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16 mars 2023 4 16 /03 /mars /2023 06:32
Réforme des retraites -  lettre ouverte du PCF Pays de Morlaix à la députée Sandrine Le Feur
A Morlaix, le 16 mars 2023,
 
Madame Sandrine Le Feur, députée de la circonscription de Morlaix,
 
Votre mandat populaire de députée vous oblige à devoir mener une politique en faveur de l'intérêt général.
 
Le 15 mars, une commission mixte parlementaire entre sénateurs et députés s'est réunie pour s'accorder en catimini sur le texte de la contre-réforme des retraites voulue par le président Macron, une contre-réforme qui produira de la régression sociale des droits des travailleurs et des retraités, et ce texte est aujourd'hui soumis au vote de l’Assemblée nationale, à moins que le gouvernement n’ait recours à l’arme ultime du 49.3, ce qui serait le pompon du coup de force contre la démocratie avec 70 % des Français opposés à cette réforme, dont 90% des actifs, et des millions de gens dans les rues à chaque journée de mobilisation depuis mi-janvier.
 
Si vous avez à vous prononcer à nouveau sur ce texte, au nom du respect de la vie des gens qui vous entourent, de vos concitoyens, et de leur droit à pouvoir bénéficier d'une retraite en bonne santé, avec des niveaux de pensions respectables, je vous prie d'avoir le courage de voter contre ce texte, ou bien même de vous abstenir.
 
Un nouveau vote favorable au texte ne serait pas pardonné par de très nombreux citoyens et aggraverait encore la crise démocratique et de confiance vis-à-vis des représentants politiques que nous vivons, en même temps qu'il aurait des conséquences importances et inacceptables sur notre vie. 
 
En comptant sur votre lucidité politique.
 
Cordialement,
 
Le PCF Pays de Morlaix
 

Le retrait de la réforme des retraites, une exigence majoritaire et non négociable !

 
De coups de force à l’Assemblée en coups de force au Sénat, le président Emmanuel Macron et son gouvernement, avec la complicité de la majorité de la droite, bafouent la démocratie parlementaire.
 
En humiliant le Parlement, le gouvernement rend sa réforme de plus en plus illégitime. Qu’il respecte la légitimité du monde du travail, qui, dans sa très grande majorité, dans son immense diversité, du public ou du privé, et de tous syndicats, dit non à la retraite à 64 ans. e gouvernement doit le reconnaître et mesurer qu’il est en train de fracturer le pays, de rompre la confiance avec les Français. Il doit retirer sa réforme.

Ils bafouent la démocratie sociale en refusant de recevoir les syndicats qui dans l’unité et avec un sens des responsabilités qui manque à nos dirigeants, organisent grèves et manifestations.

Ils bafouent les citoyens en prétendant qu’ils ont validé ce projet par leur vote aux présidentielles et en refusant de leur donner la parole par un référendum.

Ils bafouent la volonté populaire ultra-majoritaire de retrait de cette réforme qui abîme un peu plus notre société et prive des millions de nos concitoyens de jours heureux et en bonne santé à la retraite, et en premier lieu ceux qui en ont le plus besoin, les plus fragiles, les plus précaires, les plus discriminés.

 
Ils bafouent la vérité des faits en prétendant que cette contre-réforme serait inévitable. Alors qu'il est possible d'augmenter les cotisations sociales, de favoriser une politique de plein emploi qui ferait rentrer de l'argent dans les caisses, d'assurer l'égalité professionnelle femmes-hommes, de faire contribuer les revenus du capital, qui ne cessent de grossir alors que de plus en plus de français se serrent la ceinture.
 
Alors que le taux d'emploi des seniors est déjà très bas, et que la moyenne du montant des pensions de retraite l'est aussi, surtout au regard de l'inflation, notamment de certaines dépenses (alimentaire, loyers, électricité et gaz, carburant, mutuelles), les pensions de retraite pour beaucoup de françaises et de français vont à nouveau fondre avec la réforme d'Emmanuel Macron si elle passe.

Les communistes proposent la retraite à taux plein à 60 ans pour toutes et tous, prenant en compte notamment les années d’étude et de formation, et financée par la création d’emplois pour répondre aux besoins sociaux , les hausses de salaires et l’égalité salariale femmes-hommes, une mise à contribution des revenus financiers des entreprises.

Le grand débat démocratique et républicain que Macron refuse se déroule depuis des semaines dans la rue, dans les entreprises, dans les familles.

Le président et ses soutiens ne pourront nous réduire au silence et à la résignation.

Les bafouillages empêtrés des ministres, des parlementaires du parti du président, ne peuvent masquer la réalité : une minorité, au service d’une poignée de très riches, de grandes multinationales, essaie d’imposer sa volonté à la très grande majorité de notre peuple, à ses forces vives.

 
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16 mars 2023 4 16 /03 /mars /2023 06:27
La rue appelle le gouvernement à un sursaut démocratique (L'Humanité, 16 mars 2023)
La rue appelle le gouvernement à un sursaut démocratique

La réforme des retraites a été adoptée en commission mixte paritaire alors que des centaines de milliers de manifestants ont défilé contre, mercredi 15 mars. Elle doit désormais être examinée au Sénat, puis à l’Assemblée, ce jeudi. Avec un 49.3 au bout ?

L'Humanité - Publié le Jeudi 16 mars 2023 - L'Humanité
 
Impossible d’ignorer un tel contraste. D’un côté, des centaines de milliers de personnes, à Paris et en province, à nouveau mobilisées pour dire leur refus catégorique et inchangé de la réforme des retraites. De l’autre, quatorze parlementaires, dont dix de droite déjà d’accord entre eux, fignolant le texte envers et contre tout le monde dans le huis clos feutré de l’Assemblée nationale.

D’un côté, la rue qui conjure de respecter la démocratie et l’opinion majoritaire. De l’autre, une minorité pro-réforme persuadée d’avoir la Constitution de son côté.

La commission mixte paritaire (CMP) réunissant sénateurs et députés, mercredi 15 mars, a donc été conclusive. Macronistes et LR se sont mis d’accord sur une version commune du texte qui comprend, entre autres, le recul de l’âge de la retraite à 64 ans.

Hasard des tempos, le fameux article a été adopté à 14 h 30, quelques minutes après que le cortège parisien s’est élancé de la place des Invalides, située à quelques pas de l’Assemblée nationale. Difficile d’échapper, depuis le Palais Bourbon, aux ­clameurs de la rue.

« C’est grave que la réforme la plus importante du quinquennat, selon le président de la République, soit négociée en cachette »

La CMP, certes prévue dans les textes de loi pour éviter une interminable navette entre Assemblée et Sénat, passe mal auprès des syndicats, qui y voient le signe d’un « déni démocratique » de plus et ont appelé à battre le pavé le même jour.

« J’ai cru comprendre qu’il y a eu beaucoup de discussions secrètes avant la CMP, rumine Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. C’est grave que la réforme la plus importante du quinquennat, selon le président de la République, soit négociée en cachette. » Ce, alors que les négociations syndicales, elles, ont été abandonnées par le gouvernement, Emmanuel Macron ayant même refusé de rencontrer l’intersyndicale.

Icon Quote Il faut que les députés comprennent que ça va laisser des traces. On se souviendra du vote de chaque député, de ceux qui devaient nous représenter et nous ont trahis.» Nadège, ex-institutrice, dans le cortège

Dans les cortèges, le sentiment d’une atteinte profonde à la démocratie revient souvent. Nadège, ex-institutrice, exprime sa colère : « Il faut que les députés comprennent que ça va laisser des traces. On se souviendra du vote de chaque député, de ceux qui devaient nous représenter et nous ont trahis. Ceux-là ne seront même plus députés à mes yeux ! »

« C’est un vol de temps de vie, à huis clos, dans le dos des Français »

Yannick, badge CGT épinglé au blouson, dit ne rien attendre des macronistes : « Ce sont des Playmobil, ils ne comprennent rien à la démocratie, que le rapport de force. Alors on ne lâchera rien jusqu’au retrait de la loi, qu’elle soit votée ou non, demain. »

Minoritaire en CMP, la gauche a cherché à redonner de la voix dans les manifestations. Le député insoumis Ugo Bernalicis dénonce une négociation « derrière les murs » : « L’Assemblée a été pensée pour que le peuple gouverne par le peuple et pour le peuple. On en est loin, il y a un mépris incroyable vis-à-vis des Français. » « Dans quel état vont-ils laisser le pays ? » s’inquiète son collègue de la Nupes, le ­député Génération.s Sébastien Peytavie .

« Dix parlementaires se sont arrangés entre eux. C’est un vol de temps de vie, à huis clos, dans le dos des Français », a également fustigé le communiste Fabien Roussel, estimant que « la brutalité est du côté du président », tandis que « le peuple qui manifeste est légitime ».

Le 49.3, scénario du « pire »

La suite de l’histoire s’écrit donc ce jeudi 16 mars. La loi doit être votée en termes identiques dans les deux chambres. D’abord au Sénat, où les explications de vote commenceront à 9 heures, puis à l’Assemblée nationale, à partir de 15 heures. C’est vers le Palais Bourbon que tous les regards sont déjà tournés.

Pour l’heure, le gouvernement n’est pas encore certain d’y avoir la majorité pour voter le projet de loi, même avec une CMP conclusive. « Les députés qui sont les représentants des citoyens ne peuvent pas rester sourds aux millions de voix qui s’expriment depuis deux mois. Par leur vote, ils peuvent montrer qu’ils sont à l’écoute », appelle le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

« Chacun peut mettre son député face à ses responsabilités, abonde Laurent Escure, numéro un de l’Unsa. Vous êtes contre ou avec les salariés et les citoyens de ce pays ? » À Matignon, depuis plusieurs jours, on compte et recompte les députés acquis à la cause, heure par heure. Certains élus LR sont toujours opposés à la réforme, auxquels il faut ajouter deux ou trois éventuels frondeurs macronistes.

Suffisamment pour faire tomber le projet de loi ? Difficile à dire, mais la marge est assez étroite pour que l’hypothèse d’un 49.3 soit évoquée, côté exécutif, pour s’éviter l’humiliation d’une défaite lors d’un scrutin public.

Une sorte de cerise antidémocratique sur un gâteau déjà bien épais

Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a certes juré que la question n’avait pas été abordée en Conseil des ministres, le 15 mars, mais le même avait rappelé deux jours plus tôt, au cas où, que le 49.3 est un « outil constitutionnel » tout à fait légal.

L’emploi de l’article controversé de la Constitution serait une sorte de cerise antidémocratique sur un gâteau déjà bien épais : détournement de procédure avec l’article 47.1, débats réduits dans le temps avec le PLFRSS, vote bloqué au Sénat (article 44.3), limitation des prises de parole (article 38 du règlement sénatorial)…

« Même un vote emporté de justesse ne résoudrait pas la crise démocratique, le décrochage démocratique des institutions éclate d’évidence », tacle Bernard Thibault, ex-numéro un de la CGT. Dans ce contexte, le 49.3 serait le scénario du « pire », selon Philippe Martinez. « Cela provoquerait une immense colère », avertit Laurent Berger.

Dans tous les cas, l’exécutif s’exposerait à une motion de censure possiblement transpartisane. Ce sera cette fois à l’opposition de tenir une feuille de calcul pour voir si elle a la capacité à faire tomber le gouvernement, sachant qu’il y a peu de chance que LR (62 députés) la vote. Le président du groupe, Olivier Marleix, a menacé d’exclusion quiconque signerait une motion de censure issue d’un autre groupe.

Le gouvernement pourrait donc faire l’affront inique d’un nouveau 49.3. Ce serait rester sourd au front majoritaire d’opposition, prendre le risque de disloquer davantage le pays et ignorer le message d’alerte lancé dans les cortèges : « Ressaisissez-vous et renoncez. »

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16 mars 2023 4 16 /03 /mars /2023 06:22
Bataille contre la contre-réforme des retraites: projection de "La Sociale", le film de Gilles Perret, dans le Pays de Morlaix du 13 mars au 17 mars (Collectif Retraites du Pays de Morlaix)
Bataille contre la contre-réforme des retraites: projection de "La Sociale", le film de Gilles Perret, dans le Pays de Morlaix du 13 mars au 17 mars (Collectif Retraites du Pays de Morlaix)

Collectif retraites Pays de Morlaix : projections du film de Gilles Perret « La Sociale »

 

Un collectif retraites s’est créé il y a deux mois sur le pays de Morlaix. Il regroupe de nombreuses organisations (PCF ; PS ; EELV ; FI ; NPA ; Ensemble ! ; Gauche indépendantiste bretonne; Génération.s, UDB ; LRDG ; Comité de Chômeurs ; LDH ), des Militants syndicaux et citoyens, des militants associatifs et citoyens.

 

Dans le cadre du soutien au mouvement social contre la réforme des retraites, ce collectif  organise 5 projections du film de Gilles Perret "La Sociale" (qui porte notamment sur le ministre Ambroise Croizat et la création de la Sécurité Sociale et du système des retraites quasi universel par répartition basé sur la cotisation sociale) la semaine prochaine dans le Pays de Morlaix.

  • Morlaix, lundi 13 mars - Salle Ange de Guernisac Mairie, 20h*

* A noter que l'intersyndicale des personnels de l'éducation nationale du pays de Morlaix organise aussi une projection publique de "La Sociale" dans l'amphithéâtre du Collège du Château le lundi 13 mars à 19h30 à destination des personnels de l'éducation nationale le lundi 13 mars.

 

  • Plourin-les-Morlaix, mardi 14 mars, Salle du Cheval Blanc, 20h

 

  • Lanmeur, mercredi 15 mars, Salle Steredenn, 20h

 

  • Pleyber-Christ, Jeudi 16 mars, Salle Angela Duval,20h
  • Plounéour-Menez, Vendredi 17 mars, salle Municipale, 20h

 

Au final, ce sera 5 projections la semaine prochaine telles qu'indiquées sur le flyer.

Toutes ont lieu à 20h.

Le rendez-vous pour ceux qui veulent donner le coup de main est à 19 h.

Entré libre - Il sera possible de faire des dons aux caisses de grève des syndicats.

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16 mars 2023 4 16 /03 /mars /2023 06:18
Les chiffres du jour dans le Finistère
18 000 à Brest
6500 à Quimper
3000 à Morlaix
2100 à Quimperlé
1200 à Carhaix
93 Ouessant
Et pour les actions de demain
Brest: blocage du port à partir de 6h et pique-nique revendicatif au rond-point de la gare de 11h30 à 14h.
Morlaix: rassemblement devant la sous-préfecture à 17h
Quimper: rassemblement devant la Préfecture à 14h
Lutte contre la réforme des retraites: les chiffres de manifestants du mercredi 15 mars dans le Finistère
Photo manif de Brest - Cortège MJCF

Photo manif de Brest - Cortège MJCF

Photo manif de Brest - Cortège MJCF

Photo manif de Brest - Cortège MJCF

Photo manif de Brest - Cortège MJCF

Photo manif de Brest - Cortège MJCF

Lutte contre la réforme des retraites: les chiffres de manifestants du mercredi 15 mars dans le Finistère
Manif à Ouessant - le 15 mars 2023

Manif à Ouessant - le 15 mars 2023

Lutte contre la réforme des retraites: les chiffres de manifestants du mercredi 15 mars dans le Finistère
Lutte contre la réforme des retraites: les chiffres de manifestants du mercredi 15 mars dans le Finistère

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16 mars 2023 4 16 /03 /mars /2023 06:15
Réforme des retraites - mobilisation devant la sous-préfecture de Morlaix jeudi 16 mars, 17h
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15 mars 2023 3 15 /03 /mars /2023 16:38
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Manif du 15 mars à Morlaix contre la réforme des retraites- Photos de Pierre-Yvon Boisnard

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15 mars 2023 3 15 /03 /mars /2023 16:17
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
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Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
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Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)
Photos de la manifestation contre la réforme des retraites du mercredi 15 mars 2023 à Morlaix (Photos I.Dupont)

Un acte 8 réussi et haut en couleur à Morlaix ce midi, +3000 manifestants entre 11h et 13h dans les rues du centre-ville et un cortège coloré et plein de vie!

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15 mars 2023 3 15 /03 /mars /2023 07:02

Meeting de la NUPES à la maison verte, Paris 18eme le vendredi 10 mars 2023.

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14 mars 2023 2 14 /03 /mars /2023 18:20
Une politique ambitieuse pour le transport ferroviaire - Une tribune nationale de conseillers régionaux communistes publiée dans L'Humanité
Une politique ambitieuse pour le transport ferroviaire

Nous publions un appel de conseillers régionaux communistes des quatre coins du pays.

Publié le Jeudi 23 février 2023 - L'Humanité
 

L’État s’apprête à négocier avec l’ensemble des régions de France sur le volet mobilités de contrats de plan Etat Région 2023-2027. Ces négociations ont été maintes fois reportées et isolées des autres sujets abordés par les CPER entrés en vigueur depuis plusieurs mois. La mobilité s’inscrit pourtant dans un contexte d’urgence sociale et environnementale.

Urgence sociale car de nombreux françaises et français subissent de plein fouet l’explosion des prix de l’énergie qui remet en question leur droit à la mobilité et leur accès à l’emploi et aux services essentiels.

Urgence climatique et environnementale car la mobilité est la première source d’émission de carbone et de polluants atmosphériques dont l’impact sur le climat et la santé n’est plus à démontrer.

Dans ce contexte, le développement du train, mode de transport écologique et collectif, s’impose comme une nécessité pourtant mise à mal par l’injonction de la mise en concurrence. Faisant fi du bilan catastrophique de la privatisation du rail au Royaume-Uni, plusieurs régions sont déjà engagées dans le processus. La Région Île-de-France, bien que s’inscrivant dans un cadre particulier, apparaît aujourd’hui comme le symbole de cette privatisation guidée par la seule recherche d’économies qui se traduit déjà par un effondrement sans précédent de l’offre de transport en commun couplé à l’augmentation des tarifs.

D’autres régions démontrent pourtant qu’il est possible de faire d’autres choix à l’image de la région Occitanie qui a décidé de maintenir la SNCF comme opérateur des TER tout en développant des mesures de gratuité. C’est cette voie que nous, élu.es régionaux communistes, choisissons de défendre pour renouer avec un service public ferroviaire de qualité qui puissent réellement concurrencer les modes routiers polluants et de plus en plus coûteux.

Dans les prochains jours, le gouvernement devrait rendre public son programme d’investissement pour les infrastructures de transport. Les premières indications sur ce programme sont extrêmement préoccupantes l’État ayant commencé par fixer un cadre budgétaire beaucoup trop restrictif. De nombreux projets « matures » dont l’utilité est unanimement reconnue pourraient ainsi être abandonnés ou reportés. Ne renonçant à aucune hypocrisie, le programme d’investissement du gouvernement pourrait même empêcher la France d’atteindre les objectifs fixés à l’échelle européenne et nationale.

Dans le secteur ferroviaire, les besoins sont pourtant immenses pour rattraper le retard accumulé pendant des décennies de sous investissements. Mais déjà, le contrat de performance que l’État a conclu avec SNCF Réseau au printemps dernier ne permet pas d’enrayer le vieillissement du réseau faute de financement suffisant. L’heure est pourtant à la nécessaire modernisation de ce réseau et aux développement de nouvelles lignes pour améliorer la desserte des territoires et permettre aux françaises et aux français de se déplacer en polluant moins. Comme nous l’avons défendu durant la campagne des présidentielles, il faut investir 5 milliards d’euros par an pour mener à bien cette politique ferroviaire. À titre de comparaison, le gouvernement a su dépenser en quelques mois seulement 9 milliards de juillet à décembre 2022 qui ont été versés aux groupes pétroliers pour contenir la hausse du prix de l’essence.

Plus généralement, pour les prochains volets transports des Contrats de Plan Etat-Régions 2023-2027, nous appelons l’Etat à apporter les financements pour atteindre des Contrats totalisant des engagements de 125 milliards sur 5 ans, soit 25 milliards par an.

Cette politique ambitieuse nécessite des nouvelles recettes qui doivent être mises en place au plus vite. Il s’agit en premier lieu d’appliquer à l’ensemble des métropoles la taxe locale sur les bureaux qui n’existe qu’en Île de France et sert à financer la construction du Grand Paris Express, qui pourrait générer plusieurs milliards d’euros de recettes par an. Pour autant, chaque territoire n’ayant pas les mêmes atouts, le principe de solidarité doit s’appliquer. Le taux de cette taxe à Paris et aux alentours de la Défense, quartiers qui concentrent la quasi-totalité des sièges des entreprises du CAC 40 et dans lesquels la valeur des bureaux a doublé en 10 ans, pourrait encore être augmenté encore de façon très importante et contribuer au financement de nouvelles lignes et des RER Métropolitains.

Nous proposons également d’appliquer à l’ensemble du territoire national, la taxe sur les parkings de bureau et d’hypermarchés qui contribue elle aussi au financement du Grand Paris Express, avec un objectif de recettes de 2 milliards d’euros par an. La taxation de ces parkings repose sur la logique écologique du pollueur-payeur visant à faire contribuer les équipements au cœur du système du « tout voiture » au financement des transports ferroviaires écologiques.

Enfin, le développement de services de transports collectifs performant s’accompagnera d’un développement de l’attractivité autour des futures gares et pôles d’échanges multimodaux qui se traduira notamment par une hausse des valeurs foncières et immobilières. Ces plus-values doivent pleinement contribuer au financement du développement des infrastructures. La création d’une taxe additionnelle aux droits de mutation dans ces secteurs permettrait de répondre à cette nécessité.

D’autres pistes de recettes comme un alourdissement du malus automobile au poids, l’augmentation de la taxe d’aéroport sur l’aviation d’affaires ou la création d’une taxe colis pour le e-commerce seraient également de nature à générer des milliards d’euros de recettes annuelles.

Signataires :

Cécile Cukierman, conseiller régionale Auvergne Rhône-Alpes

Jean Luc Gibelin, Vice-Président du conseil régional Occitanie en charge des transports

Jacques Baudrier, adjoint à la Maire de Paris, membre du Conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités

Alain Baché, conseiller régional de Nouvelle Aquitaine

Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne

Emmanuel Leonard, conseiller régional du Centre Val de Loire

Véronique Mahé, conseillère régionale des Pays de la Loire

Frédéric Mellier, Conseiller régional de Nouvelle Aquitaine

Jérôme Monamy, conseiller régional d’Occitanie

Céline Malaisé, conseillère régionale d’île-de-France

Fabien Guillaud-Bataille, conseiller régional d’île-de-France

Katja Kruger, conseillère régionale de Bretagne

Jean Marc Biau, conseiller régional d’Occitanie

Sandra Blaise, conseillère régionale du Grand Est

Bora Yilmaz, conseiller régional du Grand Est

Pierre Lacaze, conseiller régional d’Occitanie

Lionel Geollot, conseiller régional du Centre Val de Loire

Héloïse Dhalluin, conseillère régionale des Hauts de France

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14 mars 2023 2 14 /03 /mars /2023 15:05

Depuis bientôt dix mois, nous avons en France un « ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire ». Mais on ne sait toujours pas quelle politique il entend promouvoir  pour préserver cette souveraineté. Car le recul des volumes produits vaut pour les viandes bovines, ovines, porcines et de volailles. S’y ajoutent les fruits et légumes, y compris les légumes pour la conserve et le surgelé. 

Nous avons montré dans de précédents articles que notre souveraineté reculait fortement dans les  filières de la viande bovine, comme de la viande porcine. Même la production de lait de vache a reculé en 2022 dans notre pays. La situation est encore plus difficile dans la filière des volailles de chair où les abattages massifs pour tenter de contenir la grippe aviaire  aggravent   le déficit.  Des années de prix trop bas au regard des coûts de production ont conduit les éleveurs à vendre plus d’animaux   qu’ils ne le souhaitaient afin de limiter un endettement pouvant vite déboucher sur un dépôt de bilan.  

Deux lois EGALIM ont été votées par le Parlement en 2018 et en 2021. L’application de la première de ces lois devait permettre de tenir compte de l’évolution des coûts de production dans les exploitations agricoles. Elle ne fonctionne pas de manière satisfaisante car les importations abusives font souvent chuter les prix payés aux paysans en France. Suite au vote de cette loi, le gouvernement a estimé qu’il en fallait une autre pour tenter de permettre aux   petites de moyennes entreprises de l’industrie agroalimentaire de couvrir leurs coûts dans la transformation des produits agricoles en produits alimentaires pour   entrer  dans les linéaires  des grandes enseignes de la distribution. Malgré le vote de ces deux lois, les négociations annuelles sur les prix d’entrée et sur les volumes de produits alimentaires référencés  dans les magasins  sont toujours aussi tendues. Les centrales d’achat des grandes surfaces, qui utilisent aussi beaucoup de produits importés, multiplient les astuces et les menaces pour ne pas respecter l’esprit de ces deux lois. 

Quand Bruno Le Maire encourage les pillards  

Dans ce contexte, l’annonce faite en janvier par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a été mal vécue par les paysans et les patrons des PME de l’agroalimentaire. Il indiquait que le gouvernement demandait aux distributeurs de mettre en place, dès le mois de mars, un panier « anti-inflation » d’une vingtaine de produits afin de permettre aux ménages à faible revenu de se nourrir sans trop dépenser. Ce faisant,  il encourageait les distributeurs  à exiger  des rabais de leurs fournisseurs alors que les coûts de production sont en forte hausse du fait de la flambée des prix des énergies,  des emballages,  des engrais et des aliments du bétail pour ne citer  quelques exemples. 

Cette proposition du ministre de l’Économie et des Finances est vue par les responsables de grandes enseignes comme une incitation à importer plus de viande, de produits laitiers, de fruits et légumes pour faire chuter les prix payés aux paysans. C’est ce que redoutait le président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) Thierry Roquefeuil quand il déclarait dès le 17 janvier : « Il est surréaliste d’entendre le ministre des Finances proposer ce panier « anti-inflation » au moment ou se déroulent les discussions annuelles entre les distributeurs et leurs fournisseurs. C’est faire entrer par la fenêtre  un bout de la Loi  de Modernisation Economique (LME) qui a fait mourir  une bonne partie de l’élevage en France ».  

Cette LME a été votée en 2008 par les parlementaires de droite.  A l’époque, Bruno Le Maire était secrétaire d’Etat aux Affaires européennes dans le gouvernement Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Au début du printemps de cette même année 2008, Jacques Attali remettait au président Sarkozy le rapport de 173 pages rédigé au nom de cette Commission Attali par l’énarque Emmanuel Macron. Tout le travail de ce dernier visait à montrer que l’on pouvait faire baisser les prix alimentaires en France, à condition que de sous-rémunérer le travail des paysans. 

Le prix de l’énergie a augmenté de 165% en deux ans  

Hormis quelques multinationales comme Danone ou Lactalis, les fournisseurs   de produits alimentaires aux enseignes de la grande distribution continuent de souffrir des conséquences de la LME malgré le vote de deux lois EGALIM par la suite. Lors de sa conférence de presse du 9 février, l’Interprofession des légumes de conserve et surgelés, qui fédère les producteurs et les transformateurs, faisait état d’une « augmentation du coût de l’énergie de + 165% en janvier 2023 par rapport à janvier 2021 » en raison des spéculations consécutives à la guerre en Ukraine. Pour ce qui est des emballages, les mêmes entreprises ont subi une hausse de 24% du prix de l’acier  pour les  boites de conserve, de 23% du papier/carton,  de 15% des emballages en matière plastique. Pour les maraîchers, les prix des engrais ont augmenté de 75% l’an dernier et ceux du carburant des tracteurs de 66%. 

Lors de cette conférence de presse on a également appris « que la filière  des légumes en conserve  et surgelés connait une stagnation des prix  de vente, hors inflation, qui s’ajoute à une difficulté d’obtention  d’avancées techniques  pour maintenir les rendements face  aux aléas  de production. L’approvisionnement des entreprises de transformation s’en retrouve menacé et la situation risque de s’aggraver  si les hausses de coûts ne sont pas complètement répercutés dans les prix ». 

Cette filière produit une quinzaine de légumes différents dont les plus connus sont  les haricots verts ou beurre, les petits pois, les carottes, les épinards,  les choux-fleurs, les salsifis, les flageolets les brocolis. Avec le changement climatique, cette filière fait face à d’autres difficultés, dont le manque   d’eau pour l’irrigation en cas de sécheresse. Nous y reviendrons dans un prochain article ainsi que sur les principales attentes des producteurs et des transformateurs de légumes auprès du gouvernement.   

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