nelson Mandela libre qui rassembla 71 organisations politiques, syndicales, associatives, avec le soutien de mouvements chrétiens, d’artistes, de musiciens, d’écrivains, de personnalités connues comme Breyten Breytenbach qui s’y associa. Le PCF et le Mouvement de la jeunesse communiste s’y engagèrent pleinement. La diversité de ce Comité fit sa force et sa représentativité au-delà des débats et des divergences d’approches sur le sens et la nature du combat à mener.
 
La libération de Nelson Mandela et des prisonniers politiques cristallisa l’ensemble de la lutte solidaire contre le système d’apartheid. La jeunesse, et en particulier la jeunesse communiste, y puisa une formidable énergie, au point qu’on parlera ensuite de la génération Mandela.
 
Un évènement d’une portée mondiale.
 
Lorsque celui-ci, le 11 février 1990, sort de prison, l’émotion est immense. L’événement est mondial. La chute définitive du régime d’apartheid se dessine. C’est une avancée décisive, à la fois politique, sociale, morale, profondément démocratique et porteuse d‘un immense espoir d’égalité et de justice pour le peuple sud-africain, pour l’Afrique, pour toutes les forces d’émancipation humaine dans le monde.
 
Le 7 juin suivant, Nelson Mandela est à Paris. Il est reçu par les autorités françaises. Il est accueilli notamment au siège du Parti communiste français, accompagné de Thabo Mbeki et Solly Smith, représentant de l’ANC en France.
L’arrivée de Mandela dans le hall du Comité central est un moment exceptionnel, une explosion d’émotion et de joie… dans un enthousiasme collectif inénarrable. Georges Marchais et Nelson Mandela s’étreignent longuement. Winnie Mandela tient Georges Marchais par la taille… Tout le monde sait, alors, que le combat n’est pas terminé. Loin de là. Mais quelle victoire !
 
Mandela restera comme le symbole d’une légitimité démocratique universelle qui continue à imposer le respect à tous, à rassembler le peuple sud-africain dans sa mémoire et dans l’espoir d’une Afrique du Sud capable, dans notre temps de crise, de répondre aux profondes attentes sociales et populaires… Mais ceci est une autre histoire.
 
Jacques Fath
CommunisteS juin 2013.
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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 15:35

Baisse drastique du nombre de parlementaires, diminution du temps législatif, droit d’amendement supprimé. Bien avant Macron, le dictateur y avait déjà pensé.

Emmanuel Macron, chantre du « nouveau monde », a trouvé une partie de son programme chez… Napoléon III. Tout particulièrement en ce qui concerne la réécriture de la Constitution. Le projet de réforme des institutions porté par l’actuel président de la République propose même des mesures que le Parlement français n’a pas connues depuis… 1852. « Une réduction aussi drastique du droit d’amendement et du nombre de parlementaires n’a pas d’autre précédent dans un régime à suffrage universel », mesure l’historien Vincent Robert, maître de conférences à l’université Paris-I et membre du Centre d’histoire du XIXe siècle. Dans sa proclamation présentant la Constitution du second Empire, Napoléon III défendait de la sorte le passage de 750 à 260 députés : « C’est là une première garantie du calme des délibérations, car trop souvent on a vu dans les assemblées la mobilité et l’ardeur des passions croître en raison du nombre. » Le futur empereur ajoutait que le « temps » ne se perdrait plus « en vaines interpellations, en accusations frivoles », laissant libre champ aux « mandataires de la nation » de faire « mûrement les choses sérieuses ». À entendre le gouvernement actuel, une diminution de 577 à 385 députés et de 348 à 232 sénateurs permettrait elle aussi de mieux travailler, puisque les indemnités économisées serviraient à allouer davantage de collaborateurs aux élus conservés…

« Ne pouvoir que dire oui ou non dans l’Hémicycle »

« Moins il y a d’élus, moins il y a de lien entre eux, les citoyens et les territoires. Cette distance est sans doute un objectif : plus vous diminuez la légitimité d’un élu, plus vous le réduisez au silence », remarque Charlotte Girard, maîtresse de conférences en droit constitutionnel à Paris-X et cadre de la FI. « On observe historiquement que la tradition démocratique va à des assemblées nombreuses et que la tradition monarchique va à des assemblées peu nombreuses. Chez Napoléon III, il y a une volonté très nette de dire que le pays n’a pas vraiment besoin de députés, et que le lien mystique le liant directement au peuple suffit », ajoute Vincent Robert. L’historien raconte que le chef d’État de l’époque a en outre profité d’un antiparlementarisme lié aux 25 francs touchés chaque jour par les députés pour diminuer leur nombre. « Ce montant était assez monstrueux pour un ouvrier payé 3 à 5 francs. Il été supprimé avant qu’une indemnité très importante ne soit rétablie, sans trop le dire… » Une anecdote qui peut rappeler les réformettes sur les indemnités parlementaires prises à grands coups de com depuis 2017, en lieu et place de « moralisation » et sur fond de stigmatisation des élus.

Mais l’attaque la plus violente portée par Napoléon III contre le Parlement et que Macron se propose de renouveler concerne sans doute le droit d’amendement, qui constitue le cœur même du rôle du député, dont la mission est de débattre et de rédiger la loi. Voici ce qu’en pensait le dictateur, en 1852 : « Le corps législatif discute librement la loi, l’adopte ou la repousse, mais il n’y introduit pas à l’improviste de ces amendements qui dérangent souvent toute l’économie d’un système et l’ensemble du projet primitif. À plus forte raison n’a-t-il pas cette initiative parlementaire qui était la source de si graves abus et qui permettait à chaque député de se substituer à tout propos au gouvernement en présentant les projets les moins étudiés, les moins approfondis. » La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a en quelque sorte repris cette rengaine la semaine dernière, en déclarant que si amender « fait partie du droit d’initiative législative des députés (...), il faut cesser de confondre la forme, c’est-à-dire le nombre, et le fond, c’est-à-dire la qualité ». L’opposition, furieuse, a quitté l’Hémicycle après cette réponse faite à Philippe Gosselin (LR), qui exposait que l’impossibilité d’amender un texte dans l’Hémicycle reviendrait à « bâillonner les Français ». « Proposer des amendements en commission, les voir acceptés uniquement si l’exécutif les accepte, puis ne pouvoir que dire oui ou non dans l’Hémicycle, comme le propose le gouvernement actuel, est très bonapartiste. C’est exactement comme cela que fonctionnait le second Empire », observe Vincent Robert. Autre point commun : une volonté de réduire le temps législatif à trois mois par an, comme exposé dans le programme d’Emmanuel Macron, soit pas loin des trois à quatre mois de session concédés par Napoléon III. « Cet objectif est là encore assez classique : tous les régimes autoritaires veulent que les assemblées siègent le moins possible », remarque l’historien.

En contrepartie de ce temps législatif diminué, l’exécutif propose que le temps de contrôle de l’action gouvernementale soit augmenté, en s’appuyant sur des services de l’État, dont la Cour des comptes. « Il est assez particulier que le Parlement ici ne dispose pas de moyens propres et qu’il soit réduit à évaluer la politique gouvernementale auprès d’instances qui dépendent du président de la République, relève ­Charlotte Girard. Tout cela semble très factice et fixé au printemps, alors qu’un contre-pouvoir ne s’exerce pas a posteriori mais en continu. On peut craindre un cercle vicieux : moins un Parlement participe à l’élaboration de la loi, moins il est apte à contrôler. » D’où le cri récemment lancé dans l’Hémicycle par André Chassaigne (PCF), qui s’inquiète de la mise en place d’une « technocrature » et appelle à un grand débat public, là où Macron ne veut parler que des effectifs du Parlement…

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 15:33

Si la réforme de la Deutsche Bahn, élevée au rang de modèle par les partisans de la casse de la SNCF, n’a pu déboucher sur sa privatisation et son introduction en bourse en raison du krach financier de 2008, elle a induit des dysfonctionnements très graves sur le réseau.

Grève historique à la Deutsche Bahn en 2015 pour l’emploi et le service public

Grève historique à la Deutsche Bahn en 2015 pour l’emploi et le service public

En Europe, alors que les privatisations thatchéro-blairistes font l’effet d’un repoussoir, la Deutsche Bahn, la société des chemins de fer allemands, aurait, elle, réussi sa réforme. Ce qui lui permettrait d’afficher des résultats « exemplaires » en termes d’utilisation du rail. Pour réussir la modernisation de la SNCF, il n’y aurait donc rien de plus simple : s’aligner sur elle, expliquent Emmanuel Macron et le gouvernement français. La ministre des Transports, Élisabeth Borne, le revendiquait le 15 mars dernier sur France Info : « Nous voulons une entreprise plus unifiée et réactive, où les managers ont des capacités de décision. Le modèle allemand avec une structure mieux intégrée répond bien à cet objectif. »

L’affirmation vaut ainsi que l’on s’intéresse à un vrai bilan de la réforme de la Deutsche Bahn. Et le moins qu’on puisse dire est que sa présentation par les autorités françaises heurte de plein fouet l’expérience des usagers allemands, confrontés à une multiplication des dysfonctionnements. La réalité qu’ils ont vécu, qu’ils vivent, c’est une dégradation notoire du service, avec un prix des billets en constante augmentation et parmi les plus élevés du continent, des retards chroniques – ils touchent selon plusieurs études concordantes près du tiers des trains de grandes lignes – ou même de ces accidents meurtriers qui ont bien trop souvent défrayé la chronique durant les deux dernières décennies outre-Rhin.

La réforme du rail de 1994 servit en fait de cadre à la fusion des deux ex-sociétés publiques des chemins de fer est et ouest-allemandes après la réunification. Elle visa à banaliser l’entreprise et le statut de ses personnels pour la transformer en une société par actions comme les autres. Mais la privatisation engagée il y a vingt-quatre ans, n’a jamais pu être menée à terme. L’État fédéral contrôle toujours aujourd’hui 100 % de la Deutsche Bahn (DB) et de ses filiales intégrées, DB Netz (réseau ferré), DB Cargo (marchandises), DB Regio (transport régional), etc.

Absence d’investissements sur le réseau secondaire

Le fiasco d’une libéralisation complète tient à deux raisons essentielles : la date choisie pour l’introduction en Bourse du géant, en 2008, a malencontreusement coïncidé avec le krach financier. « Les conditions ne sont pas propices à la vente de titres de l’entreprise sur les marchés », avait dû reconnaître, penaud, Peer Steinbrück, le ministre des Finances (SPD) du gouvernement Merkel I de grande coalition. L’autre raison de cet échec tient aux luttes des cheminots, en opposition frontale avec la recherche de l’optimisation des profits devenue règle d’or dans la gestion de la DB SA.

Les dégâts n’en sont pas moins déjà considérables, relèvent les syndicalistes et les usagers de l’Alliance chemin de fer pour tous (Bündnis Bahn für alle), ce regroupement d’organisations et d’associations de citoyens qui s’est mobilisé pour la défense du service public. « Le modèle allemand est une véritable imposture », expliquent-ils en substance en listant la multiplication de dysfonctionnements.

L’été dernier à Rastatt, la ligne Nord/Sud, la plus importante du pays, qui relie Karlsruhe à Bâle, a dû être coupée de juillet à octobre. En cause : l’effondrement partiel d’un tunnel en construction sous les voies. Le chantier doit permettre de délester un trafic parmi les plus denses d’Europe à cet endroit. Pour aller au plus vite et optimiser la profitabilité de l’investissement, on a sous-estimé volontairement de multiples paramètres de sécurité, en creusant directement sous les voies existantes. Résultat : les rails se sont enfoncés subitement de quelque 80 centimètres. La fermeture au trafic après qu’un accident a été évité de justesse a provoqué une immense pagaille. Un service de remplacement par bus a dû être mis en place pour les passagers des ICE (les TGV locaux). Quant aux très nombreux trains de fret qui passent par là, ils ont dû emprunter de longs itinéraires de substitution ou transférer sur des camions les containers ,empilés sur leurs wagons.

L’incident de Rastatt a mis ainsi en lumière l’absence d’investissements sur un réseau secondaire vétuste. Le maintien de nombreuses portions de lignes à voie unique, en dépit souvent d’une fréquentation importante compte tenu de la densité de la population, y a fait grimper les risques pour les passagers. Jusqu’à des accidents graves. En février 2016, deux trains affrétés par la compagnie privée Meridian se percutaient de plein fouet entre Rosenheim et Holzkirchen, en Bavière. Bilan : 10 morts et plus de 80 blessés. « Erreur humaine », conclura l’enquête après une intense controverse sur l’absence d’équipements, il est vrai très coûteux, permettant d’enclencher automatiquement un arrêt d’urgence en cas d’engagement de deux convois sur la ligne au même moment. De multiples études établissent une recrudescence des accidents ou quasi-accidents depuis le lancement de la réforme. Car si elle n’a pu entrer en Bourse en 2008 la DB, devenue entre-temps un des leaders mondiaux de la logistique et des transports, présent dans plus de 130 pays, n’en adopte pas moins des principes de gestion soumis à la rentabilité financière.

Jusqu’à l’absurde. En août 2013, les trains n’arrivent plus en gare de Mayence, capitale du Land de Rhénanie-Palatinat. La raison : en cette période de congés d’été, il n’y a plus suffisamment de conducteurs de locomotive, de personnels de bord et dans la gare pour assurer l’arrivée des trains. La circulation de plusieurs dizaines d’entre eux doit être tout simplement annulée. La direction de la DB répète comme un leitmotiv depuis 1994 qu’il faut « rendre le chemin de fer en capacité d’affronter les marchés financiers ». En conséquence de quoi quelque 150 000 emplois et l’ex-statut des cheminots ont été rayés de la carte.

A Berlin, ces nouvelles logiques entrepreneuriales vont plonger le RER local (la S-Bahn) dans le chaos entre 2009 et 2012. Dans sa course à la rentabilité, la filiale de la DB a licencié 900 de ses 3 800 salariés et engagé des économies drastiques en matière de maintenance. Les intervalles entre deux visites de révision à l’atelier s’étendent démesurément. Après un déraillement dans la station Südkreuz (37 blessés), une défaillance des freins est relevée par l’enquête post-accident. Quelque temps plus tard, un organisme de sûreté tire la sonnette d’alarme. Il pointe « des problèmes majeurs sur les cylindres de freins et les axes » de la majorité des voitures. Des centaines de trains doivent être annulés, remplacés au mieux par des services de bus. Il est conseillé de se rabattre sur le réseau du métro. Encore faut-il pouvoir rejoindre « une station terminus, dont le parking est vite saturé », dénonce un livre noir du rail publié en 2011. Des embouteillages automobiles monstres se forment régulièrement dans la capitale fédérale. Et le prix du ticket commence à grimper à une vitesse proportionnelle au nombre d’annulations de trajets ou de retards.

À l’été 2015, GDL remporte une victoire historique

Les syndicats, et singulièrement celui des conducteurs de locomotive (GDL), qui a fait irruption sur la scène publique dans la première moitié de la décennie, revendiquent, outre des revalorisations salariales, des investissements et des créations d’emplois. À l’été 2015, GDL remporte une victoire historique après des mois de conflit très âpre qui ont occasionné plusieurs périodes de paralysie du réseau. Classiquement, les grévistes sont accusés par les dirigeants de la grande coalition et une bonne partie de la presse de « prendre les voyageurs en otage ». Mais l’ampleur du mouvement et une certaine complicité des usagers, qui ont expérimenté à leurs dépens retards et dysfonctionnements chroniques, obligent la direction de la DB à céder. Elle doit signer un accord qui l’engage à embaucher quelque 300 conducteurs de locomotive supplémentaires et une centaine de personnels de bord. L’accord stipule aussi une réduction du temps de travail de 39 à 38 heures sans perte de salaire, qui vient d’entrer en vigueur en ce début d’année 2018.

Ces luttes, devenues autant d’actes de résistance, ont joué un rôle essentiel dans la préservation du service public en entravant la folle poursuite de la marche à la libéralisation. Les syndicalistes font valoir une conception alternative qui mise sur le développement des coopérations et non de la concurrence entre sociétés nationales pour moderniser les chemins de fer européens. Une forte délégation de cheminots allemands était présente dans la manifestation française du 22 mars. Illustration de l’importance à leurs yeux de la solidarité intereuropéenne pour relever ce défi et continuer le combat.

 

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 09:13
Le Parlement des Cigognes: un roman nécessaire et très émouvant de Valère Staraselki sur la mémoire du génocide des juifs en Pologne et la complicité de beaucoup de Polonais dans cette extermination

Ce n'est pas la première fois que Valère Staraselski, spécialiste amoureux de Louis Aragon (lire son très beau Aragon. La liaison délibérée chez L'Harmattan), auteur d'une très belle histoire subjective de la Fête de l'Humanité (La fête de l'Humanité. Comme un éclair de liberté, 2015), se frotte à l'écriture romanesque sur la mémoire et l'histoire: L'Adieu aux rois (2013, Cherche Midi), nous replongeait dans la France révolutionnaire de 1793 jusqu'à la chute de Robespierre en janvier 1794, Une histoire française se situait en 1789 juste avant la Révolution Française, Le maître du jardin faisait de Jean de La Fontaine un fabuleux personnage romanesque. 

Je ne saurai trop vous recommander ma lecture d'hier, Le Parlement des Cigognes, de Valère Staraselki. 

Le livre doit son titre à une peinture classique représentant des Cigognes se désaltérant et se reposant auprès d'un étang que l'on trouve au musée de Cracovie et autour de laquelle vont se rencontrer des jeunes français et Zygmunt, un vieil israélien rescapé du ghetto de Cracovie, revenu pour la première fois d'Israël depuis 1946.

C'est un roman économe, court, et bouleversant.

Le lecteur est amené à s'identifier à ces jeunes français qui viennent faire un séminaire de stage d'entreprise à Cracovie, l'un d'entre eux, David, connaissant l'histoire atroce des juifs de Cracovie, 25% de la population, exterminés dans le ghetto de Podgorze, fermé en 1943, puis dans un camp d'extermination dans la ville elle-même, à Plaszow, aujourd'hui encore très peu identifié par la municipalité de Cracovie, ou à Auschwitz. Les jeunes gens, avant de rencontrer ce vieux rescapé de la Shoah au musée des Beaux Arts de Cracovie vont longer les lieux aujourd'hui non identifiables et non signalés du calvaire de dizaines de milliers de juifs de Cracovie en faisant un footing sur les pourtours de la ville, qui furent il y a 75 ans l'enfer dont parle "La liste de Schindler", de Steven Spielberg, et dont David laisse échapper quelques scènes d'atrocité ordinaires, avec notamment les caprices de psychopathe du commandant du camp, Amon Göth     

Mais le récit prend toute sa dimension tragique, onirique et poignant avec le récit du vieux survivant de la Shoah au musée et à l'aéroport de Cracovie, récit de son évasion d'un wagon à bestiau le conduisant vers la mort, de sa traque par des paysans polonais antisémites voulant le tuer, le rendre aux Allemands, ou le dépouiller, ou encore par des partisans de droite polonais de l'AK, qui n'hésitaient pas à assassiner les juifs fugitifs eux aussi dans les bois, les champs, et leurs cachettes de fortune. Récit d'une survie quasi animale de bête traquée dans la nature d'un adolescent qui fuit une humanité devenue indifférente, cruelle, et dangereuse. Zygmunt raconte aussi comment les lynchages, les pogroms, les assassinats de juifs, couverts ou organisés par l'armée polonaise de l'intérieur (partisans de droite de l'AK, Armia Krajowa), les gendarmes polonais, les scouts catholiques et la population où l'antisémitisme restait très présent en dépit de quelques actions solidaires isolées de "justes", ont continué jusqu'en 1946. Là, Valère Staraselski éclaire très utilement des passages moins connus de l'histoire qui mettent en relief le poids de l'antisémitisme et de l'antijudaïsme dans la société polonaise, et la multiplicité des crimes et complicités de crime contre l'humanité auquel cela a conduit pendant la période de la guerre, qui a également été terrible pour l'ensemble de la population polonaise, évidemment. 

De quoi aussi porter un éclairage dans la profondeur historique sur la résurgence du nationalisme d'extrême-droite en Pologne aujourd'hui.         

Ismaël Dupont

 

Valère Staraselski à Dialogues Morlaix le 11 novembre 2017 avec Lucienne Nayet et Serge Puil, et d'autres camarades du PCF (photo Jean-Luc Le Calvez)

Valère Staraselski à Dialogues Morlaix le 11 novembre 2017 avec Lucienne Nayet et Serge Puil, et d'autres camarades du PCF (photo Jean-Luc Le Calvez)

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 09:12
Fête du Viaduc 2012

Fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

fête du Viaduc 2012

Fête du Viaduc 2013

Fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2014

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

Fête du Viaduc 2015

Fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2015

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2016

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

fête du Viaduc 2017

54 ANS DE COMBAT COMMUN

 

DES LIENS FORTS AVEC LA POPULATION

 

Cette année nous tenons la 54 ème Fête du Viaduc du nom du journal de la section PCF du pays de Morlaix.

Cette durée en dit long sur la qualité des liens que les communistes et leurs amis (car ils ont toujours été présents sur la Fête) ont su tisser avec la population. En témoigne aussi la fidélité des annonceurs qui sont pour beaucoup dans le succès financier.

 

UNE FETE NOMADE

 

Le souci de rencontrer la population et différentes contraintes ont conduit à chercher des implantations diverses. La première fête s’est déroulée le 5 septembre 1965 à Kernéguès. Mais très rapidement le 1er mai, la fête des travailleurs, devint le rendez-vous incontournable des communistes avec la population du pays de Morlaix. Jusqu’en 1978 elle se déroula autour du terrain de foot de la Madeleine ; terrain où se déroulait une rencontre corpo très suivie. En 1979 la fête s’installa aux Jacobins pour une mémorable édition, très riche artistiquement… mais qui ne dégagea pas beaucoup de bénéfices. A partir de 1980 s’ouvre une longue période dans la vallée de Ty-Dour. Elle va durer jusqu’en 2004 à ce carrefour du quartier du plateau nord-est. Je fus à l’origine de son départ en décidant, en tant qu’adjoint à l’urbanisme, de la construction de la résidence étudiante sur le terrain qui servait de parking. S’en suivirent 2 ans à Ploujean où la salle mettait les stands à l’abri des intempéries puis le déplacement, par souci de visibilité, place Allende pendant 3 années. Un essai fut fait en 2010 à la Boissière, Place de la Commune de Paris, dont le nom nous plaisait évidemment. Mais l’année suivante nous rejoignîmes la place Allende.

 

POLITIQUE, CULTURE ET CONVIVIALITE

 

Organisée par le PCF, la Fête du Viaduc n’est évidemment pas une simple kermesse. La politique y tient une grande place. Par l’intervention politique assurée par un dirigeant national, départemental ou local, par un élu ou un candidat. Nous lui avons substitué depuis plusieurs années un débat avec les participants à la fête qui peuvent ainsi échanger avec le dirigeant présent et les militants. Mais la politique est aussi présente par les affiches , les livres, la presse, les revues, les pétitions, les expos… et les discussions informelles toujours passionnées. S’y ajoute la présence d’associations amies et de nos partenaires. Tous les ans, nous y enregistrons plusieurs adhésions.

 

La culture a toujours été présente à la fête du Viaduc. Expositions de peinture, dessins, photos avec toujours la diversité, la qualité…et le contenu. Spectacles : chansons françaises, rock, chants de marins ; musique, jazz, musique et danse bretonnes, fanfare, musique baroque, percussions, spectacle de magie, théâtre, littérature…sans oublier la dimension sportive.

 

La fête est aussi un moment de rencontre et de convivialité. Aux jeux, stands, loteries, concours s’ajoute bien évidemment la restauration. Aux casse-croûtes et grillades des premières années se sont ajoutés la crêperie et le restaurant où militant-e-s et ami-e-s font tous les ans merveille permettant ainsi d’ajouter aux plaisir des papilles ceux des retrouvailles et des discussions.

 

LA SOLIDARITE EN ACTION

 

Beaucoup de partis politiques ont organisé des fêtes …qui parfois ont disparu. Nous ne sommes pas peu fiers de tenir cette année la cinquantième fête du Viaduc. Ce n’est possible que grâce à l’investissement des militants et des amis qui d’année en année y mettent toute leur énergie dans les différentes tâches à assurer. Que grâce aussi à toutes celles et à tous ceux qui y participent chaque année.

 

Longue vie à la Fête du Viaduc et succès à tous les combats que nous mènerons ensemble !

Alain David (édito du Viaduc pour l'annonce de la 50 ème fête du Viaduc légèrement remanié) 

 

 

A partir de ce travail de restitution d'archives de Jean-Luc Le Calvez, et du dépouillement de quelques exemplaires du Journal du PCF, on peut restituer quelques moments forts de l'histoire de la section PCF de Morlaix ces 50 dernières années, tour à tour dirigée par Michel Derrien, Alain David, Jean-Yvon Ollivier, Stephane Mayer, François Bourven, Daniel Ravasio. 

 

La Fête du Viaduc est née non pas le 1er Mai mais en septembre 1964.

Elle avait lieu d'abord au Stade de Kernéguès et était déjà une grande fête populaire. L'entrée était payante (2 francs). Il n'y avait pas encore de partie musicale et artistique mais on pouvait y entendre l'allocution d'un membre du comité fédéral du PCF (Gabriel Paul en 1965), y participer ou y assister à des tournois de foot (entre des équipes coporatives: Ameublement, Renault, Hôpital...), des concours de Palais, de Luttes Bretonnes.

Plus tard,  à la fin des années 1960 et jusqu'en 1978, la Fête du Viaduc s'est déplacée au Terrain de la Madeleine. La Musique s'est invitée, comme le Radio-Crochet, la Course à l'Oeuf, la Course Humoristique, les Floralies, les Concours de Dominos.    

Dans les années 1980 et jusqu'en 2004, la Fête du Viaduc avait lieu dans la Vallée du Ty-Dour. Puis à Ploujean en 2005 et 2006, place Allende de 2007 à 2009, place de la Commune en 2010 à La Boissière, puis à nouveau place Allende.      

 

La naissance de cette fête du Viaduc témoigne d'un renforcement et d'une ambition nouvelle du PCF dans le Pays de Morlaix et coïncide avec la création du journal Le Viaduc, organe de la section du Parti Communiste de Morlaix.

Ce journal naît fin 1963 avec pour directeur de publication Louis Ollivier. On y lit aussi des articles de Michel Derrien, le secrétaire de section du PCF Morlaix, qui sera adjoint au maire pendant plusieurs mandats, et de François Paugam, le très estimé dirigeant de la CGT des Cheminots, responsable à l'organisation du PCF.

Alain David, qui sera secrétaire de section du PCF Morlaix de 1968 à 1976, devient à la fin des années 1960 et pour plusieurs décennies le directeur de publication et la plus brillante plume duViaduc.

 

Le premier éditorial du Viaduc commence ainsi, donnant le ton à la fois populaire, impertinent et bien senti du journal :

 

"Travailleurs morlaisiens, vivez-vous au dessus de vos moyens? C'est du moins l'avis de notre Ministre des finances qui entend ajouter un cran à votre ceinture. Toute la propagande gaulliste de la presse, de la radio et de la télévision, est insuffisante pour démontrer que les vessies sont des lanternes. En effet, depuis 1958, les prix ont augmenté de 42,50%, les taxes de vie chère de 78% et les profits des grosses sociétés de 85%. Mais depuis 5 ans, bien des yeux se sont ouverts sur la nature du pouvoir des financiers dont les méfaits pèsent de plus en plus sur la population laborieuse de notre ville.

- Les salaires et traitements sont en retard sur les prix

- Les vieux vivent dans la misère

- Les logements neufs sont inabordables

- Notre zone n'a d'industriel que le nom. Pourquoi?

La main d'oeuvre qualifiée manque, mais le pouvoir et la municipalité laissent dormir dans les cartons le projet de collège technique...

Nous voulons combattre avec vous sur tous les plans la politique néfaste du gaullisme, du patronat et de leurs représentants à la municipalité".

 

Au delà de ces déclarations politiques générales, le 1er Viaduc fait aussi la part belle aux revendications locales: mieux équiper pour les besoins des sportifs la salle du Poulliet, datant d'un an, et que l'on détruit cette année, 50 ans après, prévoir une école pour le quartier Saint Augustin, dont la population a cru avec les nouveaux immeubles de la Rape Saint Augustin.

 

L'édito du Viaduc n°2, publié en janvier 1964, a un titre et des propositions que l'on ne renierait pas aujourd'hui:

 

" Pour une démocratie véritable.

Le remplacement du pouvoir gaulliste par une république démocratique est à l'ordre du jour. De part, la constitution actuelle, le pouvoir sert les banquiers, les marchands de pétrole, les trusts: il faut que ça cesse. Il faut remplacer le pouvoir d'un seul homme par celui de tout le peuple et non par celui d'un autre homme. Le PCF propose à tous les démocrates comme base d'un programme commun:

- élection à la proportionnelle d'une assemblée constituante qui dotera le pays d'une constitution démocratique.

- par l'intermédiaire de l'Assemblée Nationale, le gouvernement doit être l'émanation de la volonté populaire.

- transfert du pouvoir des Préfets aux conseils généraux élus à la proportionnelle

- laïcité de l'Etat et de l'Ecole et réforme démocratique de l'enseignement

- réforme de la fiscalité permettant de faire payer les grosses sociétés

- nationalisation des monopoles pour permettre une véritable politique sociale

- abandon de la force de frappe, signature des accords de Moscou et politique de désarmement" 

 

Suite une présentation de François Paugam, "sympathiquement connu de notre population", candidat du Parti aux Cantonales. 

 

Au verso du journal qui ne compte que feuille A4 recto verso jusqu'en 1970, on trouve des articles locaux truculents sur la nécessité de nettoyer les abords de l'école du Calvaire - en l'occurence la promenade ombragée par les peupliers qui offre un magnifique panorama sur la ville mais où s'entassent les boîtes de conserve qui servent aux jeux de "foot boîtes" des enfants. On demande à brancher les eaux de ruissellement de future école Corentin Caer au tout-à-l'égoût et à installer des bancs en contrebas sur la promenade. On apprend que les crédits pédagogiques dont bénéficient les écoles publiques morlaisiennes sont insuffisants, comme leurs systèmes de chauffage sont défaillants. A l'inverse, on nous présente une école maternelle et primaire modèle de Moscou où le taux d'encadrement et les conditions pédagogiques sont optimales: "dans l'Etat socialiste, l'ENFANT EST ROI". 

 

Viaduc n°3 - Mars 1964 - sous le titre ironique "Les arguments frappants des patrons", une charge contre Tilly qui fait tabasser les militants de la CGT à Guerlesquin: "La direction "TILLY" à GUERLESQUIN, n'aime pas les défenseurs des ouvriers. F. PAUGAM, responsable CGT en a fait l'expérience. Aux tracts qu'il distribuait à GUERLESQUIN pour dénoncer l'exploitation dont sont victimes les ouvriers de cette entreprise, le beau-frère de Mr Tilly a opposé les coups de poing. La classe ouvrière ne peut tolérer de telles méthodes. Pour parer cette méthode fasciste dont notre camarade F.PAUGAM a déjà été victime, tous les travailleurs doivent faire preuve d'une vigilante solidarité à l'égard de leurs responsables, prévoir et assurer leur défense dans tous leurs déplacements intéressant leur travail de militant".

 

Sur le plan local, diatribe contre les voitures qui encombrent l'allée du Poan Ben, jadis "réservée aux jeunes enfants et aux vieillards qui y trouvaient une paisible retraite, loin de l'agitation de la ville": "leur gaz d'échappement n'a rien de comparable avec l'air pur des sommets" et la mairie ne finance pas de classe de neige pour les enfants, "la pétarade des moteurs crée dans les classes une ambiance défavorable aux études et sensibilise des organismes déjà fortement éprouvés par les trépidations de la vie moderne".

Cette attaque contre l'invasion de l'allée du Poan Ben par la voiture ne s'arrête pas là: "Le moins dangereux n'est pas le gymkana des voitures parmi les enfants aux heures d'entrée et de sortie des écoles. Attend-on un accident grave pour remédier à cet état de chose? Qu'a cela ne tienne des mesures sont envisagées: un agrandissement du parking par la couverture de la rivière! pas moins...

Ce qui, parait-il coûterait plus cher que la couverture du bassin. Ce serait, avouez-le, porter beaucoup d'estime aux quatres roues et bien peu à nos enfants qui n'ont, il est vrai, que deux jambes à garer. Pourquoi ne pas transformer les cours d'écoles en parking? ..."

 

Toujours dans ce Viaduc n°3, le PCF, dans son programme pour les cantonales, plaide pour le rattachement de Morlaix à St Martin des Champs, précise sa conception du soutien public au développement économique du territoire: "l'expansion économique ne signifie pas pour nous, des cadeaux aux capitalistes sous forme de terrains et d'installations gratuites (zone de Kerivin aménagée aux frais du contribuable)".

 

En fin, au bas de la page 2, ce qui deviendra une tradition dans le journal des communistes morlaisiens, on peut lire une mise en cause du Télégramme:

 

"LES SILENCES ... DU TELEGRAMME"

Le télégramme a omis d'informer ses lecteurs des raisons pour lesquelles il n'a pu paraitre vendredi 21 février:

Les linotypistes ont fait grève pour soutenir un de leur camarade mis à pied injustement. Bravo pour cet exemple

LOUABLE DE SOLIDARITE OUVRIERE!".

 

Dans le Viaduc N°4 (juin 1964), les rédacteurs qui militent pour l'installation d'un centre médico-pédagogique à Morlaix s'offusquent que la Salle Omnisports de Morlaix soit retenue pour la célébration du messe à l'occasion de la fête Diau tandis que le 7 juin, le stade de Kernéguez est également retenu pour la célébration d'une messe: "Décidément le pouvoir encourage au maximum le clergé et celui-ci en profite. Après la radio et la télé, la réaction monopolise les installations sportives".   

 

Dans Le Viaduc n°6 (novembre 1964), le PCFMorlaix justifie la constitution d'une liste indépendante au 1er tour des élections Municipales tout en se montrant partisan d'une union avec les socialistes au second tour sur la base d'un programme commun. "Une liste d'union au 1er tour consisterait à passer sous silence les grandes réalisations des élus communistes, notamment à SCAER, LEUHAN, SCRIGNAC, HUELGOAT etc... où ils détiennent la municipalité depuis 20 ans... En présentant une liste d'union au 1er tour comme en 1959 nous créerons la confusion et faciliterons ainsi l'élection des représentants du pouvoir... Notre Parti, qui arrive en tête des partis de gauche à MORLAIX, ne peut accepter  d'être une force d'appoint. Pour avoir la confiance des travailleurs, il faut que chaque Parti détermine le niveau de ses forces...

Quand nous aurons mis en échec les défenseurs du Pouvoir Gaulliste, au soir du 1er tour, les Communistes feront tout, à Morlaix, pour former une liste d'union pour le 2e tour; sur la base d'un programme commun et compte-tenu des forces de chaque organisation.

Les Communistes ont prouvé leur discipline républicaine en votant en masse pour élire les camarades PRAT et TANGUY PRIGENT. Il est temps de cesser la polémique et de passer au travail de masse, c'est à dire à l'explication aux électeurs des malfaisances du régime gaulliste et de l'équipe du docteur Le Duc".

 

Lors des Municipales de 1965, les communistes affirment le caractère politique des élections locales:

"Nous proclamons que les élections municipales ont un caractère politique.

Pour qui réalise t-on?

Qui paie?

Répondre à ces deux questions, c'est faire un choix politique.

Nous, Communistes, avons choisi. Nous voulons réaliser pour les travailleurs, pour les classes les plus deshéritées; nous voulons faire payer les riches et avant tout les gros patrons.

Toutes les municipalités communistes ont toujours appliqué ces deux principes.

Le rôle d'une municipalité ouvrière est de réaliser avant tout pour alléger la peine des travailleurs, de défendre l'enfance, d'organiser les loisirs de la jeunesse, d'aider les vieux".

Pour les enfants, le PCF de Morlaix propose la création de trois nouveaux patronages laïques (Madeleine, centre-ville, Rampe Saint Augustin) et le soutien au départ en vacances en colonies des enfants de famille modeste. Pour les mères qui travaillent à la Manufacture, à l'hôpital, aux PTT, il propose une crèche municipale. Pour les vieux, la création d'un Foyer, la création d'une aide aux travailleurs. La création aussi d'un office municipal d'HLM et l'achat par la ville des terrains nécessaires à la construction de logements accessibles aux bourses modestes. Le gros chantier du mandat parait-être celui de l'aissinissement: "le docteur Le Duc, maire de Morlaix depuis 18 années, écrit: "il convient d'améliorer les conditions d'hygiène et de ne plus utiliser la rivière comme exutoire naturel". Bravo, Monsieur le Maire, il eut fallu penser plus tôt et commencer par construire un épurateur et un collecteur central et ensuite étendre à toute la ville le tout-à-l'égout".    

 

Dans le Viaduc de juin 1965, c'est une pétition pour demander l'implantation d'un STOP à l'intersection de la Bellevue de la Madeleine et de la Venelle de la Madeleine à cause des collisions de voitures à répétition. "Attend t-on un autre accident, peut-être mortel, celui-là? La vie d'un homme vaut-elle moins qu'un panneau? Les habitants du quartier de la Madeleine, lorsqu'ils entendront un crissement strident et si un malheur arrivait sauront accuser les responsables de cette négligence que l'on pourra qualifier de criminelle".   

 

Après une interruption,  en 1970, Le Viaduc, qui a a désormais comme directeur de publication Alain David, secrétaire de section du PCF Morlaix depuis quelques mois, s'étoffe, gagne en quantité d'articles, à qualité de mise en page, et en ambition: notamment celle d'établir un dialogue avec les lecteurs. Il parait toujours tous les deux mois.

En novembre 70, le journal qui coûte 30 centimes, auquel on s'abonne, a

Pourquoi ce journal?

 

AMIS LECTEURS, 

 

En France, l'écrasante majorité des journaux appartient à un petit nombre de groupes financiers. Quant à la radio-télévision, elle demeure un instrument de propagande au service du gouvernement. Et ce n'est pas parce qu'un dirigeant communiste ou syndical peut faire de temps à autre une apparition sur le petit écran que cela change quelque chose à l'essentiel. L'information est unilatérale, dirigée, partiale. 

C'est pourquoi la section de Morlaix du PCF a décidé de publier un journal local afin de faire connaître à la population de Morlaix et de ses environs le point de vue des communistes sur quelques questions internationales, nationales et locales. 

Il est évident que, dans une publication modeste comme la nôtre, il nous sera impossible d'aborder ou de développer tous les problèmes de l'actualité. D'autre part, les auteurs des différents articles de ce journal sont des militants de base de la section de Morlaix du Parti Communiste, ce sont des ouvriers, des paysans, des artisans, des enseignants et ils n'ont pas, pour rédiger, la facilité des journalistes professionnels.

Nous espérons cependant que vous lirez avec intérêt ce journal que vous recevrez tous les deux mois.

C'est avec plaisir que nous accepterions de dialoguer avec vous en répondant, dans nos prochains numéros, aux questions que vous nous auriez posées en écrivant au siège de notre parti, situé 5, rue Haute à Morlaix.

Le Comité de rédaction".

 

Signent leurs articles dans ce journal Renée Deroux (la place de l'EPS dans l'éducation nationale), François Paugam (luttes sociales aux Combustibles Morlaisiens), Daniel Crassin (Regards sur la RDA: réaction argumentée à un article du Télégramme), Janine Tardivel qui fait le compte rendu d'une conférence où Alain David et Louis Le Roux, membre du Comité Cental du PCF, ont parlé de la situation prometteuse du Chili.

 

En juin 1971, Le Viaduc relate une conférence débat avec le grand résistant communiste ROL-Tanguy, né en gare de Morlaix, ouvrier metallurgiste, ancien des Brigades Internationales et libérateur de Paris. "150 personnes étaient venues assister à la conférence-débat que donnait Rol-Tanguy dans la salle des conférences de la mairie de Morlaix. Aux côtés de Rol-Tanguy avaient pris place au bureau les camarades Alain David, secrétaire de section, Louis Aminot, membre du comité fédéral et Le Nagar de Plougonven". 

 

En mai-juin 1972, il est question de la 8e fête du Viaduc. Louis Ollivier commente: "Le 1er mai 1972, malgré son temps incertain, a apporté sur le terrain de la Madeleine, un millier de personnes. Notre "Fête du Viaduc" devient la kermesse la plus importante de notre ville. En effet, le grand nombre de stands, leur décoration, leur qualité et surtout le match de football ont contribué à son succès en créant une ambiance gaie, joyeuse et sportive". Alain David écrit un article anti-colonialiste de circonstance:

Halte à l'agression américaine au Vietnam:

 "Depuis plus d'un quart de siècle, les peuples d'Indochine sont contraints à défendre leur existence et leur dignité, leur indépendance et leur liberté. En minant les ports de la République Démocratique du Vietnam, en reprenant les bombardements intensifs sur les objectifs civils, le gouvernement américain fait un pas de plus dans l'escalade de la guerre. Il faut en finir avec cette "sale guerre". Comme tous les peuples du monde, les peuples indochinois ont un droit imprescriptible: le droit à la paix. Cette paix ne pourra voir le jour tant que l'envahisseur américain occupera l'Indochine"...

Comme d'habitude François Paugam se fait écho des luttes sociales dans la région de Morlaix, aux PTT et aux Imprimeries. Michel Derrien écrit sur les implantations d'école à La Vierge Noire et à La Boissière, et sur le manque d'espaces de vie collective dans le nouveau quartier HLM de La Vierge Noire. Son texte, toujours d'actualité, mérite d'être cité:

"Le vendredi 19 mai, la première chaîne de télévision présentait une dramatique: "Un dimanche volé". C'est le drame réel d'un ouvrier vaincu par la fatigue du travail, les bruits de la rue et de l'immeuble filtrant à travers les cloisons et les fenêtres de l'appartement, le manque de sommeil accumulé. Au-delà de cette existence, on peut trouver une condamnation des logements construits au rabais, véritables usines à névroses, des cadences de travail, de l'absence de terrains de jeux pour les enfants des HLM, condamnés à jouer au milieu des voitures ou dans les escaliers. Allez vous promener dans la rue de La Vierge Noire à Morlaix. Voyez ces clapiers humains qui montent, les espaces libres sont chichement mesurés. Dans quelques années, des centaines d'enfants y habiteront. Ce décor de béton vous fera immanquablement penser au film de Gérard Chouchan. Existe t-il une solution? Certes oui. Les constructions de ce quartier sont en place, on n'y peut plus rien. Mais il existe encore, tout à côté, du terrain. Il faut d'urgence que la ville de Morlaix achète, si ce n'est déjà fait, le "petit bois de Coat Serho", ainsi que les prés et les terrains qui bordent la route de Lanmeur. A cet endroit, il est possible, sans de trop grandes dépenses, d'aménager une part de promenade et de loisir. L'aménagement d'un bassin ne pose aucune difficulté. En outre, il faut des terrains de jeux pour les enfants. Ne serait-il pas possible de prévoir un tel espace entre la Boissière et la Vierge Noire? L'erreur serait d'attendre que les constructions soient terminées pour penser à un tel problème..."    

 

En décembre 1972, Le Viaduc s'ouvre sur un article d'Alain David sur le Programme Commun:

 

"Le programme... c'est le vôtre.

Le programme commun signé par le Parti Communiste, le Parti Socialiste, et les Radicaux de Gauche ouvre au peuple des perspectives nouvelles.  

Ce programme n'est pas un simple accord électoral conclu entre les dirigeants des trois partis; ce programme commun que les travailleurs ont attendu si longtemps c'est une arme que nous mettons entre leurs mains pour qu'ils puissent se libérer des quelques monopoles parasites qui sucent le fruit du travail de tout un pays.

Le programme commun est le programme de tous ceux qui ont intérêt à l'avènement d'une démocratie véritable. C'est le programme des ouvriers dont l'exploitation est sans cesse accrue, des employés et des fonctionnaires dont le pouvoir d'achat est sans cesse menacé par la hausse des prix, des artisans et des commerçants de plus en plus victimes du secteur monopoliste, des paysans que l'on force à quitter la terre pour grossir les rangs des chômeurs ou des O.S, des femmes surexploitées qui bouclent de plus en plus difficilement leur budget, des jeunes à qui ce régime n'offre aucun espoir et des personnes âgées qu'il oblige à vivre dans la misère.

En un mot le programme commun que nous vous appelons à acheter, à étudier, à populariser et à soutenir, c'est le VOTRE.

A.DAVID"     

 

(Suite au prochain numéro...)

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 09:00
Pol Houellou (Bourric-2010)

Pol Houellou (Bourric-2010)

Gilles Le Bigot

Gilles Le Bigot

POL HUELLOU (chant, flûtes, sanza)

GILLES LE BIGOT (guitare)

 

Pol Huellou, originaire du Finistère est connu pour sa participation à de nombreuses aventures musicales, The Roving Laddies, Escale-Dédale, etc.

Gilles Le Bigot, (ex- l’Héritage des Celtes, Barzaz) s’est produit avec des artistes tels que Yann Fanch Kemener, Marthe Vassalo, Denez Prigent, Gilles Servat… Compositeur et arrangeur, il est l’auteur de  récentes créations sous le titre « Empreintes »

 

Ensemble, ce duo s’est régulièrement produit depuis les années 90, en Bretagne, Irlande, Allemagne et  se sont également retrouvés sur de nombreux projets tel Elixir, Hommages Vagabonds, etc.

On les retrouvent tout dernièrement sur le nouveau CD de Pol Huellou & Friends : The Lost Agenda,  et nous aurons  le plaisir de les retrouver sur un certain nombre de titres extraits de ce dernier opus.

www.gilleslebigot.com

Pol Huellou

Pol Huellou

Gilles Le Bigot

Gilles Le Bigot

Pol Huellou et Gilles le Bigot

Pol Huellou et Gilles le Bigot

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