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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 07:55
Salah Hamouri

Salah Hamouri

Libérez Salah Hamouri

Libérez Salah Hamouri

Après Morlaix-Communauté, Guimaëc, Plourin-les-Morlaix, Morlaix, Carhaix, Douarnenez, les élus de de Quimper, Brest, Pont L'Abbé, Le Relecq Kerhuon ont voté une motion pour la libération de l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri détenu de manière arbitraire par les Autorités militaires israéliennes sur ordre du ministre d'extrême-droite Avigdor Liberman pour sa seule résolution à défendre les prisonniers politiques palestiniens dans le cadre de ses nouvelles activités d'avocat. 

Rappelons que c'est Piero Rainero, élu PCF d'opposition à Quimper, qui a été à l'origine d'un appel des élus et d'une lettre à Macron pour qu'il intervienne résolument pour la libération de Salah Hamouri, appel qui, relayé par plusieurs partis de gauche et régionalistes, plusieurs associations et personnalités du département, a réuni près de 175 signatures d'élus. 

On continue le combat jusqu'à la libération de Salah Hamouri et des autres prisonniers politiques palestiniens: Ahed Tamimi, Khalida Jarrar, Munther Amira, Marwan Barghouti, et 350 enfants de 12 à 18 ans !  

 

Cela fait 175 signatures d'élus bretons qui demandent la libération de Salah Hamouri, 157 pour le 29, 14 pour le 56, 4 pour le 22.  

Dont pour le Finistère : 17 maires, conseillers départementaux, 4 conseillers régionaux, 2 sénateurs: 

 

Demande d'intervention de la France pour la libération de notre compatriote Monsieur Salah Hamouri emprisonné en Israël.

Monsieur le Président de la République,

Nous avons l'honneur d'attirer votre attention sur la situation de notre compatriote Monsieur Salah Hamouri, 32 ans, avocat spécialisé dans la défense des Droits de l'Homme, emprisonné en Israël depuis le 23 août dernier sans qu'aucun motif ne lui ait été signifié, ni à ses avocats.

Un tribunal israélien a décidé il y a quelques jours son maintien en « détention administrative » pour une durée de 6 mois renouvelable sans aucune inculpation ni jugement. Il s'agit là d'une procédure héritée du mandat britannique sur la Palestine au début du siècle dernier qu'appliquent les autorités de Tel-Aviv et qui peut conduire à des internements administratifs par périodes de 6 mois renouvelées indéfiniment sans aucun jugement.

L'arbitraire a déjà marqué la vie de ce jeune avocat franco-palestinien demeurant à Jérusalem. Il a dû subir en effet, alors qu'il était étudiant, de 2005 à 2011, 7 longues années de prison reposant sur des accusations infondées, les faits qui lui étaient reprochés n'ayant jamais, et pour cause, été établis. Le Président Nicolas Sarkozy et le Ministre des Affaires Etrangères de l'époque, Monsieur Alain Juppé, prenant acte de cette absence totale d'éléments à charge, étaient intervenus auprès du gouvernement israélien pour obtenir sa libération. Dans un communiqué le Ministère des Affaires Étrangères s'était même « réjoui » de cette libération.

L'acharnement contre Monsieur Salah Hamouri, qui vise à travers lui la lutte légitime du peuple palestinien pour le respect de ses droits et de sa liberté, pour le respect des décisions de l'ONU, n'a que trop duré.

Aujourd'hui face à un tel arbitraire notre compatriote ne peut compter que sur les autorités françaises pour retrouver la liberté.

Nous nous permettons de vous indiquer que de très nombreuses associations, la Ligue des Droits de l'Homme, Amnesty International, l'Union Juive pour la Paix, le Syndicat des Avocats de France, l'Association France-Palestine Solidarité, entre autres, réclament la libération immédiate de Monsieur Salah Hamouri. De même que des personnalités aussi diverses que MM. Michel Warschawski (historien israélien, fils de l'ancien Grand Rabbin de Strasbourg), Pierre Joxe (ancien ministre), Christiane Hessel (veuve de M. Stéphane Hessel), Jean Ziegler (vice-président de la commission des Droits de l'Homme de l'ONU), Rony Brauman (fondateur de Médecins sans Frontières), Michel Tubiana (Président d'honneur de la LDH), Richard Falk (professeur de droit international aux USA), ainsi que des députés, des sénateurs, des syndicalistes, des intellectuels, des journalistes, des artistes...Des conseils municipaux, départementaux ont également adopté des vœux en ce sens.

Nous vous demandons par conséquent, Monsieur le Président de la République, d'agir au plus vite et avec fermeté, de faire entendre la voix de la France pour exiger la libération de l'un des siens comme vous avez su le faire pour obtenir la libération des prisons turques du journaliste Monsieur Loup Bureau.

Dans l'attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre considération distinguée.

ALEXANDRE Delphine,conseillère municipale et communautaire de Lorient, PCF-FDG, (56)

ANDRÉ Solène, conseillère municipale de Plouégat-Guerrand

ANTOINE Jean-Marc, adjoint au maire de Carhaix

APPÉRÉ Patrick, élu municipal de Brest, Autre Gauche-BNC

ASSELBOURG Patrick, adjoint au maire de Plourin-lès-Morlaix, PCF

ASSIH Isabelle, conseillère départementale, Quimper, PS

AUDIC Stéphane, conseiller municipal de Roscoff, M1717

AUDOUIN Pascale, conseillère municipale de Caudan (56)

AUFFRET Isabelle, conseillère municipale déléguée de Carhaix

AUFFRET Martine, conseillère municipale de Cléguérec (56)

BABCERES Jean-Philippe, conseiller municipal de Morlaix, coopérative citoyenne

BELLEC Claude, conseillère municipale déléguée de Brest, PCF

BELLEGUIC Pierrot, maire de Kergloff

BENHENNI Djelloul, conseiller municipal de Rosporden, Front de gauche

BERGOT Bertrand, conseiller municipal de Carhaix

BERNARD Jo, conseiller municipal délégué de Carhaix

BEUGNARD Antoine, adjoint au Maire de Plouzané, EELV

BEUZIT Michèle, maire de Lannéanou

BILLIRIT Jacqueline, conseillère municipale de Carhaix, PS

BINAISSE Élisabeth, conseillère municipale de Morlaix, PS

BIZIEN Edith, conseillère municipale de Carhaix

BLONDIN Maryvonne, sénatrice, PS

BODILIS Alain, élu à Plounéour-Menez

BOEUF Jacques, conseiller municipal de Douarnenez, Initiative citoyenne à gauche

BOIREAU Josselin, conseiller municipal de Saint Thégonnec, EELV

BOURNOT-GALLOU Claudie, adjointe au maire du Relecq-Kerhuon, PCF

BRABAN-JÉGOU Corinne, conseillère municipale de Carhaix, PS

BUI Gwenegan, conseiller régional, PS

BURLOT Jeannine, conseillère municipale de Cléguérec (56)

CADIOU Alain, conseiller municipal délégué de Carhaix

CAILLAREC Daniel, premier adjoint au maire de Motreff

CHALINE Nathalie, adjointe au maire de Brest et conseillère communautaire de BMO, EELV

CLOAREC Jean-Marie, adjoint au maire de Rosporden-Kernével, Front de gauche

CLOAREC Jean-Pierre, conseiller municipal de Morlaix, coopérative citoyenne

COANT-JAOUEN Marie-Pierre, première adjointe au maire de Berrien

COCHENNEC Patrick, conseiller municipal de Cléden-Poher

COMPAIN Xavier, adjoint au maire de Plouha, conseiller communautaire, PCF

CORRE Christian, conseiller municipal de Plourin-lès-Morlaix

COTTEN Daniel, adjoint au maire de Carhaix

COTTY Stéphane, adjoint au maire de Plounévézel

COUTELLER Serge, adjoint au maire de Carhaix

CREIGNOU Michel, adjoint au maire de Guissény

CROGUENNEC Jean-François, adjoint au maire de Pleyber-Christ

DAVID Jean-Claude, conseiller municipal de Plourin-lès-Morlaix

DERRIEN Christian, maire de Langonet et conseiller départemental du Morbihan (56)

DESMARRES Thierry, adjoint au maire de Plougasnou, EELV

DILASSER Martine, élue municipale à Pleyber-Christ, conseillère communautaire

DIVARD Ronan, conseiller municipal de Loperhet, UDB

DROUGLAZET Claude, conseiller municipal de Concarneau, gauche antilibérale

DUPONT Ismaël, élu à Morlaix et Morlaix-Communauté, PCF-Front de gauche

EUZEN Maxime, conseiller municipal de Plourin-lès-Morlaix, M1717

FER Michel, adjoint au maire de Pleyber-Christ

FICHET Jean-Luc, sénateur du Finistère, PS

FILIPE Roselyne, élue municipale de Brest, Autre Gauche-BNC

FOUILLÉ Jean-Pierre, conseiller municipal de Quistinic, PCF, (56)

FRENAY Sylvaine, Ergué-Gabéric, conseillère communautaire de QBO, La Gauche Gabéricoise

GAUGAIN Astrid, conseillère municipale de Bénodet, EELV

GAUTIER Patrice, maire d’Évran et conseiller communautaire de Dinan Agglomération (22)

GENIEZ Chantal, adjointe au maire de Kergloff

GERBAUD Serge, conseiller municipal et communautaire de Hennebont, PCF-FDG (56)

GOUÉDARD Hervé, conseiller municipal de Morlaix, PS

GOUÉROU Anne, conseillère municipale de Quimper, Kemper écologie à gauche

GRAMOULLÉ Gilbert, conseiller municipal et communautaire de Quimper, PS

GRIVEAU Jean-Louis, conseiller municipal de Douarnenez, Ensemble Douarnenez

GUEGUENIAT Paul, conseiller délégué à Saint-Yvi, UDB

GUELLEC Éric, conseiller municipal de Brest, vice-président de Brest Métropole, PCF

GUÉMÉNÉ Yannick, élu à Plouégat Guerrand et délégué à Morlaix-Communauté

GUEN Gérard, adjoint au maire de Botmeur

GUEYE Marie, vice-présidente du conseil départemental, Brest, PS

GUEZENNEC Pierre, conseiller municipal de Brest, EELV

GUILLEMOT Hélène, adjointe au maire de Carhaix

GUILLEMOT Matthieu, conseiller municipal et communautaire de Poher Communauté, NPA 

GUILLEMOT Philippe, conseiller municipal de Spézet, conseiller communautaire de Haute Conouaille

GUILLERM Françoise, adjointe au maire de Langonnet (56)

GUYADER Cédric, conseiller municipal de Carhaix

HÉRÉ Jacqueline, adjointe au maire de Brest, PCF

HÉRÉ Roger, conseiller municipal de Plouigneau, PCF-Front de gauche

HUET Joël, adjoint au maire de Pleyber-Christ

HUIBAN Serge, conseiller municipal de Kergloff

HUON Joëlle, conseillère municipale de Plouigneau, conseillère départementale, PS

INIZAN Frédéric, conseiller municipal de Pleyber-Christ

JADE Évelyne, conseillère municipale de Douarnenez, Initiative citoyenne à gauche

JAN Marianne, conseillère municipale de Concarneau, gauche antilibérale

JAOUEN Marie-Christine, maire de Saint-Hernin

JAOUEN Roland, conseiller municipal de Plonéour-Lanvern, FI

JEUDY Jean-Pierre, maire honoraire de Carhaix

JUMEAU Philippe, conseiller municipal de Lanester (56), PCF/FDG

KERDRAON Anne-Marie, conseillère municipale déléguée de Carhaix

KERGUILLEC Julien, conseiller municipal de Pleyber-Christ, FI

KERMAREC Charles, élu municipal de Brest, Autre Gauche-BNC

KERNEIS Yann-Fanch, conseiller municipal de Plouzané, conseiller communautaire de BMO, EELV

KERVERN Anne-Marie, adjointe au maire de Brest, UDB

KUCHEL Émilie, adjointe au maire de Brest, PS

LAINÉ Jérémy, adjoint au maire de Guimaëc, PCF

LAINÉ Marie-Thérèse, adjointe au maire de Kergloff

LARHANTEC Danièle, adjointe au maire de Pleyber-Christ

LE BAIL Siméon, adjoint au maire de Kergloff

LE BELLEC Étienne, conseiller municipal du Guilvinec, PCF

LE BIGOT Daniel, conseiller municipal de Quimper, Kemper écologie à gauche

LE BIHAN Marie-Madeleine, adjointe au maire de Rosporden, divers gauche

LE BLEIS Yannick, conseiller municipal d'Ergué-Gabéric, président de La Gauche Gabéricoise

LE BOEDEC Nadine, conseillère municipale de Lanester, FDG, (56)

LE BRAS Olivier, conseiller régional, Saint Thégonnec, PS

LEBRETON Fabrice, conseiller municipal d'Hennebont, FDG, (56)

LECOMTE Jean-Yves, conseiller municipal de Plouigneau

LE CORRE Karen, conseillère municipale d'Ergué-Gabéric, La Gauche Gabéricoise

LE GOFF Pierre, maire de Guimaëc

LE GUÉLAFF José, maire de Motreff

LE GUEN Yvette, conseillère municipale de Brest, Autre Gauche-BNC

LE GUENNOU Thierry, adjoint au maire de Baye

LE LORC'H Jean-Michel, conseiller municipal délégué de Brest, PCF

LE MESTRALLAN Michel, conseiller municipal de Ploemeur, PCF-FRG, (56)

LE MOAL Karen, adjointe au maire de Rosporden-Kernével, Front de gauche

LÉON Éric, conseiller municipal de Plouégat-Guerrand

LE RAY Jean-François, conseiller municipal de Kergloff

LE SCOUARNEC Michel, maire honoraire d'Auray, ancien sénateur, PCF

LE TANNOU Valérie, adjointe au maire de Carhaix

LEYZOUR Félix, maire honoraire de Callac, ancien parlementaire PCF (Sénat et Assemblée nationale) (22)

LIZIAR Pierre-Yves, conseiller municipal du Relecq-Kerhuon, PCF

LOUSSOUARN Marif, adjointe au maire de Brest, EELV

LUCAS Jean-Michel, conseiller municipal et communautaire de Landeleau, FI

LUZU Brendan, conseiller municipal de Carhaix

MACOUIN Nolwenn, conseillère municipale de Quimper, PS

MADEC Jacques, adjoint au maire de Locmariaquer (56)

MANACH Yann, conseiller municipal délégué de Carhaix

MAZEAS Jacqueline, adjointe au maire de Carhaix, vice-présidente de Poher Communauté

MAZELIN Isabelle, adjointe au maire du Relecq Kerhuon, PCF

MOAL Pierre-Yves, maire de Lomélar, UDB

MOISAN Yves, maire de Plouézoc'h, vice-président de Morlaix Communauté, PS

MORVAN Pierig, conseiller municipal de Rosporden-Kernével, PCF-Front de gauche

MONTANARI Isabelle, adjointe au maire de Brest, PS

NEDELEC Yohann, maire du Relecq-Kerhuon, PS

NÉDELLEC Philippe, adjoint au maire de Kergloff

NIOCHE Françoise, conseillère municipale de Rosporden-Kernével, PCF

NIOCHE Robert, membre du conseil consultatif de Kernével

NOLL Sarah, élue à Morlaix et Morlaix-Communauté, coopérative citoyenne

OGET Marie-Renée, ancienne députée des Côtes d’Armor, PS (22)

OLIVIER Alain, conseiller municipal de Plozévet, PCF

PARCHEMINAL Jean-Michel, maire de Plounéour-Menez

PAULUS André, conseiller municipal de La Feuillée, PCF

PENCALET Françoise, élue municipale et communautaire, Douarnenez, Initiative citoyenne à gauche

PENNEC Guy, maire de Plourin-lès-Morlaix

PEREIRA Véronique, maire du Cloître Saint Thégonnec 

PIERRET Sorence, conseillère municipale de Douarnenez, Ensemble Douarnenez

PICHON Ronan, conseiller municipal de Brest, vice-président de Brest Métropole Océane, EELV

PIRIOU Thierry, maire de Pleyber-Christ, PS

PORODO Patrice, conseiller municipal de Rosporden-Kernével, PCF-Front de gauche

POULIQUEN Guy, maire de Locquénolé

QUELENNEC Ludovic, conseiller municipal de Kerlaz, PCF

QUEMENER Paul, maire de Berrien

QUILLEROU Marie-Antoinette, conseillère municipale déléguée à Carhaix

QUILTU Catherine, 1ère adjointe au maire de Carhaix

RAINERO Piero, conseiller municipal de Quimper, PCF

RANNOU Jacques, maire-délégué de Kernevel, PCF

RÉA Larry, conseiller municipal délégué du Relecq-Kerhuon, PCF

REBOURS Alain, conseiller municipal de Plounéour-Menez, Ensemble

RICHARD Anita, conseillère municipale de Rosporden, PCF

RIVIÈRE Gilles, conseiller municipal de Châteauneuf du Faou, PCF

ROBERT Paul, conseiller municipal de Douarnenez, Initiative citoyenne à gauche

RODDE Sylvie, conseillère municipale de Pleyber-Christ

SALAMI Réza, adjoint au maire de Brest, vice-pésident de Brest Métropole

SCATTOLIN Valérie, conseillère municipale de Morlaix, FDG

SEGALEN Pascal, conseiller municipal du Relecq-Kerhuon, PCF

STERVINOU Matthieu, conseiller municipal de Quimper, PS

TANGUY Jean-Marc, conseiller départemental, élu municipal et communautaire de Quimper, PS

THOMIN Mélanie, conseillère municipale de Quimper, PS

TROADEC Christian, maire de Carhaix, conseiller départemental

TUPIN Hugues, conseiller municipal de Douarnenez, PCF

TURLAN Émile, conseiller municipal de Landivisiau

VALLÉE Brigitte, conseillère municipale de Kergloff

VERMOT Jean-Paul, conseiller départemental, élu municipal et communautaire de Morlaix, PS

VIGNON Laurence, conseillère municipale de Quimper, PS

VIGOUROUX Gaëlle, conseillère régionale

VILMIN Jocelyne, conseillère déléguée du Relecq-Kerhuon

VULPIANI Sylviane, conseillère régionale, PS


 


 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 05:42
Grève à la SNCF: la direction tente la dissasiuon massive (L'Humanité, Marion d'Allard)
Rail. Grève à la SNCF : la direction tente la dissuasion massive
MARION D’ALLARD
VENDREDI, 30 MARS, 2018
L'HUMANITE
 

En contestant le principe de 18 préavis de deux jours sur trois mois, les responsables de l’entreprise entendent retenir des jours de repos aux grévistes.

«Sabotage » contre « basses manœuvres », à la veille du coup d’envoi de la grève des cheminots, le ton monte entre organisations syndicales et direction de la SNCF. Alors que l’action des cheminots contre la réforme ferroviaire promet de mobiliser très largement les salariés du rail, la direction du groupe public ferroviaire « tente d’entraver l’expression des cheminots par la grève », dénonce la CGT, première organisation syndicale de la SNCF. En cause, entre autres, la multiplication des communications internes émanant de la direction à destination des salariés et dont le contenu, pour un agent qui hésiterait à se lancer dans l’action, peut paraître dissuasif. L’une de ces communications cristallise aujourd’hui la colère des syndicats.

« Un durcissement du droit de grève, jusqu’à l’illégalité »

Elle concerne les préavis de grève et les retenues de salaire et de jours de repos qui en découlent. En optant pour le principe d’une grève reconductible de deux jours tous les cinq jours, les syndicats de cheminots – à l’exception de SUD rail, dont l’appel à la grève est continu – ont fait le choix de « déposer un préavis de grève pour chaque période de quarante-huit heures, avec, à chaque fois, un motif différent parce que la loi nous l’impose », explique Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots. Or, et c’est là la pierre d’achoppement, la direction estime que les trois mois d’action constituent « un seul et même mouvement de grève ». Ce faisant, elle « met en avant des modalités de décompte des journées de grève clairement illégales », dénonce la CGT. En clair, « l’entreprise adapte la réglementation pour que la grève coûte le plus cher possible aux cheminots », poursuit Laurent Brun. Une réglementation qui stipule que, à partir de trois jours de grève, l’agent perd un jour de repos. En refusant de reconnaître le dépôt de 18 préavis de deux jours sur les trois mois de mobilisation, la direction de la SNCF « a décidé de manipuler les règles de rémunération et veut durcir, jusqu’à l’illégalité, le droit de grève », estime pour sa part SUD rail (troisième syndicat de l’entreprise). Mais, pour la CGT, « aucun doute ne subsiste sur la légalité (des) modalités » de la grève. Le syndicat en veut pour preuve un arrêt de la Cour de cassation du 30 janvier 2008 qui établit qu’« aucune disposition légale n’interdit l’envoi de préavis de grève successifs mentionnant des motifs différents » et voit, dans l’attitude de la direction, la preuve de sa « fébrilité (…) face à la détermination des cheminots et de leurs organisations syndicales ».

Des actions à gauche pour soutenir la mobilisation

Les formations de gauche signataires de l’appel pour la défense des services publics, publié en amont de la mobilisation du 22 mars, préparent des initiatives pour soutenir le mouvement de grève des cheminots, qui débutera mardi. Dès vendredi, Isabelle de Almeida (PCF), Olivier Besancenot (NPA), Benoît Hamon (Génération.s), notamment, doivent se retrouver dans la matinée pour une initiative commune à la gare de Lyon, à Paris. L’ex-porte-parole du NPA et le fondateur de Génération.s devraient se rendre jeudi prochain avec Pierre Laurent (PCF), Sébastien Jumel (député communiste) ou François Ruffin (député insoumis), à Woincourt (Somme) et au Tréport (Seine-Maritime), afin de mettre en lumière les dangers que fait peser la réforme du gouvernement sur les « petites » lignes et soutenir les cheminots.

journaliste
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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 05:36
Social: La "bataille du rail" débute (Le Télégramme, 2 avril 2018)... Et pour en savoir plus, ...
Paris, place de la République: Mai 68-Mai 2018: "ils commémorent, on recommence!"

Paris, place de la République: Mai 68-Mai 2018: "ils commémorent, on recommence!"

Les cheminots vont entamer, ce lundi soir, leur mouvement contre le projet de réforme d'un gouvernement déterminé à ne pas céder, malgré l'opposition unitaire des syndicats de la SNCF.

 

La grève à la SNCF, par épisodes de deux jours sur cinq, initiée par la CGT, l'Unsa et la CFDT (*), jusqu'au 28 juin commence ce soir.

 

Prédisant une mobilisation de grande ampleur, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a prévenu dans le Journal du Dimanche que « des lignes seront fermées. Cette grève sera très pénalisante pour nos clients ». Le mouvement « a été pensé pour avoir un maximum d'impact sur le trafic et être le plus économe possible pour les grévistes », a déclaré le patron de la SNCF.

 

L'entreprise ferroviaire a annoncé, dimanche, un trafic très perturbé pour mardi avec un TGV sur huit et, en régions, un TER et un Transilien sur cinq en circulation en moyenne. Les Intercités seront aussi fortement touchés, mardi, avec un train sur huit, selon ses prévisions.

 

Une prime pour les conducteurs occasionnels

 

Pour inciter des cadres à conduire des trains pendant la grève, la direction a proposé une prime de « conducteur occasionnel » d'un montant de 150 euros, signe d'une direction « aux abois », selon Erik Meyer (Sud Rail). Un « faux procès » pour la direction de la SNCF, cette prime ayant « pris effet au 1er janvier 2018 », a assuré un porte-parole.

De source gouvernementale, on dit s'attendre « à un mouvement social très lourd, très fort, avec un impact très dur sur les usagers du train ». Dimanche, dans Le Parisien, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, a fustigé l'attitude « incompréhensible » des syndicats.

Les cheminots sont appelés à croiser le fer contre la suppression de l'embauche au statut à la SNCF, les modalités d'ouverture à la concurrence ou encore la transformation de la SNCF en société anonyme, ce qui ouvre la voie à une future privatisation, selon les syndicats.

« Une détermination tranquille et totale »

 

Le projet de réforme « vise à détruire le service public ferroviaire par pur dogmatisme idéologique » et « ne réglera pas le sujet de la dette, ni celui des dysfonctionnements », affirment-ils dans leur préavis.

Face à ces critiques, le gouvernement joue la carte de la concertation, multipliant rencontres bilatérales, séances plénières et interventions médiatiques.

« Personne ne peut comprendre que les syndicats de cheminots engagent une grève longue et pénalisante alors que le gouvernement est dans le dialogue », estime Élisabeth Borne.

Invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, a souligné « la détermination tranquille et totale » du gouvernement, assurant qu'il n'y avait « aucun projet ni ouvert, ni caché de privatisation » de la SNCF.

* Sud-Rail appelle, lui, à une grève illimitée, reconductible par 24 heures, dès ce lundi.

 

 

Dans les airs, la collecte des déchets ou l'énergie, plusieurs appels à la grève ont été lancés à partir de ce lundi. Ils s'ajoutent au mouvement de la SNCF.

Air France.La compagnie sera touchée mardi, puis le 7 avril, par ses quatrième et cinquième journées de grève depuis le 22 février. Vendredi, le troisième appel à la grève, lancé par onze syndicats de tous métiers, avait entraîné l'annulation d'un quart des vols, selon la direction. Dimanche l'intersyndicale a annoncé une nouvelle grève les 10 et 11 avril.

Ces syndicats réclament une augmentation générale des salaires de 6 %. Ils jugent insuffisante la politique salariale de l'entreprise, compte tenu des efforts passés des salariés et des bons résultats de la compagnie en 2017. La direction a accordé une augmentation générale de 0,6 % au 1er avril et 0,4 % au 1er octobre. Elle affirme ne pas pouvoir offrir plus, sans fragiliser sa croissance.

Ramassage des déchets. Les fédérations CGT des Transports et des Services publics lancent un appel commun à la grève dans l'ensemble de la filière déchets à partir de mardi, « du balayeur à la collecte, au centre de tri, à l'incinérateur ».

Les syndicats réclament la création d'un « service public national » des déchets avec un « statut unique public » pour les salariés de la filière. Exigeant la « reconnaissance de la pénibilité » du travail dans ce secteur, ils demandent un départ anticipé à la retraite de cinq ans « à taux plein » pour tous et de dix ans pour les métiers « exposés à l'insalubrité et la pénibilité » (ramassage des ordures, agents de tri), ainsi qu'une réduction du temps de travail. Cette grève illimitée devrait toucher notamment Paris et sa région, celle de Marseille, Montpellier, ainsi que l'Est et le Nord, selon la CGT.

Énergie. La FNME-CGT, première organisation syndicale dans l'énergie, a commencé, dimanche, une grève qui doit durer « jusqu'au 28 juin », calquant son calendrier sur celui des cheminots.

Elle réclame notamment « l'organisation d'un nouveau service public de l'électricité et du gaz qui réponde à l'intérêt général ». Le syndicat veut aussi un « bilan de la déréglementation du secteur de l'énergie », « la fin de la libéralisation du marché de l'électricité et du gaz » et « un statut de l'énergéticien pour l'ensemble des salariés » de ce secteur.

Universités. Une fronde contre la loi modifiant l'accès à l'université (loi Ore, Orientation et réussite des étudiants), accusée d'instaurer un système de sélection, s'est emparée de plusieurs universités, notamment à Toulouse, Bordeaux, Paris, Rouen, tandis que les examens approchent. Elle a pris de l'ampleur après l'expédition punitive survenue à Montpellier pour laquelle le doyen et un professeur de la faculté de droit sont mis en examen.


Le Télégramme - 2 avril 2018 

 

 

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 05:23
Street art à Béthléem

Street art à Béthléem

Israël a rejeté les appels internationaux à une enquête indépendante après la mort, vendredi, de 16 Palestiniens tués par l'armée israélienne au cours d'une manifestation le long de la frontière entre Gaza et l'État hébreu. L'usage de balles réelles par l'armée israélienne est au coeur des interrogations de la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l'Homme. Vendredi a été la journée la plus meurtrière dans la bande de Gaza depuis la guerre de 2014 : sur les plus de 1.400 blessés recensés, 758 l'ont été par des tirs à balles réelles. Les Palestiniens accusent les soldats israéliens d'avoir tiré sur des manifestants qui ne représentaient aucun danger immédiat. Le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, ainsi que la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini, ont réclamé une « enquête indépendante » sur l'usage, par Israël, de balles réelles, une demande rejetée par l'État hébreu. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu (notre photo), a également rejeté toutes les critiques, félicitant même l'armée, « la plus éthique du monde »*. Les États-Unis ont, de leur côté, bloqué, samedi soir, un projet de déclaration du Conseil de sécurité de l'Onu appelant « toutes les parties à la retenue et à prévenir toute escalade supplémentaire » et demandé une enquête sur les affrontements.

*"Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a d’ailleurs félicité l’armée « pour avoir protégé les frontières du pays ». « Bravo à nos soldats », a-t-il écrit dans un communiqué."

En savoir plus, l

ire aussi: 

 
 
 
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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 05:13
Zeev Sternhell

Zeev Sternhell

« En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts »

Dans une tribune au « Monde », l’historien spécialiste du fascisme, se lance dans une comparaison entre le sort des juifs avant la guerre et celui des Palestiniens aujourd’hui.

Par Zeev Sternhell (historien, membre de l’Académie israélienne des sciences et lettres, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, spécialiste de l’histoire du fascisme), auteur de Ni droite ni gauche, l'idéologie fasciste en France

L’annonce est autant symbolique que contestée à l’international : le 6 décembre 2017, le président américain Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. L’ambassade américaine, actuellement établie à Tel-Aviv, ouvrira ses portes avant fin 2019. L’initiative a rapidement été saluée par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Depuis, à la Knesset, le Parlement, la droite mène une offensive sur plusieurs fronts.

Le 2 janvier, les députés ont voté un amendement à la loi fondamentale, c’est-à-dire constitutionnelle, rendant impossible toute cession d’une partie de Jérusalem sans un vote emporté à la majorité des deux-tiers.

Plusieurs députés ont aussi avancé des projets de loi visant à redéfinir le périmètre de la ville, en rejetant des quartiers arabes entiers se trouvant au-delà du mur de séparation, ou bien en intégrant de vastes colonies.

Pour l’historien Zeev Sternhell, ces décisions visent à imposer aux Palestiniens d’accepter sans résistance l’hégémonie juive sur le territoire, les condamnant pour l’éternité au statut de population occupée.

 Tribune de Zeev Sternhell (publiée par Le Monde le 17 février 2018)

Je tente parfois d’imaginer comment essaiera d’expliquer notre époque l’historien qui vivra dans cinquante ou cent ans.

A quel moment a-t-on commencé, se demandera-t-il sans doute, à comprendre en Israël que ce pays, devenu Etat constitué lors de la guerre d’indépendance de 1948, fondé sur les ruines du judaïsme européen et au prix du sang de 1 % de sa population, dont des milliers de combattants survivants de la Shoah, était devenu pour les non-juifs, sous sa domination, un monstre ?

Quand, exactement, les Israéliens, au moins en partie, ont-ils compris que leur cruauté envers les non-juifs sous leur emprise en territoires occupés, leur détermination à briser les espoirs de liberté et d’indépendance des Palestiniens ou leur refus d’accorder l’asile aux réfugiés africains commençaient à saper la légitimité morale de leur existence nationale ?

La réponse, dira peut-être l’historien, se trouve en microcosme dans les idées et les activités de deux importants députés de la majorité, Miki Zohar (Likoud) et Bezalel Smotrich (Le Foyer juif), fidèles représentants de la politique gouvernementale, récemment propulsés sur le devant de la scène.

Mais ce qui est plus important encore, c’est le fait que cette même idéologie se trouve à la base des propositions de loi dites « fondamentales », c’est-à-dire constitutionnelles, que la ministre de la justice, Ayelet Shaked, avec l’assentiment empressé du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, se propose de faire adopter rapidement par la Knesset.

Shaked, numéro deux du parti de la droite religieuse nationaliste, en plus de son nationalisme extrême, représente à la perfection une idéologie politique selon laquelle une victoire électorale justifie la mainmise sur tous les organes de l’Etat et de la vie sociale, depuis l’administration jusqu’à la justice, en passant par la culture.

Dans l’esprit de cette droite, la démocratie libérale n’est rien qu’un infantilisme. On conçoit facilement la signification d’une telle démarche pour un pays de tradition britannique qui ne possède pas de Constitution écrite, seulement des règles de comportement et une armature législative qu’une majorité simple suffit pour changer.

« IL S’AGIT D’UN ACTE CONSTITUTIONNEL NATIONALISTE DUR, QUE MME LE PEN N’OSERAIT PAS PROPOSER »

L’élément le plus important de cette nouvelle jurisprudence est une législation dite « loi sur l’Etat-nation » : il s’agit d’un acte constitutionnel nationaliste dur, que le nationalisme intégral maurrassien d’antan n’aurait pas renié, que Mme Le Pen, aujourd’hui, n’oserait pas proposer, et que le nationalisme autoritaire et xénophobe polonais et hongrois accueillera avec satisfaction.

Voilà donc les juifs qui oublient que leur sort, depuis la Révolution française, est lié à celui du libéralisme et des droits de l’homme, et qui produisent à leur tour un nationalisme où se reconnaissent facilement les plus durs des chauvinistes en Europe.

L’impuissance de la gauche

En effet, cette loi a pour objectif ouvertement déclaré de soumettre les valeurs universelles des Lumières, du libéralisme et des droits de l’homme aux valeurs particularistes du nationalisme juif. Elle obligera la Cour suprême, dont Shaked, de toute façon, s’emploie à réduire les prérogatives et à casser le caractère libéral traditionnel (en remplaçant autant que possible tous les juges qui partent à la retraite par des juristes proches d’elle), à rendre des verdicts toujours conformes à la lettre et à l’esprit de la nouvelle législation.

Mais la ministre va plus loin encore : elle vient juste de déclarer que les droits de l’homme devront s’incliner devant la nécessité d’assurer une majorité juive.

Mais puisque aucun danger ne guette cette majorité en Israël, où 80 % de la population est juive, il s’agit de préparer l’opinion publique à la situation nouvelle, qui se produira en cas de l’annexion des territoires palestiniens occupés souhaitée par le parti de la ministre : la population non-juive restera dépourvue du droit de vote.

Grâce à l’impuissance de la gauche, cette législation servira de premier clou dans le cercueil de l’ancien Israël, celui dont il ne restera que la déclaration d’indépendance, comme une pièce de musée qui rappellera aux générations futures ce que notre pays aurait pu être si notre société ne s’était moralement décomposée en un demi-siècle d’occupation, de colonisation et d’apartheid dans les territoires conquis en 1967, et désormais occupés par quelque 300 000 colons.

Aujourd’hui, la gauche n’est plus capable de faire front face à un nationalisme qui, dans sa version européenne, bien plus extrême que la nôtre, avait presque réussi à anéantir les juifs d’Europe. C’est pourquoi il convient de faire lire partout en Israël et dans le monde juif les deux entretiens faits par Ravit Hecht pour Haaretz (3 décembre 2016 et 28 octobre 2017) avec Smotrich et Zohar. On y voit comment pousse sous nos yeux, non pas un simple fascisme local, mais un racisme proche du nazisme à ses débuts.

Comme toute idéologie, le racisme allemand, lui aussi, avait évolué, et, à l’origine, il ne s’en était pris qu’aux droits de l’homme et du citoyen des juifs. Il est possible que sans la seconde guerre mondiale, le « problème juif » se serait soldé par une émigration « volontaire » des juifs des territoires sous contrôle allemand. Après tout, pratiquement tous les juifs d’Allemagne et d’Autriche ont pu sortir à temps. Il n’est pas exclu que pour certains à droite, le même sort puisse être réservé aux Palestiniens.

Il faudrait seulement qu’une occasion se présente, une bonne guerre par exemple, accompagnée d’une révolution en Jordanie, qui permettrait de refouler vers l’Est une majeure partie des habitants de la Cisjordanie occupée.

Le spectre de l’apartheid Les Smotrich et les Zohar, disons-le bien, n’entendent pas s’attaquer physiquement aux Palestiniens, à condition, bien entendu, que ces derniers acceptent sans résistance l’hégémonie juive. Ils refusent simplement de reconnaître leurs droits de l’homme, leur droit à la liberté et à l’indépendance.

Dans le même ordre d’idées, d’ores et déjà, en cas d’annexion officielle des territoires occupés, eux et leurs partis politiques annoncent sans complexe qu’ils refuseront aux Palestiniens la nationalité israélienne, y compris, évidemment, le droit de vote. En ce qui concerne la majorité au pouvoir, les Palestiniens sont condamnés pour l’éternité au statut de population occupée.

POUR MIKI ZOHAR, LES PALESTINIENS “SOUFFRENT D’UNE LACUNE MAJEURE : ILS NE SONT PAS NÉS JUIFS”

La raison en est simple et clairement énoncée : les Arabes ne sont pas juifs, c’est pourquoi ils n’ont pas le droit de prétendre à la propriété d’une partie quelconque de la terre promise au peuple juif. Pour Smotrich, Shaked et Zohar, un juif de Brooklyn, qui n’a peut-être jamais mis les pieds sur cette terre, en est le propriétaire légitime, mais l’Arabe, qui y est né, comme ses ancêtres avant lui, est un étranger dont la présence est acceptée uniquement par la bonne volonté des juifs et leur humanité.

Le Palestinien, nous dit Zohar, « n’a pas le droit à l’autodétermination car il n’est pas le propriétaire du sol. Je le veux comme résident et ceci du fait de mon honnêteté, il est né ici, il vit ici, je ne lui dirai pas de s’en aller. Je regrette de le dire mais [les Palestiniens] souffrent d’une lacune majeure : ils ne sont pas nés juifs ». Ce qui signifie que même si les Palestiniens décidaient de se convertir, commençaient à se faire pousser des papillotes et à étudier la Torah et le Talmud, cela ne leur servirait à rien.

Pas plus qu’aux Soudanais et Erythréens et leurs enfants, qui sont israéliens à tous égards – langue, culture, socialisation. Il en était de même chez les nazis. Ensuite vient l’apartheid, qui, selon la plupart des « penseurs » de la droite, pourrait, sous certaines conditions, s’appliquer également aux Arabes citoyens israéliens depuis la fondation de l’Etat. Pour notre malheur, beaucoup d’Israéliens, qui ont honte de tant de leurs élus et honnissent leurs idées, pour toutes sortes de raisons, continuent à voter pour la droite.

Le Monde a publié cette tribune le 17 février 2018 et le quotidien israélien de gauche Haaretz a publié une tribune du même auteur sur ce thème

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 11:43
Auguste Blanqui

Auguste Blanqui

Blanqui l’Insurgé, l’Enfermé Conférence - Diaporama de Philippe FRECHET

Mercredi 18 avril 2018

– 15h00 - Maison du peuple

– 1 impasse Tréguier – 29600 Morlaix

Entrée gratuite

Cette conférence-diaporama dresse le portrait d’Auguste Blanqui (1805- 1881), inclassable et irréductible révolutionnaire qui passa plus de 33 ans en prison pour ses idées. Avec le support d’un diaporama illustré d’une riche iconographie et de tableaux didactiques, Philippe Fréchet retracera d’abord la vie du révolutionnaire ; il donnera lecture de quelques portraits de Blanqui (tracés par ses amis ou ses ennemis) ; enfin, un rapide panorama des idées sociopolitiques de l’époque tentera de situer l’insaisissable Blanqui (et ses émules, les « Blanquistes ») dans ce fouillis idéologique.

« Lorsque je travaillais sur des sujets touchant à l’histoire politique du XIXe siècle (que ce soit pour ma conférence sur Louise Michel, pour celle sur Élisée Reclus ou celle sur Jean Jaurès), chaque fois, j’ai rencontré des mots qui revenaient tel un refrain : « Blanqui », « le blanquisme », « les Blanquistes »... avec, toujours, une sorte d’aura de mystère autour de ces termes, sans que jamais les choses soient très claires... Blanqui et les Blanquistes étaient-ils socialistes, communistes, anarchistes, autre chose ? Pourquoi ce personnage récurrent fut-il, sur la scène politique, à la fois aussi présent et, en même temps, aussi absent (du fait, bien sûr, de ses nombreux et longs séjours en prison) ?

Qui était Auguste Blanqui ?

Que voulait-il exactement ?

Comment comptait-il l’obtenir ?

Cette conférence tente de répondre à toutes ces questions. », dit le conférencier.

Philippe FRECHET est un ancien enseignant. Conférence à l’initiative du Comité Trégor-Argoat des Amies et amis de la Commune de Paris 1871

http://commune-1871-tregor.monsite-orange.fr

Blanqui, "l'Enfermé" au Château du Taureau pendant la Commune de Paris en 1871

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 09:22

Gaza : le PCF demande une intervention immédiate pour que cessent les exactions du gouvernement Israélien

Chaque 30 mars lors de la grande marche du retour pour la Journée de la terre, les Palestiniens commémorent la mort, en 1976, de six arabes israéliens tués lors d'une manifestation contre la confiscation de leur terre par Israël. Ils se mobilisent pour faire droit au retour des réfugiés palestiniens.
Cet année ils étaient plus de 30 000 sur la bande de Gaza a manifester pacifiquement alors que des tireurs d'élite de l'armée israélienne avaient l'autorisation de tirer sur eux à balles réelles. Vendredi 30 mars, on compte 16 palestiniens assassinés et plus de 500 blessés.
Ce massacre intervient dans un contexte où le gouvernement d'extrême droite Israélien se sent pousser des ailes. Aidé par les décisions mortifères de Trump, il s'attaque aux « arabes israéliens », c'est à dire les palestiniens restés en Israël après 1948, en adoptant à la Knesset La loi sur “l’État-nation”, qui va constitutionnaliser le caractère exclusivement juif de l’État et l 'apartheid.
Jusqu'où ira cette politique qui fait feu de tout bois des lois internationales et des droits humains des Palestiniens ?
Le PCF, à la fois indigné et très inquiet de cette escalade dangereuse et meurtrière, demande au président Macron et à l'ensemble de la communauté internationale d'intervenir immédiatement pour que cessent les exactions du gouvernement Israélien.

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 09:17
Article du Télégramme, pages Morlaix, sur la conférence de Greg Oxley sur la Révolution Française (1789-1794) le mardi 26 mars, en présence de 34 personnes, dont 15 non communistes: "Parti Communiste, la Révolution au programme".

Article du Télégramme, pages Morlaix, sur la conférence de Greg Oxley sur la Révolution Française (1789-1794) le mardi 26 mars, en présence de 34 personnes, dont 15 non communistes: "Parti Communiste, la Révolution au programme".

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 09:15
Massacre de manifestants à Gaza: l'AFPS demande une intervention immédiate du Président de la République
GAZA : l’AFPS demande une intervention immédiate du Président de la République

http://www.france-palestine.org/GAZA-l-AFPS-demande-une-intervention-immediate-du-President-de-la-Republique

A Gaza, ce sont des snipers de l’armée israélienne qui tirent sur les habitants palestiniens qui se rassemblent pour célébrer, comme partout ailleurs en Palestine, la journée de la terre.

L’armée israélienne a elle-même confirmé qu’une centaine de snipers avaient l’ordre de tirer contre quiconque s’approcherait de la frontière. Des snipers suréquipés ont l’ordre de tirer contre des civils sans défense.

Depuis le début de la journée, on compte 8 morts et des centaines de blessés.

Depuis 11 ans, les 2 millions d’habitants de Gaza, dont les deux-tiers sont des réfugiés, vivent sous un blocus inhumain imposé par l’armée israélienne. Un blocus qui pousse au désespoir une population inventive, éduquée, qui demande à vivre.

Des rassemblements et des villages de tentes ont été mis en place en différents points de la Bande de Gaza. Par ces rassemblements pacifiques, les Palestiniens de Gaza réclament la fin du blocus et l’application de leurs droits. Les manifestations sont prévues pour 6 semaines jusqu’au 15 mai, l’anniversaire de la Nakba.

Le monde entier, dont la France, condamne depuis des années le blocus de Gaza. Mais les mots ne servent à rien face au pouvoir israélien.

Le droit au retour des réfugiés palestiniens est inscrit dans la résolution 194 de l’ONU, que l’Etat d’Israël s’est engagé à respecter lors de son admission à l’ONU, en 1949. Mais les résolutions de l’ONU sont toujours bafouées par l’Etat d’Israël, qui se considère au-dessus du droit international.

Mais il faut, d’abord et avant tout arrêter le massacre, et la France doit agir, immédiatement.

Président de l’Association France Palestine Solidarité, Bertrand Heilbronn s’adresse en ces termes au Président de la République :

"Monsieur le Président de la République, vous ne pouvez pas accepter que l’armée de l’Etat d’Israël, avec qui la France et l’Europe entretiennent de multiples relations, tire ainsi à balles réelles sur des manifestants désarmés. Nous vous demandons d’intervenir en urgence, de faire convoquer l’ambassadrice d’Israël, et d’indiquer clairement que la France prendra des sanctions si ce scandale ne cesse pas immédiatement.

Les lignes rouges sont franchies depuis longtemps, la France et l’Europe doivent au minimum, et en urgence, protéger le peuple palestinien. Les tirs contre des manifestants désarmés doivent cesser, le blocus de Gaza doit être levé immédiatement, et Israël doit suspendre toute action de colonisation, d’annexion, de déplacement de population et de démolitions des maisons et des infrastructures palestiniennes. Les mots ne suffisent plus et l’heure est aux sanctions si ces exactions ne cessent pas."

 

Le Bureau national de l’AFPS
le 30 mars 2018 à 16h45

 

-- 
Association France Palestine Solidarité (AFPS) 
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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 08:50
Plus de 50% de grévistes chez Carrefour et 20 000 salariés en grève ce samedi 31 mars contre la suppression de 2400 emplois: une mobilisation historique!

Coût du travail ou coût du capital?
A. Bompard, PDG de Carrefour, annonce 2400 suppressions d'emplois. Si l'on ajoute les salariés des magasins de proximité dont il entend se séparer, ce sont 4500 emplois qui sont menacés. 
Objectif proclamé : réduire les "coûts" de 2 milliards d'euros. Comme si les salariés étaient un coût alors qu'ils sont les producteurs de richesses...
2 milliards d'euros...Tiens justement, c'est ce que Carrefour a versé en dividendes à ses actionnaires en 5 ans, dont 516 millions pour la seule année 2016...Voilà un coût dont on parle peu : le coût du capital!
Et encore plus curieux : 2 milliards d'euros, c'est aussi le montant des aides publiques dont Carrefour a bénéficié en 5 ans (CICE et cadeaux fiscaux divers), sans aucune contrepartie.
Cherchez l'erreur!
Ce qui représente un coût social, humain, économique insupportable, c'est bien la rémunération du capital, et c'est à ce pillage qu'il faut mettre fin.

Ci-dessous des photos prises ce matin au Carrefour de Quimper où les grévistes, avec Michelle Laurent, déléguée CGT, et Sandrine Allain, secrétaire de l'union locale de Quimper, informaient les clients et leur proposaient une pétition de soutien.

Les communistes, leurs élus, sont totalement engagés aux côtés des salarié-es de Carrefour en lutte aujourd'hui dans tout le pays.

Yvonne Rainero, PCF Quimper. 

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