Anthony Gonçalves, oncologue et professeur des universités, a accepté de nous expliquer pourquoi il a décidé de relever le défi des Jours Heureux aux côtés de Fabien Roussel.
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Anthony Gonçalves, oncologue et professeur des universités, a accepté de nous expliquer pourquoi il a décidé de relever le défi des Jours Heureux aux côtés de Fabien Roussel.
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Delphine Bithorel, ouvrière automobile en Loire-Atlantique, a accepté de nous expliquer pourquoi elle a décidé de relever le défi des Jours Heureux aux côtés de Fabien Roussel.
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Fabien Roussel avec les livreurs de Rennes.
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Après quelques mois de pause (au second semestre 1935), Octobre se voit propulsé dans le formidable tourbillon qui va conduire le pays vers le Front populaire. Selon Roger Blin : « Nous n’avions cessé d’appeler de nos vœux une telle apothéose. Et nous avions tout fait, très tôt, pour l’avènement du Front populaire. D’abord en nous situant par notre travail sur le plan de la lutte des classes, puis en signant dès 1934 nombre de manifestes pour étendre l’unité d’action. »
Les membres du groupe sont au cœur de toutes les grandes manifestations populaires de ces premiers mois de 1936 : une célébration de la Commune en mai particulièrement imposante : « Les manifestations en l’honneur de la Commune, observe Jean-Paul le Chanois, étaient toujours très massives, mais celles de 36 eurent un éclat encore plus grandiose. Le spectacle en lui-même choquait beaucoup car il y avait tellement de monde que certains groupes se juchaient sur de vieilles tombes. Des chœurs parlés fusaient. On disait des textes de Vallès, des poèmes d’Hugo, Verlaine, Rimbaud (notamment « Les Mains de Jeanne-Marie »)… » Il y aura plus tard les cérémonies tout aussi spectaculaires du 14 Juillet.
La troupe joue le « Tableau des merveilles », qui sera son dernier spectacle. Une adaptation de Cervantès où l’on retrouve Jean-Louis Barrault, Maurice Baquet, Roger Blin, les frères Mouloudji, Gilles Margaritis, de nombreuses comédiennes aussi. Octobre multiplie les représentations devant le public ouvrier, celui des grèves de 36. Un article de l’Humanité de juillet raconte un de ces spectacles devant plusieurs centaines de grévistes de la Samaritaine et l’accueil de ces derniers : « Cet humour féroce, frénétique, crispé d’un animateur du groupe Octobre, Jacques Prévert, et qui sourd de ces âcres refrains ou poèmes qu’on leur chante, peut-être les déconcerte-t-il un peu mais il les émeut et les fait rire aussi. Ils sentent confusément tout ce qu’il y a de vif, de sain, de rageur et de tendre dans ces jeunes femmes et ces jeunes gens qui croient à la force du lyrisme et à la force du peuple. L’ironie, si difficile à faire comprendre à un public populaire, raille ici ce dont ils souffrent : morale égoïste, « travail libérateur », production inhumaine. Ils sont aussi sensibles à cela qu’à l’admirable clownerie poussée au paroxysme de deux musiciens d’harmonium et de violoncelle qui arrivent à s’enchevêtrer follement dans leurs instruments, leur musique, leurs partitions, leurs chaises, leurs pupitres et leurs propres membres, bras et jambes. »
Mais, comme dit Maurice Baquet : « Le tableau des merveilles fut au groupe Octobre ce que le bouquet final est au feu d’artifice. » La troupe en effet va se séparer. Étrange décision après un été si flamboyant. Il n’y a pas de fâcheries entre les membres de la troupe, qui garderont des liens entre eux, mais l’aventure est terminée. Pourquoi ? Les interprétations sont nombreuses. Peut-être considèrent-ils que la mission fixée, faire entendre une culture populaire, est arrivée à son terme avec la victoire de la gauche ? ou, tout au contraire, anticipent-ils la fin proche du Front populaire, comète qui n’aura duré que quelques mois ? Veulent-ils s’épargner la violence de l’échec à venir ? Des historiens feront état de différences politiques qui traversent alors Octobre, et les raisons de débat sont nombreuses : des différences de vues existent sur certaines orientations du Front populaire (et du PCF), sur la manière de regarder l’URSS, sur la situation espagnole et les divisions entre républicains. On parle aussi de difficultés d’ordre financière de la troupe ou encore de l’attirance de plus en plus forte de ces acteurs/actrices pour le cinéma. C’est probablement Jean-Paul le Chamois qui a la solution : « Je crois que le groupe Octobre a été très touché par les besoins du Front populaire. Le Front populaire avait besoin d’hommes jeunes et dynamiques. Il les a pris parmi ses militants. Ainsi beaucoup d’animateurs de groupes du théâtre ouvrier se sont retrouvés secrétaires de mairie, administrateurs de ceci, responsables de cela, détachés à tel syndicat… Le Front populaire a puisé dans ses forces vives, affaiblissant ainsi considérablement les organismes existants. »
On laissera le mot de la fin à Michel Fauré, historien du groupe Octobre : « La lutte pour le pain, la paix, la liberté reste un combat éternel. Le Groupe Octobre l’a posé en termes d’amitié, de joies de vivre et d’entraide. Telle est son originalité et en même temps le gage que son exemple fera longtemps encore frissonner les « hommes à têtes d’hommes ».
Gérard Streiff
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Réforme de la Constitution, justice sociale… Dans son discours d’investiture, le 28 juillet, Pedro Castillo a dévoilé les objectifs de son mandat.
Le nouveau président du Pérou, Pedro Castillo, a prêté serment lors de son investiture, le 28 juillet. Dix jours plus tôt, il était déclaré vainqueur du second tour du scrutin qui a eu lieu le 9 juin dernier, avec 50,13 % des voix, face à la candidate de la droite populiste, Keiko Fujimori. Une victoire tardive, car sa rivale multipliait les recours depuis l’annonce des résultats.
Lors des premières minutes de son discours d’investiture, Pedro Castillo s’est adressé aux peuples originaires et a rappelé les discriminations qu’ils avaient vécues et qu’ils vivaient aujourd’hui encore. Il a également exprimé sa volonté de mettre en place « un gouvernement du peuple », qui gouverne « avec le peuple et pour le peuple ». « C’est la première fois que notre pays est gouverné par un paysan, une personne qui appartient aux secteurs opprimés depuis longtemps », a souligné l’ancien instituteur de campagne.
Rompre avec les symboles de l’ère coloniale
Le discours d’investiture a aussi été l’occasion pour Pedro Castillo de dévoiler les grandes lignes de son mandat. Des objectifs sanitaires d’abord, puisqu’il prévoit entre autres la mise en place d’un système de santé universel et gratuit et l’accélération de la vaccination contre le Covid, qui touche durement le pays. Le nouveau président s’engage également à mettre fin à la monopolisation des services élémentaires et à la corruption qui gangrène le pays. « Nous devons disposer d’une législation qui décourage la criminalité sous toutes ses formes, et non comme la législation actuelle qui l’encourage », a-t-il estimé.
Alors que le Pérou fait face aux disparitions inquiétantes de 915 femmes entre les mois de mars et juin, Pedro Castillo aspire à « renforcer le système national spécialisé de justice pour la protection des femmes et la répression de la violence à leur égard ».
Avant de conclure son discours en annonçant vouloir rompre avec les symboles de l’ère coloniale, Pedro Castillo a réaffirmé sa volonté de convoquer une assemblée constituante, afin d’établir une nouvelle Constitution. « Elle doit être plurinationale, populaire et paritaire. Sa composition doit comprendre, outre les candidats proposés par les organisations politiques, des pourcentages de candidats issus des peuples autochtones et originaires, du peuple afro-péruvien, des associations, des organisations populaires et de la société civile. »
Tout un programme dans un Pérou ravagé par le fujimorisme.
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Berceau des luttes des travailleurs et des usines Fiat, la ville piémontaise reste l’un des hauts lieux de l’industrialisation de l’Italie et des combats de la gauche dans la péninsule italienne.
Durant des décennies, le cœur battant de la lutte des travailleurs a emprunté la route du Sud. Quelques jours avant que Karl Marx et ses acolytes ne fondent la Ire Internationale, le 28 septembre 1864, ouvriers et artisans s’étaient déjà soulevés dans la capitale italienne d’alors : Turin. Ce n’est pas la révolution, comme celle de la Commune, à Paris, sept ans plus tard, mais c’est déjà une rébellion, l’une des premières du mouvement ouvrier naissant dans la péninsule.
Tous venus du nord, du centre et du sud de la péninsule
Les 21 et 22 septembre, la majestueuse place San Carlo, surnommée le « salon de la ville », dans le centre de la ville piémontaise, est le théâtre d’affrontements. On compte les morts par dizaines. Ils sont artisans, marchands de chaussure, tailleurs, ouvriers, vitriers, typographes, fondeurs, machinistes, menuisiers, etc. Peu venaient de Turin, beaucoup des autres zones du nord, du centre et même du sud de la péninsule. En quête d’un avenir meilleur.
À l’origine du soulèvement, une décision du royaume d’Italie, unifié trois ans plus tôt, qui peut paraître anodine : le transfert de la capitale à Florence. Outre la perte de prestige pour la cité, cela signifiait – chose moins anodine – une perte d’emploi pour ceux qui fournissaient la cour, les bureaucrates. Qu’à cela ne tienne. En quelques années, déchue de son titre de capitale du royaume, Turin allait devenir la capitale de la gauche.
Là où Fiat s’est établie et règne en maître
Avec le temps, le poumon ouvrier de la capitale s’est déplacé vers le sud de la ville, là où Fiat, née en 1899, s’est établie et règne en maître. En 1900, sur le Corso Dante, s’installe la première usine de la firme automobile. Rien à voir avec les gigantesques ateliers qui verront le jour vingt ans plus tard. On ne compte au départ que 120 ouvriers, mais ils seront 1 500 six ans plus tard. La production annuelle est alors de 1 150 voitures. Pendant la Première Guerre mondiale, 18 000 salariés travaillent à Corso Dante, où l’activité s’arrêtera en 1922, les locaux devenant trop exigus.
Ce lieu reste l’un des plus vieux de la lutte ouvrière en Italie. Il fut le théâtre du « biennio rosso », ces deux années rouges – 1919 et 1920 – où l’Italie faillit basculer, inspirée par le soleil de l’avenir qui s’était levé à l’Est, dans le camp de la révolution. Toute l’année 1919, la conflictualité sociale s’aiguise. Au second semestre, sous l’influence de la rédaction du journal socialiste l’Ordine nuovo (« ordre nouveau »), au sein de laquelle on trouve les futurs secrétaires du Parti communiste italien Antonio Gramsci et Palmiro Togliatti, les ouvriers de la ville forment des comités d’usine, élisent leurs représentants, sur le modèle des soviets, qui ont vocation à aller au-delà de la seule représentation syndicale.
« La bataille est finie, la guerre continue »
ORDINE NUOVO
Le conflit entre patronat et ouvriers est permanent
Le 20 mars, le passage à l’heure d’été, peu populaire, entraîne la « grève des aiguilles » dans les usines Fiat. Les salariés demandent à pouvoir embaucher, le 21 mars, une heure plus tard. Le patronat refuse. Face à cette affirmation du pouvoir des directions d’entreprise, les commissaires des conseils de la Fiat avancent alors d’une heure les aiguilles de l’horloge de l’usine. Ils sont licenciés. Une grève est déclenchée qui s’étend à toutes les usines de la ville. Le patronat fait fermer les établissements, qui ne rouvriront qu’après le 23 avril, le syndicat de la métallurgie Fiom acceptant une réduction des pouvoirs des commissions internes. « La bataille est finie, la guerre continue », proclamera l’Ordine nuovo.
La conflictualité est permanente. Ainsi, en juillet 1919, une grève est organisée pendant deux jours en soutien aux soviets de Hongrie et de Russie. En août 1920, le patronat, la Confindustria, adresse une fin de non-recevoir aux demandes des travailleurs. Partout dans le pays, la Fédération des ouvriers et employés de la métallurgie (Fiom) organise un ralentissement de la production. En réponse, le 30 août, le patronat fait entourer par l’armée une usine de la Romeo à Milan. Les salariés, parfois en armes, occupent alors 3 000 établissements dans cette ville. La Confindustria fait fermer toutes les usines de la péninsule. Les ouvriers en occupent donc une grande partie, comme à Turin. À la Fiat Centro, le futur communiste Giovanni Parodi s’assied dans le siège de Giovanni Agnelli, fondateur du groupe.
Les moyens de production sont socialisés
Le conseil d’usine gère l’approvisionnement, la production, comme dans les autres fabriques. Trente-sept voitures sortent de la ligne de production quotidiennement. Les moyens de production sont socialisés. Mais faute de s’étendre au-delà de Milan et Turin, les directions socialiste et syndicale n’empruntant pas la voie révolutionnaire, cette expérience fera long feu. À la suite des épisodes de violence, le président du Conseil, le libéral Giolitti, organise des discussions entre le syndicat et le patronat. Peu à peu, l’ordre revient. Il ne sera pas nouveau, comme le souhaitaient les socialistes turinois. Deux ans plus tard, les fascistes, appuyés par des industriels animés par la peur du rouge, marchent sur Rome.
Les quartiers ouvriers sont tous au sud de Turin
Turin restera terre de luttes et capitale ouvrière. Mais son cœur battant se trouvera plus au sud de la ville. En 1922, la Fiat crée un nouveau quartier industriel, le Lingotto, inspiré des très modernes usines Ford, aux États-Unis, modèles de l’organisation scientifique du travail. On y trouve une piste de courses automobiles, mais les lieux sont désormais transformés en centre commercial, signe des investissements de la famille propriétaire Agnelli vers autre chose que l’industrie. Mais, plus au sud, un autre quartier, Mirafiori, créé à partir de 1936, vit encore au rythme de l’industrie. Les usines se succèdent aux usines. Les routes se croisent en surface. On compte onze kilomètres de sous-sols qui relient les différentes usines. Le quartier compte 20 kilomètres de voies ferroviaires. Il y a même une usine électrique.
«Agnelli, l’Indochine, tu l’as dans ton usine »
C’est là qu’en 1943, « l’officina 19 » se met en grève, faisant vite entrer dans le mouvement social pas moins de 100 000 ouvriers. C’est un coup dur pour le régime fasciste, qui s’effondrera quelques mois plus tard. En 1969, Mirafiori est à nouveau le poumon des luttes des métallurgistes. On doit cette année-là 7 % des 20 millions d’heures de grève enregistrées dans le secteur aux ouvriers de la Fiat. L’inventivité n’est alors pas un vain mot.
Un conseil central inspiré des conseils d’antan est installé : le « consiglione », qui animera les luttes. La « grève articulée » apparaît. Un atelier fait grève, ne fournissant plus les pièces aux autres, qui ne peuvent donc plus travailler. Pour populariser leurs luttes, les syndicalistes organiseront des « cortèges internes » qui passent d’atelier gigantesque en atelier gigantesque. Parfois au cri de « Agnelli, l’Indochine, tu l’as dans ton usine ». Depuis, la crise des années 1970-1980 est passée par là, les restructurations des années 2000 également, et le nombre d’ouvriers a certes baissé. Mais les lieux restent l’une des plus grosses citadelles ouvrières et industrielles du beau pays.
Un parc pour les victimes d’accident de travail. La mémoire ouvrière est faite de luttes, mais aussi de tragédies. À l’est de Turin, on trouve des jardins publics, le long de la rivière Dora Riparia, au sud de la Borgata Frassati. C’est le Parc des victimes de l’incendie dans l’établissement de ThyssenKrupp, situé non loin de l’usine qui a flambé, le 6 décembre 2007. On trouve beaucoup de rues pour les « Tombés au travail » dans la Péninsule. Mais cet incendie fut particulier. Il se déclencha sur la ligne 5 de l’usine ThyssenKrupp et tua sept personnes, soit le plus meurtrier des accidents de travail de ces dernières décennies. L’enquête montrera que les mesures de sécurité n’ont pas été prises, avec des matériaux incendiaires dans l’établissement. Elle fut exemplaire et permis, chose rare, de condamner plusieurs dirigeants à de la prison ferme pour homicide. « C’est une victoire, une victoire pour nous et pour toutes les victimes mortes au travail », réagirent alors les familles des victimes.
Parti Communiste Français
Section de Morlaix
2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35
Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr
Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/
Le Vendredi 13 août la « caravane des jours heureux » sera présente à Morlaix sur la Place Zoé Puyo (à proximité de la manu) De 14 h à 19 h
Les communistes organisent, durant cet été 2021 le
tour de France de la caravane des Jours Heureux.
Cette caravane floquée aux couleurs de la
campagne de Fabien Roussel, s’élance sur les
routes françaises pour présenter aux habitantes-
s, aux saisonnières-s et aux touristes la
candidature Communiste à l’élection
présidentielle de 2022.
Nous voulons faire connaître cette candidature pour
faire partager ses propositions. Nous souhaitons également écouter et recueillir les besoins et les attentes de milliers de citoyens afin d’enrichir notre programme et de présenter des
propositions en adéquation avec les demandes de la
population.
La caravane des Jours Heureux alliera échanges politiques et convivialité, nous souhaitons en faire un lieu de débats, de rencontres, mais également de jeux et de bonne humeur.
Nous vous donnons rendez-vous tout au long de l’été
sur le parcours de la caravane pour participer vous
aussi, à relever le défi des Jours Heureux !
Nous décidons pour cela de proposer à notre peuple, au monde du travail, à la jeunesse, aux électeurs de gauche mais pas seulement eux, à tous les Françaises et les Français, d’écrire ensemble un contrat, de conclure un pacte pour la France.
Le pacte national de progrès et d’avenir sera un engagement pris avec tous les Français. Son but ? Rétablir l’égalité entre tous les êtres, vivre mieux et bien dans la sécurité
quotidienne et dans la paix... Ouvrir l’ère des jours heureux.
AVEC VOUS, UN PACTE NATIONAL POUR L’AVENIR DE LA FRANCE
Fabien Roussel vous propose d’ouvrir de grands chantiers:
La jeunesse vit dans le moule d’un capitalisme qui n’a pas d’autres ambitions pour elle que d’être son instrument au service de l’argent.
Construisons un pacte national pour la jeunesse.
Son but ?
Libérer la jeunesse de ce carcan étroit et égoïste, lui rendre confiance en son avenir. Permettre à chaque jeune d’être autonome et libre de ses choix. Pour y parvenir, l’éducation et la formation doivent être portées à un niveau jamais atteint pour assurer la réussite de chacun. Un haut degré de savoir et de culture,
c’est garantir l’avenir de nos enfants. C’est l’assurance pour la France d’être prête à affronter les défis du 21e siècle.
La santé est réduite à l’état de marchandise !
Notre objectif : permettre l’accès sans conditions de ressources à tous les soins. Mettre l’industrie pharmaceutique sous tutelle de la nation est une mesure urgente.
L’alimentation est un grand marqueur des inégalités...
Pour la démocratie alimentaire ! De l’agriculteur au consommateur, de la fourche à la fourchette, conjuguons nos savoir-faire et nos connaissances avec pour objectif que chacun puisse manger sain, manger bien et protéger ainsi sa santé.
L’égalité est mise à mal !
Pour l’égalité réelle sans distinction de genre, de religion, d’origine ou de couleur de peau, développons des politiques publiques contre toutes les discriminations.
La précarité envahit nos vies, la pauvreté grandit...
Valorisons le travail et la sécurisation des parcours professionnels. Pour garantir le droit à un emploi, à un salaire décent, garantir l’accès aux formations que l’évolution permanente des sciences et des techniques impose.
Pour l’emploi, pour le climat, relocalisons notre industrie !
Pour le développement d’une industrie nouvelle, de services d’excellence et d’une énergie sous maîtrise publique, ouvrant rapidement la voie au plein emploi et à une prospérité partagée.
La culture, pourtant essentielle, est malmenée. La culture est essentielle pour l’émancipation humaine et la cohésion sociale. Elle est créatrice d’emplois, source de développement. Permettons-lui de jouer pleinement son rôle et de rester un facteur décisif de la grandeur de la France et de son attractivité.
Le gouvernement rogne nos libertés démocratiques et nos prérogatives citoyennes...
Pour une nouvelle République laïque et sociale, pour la démocratisation et pour le développement des pouvoirs des citoyens et des salariés, de nos quartiers à l’entreprise.
La nation est spoliée... Faisons de la lutte contre l’évasion fiscale une priorité nationale et changeons l’utilisation de l’argent de l’État, des banques et des entreprises.
La voix de la France s’est éteinte. Faisons de notre pays un artisan de la paix et un acteur majeur de la coopération internationale, basée sur la solidarité et sur le respect des peuples comme de leur souveraineté.
Notre Terre étouffe ! Nous entrons dans la dernière décennie où il est encore possible d’inverser la tendance dangereuse du réchauffement climatique. Changeons de système économique pour sauver le climat !
Engageons la révolution sociale et écologique, indispensable pour sauver la planète tout en luttant contre les inégalités
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Olivier Véran était déjà connu quand il était député comme quelqu’un d’irascible et adepte de propos désobligeants pour ses contradicteurs.
Je me souviens d’un débat au cours duquel, à bout d’arguments, il s’était fendu d’un
« C’est normal, monsieur Prudhomme, vous êtes à la CGT qui est toujours contre tout ».
Affirmation de poids s’il en est !
Aujourd’hui ministre de la Santé, toutes les barrières sont visiblement tombées et il laisse libre cours à ses invectives et à ses provocations, que ce soit vis-à-vis des parlementaires mais surtout aussi à l’encontre des personnels soignants.
Après sa sortie sur le « loisir » que constituerait la grève pour les personnels de santé, il en rajoute une couche dans une récente interview par un
« A partir d’un moment cela suffit ! »
pour qualifier les protestations contre la récente loi sur la crise sanitaire.
Monsieur le ministre, je vous retourne vos propos.
Effectivement, cela suffit du mépris des personnels.
Cela suffit de votre référence permanente à l’exceptionnalité des mesures du Ségur de la santé qui n’ont rien réglé. Cela suffit du refus du dialogue social et à l’exclusion des organisations syndicales qui n’adhèrent pas à votre politique.
● Cela suffit des visites à visée médiatique dans nos établissements où la police est présente en nombre sur notre lieu de travail pour nous empêcher de vous approcher.
● Cela suffit de l’absence de formation en nombre suffisant des professionnels de santé, ce qui permet d’accélérer les plans de restructuration avec des fermetures de lits.
● Cela suffit des services d’urgences et des SMUR qui ferment du jour au lendemain et laissent la population sans recours.
Oui, cela suffit!
Sachez, monsieur le Ministre que vous n’êtes absolument pas à la hauteur de votre fonction et que votre attitude ne fait que renforcer notre colère et nos ressentiments.
Une nouvelle fois, en plein été, nous nous mobilisons, non pour répondre à vos injonctions,
mais parce que nous savons que les patients ont besoin de nous.
Mais nous n’oublierons rien.
Dr Christophe Prudhomme médecin urgentiste au Samu 93, responsable à la fédération CGT de la Santé et Action