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1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 04:00

 

 

Approbation des comptes de la sécurité sociale de l'année 2024.

 

La situation est « alarmante », selon le Gouvernement ; la Cour des comptes estime que le financement de la sécurité sociale n’est plus assuré à terme sans action rigoureuse. Certes, mais qui est responsable, sinon ce Gouvernement qui s’alarme des effets de sa propre politique ?

Depuis la création des PLFSS, cette dramatisation sert à justifier les coupes - c’était déjà le cas en 1995 avec le plan Juppé.

On ne peut toutefois se satisfaire d’un déficit. Comment s’explique-t-il ? Par une hausse des dépenses de 1,1 milliard d’euros, certes, mais surtout par une baisse de recettes de 3,7 milliards d’euros ! Les recettes de TVA sont inférieures de 2,2 milliards par rapport aux prévisions. C’est contradictoire avec le discours du Gouvernement, pour qui la seule alternative à la désindexation des prestations ou à la baisse de la prise en charge des affections de longue durée est la TVA dite « sociale ».

La « TVA sociale » est l’impôt le plus inégalitaire, puisqu’elle est payée de la même façon par une aide-soignante ou par Bernard Arnault. Elle diminue encore le pouvoir d’achat des salariés qui se lèvent tôt et qui n’en peuvent plus de se serrer la ceinture.

Au demeurant, cette vieille marotte du Medef et de la droite existe déjà : les exonérations du CICE ont été remplacées par des compensations définitives et 50 milliards d’euros de TVA compensent plus de la moitié des 80 milliards d’euros d’exonérations.

Or 5,5 milliards d’exonérations et 3,3 milliards d’exemptions de cotisation des primes ne sont pas compensés à la sécurité sociale : plus de la moitié du déficit serait résorbée si l’État respectait la loi Veil. Les gouvernements successifs ont asséché les recettes. Les coupables sont ceux qui alertent aujourd’hui...

Le redressement des comptes passe par une baisse de l’exonération des cotisations et par une hausse de l’imposition des revenus financiers, mais la droite sénatoriale a refusé la taxe Zucman. Par cohérence avec notre position sur le PLFSS, nous voterons contre ce texte.

Chers collègues de la majorité sénatoriale, pourquoi avoir adopté l’année dernière une motion de rejet, au motif que les comptes de la branche famille n’avaient pas été certifiés, et pas cette année ?

En octobre, la sécurité sociale d’Ambroise Croizat et Georges Buisson aura 80 ans. Au prochain PLFSS, le Gouvernement prononcera-t-il son oraison funèbre, ou fêterons-nous ensemble son anniversaire ?

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30 juin 2025 1 30 /06 /juin /2025 05:10

 

Monsieur le Président de la République

Ce mercredi, lors du somet de l'OAN à La Haye, les pays membres se sot engagés à porter leurs ddépenses militaires à hauteur de 5% du PIB. Une telle orientation budgétaire représenterait, pour les seuls pays européens, plus de 850 milliards d'Euros par an, soit 2,5 fois le niveau actuel.

En France, cette norme se traduirait par une enveloppe annuelle de plus de 145 milliards d’euros.

En 2024, les États européens membres de l’OTAN ont dépensé trois fois plus que la Russie pour leur défense : 454 milliards de dollars contre 141.

L’Europe surpasse la Russie : quatre fois plus de navires, trois fois plus de chars, deux fois plus d’avions de chasse, plus de soldats. Ce surarmement ne se fonde donc pas sur une menace sécuritaire objective mais bien sur une stratégie idéologique et industrielle.

Présentée comme une condition de notre « indépendance stratégique » et la promesse d’une « Europe souveraine », cette décision engage en réalité les peuples européens dans une logique de surmilitarisation dictée par des intérêts extérieurs. Il ne s’agit pas d’un renforcement de souveraineté ou d’indépendance, mais de la perpétuation d’un capitalisme militarisé, où rivalités économiques et affrontements géopolitiques se nourrissent l’un l’autre.

Il nous semble que l’objectif du retour de la paix en Ukraine, de la défense de la souveraineté de ce pays agressé, ne peut se trouver dans la réaffirmation d’une logique de guerre.

Ce choix du surarmement dépasse largement le cadre du conflit ukrainien, il relève d’une conception du monde où seuls les rapports de force militaire compteraient.

Ce choix budgétaire démesuré aura un coût immense pour les citoyens : coupes drastiques dans les services publics, baisse des investissements sociaux, affaiblissement des politiques de solidarité. La société devra se plier à une logique de guerre sans débat démocratique ni contrôle parlementaire réel.

« L’unité stratégique » que vous invoquez, Monsieur le Président, apparaît aujourd’hui pour ce qu’elle est : un simulacre.

L’Europe, profondément divisée non seulement sur la conduite du conflit ukrainien l’est aussi sur la nature des rapports avec l’État israélien, ce qui permet la poursuite de la destruction de Gaza. Silencieuse face aux violations répétées du droit international au Moyen-Orient – qu’elles viennent d’Israël ou des États-Unis – l’Europe se trouve placée dans une posture de sujétion. Washington fixe la stratégie, commande la marche ; la France, désorientée, s’y aligne.

Ce renforcement de l’OTAN, loin d’assurer notre sécurité, autorise avant tout des profits colossaux pour l’industrie de l’armement américaine, pendant que les peuples européens subiront les conséquences économiques et sociales de cette fuite en avant.

Nous vous demandons solennellement, Monsieur le Président, de refuser cette vassalisation de notre pays, de vous opposer à la militarisation de notre société au service des visées impérialistes. L’industrie de défense, de plus en plus livrée aux logiques des marchés financiers, ne sert ni la souveraineté, ni l’emploi durable, ni l’innovation productive : elle entretient la précarité, la stagnation des salaires, et le sous-investissement dans les besoins réels de la population.

Dans la défense comme ailleurs, les restructurations improvisées et les
« coopérations européennes » sans garanties claires, n’apportent ni autonomie stratégique ni contrôle démocratique. Le recours à un indicateur budgétaire arbitraire, hérité des injonctions de Donald Trump, ne peut fonder une politique de défense sérieuse. Une stratégie militaire ne se construit pas autour d’un chiffre, mais à partir des besoins réels de nos armées et du devoir de protection du territoire national et de l’exercice de notre souveraineté.

Nous vous appelons, Monsieur le Président, à laisser la représentation nationale décider, en conscience, de l’effort de défense que la Nation peut consentir et non soumettre à notre pays des objectifs imposés sans débat, au mépris de notre souveraineté.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Cécile CUKIERMAN

Paris le 26 juin 2025

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30 juin 2025 1 30 /06 /juin /2025 05:00

 

Déclaration des 3 groupes de la gauche sénatoriale

Les premières annonces budgétaires de François Bayrou et de son gouvernement d'une part mais aussi les démarches initiées par la majorité sénatoriale d'autre part ont conduit les trois groupes de la gauche sénatoriale à se réunir, le mercredi 11 juin, afin d'examiner et d'adopter une déclaration commune.

Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, ce gouvernement soutenu par la majorité sénatoriale, alimente une dérive à la fois austéritaire et institutionnelle. La censure du gouvernement Barnier a révélé l’isolement d’un exécutif privé de majorité. Mais loin d’en tirer les conséquences, le pouvoir s’est obstiné, reconduisant les mêmes orientations néolibérales et refusant tout infléchissement de sa démarche de désarmement fiscal — celles- là mêmes que les électeurs ont désavouées en juillet 2024 en plaçant la gauche et son programme en tête des élections législatives. Le recours systématique au 49.3 à l’Assemblée nationale, et à des secondes délibérations procédurales au Sénat pour imposer un budget rejeté dans le pays n’a fait que confirmer ce coup de force démocratique.

Dans ce climat de tension, la droite sénatoriale se met au service du gouvernement mis en place par Emmanuel Macron.Elle entend désormais faire du Sénat le centre de gravité du débat budgétaire, cela pour contourner l’absence de majorité absolue et justifier une politique de rabots budgétaires et de régressions sociales et environnementales. Mais qu’on ne s’y trompe pas : le Sénat ne peut se substituer à l’Assemblée nationale. Ce serait trahir l’esprit de nos institutions, dévoyer le rôle de la seconde chambre, et précipiter la crise démocratique. Nous refusons cette pratique institutionnelle délétère.

Tandis que des institutions profondément fragilisées et un climat d’insécurité sociale croissante alimentent les ambitions de l’extrême droite, le gouvernement prévoit pour 2026 un ajustement de 40 milliards d’euros visant à ramener le déficit à 4,6 % du PIB. Présenté comme inévitable, cet objectif repose quasi exclusivement sur une compression des dépenses publiques, ciblée sur les dépenses de solidarité et en faveur de l’écologie, faisant peser l’effort sur les services publics, les droits collectifs et l’avenir même de notre planète. Pourtant, ces décisions budgétaires ne sont pas présentées ni débattues au Parlement. Le refus du Gouvernement de présenter un projet de loi de finances rectificatives participe de cette crise démocratique.

Les coupes massives dans les budgets d’avenir, notamment de l’écologie, justifient aujourd’hui les reculs majeurs des politiques écologiques, remettant en cause les objectifs climatiques. Sans accompagnement social, la transition écologique sera dans l’impasse.

Les ressources de l’État ont été méthodiquement affaiblies par 8 ans de politiques fiscales régressives : baisses massives d’impôts en faveur des riches et des grandes entreprises (pour un montant moyen de 60 milliards par an depuis 2017), suppression de la taxe d’habitation également pour les foyers les plus aisés, prolifération de niches inefficaces au bénéfice en particulier des grandes entreprises, et affaissement continu de la progressivité de l’impôt. Ces choix, aujourd’hui, expliquent en majeure partie le dérapage des finances publiques et la progression de la charge de la dette (environ 60 Milliards d’intérêts pour 2025).

Ainsi, est évoquée par la majorité sénatoriale, une réduction de 10 milliards d’euros sur l’ensemble des crédits budgétaires, à l’exception de ceux de la défense. Parallèlement, le gouvernement prépare une « année blanche » pour les collectivités territoriales, alors que nous avons tant besoin de l’action publique locale. Le gel envisagé des concours financiers de l’État, après un budget 2025 qui leur a déjà retranché a minima 5,6 milliards d’euros menace le pacte républicain entre les collectivités territoriales et l’Etat et donc la démocratie.

Derrière la façade rhétorique d’un « effort partagé », gouvernement et majorité sénatoriale masquent en réalité un refus obstiné de toute progressivité dans l’effort budgétaire. Ils refusent ensemble de mettre à contribution les plus riches. Alors que les inégalités patrimoniales progressent et que la France redevient une véritable société d’héritiers, la situation et les orientations actuelles ne sont pas acceptables. Ce n’est pas faire nation. Comment maintenir les privilèges fiscaux tout en préparant l’acceptation d’une hausse de la TVA, l’impôt injuste par excellence, pour financer le système de sécurité sociale par un mécanisme de TVA sociale qui n’a de social que le nom ?

Des marges importantes de recettes nouvelles existent, par exemple : conditionner les aides publiques à des critères sociaux et environnementaux, accroître la fiscalité du capital, des hauts revenus et réformer structurellement celle du patrimoine. Ce sont ces propositions alternatives, crédibles et concertées, que nos groupes parlementaires porteront à nouveau dans le débat budgétaire à venir, comme ils l’ont déjà fait à l’hiver dernier.

Nous défendons 5 exigences fondamentales

 

1. Pas de réduction de la dette sans justice fiscale

Nous défendrons une réforme des niches fiscales, un impôt plancher sur la fortune, la restauration d’un impôt sur le capital, ainsi qu’une juste contribution des grandes entreprises dans un principe d’égalité devant la charge publique. Nous nous opposerons à l’évasion fiscale (qui à elle seule soustrait chaque année 80 Milliards d’euros à l’impôt) et aux pratiques d’optimisation scandaleuses. Sans mise à contribution des plus riches, la réussite de la transition écologique sera compromise.

2. Le refus d’un nouvel impôt sur la consommation : non à la TVA sociale ou toute autre manœuvre stigmatisant les classes populaires et le monde du travail
La montée en puissance d’une TVA sociale vise à substituer les cotisations assises sur le travail à un financement étatisé par l’impôt. La TVA frappe indistinctement tous les ménages, mais avec des effets profondément inéquitables : les plus modestes, en sont les victimes.

3. Rétablir la vérité sur la dépense publique : inclure les aides au secteur privé et les cadeaux fiscaux
Une vérité est à rappeler : les aides massives versées au secteur privé, sous forme de subventions, de prêts ou de dépenses fiscales et sociales, ne sont pas seulement des « moindres recettes ». Elles sont des choix politiques volontaristes et doivent être considérées comme des dépenses publiques à part entière. Chaque année, ce sont plus de 200 milliards d’euros qui sont versés ou non-prélevés au privé, souvent sans condition suffisante en matière d’emploi, de localisation de l’activité ou de respect des engagements écologiques. Alors que les libéraux s’acharnent à traquer la moindre dépense sociale, restent muets et dissimulent ces transferts de richesses massifs, nous proposons de poursuivre le travail engagé sur l’encadrement, la conditionnalité et l’évaluation de ces dispositifs.

4. Un plan d’investissement dans les services publics
Nous défendrons le principe d’un plan d’investissement dans les services publics, orienté en priorité vers les collectivités territoriales. Ce que veulent les Français, c’est plus et mieux de services publics.

5. La planification du verdissement de l’action publique pour sortir des errements du gouvernement en la matière
Alors que 2025 aura été l’année des grands reculs sur nos politiques de transition écologique, il est temps d’un sursaut, et d’une véritable loi de programmation pluriannuelle de la transition écologique pour assurer une visibilité de moyen terme sur nos engagements. La politique du Stop and Go en matière écologique sabote toute vision ambitieuse. Les collectivités comme les entreprises ont besoin d’une visibilité à moyen terme sur les capacités d’investissements écologiques.

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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 13:00
Mercredi 20 août à Loctudy: fête du Travailleur bigouden organisée par le PCF de 12h et toute l'après-midi
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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 12:20
Samedi 19 juillet, 12h/18h -  fête du Travailleur Bigouden sur le Port de Lesconil organisée par le PCF Pays Bigouden
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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 12:16
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine

Les communistes étaient comme chaque semain sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin avec Pascal Pouillet, Marie-France Monery, Ismaël Dupont, Jean-Luc Le Calvez, Annie Le Calvez, Lucienne Nayet, pour vendre l'Humanité Magazine, présenter le programme musical de la fête de l'huma, le dernier bouquin de Fabien Roussel et distribuer un tract de solidarité avec le peuple palestinien et pour la campagne de souscription avec la Palestine: 10 euros pour 1 olivier, 1 millions d'oliviers pour la Palestine.

Tous les Humas Magazine du week-end ont été vendus. 

65€ ont été récoltés pour la souscription 1 million d'oliviers - 1000 oliviers pour la Palestine financés avec le PCF Finistère et plantés en décembre en Cisjordanie. Merci à tous ceux qui ont participé à la souscription. 

L'ensemble des dons et souscriptions récoltées pour l'instant s'élève à 5500 € pour cette souscription, incluant 3000 euros de dons du PCF Finistère, 400 euros de dons de la section PCF  de Morlaix, 500€ de dons de la section PCF du Pays Bigouden, et 500€ de dons de la section PCF du pays de Quimperlé pour cette campagne 1 millions d'oliviers pour la Palestine. 

Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont 

Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
Les communistes sur le marché de Morlaix ce samedi 28 juin pour vendre l'Humanité Magazine, le livre de Fabien Roussel, et soutenir la grande souscription populaire du PCF pour les oliviers en Palestine
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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 11:50
L'urgence de la paix, de l'arrêt du génocide à Gaza et de la reconnaissance de l'Etat de Palestine - Motion votée au Conseil Municipal de Morlaix du 26 juin 2025
Le conseil municipal de Morlaix a voté ce jeudi 26 juin une motion importante pour l'urgence de la Paix et de la reconnaissance de l'état de Palestine, et pour une vraie action de la France pour faire cesser le génocide à Gaza, sanctionner la politique de Netanyahou, exprimant notre solidarité avec le peuple palestinien et notre choix d'une paix juste et durable entre les peuples israéliens et palestiniens dans le droit à l'existence des deux peuples.
Ismaël Dupont a porté cette motion présentée par l'ensemble de la majorité de gauche, et défendue par le maire Jean-Paul Vermot dans le débat qui a suivi.
A signaler aussi que Jean-Charles Pouliquen de l'opposition a voté pour cette motion: il y a eu 28 voix pour, 2 oppositions, 2 abstentions. 
Une grande satisfaction pour la ville de Morlaix de pouvoir ainsi porter cette solidarité avec la Palestine. 
 
POUR L’URGENCE DE LA PAIX ET DE LA RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT DE PALESTINE
Le Conseil municipal de Morlaix, réuni ce jeudi 26 juin 2025,
Considérant les principes fondamentaux du droit international humanitaire,
Considérant la Déclaration universelle des droits de l’Homme
Considérant les résolutions des Nations Unies appelant à un cessez-le-feu immédiat, à la protection des civils, et à une solution politique juste et durable au conflit israélo-palestinien,
Considérant l’ordre rendu par la Cour Internationale de Justice appelant l’État d’Israël à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir un génocide à Gaza,
Considérant l’indignation mondiale croissante face aux bombardements massifs, au blocus total, à la destruction systématique des infrastructures civiles, à l'exécution de personnels soignants,
d'humanitaires, de journalistes, et aux dizaines de milliers de victimes parmi les populations civiles palestiniennes, dont une majorité de femmes et d’enfants,
Considérant les valeurs de fraternité, de paix, de justice et de solidarité qui fondent notre engagement politique, humain et républicain,
Affirme solennellement :
- Sa condamnation de l'attaque de l'Iran par le premier ministre Netanyahou et l'extrême-droite au pouvoir en Israël, véritable fuite en avant guerrière menaçant la paix et la sécurité du monde après les bombardements du Liban et de la Syrie.
- Sa plus vive condamnation des violences meurtrières perpétrées par l’armée israélienne à Gaza, sous le gouvernement de Benyamin Netanyahou, qui s’apparentent, au regard du droit international, à des crimes de guerre et, selon plusieurs ONG, des experts de l’ONU et des critères définis juridiquement, même à un génocide à l’égard du peuple palestinien, visant à obtenir le départ des Palestiniens de Gaza et leur remplacement dans un cadre colonial.
- Sa condamnation de toute action qui puisse mettre en péril la vie des civils israéliens ou palestiniens
- Son attachement indéfectible au respect du droit international, au principe de la protection des civils, et à la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat, global et durable, dans la bande de Gaza comme en Cisjordanie, qui vit aussi une situation de violence quotidienne des colons israéliens extrémistes armés et de l'armée vis-à-vis des populations civiles, et où s'opère dans plusieurs villages, bédouins notamment, et camps de réfugiés, des opérations de déplacements de populations pouvant s’apparenter à de l’épuration ethnique à bas bruit.
- Son plein soutien au peuple palestinien, victime de décennies d’occupation, de colonisation, d’apartheid, de discriminations et de violences, et sa solidarité envers celles et ceux qui, sur le terrain, œuvrent pour la survie, les soins, la dignité et la paix.
- Son attachement à l'objectif d'une coexistence pacifique des deux peuples, israéliens et palestiniens, et du droit à l'existence de chacun de ces deux peuples, dans un cadre démocratique et laïque, refusant les logiques de discrimination, les logiques fascistes, intégristes, de haine et de sectarisme ethnique ou religieux. La France au regard de son histoire doit œuvrer pour cet objectif.
- Sa volonté de voir le Président de la République française Emmanuel Macron reconnaître enfin pleinement l’État de Palestine, dans les frontières de 1967, aux côtés d’un État israélien souverain, pour une paix juste, durable et fondée sur l’égalité des droits. Rappelons que l’invitation à ce que la France, par la voix de son Président, reconnaisse l’État de Palestine a été votée en France par l’Assemblée Nationale en décembre 2014 déjà. Et depuis, toujours rien !
- Son appel à la mobilisation de l’Union européenne et de la communauté internationale pour mettre fin à l’impunité, faire respecter le droit humanitaire et soutenir toute initiative diplomatique sérieuse pour une résolution politique du conflit.
- La France doit sanctionner Israël et son gouvernement, par des sanctions commerciales, diplomatiques, tant que le génocide est en cours à Gaza et que ceux-ci refusent tout processus politique de reconnaissance des droits des palestiniens.
- Son soutien à toutes les initiatives citoyennes, associatives, syndicales ou institutionnelles qui œuvrent à sensibiliser sur la situation à Gaza et à porter la voix des peuples opprimés.
- Le Conseil Municipal de Morlaix apporte son expression de solidarité toute particulière à nos amis réfugiés palestiniens du camp de Jalazone, ce camp de réfugiés avec lequel Morlaix et Morlaix-Communauté, avec le soutien de l'AJPF et de l'AFPS, ont développé des relations de coopération et d'amitié toute particulière. Nos amis de Jalazone subissent depuis des années des arrestations et des exécutions de jeunes de manière arbitraire par l’armée d’occupation israélienne et leur situation s’est encore aggravée depuis le 7 octobre 2023, et plus encore depuis le désengagement américain de l’UNWRA, un véritable scandale au regard du droit international et du droit humanitaire.
L'urgence de la paix, de l'arrêt du génocide à Gaza et de la reconnaissance de l'Etat de Palestine - Motion votée au Conseil Municipal de Morlaix du 26 juin 2025
L'urgence de la paix, de l'arrêt du génocide à Gaza et de la reconnaissance de l'Etat de Palestine - Motion votée au Conseil Municipal de Morlaix du 26 juin 2025
Le Télégramme, 27 juin 2025: La ville de Morlaix vote un voeu pour la reconnaissance de l'Etat de Palestine

Le Télégramme, 27 juin 2025: La ville de Morlaix vote un voeu pour la reconnaissance de l'Etat de Palestine

Ouest-France, 28 juin 2025:  27 juin 2025: La ville de Morlaix vote un voeu pour la reconnaissance de l'Etat de Palestine

Ouest-France, 28 juin 2025: 27 juin 2025: La ville de Morlaix vote un voeu pour la reconnaissance de l'Etat de Palestine

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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 07:56

 

 

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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 07:51

 

Vendredi 13 juin, deux jours, avant le sixième tour des pourparlers entre les États-Unis et la République Islamique d’Iran, et le lendemain de la résolution adoptée par l’AIEA pointant le « non-respect » des engagements du régime iranien pris dans le cadre du traité sur la non-prolifération nucléaire, l’État d’Israël lance une offensive de grande ampleur contre ce pays.

Cette opération baptisée « Rising lion » a éliminé des hauts gradés de l’armée, des Gardiens de la Révolution et leurs responsables, des scientifiques liés au programme nucléaire civil iranien et des responsables politiques. Les frappes touchent des sites militaires, mais aussi les infrastructures civiles ainsi que l’appareil productif iranien. Des centaines de morts sont à déplorer. Le non-respect des engagements pris sur le nucléaire par Téhéran ne justifie pas une telle guerre. Les répliques iraniennes n’ont pas tardé : de nombreux bombardements ont frappé les villes et les civils israéliens faisant plusieurs dizaines de victimes. Ces attaques touchent le peuple en Iran et met aussi en danger le peuple israélien et les peuples de la région.

Dimanche 22, en bombardant trois sites nucléaires de Fordo, Natanz et Isfahan, les États-Unis sont officiellement entrés en guerre contre l’Iran aux côtés du gouvernement d’extrême droite de Netanyahou.

L’absence d’une condamnation ferme de la France et de l’UE de ces offensives israélienne et étatsunienne, menées en violation flagrante du droit international, signe le soutien et leur soumission aux visées impérialistes des États-Unis. Ceux-ci ont donné leur aval à Benyamin Netanyahou pour déclencher les bombardements. Ils cherchent à réaliser leur projet impérialiste de remodelage du Moyen-Orient. Netanyahou prétend se poser en gendarme de la région avec le soutien des États-Unis de Donald Trump.

Projet dénoncé clairement dans le communiqué conjoint du Parti Toudeh d’Iran et du Parti communiste israélien : « Les crimes du gouvernement réactionnaire de droite de Benyamin Netanyahou à Gaza et en Cisjordanie, [...] soutenus par l’impérialisme américain, britannique et leurs alliés de l’Union européenne, ont [...] donné un feu vert au gouvernement israélien pour des agressions supplémentaires contre les pays de la région, dans le but de redessiner la carte du Moyen-Orient selon les objectifs stratégiques de l’impérialisme américain. » [...] « Israël et les États-Unis, après avoir affaibli l’Irak, la Libye et la Syrie, sont maintenant déterminés à porter atteinte à l’indépendance et à la souveraineté de l’Iran. Ces deux gouvernements ne cesseront leurs efforts que lorsque tous les régimes de la région seront contraints à obéir au projet unique de l’impérialisme et de la domination au Moyen-Orient - un projet dont l’objectif est de réprimer les aspirations et la volonté des peuples et leur droit à déterminer leur propre destin. »

Les ambitions impérialistes qui s’affichent dans le contexte des recompositions des rapports de forces mondiaux et régionaux foulent aux pieds la charte des Nations unies et le droit international. Elles n’ont aucune considération pour les intérêts des peuples.

Par ailleurs, Netanyahou cherche à se maintenir au pouvoir, alors que les contestations se faisaient de plus en plus fortes en Israël même à poursuivre les attaques à Gaza et les territoires occupés, à empêcher la reconnaissance de l’État de Palestine et parachever ce qu’il a entamé avec les attaques au Liban et en Syrie.
Certains considèrent que cette guerre “préventive” permettra au peuple iranien de se libérer d’un régime tyrannique alors que l’ingérence étrangère n’a libéré aucun peuple. L’Irak en est un exemple.

Le peuple iranien est épuisé par 40 ans de dictature, d’oppression et de répression du régime théocratique liberticide, népotiste et corrompu de la République Islamique. Les communistes ont été réprimés dans le sang par ce régime de terreur. Pour autant et bravant la répression, les mouvements sociaux en Iran se poursuivent et s’intensifient. Aujourd’hui, le régime n’est plus soutenu que par une couche bureaucratique et sécuritaire, comme l’analysent nos camarades du parti Toudeh. Le peuple iranien a le droit à la paix, à la liberté et à la dignité humaine. Pour reprendre les propos de Mohammad Omidvar, porte-parole du parti Toudeh, devant la délégation du groupe de la GUE à l’assemblée parlementaire du conseil de l’Europe le 24 juin : « Au cours des deux dernières années, des mouvements sociaux remarquables ont eu lieu contre le régime iranien, se manifestant sous forme de centaines de grèves ouvrières, des manifestations quotidiennes de milliers de retraités, d’ et d’infirmier·ères à travers le pays, et de la lutte courageuse des femmes iraniennes contre la violation de leurs droits et la répression brutale dont elles font l’objet. En septembre 2022 avec le meurtre de Mahsa Amini, cette lutte a atteint un nouveau niveau et se poursuit avec le slogan « Femme, vie, liberté ». Notre parti a toujours été l’un des principaux opposants à la République islamique au cours des dernières décennies. Comme vous le savez, des centaines de nos camarades, y compris quasi toute la direction du parti, ont été tués ou exécutés en 1988, soit sous la torture, soit par exécution. Nous et d’autres forces progressistes en Iran luttons [aujourd’hui] pour établir une république nationale, démocratique et laïque en Iran. » Il poursuit en rappelant la position du parti Toudeh contre les projets de partition du pays et l’engagement du parti en faveur de la pleine indépendance de l’Iran.

Les communistes sont à l’initiative pour bâtir la paix, dans la défense de l’intérêt des peuples de la région, en prônant l’arrêt immédiat des hostilités et le respect du droit international. Ils sont la seule force politique à être capable de travailler ensemble pour la paix, comme le montre la déclaration commune entre communistes israéliens et iraniens.

À l’image de leurs camarades de la région, les communistes français suivent la boussole qui a toujours été la leur : la paix par le respect du droit international qui garantit l’intérêt des peuples pour qui les conséquences des politiques de force seront néfastes.

De la même manière, ces évènements exigent de renforcer notre solidarité envers les communistes israéliens et la coalition Hadash, alors que les députés communistes sont sous la menace d’une nouvelle exclusion de la Knesset, et avec les mouvements pour la paix qui s’expriment en Israël. Le peuple israélien est victime des politiques du gouvernement de Netanyahou qui cherche à renforcer son emprise sur l’appareil d’État.
Ces évènements exigent aussi de renforcer notre combat pour les droits souverains du peuple palestinien, qui subit les politiques génocidaires, la colonisation et l’apartheid dans les territoires occupés. La reconnaissance de l’État de Palestine, aux côtés de l’État d’Israël, est une bataille centrale, dans la suite de la conférence commune PCF-OLP du 4 juin dernier et de la déclaration finale qui en est le résultat.

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27 juin 2025 5 27 /06 /juin /2025 05:22
Conseil départemental du Finistère, 26 juin - Intervention d'Ismaël Dupont sur le plan santé du Conseil Départemental pour lutter contre la désertification médicale
Conseil départemental du Finistère du 26 juin 2025. 
 
Voici la globalité de mon intervention pour le groupe d'union de la gauche (PS, PCF, Divers gauche) Finistère et Solidaires
 
"En dehors des subventions pour les Maisons de santé, que nous approuvons, et rappelons qu'il existe aussi des Centres de santé avec des médecins salariés (ce qui est le cas de + 50% des médecins aujourd'hui et correspond à des aspirations des nouvelles générations de médecins) à côté des maisons de santé libérales qui parfois peine à faire le plein des médecins attendus, et certains de ces centres de santé, qui existent par exemple à Morlaix, Concarneau, Plounéour Menez, ont même fait l'objet de subvention d'investissement du département, il nous semble que le plan santé présenté ici comporte surtout une dimension d'affichage.
Ce n’est pas le cœur des compétences du Département et ce ne sont pas les mesurettes du plan santé proposé aujourd’hui qui changeront la donne pour les Finistériens. Il ne faut pas alimenter les illusions.
Mais d’où vient cette pénurie ?
Pour bien comprendre la situation actuelle et ce que peut être l’avenir, il faut également considérer deux faits :
• Depuis l’instauration du numérus clausus en 1971 et jusqu’à aujourd’hui, malgré la suppression déclarée de celui-ci, le nombre total de médecins formés et dans chaque spécialité dépend strictement des décisions du gouvernement.
• La formation d’un médecin nécessite actuellement de 9 ans pour un généraliste à 12 ans pour les spécialités les plus longues (neurochirurgie par exemple)
Ceci aboutit à ce que toute décision d’augmentation du nombre de médecins formés n’impactera l’offre médicale que plus de 10 ans après.
Entre 1976 et 2020, la population a augmenté de 12 millions de personnes en France et elle a vieilli. Or, le nombre de médecins formés chaque année est passé de 8700 en 1976 à 3500 en 1993, même si il remonte depuis la fin des années 90 c’est insuffisant.
L’objectif a trop longtemps été du côté des médecins de protéger les revenus des libéraux et du côté des pouvoirs publics de contenir les dépenses de santé prises en charge dans le cadre de la sécurité sociale.
A la fin des années 90, les mêmes milieux corporatistes ont réalisé que leurs pressions avaient dépassé l’objectif et que la raréfaction du nombre d’étudiants pouvait menacer l’existence de CHU et de facultés comme celle de Brest, plus petite faculté de Médecine de France.
Elle gênait également le remplacement des médecins libéraux, la vente des patientèles et donc une partie des fonds leur permettant de partir en retraite.
Ces milieux ont poussé le gouvernement à une augmentation progressive du nombre de médecins en formation mais le chiffre de 1976 n’a été dépassé qu’en 2019 alors que la population française avait crû entre temps de 6 millions de patients potentiels et que la proportion des personnes âgées de plus de 60 ans a augmenté de 17 à 22%.
Le président Macron s’est montré un bon communicant en annonçant la suppression du numérus clausus. Il a alors réussi à faire croire à de nombreux français que toute limitation du nombre de médecins formés était désormais supprimée et que ce nombre allait connaître une croissance fulgurante.
Hélas la réalité était toute autre. Et les moyens humains, financiers et matériels des facultés de médecine ne suivent pas pour rendre effective réellement cette augmentation importante des médecins formés que nécessiterait les besoins de santé publique.
Où en est-on actuellement ? L’objectif d’arriver progressivement à 12 000 médecins formés par ans a été avancé par le gouvernement Attal.
Mais pour arriver à cet objectif, il faut arriver à maintenir le nombre d’enseignants hospitalo-universitaire et les possibilités de formation hospitalière qui sont indispensables au moins dans les premières années de formation d’un médecin.
Or les jeunes médecins spécialistes ont actuellement tendance à fuir les carrières d’enseignants chercheurs en raison du manque de perspective au sein des CHU et à s’orienter dans les établissements privés où ils peuvent trouver des perspectives professionnelles et des revenus meilleurs.
La suppression de nombreux lits hospitaliers a bien évidemment fortement diminué les capacités de formation de nouveaux médecins.
Pendant ce temps, l’administration française laisse croupir les professionnels hors UE (PADHUE) dans un statut précaire et mal payé en refusant de les intégrer dans le statu de praticien hospitalier alors qu’ils assurent les mêmes fonctions que leurs collègues français parfois depuis de nombreuses années.
Ainsi, les hôpitaux publics français fonctionnent depuis de longues années avec de nombreux médecins formés dans des pays hors union européenne (PADHUE : praticiens à diplôme hors Union européenne).
Contrairement à leurs homologues des pays européens, les diplômes et spécialités de ces médecins ne sont pas reconnus en France en dehors des établissements hospitaliers. Alors qu’ils font le même travail que leurs collègues français, ils sont maintenus dans des statuts transitoires sous-payés.
Alors que de nombreux postes de praticiens hospitaliers sont vacants dans les hôpitaux français et que les administrations locales souhaitent pouvoir leur offrir ces postes, l’administration centrale des hôpitaux (DGOS) s’obstinent à organiser des concours avec des critères de recevabilités variables selon les années et les spécialités.
Clairement, la DGOS souhaite maintenir un volant de médecins précaires corvéables et licenciables rapidement. Au contraire la reconnaissance de leurs compétences et diplômes permettrait de les stabiliser dans des conditions de rémunération et de statut digne, d’éviter pour certains leur départ pour d’autres pays et d’assurer la survie des activités hospitalières au service des patients qui sont actuellement en grosse difficulté.
Au-delà de cet exemple, il faut sortir de la crise globale de notre système de santé par une politique de rupture avec l’ensemble des mesures de rationnement en œuvre depuis des dizaines d’années.
Monsieur le Président, nous partageons les constats, mais sur ce sujet comme sur bien d’autres, l’État doit prendre ses responsabilités et engager les réformes nécessaires pour améliorer l’accès aux soins dans le Finistère comme ailleurs."
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