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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 09:24

 

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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 08:24
Interview de Fabien Roussel - Ouest-France, 18 septembre 2022
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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 08:15
Roger Héré invité de Tébéo pour un débat sur les transports et mobilités avec Marie-Pierre Jean-Jacques et Yohann Nedelec - Bonjour Bretagne, 14 septembre

Mercredi 14 septembre, Roger Heré, élu PCF et vice-président Transports-Mobilités de Morlaix Communauté, était invité par Tébeo, à l'émission du journal du soir "Bonjour Bretagne", animée par les journalistes Pauline Fercot et Frédéric Lorenzon, pour débattre avec Yohann Nedelec, vice-président de Brest métropole - Mobilités, grands projets, Rade, et Marie-Pierre Jean-Jacques, Vice-Présidente de la communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale, pour parler des différentes stratégies des agglomérations finistériennes - Morlaix, Brest, Quimper - pour faire évoluer nos déplacements en fonction des enjeux sociaux et écologiques.

Une émission très intéressante à revoir sur ce lien, à partir de la 11ème minute de l'émission:

https://www.tebeo.bzh/player.php?idprogramme=11559604...

 

 

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17 septembre 2022 6 17 /09 /septembre /2022 06:57
Locaux du PCF Finistère et de la section de Brest dégradés à Brest - halte à la violence politique!
Locaux du PCF Finistère et de la section de Brest dégradés à Brest - halte à la violence politique!

Après l'extrême-droite à deux reprises cette année (croix gammées, menaces contre les "gauchistes" que nous serions, inscriptions et autocollants pro-Zemmour, dont certains avec des armes) qui a dégradé et taggé les locaux du PCF Finistère à Brest ces derniers mois, c'est le tour d'autres hurluberlus qui après la Fête de l'humanité - la plus grande fête populaire de France avec la participation de 400 000 personnes pendant 3 jours - ont cru bon dans leur petite ou grosse tête mal faite d'insulter les communistes et de dégrader le bien acquis par le travail des militants du parti qui s'est battu pour une très grande partie des conquêtes sociales et politiques en France: le mot "MEDEF" recouvrant la porte du local de la fédération PCF et de la section de Brest, 5, rue Henri Moreau, du nom d'un ouvrier résistant communiste brestois exécuté par les nazis au mont Valérien en 43, la phrase inepte "la France des allocs vous chie dessus" bariolant le mur de la fédé rue André Berger, du nom d'un autre jeune résistant communiste tué au Mont Valérien.

Des provocations qui visent bien sûr encore et encore, jusqu'à plus soif, à détourner le sens des propos de Fabien Roussel défendant le refus de l'organisation capitaliste du chômage, et la défense du travail pour tous, comme élément structurant de la vie personnelle et sociale, et à porter le soupçon et le discrédit sur une prétendue dérive droitière du PCF qui subitement emboîterait le pas d'une politique et d'une idéologie du Medef qu'il a toujours combattu, et parfois tellement seul... Bien évidemment Fabien Roussel et les communistes défendent l'augmentation des minima sociaux et du RSA autant que celles des salaires, des retraites, et une sécurité sociale couvrant à 100% les dépenses de santé, comme nous promouvons l'extension et la défense du logement social, de la gratuité du service public, pour garantir l'accès universel - c'est dans nos programmes électoraux et dans nos propositions parlementaires en continu depuis des années - et nous avons toujours lutté contre la pauvreté et les inégalités dans la lutte parlementaire, au niveau des collectivités, de la lutte politique et sociale.

Mais nous défendons aussi une société où tout le monde aurait accès à un travail bien payé et non exploité ou aliéné, car le travail finance la sécurité sociale et les solidarités, et est un élément nécessaire de la satisfaction des besoins sociaux. Nous ne croyons pas à la fin du travail, nous ne voulons pas de la disparition des industries, de la destruction de l'agriculture.

Nous continuerons à le faire, avec la fierté des valeurs que nous portons, sans nous laisser intimider par quiconque, et surtout pas par le harcèlement bien orchestré venu d'une certaine gauche qui donne libre cours régulièrement à son anti-communisme viscéral.

Il y a quelques mois, suite aux présidentielles, les locaux du PCF Ille-et-Vilaine et ceux de bien d'autres sections et fédérations encore avaient été dégradés. Nous avions retrouvé des pancartes insultantes devant le local du PCF Morlaix nous accusant de favoriser Macron et la droite en ayant présenté la candidature de Fabien Roussel. Tout ça bien sûr sous couvert d'anonymat mais avec des messages quasi signés. Ça suffit maintenant!

Un climat de violence politique entretenu aussi par le harcèlement des militants sur les réseaux sociaux, les insultes, sarcasmes vulgaires, et menaces que nombre d'entre eux ont dû subir, un climat d'intimidation qui est profondément hystérique et anti-démocratique.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

15 septembre 2022

Locaux du PCF Finistère et de la section de Brest dégradés à Brest - halte à la violence politique!

Article du Télégramme - ce 17 septembre 2022

« De tels actes ne sont pas dignes du débat que nous devons avoir à gauche », a réagi sur Twitter Enzo De Gregorio, secrétaire départemental du Mouvement des Jeunes Communistes, à la suite des tags perpétrés sur le local brestois du PCF. (Photo Le Télégramme/David Cormier)

À Brest, le local du PCF a été tagué, après la formule du premier secrétaire national, Fabien Roussel, à propos de la « gauche des allocs »

 

Image

À Brest, le local du PCF situé rue Henri-Moreau, en plein centre-ville, a essuyé deux tags, dont un ordurier, probablement inscrit dans la nuit du jeudi  15 au vendredi 16 septembre 2022. L’inscription sauvage à la bombe de peinture fait explicitement référence à la formule de Fabien Roussel, le premier secrétaire national du parti, qui, le 10 septembre, en marge de la Fête de l’Humanité, a opposé la « gauche du travail » à la « gauche des allocs ».

La formule a déclenché une polémique médiatique et une salve de critiques au sein de la Nupes. Et ces propos ne passent manifestement pas davantage dans la capitale du Ponant.

« De tels actes ne sont pas dignes du débat que nous devons avoir à gauche », a réagi sur twitter Enzo De Gregorio, secrétaire départemental du Mouvement des Jeunes Communistes.

tribune de Fabien Roussel parue dans Le Monde cette semaine.
« J’assume défendre le parti du travail »
Le secrétaire national du PCF répond, dans une tribune au « Monde », aux critiques suscitées par ses propos sur « la gauche du travail » face à « la gauche des allocations [et] des minima sociaux ». Et persiste. Selon lui, le défi de la gauche est de « travailler à une société qui garantit à chacun d’avoir un emploi, une formation et un salaire tout au long de sa vie ».
En déclarant préférer le travail au chômage, je n’imaginais pas provoquer pareille polémique. Que n’avais-je dit ? Certains ont pris leurs plus beaux airs indignés et y ont vu une saillie inspirée des pires discours de la droite réactionnaire. D’autres sont allés jusqu’à s’élever contre un racisme à peine larvé. Quel délire !
Quand on parle des autres, on parle d’abord de soi. En s’indignant ainsi, que disent-ils d’eux-mêmes ? Qu’ils ont démissionné. Qu’ils ont renoncé à la grande ambition qui devrait rassembler la gauche : celle d’éradiquer le chômage. Si l’esclavagisme revenait demain, ils négocieraient avec le Medef le poids des chaînes. Pas moi. Car le chômage tue, il bousille des vies. Il fait basculer des familles entières dans la pauvreté. Il instille partout le venin de la division entre ceux qui ont un emploi et ceux qui en sont privés. De là où je vous parle, dans ce Nord ouvrier depuis si longtemps fier de ses usines et du savoir-faire de ses travailleurs, on sait la dureté du travail et le coût du chômage. On sait intuitivement que le chômage est « l’armée de réserve » du capital, comme le disait si bien Marx.
Remettre en cause la logique libérale du chômage
C’est la menace du chômage qui permet au Medef et aux libéraux d’imposer les bas salaires, les horaires élargis sans supplément de rémunération, le quotidien infernal d’une vie sans pause et sans plaisirs. Et nous devrions accepter le chômage de masse et nous contenter de garantir un revenu d’existence ? Il est temps, au contraire, de remettre en cause les logiques libérales qui ont toujours entretenu le chômage plutôt que de l’éradiquer, qui ont préféré l’accompagner plutôt que d’empêcher le déménagement de pans entiers de notre industrie.
Ouvrons les yeux. L’industrie représentait 24 % de notre PIB en 1980 et seulement 10 % en 2019. Notre flotte de pêche est passée de 11 500 bateaux, en 1983, à 4 500, aujourd’hui. Quant à la saignée paysanne, elle nous a fait passer de 1 263 000 exploitations agricoles, en 1979, à 429 000, en 2017. Résultat : 5 millions de privés d’emplois, 2 millions de bénéficiaires du RSA, 4,5 millions de primes d’activité versées par la CAF. Et 10 millions de Français sous le seuil de pauvreté. Beau succès.
Alors, j’assume. Je me bats pour une société qui se fixe comme horizon de garantir un emploi, une formation, un salaire à chacun de ses concitoyens. Et je m’inscris en faux contre ceux qui théorisent la « fin du travail ». Ce discours passe totalement à côté des réalités qui se font jour. Ayons de l’ambition pour notre pays.
Tant de besoins mériteraient d’être satisfaits. De quoi permettre à chacun de trouver sa place dans la société et de retrouver sa dignité par le travail.
Redonner du sens au travail
Regardez ces classes sans professeurs, ces trains qui ne circulent pas faute de conducteurs, ces services d’urgences fermés faute de personnels. Qui peut croire que nous relèverons le service public sans fonctionnaires en plus ? Qui peut imaginer que nous conduirons la transition écologique sans créer d’emplois ? Qui peut penser que nous pourrons reconquérir notre souveraineté énergétique, industrielle, alimentaire sans millions d’emplois supplémentaires ni formations massives ?
Bien sûr, à titre transitoire, les salariés ont besoin de protections, d’accompagnement et je serai à leur côté pour dénoncer toutes les attaques du gouvernement contre eux, avec cette réforme de l’assurance-chômage ou encore le projet de travail obligatoire en échange du RSA.
Mais quel beau défi pour un pays, pour la gauche, que de travailler à une société qui garantit à chacun d’avoir un emploi, une formation et un salaire tout au long de sa vie professionnelle. Un projet révolutionnaire qui va de pair avec l’amélioration des conditions de travail, la hausse des salaires, la réduction du temps de travail et le rétablissement de la retraite à 60 ans et vise à sécuriser tous les âges de la vie. Redonnons du sens au travail en l’émancipant de la puissance aveugle du marché et en se posant partout la question : comment produire et répondre à nos besoins, en respectant autant les êtres humains que la planète ? C’est l’ambition qui m’anime. Ni plus ni moins.
Fabien Roussel est député du Nord et secrétaire national du PCF.
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15 septembre 2022 4 15 /09 /septembre /2022 07:57

Un président qui se balade avec un jerricane dans la main et un briquet dans l'autre

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14 septembre 2022 3 14 /09 /septembre /2022 13:55

Fabien ROUSSEL, secrétaire national du PCF, dans une tribune au « Monde », affirme que le défi de la gauche est de « travailler à une société qui garantit à chacun d’avoir un emploi, une formation et un salaire tout au long de sa vie ».

 

 

En déclarant préférer le travail au chômage, je n’imaginais pas provoquer pareille polémique. Que n’avais-je dit ? Certains ont pris leurs plus beaux airs indignés et y ont vu une saillie inspirée des pires discours de la droite réactionnaire. D’autres sont allés jusqu’à s’élever contre un racisme à peine larvé. Quel délire !

Quand on parle des autres, on parle d’abord de soi. En s’indignant ainsi, que disent-ils d’eux-mêmes ? Qu’ils ont démissionné. Qu’ils ont renoncé à la grande ambition qui devrait rassembler la gauche : celle d’éradiquer le chômage. Si l’esclavagisme revenait demain, ils négocieraient avec le Medef le poids des chaînes. Pas moi. Car le chômage tue, il bousille des vies. Il fait basculer des familles entières dans la pauvreté. Il instille partout le venin de la division entre ceux qui ont un emploi et ceux qui en sont privés. De là où je vous parle, dans ce Nord ouvrier depuis si longtemps fier de ses usines et du savoir-faire de ses travailleurs, on sait la dureté du travail et le coût du chômage. On sait intuitivement que le chômage est « l’armée de réserve » du capital, comme le disait si bien Marx.

Remettre en cause la logique libérale du chômage

C’est la menace du chômage qui permet au Medef et aux libéraux d’imposer les bas salaires, les horaires élargis sans supplément de rémunération, le quotidien infernal d’une vie sans pause et sans plaisirs. Et nous devrions accepter le chômage de masse et nous contenter de garantir un revenu d’existence ? Il est temps, au contraire, de remettre en cause les logiques libérales qui ont toujours entretenu le chômage plutôt que de l’éradiquer, qui ont préféré l’accompagner plutôt que d’empêcher le déménagement de pans entiers de notre industrie.

Ouvrons les yeux. L’industrie représentait 24 % de notre PIB en 1980 et seulement 10 % en 2019. Notre flotte de pêche est passée de 11 500 bateaux, en 1983, à 4 500, aujourd’hui. Quant à la saignée paysanne, elle nous a fait passer de 1 263 000 exploitations agricoles, en 1979, à 429 000, en 2017. Résultat : 5 millions de privés d’emplois, 2 millions de bénéficiaires du RSA, 4,5 millions de primes d’activité versées par la CAF. Et 10 millions de Français sous le seuil de pauvreté. Beau succès.

Alors, j’assume. Je me bats pour une société qui se fixe comme horizon de garantir un emploi, une formation, un salaire à chacun de ses concitoyens. Et je m’inscris en faux contre ceux qui théorisent la « fin du travail ». Ce discours passe totalement à côté des réalités qui se font jour. Ayons de l’ambition pour notre pays.

Tant de besoins mériteraient d’être satisfaits. De quoi permettre à chacun de trouver sa place dans la société et de retrouver sa dignité par le travail.

Redonner du sens au travail

Regardez ces classes sans professeurs, ces trains qui ne circulent pas faute de conducteurs, ces services d’urgences fermés faute de personnels. Qui peut croire que nous relèverons le service public sans fonctionnaires en plus ? Qui peut imaginer que nous conduirons la transition écologique sans créer d’emplois ? Qui peut penser que nous pourrons reconquérir notre souveraineté énergétique, industrielle, alimentaire sans millions d’emplois supplémentaires ni formations massives ?

Bien sûr, à titre transitoire, les salariés ont besoin de protections, d’accompagnement et je serai à leur côté pour dénoncer toutes les attaques du gouvernement contre eux, avec cette réforme de l’assurance-chômage ou encore le projet de travail obligatoire en échange du RSA.

Mais quel beau défi pour un pays, pour la gauche, que de travailler à une société qui garantit à chacun d’avoir un emploi, une formation et un salaire tout au long de sa vie professionnelle. Un projet révolutionnaire qui va de pair avec l’amélioration des conditions de travail, la hausse des salaires, la réduction du temps de travail et le rétablissement de la retraite à 60 ans et vise à sécuriser tous les âges de la vie. Redonnons du sens au travail en l’émancipant de la puissance aveugle du marché et en se posant partout la question : comment produire et répondre à nos besoins, en respectant autant les êtres humains que la planète ? C’est l’ambition qui m’anime. Ni plus ni moins.

Fabien Roussel

Secrétaire national du PCF

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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 07:26
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
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Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
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Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
ça s'active le matin à l'épluchage et la découpe des légumes du Kig ha Farz

ça s'active le matin à l'épluchage et la découpe des légumes du Kig ha Farz

le bar du stand du PCF Finistère - Photo de Daniel Laporte

le bar du stand du PCF Finistère - Photo de Daniel Laporte

Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
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Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2022 - Premières photos de 3 jours de travail et de fête dans une ambiance joyeuse et fraternelle
Michel Prigent - Photo Claude Bellec

Michel Prigent - Photo Claude Bellec

Photo Claude Bellec

Photo Claude Bellec

Photo Claude Bellec

Photo Claude Bellec

Photo Claude Bellec - Denis Huet en pleine conversation

Photo Claude Bellec - Denis Huet en pleine conversation

Photo Claude Bellec

Photo Claude Bellec

Photo Claude Bellec - Adrien, Juliette, Enora et Meven au bar du PCF Finistère

Photo Claude Bellec - Adrien, Juliette, Enora et Meven au bar du PCF Finistère

Photo Claude Bellec - Tracy à la préparation des huîtres

Photo Claude Bellec - Tracy à la préparation des huîtres

Photo Claude Bellec - Jacky, Christian et Larry à la préparation des huîtres

Photo Claude Bellec - Jacky, Christian et Larry à la préparation des huîtres

Photo Claude Bellec - Anne-Marie et Fannie à la caisse du stand du PCF Finistère

Photo Claude Bellec - Anne-Marie et Fannie à la caisse du stand du PCF Finistère

Photo Claude Bellec - Simon et Fannie

Photo Claude Bellec - Simon et Fannie

Photo Claude Bellec

Photo Claude Bellec

Photo Claude Bellec - Cécile à la vente de tee-shirt

Photo Claude Bellec - Cécile à la vente de tee-shirt

Photo Claude Bellec

Photo Claude Bellec

Photo Claude Bellec - Catherine et Jeannine, fête de l'Humanité 2022, stand du PCF Finistère

Photo Claude Bellec - Catherine et Jeannine, fête de l'Humanité 2022, stand du PCF Finistère

Photo Daniel Laporte

Photo Daniel Laporte

Photo Daniel Laporte

Photo Daniel Laporte

Déplacer une Fête, la plus grande de France, une Fête unique en son genre car elle mêle politique, culture, gastronomie et solidarité internationale, était un défi titanesque. La Fête de l'Humanité fait partie de notre patrimoine national. Pour autant, après 50 ans passés en Seine-Saint-Denis, les craintes étaient nombreuses : le public allait-il nous suivre sur les pistes de La Base 217 qui ont vu les essais du Concorde ? Après deux années de préparation et grâce au soutien de nos souscripteurs, la 87 e édition a réussi son envol au-delà de toutes nos attentes ! 400 000 personnes... Mille mercis à chacune et chacun pour son engagement, et au public chaleureux et fraternel.

Sur le stand du Finistère, 67 bénévoles ont accueilli plusieurs centaines de personnes tout au long des 3 jours de la fête, du vendredi 9 septembre au dimanche 11 septembre. Le stand avait été préparé et installé dans des conditions difficiles par une douzaine valeureux monteurs et bâtisseurs du lundi au jeudi. Merci à eux: Kaltouma, Anne-Marie, Armand, Patrick, Roger, Claude, Fannie, Melissa, Joachim, Jeannine, Enzo, Alexandra, Jean-Philippe, Bruno, Ismaël, Nina, Aloys, Floriane, Catherine, Marion, Christian, Jacky, Aurélien, Mattéo, Gladys, Soazig, Roger, Denis, Daniel, Juliette, Jeremy, Enora, Diane, Mattéo, Hugues, Cécile, Serge, Colette, Glenn, Sébastien, Romaric, Charaffedine, Taran, Amaury, Adèle, Paul, Daniel, Nimir, Jean-Marie, Adrien, Lionel, Honorine, Pascal, Cindy, Michel, Steven, Larry, Meven, Pascal, Ronan, Julia, Fabien, Michel, Louise, Odette, Valérie, Tracy, etc.

Merci aussi à tous ceux qui ont fréquenté notre stand, goûté nos plats succulents et nos boissons, et mis une si belle ambiance sur le stand.

Un Kig-ha-Farz tellement délicieux sur le stand du Finistère de la fête de l'huma 2022 qu'il n'en restait plus le samedi soir et qu'un restaurateur du 15e arrondissement de Paris qui en fait régulièrement dans son restaurant a dit a Ronan qu'il en avait rarement mange d'aussi bon, lui demandant la recette derechef. Chapeau l'artiste et sa vaillante équipe en cuisine, Catherine, Christian, Gladys, etc.

A partir du vendredi soir, le stand a très bien marché au bar et au restaurant, avec une très belle affluence et une magnifique ambiance. Il n'y avait plus de Kig-Ha-Farz dès le samedi soir et plus de saucisses de Molène-Pommes de Terre grenailles dès le dimanche à 13h. Tout le vin du pays nantais est parti, et on ne parle pas du chouchen, du lambig, du karambig, etc.

+ 200 tee-shirts originaux finistériens "Campagne de Fabien Roussel - Jours heureux 2022" vendus avec le tee-shirt du dessinateur brestois Éric Apperé à cette fête de l'humanité 2022 devant le stand. Une réussite! Il ne nous en restait que quelques unités en XL et XXL. Bravo a Ronan Tanguy pour l'idée du tee-shirt, au dessinateur Eric Appéré pour la réalisation et à notre équipe de vendeurs du stand du PCF Finistère.

Il restait quelques bourriches d'huîtres et on a vendu des huîtres au détail à la fin de la fête, notamment au mathématicien à la médaille Fields et député Cédric Villani, dont on a découvert à la fête qu'il était abonné à "Progressistes", la revue de débat et de réflexion scientifique du PCF, dirigée par Amar Bellal. 

Un immense merci à tous nos bénévoles pour leur investissement sur le stand.

Merci en particulier, et à tous ceux qui ont contribué à préparer la fête en amont (achat, préparation logistique, chargement et déchargement) sans pouvoir forcément monter à Plessy-Paté.

Photos Ismaël Dupont, Jacqueline Héré, Gilles Dussautiez, Daniel Laporte, Gladys Grelaud, etc.

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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 07:00
Ambiance électrique sur les prix de l’énergie

Pouvoir d’achat L’envolée des tarifs et les craintes de coupure cet hiver étaient au cœur des discussions au Forum social. La CGT mines et énergie lance la bataille de l’opinion pour rompre avec la dérégulation du secteur et la dépendance aux marchés.

Les prix de l’énergie s’emballent, mais à qui la faute ? Pour Catherine, Laurent et Hubert, venus de Cholet à la Fête de l’Huma­nité, leur avis s’est forgé après une heure d’échanges chocs entre Gabriel Attal, ministre du Budget, Fabien Roussel, député­ PCF, ou Sébastien Menesplier, de la CGT mines-énergie. « On parle de sobriété, de bouclier tarifaire ou de chèques énergie mis en place par le gouvernement. Les gens autour de nous sont paumés. Mais, pour nous, c’est désormais clair que derrière tous ces dispositifs censés contenir les augmentations, la politique suivie reste celle de servir les actionnaires de tous ces groupes privés. On ne s’attaque pas aux causes du problème, qui sont celles du mar ché et de la concurrence », résume Laurent.

Pour les syndicats, instances représentatives des personnels et experts présents en nombre au Forum social, des solutions existent à la crise énergétique et à l’augmentation des prix pour les consommateurs. Mais leur mise en place nécessite de mener une bataille politique et culturelle auprès de l’opinion publique afin de rompre avec la libéralisation du secteur et sa dilution dans un marché qui craque de tous côtés. « Les gens sont nombreux à venir nous voir. Ils nous parlent de leurs problèmes de facture, de démarchages abusifs, de crainte de devoir arrêter de se chauffer cet hiver pour éviter les impayés et les coupures », raconte Gwénaël Plagne sur le stand du Conseil national de l’énergie, constitué l’an dernier par les comités centraux d’entreprise d’EDF et Enedis au plus fort de la bataille contre le projet Hercule de découpe du groupe électricien.

« Désertification de nos services »

Ces problèmes du quotidien concernent aussi les élus de collectivités locales. « Un maire d’une commune d’Île-de-France nous a demandé ce qu’il pouvait faire alors que toutes ses mesures d’économies d’énergie ne suffisent pas à contenir l’envolée de la facture des bâtiments municipaux, reprend Gwénaël Plagne. En racontant leurs problèmes, les gens voient bien que le marché de l’électricité et du gaz ne fonctionne plus. On bat chaque jour des records sur les cours, mais les coûts de production n’ont pas varié. Ce n’est que de la spéculation. Quant aux boucliers et autres chèques, ils ne suffisent plus. Les préoccupations des usagers entrent en résonance avec nos propositions. On marque des points. »

Écouter les agents énergéticiens présents sur la Fête raconter leurs conditions de travail permet d’appréhender un système usé par vingt années de dérégulation et d’économies. Au temps d’une garantie réelle de service public de l’énergie, 75 % des interventions demandées par les usagers devaient être effectuées dans la demi-heure. Cette obligation de résultat est devenue de plus en plus lâche au fil des années, en temps (dans l’heure) comme en zones couvertes toujours plus étendues. « Comme celle-ci est comptabilisée au niveau national, on est sûr de la remplir grâce aux interventions en zones urbaines, où notre maillage est encore suffisamment dense. Mais dans les campagnes, on ne dépanne plus immédiatement. Les économies sur les personnels, les véhicules, les locaux aboutissent à une désertification de nos services », se désole Yann Renard, du CSE central de GRDF. À ses côtés, Thomas Dotel, secrétaire du même CSEC, fait le lien avec les préoccupations des usagers : « Ils voient bien que le système actuel mène à un affaiblissement des services rendus. Avant, notre statut d’énergéticien nous permettait de prendre le temps de régler un problème, quitte à allonger notre emploi du temps. Aujourd’hui, comme Engie ne veut pas payer d’heures supplémentaires, passé les dix heures d’astreinte, l’agent doit laisser le chantier, fini ou pas. »

Face à tous ces constats, la tentative de rapprochement du ministre Gabriel Attal lors du débat sur l’avenir du système énergétique a fait long feu. « Du bouclier tarifaire au chèque énergie, je demande que tout ce que nous avons fait pour protéger les Français soit reconnu. C’est un investissement massif : 1,5 % du PIB. Sur la préparation de l’avenir, des convergences existent entre nous, comme la place du nucléaire », a proposé le ministre du Budget. Réponse cinglante de Sébastien Menesplier, de la CGT : « Depuis vingt ans, les responsables se sont succédé et ont tous mené la même politique : ils ont cassé un monopole public de production et de distribution de l’énergie pour jouer au Monopoly avec le gaz et l’électricité. Il va falloir que vous vous expliquiez. »

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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 07:00
Valérie Masson-Delmotte, du Giec : « L’été 2022 a montré à quel point nous sommes vulnérables »

Après deux mois caniculaires, parmi les plus chauds jamais enregistrés en France, la coprésidente du groupe n° 1 du Giec Valérie Masson-Delmotte, présente samedi 10 septembre à la Fête de l’Humanité, était invitée à Matignon le 31 août pour présenter les enjeux de la lutte contre le réchauffement. La climatologue alerte sur son intensification : « Nous ne sommes pas prêts. »

Elle est l’une des 100 personnalités les plus influentes du monde selon « Time », mais doit se contenter de travailler dans un préfabriqué mal isolé. C’est là, sur le plateau de Saclay (Essonne), que Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue de renom et coprésidente du groupe de travail n° 1 du Giec, a reçu « l’Humanité magazine ». L’occasion de revenir sur les catastrophes climatiques de l’été, de parler des jets privés et de sa venue à la Fête de l’Humanité.

Quel regard portez-vous sur l’été que nous venons de vivre ?

Nous avons vécu avec sévérité trois des quatre grands risques majeurs identifiés pour l’Europe de l’Ouest : les extrêmes chauds, avec leurs effets sur nos conditions de vie, la santé au travail, les écosystèmes aquatiques et les forêts ; les pénuries d’eau, avec des taux d’humidité des sols pires qu’en 2003, entraînant des chocs sur les rendements agricoles mais également sur le transport de marchandises à cause de fleuves à sec ; les inondations enfin, avec des pluies intenses, un fort ruissellement, le débordement des cours d’eau mais également la hausse du niveau de la mer, qui touche notamment les zones de basse terre. Tout ceci nous a montré à quel point nous sommes vulnérables, que nous ne sommes pas prêts.

Est-ce pour autant un tournant ?

Si des enquêtes d’opinion montrent que les préoccupations climatiques sont de plus en plus prégnantes parmi le grand public, les travaux scientifiques nous apprennent aussi que certains facteurs peuvent conduire – ou pas – à agir. Et, paradoxalement, ni le degré d’information ou de connaissance, ni même l’expérience vécue d’événements extrêmes ne sont nécessairement des facteurs déclenchant l’action. En revanche, la dynamique collective est porteuse.

Après celui de 2003, l’été 2022 est le deuxième plus chaud jamais enregistré en France. Pouvons-nous parler d’accélération des événements ?

Je n’utilise pas ce mot. Accélération signifie mathématiquement que les choses vont de plus en plus vite. Or, du point de vue du climat, la seule chose qui s’accélère stricto sensu, c’est la montée du niveau de la mer. Je préfère parler d’intensification. Cet été, en France, la température moyenne a été de 2,3 °C supérieure à celle des 30 dernières années. Cela ressemble aux conditions estivales attendues autour de 2050 si rien ne change en termes de politiques publiques. Il existe une tendance lourde, liée à l’influence humaine sur le climat, à laquelle s’ajoutent des variabilités spontanées, internes au climat et qui peuvent tantôt exacerber, tantôt masquer temporairement cette tendance de long terme. C’est la superposition de ces deux phénomènes qu’il faut déchiffrer.

Quel rôle les médias ont-ils à jouer ?

La chaleur continue d’être associée au bien-être. Or, cela alimente un imaginaire en décalage avec les effets réels de ces événements climatiques : ne pas pouvoir se reposer la nuit, travailler dans des conditions infectes, souffrir davantage lorsque l’on est en situation de vulnérabilité. Des journaux ont parlé d’un « bel été ». Ça a choqué beaucoup de monde, y compris moi, en tant que scientifique. Non, ce n’était pas un bel été. Nous venons de vivre la fin de l’insouciance.

Icon QuoteLA SITUATION EST TRÈS GRAVE ; NOUS AVONS BESOIN DE TISSER DES PONTS ENTRE LES CONNAISSANCES ET LES DÉCIDEURS, ET DE FAIRE MONTER LE NIVEAU DE CULTURE SCIENTIFIQUE DU GRAND PUBLIC. 

Vous avez « formé le gouvernement aux enjeux climatiques ». Y a-t-il vraiment un problème de connaissance ou juste de volonté politique ?

Parmi les obstacles à l’action, on constate souvent un manque de littératie (NDLR, aptitude à lire, à comprendre) : connaître les causes, les mécanismes et les implications pour bien comprendre les liens causes-conséquences et définir les leviers d’action. Comment peut-on réduire les rejets de gaz à effet de serre, préserver la biodiversité, comment le faire de manière juste ? Comment limiter les risques en tenant compte des vulnérabilités, en évitant de dégrader les écosystèmes pour préserver certaines activités ? Ce sont des compétences qu’il faut avoir. Ce n’est pas toujours le cas. Ces moments d’échange permettent une certaine appropriation des enjeux. Et puis, face à l’action pour le climat – structurelle et de long terme –, il y a toujours d’autres urgences économiques, sanitaires, géopolitiques, qui font rebasculer le climat en sous-priorité.

Nous ne sommes « pas prêts », dîtes-vous. Quel regard portez-vous sur les politiques d’adaptation en France ?

Si nous savons qu’aujourd’hui deux tiers des Français vivent dans des zones exposées aux aléas climatiques, la vulnérabilité en fonction de l’âge, de l’état de santé, de la situation économique et sociale, manque en revanche d’évaluation. C’est un point crucial pour construire une véritable stratégie d’adaptation. Nous ne sommes pas tous égaux dans notre capacité à faire face aux impacts d’un climat qui change. Par ailleurs, nous avons souvent le sentiment de courir d’une crise à l’autre, ce qui révèle un manque de vision intégrée. Un manque de moyens aussi, criant à l’échelle des territoires et dans tous les organismes compétents. À l’ONF, au Cerema, à Météo France, partout, les effectifs se sont effondrés. C’est un frein énorme à l’adaptation. Enfin, il faut être attentif à ce que j’appelle la mal-adaptation, qui retarde les risques et augmente les dommages. C’est par exemple le cas lorsqu’en moyenne montagne, où l’enneigement diminue, on utilise la ressource en eau et les moyens pour les canons à neige au lieu de diversifier les activités touristiques. Ou lors de fortes chaleurs lorsqu’on allume la clim pour pouvoir dormir. À l’échelle individuelle, c’est de l’adaptation mais, en réalité, cela augmente la consommation électrique et rejette l’air chaud dehors, accentuant le phénomène d’îlots de chaleur urbain.

On entend beaucoup parler de sobriété. Qu’est-ce que cela recouvre ? Comment la mettre en œuvre ?

La sobriété est définie par le Giec comme une baisse de la demande en énergie, en matériaux non renouvelables, en eau et en sol tout en permettant à chacun de vivre décemment. Cette notion a été introduite particulièrement dans le secteur du bâtiment, et c’est l’un des points clés. Mais la sobriété, c’est également agir sur la demande et les services, en favorisant des styles de vie sobres en carbone : éviter les suremballages, favoriser le télétravail, éviter les vols longue distance, remplacer les voitures thermiques, etc. Ce seul levier, à l’échelle mondiale, peut permettre de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 60 % d’ici à 2050. Il s’agit d’ailleurs moins de choix individuels que d’une organisation collective.

Faut-il légiférer sur les jets privés ?

C’est symbolique mais révélateur. Ces questions sont très souvent abordées de façon binaire et sont utilisées par certains secteurs pour se dédouaner de leur capacité à agir. Derrière, il y a aussi, bien sûr, la notion d’exemplarité. Si les plus aisés valorisent ce type de déplacement et communiquent l’image de la réussite sociale par ce genre d’activité, ça donne une impression de dissonance, d’inégalité, d’injustice.

Icon Quote NE PAS POUVOIR SE REPOSER LA NUIT, TRAVAILLER DANS DES CONDITIONS INFECTES, SOUFFRIR DAVANTAGE LORSQUE L’ON EST EN SITUATION DE VULNÉRABILITÉ… VOILÀ LES EFFETS RÉELS DES ÉVÉNEMENTS CLIMATIQUES.

Sentez-vous un poids particulier sur vos épaules en tant que coprésidente du groupe de travail n° 1 du Giec ?

Moins qu’au début, car une grosse partie du travail est faite. Dans mon rôle, ce qui était important était de m’assurer que le travail scientifique soit rigoureux. S’il y a une faille, c’est ma responsabilité. À chaque fois, il y a la peur d’une erreur, d’être à côté de la plaque, que ce ne soit pas clair, etc. Au moment de la COP21, j’ai senti une énorme pression, car le Giec avait été invité à faire un rapport spécial sur la hausse des températures de 1,5 °C. Les attentes de la société civile et du monde politique étaient très fortes. C’était un marathon et l’approbation du rapport a été atroce. Il a été rejeté, à la COP24, par les États-Unis de Trump, la Russie, l’Arabie saoudite et le Koweït. C’était lourd.

Après la fin du sixième cycle de rapports du Giec, nous savons précisément ce vers quoi se dirige la planète. Le Giec sert-il encore à quelque chose ?

Oui, car nous passons en revue les méthodologies scientifiques pour définir ce qui est crédible ou non. Je ne connais aucun équivalent. L’Europe de l’Ouest, les États-Unis ou la Chine pourraient très bien fonctionner sans, grâce à leur communauté scientifique. Mais, pour beaucoup de régions du monde, ce socle de connaissances n’est pas disponible. De même, concernant les leviers d’action, il existe tant d’intérêts contradictoires et de jeux de pouvoir qu’avoir une instance qui les étudie reste pertinent. Il reste une question : qui évalue les politiques mises en œuvre ? C’est le sujet qui, à mon sens, va monter concernant les questions d’adaptation.

La communauté scientifique doit-elle s’engager davantage ?

Le changement climatique n’est pas neutre : ce sont des sujets à l’interface entre la science et la société. Le reconnaître signifie que nous avons une place dans la vie publique. La situation est très grave ; nous avons besoin de tisser des ponts entre les connaissances et les décideurs, et de faire monter le niveau de culture scientifique du grand public. En Corée du Sud, en Allemagne, à Singapour, au Royaume-Uni, les scientifiques ont leur place dans les rouages des gouvernements afin d’éclairer la prise de décision. En France, quelque chose ne fonctionne pas.

Pourriez-vous vous engager politiquement ?

Je n’ai jamais trouvé d’offre politique qui m’aurait permis de rester moi-même. Mais je me rends disponible pour dialoguer avec ceux qui le souhaitent. Depuis 2015 et ma prise de responsabilités au Giec, je me suis mise en retrait pour protéger l’institution. Je sais produire des recherches fondamentales ou évaluer les politiques publiques françaises avec le Haut Conseil pour le climat. Et, en faisant cela, je mesure tout ce que je ne connais pas. Voilà venu le temps de la mise en œuvre : il faut des personnes capables pour travailler à l’articulation entre l’État et les régions, à l’aménagement du territoire, pour mettre en place des politiques d’adaptation. Je n’ai pas ces compétences. La recherche de consensus n’est pas faite pour moi. Il y a aussi un équilibre à trouver entre vie professionnelle et vie personnelle. Avec une vie de ministre, c’est impossible.

Icon Quote LE FAIT QUE DES ACTEURS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE S’IMPLIQUENT EST UNE PREUVE DE L’INTÉGRATION DES ENJEUX CLIMATIQUES DANS LA VIE DÉMOCRATIQUE.

Diriez-vous que vous êtes écoanxieuse ?

Je préfère dire que je suis lucide. Nous ne sommes pas dans une tragédie grecque : les choses ne sont pas écrites. L’évolution future du climat dépend de ce que nous allons faire. Des solutions existent, mais sommes-nous capables de les actionner vite et fort, et de manière juste ? L’écoanxiété vient du sentiment d’un décalage entre ce qui est mis en place et ce qu’il est nécessaire de faire, mais aussi d’un sentiment d’impuissance. Pour ma part, j’ai en tête les choses à venir, mais surtout les rencontres que j’ai faites dans différentes régions du monde, par exemple, les témoignages de ceux qui ont vécu d’intenses cyclones aux îles Fidji. Et leur inquiétude sur la transmission d’une culture ancrée dans un lieu aujourd’hui menacé par la montée des eaux.

Le salut viendra-t-il des jeunes générations ?

C’est atroce de faire peser la charge mentale de l’action pour le climat sur les plus jeunes, qui n’ont pas les moyens d’agir. Il existe un effet d’âge très net dans la prise de conscience, car des générations entières ont grandi avec la fonte des glaciers, la disparition des animaux, etc. Les jeunes ont intégré le changement climatique de plusieurs façons : certains le tiennent à l’écart pour se soulager, d’autres sont submergés par une angoisse permanente, d’autres en font le déterminant d’une action collective. Le dialogue intergénérationnel, notamment dans les familles, est très intéressant, car la prise de conscience de certains peut faire évoluer les pratiques d’autres.

Que pensez-vous du mouvement climat ?

Il faut des gens qui s’approprient cette matière pour faire évoluer les rapports de forces dans la société. Beaucoup de personnes influentes n’ont pas intérêt au changement. Le fait que des acteurs de la société civile s’impliquent est une preuve de l’intégration des enjeux climatiques dans la vie démocratique. C’est une lutte contre des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.

Le 10 septembre (à l'Agora, à 19 heures), vous interviendrez à la Fête de l’Humanité. Pourquoi avoir accepté notre invitation ?

Je suis nulle pour être drôle. Je suis sérieuse, mais j’essaie d’éviter le jargon en essayant de me mettre à la place des autres pour arriver à partager le savoir scientifique. Le dialogue direct est important. La plupart des gens voient le changement climatique comme un tableau impressionniste. Quand on est trop près, on ne voit que des taches de couleur. Il y a un incendie, une négociation internationale, un projet de loi... Pour beaucoup, il est compliqué de donner du sens à chaque actualité. L’échange me permet d’aider les gens à situer ces taches de couleur dans une image d’ensemble : le constat, les causes, les conséquences, les leviers d’action. La Fête de l’Humanité attire un public jeune et le fait de se sentir membre d’une dynamique collective, dans un cadre festif, fait du bien.

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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 06:53
12 septembre à Morlaix - Forte mobilisation pour la sauvegarde d'une classe à l'école publique de Guimaëc et les conditions d'éducation de nos enfants
12 septembre à Morlaix - Forte mobilisation pour la sauvegarde d'une classe à l'école publique de Guimaëc et les conditions d'éducation de nos enfants
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12 septembre à Morlaix - Forte mobilisation pour la sauvegarde d'une classe à l'école publique de Guimaëc et les conditions d'éducation de nos enfants

Gaëlle Zaneguy et moi étions présents ce matin devant l'inspection académique et en manifestation à Morlaix contre le risque de fermeture de classe à l'école publique de Guimaëc, pour la qualité de l'éducation de nos élèves à l'école publique, avec de nombreux parents qui avaient préparé une manifestation festive, joyeuse et colorée, des familles d'élèves et habitants de Guimaëc, des personnels de l'école et élus de Guimaëc très mobilisés, avec le soutien de nombreux élus du territoire: les conseillers départementaux des cantons de Plouigneau et de Morlaix venus soutenir l'école, les parents d'élèves, le maire Pierre Le Goff et son adjoint aux affaires scolaires Jérémy Lainé, le président de Morlaix co et maire de Morlaix Jean-Paul Vermot, François Hamon, maire de Saint-Martin des Champs, Julien Kerguillec, maire de Pleyber-Christ, la maire de Plouigneau, la conseillère régionale Christine Prigent, ancienne professeure des écoles de l'école, Sandrine Autret, adjointe à Saint-Martin des Champs, Laëtitia Tosser, adjointe à Morlaix, etc. C'est la commune de Guimaëc et l'ensemble du territoire du pays de Morlaix qui se mobilise pour sauver les moyens du service public d'éducation de proximité et cette école rurale chaleureuse et de qualité. La lutte va continuer !

Avec 70 élèves inscrits, et un potentiel important d'arrivée dans l'école l'an prochain (81 enfants attendus en 2023), la 4ème classe de l'école de Guimaëc doit être maintenue.

Ismaël Dupont

 

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