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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 07:46
Le PCF appelle à participer au rassemblement le lundi 26 février à Brest pour la libération de Salah Hamouri, place de la Liberté à 18h
Le PCF appelle à participer au rassemblement le lundi 26 février à Brest pour la libération de Salah Hamouri, place de la Liberté à 18h
 
Communiqué de la section PCF du pays de Brest: 
Le 28 février  une prendra fin l'ordre de détention administrative contre l'avocat franco-palestinien, Salah Hamouri, signé par le ministre israélien de la Défense , Avigdor Liberman, figure de l'extrême droite israélienne.
Depuis six moi s Salah Hamouri est détenu arbitrairement sans autre raison que d'être un militant de la paix, des droits et des libertés. Six moi s d'emprisonnement de trop.  La France ne peut se contenter d'être « préoccupée » par le sort de Salah Hamouri et d'« espérer sa libération », comme l'avait déclaré le Quai d'Orsay. Le président Macron, puisqu'il dit vouloir sa libération, doit passer aux actes et intervenir auprès du gouvernement israélien. Le 28 février, le risque est grand que l'ordre de détention soit renouvelé.
 
Le PCF réclame que le président de la République française, pays des droits de l'homme, et le ministre des Affaires étrangères agissent pour la libération de notre concitoyen, et que cesse l'acharnement du gouvernement Netanyahou contre Salah Hamouri et sa famille.
La section du Pays de Brest du PCF soutient l’appel  à se rassembler lundi 26 février à 18 h place de la Liberté à Brest pour que  Salah Hamouri soit enfin libéré et à l'élargir pour obtenir la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, dont Marwan Barghouti, enfermé depuis 2002 dans les geôles israéliennes, et Khalida Jarrar, députée, en prison depuis juillet 2017, qui font face à l'arbitraire le plus total. Il demande à MM Macron et Le Drian d'exiger que soient d'urgence libérés Ahed Tamimi et les 300 autres enfants palestiniens actuellement emprisonnés.
PCF Section du Pays de Brest 
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62 
@ : pcf_brest@yahoo.fr
Le PCF appelle à participer au rassemblement le lundi 26 février à Brest pour la libération de Salah Hamouri, place de la Liberté à 18h
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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 07:43
« MOI, OMER GOLDMAN, À 19 ANS, J'AI REFUSÉ DE SERVIR DANS L'ARMÉE D'OCCUPATION ISRAÉLIENNE »

« Moi, Omer Goldman, à 19 ans, j'ai refusé de servir dans l'armée d'occupation israélienne » – juive et anti-sioniste, oui c'est possible !

 

Article pour http://jeunescommunistes-paris15.over-blog.com/ repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

C'était il y a cinq ans, déjà. Omer Goldman avait été une des premières non seulement à dire non au service de l'armée coloniale israélienne mais aussi à le faire savoir publiquement, à mener le combat pour la désobéissance des jeunes israéliens, juifs ou non.

 

On les appelle les « shminitism », les objecteurs de conscience. Ils étaient quarante lycéens en 2008 à signer une lettre de protestation contre l'enrôlement dans l'armée d'occupation israélienne. Aujourd'hui, ils se comptent par dizaines à refuser le service, âgés entre 18 et 22 ans.

 

Omer Goldman fut le visage de ce courage collectif. Elle avait 19 ans en septembre 2008, ses idées fortes contrastant avec ses traits fins.Immédiatement arrêtée, elle a passé plus d'un mois dans les geôles israéliennes comme cadeau d'entrée dans la vie adulte.

 

Le temps est passé, mais nous estimons nécessaire de rappeler son combat, son témoignage, aussi pour couper l'herbe aux faux amis de la cause palestinienne, ceux qui voudraient penser qu'on ne peut être « juif » sans être sioniste, qu'on ne peut être anti-sioniste sans être anti-sémite.

 

« Papa, je ne servirai pas pour ton Israel ! »

 

La lettre qu'avait communiqué Omer pour justifier son refus révèle son courage. Oui, Omer est fille d'un ancien (très) haut responsable du Mossad, les sinistres services secrets israéliens. Mais Omer, à 19 ans lui a dit : « Pardonne-moi Papa, mais je ne battrai pas pour ton Israël ! »

 

Que de conflits avec son père qui a publiquement désapprouvé sa décision (« On est tous les deux opposés idéologiquement ») tout en respectant la décision de sa fille : « Nous, tous les deux, avec des caractères très similaires nous nous battrons pour ce en quoi nous croyons ».

 

Pas de doute qu'elle n'a pas les mêmes idées que son père, sa lettre n'est pas celle d'une enfant crédule :

 

« Je refuse de servir dans l'armée israélienne. Je ne ferai pas partie d'une armée qui met en place une politique violente, et viole les droits de l'Homme tous les jours.

 

Comme nombre de mes pairs, moi-même n'avais pas posé soulevé la question éthique de l'armée israélienne. Mais quand j'ai visité les territoires occupés, j'ai vu une réalité complètement différente : une réalité violente, oppressive, extrême qui doit cesser.

 

Je crois au service en la société dans laquelle je vis, et c'est précisément pourquoi je refuse de participer aux crimes de guerre commis par mon pays. La violence n'apportera aucune solution, et je ne commettrai pas d'actes violents, advienne qui pourra ».

 

Pas facile d'avoir 19 ans dans un Etat colonialiste … la prise de conscience de l'injustice

 

Son acte de courage est venu d'une prise de conscience, d'une indignation face à l'injustice. A la fin du lycée, Omer est parti, sans la permission de son père, dans un village palestinien de Cisjordanie.

 

Au check-point, accompagné de connaissances palestiniennes qu'elle aurait du haïr, les soldats israéliens lui ont tiré dessus :

 

« On parlait sur le bord de la route, les soldats se sont approchés et après quelques secondes, ils ont reçu un ordre, tiré des grenades lacrymo et des balles de caoutchouc contre nous. Cela m'a frappé que des soldats suivent un ordre sans réfléchir.

 

Pour la première fois dans ma vie, un soldat israélien m'avait mis dans le viseur et avait tiré sur moi ! »

 

Ce que Omer a connu ce jour-ci, c'est ce que connaissent des millions de Palestiniens depuis des décennies. A partir de ce moment-là, plus question pour elle de joindre ses mains à celle d'une machine d'oppression.

 

Pour Natan, Noam, Alon, oui, on peut être juif et refuser le sionisme. A bas le sionisme et … l'anti-sémitisme !

 

Nous nous sommes fait le relais ces derniers mois, dernières années de ces « refuzniks », jeunes israéliens, juifs (ou étiquetés comme tels par les sionistes .. et les anti-sémites!) qui se sont indignés, ont refusé de servir.

 

On pense à Noam Gur et Alon Gurman, deux jeunes lycéens de 18 et 19 ans condamnés à la prison en avril 201. On pense à Natan Blanc, 19 ans, qui a passé six mois de sa vie en prison. Tous ont vaincu l'injustice au cœur, tous ont osé défier un gouvernement criminel au nom de leurs idéaux.

 

Leur acte d'indignation était individuel, leur ambition collective : réveiller un peuple endormi par le venin de la haine sioniste. Le Parti communiste d’Israël, la Jeunesse communiste d’Israël, ont soutenu ces shminitism, mené campagne pour leur libération.

 

Rappelons que, comme dans l'Afrique du sud de l'apartheid, seules les organisations communistes accueillent les travailleurs, étudiants sans distinction de couleur de peau, de religion ou d'ethnie supposée : d'origine chrétienne, arabe musulman, juifs séfarades ou ashkénazes !

 

L'exemple de ces jeunes courageux, l'exemple des communistes d’Israël doit nous éclairer au moment où des semeurs de haine essaient en France d'assimiler les juifs au sionisme, et l'anti-sionisme à l'anti-sémitisme.

 

Oui, on peut être juif ou d'origine juive et refuser le sionisme, c'est même avoir pris conscience du jeu pervers et parallèle que jouent sionistes et anti-sémites s'alimentant dans leur haine : créer de faux clivages communautaires, préparer l'épuration ethnique, gommer les clivages de classe.

 

Omer disait en 2008 :

 

« L'occupation empoisonne Israël de l’intérieur. Elle crée un peuple agressif, un nationalisme extrémiste, et efface des valeurs importantes telle que la solidarité et l'égalité. C'est pourquoi prendre position contre cela, en tant qu'israélienne, est vital pour les Palestiniens comme pour les Israéliens »

 

Honneur à Omer Goldman, qui avait montré la voie ! Honneur à Alan, Noam, Natan, David, Tamar, Maya, Udi, Sahar, tous ces jeunes israéliens qui depuis 2008 ont refusé de servir dans l'armée de la honte !

 

Unité entre jeunes Palestiniens et Israéliens, arabes et juifs, pour la paix, la justice sociale, contre toute forme de colonialisme, de racisme. A bas le sionisme, à bas l'anti-sémitisme !

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 07:36
Dans la cuisine, l'Huma assure un Marx! (Libération, 23 février 2018)

Le journal communiste met les pieds dans le plat de grande bouffe mondialisée et des circuits courts avec un hors-série appétissant.

Camarades becs fins et marmitons, courez lundi chez votre marchand de journaux vous procurer le mijotage hors-série de l’Humanité «Cuisinons l’époque». Marx se devait de faire la couverture. Mais il s’agit de Thierry Marx, le chef multi-étoilé, et non de Karl Marx, le fricasseur du Capital,qui trône en brandissant une pomme de terre sous le titre «Un Marx et ça repart».

Exploitation sociale

Camarade, toi qui sais que tout est politique, tu comprendras que la lutte finale passe par les fourneaux. «Questionner ce que l’on mange revient dès lors à interroger le fonctionnement d’un mode de production et de consommation qui brasse des métiers, des compétences, des talents, mais aussi une exploitation sociale, des conditions paysannes et ouvrières misérables, et des doutes croissants sur la qualité alimentaire, en France et à travers le monde», écrit Patrick Le Hyaric, directeur del’Humanité dans son éditorial.

Ménilmontant

Et, c’est qui qui nous prédit que le Grand soir passera par la gamelle ? Marx Thierry, bien sûr, dont le grand-père vendait l’Humanité, au 140, rue de Ménilmontant, à Paris, là où le futur chef résidait : «En 2050, l’eau va manquer, nous serons devenus flexitariens, c’est-à-dire que nous consommerons 80% de protéines végétales et 20% d’animales,prédit le cuisinier. […] La star de demain, c’est le producteur. Et le pouvoir politique est entre nos mains, à nous, les citoyens, les consommateurs, les associations. Nous avons la clé du camion pour faire en sorte que la planète se porte mieux.»

Endives glacées

Donc camarade camionneur de la Terre, n’oublie jamais qu’il y a toujours un routier au bord du chemin pour se régaler les papilles et se nourrir le cerveau. C’est ainsi que l’on déguste les recettes de Nicolas Magie, le chef étoilé du Saint-James, près de Bordeaux qui imagine des repas gourmands et pas chers pour les plus démunis. On salive ainsi sur ses «endives glacées au jus de betterave, endives rouges, vieux comté» (1,80 euro par personne). On voyage aussi dans ce «garde-manger du monde» qu’est la Seine-Saint-Denis avec les empanadas de Louis Palma qui a fui la dictature au Chili et la pastilla de poulet de Khadija Jabeur.

Magicien des épices

On aime aussi les mots croisés de Carlo Petrini, fondateur et président du mouvement gastro-écologique Slow Food International et d’Olivier Roellinger cuisine à Cancale et magicien des épices, qui dit : «La France, pays des droits de l’homme, doit devenir le pays qui fait du "bien-manger" un droit inaliénable.» Un vrai programme commun.

L’Humanité, «Cuisinons l’époque» en kiosque à partir de lundi, 7,90 euros

Jacky Durand

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 08:07
Spinetta: entreprise de démolition de la SNCF: laisserons-nous faire?
« Gang », le billet de Gérard Streiff !
 

 

 
Spinetta est l’auteur remarqué d’un récent rapport de casse de la SNCF. Wikipédia nous dit de lui que c’est un « haut fonctionnaire » mais aussi que c’est « le patron le mieux payé de France ». La contradiction n’est qu’apparente. Spinetta est l’exemple type de cette faune d’énarques qui ont colonisé à partir des années 80 les principaux rouages de la machinerie d’État.
Des technos passés du côté du fric et que l’on retrouve systématiquement dans tous les postes de la haute administration en même temps que dans une flopée de conseils d’administration (Alcatel-Lucent, Air-France, GDF-Suez, Areva, notamment, pour ce qui concerne Spinetta). L’État c’est eux, le pouvoir, le vrai, c’est eux. Au nom de quoi Spinetta est devenu un expert es SNCF ? Au nom de cette appartenance de ce gang de petits marquis dont le chef est Macron.
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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 07:54
Emile Bernard

Emile Bernard

Gauguin, danses bretonnes à Pont-Aven

Gauguin, danses bretonnes à Pont-Aven

COMMUNE culture –
 
Pont-Aven, au rendez-vous des amateurs de peinture en Bretagne

 

Le musée de Pont Aven qui a rouvert ses portes après 3 ans de travaux a d'ores et déjà gagné son pari. Bien sûr, des voix s'étaient élevées contre ce projet jugé trop ambitieux pour une petite ville de 3000 habitants. Mais aujourd'hui, 122 500 visiteurs sont passés en moins d'un an. Bretons, pour plus de la moitié. L’École de Pont Aven, c'est l'histoire d'une révolution artistique mise en œuvre à la fin du XIXème siècle par Paul Gauguin, Emile Bernard, amorçant un courant de modernité qui dispersera ses idées novatrices jusqu'en 1939.

Les noms des peintres qui viennent à Pont Aven, Gauguin, Sérusier, Emile Bernard, Maurice Denis, sont aujourd'hui très connus. Mais l'ampleur artistique du mouvement se trouve augmenté par le nombre des artistes, méconnus pour la plupart, venant d'univers parfois très différents qui se retrouvent à Pont Aven, échangent et tentent des expériences réussies d'une autre manière de peindre (symbolisme, japonisme, primitivisme …).

Paris est alors devenue capitale des arts grâce à ses musées ; la qualité de l'enseignement des écoles des Beaux Arts attire des artistes de toutes nationalités.

En Bretagne, le développement des chemins de fer favorise la venue d'artistes étrangers puis parisiens, tous à la recherche de l'authenticité encore intacte des gens et des paysages, en réaction à l'Académisme triomphant alors dans les Salons.

Le nomadisme des artistes qui peuvent désormais peindre d'après nature en dehors de l'atelier est également facilité par la commercialisation des tubes de couleurs dès 1859.

Entre la population et ces colonies d'artistes qui s'installent parfois pour plusieurs années - Paul Gauguin y séjourna 8 ans- la cohabitation se passe non seulement sans heurts, et même avec bienveillance.

Ces artistes, migrants et désargentés, trouvent non seulement des modèles sans difficulté mais également gîte et couvert avec facilités de paiement.

Tous ces artistes, qui ont diffusé leur vision personnelle de la Bretagne pendant plus de 50 ans, sont aujourd'hui représentés dans ce nouveau musée de Pont Aven dont la réhabilitation réussie est l’œuvre d'un cabinet d'architectes brestois.

Le bâtiment, qui encadre un jardin en espalier inspiré d'une œuvre du peintre Charles Filiger, est volontairement intégré au centre ville.

Mais c'est avant tout un espace pensé pour que se rencontrent à nouveau tous ces courants de la modernité en peinture : donner à voir, confronter, décrypter et bien entendu, expliquer

Enfin, pour donner aux visiteurs l'envie de revenir, des expositions temporaires sont régulièrement présentées.

Isabelle Colpin

 

Image en ligne

Du 2 février 2018 au 6 janvier 2019, exposition: Pont-Aven, berceau de la modernité

Pont-Aven, berceau de la modernité / Collection d’Alexandre Mouradian

Le Musée de Pont-Aven présente l’histoire d’une révolution artistique ini-tiée entre 1888 et 1894 : le synthétisme, art fondé sur l’usage de couleurs pures posées en aplats et cernées de contours comme un vitrail. Autour d’Émile Ber-nard et de Paul Gauguin, le groupe d’artistes qui s’approprie ces principes est appelé « École de Pont-Aven ».

En 2018, Alexandre Mouradian, collectionneur philanthrope, s’associe au musée en prêtant 23 oeuvres de sa collection person-nelle dédiée aux amis de Gauguin. Ce corpus inédit et présenté en exclusivité au Musée de Pont-Aven prendra place au sein du parcours permanent, renou-velant totalement l’accrochage des oeuvres au niveau 3. Des oeuvres d’Émile Bernard, Émile Jourdan, Maxime Maufra, Henry Moret, Roderic O’Conor, Éric Forbes-Robertson, Armand Seguin, Paul Sérusier, Wladyslaw Slewinski, Jan Verkade seront présentées.

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 07:48
« Asile-immigration » : Une loi indigne de la France
 

 

En effet, cette loi réduit les possibilités de demande d'asile, raccourcit les délais de recours, renforce les contrôles de manière à réduire le nombre de réfugiés et à augmenter le nombre d'expulsés. Ce projet de loi multiplie les obstacles dans le parcours du combattant des demandeurs d'asile, souvent livrés à eux-mêmes, en diminuant le temps pour l'examen de leur situation et leurs possibilités de recours s'en trouvent réduites. Par contre, le projet doublera la durée maximale de séjour en rétention dans la perspective de l'expulsion.
 
Ainsi, le gouvernement veut diviser par deux le temps pour la mise en œuvre des droits à l'asile, mais c'est deux fois plus pour la rétention en vue de l'expulsion.
 
A ces mesures régressives s'ajoutent les dispositions pour celles et ceux qui tombent sous le coup du règlement de Dublin, soit la grande majorité, qui interdirait à tout débouté du droit d'asile toute demande dans un autre pays. Ils seront ainsi renvoyés dans le pays de première arrivée où ils ont laissé leurs empreintes, les empêchant de demander l'asile en France ou dans le pays de leur choix. La Grèce et l'Italie, premiers pays d'arrivée, vont ainsi avoir la charge de reprendre ces migrants. De plus, ces migrants dits « dublinés » seraient placés en rétention pour être expulsés.
A cette logique répressive et absurde, s'ajoute, pour le gouvernement, la volonté d'opposer devant l'opinion publique, les « bons et les mauvais migrants », de stigmatiser et de criminaliser ceux qui fuient conflits, persécutions et pauvreté.
Les chiffres du ministère de l'Intérieur attestent pourtant qu'il n'y a aucune pression migratoire qui justifierait ces mesures.
Cette « menace » migratoire est montée de toutes pièces pour rassurer une partie de l'opinion inquiète, désorientée, après des années de campagne de la droite et de l'extrême droite contre les migrants, devenus des boucs émissaires depuis Sarkozy, Hollande et Macron.

La France, terre des droits de l'Homme, s'en trouve défigurée c'est ainsi que sont bradés valeurs, principes, droits de l'Homme et humanité.
Cette loi est indigne et doit être retirée.
Asile-immigration: Une loi indigne de la France (PCF)
Asile-immigration: Une loi indigne de la France (PCF)
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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 07:43
Rassemblement pour la défense des trois classes de Corentin Caër, Gambetta, Jean Jaurès le 9 février dernier devant la mairie, les représentants des parents témoignent après leur rencontre avec Agnès Le Brun (photo JL Le Calvez)

Rassemblement pour la défense des trois classes de Corentin Caër, Gambetta, Jean Jaurès le 9 février dernier devant la mairie, les représentants des parents témoignent après leur rencontre avec Agnès Le Brun (photo JL Le Calvez)

« On a été corrects, sympathiques... On pensait que nos arguments avaient porté, notamment sur nos spécificités sociales. Aujourd'hui, on a franchement l'impression d'avoir été roulés dans la farine... ». C'est peu de dire que Sébastien Portier, co-président de l'APE de l'école Gambetta, était remonté, ce vendredi, au lendemain de la publication de la carte scolaire 2018 dans le Finistère. À l'instar des écoles Corentin-Caër et Jean-Jaurès, l'établissement morlaisien perdra un poste à la rentrée.

« Des actions d'ampleur » à prévoir


« On pensait en sauver un ou deux sur les trois mais on fait face à une implacable logique comptable », s'agace-t-il. Et d'annoncer une rentrée mouvementée, avec des actions d'ampleur, à partir du 12 mars, après les vacances d'hiver. « Comme d'habitude, l'annonce a été faite la veille des vacances scolaires. C'est donc compliqué de mobiliser. Mais nous allons créer un collectif rassemblant toutes les écoles touchées du pays de Morlaix. Car c'est du jamais vu. Des occupations sont déjà prévues ».

 

 Au-delà des trois écoles morlaisiennes, Lanmeur (Les Quatre Vents) et Plouigneau (De Lannelvoëz), qui font partie de la circonscription de Morlaix, perdent aussi un poste. De même que Cléder (Pierre Jakez-Hélias) et Plouescat (Anita-Conti), de la circonscription de Landivisiau. Commana (La Pierre Bleue), de la circonscription de Landerneau, perd un demi-poste (dispositif « plus de maîtres que de classes »). Et Pleyber-Christ (Jules-Ferry), un demi-poste itinérant langues vivantes. Si on prend en compte le découpage électoral (4e circonscription de Morlaix) et non plus celui de l'Éducation nationale, on peut même ajouter la perte d'un demi-poste à La Roche-Maurice (école du Bourg).

« On ne peut pas laisser faire »


« Ça fait huit postes en tout. On ne peut pas laisser faire ça. Si on n'agit pas, il ne restera plus que les grandes villes », explique Sébastien Portier, qui continue de réclamer un poste « plus de maîtres que de classes » à Gambetta. Et d'indiquer qu'il a reçu le soutien de nombreux politiques, tous partis confondus. « Sauf la députée Le Feur. Nous sommes apolitiques mais là, on se demande vraiment ce qu'elle fait. Ce qui se passe dans sa circonscription, ça fait mal au coeur »
 

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 07:38

Désormais, tout employeur pourra imposer le forfait jours à ses salariés. Avec l'aval du gouvernement, sénateurs et députés ont profité de l'adoption finale des ordonnances Macron sur le Code du travail pour introduire un amendement permettant à l'employeur d'annualiser le temps de travail d'un salarié sans son consentement. Jusqu'à présent, seul un "salarié volontaire" pouvait se voir appliquer ce régime. Dorénavant, en cas de refus, il pourra être licencié. Avec le forfait jours, le temps de travail est décompté en nombre de jours travaillés. Au maximum 218 par an mais à raison d'une durée journalière pouvant atteindre 11 heures, ce qui fait que la durée hebdomadaire excède les 35 heures. Selon les études de la Dares, elle atteint même la moyenne de 46h30. Sans payer d'heures sup...     

Le forfait jours: Loi travail, un amendement vicieux rajouté en douce (L'Humanité Dimanche, 22 février 2018)
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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 07:18

Un système de retraite doit garantir la solidarité entre les générations, mais aussi préserver l'égalité au sein de chaque génération. 

La "réforme Macron" qui a pour ambition de transformer le système des retraites ne répond pas à cette exigence. 

Certes, le système de retraite est aujourd'hui complexe, peu transparent. Il assure cependant une assez forte solidarité. Le président a mis en avant le besoin d'un système "plus lisible". Manière de cacher d'autres objectifs? En fait, en préconisant pour le calcul des droits à la retraite la généralisation du mécanisme par points, sur le modèle des retraites complémentaires du secteur privé, le gouvernement entérine le passage d'un mécanisme dit "à cotisations définies" qui fait porter tout le risque quant au niveau de la pension à l'assuré. Il tire les retraites vers une logique assurantielle.  Il fait un peu plus payer les retraités modestes, qui ont une espérance de vie plus courte, et proportionnellement, moins les retraités riches, qui ont une longue espérance de vie à la retraite. 

Certes, le temps n'est plus où l'âge de la retraite correspondait en moyenne à l'espérance de vie des ouvriers. Mais l'inégalité ne se réduit pas, comme le montre une récente étude de l'INSEE. 

Pour la période 2012-2016, les 5% d'hommes les plus aisés ont une espérance de vie à la naissance de 84,4 ans. A l'opposé, les 5% de personnes les plus modestes ont une espérance de vie de 71,7 ans. Les hommes les plus aisés vivent donc en moyenne 13 ans de plus que les plus modestes. Chez les femmes, cet écart est plus faible, mais il s'élève tout de même à 8 ans. 

Cette inégalité est d'autant plus insupportable que la retraite a changé de nature.   

Le développement de la protection sociale depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, en transformant les conditions de vie et de travail, a complètement changé les perspectives de retraite. Les salariés attendent aujourd'hui de la retraite autre chose qu'une protection contre le risque de ne plus pouvoir travailler, donc de ne plus pouvoir subvenir à ses besoins élémentaires. C'est très différent des objectifs assignés en 1910 aux Retraites ouvrières et paysannes (ROP), les premières assurances sociales. L'allongement considérable de l'espérance de vie en bonne santé a fait que chacun peut espérer vivre une plus ou moins longue période de retraite sans handicap majeur. Ce qui relevait d'une préoccupation de survie, le plus souvent dans la pauvreté, devient une perspective plus sereine au cours de laquelle nombre de retraités s'engagent dans des activités d'intérêt général et social. 

Cette perspective d'une vraie retraite pour tous est un véritable changement dans l'organisation de la vie humaine. Elle fait de la retraite un projet personnel, commun à tous les salariés et citoyens, qu'il faut collectivement organiser. Mais l'égalisation des conditions au sein de chaque génération n'en devient que plus essentielle. 

Les réformes engagées du système de retraite pour le moment, loin d'apporter des réponses au problème posé, fragilisent le pacte solidaire autour de la retraite. Pour plus d'égalité en retraite, il faut permettre à ceux qui ont l'espérance de vie la plus courte de partir plus tôt. La gestion du système de retraite est complexe et demande en tout cas un débat social transparent sur lequel les salariés et les citoyens doivent avoir réellement prise.

Jean-Christophe Le Duigou, économiste et syndicaliste   

Retraités: les salariés modestes payent pour les riches (Jean-Christophe Le Duigou, L'Humanité Dimanche, 22 février - 7 mars 2018)
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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 07:05
Jean-Paul Vermot s'est excusé auprès des résidents pour la gêne occasionnée par les malfaçons dans leurs logements. Et s'est engagé à ce que les réparations soient rapidement effectuées.

Jean-Paul Vermot s'est excusé auprès des résidents pour la gêne occasionnée par les malfaçons dans leurs logements. Et s'est engagé à ce que les réparations soient rapidement effectuées.

Finistère Habitat a joué cartes sur table, ce vendredi, lors de la réunion à laquelle le bailleur avait convié les résidents de Pors-ar- Bayec. Oui, il y a des malfaçons. Mais elles vont vite être réparées. 

« Je vous présente mes excuses pour ces travaux insatisfaisants. On ne peut décemment pas considérer ce chantier comme terminé ». C'est ainsi que Jean-Paul Vermot, président de Finistère Habitat, a introduit la réunion d'information organisée vendredi après-midi, salle des Mille Clubs, rue Paul-Sérusier. Face à lui, une quinzaine de résidents des 168 logements de Pors-ar-Bayec qui ont fait l'objet, ces derniers mois, d'une réhabilitation d'un coût de 6,7 M€. Des habitants excédés par les nombreuses malfaçons constatées depuis la réception du chantier, en juillet dernier, et répertoriées dans un audit commandé par le bailleur : plafonds qui s'écaillent, meubles de cuisine défectueux et surtout infiltrations dans près de 60 % des salles de bains. Entre autres. Seuls 18 logements ont été considérés comme bien rénovés (12 n'ont pu être vérifiés pour l'instant). C'est peu...

 

 

Un mois et demi de travaux


En lieu et place d'une inauguration en grande pompe qui aurait été du plus mauvais effet dans ces circonstances, Finistère Habitat avait donc décidé de jouer la transparence. Après avoir reconnu l'étendue des dégâts, Laurent Prat, directeur du Patrimoine, a ainsi expliqué que la société Eiffage, chargée de la réalisation des travaux, allait rapidement prendre des mesures conservatoires afin de stopper les infiltrations. Après quoi, des réparations seront entreprises, suivies d'une expertise et du dépôt d'une déclaration de sinistre. Ce chantier démarrera dès lundi pour s'achever le 6 avril. Un planning sera affiché dans les parties communes. Et pendant toute la durée des travaux, une équipe de trois techniciens de Finistère Habitat sera présente pour recueillir les doléances des résidents. Des paroles qui ont eu tendance à les rassurer. Si bien que la réunion s'est déroulée dans une ambiance apaisée. Après quelques piques lancées à l'encontre de leur bailleur, les habitants ont même convenu qu'au niveau de l'isolation, cette rénovation était une réussite. « J'ai divisé ma facture de gaz par deux », a ainsi reconnu une locataire. « Depuis la rénovation, on a constaté une baisse de 30 à 60 % de la consommation énergétique », a rebondi un Jean-Paul Vermot satisfait. Histoire de finir sur une note positive.
 

Rue Pors-ar-Bayec: les habitants oubliés

Dépendant d'Armorique Habitat et non de Finistère Habitat, les habitants des 1, 1 bis, 3 et 3 bis, rue de Pors-ar-Bayec se sentent laissés pour compte dans la rénovation du quartier. Ils l'ont fait savoir en faisant circuler une pétition, remise à Jean-Paul Vermot (en sa qualité d'élu municipal), qui a recueilli 42 signatures sur la cinquantaine de familles qui vit dans ces bâtiments. L'objet de leur courroux : l'état des parkings, qui appartiennent à la ville. « Il y a des nids de poule partout, pas d'emplacements matérialisés. Sans compter les poubelles enterrées installées trop loin, tout au bout de la rue, commente une habitante. On nous avait dit que ces travaux étaient prévus dans la même enveloppe. Mais ça s'est arrêté juste devant chez nous. On a la sensation d'avoir été oubliés. Il y a la vitrine, rue Sérusier, où tout est propre, et puis nous, derrière. On fait pourtant partie du même quartier ».
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/residence-pors-ar-bayec-finistere-habitat-joue-la-transparence-24-02-2018-11864869.php#qefxpvWdV1i7Qccw.99

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