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15 mai 2023 1 15 /05 /mai /2023 05:18
Assemblée. Des voix s’élèvent contre la stratégie d’obstruction de la Macronie - L'Humanité, 11 mai 2023
Assemblée. Des voix s’élèvent contre la stratégie d’obstruction de la Macronie

Le député communiste André Chassaigne a adressé le mercredi 10 mai une lettre ouverte à la première ministre Elisabeth Borne pour dénoncer « l’attitude inqualifiable » de l’exécutif qui a joué la montre lors de la niche de son groupe à l’Assemblée nationale le 4 mai. Alors que se profile celle du groupe Liot le 8 juin, avec le texte visant à abroger la retraite à 64 ans, son président Bertrand Pancher tire aussi la sonnette d’alarme. 

Publié le
Jeudi 11 mai 2023

Au Palais Bourbon, l’éxécutif devient bavard. Dans une lettre adressée à la première ministre Elisabeth Borne ce mercredi 10 mai, le chef de file des députés communistes André Chassaigne dénonce « l’attitude inqualifiable » de l’exécutif lors de la niche parlementaire GDR le 4 mai dernier. 

À la tribune de l’hémicycle, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, et le ministre délégué aux comptes publics, Gabriel Attal, se sont exprimés durant presque une heure et ont ainsi freiné les débats sur la proposition de loi visant à indexer la dotation globale de fonctionnement (DGF) sur l’inflation.  « Nous ne considérons pas ce sujet comme une plaisanterie et l’attitude de vos ministres lors de cette journée mérite d’être dénoncée pour ce qu’elle a été : un spectacle de music-hall au rabais dans le seul et unique but d’entraver l’expression et le vote des députés », alerte le président du groupe GDR.

 « C’est inédit et cela en dit long sur le sens que donne votre Gouvernement à l’apaisement »

« C’est inédit et cela en dit long sur le sens que donne votre Gouvernement à l’apaisement que vous vous êtes fixé, notamment vis-à-vis de la représentation nationale », ajoute-il. Rappelant au passage « l’utilisation de tous les article de notre Constitution et du règlement intérieur de notre Assemblée nationale pour abîmer notre démocratie », en référence aux procédures déployées lors de l’examen de la réforme des retraites, le député du Puy-de-Dôme espère que les communistes seront « les seules victimes de cette nouvelle dérive gouvernementale dans le cadre des journées réservées aux groupes d’opposition ».

Car à quelques semaines de la niche parlementaire du groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (Liot) lors de laquelle sera débattue une proposition de loi visant à abroger l’article 7 de la réforme des retraites, repoussant l’âge légal de départ à 64 ans, l’exécutif et la majorité pourraient à nouveau tenter de jouer l’obstruction. 

Le 8 juin prochain, les députés centristes auront de 9 heures du matin à minuit pour défendre leur texte - n’ayant besoin que d’une majorité simple pour être approuvé. Dans une lettre ouverte publiée dans les colonnes de L’Opinion, le président du groupe, Bertrand Pancher, a ainsi mis en garde l’exécutif sur un tel recours « à des manœuvres dilatoires, d’obstruction, ou d’exception » qui « alimenterait le feu de la colère et aggraverait la crise démocratique ».

 « Nous vous demandons solennellement — à vous et au gouvernement — de ne pas entraver ce processus démocratique et de laisser enfin les députés voter », écrit le député de la Meuse dont le groupe était à l’origine de la motion de censure transpartisane qui a échoué à 9 voix près en mars dernier.

Les yeux rivés sur cette date du 8 juin

Mais alors que tous les opposants à la réforme des retraites ont les yeux rivés sur cette date du 8 juin, le camp présidentiel tente de détourner les regards. 

« Cette proposition de loi est un pur mensonge qui est fait aux Français. Même si elle est adoptée, cela ne veut pas dire que la réforme des retraites soit abrogée », estime Aurore Bergé, cheffe du groupe Renaissance, ce jeudi sur France inter. « Il faudrait que cette proposition de loi soit adoptée à l’Assemblée et au Sénat dans les mêmes termes, cela n’est pas possible », explique-t-elle. 

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13 mai 2023 6 13 /05 /mai /2023 07:43

 

Fréquemment présenté comme un acteur sombre de l’histoire, quand il n’est tout simplement pas effacé, Robespierre apparaît souvent dans la voix de ses contempteurs quand tous leurs arguments sont usés. Ce serait le retour de l’autoritarisme, de la violence politique. Il faut dire qu’après les espoirs déçus des expériences révolutionnaires du XXe siècle, il est désormais admis dans le débat public de discréditer jusqu’à la Révolution française, pourtant fondatrice de notre modernité politique. Le président actuel, alors candidat, n’avait-il pas déclaré que la France était orpheline de sa figure du roi ? L’exercice du pouvoir présidentiel semble en effet confirmer cette tendance monarchique si prégnante dans notre République, plus de deux siècles après la fin de l’institution royale.

Robespierre, c’est ce révolutionnaire dont aucun édifice ou espace public ne porte le nom dans la capitale française, volonté délibérée de l’État de ne pas lui reconnaître un rôle prééminent dans l’histoire contemporaine et passer sous silence 1793 dans la période révolutionnaire, réduisant cette dernière à la prise de la Bastille dans l’imaginaire collectif.

De quoi ce fameux Robespierre, qui a traversé les siècles aux côtés d’autres grandes figures de la Révolution, est-il le nom ?

Avocat, défenseur des plus modestes, il deviendra avec la Révolution un tribun et un ardent promoteur d’un ordre social radicalement nouveau. Le natif d’Arras voulait ainsi parachever l’œuvre révolutionnaire. À travers lui, c’est le peuple en action, qui décidait de prendre le cours de l’histoire et des affaires publiques, qu’on refuse de célébrer.

La Constitution de la Ire République de 1793, dont il était le promoteur (sans vouloir l’appliquer dans la situation exceptionnelle d’alors), deviendra une référence constante de celles et ceux épris de justice dans les générations suivantes, des révolutionnaires du XIX e siècle au mouvement ouvrier et jusqu’à la Libération.

1793 ouvrait ce chemin nouveau où la souveraineté revenait au peuple, qui devenait alors l’acteur politique de l’époque moderne.

Il faut dire que cette date est l’objet de débats et de confrontations d’idées vives tant elle a ouvert le champ des possibles. Elle a stimulé les réflexions intellectuelles et les travaux d’historiens pour en comprendre les ressorts et les dynamiques. Elle a irrigué le mouvement ouvrier, démocratique, républicain en France, de Michelet à Jaurès (qui qualifiait Robespierre de « théoricien inflexible de la souveraineté nationale et de la démocratie ») jusqu’aux penseurs de notre temps. Que ces derniers soient salués et remerciés, des sociétés d’histoire aux chercheurs qui consacrent leur vie à transmettre cet héritage. Saluons Pierre Serna, ami de longue date de notre journal et rédacteur en chef exceptionnel de ce brillant numéro spécial. Il a su s’entourer des plus grands chercheurs sur la question, en particulier Claude Mazauric, éminent historien de la Révolution française, que nous accueillons avec fierté dans ces colonnes.

Ce chemin révolutionnaire était foncièrement conflictuel, complexe et en même temps passionnant. Des tentatives de déstabilisation, des ingérences étrangères qui alimentèrent un climat de guerre, aux débats entre les composantes révolutionnaires, l’affrontement était permanent. Robespierre en était, mais il n’était pas le seul. La preuve en est que la Terreur se poursuivit après sa mort pour s’achever par le renfermement de la période napoléonienne.

Changeant jusque dans la dénomination du calendrier, le rapport à une spiritualité sécularisée (prélude à la laïcité), le robespierrisme était avant tout ce mouvement d’émancipation intégral. Il était ce terreau de forces déterminées à renverser l’ordre social et faire l’histoire. Et 1793 est l’aboutissement des espoirs de ces paysans de Champagney qui revendiquent l’abolition de l’esclavage dans leurs doléances de 1789. C’est aussi ce plan d’instruction massif pour bâtir la citoyenneté, ce dispositif d’égalité territoriale et d’accès aux prémices des services publics.

1793, c’est la République sociale qui émerge avec l’objectif de résorber les disparités sociales par l’intervention publique et par une juste redistribution de l’impôt, établissant la notion balbutiante de bien commun. Nous devons à cela les programmes d’aide sociale, séparés de la logique de charité chrétienne, prélude aux politiques de solidarité. La vertu comme élément structurant du débat public (que ses thuriféraires veulent réduire à la Terreur) était conçue comme élément de probité et de lutte contre les abus. C’était surtout la démocratie permanente et populaire qui instaurait l’abolition réelle des privilèges. Ce caractère précurseur était bien dans l’esprit de la Constitution de la République. Au fond, si nous devions résumer le processus de 1793, ce serait celui d’une révolution inachevée, dont l’ambition du projet n’avait d’égale que la violence de l’époque, et qui tua ses propres rejetons.

Cette période a néanmoins laissé des traces irréversibles dans l’histoire des mouvements d’émancipation et résonne encore dans les affrontements de classe de notre temps. C’est pour cela que nombre de mouvements de résistance et de lutte portent encore, tel un écho, cette référence à ce moment qui a tant œuvré pour la libération humaine.

La morgue et la gestion libérale-autoritaire des pouvoirs politiques de notre temps, administrée par une classe qui fonde son pouvoir sur les privilèges financiers exorbitants dans un monde qui n’a jamais été aussi inégalitaire, nous confirment que les nombreuses féodalités des temps modernes restent à briser.

Un hors-série exeptionnel sur 1793, cette année « où l'impossible est advenu »

A l’occasion du 230e anniversaire de l’année 1793, l'Humanité a confié à Pierre Serna, professeur des universités à Paris-I Panthéon-Sorbonne, directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française, la direction d’un hors-série sur cette année si particulière dans l’Histoire de France et du monde, et sur ses principaux protagonistes parmi lesquels Maximilien Robespierre.

1793 n’est pas notre passé ; il est notre futur. »

En « 1793, c’est l’impossible qui est advenu ». Voilà comment Pierre Serna, empruntant à Balzac, titre son ouverture de ce hors-série de référence. « 1793 n’est pas notre passé ; n’en déplaise aux réactionnaires de tous poils et de tous pays, 1793 est notre aujourd’hui, il est notre futur. 1793 est notre actualité et notre lendemain » écrit-il encore. La preuve en 124 pages d’articles, de portraits, d’entretiens et de débats.

 

 

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13 mai 2023 6 13 /05 /mai /2023 07:31

 

Le Maire de Saint-Brevin a annoncé sa démission hier. Sa décision fait suite à l'incendie de sa maison et de sa voiture. Depuis des mois, l'extrême-droite fait régner un climat de terreur dans sa commune pour tenter de faire échec à l'installation d'un centre d'hébergement pour réfugiés.


Ce Maire avait pourtant alerté les services de l'État. Ses alertes n'ont pas été entendues.


Cet événement est d'autant plus dramatique qu'il n'est pas isolé.


En janvier, la commune de Callac dans les Côtes d'Armor avait dû abandonner son projet d'insertion pour les réfugiés après le harcèlement incessant de la fachosphère. Laure-Line Inderbitzin, adjointe PCF au Maire de Callac, avait subi des menaces de mort.


Le 6 mai dernier, une manifestation néo-nazie s'est tenue dans les rues de Paris. Pendant deux jours, le Préfet de Police et la Première ministre se sont relayés pour justifier son autorisation. Il a fallu les protestations venues de toutes parts pour que le Ministre de l'intérieur annonce l'interdiction des manifestations émanant de cette mouvance à l'avenir.

Trop occupé à dénoncer la gauche, le gouvernement laisse depuis trop longtemps l'extrême-droite déployer sa violence en toute impunité.

Il est temps de prendre au sérieux la menace que ces diffuseurs de haine représentent pour la société.


Nous demandons en conséquence la dissolution immédiate de tous ces groupes d'extrême-droite violents, le renforcement des moyens de renseignements dédiés à leur surveillance et l’inéligibilité de toute personne condamnée pour des propos ou des actes racistes et antisémites.

 

 

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12 mai 2023 5 12 /05 /mai /2023 05:40
A vos agendas - le 10 juin 2023 à Saint-Pol-de-Léon, espace Ti Kastellyz, on fête les 140 ans de la ligne ferroviaire Morlaix-St Pol-Roscoff

Une réunion du Collectif pour la ligne Morlaix-Roscoff est prévue à 19h le mardi 16 mai à Henvic, salle Marie Jacq, pour organiser cet évènement du samedi 10 juin. Réunion ouverte à tous ceux qui veulent s'impliquer dans la relance de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff

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12 mai 2023 5 12 /05 /mai /2023 05:35
Retour sur le Conseil National du PCF du 6 mai 2023
Retour sur le Conseil National du PCF du 6 mai 2023
Les élus des départements de Bretagne au conseil national du PCF: Yannick Nadesan, Elsa Koerner, Amar Bellal (35), Pascal Bonneau (22), Gladys Grelaud, Ismaël Dupont (29), Catherine Quéric (56)

Les élus des départements de Bretagne au conseil national du PCF: Yannick Nadesan, Elsa Koerner, Amar Bellal (35), Pascal Bonneau (22), Gladys Grelaud, Ismaël Dupont (29), Catherine Quéric (56)

Ismaël Dupont et Gladys Grelaud ont participé au 1er conseil national après le 39e Congrès du PCF, à Marseille, du 7 au 10 avril, en tant que représentants élus au Conseil National du PCF.

Ce Conseil National a permis de débattre de manière très apaisée et rassemblée sur la situation politique marquée par un mouvement social énorme contre la réforme des retraites et la tentative de passage en force de Macron et son gouvernement, une motion sur la situation politique a été votée à l'unanimité des membres du Conseil National. Fabien Roussel nous a fait un retour sur la rencontre des forces de la NUPES (PCF, EELV, PS? FI, Génération.s) le mardi précédent, des points d'accord et de désaccord.

Nous avons la volonté malgré le refus du Conseil Constitutionnel de valider le Référendum d'initiative populaire sur le passage à la retraite à 64 ans de porter une pétition unitaire pour ce référendum ayant vocation à réunir des millions de signatures.

Nous avons également voté à l'unanimité pour nos chefs de file aux Sénatoriales dans les départements: 38, 45, 47, 53, 54, 57, 59, 60, 62, 75, 77, 91, 92, 93

Et nous avons voté à l'unanimité pour le nouveau Comité Exécutif National de 40 membres à parité, l'exécutif du PCF, au sein duquel pour la première fois depuis plusieurs décennies figurera une finistérienne: Gladys Grelaud, chargée du suivi de la Région Bretagne. Un autre breton faisant son entrée au sein du CEN du PCF: Amar Bellal pour la commission Écologie.

Voici la composition du CEN du PCF, élu à l'unanimité des votants au CN du 6 mai 2023:

Fabien Roussel député, secrétaire national du PCF

Cathy Apourceau Poly, sénatrice, porte-parole

Jeremy Bacchi, sénateur, suivi PACA

Amar Bellal, Ecologie

Lydie Benoist, Accueil- sécurité

Hélène Bidard, élue à Paris, Relations avec le PGE

Sandra Blaise, conseillère régionale, coordination collective du Conseil National et des commissions nationales, suivi grand-est

Fréderic Boccara, Economie, travail, emploi, mondialisation économique

Vincent Boulet, commission International

Stephane Bonnery, Coordination revues

Ian Brossat, élu à Paris, Porte-parole

Céline Brulin, sénatrice, suivi Normandie

Marie-Christine Burricand, quartiers populaires

Taylan Coskun, Moyens

Cécile Cukierman, sénatrice, porte-parole, suivi Auvergne-Rhône-Alpes

Léon Deffontaines, porte-parole et campagne renforcement

Pierre Dharreville, député, culture

Fabien Gay, sénateur, Directeur de l'Humanité

Clara Gimenez, Politique des cadres

Marie-Jeanne Gobert, commission de médiation et de règlement des conflits

Barbara Gomes, porte-parole et ubérisation de l'économie

Christophe Grassulo, trésorier

Gladys Grelaud, suivi Bretagne

Sébastien Laborde, conseiller départemental, Coordination collective du CN et des commissions nationales, éducation et Economie sociale et solidaire, suivi Nouvelle Aquitaine

Pierre Lacaze, Elections, relations extérieures et outre-Mer, suivi Occitanie

Camille Lainé, Jeunesse

Véronique Mahé, Vie du Parti

Yannick Monnet, Ruralité

Maryse Montagon, Commission Santé-Protection Sociale

Christian Picquet, Mouvement des Idées, Intellectuels

Hervé Poly, Suivi Hauts-de-France

Guillaume Roubaud Quashié, Formation

Aymeric Seassau, Lieux de travail, Entreprises, industrie et services, suivi Pays de Loire

Nathalie Simonnet, Promotion de l'Humanité

Patricia Tejas, Coordination collective du CN et des commissions nationales

Evekyne Ternant, suivi Bourgogne-Franche-Comté

Muriel Ternant, Services Publics

Karine Trottein, Enjeux métropolitains

Shirley Wirden, Droits des femmes et féminisme, dispositif stop Violences, suivi Centre Val-de-Loire

Igor Zamichéi, Coordinateur du CEN, coordination CN-Commissions nationales, suivi Ile-de-France

Invités permanents:

Eliane Assassi, présidente du groupe au Sénat

André Chassaigne, président du groupe à l'Assemblée

Alain Obadia, président de la fondation Gabriel Peri

Philippe Rio, président de la Coopérative des élus

Assan Lakehoul, Coordinateur national du MJCF

Léna Raud, secrétaire du MJCF

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12 mai 2023 5 12 /05 /mai /2023 05:16
Silence dans les champs - Rencontre passionnante avec le journaliste et écrivain Nicolas Legendre sur les impasses systémiques du "modèle agricole breton" à Dialogues Morlaix ce 11 mai
Silence dans les champs - Rencontre passionnante avec le journaliste et écrivain Nicolas Legendre sur les impasses systémiques du "modèle agricole breton" à Dialogues Morlaix ce 11 mai
Silence dans les champs - Rencontre passionnante avec le journaliste et écrivain Nicolas Legendre sur les impasses systémiques du "modèle agricole breton" à Dialogues Morlaix ce 11 mai

Une rencontre passionnante avec Nicolas Legendre sur le "modèle agricole breton" à base d'agrobusiness, de déni de la réalité, de compétition à outrance et de faux-semblants, de souffrances sociales dans le monde agricole, à Dialogues Morlaix ce jeudi 11 mai.

 

Silence dans les champs
« C’est pas la Corse ici. On te tue pas. C’est plus subtil. C’est sournois. La peur… »

Depuis les années 1960, le « système » agro-industriel fait naître des empires transnationaux et des baronnies rurales. Il crée des usines et des emplois. Il entraîne la disparition progressive des paysans, l’asservissement de nombreux salariés de l’agroalimentaire, l’altération des écosystèmes et la généralisation de la nourriture en boîte. Il s’impose au nom de la realpolitik économique et de la foi dans une certaine idée du « progrès ». Il prospère grâce à la bienveillance, l’impuissance ou la lâcheté des autorités. Il engendre ses propres mythes, capables de façonner durablement les mentalités. Il enrichit considérablement une minorité, alors que certains se contentent de survivre grâce aux subventions ou doivent s’estimer heureux parce qu’ils ont un travail. Il fait taire des récalcitrants à coups de menaces, de pressions, d’intimidations, de calomnies ou de sabotages. La violence est son corollaire. Le silence, son assurance-vie. Comment le définir ? « Féodalité », répondent les uns. « Esclavage moderne », disent les autres. « Oligarchie » ou « mafia », jurent certains...
Enquête au long cours jalonnée de témoignages saisissants, Silence dans les champs est une immersion glaçante dans le principal territoire agro-industriel de France : la Bretagne.
  • Paru le 12/04/2023, édition Arthaud, 20€
Silence dans les champs - Rencontre passionnante avec le journaliste et écrivain Nicolas Legendre sur les impasses systémiques du "modèle agricole breton" à Dialogues Morlaix ce 11 mai
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12 mai 2023 5 12 /05 /mai /2023 05:08
Lutte contre la réforme des retraites - L’Assemblée des luttes appelle à un rassemblement devant la mairie de Morlaix samedi 13 mai

Un rassemblement est organisé samedi 13 mai, à 14 h, devant la mairie de Morlaix.

L’Assemblée des luttes de Morlaix, créée à la suite de l’utilisation du 49.3 par le gouvernement pour faire passer la réforme des retraites, appelle à un rassemblement le samedi 13 mai, à 14 h, au kiosque, devant la mairie de Morlaix. Une action soutenue par les assemblées de Landerneau et Guingamp.

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12 mai 2023 5 12 /05 /mai /2023 05:03
 le comité du Mouvement de la Paix du Finistère vous invite à une réunion le samedi 13 mai 2023 à 10H15 à la salle des associations, Place du Pouliet à Morlaix.
 
Nous vous rappelons que le comité du Mouvement de la Paix du Finistère vous invite à une réunion le samedi 13 mai 2023 à 10H15 à la salle des associations, Place du Pouliet à Morlaix.

Ensemble nous échangerons sur ces différents thèmes :

- augmentation du budget militaire de la France,

- Service National Universel,

- organisation et activité du Mouvement de la Paix dans le Finistère, notamment la participation au rassemblement du 21 mai 2023 à partir de 12h sur le port du Fret, à Crozon,

Afin de nous organiser, merci de nous faire part de votre intention de participation.

Pacifiquement et amicalement.

Pour le Mouvement de la Paix du Finistère,

Claudine Guéguen et Catherine Flageul

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10 mai 2023 3 10 /05 /mai /2023 05:31
Dotation aux collectivités : pour contrer la proposition communiste d'indexer la DGF sur l'inflation, le gouvernement joue l’obstruction (L'Humanité, 9 mai 2023)
Dotation aux collectivités : pour contrer la proposition communiste, le gouvernement joue l’obstruction

Fabien ROUSSEL l'a dénoncé avec vigueur lors du Conseil National du PCF le 6 mai.

Risquant d’être mis en échec, l’exécutif a délibérément ralenti les débats pour empêcher le vote de la proposition de loi pour indexer la dotation aux collectivités territoriales sur l’inflation.

Vendredi 5 mai 2023 - L'Humanité
Si prompt à dénoncer l’obstruction parlementaire, l’exécutif a lui-même joué la montre, jeudi 4 mai. Alors que la niche parlementaire des députés communistes se terminait à minuit, Bruno Le Maire et Gabriel Attal se sont exprimés durant presque une heure à la tribune pour empêcher l’aboutissement des débats sur la proposition de loi visant à indexer la dotation globale de fonctionnement (DGF) sur l’inflation.
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10 mai 2023 3 10 /05 /mai /2023 05:20

A l'occasion de leur niche parlementaire, les députés communistes ont fait adopter une loi pour la renationalisation d'EDF qui avait été travaillé initialement conjointement avec des députés socialistes. 

Une grande victoire, obtenue malgré l'opposition résolue du gouvernement de Macron!

Les députés protègent EDF du démantèlement

 

Publié le Vendredi 5 mai 2023 - L'HUMANITE
 

Contre l'avis du gouvernement, l'Assemblée nationale a adopté jeudi en deuxième lecture un texte, porté par la gauche, pour "protéger EDF d'un démembrement", qui entend aussi élargir le nombre d'entreprises et collectivités bénéficiaires de tarifs réglementés de l'électricité.

« Victoire. Quand il n’y a pas 49.3 et qu’on vote, on fait avancer les sujets concrets contre les macronistes», s'est félicité le député communiste Sébastien Jumel jeudi soir. Sa proposition de loi contre le démembrement d’EDF et pour les tarifs réglementés d’électricité pour les artisans vient alors d'être adoptée, par 127 voix pour, 89 contre. 

Déjà voté en première lecture par les députés lors de la niche socialiste en février, puis accepté dans une version amendée au Sénat, ce texte « visant à protéger le groupe EDF d'un démembrement » a connu ce jeudi une étape décisive. Pour cela, la navette parlementaire doit désormais retourner au Sénat, où la gauche a bon espoir de le voir définitivement adopté. 

« Pour la première fois dans l’histoire une loi serait intégralement adoptée contre l’avis du gouvernement, après passages au Sénat et à l’Assemblée », revendique le député PS Philippe Brun, corapporteur du texte. « C’est un projet efficace, pragmatique, concret, vante Sébastien Jumel, également corapporteur. Nous aurions pu aller plus loin si nous avions voulu mais nous voulions envoyer un message fort : EDF représente l’intérêt supérieur de la nation. »

Cette proposition de loi vise également à restaurer un tarif réglementé pour les petites et les moyennes entreprises, étranglées par la hausse des prix de l’énergie depuis un an. « Il faut empêcher la vente à la découpe d’EDF. L’énergie n’est pas une marchandise comme une autre, c’est un bien commun », insiste Sébastien Jumel. Les députés LR ont eux aussi soutenu le texte, l’élu du Bas-Rhin Patrick Hetzel voyant dans une potentielle dislocation de ce joyau national « une pure folie contraire à l’intérêt des Français ». À l’entendre, « EDF est sous la menace d’un démembrement qui aurait des conséquences difficiles. Macron cherche à privatiser les activités les plus rentables d’EDF. Cela reviendrait à socialiser les pertes et privatiser les profits ».

Des boulangers venus en soutien

La flambée des prix de l’énergie pour les commerçants, artisans et petites ou moyennes entreprises a occupé une part essentielle des discussions. Certains boulangers artisanaux, menacés, avaient fait le déplacement à l’Assemblée, offrant croissants et pains au chocolat aux députés en amont des débats pour les alerter sur leur situation. « Je regrette l’abandon de notre souveraineté énergétique, a tonné Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, à la tribune. Notre pays n’est plus capable de garantir des prix bas pour l’ensemble de nos entreprises, de nos collectivités et des ménages. » Le député du Nord y voit « le fruit de vingt ans de libéralisme et de concurrence libre et non faussée ». Il s’agit d’y mettre un terme. Les communistes, « tout au long de leur histoire, ont toujours été au rendez-vous » pour défendre l’accès à une « électricité la moins chère et la plus décarbonée ­d’Europe », a-t-il rappelé.

Le gouvernement, par la voix du ministre de l’Industrie, Roland Lescure, a dénoncé « une politique de la terre brûlée »« Vous vous battez contre des chimères », a-t-il déclaré en direction des corapporteurs PCF et PS. Lesquels n’ont pas manqué, toute la journée, de rappeler l’héritage du ministre communiste Marcel Paul qui, en 1946, avait su créer un large rassemblement allant des communistes aux gaullistes, pour donner naissance et nationaliser EDF-GDF. 

Bravo aux député·es communistes qui ont fait adopter la loi pour la renationalisation d'EDF !

Bravo aux député·es communistes qui ont fait adopter la loi pour la renationalisation d'EDF !

Bravo aux députés communistes qui ont fait adopter la loi pour la renationalisation d'EDF
Bravo aux députés communistes qui ont fait adopter la loi pour la renationalisation d'EDF
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