Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
27 avril 2023 4 27 /04 /avril /2023 07:21
Salaires. Les inégalités explosent dans les grandes entreprises (Pierric Marissal, L'Humanité, 27 avril 2023),
Salaires. Les inégalités explosent dans les grandes entreprises

Comment un PDG peut-il gagner jusqu’à 1 500 fois plus que ses employés ? Oxfam a calculé les évolutions des revenus de 100 patrons par rapport à celles de leurs salariés.

Jeudi 27 avril 2023 - L'Humanité
 

Chez Telepeformance, l’un des leaders mondiaux des centres d’appels, Daniel Julien, le PDG, gagne 1 484 fois plus que le salaire moyen de l’entreprise. Certes, beaucoup d’entre eux sont des travailleurs précaires et les revenus sont bas, « mais, qui a décidé qu’il valait 1 500 fois plus que ses salariés ? » interpelle Léa Guérin, chargée de plaidoyer sur la question de la régulation des multinationales chez Oxfam. Pour l’ONG, elle vient en effet de calculer les écarts de rémunération entre celle des patrons et le salaire moyen dans les 100 premières entreprises françaises cotées en Bourse entre 2011 et 2021.

En dix ans, ces inégalités se sont creusées. Le ratio entre hauts revenus et revenus moyens est passé de 64 à 97 sur la période et de 93 à 163 pour le CAC 40. Parmi les records, outre Teleperformance, Oxfam épingle Carlos Tavares. Le patron de Stellantis touche 1 139 fois plus que le revenu moyen chez le constructeur automobile. Dit autrement, en 2021, il a gagné en 3 heures et 22 minutes l’équivalent du salaire annuel moyen de son entreprise. Sur la troisième marche du podium, on trouve le patron de Dassault Systèmes, Bernard Charlès, qui gagne 385 fois plus que la moyenne de ses salariés. Cela peut sembler bien moindre que ses homologues, mais les salaires des ingénieurs sont bien plus élevés : le PDG a touché tout de même 44 millions d’euros en 2021.

Des rémunérations basées sur des critères financiers

Une écrasante part du revenu des patrons de sociétés cotées n’est pas du salaire fixe. C’est 5,8 % pour les trois patrons sur le podium cités ci-dessus. Un peu plus de 20 % sont du salaire variable, 72 % sont versés en actions. Ainsi, 89 % de la rémunération de ces patrons sont basés sur des critères financiers et, majoritairement, court-termistes (à 74 %). Ces objectifs sont, par exemple, obtenir un meilleur bénéfice consolidé que l’an passé ou maintenir le niveau de capitalisation. « Il est urgent de considérer la fiscalité comme un levier de réduction des inégalités au sein des entreprises, pointe l’autrice du rapport. Réaligner la fiscalité du capital sur celle du travail en supprimant notamment la flat tax pourrait inciter à une plus juste répartition des richesses en faveur des travailleuses et des travailleurs. »

Entre 2011 et 2021, les patrons des 100 plus grosses entreprises françaises se sont augmentés en moyenne de 66 %, alors que la rémunération de leurs salariés n’a pris que 21 %. De manière générale, dans le partage des richesses créées par les travailleurs de ces entreprises, la part des salaires a baissé de 10 points. « Cette baisse se fait au détriment des bas salaires, particulièrement impactés par l’inflation que nous subissons depuis des mois, poursuit Léa Guérin. Un chèque de 10 000 euros supplémentaires, c’est ce que chaque salarié du CAC 40 aurait dû toucher en moyenne l’an dernier si on avait continué à redistribuer les richesses créées de la même façon qu’il y a douze ans ! » Pour savoir où donc va toute cette richesse créée qui n’est pas redistribuée en salaires, Oxfam nous invite, sans trop le divulgâcher, à attendre le second volet de cette étude, attendu dans quelques semaines, qui s’intéressera aux versements aux actionnaires.

Un accès aux marchés publics sous conditions

Ce rapport-là, en revanche, ne fait pas l’impasse sur l’importance des inégalités femmes-hommes, qui persistent même parmi les PDG. En moyenne, les femmes dirigeantes gagnent 36 % de moins que les hommes. À l’instar de Carlos Tavares (Stellantis), qui, avec ses plus de 66 millions de rémunération annuelle, a gagné en 2021 plus que toutes les femmes patronnes de grandes entreprises réunies. « C’est un univers encore très masculin, insiste Léa Guérin. Rendez-vous compte, on a compté, il y a plus de Jean et de Gilles que de femmes à la tête des 100 plus grandes entreprises françaises cotées. »

La chargée de plaidoyer sur la question de la régulation des multinationales planche depuis septembre 2022 sur ces calculs, inspirés par la hausse des prix et l’urgence d’une meilleure répartition des richesses créées. Beaucoup de ses recommandations vont dans ce sens : ne pas dépasser un maximum d’écart de salaires dans les entreprises pour accéder aux marchés publics, par exemple. Hasard du calendrier, ce premier volet est publié alors que le gouvernement essaie de mettre en avant une future loi sur le travail pour tourner la page de la séquence des retraites. Il y sera certainement question de gouvernance des entreprises. « Cela peut être l’occasion d’imposer un tiers de salariés dans les conseils d’administration, remarque Léa Guérin. Dans les entreprises codirigées, les écarts de salaire sont moins importants, on ne fonctionne pas qu’avec des objectifs à court terme, et il y a moins d’évasion fiscale. »

Partager cet article
Repost0
27 avril 2023 4 27 /04 /avril /2023 07:19
Dépenses militaires record en 2022 - Christophe Deroubaix - L'Humanité, 25 avril 2023
Dépenses militaires record en 2022
Mardi 25 avril 2023
Armement Selon un rapport publié lundi par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), les dépenses militaires mondiales ont atteint un nouveau sommet de 2 240 milliards de dollars, soit 2,2 % du PIB mondial. Il s’agit, à l’échelle planétaire, de la huitième année consécutive de hausse. Les dépenses en Europe ont dépassé en 2022 leur niveau de la fin de la guerre froide. Le Vieux Continent a dépensé, après déduction de l’inflation, 13 % de plus pour ses armées, au cours de cette année marquée par l’invasion russe de l’Ukraine. C’est à la fois la plus forte croissance enregistrée depuis plus de trente ans, et le retour – en ­dollars constants – au niveau des dépenses de 1989, année de la chute du mur de Berlin. Ces dépenses européennes, qui ont atteint 480 milliards de dollars en 2022, ont déjà augmenté de plus d’un tiers en dix ans, et la tendance devrait continuer à s’accélérer dans la prochaine décennie. À eux seuls, les États-Unis ont représenté 39 % des dépenses mondiales l’an passé. Avec la Chine, numéro 2 (13 %), ils représentent plus de la moitié des investissements militaires du globe. Les poursuivants : Russie (3,9 %), Inde (3,6 %) et Arabie saoudite (3,3 %), arrivent loin derrière. C. D.
Partager cet article
Repost0
27 avril 2023 4 27 /04 /avril /2023 07:02
Toutes et tous ensemble pour un immense premier Mai (PCF)
Partager cet article
Repost0
23 avril 2023 7 23 /04 /avril /2023 08:09
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire

Ce samedi 22 avril- rassemblement contre le nucléaire militaire.

Au rassemblement du port du fret, à Crozon, devant l'île Longue, pour la Paix et le désarmement nucléaire avec les jeunes communistes du MJCF, le secrétaire national des Jeunesses communistes Léon Deffontaines,  Jeanne Pechon,  ex secrétaire nationale de l'Union des Étudiants Communistes, Lena Raud, secrétaire Nationale de l'Union des Étudiant.e.s Communistes (UEC), Camille Mongin, secrétaire du MJCF 29, les camarades du MJCF Finistère et de la jeunesse communiste bretonne, le mouvement de la paix et Roland Nivet, Pascal Bonneau, et aussi des militants de la section PCF de Crozon Châteaulin et de la ligue des droits de l'homme.

Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Crozon, port du Fret, 22 avril - Rassemblement du MJCF et de l'UEC contre la modernisation de la force de frappe nucléaire et l'escalade dans le surarmement nucléaire
Prise de parole de Camille Mongin, pour le MJCF 29:
 
Action coup de poing désarmement nucléaire, Ile longue, 22 avril 2023
 
Chers camarades,
Chers amis,
Merci à toutes et tous pour votre présence, merci Léon, Léna et Jeanne, membres de la coordination nationale du MJCF pour votre présence ici, à Crozon, devant la base militaire de l’île-longue, lieu d’amarrage des sous-marins nucléaire lanceurs d’engins français.
Depuis 1 ans bientôt, le MJCF à fait du combat contre les armes nucléaires un combat important. Ici, dans le Finistère nous sommes devant la première base française d’armement nucléaire. Et nous connaissons toutes et tous les conséquences de ces armes sur la vie des personnes lorsqu’elles sont utilisés.
La guerre en Ukraine, lancé par la 1ère puissance nucléaire du monde, fait aussi craindre le début d’une guerre nucléaire dévastatrice.
Aujourd’hui, nous ne pouvons plus vivre dans un monde, où il suffirait qu’un homme
appuis sur un bouton afin d’anéantir des vies, des territoires, de massacrer la planète dans le seul objectif de gagner une guerre.
Ce monde, ce n’est pas le monde que nous voulons, car nous savons tous les risques trop élevés en cas d’ouverture d’une guerre nucléaire.
Localement, nous connaissons les dégâts potentiels qu’une telle guerre pourrait provoquer.
Les sous-mariniers ont conscience qu’ils ont à porter de missiles la vie de millions de citoyens de notre planète. En Bretagne, nous connaissons les risques d’avoir cette base militaire près de nous.
Et même si le sujet de l’armement nucléaire est ici un sujet tabou, les Jeunes Communistes finistériens sont depuis des années en lutte contre les armes nucléaires, en lien avec les associations et organisations politiques dont le PCF.
Nous, jeunes communistes et Finistériens, portons la volonté de dépassement des tabous, car même si, ici, des emplois sont en jeu dans le cadre d’un désarmement nucléaire et que nous ne pouvons oublier cet enjeu social, nous le disons, il faut supprimer les armes nucléaires, en France et dans le Monde !
Nous avons en France la capacité de reclassement des salariés, des militaires engagés dans ces missions. Nous portons l’ambition de création de nouvelles centrales nucléaire et nous aurons besoin de personnes qualifiés pour cela.

Les sous-mariniers d’aujourd’hui, seront toujours utiles demain, dans le cadre de la
recherche scientifique et de l’exploration des fonds marins comme dans d’autres branches et d’autres métiers de notre pays.
Ouvrons aujourd’hui, en France, un débat sur le reclassement des salariés vivant aujourd’hui du nucléaire militaire. Nous en avons la capacité et nous le devons afin de ne pas continuer dans une logique de nucléarisation de notre armement.
En Finistère, les jeunes communistes continueront de porter ce combat pour une France sans arme nucléaire, en ayant toujours une pensée pour les salariés de cette filière.
Nous remercions d’ailleurs le CIAN 29 et le Mouvement de la Paix pour le travail commun que nous menons sur ce combat commun.
Ensemble, portons l’espoir d’un désarmement multilatéral !
Portons l’espoir d’un monde où le Nucléaire servirait non pas à tuer des citoyens mais à produire une électricité verte et décarbonée !

Prise de parole de Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère:

 

Cher.e.s camarades du MJCF National, Bretagne et Finistère, cher.e.s camarades de l'UEC, cher.e.s camarades du Mouvement de la Paix, du CIAN 29, du PCF, de la LDH

Cher.e.s Léon Deffontaines, chère Lena Raud, chère Jeanne Pechon, chère Camille Mongin,

Alors que les inégalités sociales et internationales, aggravées par la crise climatique et écologique, culminent, avec les 20 plus grandes fortunes de la planète qui possèdent autant que la moitié de l’humanité, alors que les idées nationalistes, racistes et xénophobes gagnent du terrain sur tous les continents, prospérant à la faveur du discrédit des politiques gouvernementales, de la crise sociale, et du recul des idéaux progressistes et universalistes unificateurs et formateurs de communauté humaine, l’humanité et le monde sont engagés de nouveau dans une spirale de guerre, de tension internationale maximale, de logiques belliqueuses d’alliance et de blocs, et de surarmement.

Nous sommes au-dessus d’un volcan qui s’apprête à rentrer en irruption. « Nous sommes à deux doigts de l’abîme » disait Jaurès dans la cathédrale de Bâle au Congrès de l’Internationale socialiste en 1912.

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ! », s’exclamait-il à Vaise près de Lyon dans son dernier discours le 25 juillet 1914, cinq jours avant son assassinat rue du Croissant par un militant d’extrême-droite. « Chaque peuple paraît à travers les rues de l’Europe avec sa petite torche à la main et maintenant voilà l’incendie. »

La situation d’aujourd’hui, avec la logique de guerre froide et de guerre par procuration entre la Russie, la Chine, les États-Unis et leurs alliés, l’Iran, l’Arabie Saoudite, et d’autres acteurs encore, est tout aussi frappée du sceau du danger imminent et mortel, d’autant que les armes dont nous disposons sont encore plus létales et destructrices, et que les populations civiles en souffrent encore bien davantage que les forces militaires organisées.

L’exigence de la Paix, du dépassement du capitalisme fauteur de guerre, de la solidarité internationale, du refus des logiques impérialistes et coloniales, qui a nourri la révolution bolchevique et a été portée par elle, qui a été à l’origine de la naissance de la Jeunesse Communiste et du Parti communiste, et a suscité les engagements en sont sein, est plus que jamais d’actualité.

En effet, on voit bien que la guerre en Ukraine est devenue un marché pour les marchands d’armes, comme demain pour les reconstructeurs, comme avant la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan.

Nous assistons, dans le contexte de la guerre en Ukraine mais aussi plus globalement, à une remilitarisation massive des relations internationales avec des dépenses de surarmements qui atteignent des niveaux record sur tous les continents et une explosion des exportations d’armes de la France, qui se classe au 3e rang mondial. Un seuil historique a été franchi en 2021 avec 28 milliards d’euros, contre 16,9 milliards lors du précédent record en 2015. De plus, plusieurs rapports d’ONG et enquêtes journalistiques ont mis le doigt sur des scandales concernant des ventes d’armes à l’Égypte utilisées à des fins de police intérieure, à l’Arabie saoudite dans la guerre du Yémen ou encore certaines de celles employées par la Russie en Ukraine. Les ventes d’armes françaises se font sans contrôle démocratique du Parlement, bénéficient à des régimes politiques autoritaires et dictatoriaux, nourrissent les conflits et leur caractère meurtrier pour les populations civiles, et orientent la politique étrangère et économique de la France dans le soutien à des régimes réactionnaires.

Le PCF Finistère est engagé depuis de nombreuses années dans le combat pour la paix et le désarmement nucléaire. Nous participons régulièrement aux marches pour la paix organisées avec le Mouvement de la Paix, aux rassemblements du Menez Hom du 6 août commémorant les bombardements nucléaires de Hiroshima et Nagasaki, et du Fret à Crozon, les derniers en 2018 et en 2015, avec une délégation japonaise d’Hiroshima venue avec Roland Nivet et le mouvement de la Paix, et notre candidat aux régionales du PCF et du Front de Gauche Xavier Compain.

Nous avons participé l’année dernière en janvier à toute une semaine de mobilisation pour le désarmement nucléaire et la paix, participant à des débats pluralistes à la Maison des Syndicats et à l’Université de Brest, et à une grande manifestation le 9 janvier 2022 à Brest à l’occasion du sommet des Ministres Européens de la défense et des affaires étrangères avec le député communiste de Seine Maritime Jean-Paul Lecoq, qui en 2019 a proposé aux parlementaires de recourir au référendum d’initiative partagée (RIP) afin d’obtenir de la France "l’abolition des armes nucléaires et radioactives".

Co-rapporteur d’un rapport parlementaire sur les 50 ans du TNP (Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires) qui œuvre au désarmement et à la diffusion de la culture de paix, Jean-Paul Lecoq comme l’ensemble des parlementaires du Parti communiste est engagé contre les armes nucléaires, véritables catastrophes budgétaires et démocratiques, puisque sa « modernisation » coûtera à la France 14,5 millions d’euros par jour jusqu’en 2025, sans aucun débat publique pour savoir si les Français consentent réellement à dépenser cette somme (37 milliards d’euros) pour une arme de dissuasion d’un autre âge.

La prochaine loi de programmation militaire nous engage dans une économie de guerre pour des décennies avec la perspective de 100 milliards d’euros sur 15 ans pour de nouvelles armes nucléaires.

Nous faisons aussi voter des vœux pour que la France ratifie le Traité d’interdiction des Armes Nucléaires comme à Morlaix un vœu que j’ai présenté pour le désarmement nucléaire et enjoindre le président Macron à signer le Traité d'interdiction des Armes Nucléaires (TIAN), pour répondre à l'appel des villes contre l'armement nucléaire (campagne de l'ICAN et du Mouvement de la Paix), adopté le 16 décembre 2021 à l’unanimité moins 3 abstentions.

La ville de Morlaix rejoignant ainsi les communes de Lannion, Carhaix, Motreff, Berrien. Cet appel a déjà été soutenu par des villes comme Washington, Canberra, Berlin, Dortmund, Düsseldorf, Genève, Hiroshima, Los Angeles, New-York, Manchester, Munich, Nagasaki, Oslo, Potsdam, Salt Lake City, Toronto, New-York tout dernièrement, et, en France, Paris, La Courneuve, Gennevilliers, Grenoble, Lyon, Besançon, etc.

Mais il faut aller plus loin. Il faut hisser notre niveau d’engagement et d’intervention, notre capacité à nous engager dans des batailles unitaires, avec les associations et organisations qui défendent la paix et le désarmement nucléaire, engager une bataille de conviction dans l’opinion, car on voit que le mouvement de la société civile pour la paix et le désarmement nucléaire est plutôt en recul et que l’exécutif n’a jamais été aussi libre pour mener ses politiques allant dans le sens de la militarisation et de la préparation de la guerre, alors que les périls nous guettent.

C’est pour cela que l’initiative de la JC aujourd’hui est très importante et je voudrais vous remercier de l’avoir engagée.

Il nous faut rappeler que la France n'est pas crédible à déroger à ses engagements internationaux de réduction progressive de son arsenal nucléaire, que la menace nucléaire est sérieuse, qu'elle est celle d'un anéantissement et d'une apocalypse mondiale, pour l'humanité et le vivant, que cette menace peut venir de partout et que la seule manière de la réduire, d'empêcher des pays comme l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, est de nous mêmes nous engager à ratifier et appliquer le Traité d'interdiction des Armes Nucléaires.

Les milliards que nous investissons dans le renouvellement de notre force de frappe nucléaire, pour fabriquer des armes encore plus dévastatrices, seraient bien mieux employer à financer l'équilibre des comptes des caisses de retraite et garantir la retraite à 60 ans pour toutes et tous, à financer des hôpitaux et des écoles, nos services publics qui aujourd'hui se dégradent.

Il faut faire monter ce débat dans l'opinion, c'est l'avenir de l'humanité qui est en jeu.

Partager cet article
Repost0
23 avril 2023 7 23 /04 /avril /2023 07:50
Plus personne n’écoute le président - Fabien Gay, L'Humanité, 22 avril
 
Samedi 22 avril 2023 - L'Humanité

Le Conseil constitutionnel a donc rendu ses avis vendredi 14 avril à 18 heures. L’instance y a relégué les « avancées sociales », gadgets de la droite, que sont l’index senior ou le contrat dernière embauche. On se demande même si ces mesures n’avaient pas été laissées exprès dans le texte, sachant que les « sages » allaient se charger de les supprimer – durcissant le texte au passage. Il ne reste donc que le volet le plus dur, c’est-à-dire l’âge de départ à la retraite à 64 ans, promulgué à 3 h 29 comme une ultime provocation présidentielle.

À vrai dire, nous n’attendions pas grand-chose de la décision du Conseil constitutionnel ; mais il nous a quand même déçus. Il s’agit de juger en droit évidemment, mais l’interprétation par cette instance est foncièrement politique. Il aurait été possible par exemple de se référer aux principes du préambule de 1946 reconnaissant « aux vieux travailleurs la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs ». Pire, ce jugement conforte la méthode d’un exécutif qui est passé par une loi de finances, qui n’écoute pas la majorité du peuple refusant de travailler deux ans de plus pour satisfaire les marchés financiers, qui humilie et bâillonne le Parlement en détournant des articles de la Constitution, qui piétine l’avis des syndicats unis et rassemblés.

Après le refus du premier référendum d’initiative partagée et dans l’attente du deuxième déposé par les parlementaires de gauche, la crise démocratique s’amplifie. Malgré une mobilisation historique, la loi passerait sans avoir été votée à l’Assemblée nationale et par un vote bloqué au Sénat. Les idées majoritaires portées par les forces du travail, de la création, de la jeunesse ne trouvent aucun débouché dans les institutions. Si le gouvernement pense un instant qu’après quelques jours tout reviendra à la normale et qu’il pourra continuer le train des réformes, il se trompe. Sans changement d’orientation politique profond, le pays restera fracturé.

En plus d’avoir menti sur les chiffres et le montant des pensions, ce qu’a reconnu le Conseil constitutionnel, et refusé de répondre aux attentes populaires, le gouvernement s’est évertué à entretenir la division entre les travailleurs et un climat délétère en jouant la matraque dans un schéma de répression. Des jeunes humiliés et violentés dans les manifestations, des violences policières légitimées au sommet de l’État, des menaces à peine voilées contre des organisations syndicales, la Ligue des droits de l’homme et l’opposition de gauche : le pourrissement est devenu la norme pour imposer un retour à « l’ordre » et discréditer toute critique. Mais, cette fois-ci, le ressort est cassé. Plus personne n’écoute le président et surtout plus personne ne le croit !

Trop de mépris, trop de provocations, comme cette invitation présidentielle aux forces syndicales pour discuter de l’après et poursuivre le « chemin démocratique ». Cette première année de mandat sonne déjà comme une fin de quinquennat. Dès lors, que faire ? Attendre la prochaine échéance présidentielle et suivre les points d’étape balisés ? Assurément non, d’autant que cela profitera surtout à Marine Le Pen. La bataille actuelle contre la réforme des retraites doit se poursuivre, évoluer dans ses formes pour ne pas laisser retomber l’élan extraordinaire. Le projet de loi peut être retiré et le référendum instauré pour permettre de faire entendre l’expression populaire. L’unité syndicale, la majorité populaire en sont de précieux atouts. Faisons du 1er Mai un grand rendez-vous social et populaire historique pour imposer un rapport de force populaire, seule issue démocratique à ces crises qui menacent notre pays.

Plus personne n’écoute le président - Fabien Gay, L'Humanité, 22 avril
Partager cet article
Repost0
23 avril 2023 7 23 /04 /avril /2023 07:21
Fabien Roussel est 3e dans le dernier sondage BVA qui indique qui les français aimeraient voir jouer un rôle plus important dans la vie politique française. Il est le 1er à gauche.
Fabien Roussel gagne 5 points, Mélenchon en perd 3. Quatennens en dernière position.
Le deuxième à gauche derrière Roussel, c'est François Ruffin à la 8eme place.
 
Fabien Roussel en 3e position des personnalités politiques dont les français veulent qu'elles jouent un rôle politique important selon un sondage BVA et le 1er à gauche
Fabien Roussel en 3e position des personnalités politiques dont les français veulent qu'elles jouent un rôle politique important selon un sondage BVA et le 1er à gauche
Partager cet article
Repost0
23 avril 2023 7 23 /04 /avril /2023 07:11
Les promesses de Macron, une provocation pour les enseignants (L'Humanité, 21 avril 2023)
Les promesses de Macron, une provocation pour les enseignants

En déplacement dans l’Hérault, le chef de l’État a annoncé des augmentations de salaire pour les professeurs, conditionnées ou pas à des contreparties. Déçus, les syndicats refusent le « pacte » du gouvernement.

Publié le Vendredi 21 avril 2023
 
L’accueil a une fois de plus été très mouvementé, avec des centaines de manifestants chantant « on est là » et scandant « Macron démission » devant la mairie de Ganges, petite commune de 4 000 habitants au nord de Montpellier (Hérault). Ce jeudi 20 avril, Emmanuel Macron, accompagné du ministre de l’Éducation Pap Ndiaye, était attendu au collège Louise-Michel afin de s’entretenir avec des professeurs, élèves et parents d’élèves. C’est finalement dehors – sur des chaises installées à la hâte – que cette rencontre a eu lieu, la CGT énergie ayant coupé l’électricité de l’établissement.

Le lundi 17 avril, lors de son allocution télévisée, le président de la République avait annoncé la couleur, promettant que l’école allait changer « à vue d’œil » dès septembre avec des enseignants « mieux rémunérés » et des élèves « davantage accompagnés ».

Des missions supplémentaires pour être mieux payé

Bigre. Les revendications des syndicats enseignants allaient-elles enfin être prises en compte ? En guise de « changement », le chef de l’État a remis sur la table le fameux « pacte » qui avait fait quitter la table des discussions à tous les syndicats enseignants.

Le président a certes annoncé une « hausse inconditionnelle » de salaire de 100 à 230 euros net mensuels pour les enseignants « à tous les niveaux de carrière » et ce « dès la rentrée ». Mais aussi une augmentation qui sera portée « jusqu’à 500 euros par mois » pour ceux qui accepteront de nouvelles missions, sur la base du volontariat. Dans la droite ligne du « travailler plus pour gagner plus » cher à Nicolas Sarkozy.

« C’est la confirmation du pacte, le projet politique d’Emmanuel Macron, avec cette idée qu’il faudrait faire des missions supplémentaires pour être mieux payés », s’indigne Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU.

« C’est même la méthode Macron, poursuit-elle. Malgré l’opposition de tous les syndicats, il maintient ce pacte. Comme il a fait avec la réforme des retraites. » La responsable syndicale dénonce une « provocation » et une réponse « hors-sol » qui ne tient pas compte de la réalité des établissements face « aux légitimes demandes de revalorisation salariale ».

Même pas 10% d'augmentation... quand 15 à 25% de pouvoir d'achat ont déjà été perdus

Pour rappel, un enseignant touche en moyenne 2 600 euros net par mois, soit moins que la moyenne des pays de l’OCDE. Surtout, les rémunérations n’ont pas suivi le coût de la vie. Ainsi, les 100 à 230 euros supplémentaires annoncés « ne vont même pas permettre d’arriver à 10 % d’augmentation alors que nous avons perdu 15 à 25 % de pouvoir d’achat ces dernières années », tacle Sophie Vénétitay, qui note au passage que la promesse de campagne d’augmenter les professeurs de 10 % au 1er janvier n’est pas tenue.

« Conditionner une revalorisation – qui n’en est pas une – à des missions supplémentaires ne fera qu’alourdir la charge de travail des enseignants, déplore Benoît Teste, secrétaire général de la FSU. On leur demande toujours plus : remplacer leurs collègues absents, faire de l’orientation… On crée un système où plus personne n’a le temps d’élaborer ses cours et de faire du travail collectif. » Déjà, selon les derniers chiffres de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, publiés en octobre 2022, les enseignants déclarent travailler entre 40 et 43 heures par semaine.

« Une enveloppe globale très insuffisante »

Ces mesurettes, par ailleurs, ne s’inscrivent même pas dans un plan pluriannuel. « Les 100 euros seront très vite mangés par l’inflation », poursuit le responsable FSU. Les syndicats ont fait les comptes. Une revalorisation de 10 % du salaire des enseignants coûterait 3,9 milliards d’euros. Soit quasiment le double du 1,9 milliard annoncé par le chef de l’État. « Il faut indexer les salaires » sur l’inflation, disent en chœur les syndicats.

« L’enveloppe globale reste toujours très insuffisante, estime Jules Siran, secrétaire fédéral de SUD éducation. L’augmentation des salaires doit être inconditionnelle, avec une refonte des grilles indiciaires pour tous les personnels, pas uniquement les enseignants. »

Tous le constatent : les conditions de travail se dégradent d’année en année. Conclusion : les concours peinent à recruter des candidats et la progression de carrière ne permet plus d’attirer de nouveaux profs.

À la CGT Educ’action, on se dit vent debout contre le pacte. « C’est extrêmement inégalitaire, note Isabelle Vuillet. Comme à chaque fois, les femmes vont y perdre. Elles ont déjà bien assez de travail et ce ne sont pas elles qui feront des heures supplémentaires. »

Idem pour les professeurs des écoles et les professeurs documentalistes, qui ne seront pas concernés par le pacte. Sophie Vénétitay l’affirme avec force : « Le 1er  Mai sera l’occasion de réaffirmer que nous ne voulons ni travailler plus longtemps, ni plus tout court. » 

Partager cet article
Repost0
23 avril 2023 7 23 /04 /avril /2023 06:13
Mayotte avant l'opération « Wuambushu ». Sous les tôles, la peur (L'Humanité, 21 avril 2023)
Mayotte avant l'opération « Wuambushu ». Sous les tôles, la peur

À l’approche de l’opération militaire et policière qui vise à détruire les logements informels de plusieurs milliers de personnes et à les chasser vers les autres îles de l’archipel, la détresse des habitants visés est palpable.

Vendredi 21 avril 2023 - L'Humanité

Mayotte, correspondance particulière.

Dans un quartier défavorisé de Doujani, à Mamoudzou, centre économique de Mayotte, le temps est lourd. Et n’annonce rien de bon. La poussiéreuse terre ocre qui sépare les amoncellements de cases en tôle sera bientôt piétinée par les rangers de plusieurs centaines de gendarmes et policiers, mobilisés jusqu’au mois de juin aux quatre coins de cette petite île de l’océan Indien.

Durant deux mois, le 101e département français sera le théâtre de démolitions de cases – ou « décasages » – et d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière. Le démarrage de l’opération « Wuambushu » est prévu pour ce week-end. D’une ampleur inédite, elle a été décidée par le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin.

Elle est soutenue par l’intégralité des élus mahorais, qui espèrent y retrouver un foncier précieux, et saluée par une population excédée des agressions quotidiennes dans ce territoire, et composée de 50 % de mineurs et de 48 % de personnes de nationalité étrangère.

« Je ne sais pas jusqu’où ça va aller, mais je sais très bien que ce sera un carnage »

Si le discours politique taxant de délinquants tous les habitants de ces quartiers informels est devenu fécond à Mayotte, il suffit de se rapprocher de ces derniers pour appréhender une réalité tout autre. Naïssa, étudiante en deuxième année de BTS et en situation irrégulière, habite dans ce quartier de Doujani et a la peur au ventre depuis qu’elle a entendu parler de l’opération.

« Je panique en imaginant les camions de police arriver, je ne sais pas jusqu’où ça va aller, mais je sais très bien que ce sera un carnage, parce que les jeunes qui ont des papiers ne vont pas être d’accord, ils vont se rebeller, » affirme la jeune femme.

Comme toutes et tous, l’étudiante a vu les appels parfois violents à la révolte fleurir sur les réseaux sociaux. Mais c’est bien l’avenir proche qui occupe ses pensées, alors qu’elle doit passer ses épreuves à partir du mois de mai. « Je suis inquiète pour ma mère et mon petit frère, ajoute-t-elle. S’ils nous décasent, qu’est-ce que je ferai dans un pays que je ne connais pas ? On va se retrouver à la rue, dans la souffrance et la misère. »

« On se contrefout des règles et des droits ici »

En cas d’expulsion, la mère de Naïssa, arrivée à l’âge de 9 ans à Mayotte, a déjà pris la décision de laisser ses enfants à des amis. « On n’a pas les moyens de louer une maison, explique l’aînée, la voix étranglée par des sanglots. Elle préfère nous abandonner pour qu’on continue nos études au lieu de nous emmener souffrir là-bas. Ce qu’elle voulait pour nous, c’est une vie meilleure que la sienne. Je culpabilise, je ne m’imagine pas vivre sans elle à mes côtés. »

Icon QuoteMa mère préfère nous abandonner pour qu’on continue nos études au lieu de nous emmener souffrir là-bas. Ce qu’elle voulait pour nous, c’est une vie meilleure que la sienne. » Naïssa, étudiante en deuxième année de BTS, en situation irrégulière

Pour exprimer sa peine, l’étudiante a même écrit une lettre poignante à ses professeurs, qu’elle s’imagine quitter du jour au lendemain. Ce sentiment d’urgence, Daniel Gros le côtoie depuis de nombreuses années. Référent de la Ligue des droits de l’homme à Mayotte, le retraité épaule autant qu’il le peut les familles en détresse, mais ne peut cacher son pessimisme quant à cette opération. « C’est la panique partout, affirme-t-il. Il y a des jeunes de 15 ans nés en France qui se font renvoyer. On n’a pas le droit de faire ça, mais on se contrefout des règles et des droits ici. »

Un département soumis à un droit « d’exception »

Pourtant, le 101e département français est déjà soumis à un droit « d’exception » : un étranger souhaitant la nationalité française à Mayotte doit prouver que l’un de ses parents y résidait au moins trois mois avant sa naissance, une demande d’asile doit être déposée dans les sept jours, contre vingt et un dans l’Hexagone, et le titre de séjour mahorais ne permet pas de se rendre dans les autres territoires français.

Mais les faits sont encore plus durs, selon Daniel Gros : « Non seulement ils se permettent de renvoyer des gens sans étudier leur dossier mais, en plus, ils font des retraits de titres de séjour. » Annie, malgache résidant à Mayotte, a vu son amie interpellée le samedi matin et mise dans l’avion le dimanche après-midi. « Elle n’a pu dire au revoir à sa fille de 10 ans, qui est maintenant chez moi, ni emporter aucun bien, elle a dû mendier une fois sur place pour rejoindre sa famille, affirme-t-elle. En plus, ils l’ont laissé cuire deux heures dans un bus sous la chaleur, alors qu’elle était enceinte de 5 mois ! »

Des indications sur les bâtiments destinées aux bulldozers

Ce manque de respect des droits et des procédures s’est renforcé durant la préparation de l’opération « Wuambushu ». Le 21 mars, les habitants du quartier de Doujani n’ont pas reçu d’avis d’expulsion, mais des courriers non adressés leur notifiant qu’ils devaient avoir quitté les lieux le 15 avril. Deux jours plus tard, des agents de la commune numérotaient à la peinture les structures à détruire ce lundi 24 avril.

Icon QuoteLes forces de l’ordre ont deux mois pour faire le vide et ne veulent pas être ralenties. » Daniel Gros,  Référent de La ligue des droits de l'homme à Mayotte

Dans le quartier de Barakani, à Koungou, les chiffres ont été remplacés par de froids « oui » et « non » destinés aux bulldozers. Excédés, les habitants ont décidé de démolir eux-mêmes leur logement, avant de mettre les voiles. « La préfecture ne fait plus automatiquement d’arrêtés avant un décasage pour que l’on ne puisse pas saisir la justice, précise Daniel Gros. Les forces de l’ordre ont deux mois pour faire le vide et ne veulent pas être ralenties. »

 

Partager cet article
Repost0
22 avril 2023 6 22 /04 /avril /2023 08:50
Les jeunes communistes se rassembleront à Crozon contre l’arme nucléaire ce samedi 22 avril à 14h au port du Fret
Les communistes se rassembleront à Crozon contre l’arme nucléaire

Les jeunes communistes du Finistère organisent une action en presqu’île de Crozon, samedi 22 avril 2023, pour dénoncer les risques et dérives de l’arme nucléaire. Ce n’est pas un appel à manifester mais un temps fort qu’ils veulent d’ampleur nationale.

Ouest-France, 18 avril

Les jeunes communistes du Finistère organisent une action en presqu’île de Crozon, samedi 22 avril 2023, pour dénoncer les risques et dérives de l’arme nucléaire.

« Avancée comme un totem de défense par les pays qui la détiennent, l’arme atomique est source de tensions et provoque une course à l’armement et à la modernisation nucléaire. Celle-ci n’est ni plus ni moins que la volonté des pays d’augmenter la puissance de feu, donc de destruction, de leurs bombes » expliquent les jeunes communistes dans un communiqué.

Prises de paroles et soutiens

Un rassemblement est annoncé à 14 h, à Crozon, dans le quartier du Fret, à quelques centaines de mètres de la base opérationnelle de l’île longue. Là où sont basés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la Marine nationale.

Représentants nationaux annoncés

L’organisation a été confiée aux Jeunes communistes du Finistère mais c’est bien un événement unique en France. Plusieurs prises de prises de paroles sont prévues dont celles de celle d’Ismaël Dupont (secrétaire de la fédération des communistes du Finistère) et de Léon Deffontaines (secrétaire général des jeunes communistes de France).

Roland Nivet (secrétaire national du Mouvement pour la paix) devrait aussi prendre la parole puisque l’action est soutenue par le Mouvement de la paix et le Collectif pour l’interdiction des armes nucléaires dans le Finistère (CIAN29).

Le Télégramme, 19 avril 2023

C’est au Fret que doit se tenir l’action des jeunes communistes.

Rendez-vous est donné à leurs soutiens, à 14 h, au Fret.

Le choix de la Presqu’île n’est pas anodin pour l’action contre l’arme nucléaire que vont mener les jeunes communistes, ce samedi 22 avril 2023, à Crozon. « La base militaire de la Presqu’île est le lieu d’amarrage des SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins), les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins français. Ils sont chargés de seize missiles nucléaires à plusieurs têtes. La puissance de la bombe d’Hiroshima représente à côté 4 000 fois moins de puissance de feu et de capacité de destruction. L’arme nucléaire est la plus dangereuse qui existe. Il ne s’agit pas d’une arme défensive, mais d’une arme de destruction massive dont l’utilisation serait extrêmement néfaste pour l’humanité, estime le mouvement communiste. Elle ne vise que les civils et les infrastructures sociales. Avancée comme un totem de défense par les pays qui la détiennent, elle permet surtout d’outrepasser le droit international ».

Avec cette action, soutenue par le Mouvement de la Paix, le Cian 29 (Collectif pour l’interdiction des armes nucléaires) et le PCF (Parti communiste français), les jeunes communistes veulent alerter sur la nécessité du désarmement nucléaire, à commencer par la France.

Pratique

Action du MJCF pour dénoncer les risques de l’arme nucléaire. Rendez-vous samedi 22 avril, à 14 h, au Fret, à Crozon

Partager cet article
Repost0
20 avril 2023 4 20 /04 /avril /2023 12:39
COMMUNIQUE DE PRESSE  DU COLLECTIF RETRAITES DU PAYS DE MORLAIX - Près de 3000 euros recoltés pour les caisses de grève à l'occasion de 8 projections du film La Sociale dans le Pays de Morlaix

COMMUNIQUE DE PRESSE

DU COLLECTIF RETRAITES DU PAYS DE MORLAIX

Le collectif est constitué de : Comité de chômeurs et solidaires MNCP 29, LDH, Gauche indépendantiste, Génération.S, Ensemble, EELV, LFI, LRDG, NPA, PCF, PS, UDB, des militants syndicaux et citoyens, des militants associatifs et des citoyens.

Morlaix, le 18 avril 2023

Le collectif retraites du Pays de Morlaix, avait déjà organisé vers la mi-mars cinq projections de l’excellent film-documentaire « La Sociale » de Gilles Perret.

A cette occasion, il a récolté près de 2300€ qui ont été  remis à la CGT-Cheminots pour la constitution de caisses de grèves.

Le collectif a de nouveau organisé une série de 3 projections les 4, 7 et 11 avril derniers sur respectivement Plouigneau, Roscoff et Locquénolé.

611€ ont alors été récoltés et remis mardi 18 avril aux caisses de grève du lycée Tristan Corbière de Morlaix et du collège Jacques Prévert de Saint-Pol-de-Léon.

Aussi, près de 300 personnes auront à la fois découvert le film qui relate les origines de la Sécurité sociale en France et contribué à la solidarité active envers les grévistes.

Deux autres séances pourraient être programmées début mai : l’une à Carantec, l’autre à Plougasnou. Le collectif attend des réponses des municipalités concernées et en profite pour remercier chaleureusement toutes celles qui ont joué pleinement le jeu de la solidarité avec le mouvement contre la réforme des retraites et le soutien au grévistes.

 
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011