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Article du Télégramme (publié le mercredi 22 mars) sur cette action
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Article du Télégramme (publié le mercredi 22 mars) sur cette action
Retraites : le combat continue ! Construisons une autre majorité politique !
(Déclaration de Fabien Roussel)
À neuf voix près, la motion de censure n’a pas été adoptée. Quel naufrage pour le gouvernement ! Cette réforme reste illégitime.
Le combat continue car une majorité de progrès existe toujours dans notre pays contre cette réforme. Depuis le recours au 49-3, la révolte n’a fait que grandir.
Les grèves reconductibles se maintiennent dans de nombreux secteurs, elles s’ancrent dans plusieurs d’entre eux, elles commencent à peser sur l’activité économique.
Face au chaos provoqué par le président de la République et son gouvernement, nous devons répondre par notre unité, notre détermination à faire retirer cette réforme, et cela dans le respect de la démocratie. Face à la monarchie présidentielle qui fracture notre pays, face à la menace de dissolution de l’Assemblée nationale, j’appelle d’abord au retrait de cette réforme, seule exigence portée par nos concitoyens aujourd’hui.
Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour la mettre en échec : recours au Conseil constitutionnel, référendum d’initiative partagée pour redonner à notre peuple les moyens d’imposer le retrait du projet gouvernemental, mobilisations à l’appel de l’intersyndicale. Retrouvons-nous jeudi 23 mars pour manifester avec l’objectif d’en faire une nouvelle journée d’action exceptionnelle.
Nous pouvons gagner en obtenant le retrait du projet ! L’avenir du pays se joue en ce moment.
Le camp de la gauche, du progrès et de la justice sociale sort renforcé de cette bataille.
Les organisations syndicales, depuis le 19 janvier, date de la première manifestation, ont été exemplaires. Elles ont multiplié les propositions alternatives à l’allongement de l’âge de départ, elles ont continuellement tendu la main au gouvernement et au président de la République, elles ont organisé des manifestations massives, exceptionnelles, joyeuses et déterminées.
Les forces politiques de gauche et écologistes, PCF, PS, LFI, EELV, GénérationS, GRS, avec leurs parlementaires présents au sein des sept groupes du Sénat et de l’Assemblée nationale, ont montré par leur mobilisation, par de nombreux amendements communs, qu’une réforme progressiste des retraites était possible, elles ont uni leurs forces pour décrypter la réforme gouvernementale, elles se sont mobilisé dans des meetings communs. Elles ont travaillé en liaison constante avec les organisations syndicales, en collant au plus près de leurs attentes.
Tous ensemble, à travers manifestations, grèves, batailles parlementaires, nous avons construit un puissant mouvement exemplaire. Face à un pouvoir ultraminoritaire dans le pays, j’appelle à construire une alternative de progrès, rassemblant l’ensemble des forces de gauche, travaillant avec les organisations syndicales, respectant la démocratie sociale.
Construisons un pacte pour le redressement social et démocratique de la France, en vue d’une majorité et d’un gouvernement de la gauche et des écologistes uni et respectueux des organisations syndicales.
Contrairement à ce que l’on entend trop souvent, l’extrême droite perd du terrain. Cette extrême droite, en effet, qu’a-t-elle fait ? Rien ou si peu. Rien dans les mobilisations, rien au Parlement, rien dans les propositions hormis une terrible suppression des cotisations sociales sur les salaires, privant notre Sécurité sociale de tout financement. Elle refuse d’augmenter le Smic, de rétablir l’ISF et elle n’a de cesse de s’attaquer à notre modèle social et aux syndicats autant qu’à nos compatriotes d’origine étrangère dont elle fait des boucs émissaires.
Le camp du progrès et de la justice sociale a une responsabilité historique. Forces de gauche et forces syndicales, dans le respect du rôle de chacun et de nos différences, l’avenir est désormais de notre côté !
Fabien Roussel, député du Nord et secrétaire national du PCF,
Paris, le 20 mars 2023.
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Minoritaire dans le pays et désormais minoritaire à l’Assemblée, le gouvernement a été obligé de dégainer l’article 49-3 de la Constitution pour faire passer en force sa contre-réforme des retraites.
C’est un déni de démocratie !
La bataille pour empêcher la mise en œuvre d’une réforme illégitime doit se poursuivre.
De plus, 185 parlementaires viennent de déposer avec les communistes un référendum d’initiative partagée sur cette réforme.
Après la validation par le Conseil constitutionnel, nous aurons neuf mois pour réunir 4,7 millions de signataires et forcer le président à le mettre en œuvre. Durant toute cette période, la réforme devra être suspendue.
COMMUNIQUE DU PCF FINISTERE - SOUTIEN AUX MATERNITES DE CARHAIX ET LANDERNEAU
Le rapport du professeur VILLE, préconisant la fermeture de 111 maternités en France dont 6 en Bretagne, au nom de la sécurité de la mère et de l’enfant, a rapidement été acté par le ministère de la santé.
Il n’aura fallu que quelques jours au Ministre de la santé pour annoncer l’application de la loi RIST qui a pour but d’encadrer le montant de la prestation des médecins anesthésistes dans les hôpitaux publics. Il est vrai que de nombreux médecins anesthésistes, appelés des "mercenaires", demandent des sommes très élevées pour une prestation. Si cette pratique est condamnable et coûteuse, il n'y a pas pour l'instant de solutions de rechange en raison de la démographie médicale, de l'imprévoyance des pouvoirs publics sur la formation de nouveaux médecins, des règles de fonctionnement de la profession . Il est à relever que cette loi n’est pas appliquée dans le privé. Alors que le centre Bretagne est confronté à un manque cruel de médecins, dans tous les domaines, cette annonce est ressentie, à juste titre, comme une injustice par la population.
Les communistes sont sans ambiguïté et l’histoire est là pour l’attester, aux côtés de celles et ceux qui ont à cœur de conserver des hôpitaux publics au sein d’un service public de santé.
Nous ne pouvons accepter qu'en « Bretagne, on fasse une croix sur les maternités de Landerneau, Carhaix, Lannion, Guingamp, Ploërmel et Redon, qui desservent des territoires étendues.
Les femmes de ces territoires sont-elles des citoyennes de seconde zone, qu’on ne saurait voir. Qu’on ne considère plus ?
Elles sont portant des citoyennes à part entière. Oui ce sont encore les femmes qui sont les plus touchées dans cette volonté de fermeture, cela est une évidence. Les femmes devraient donc faire des dizaines de kilomètres pour accoucher. Mais pas que, avant l’accouchement il y a les visites obstétriques devront-elles également faire des allers-retours entre Brest ou Quimper ? C’est une aberration et un risque notable, c’est jouer avec leur santé et celle des bébés.
C’est d’ailleurs sur ce risque que le tribunal de Rennes avait délibéré en 2008 et ainsi permis le maintien de la maternité de Carhaix.
Les femmes qui ont eu recours à ces maternités à quel point les personnels de maternité, de l’aide- soignante à la sage-femme, de l’anesthésiste à l’ASH, sont des piliers dans leur maternité. Pour une femme, nous savons qu’être entourée, accompagnée, rassurée, conseillée, soignée tout au long de la grossesse et de l’accouchement est tellement mais tellement essentiel.
Fermer une maternité n’est pas une obligation comme nous voudrions nous le faire croire, c’est un choix de société. C’est un choix politique. Ça n’est pas le nôtre, ce n’est nullement celui des communistes. Nous devons donc combattre cette volonté néolibérale qui a pour but de livrer au privé notre système de santé.
N’oublions pas qu’avec la fermeture possible des maternités de Carhaix et de Landerneau, c’est la pérennité des hôpitaux qui est en jeu.
Pour l'avenir de nos maternités et de nos hôpitaux de proximité, entrons donc en résistance et comme l’a dit Lucie AUBRAC, le mot résistance se conjugue au présent.
LE PCF Finistère appelle à se mobiliser nombreux pour l'avenir des maternités et des hôpitaux de Carhaix et Landerneau:
Le samedi 18 mars devant l'hôpital de Carhaix, à 11h
le samedi 18 mars, à 11 h, sur l’esplanade de Family (chaque Landernéen est invité à venir en apportant une grenouillère ou un body qui seront suspendus à un grand fil à linge en soutien aux professionnels de la maternité), et le lundi 20 mars, de 9 h 45 à 10 h 45, devant la salle Molène, où se déroule le conseil d’administration.
Minoritaire dans le pays et désormais minoritaire à l'Assemblée, le gouvernement a été obligé de dégainer l’article 49-3 de la Constitution pour faire passer en force sa contre-réforme des retraites.
C'est un déni de démocratie !
Cet échec du gouvernement est le fruit des formidables mobilisations de ces dernières semaines, des millions de manifestant·es et de grévistes, de l’unité de l’intersyndicale et de l’action de toutes et tous les élu·es, des partis de gauche et écologistes, qui ont mis toutes leurs forces dans cette bataille.
RÉFÉRENDUM : la consultation du peuple est une exigence
La bataille pour empêcher la mise en œuvre d’une réforme illégitime doit se poursuivre. Le PCF FINISTÈRE appelle à participer massivement aux rassemblements syndicaux de ce week-end et à la grande journée de grèves et aux manifestations du jeudi 23 mars.
Et lundi, les député·es communistes voteront une motion pour censurer le gouvernement !
De plus, 185 parlementaires viennent de déposer avec les communistes un référendum d’initiative partagée sur cette réforme.
Après la validation par le Conseil constitutionnel, nous aurons neuf mois pour réunir 4,7 millions de signataires et forcer le président à le mettre en œuvre. Durant toute cette période, la réforme devra être suspendue.
Interpellons les parlementaires pour les appeler à voter la censure