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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 06:19

 

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 06:18
Apartheid. Meurtre de Dulcie September à Paris : enfin la vérité et la justice ? - par Jacqueline Dérens (L'Humanité,, 29 mars 2021)
Apartheid. Meurtre de Dulcie September à Paris : enfin la vérité et la justice ?
Lundi 29 Mars 2021 - L'Humanité

Par Jacqueline Dérens Autrice

 

Dulcie September était assassinée à la porte de son bureau à Paris, le 29 mars 1988. Cinq balles tirées presque à bout portant ne lui laissaient aucune chance, elle est morte sur le coup. Après une enquête bâclée, la justice française déclarait le dossier clos par un non-lieu en juillet 1992. Cela ne pouvait satisfaire ni sa famille, ni ses ami.e.s, ni les militant.e.s anti-apartheid. Deux décisions administratives ont ensuite été prises par le parquet, une par le procureur de Paris, le 29 mai 2019, et une par le procureur général, le 9 janvier 2020, refusant la réouverture d’une enquête sur les raisons de sa mort.

C’est pourquoi sa famille a choisi de mener une action judiciaire contre l’État français, pour déni de justice, en demandant la réouverture du dossier et une nouvelle enquête sur l’assassinat de ses tante et belle-sœur. Elle demande aussi que cet assassinat soit considéré comme un crime d’apartheid, donc imprescriptible, puisque, au moment de son meurtre, Dulcie September était la représentante du mouvement de libération African National Congress (ANC) à Paris. Cette demande est soutenue par la Fondation Mandela, Stephan Aggett, neveu du militant anti-apartheid et syndicaliste Neil Aggett, mort en détention, des commissaires de la Commission de la vérité et de la réconciliation, Evelyn Groenink, journaliste, Bachir Ben Barka, Sylvie Braibant, le maire d’Arcueil où Dulcie a résidé, Pierre Laurent, sénateur communiste de Paris et vice-président du Sénat, l’Afaspa, etc. Le dossier a été déposé et la première audience publique aura lieu le 11 octobre 2021.

En ce mois de mars consacré à lutte contre le racisme, en mémoire du massacre de Sharpeville, le 21 mars 1960, et à la suite de la journée consacrée à la lutte pour les droits des femmes, le documentaire Murder in Paris, réalisé par Enver Michael Samuel, est diffusé sur la chaîne de télévision sud-africaine SABC 3. Une conférence est organisée par la Fondation Mandela au Freedom Park de Johannesburg ; enfin, l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris organise une visioconférence, ce lundi 29 mars.

Le documentaire Murder in Paris fait un portrait très complet de Dulcie avec les témoignages de sa famille et de ses camarades de lutte. Le film pose aussi la question brûlante : pourquoi Dulcie ? Pourquoi abattre froidement cette responsable de l’ANC à Paris ? Qui avait intérêt à la faire taire ? Qu’avait-elle découvert de si gênant pour que la justice française classe l’affaire par un non-lieu ? Pourquoi la direction de l’ANC à Londres n’a-t-elle pas répondu à ses appels en n’envoyant personne à Paris pour la seconder ? Enver Michael Samuel donne la parole à Evelyn Groenink, la journaliste d’investigation néerlandaise qui a consacré plus de trente ans à enquêter sur cette affaire. Elle met à nu les relations entre la France et le régime de l’apartheid. Relations secrètes en violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui exigeaient l’embargo total sur les ventes d’armes. La France, en plus de fournir du matériel militaire, a permis à l’Afrique du Sud de se doter de l’arme nucléaire. En Afrique du Sud, des documents déclassifiés apportent la preuve de ces relations illégales et les complicités pour contourner l’embargo sur les armes ou le pétrole. Dans son livre Apartheid, Guns and Money, Hennie Van Vuuren a mis en avant ces relations secrètes comme motif probable de la volonté d’éliminer Dulcie September.

Trente-trois ans après le meurtre de cette dernière, allons-nous enfin connaître la vérité, et la justice sera-t-elle rendue à la famille de cette militante qui a sacrifié sa vie à une cause juste ?

Ouvrages parus : Dulcie September, une vie pour la liberté et Femmes d’Afrique du Sud, aux éditions Non Lieu.
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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 06:11
Face au délabrement idéologique de la scène politique. L’indispensable affirmation du communisme - par le philosophe Yvon Quiniou, L'Humanité, 2 avril 2021
Face au délabrement idéologique de la scène politique. L’indispensable affirmation du communisme
Vendredi 2 Avril 2021 - L'Humanité
 

Yvon Quiniou Philosophe

La situation politique est compliquée pour les communistes, alors que des élections importantes approchent, et ce pour une raison de fond, à la fois historique et médiatique. Car ce qui pèse sur la conscience collective est le discrédit de l’idée communiste, dont l’origine se trouve dans ce qui s’est fait en son nom dans l’Union soviétique, qui n’était pas du communisme. Je rappelle que Marx assignait, pour le passage à celui-ci, des conditions matérielles et sociales liées au capitalisme développé, sans quoi on virait à l’utopie et son échec inévitable, ce qui s’est révélé exact. D’où une identification erronée de l’expérience soviétique avec le projet marxien, qui est entretenue scandaleusement par les médias et qui empêche de souhaiter un dépassement du capitalisme.

Il n’empêche que ce qu’il se passe aujourd’hui dans le monde le rend impératif : un capitalisme transnational s’impose aux peuples dans tous les domaines, les appauvrit, creuse les inégalités, crée du chômage, attaque les services publics, nous impose une « civilisation » du fric et de la consommation marchande, pollue la culture et abîme les rapports interhumains en fractionnant la société et en générant une violence inédite, y compris interreligieuse. À quoi s’ajoute une crise écologique planétaire dont tous les scientifiques affirment qu’elle menace à terme notre vie et dont la source ne se trouve pas dans les seuls comportements de consommation, mais dans la logique libérale du profit qui, par un productivisme mercantile, abîme la nature et donc l’homme qui en est une partie.

Face à cela, que devient la gauche non communiste ? Une partie s’est convertie au libéralisme économique, perdant tout ce qui pouvait lui rester d’identité progressiste. Quant aux insoumis, ils surfent sur un populisme peu clair dans divers domaines. C’est pourquoi, face à ce délabrement idéologique de la scène politique, il nous faut revenir à l’inspiration communiste, quitte à l’enrichir, la moderniser ou même la rectifier, mais sans modifier ses principes directeurs. Je pense en priorité à la propriété collective d’une grande partie de la production, parce que c’est le seul moyen de maîtriser notre économie, de l’orienter vers des fins utiles à tous et de garantir à ses agents des conditions de travail gratifiantes et qui n’aliènent pas leur personnalité : car il ne suffit pas de supprimer l’exploitation, il faut aussi abolir l’aliénation qui les mutile. D’où le rôle que peut jouer la culture pour tirer les êtres humains vers une vie riche en besoins de qualité . Mais aussi l’éducation : il s’agit de transmettre des valeurs centrées sur l’universel, le bien de tous et le vivre-ensemble harmonieux, et, comme l’entendait Gramsci, de constituer un nouveau « sens commun » à teneur éthique.

Dans cette perspective exigeante, quelle stratégie électorale les communistes doivent-ils adopter ? L’union « à gauche » me paraît indispensable dans les élections locales et, s’agissant de la présidentielle, faute malheureusement d’une unité face à la droite, il faudra voter pour un candidat communiste, en pensant à l’avenir.

Face au délabrement idéologique de la scène politique. L’indispensable affirmation du communisme - par le philosophe Yvon Quiniou, L'Humanité, 2 avril 2021
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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 06:03
États-Unis. Le meurtre d’État d’Ethel et Julius Rosenberg - par Bruno Odent, L'Humanité, 2 avril 2021
États-Unis. Le meurtre d’État d’Ethel et Julius Rosenberg - par Bruno Odent, L'Humanité, 2 avril 2021
États-Unis. Le meurtre d’État d’Ethel et Julius Rosenberg - par Bruno Odent, L'Humanité, 2 avril 2021
États-Unis. Le meurtre d’État d’Ethel et Julius Rosenberg
Vendredi 2 Avril 2021 - L'Humanité

Après une parodie de procès, les deux militants communistes furent condamnés, le 5 avril 1951, à périr sur la chaise électrique. Pacifiste et anti-impérialiste, le couple a défendu jusqu’au bout son innocence.

 
Repères
  • 1938 Un décret présidentiel sur le « loyalisme » des fonctionnaires aboutira à la mise en place, par le sénateur McCarthy, de la Commission des activités anti-américaines.
  • 9 février 1950 Le sénateur McCarthy présente une liste de communistes travaillant au Département d’État.
  • Juillet-août 1950 Julius et Ethel Rosenberg sont arrêtés pour espionnage au profit de l’URSS.
  • 19 juin 1953 Les époux Rosenberg sont exécutés sur la chaise électrique.

Leur procès politique allait se conclure par leur condamnation à périr sur la chaise électrique. Il y a soixante-dix ans, le 5 avril 1951, le verdict du jury d’un tribunal sous influence tombait sur Ethel et Julius Rosenberg. Après une délibération grossièrement truquée, selon les analyses de nombre de juristes, menée par un juge aux mains de la CIA, les deux militants communistes de 36 et 33 ans étaient déclarés coupables de « haute trahison contre le peuple américain » au prétexte qu’ils auraient transmis les secrets de fabrication de la bombe nucléaire américaine à l’Union soviétique. Deux ans plus tard, en dépit de divers recours et d’un immense mouvement de solidarité internationale, ils furent soumis au châtiment suprême, dans toute sa barbarie : plusieurs infinies minutes, selon les témoins de l’exécution, avant que les suppliciés n’expirent.

Assassinés pour l'exemple

Le crime d’État visait rien de moins que d’installer la géopolitique états-unienne de la guerre froide en décrétant la terreur contre toute critique intérieure. Washington avait misé sur une suprématie militaire totale grâce à la bombe atomique. Des travaux pratiques avaient permis d’en mesurer l’efficacité sur l’échelle de l’immonde à travers ces dizaines de milliers de civils massacrés à Hiroshima et à Nagasaki.

Ethel et Julius étaient de ceux qui se battaient depuis des années contre le fascisme, pour la paix et la justice sociale, et ils soutenaient l’URSS, alors encore auréolée de sa révolution et de sa résistance au nazisme. Le jeune couple figurait parmi « les rouges », dépeints comme une 5e colonne par le maccarthysme. Son principal tort aura été d’avoir lutté de toutes ses forces contre cette stratégie de domination impériale, dantesque pour l’avenir de l’humanité. Ethel et Julius devaient être assassinés pour l’exemple, pour dissuader toute velléité d’opposition à la terrible raison d’État. Eux, dont les familles juives, originaires d’Europe centrale, avaient fui les pogroms et l’arbitraire pour se réfugier à New York, dans la ville-monde et ses promesses de liberté, furent victimes du piétinement de la démocratie et de la justice orchestré par le sénateur Joseph McCarthy et ses acolytes du FBI comme un certain Edgar Hoover, qui s’illustrera un peu plus tard contre les militants noirs des droits civiques.

Une accusation à court d’éléments

Soixante-dix ans après, la mémoire des Rosenberg demeure un énorme enjeu. Ethel et Julius ont plaidé leur innocence jusqu’au bout. Mais une chronique s’invite régulièrement dans les médias pour tenter de faire la démonstration de leur « culpabilité » ou de relativiser au moins la terreur d’État pratiquée par Washington. Elle s’appuie sur des témoignages dévoilant le militantisme du couple contre la bombe ou (et) le rôle de quelques-uns de ses proches. Comme le frère d’Ethel, David Greenglass, qui fut, durant le procès, un témoin à charge. Il avait affirmé avoir vu sa sœur taper à la machine des documents issus de la base atomique de Los Alamos. Des assertions lourdes puisque Greenglass, qui y avait lui-même travaillé, avait reconnu avoir appartenu à un réseau d’espionnage au service de l’URSS.

Aveux fabriqués et dictés par une accusation à court d’éléments réellement confondants, ou expression d’une terrible haine intrafamiliale ? Cinquante ans plus tard, Greenglass avouera publiquement avoir menti, tout en précisant curieusement « ne rien regretter ». La figure des Rosenberg comme maîtres espions nucléaires vacillait. Elle n’avait, il est vrai, jamais été vraiment prise au sérieux par nombre d’observateurs. Le physicien britannique d’origine allemande Klaus Fuchs ne fut-il pas reconnu, entre-temps, comme l’indiscutable « orchestrateur » des « fuites » atomiques vers l’Union soviétique ?

« Nous serons réhabilités par l’histoire »

Qu’à cela ne tienne, l’ingénieur électricien Julius Rosenberg n’avait-il pas succombé à la cause de l’ennemi communiste ? Ne fut-il pas membre de la Fédération des architectes, ingénieurs, chimistes et techniciens (FAECT) des États-Unis, qui ne cachait pas ses sympathies pour l’URSS durant les années 1930 et 1940 ? Nombre de commentaires s’acharnent jusqu’à aujourd’hui si ce n’est à justifier les bourreaux, au moins à blanchir partiellement le chef de file du « monde libre » de son bien encombrant crime d’État ?

Les Rosenberg ont d’évidence partagé avec les communistes états-uniens la nécessité d’organiser, durant cette période, le soutien à l’URSS menacée. Cet engagement au service de la paix était incompatible avec une géopolitique de la guerre froide, redevenue malheureusement si actuelle. Ethel Rosenberg a écrit juste avant de s’asseoir sur la chaise électrique : « J’envoie tout mon cœur à tous ceux qui m’aiment. Je ne suis pas seule et je meurs avec honneur et dignité, en sachant que mon mari et moi nous serons réhabilités par l’histoire. » Ce combat-là se poursuit, soixante-dix après leur monstrueux assassinat d’État. Il est, chère Ethel, plus crucial que jamais de l’emporter.

La terrible « tache » du maccarthysme

Entre 1950 et 1956, le maccarthysme émerge aux États-Unis en même temps que la guerre froide. Son maître d’œuvre, le sénateur républicain Joseph McCarthy, va s’employer à légitimer la chasse aux communistes et à tous ceux dont la pensée critique est suspectée de leur rendre service. En 1952, il prend la direction d’un sous-comité sénatorial d’enquête permanent qui érige la délation en instrument de gouvernance. Il pourra entretenir un délire de persécution paranoïaque collectif afin de bannir ou d’exclure des centaines de milliers de citoyens mal-pensants.

Le 19 juin 1953, le gouvernement américain faisait exécuter Julius et Ethel Rosenberg en pleine répression anti-communiste malgré un raz de marée de protestations dans le monde

Message de Robert Meeropol, fils cadet d'Ethel et Julius Rosenberg, en soutien au journal l’Humanité

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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 17:02
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Le Pif nouveau est arrivé, déjà le numéro 2 après le très grand succès du numéro 1. Un atout pour notre presse, le groupe l'Humanité, et la jeunesse. 5,90 euros chez tous les marchands de journaux.

Jean-Luc Le Calvez

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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 06:16

 

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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 06:14

 

À l’automne 2018, le président Macron lançait le plan pauvreté, présenté comme la jambe sociale du quinquennat. Le dernier apport du comité d’évaluation, rendu public le 2 avril, dresse un bilan mitigé.

La Stratégie pauvreté, lancée en 2018 par le président Macron pour incarner « la jambe gauche » de sa politique, ne semble pas avoir produit les effets annoncés. En rendant le 2 avril 2021 son rapport d’étape, le Comité d’évaluation dirigé par Louis Schweitzer note que « l’absence d’un tableau de bord national et régional et le manque de données et d’informations détaillées interdisent d’avoir une vue d’ensemble sur la mise en œuvre de la Stratégie ».

Malgré ces difficultés d’évaluation, le comité constate que, sur les 35 mesures d’un plan qui tenait un peu de l’inventaire à la Prévert, seulement quatre ont été mises en place. Parmi elles, la revalorisation de la prime d’activité et l’octroie systématique d’une complémentaire santé pour les bénéficiaires du RSA. Deux autres ont été abandonnées et 28 ont connu un début d’application mais très inégale, en partie en raison de la crise du Covid.

Des progrès « sur certains points qui touchent à l’enfance »

Ainsi, la mise en place de tarifs sociaux dans les cantines n’a touché que 25 700 enfants, un tiers de l’objectif fixé. Aucun des 60 centre de santé dans les quartiers prioritaires de la ville promit n’a été créé. En ce qui concerne le volet insertion, un pan important de la stratégie d’un point de vue budgétaire, « les résultats sont en revanche très médiocres », note le rapport.

Un premier bon point concerne les petits-déjeuners gratuits dans les écoles, mesure mise en avant dans la communication gouvernementale, qui avait atteint, début 2020, 76,5 % de l’objectif fixé, mais qui a été arrêté en raison de la crise sanitaire. L’autre concerne la petite enfance. Il y a eu un accroissement du nombre d’enfants de familles pauvres accueillis en crèche, grâce à la mise en place d’un système de bonus alloués par l’État. « La stratégie a permis de progresser sur certains points qui touchent à l’enfance », observe de son côté, Florent Gueguen, directeur général de la Fédération des associations de solidarité (FAS).

Rien n’a été fait pour les tranches les plus pauvres de la population

Mais le comité a voulu aller au-delà d’une simple évaluation de chaque mesure. « Il a aussi considéré qu’il était de son devoir d’avoir une vision globale de la pertinence de la stratégie, notamment au regard de l’engagement pris par la France devant l’ONU qu’en 2030 il n’y ait plus de personnes en situation de grande pauvreté en France », a indiqué Louis Schweitzer en le présentant.

Sur ce point, la première inquiétude concerne la définition et l’évaluation de situations différentes. Avec 14,5 %, soit 9,1 millions personnes vivant sous le seuil de pauvreté, la France se situe, grâce à son système de redistribution sociale, notamment ses retraites, parmi les pays les moins mal noté.

Mais la situation de la part la plus mal lotie de cette catégorie, soit 5 millions de personnes, inquiète. Il s’agit de ceux qui sont « tellement absorbés par le fait d’assurer leur survie qu’ils n’ont pas la capacité de s’engager dans un processus de sortie » et sont piégés par un « effet trappe », souligne le président du comité d’évaluation. Or, qu’il s’agisse de la prime d’activité, destinée à ceux qui touchent plus de 50 % du SMIC, ou des mesures d’accompagnement de la crise comme le chômage partiel, rien n’a été fait pour cette catégorie.

« C’est sur la question de la ressource des plus pauvres que la stratégie est la plus limitée, avec un angle mort sur la question de la grande exclusion », juge aussi Florent Gueguen. Pour remédier à cette situation, le comité invite à se doter d’indicateurs qui ne soient pas uniquement monétaires pour mieux connaître cette population et mieux cibler les aides.

Demande d’aides supplémentaires pour les jeunes

La question du non-recours, c’est-à-dire des 30 % des personnes pouvant prétendre aux minima sociaux qui renoncent à le faire, n’a pas non plus été traitée. Les discussions autour de la mise en place d’un Revenu universel d’activité (RUA), censé à l’origine répondre à ce problème, ont été interrompues sine die au printemps 2020. Le comité préconise une reprise des négociations et que des aides soient allouées aux départements, « qui ont moins de ressources mais plus de gens au RSA ».

La crise actuelle, qui a vu le nombre d’allocataire grimpé de 8 % en 2020, rend cette intervention encore plus nécessaire. D’autant que, pris financièrement par le coût croissant du versement de l’allocation, les départements se désengagent du volet insertion. À cet égard, l’expérimentation d’un territoire « zéro non-recours » menée à Paris, est jugée prometteuse et pourrait servir d’exemple dans d’autres départements.

Autre point aveugle, les jeunes, qui ont été les plus touchés par les conséquences économiques de la crise sanitaires. « Leur exclusion du RSA et de tout système d’aide est unique en Europe et fait que cette classe d’âge est plus pauvre en France qu’ailleurs » rappelle Louis Schweitzer. Pour tenter de sortir du bras de fer autour du RSA jeune, demandé par les associations mais refusé par le gouvernement, le Comité, « recommande d’expérimenter sans délai la mise en place d’une prestation monétaire pour les jeunes en étude, en emploi peu rémunéré, ou en recherche d’emploi de 18 à 24 ans les plus démunis ». Il souhaite qu’il soit doublé d’un accompagnement.

Reste la question de la prise en compte des conséquences de la crise sanitaire. S’il est trop tôt pour les évaluer avec précision, « on sait qu’elle aura un impact majeur, rappelle le président du Comité. D’une part elle empêche de sortir de la pauvreté, et de l’autre elle y fait plonger ». La stratégie pauvreté a été élaborée avant le Covid. Elle était déjà jugée insuffisamment ambitieuse à son lancement par les associations. La vague de pauvreté qui s’annonce devrait, en principe, pousser le gouvernement à revoir sa copie.

Camille Bauer

 

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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 06:11

 

Si la vie de milliers de nos compatriotes ne tenait pas aujourd’hui à un fil, si la vie sociale et économique du pays n’était pas bouleversée, le débat auquel vous nous convoquez aujourd’hui s’apparenterait à une mauvaise blague.

Une nouvelle fois, le Président de la République a présenté, seul, hier, des mesures pour lutter contre la pandémie, décidé seul, accompagné par le seul Conseil de défense.

Le Parlement est donc définitivement perçu comme une chambre d’enregistrement, écarté progressivement depuis le début de la crise et aujourd’hui définitivement mis sur la touche.

Nous sommes convoqués aujourd’hui pour vous écouter nous expliquer les décisions présidentielles, au cas où nous n’aurions pas bien compris et, de surcroît, vous nous demandez de voter sur des propositions qui, d’une part, n’ont absolument pas été débattues préalablement et, d’autre part, dont nous ignorons les motivations.

En clair, nous ne savons pas pourquoi E. Macron a décidé certaines mesures qu’il rejetait quelques jours plus tôt et pourquoi il en a écarté d’autres.

Dès le début de la crise, ici même le 19 mars 2020, nous avons alerté sur les risques de dérives autoritaires que comportait l’état d’urgence sanitaire. Depuis des mois, nous demandons de renoncer à cet état d’exception qui met le couvercle sur la démocratie.

Rappelez-vous, chers collègues, de la dernière prorogation. Nous avons rappelé que l’état d’urgence n’était plus une justification, mais que la gravité exigeait de rendre au Parlement sa capacité permanente de décision.

La représentation nationale c’est la représentation du peuple, M. le Premier Ministre. Le Parlement, c’est cela et non un aéropage de gens inutiles comme au temps de la Chambre des Pairs ou du Conseil des Cinq Cents.

M. Macron et vous-même renvoyez à l’opinion publique cette conception qui serait la vôtre du Parlement.

Le mépris du Parlement est patent et nous tenons à exprimer solennellement notre désaccord profond avec cette pratique institutionnelle. C’est même de la colère, car nous constatons la mise en pratique de la volonté jupitérienne d’écarter le Parlement de sa route, alors que la révision constitutionnelle préparée par le Chef de l’Etat n’a pu être imposée ici, ni au pays.

Cette dérive autocratique que beaucoup ont soulignée, dénoncée, dès les premières heures du quinquennat, prend une dimension inquiétante aujourd’hui, le Président de la République écartant tout de son chemin : Parlement, Conseil des Ministres, puisque le Conseil de défense, détourné de son objet initial fixé par l’article 15 de la Constitution relatif au rôle de Chef des armées du Président le supplée, et même le Conseil scientifique, puisque E. Macron, si l’on en croit les éloges de M. Blanquer, détient la connaissance, voire la science infuse, en matière épidémiologique.

L’exercice solitaire du pouvoir n’est jamais une bonne chose pour la démocratie et en temps de crise, cela peut générer des drames. La reprise en main par le Parlement, par le Collectif, par la Démocratie, devient une nécessité absolue.

M. Macron nous a donc présenté hier ses choix. Nouveaux changements de pied avec la fermeture brève pour l’instant, des établissements scolaires, et abandon de la stratégie territoriale.

On aura d’ailleurs noté cette étonnante initiative au nom de la « respiration », d’autoriser la circulation dans tout le pays jusqu’au 5 avril, pour permettre aux propriétaires de résidences secondaires en particulier, de passer trois semaines ou le mois à venir au vert.

Ces évolutions, manifestes pour l’école où, dans les jours qui précédaient, les Ministres O. Véran et J-M. Blanquer expliquaient que la situation y était maîtrisée, a eu lieu au nom de la « nouvelle donne », du variant anglais.

M. le Premier Ministre, nous savions, vous saviez, le 29 janvier lorsqu’a été prise la décision de ne pas reconfiner et de préférer des mesures de freinage qui ont échoué, vous saviez que le variant anglais pouvait avoir des effets dévastateurs dans notre pays.


Le 19 janvier, l’INSERM a mis en ligne une modélisation estimant que le variant anglais « deviendrait dominant entre fin février et mi-mars ».

L’INSERM avait également annoncé le niveau d’hospitalisation qui va intervenir dans les jours à venir.

Nous avons noté le scepticisme au sein même du gouvernement concernant les annonces de Boris Johnson le 22 janvier sur un variant « potentiellement plus mortel ». Le 10 mars une étude, incontestée, affirmait « que ce variant anglais était 64% plus mortel ».

M. Macron savait, vous saviez. Et pourtant, vous avez attendu d’être dos au mur, celui de la saturation des services de réanimation, pour agir et l’avenir nous dira si ces décisions sont suffisantes.

Nous ne détenons pas la vérité, pas plus que vous, M. le Premier Ministre, sur cette épidémie. Les rebondissements dramatiques invitent à l’humilité.

Mais il y a une vérité que M. Macron a dissimulé hier, en demandant même plus d’efforts aux soignants, c’est cette saturation et les tris déjà engagés puisque, ne jouons pas sur les mots, déprogrammer des opérations, c’est bien trier des malades, les mettre en danger. Et vous savez très bien qu’aujourd’hui, la question va se poser très vite du tri des malades Covid.

M. Macron a annoncé, par un retour de la pensée magique, que 10 000 lits de réanimation allaient être ouverts rapidement, sans plus de précision de délais, toutefois.

M. le Premier Ministre, je vous ai interrogé ici même il y a 15 jours, sur la promesse non tenue depuis un an d’ouverture de ces lits de réanimation. Pour vous, les lits ne peuvent se commander chez Ikéa ou être créés sur un claquement de doigt. Vous ne pouviez pas, M. Macron l’a fait ! Qu’en pensez-vous ? Le Président cherche-t-il à faire oublier qu’avec vous, il poursuit, contrairement à ses dire, depuis un an, la fermeture des lits ?

Ce qui a été annoncé hier, c’est l’absence totale d’anticipation, comme l’a noté la Cour des Comptes, en matière de réanimation. Excusez-moi, M. le Premier Ministre, mais votre gouvernement est resté les deux pieds dans le même sabot en la matière, engoncé dans le dogme libéral d’économie de la dépense publique et les conséquences sont aujourd’hui dramatiques.
Le « quoi qu’il en coûte » n’a pas été appliqué pour l’hôpital.

M. le Premier Ministre, l’espoir c’est le vaccin. Mais là aussi, vous avez failli, mais pas seulement vous, le système tout entier, cette fameuse loi du marché que dénonçait E. Macron dans son discours du 12 mars 2020.

Le retard mortifère pris en matière de vaccination puise son origine dans le fléau de la concurrence, du profit, des gains sur la maladie.

Les petits mensonges, travestissements de la vérité, les vaccinodromes que l’on moque puisque l’on convoque en urgence, les élus municipaux que l’on critique, que l’on bride, mais qui sauvent la situation, tout cela n’aurait pas eu lieu si le vaccin avait été promu comme un bien commun, sorti des logiques capitalistes pour servir l’intérêt général sans autre profit que la protection de l’humanité. Pourquoi la France n’agit-elle pas pour la levée des brevets ? Pouvez-vous répondre ?

Quelle est la boussole du Président ? La santé de nos compatriotes ou le sauvetage d’une économie mondialisée en crise profonde ? La question mérite d’être posée.

L’école enfin. Oui, maintenir les écoles ouvertes est un souhait largement partagé. Mais à quel prix ?

Donnez-nous les éléments pour savoir combien de vies ont été perdues - et chacun ici a eu un proche, un ami, malade ou décédé, du fait du retard prit pour limiter l’expansion du variant anglais ?

Les jours, les semaines à venir apporteront cette réponse.

M. le Premier Ministre, ce débat, je l’ai dit d’entrée, ne respecte pas le Parlement. Nous devrions débattre des mesures à prendre, elles sont déjà prises.

C’est la confiance que vous devriez aujourd’hui demander au Parlement et croyez-moi, nous ne vous l’aurions pas accordée tant la gestion de cette épidémie est contraire aux intérêts de notre pays et de notre peuple.

Mais aujourd’hui, avec la quasi-totalité des groupes politiques du Parlement, nous avons décidé de ne pas participer au vote sur votre déclaration, car cette consultation n’est pas respectueuse de la Constitution et relève de la mascarade.

 

 

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 16:07
Enzo de Gregorio au centre (photo Eugénie Cazaux, 31 mars 2021)

Enzo de Gregorio au centre (photo Eugénie Cazaux, 31 mars 2021)

Depuis plus d’un an, le gouvernement n’a eu de cesse de nous mépriser. De mépriser la jeunesse française.

En 12 mois, bientôt 13, nous avons été accusés de tout. De propager le virus dans les bars et restaurants. De tuer nos grands-parents ou nos parents. Nous avons également été infantilisés, de nombreuses voire de très nombreuses fois. Un coup, pour des bonbons dans des amphis, un autre car nous ne serions pas capables de garder des masques.

Et pourtant, pourtant nous avons fait preuve de résilience, acceptant sans broncher les mesures, les unes après les autres. Voyant chaque semaine, nos espaces de liberté se réduire et notre précarité exploser. Depuis un an, nous avons arrêté pour beaucoup notre vie sociale et amicale, parfois au péril de notre santé mentale et psychique.

Nous nous sommes concentrés sur nos études et notre travail. Comme nous le demandais le gouvernement, nous sommes restés confinés. Durant l’été, nous nous sommes un peu relâchés, comme beaucoup de Français. Nous avons fait la fête, bu un peu et vu nos amis. Mais loin de la vie normale, loin de nos festivals habituels, tous annulés.

Et une nouvelle fois, nous avons été accusés de propager le virus, les bars, les restaurants ont été obligé de fermer. Nos vies sociale et amicale de nouveau restreinte. Avec cette fois ci un petit vent de colère. Tout cela n’aurait-il pas pu être évité si le gouvernement avait agi quand il le fallait ?

Alors en octobre, le gouvernement nous a reconfiné, il a fermé nos facs et laissé les lycées ouverts. Depuis cette date, beaucoup de choses ont changé.

Si les mesures sont sensiblement les mêmes, le ras-le-bol a gagné du terrain. Les mesures sont de moins en moins comprises et les jeunes deviennent de plus en plus hors la loi.

Qui aurait pu imaginer en 2019 écrire de tels mots pour parler de soirées ? de moments conviviaux entre amis ou camarades ? c’est pourtant le cas et notre vie chaque week-end.

Alors quand hier soir, le Président a de nouveau annoncé des mesures incompréhensibles, un vent de colère s’en abattu sur la jeunesse française. Un ras-le-bol criant.

Criant de désespoir, un désespoir de voir nos « meilleures années de nos vies » gâchées par un président orgueilleux. Le désespoir d’une génération, la génération covid comme nous sommes déjà appelés.

Nous voulons juste vivre. Vivre heureux, vivre ensemble, vivre joyeux.

Alors vite, vaccinons, libérons les brevets sur les vaccins. Pour qu’enfin, tout cela ne soit plus qu’un mauvais rêve.

Enzo de Gregorio, secrétaire départemental du MJCF 29

1er avril 2021

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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 16:02
Le chantier du musée est le plus gros poste de dépenses. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le chantier du musée est le plus gros poste de dépenses. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Ouest-France

Morlaix. La municipalité a voté son premier budget

La nouvelle équipe, menée par Jean-Paul Vermot, a voté un budget marqué par de gros investissements et un soutien affirmé aux associations. La séance a été particulièrement animée.

Le vote du budget, jeudi 1er avril 2021, n’a pas réservé de surprises particulières par rapport au débat d’orientation budgétaire, qui s’est tenu le 25 février. ​On retiendra « un montant d’investissement élevé (plus de 12 millions, 10 en comptant les équipements) », dixit Jean-Paul Vermot, maire, et une continuité « assumée » sur un certain nombre de projets. « On nous reproche de vivre sur la bête, mais nous n’allons pas arrêter des projets entamés », une allusion aux propos récents d’Agnès Le Brun ​, ancienne maire aujourd’hui dans l’opposition. Mais les années suivantes ne seront pas aussi fastes, puisqu’il sera plutôt question « de 6 à 6,5 millions d’investissement par an », prévient Ismaël Dupont, adjoint aux finances.

Comment sera dépensé cet argent ?

Parmi les investissements majeurs, 2,8 millions iront au chantier du musée, pour « mettre en sécurité les œuvres, toujours stockées à l’étage de la chapelle, avec un risque avéré d’effondrement », souligne Jean-Paul Vermot. Il s’agira de les déménager dans des réserves, en partie finalisées ou transitoires. 1,2 million est aussi affecté au complexe de football de Coatserho​, et 400 000 € pour des travaux dans les écoles, « permettant de rentrer dans des objectifs de transition écologique », apprécie Ismaël Dupont. À noter, enfin, une enveloppe de 50 000 € prévue pour un budget participatif.

Quid des subventions aux associations ?

Au global, la Ville annonce un montant en légère hausse (1 375 000 €, soit 14 900 € en plus). Certaines voient leurs subventions baisser, comme le théâtre, dont l’activité a été fortement amputée par la crise. D’autres associations font leur apparition, telles les Utopistes en action, l’Association culturelle comorienne, Morlaix libertés, l’Association France Palestine solidarité, ou encore Get Open ​(concerts de jazz).

Quelles critiques ?

De nombreux débats ont animé ce conseil. Agnès Le Brun a notamment déploré « une dégradation des services à la population », citant « des budgets de fonctionnement des services directement au bénéfice de la population à la baisse, notamment la propreté urbaine (-7,5 %), la police municipale ( -26,8 %), le sport (-7,6 %) » « On n’a pas rogné sur les dépenses, réagit Ismaël Dupont. Oui, on fait de l’économie de fonctionnement, mais en ciblant les actions prioritaires, en lien avec les services. » Il s’agirait en réalité de « réaffectations » de budgets, précise Jean-Paul Vermot.

Annie Piriou s’est également étonnée d’une hausse de « 122 % » de la subvention au Resam (de 1800 à 4000 €), « un choix partisan, une politique du petit copain » selon Agnès Le Brun. Pour Jean-Paul Vermot, l’ancienne maire est « à la limite de la diffamation ». Il précise en revanche que le Resam, désormais conventionné, « est notre partenaire particulier dans la création d’une maison des associations ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/la-municipalite-a-vote-son-premier-budget-df7254e8-05a1-4303-b1c6-db8ed98c9472

Ouest-France

Morlaix. Il y aura une 3e édition du Graffiti Tour à l’été 2021

L’été 2021 aura son parcours de fresques, à travers toute la ville de Morlaix (Finistère), mais aussi sans doute dans les autres communes de l’agglomération. En hyper-centre, les œuvres pourront finalement rester trois ans.

Les équipes changent mais certains projets restent, à l’image du Graffiti Tour, lancé sous le mandat d’Agnès Le Brun en 2019. Dans l’esprit des deux premières éditions, il s’agira de poursuivre cette écriture avec neuf nouvelles œuvres​, annonce André Laurent, adjoint à la culture à Morlaix (Finistère), lors du conseil municipal qui s’est tenu jeudi 1er avril 2021.

Réalisées en juin, elles pourront avoir pour cadre différents quartiers de Morlaix, dont Ploujean. Nouveauté cette année, des artistes devraient également intervenir dans d’autres communes de l’agglomération.

Pour 3 ans ou « beaucoup plus longtemps »

Dans le centre historique de Morlaix, les œuvres devaient théoriquement rester un an maximum, mais un accord avec l’architecte des bâtiments de France a permis de porter cette durée à trois ans. Concernant les autres secteurs en revanche, les fresques pourraient rester beaucoup plus longtemps​, précise André Laurent.

Lors du conseil, une convention tripartite a formalisé le partenariat entre la Ville, les Ateliers du Graff et l’association Takad Grafañ/zone à graffer, dont est membre Georges Zannol, connu sous le nom d’artiste Zag, directeur artistique de l’événement.

La convention indique notamment que les artistes sont invités à s’exprimer librementdès lors qu’ils sont en conformité avec la loi et n’enfreignent pas l’ordre public. Des graffeurs de renommée internationalesont annoncés par le maire.

Cette signature de convention a, une fois n’est pas coutume, fait l’unanimité en conseil, Agnès Le Brun saluant une très bonne nouvelle pour la ville​, rendant possible une offre culturelle quel que soit le contexte sanitaire.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-il-y-aura-une-3e-edition-du-graffiti-tour-a-l-ete-2021-fac88942-939a-11eb-8160-b8e1983487e6

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